Autos-Croisées

16 avril 2014

Porsche 911-996 GT3 mk I (1999-2003)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, décembre 2011)

La compétition est dans les gênes de Porsche depuis toujours et dans ceux de la 911 depuis la 911 Carrera RS. Si toutes les générations précédentes ont eu leur "RS", la 996 va hériter d'une appelation GT3, histoire de rappeler que Porsche a remporté les "24 heures du Mans" avec la GT1 en 1998, et de ne pas la confondre avec la GT2, qui était une version pour homologation sur circuit de la 911 Turbo (version 993). La GT3 renoue avec l'esprit de la compétition amateur, offrant une voiture utilisable au quotidien mais qui permet d'aller jouer sur circuit, aussi.

De l'esprit de la Carrera RS, on ne retrouve guère que l'idée d'alléger la voiture. Ainsi, les baquets ont été modifiés pour gagner 20 kg et la banquette arrière a été simplement supprimée, soit encore 8 kg de moins. Mais l'équipement reste riche quand la Carrera RS faisait dans le spartiate (poignées de portes remplacées par des lanières, par exemple). La GT3 conserve le package d'instruments électriques, une chaîne Hi-Fi avec lecteur de CD, et même la clim on option ! La GT3 reste une voiture civilisée, du moins, à l'intérieur.

Quand on l'examine à l'extérieur plusieurs détails accrochent le regard. D'abord un immense aileron "banane" ne peut pas escamoter les gênes sportifs de la GT3. Cet appendice est réglable sur 6 positions différentes en fonction des besoins. C'est là que la vocation à user ses gommes sur circuit ne peut plus être cachée. Ajoutons les bas de caisses profilés, la garde au sol réduite de 30 mm, les jantes de 18", un bouclier spécifique qui a pour intérêt d'ajouter de l'appui sur l'avant tout en canalisant le flux d'air vers les freins...

De ces indices, on peut déceler un tempérament bouillant. Certes on retrouve le flat 6 de 3,6 litres refroidi par eau, mais son origine n'est pas exactement celle des autres 996. Celui-là est dérivé de celui de la GT1, et si ses organes sont moins poussés il en reste encore des aptitudes à décoiffer. Avec  une admission variable Variocam, une injection électronique mutipoint Bosch, les valeurs sont là  : 360 ch à 7200 tr/min, rupteur à 7800 tr/min, couple haut perché de 37,7 mkg à 5000 tr/min, 0 à 100 km/h en 4,8 s, 400 m D.A en 13,3 s et 23,8 secondes pour abattre le kilomètre ! Des valeurs faites pour la piste, et tout juste un peu moins que la 911 Turbo ! On notera au passage le rendement de 100 ch au litre ! Le tout est accolé à la boite manuelle à 6 rapports de la 993 GT2, dont la commande à cables déçoit un peu. A bord, une fois le moteur lancé, le bruit insensé rappelle que les isolations ont été retirées pour gagner du poids !

Pour tenir toute le cavalerie sur la piste, des roues de 18" sont installées en série avec des Pirelli P-Zero Rouge. La hauteur de caisse et les amortisseurs sont réglables, ainsi que l'aileron arrière ou la barre anti-roulis. Michelin développera même une monte spéciale 'Pilot Sport Cup" qui sera installée en série du la GT3 mk II en 2003. Les freins sont évidemment des Brembo à 4 pistons aidées par un ABS, seule assistance à la conduite à bord. Sur la Mk II, les étriers seront à 6 pistons !

Evidemment, la GT3 est un machine diablement efficace, sur route ou sur piste. Toutefois, le réglage des suspension lui interdit les petites routes cabossées, du moins à allure soutenue. A faible allure, c'est à voir avec vos vertèbres. Presque impossible à mettre en défaut sur route ouverte, ses aptitudes se révèlent notamment sur circuit. Mais elle reste possible à conduire en utilisation urbaine grâce à un moteur qui sait tout de même se montrer souple à bas régime. Attention toutefois aux bornes, aux dos d'ânes et aux trottoirs, la faible hauteur de caisse risque de faire accrocher les bas de caisse ou le soubassement. La GT3 est plus sauvage qu'elle n'en a l'air et cet air innocent doit appeler tout un chacun à la plus grande humilité !

La GT3 mk I a été produite à 1858 exemplaires. En décembre 2003, la GT3 est remplacée par une GT3 mk II dont on se demande comment elle pourrait encore améliorer la précédente. En portant la puissance à 381 ch, en raccourcissant la 5è et la 6è, en élargissant les roues, en affûtant un peu plus le comportement, Porsche y est encore arrivé !

Fiche technique :

Type du moteur : 6 cylindres à plat refroidi par eau, essence
Emplacement : porte-à-faux arrière
Puissance fiscale : 28 CV
Cylindrée : 3600 cm3
Alésage x course : 100 x 76,4 mm
Vilebrequin : 8 paliers
Puissance maximale : 360 ch à 7200 tr/min
Couple maximal : 37 mkg à 5000 tr/min
Taux de compression : 11,7:1
Distribution  : 2 doubles arbres à cames en tête entraînés par chaîne + VarioCam
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : injection Bosch Motronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 6 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : pseudo McPherson
Suspension ar : multibras
Longueur : 443 cm
Largeur : 176,5 cm
Hauteur : 127 cm
Empattement : 235,5 cm
Voie av : 148,5 cm
Voie ar : 152 cm
Pneus av : 225/40 ZR 18
Pneus ar : 285/30 ZR 18
Freins av : disques ventilés (330mm)
Freins ar : disques ventilés (330mm)
Vitesse maximale : 302 km/h
0 à 100 km/h : 4,8 s
0 à 160 km/h : 10,2 s
0 à 200 km/h : 15,8 s
400 m.D.A. : 13,3 s
1000 m.D.A. : 23,8 s
Cx : 0,30
Capacité du réservoir : 89 litres
Consommation moyenne sur route : 8,9 l/100km
Consommation moyenne en usage mixte : 13 l/100km
Consommation moyenne en circuit urbain : 20,2 l/100km
Consommation moyenne en conduite sportive : 24 l/100km
Volume du coffre :110 litres
ABS en série
Poids : 1350 kg

 


15 avril 2014

Volkswagen Coccinelle 1303 cabriolet (1972-1980)

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(Yvetot, Seine-Maritime, novembre 2011)

Produit depuis 1949, le cabriolet Coccinelle a toujours eu un succès incontesté. Il a su évoluer au fil des millésimes et adapter les améliorations de la berline. En août 1972, alors que la 1300 disparaît, la 1303 adopte les dernières améliorations de la voiture.

Encore une fois, cette modification est commandée par le marché américain. Les autorités locales ont jugé que le somme du pare-brise de la voiture était trop proche des occupants de l'habitacle en cas de choc et que celà pouvait leur occasionner des blessures trop importantes. On se hate à Wolfsburd de revoir cette partie de la voiture, qui va en engendrer d'autres modifications.

Pour dégager de la place en cas de choc, le pare-brise est avancé de quelques centimètres, et bombé de façon à encore l'éloigner des crânes des passagers. La modification apporte un gain de surface de 42 % au pare-brise ! Mais l'effet immédiat de raccourcir le capot dont les proportions ne sont plus les mêmes et perdent énormément en charme. L'arrondi du capot est savamment transformé et il faut regarder attentivement pour s'apercevoir que la courbure du capot est bien plus marquée au niveau du pare-choc. Celà impose également de modififier la courbure des ailes et la position des phares et, en écho, d'harmoniser les ailes arrière. De nouveaux feux sont installés, et ces "pieds d'éléphants" sont assez peu du goût des inconditionnels de la Cox.

En définitive, la nouvelle norme qui devait condamner la 1302 n'est jamais intervenue. La 1303 a pourtant vu son prix augmenter considérablement, au point de rivaliser avec celui d'une Renault 12. A la différence près qu'une Renault 12 est plus performante, plus polyvalalentes, plus sûre et plus confortable et plus économique. La Coccinelle est alors une voiture coup de coeur et l'essentiel des ventes se situe outre-atlantique. Quant au cabriolet, son prix est en harmonie !

Au cours de sa carrière, la 1303 profitera encore de quelques améliorations : direction à crémaillère, appuie-tête réglables, lunettes arrière élargie (encore une fois), et même les plus rares clignotants encastrés dans le pare-choc (et non plus au sommet de l'aile, sauf USA).

Alors que la dernière Coccinelle produite en Allemagne tombe des chaînes le 19 janvier 1978 (la dernière 1303 a été produite en juillet 1975), le cabriolet continue d'être produit chez Karmann jusqu'en 1980 ! Le dernier est fabriqué le 10 janvier 1980, après 330 281 ou 331 487 exemplaires selon les sources.

Aujourd'hui la côté d'un tel véhicule est assez élevée. Autour de 12 000 € pour un bel exemplaire.

La Cox, elle, continue sont aventure au Mexique, jusqu'en... 2003 !

Pour en savoir plus :

- l'évolution de la Cox en quelques dates

- le site de Philippe DAZI

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindre à plat refroidis par air, essence
Emplacement : longitudinal, en porte-à-faux arrière
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1584 cm3
Alésage x course : 85,5 x 63 mm
Taux de compression : 7,5:1
Puissance maximale : 50 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 10,8 mkg à 2800 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à vis et galets
Suspension av : roues indépenantes type McPherson, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras obliques, ressorts héicoïdaux
Longueur : 411 cm
Largeur : 158 cm
Hauteur : 150 cm
Pneus av : 155 x 15
Pneus ar : 155 x 15
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 130 km/h
Capacité du réservoir : 41 litres
Poids : 940 kg

13 avril 2014

Alfa Romeo Giulietta Spider (1955-1962)

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(Le Val-au-Cesne, Seine-Maritime, novembre 2011)

Toujours en phase de mutation, Alfa Romeo qui a dû cesser ses activités sportives pour des raisons financières, se lance dans la production d'une gamme de voitures dérivées d'un seul modèle. La Giulietta apparue au printemps 1955 fait son entrée à côté de la Giulietta sprint qui avait été commercialisée dès l'automne 1954. Max Hoffmann, célèbre importateur de voitures européennes à New York, a été séduit par la Giulietta Sprint et il demande à Alfa Romeo de lui concocter un cabriolet qui reprendrait les traits de la Giulietta. Il achète même 2500 voitures d'avance, sûr de les écouler en un rien de temps sur le continent américain. La même année, il sera à l'origine de la Mercedes 190 SL.

Alfa Romeo met alors en concurrence plusieurs carrossiers, dont Bertone et Pininfarina. Le projet de Bertone n'est pas retenu, sans doute parce que déjà chargé de la Giulietta Sprint et qu'une nouvelle ligne de production risquerait de provoquer la saturation de l'outil de production. C'est Pininfarina qui remporte le marché sur un dessin librement inspiré de ses propres dessins de la Lancia Aurelia B24S, tout en respectant les codes de la Giulietta. Si on retrouve bien la calandre chromée et cette double moustache séparée par l'écusson Alfa, l'agencement est quelque peu modifié. Pour des questions de hauteur de caisse, l'écusson doit alors plonger si profond qu'il serait alors masqué par le pare-choc, comme sur une Jaguar XK140. Le pare-choc est alors simplement coupé en deux pour ne pas rompre le charme, comme sur la XK120. Une autre conséquence est alors de devoir déplacer la plaque d'immatriculation sur le côté. Cette coquetterie reste un tour de maître et l'astuce sera reprise en 1997 sur la 156. Le reste de la voiture est en douces rondeurs et délicates courbes. La pureté du style atteint des sommets et confine avec la grâce. Presque soixante ans après, le charme reste intact.

A l'intérieur, le style étonne. La voiture semble dépouillée, mais pourtant rien ne manque. La console couleur carrosserie abrite trois larges cadrans. Celui du milieu, plus haut que les deux autres, abrite le compte-tour, celui de droite le compteur et celui de gauche, les divers témoins. Les tout premiers modèles disposent d'un levier de vitesse au volant, qui sera très vite remplacé par un levier au plancher. Le volant, lui, comporte un klaxon façon "cerclo-avertisseur", un cercle de fer qui court à l'intérieur du volant (équipement très à la mode qu'on retrouve sur les Mercedes (voir ici la 220 SE) comme sur les Peugeot 404). La radio de série est encastrée dans la console et la boite à gants est dépourvue de fermeture, ce qui est ennuyeux pour un cabriolet. Sur la seconde série en 1959, le problème sera réglé, et le siège passager sera, lui aussi, réglable. L'empattement est allongé de 5 cm et des déflecteurs sont installés sur les portières pour éviter que le vent ne revienne dans les visages des passagers (notre modèle). Sur la troisième série de 1961, le tableau de bord est recouvert de skaï noir, un allume cigare fait son apparition sur le tableau de bord ainsi qu'un cendrier sur le tunnel de transmission, et le logement de la radio est teinté en noir. Les feux arrière aggrandis préfigurent ceux de la génération suivante.

La mécanique est au diapason. Le 1300 double arbre de 65 chevaux montre un caractère très volontaire. Conçu en alliage léger, il a la particularité de prendre les tours avec aisance. Souple et mélodieux, il convient bien au tempérament du petit cabriolet léger et agile. Pour peu qu'il soit bien entretenu, il est très fiable. En 1959, le moteur est modifié et affiche 80 chevaux. Accolé à une boite à 5 rapports rare pour l'époque, et dont les synchros ont été conçus par Porsche, elle donne un caractère sportif plus affirmé au petit cabriolet. Les versions "Veloce" a double carburateur proposent 80 ch jusqu'en 1959, puis 90 ch jusqu'en 1962.

Le Spider est bien guidé par des roues indépendantes à l'avant avec double triangle de longueurs inégales, barre antiroulis et ressorts hélicoïdaux. Si l'arrière est un pont rigide, un triangle central et des barres longitudinales permettent de mieux contrôler ses mouvements. La suspension est souple, mais se révèle au niveau attendu pour une voiture des années 50.

Jolie, bien motorisée, bien suspendue, agréable à conduire, la Giulietta Spider a tout pour elle. La voiture est produite à environ 14300 exemplaires jusqu'en 1962 auxquels il faut rajouter autour de 2900 "Veloce". Actuellement, du fait du peu d'exemplaires produits, sa côte est en hausse constante et les modèles actuels se négocient plus de 30 000 € et même plus de 40 000 € pour un exemplaire en parfait état de collection.

Elle est remplacée par le "Spider Giulia 1600" à partir de 1962.

Fiche technique : (modèle 1960)

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Bloc : alliage léger
Cylindrée : 1290 cm3
Alésage x course : 74 x 75 mm
Taux de compression : 8,5:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 80 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 10 mkg à 3500 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à vis et galets
Suspension av : roues indépendantes, double triangles de longueur inégales, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, triangle central, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 390 cm
Largeur : 158 cm
Hauteur : 126 cm
Empattement : 225 cm
Voie av : 129,2
Voie ar : 127 cm
Pneus av : 155 x 15
Pneus ar : 155 x 15
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 165 km/h
Capacité du réservoir : 53 litres
Poids : 860 kg

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11 avril 2014

Volkswagen Scirocco II GT (1981-1988)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

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(Yvetot, Seine-Maritime, novembre 2011)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2011)

En 1974, lorsque la première Scirocco sort des chaînes de montage elle a 6 mois d'avance sur la Golf dont elle emprunte pourtant la plateforme. Elle est de fait, la troisième voiture traction de Volkswagen après la K70 et la Passat. Elle remplace la célèbre Volkswagen-Karmann-Ghia.

Elle dispose de plusieurs finitions et motorisations, partant d'un modeste 1100 de 50 chevaux (Scirocco L à calandre à phares carrés), jusqu'au moteur partagé avec la Golf GTI et ses 110 chevaux (Scirocco GLI à 4 phares ronds), en passant par un intermédiaire à carburateur de 1500 cm3 et de 70 chevaux (Scirocco GL) puis 1600 à 85 chevaux (Scirocco TS puis GT à quatre phares). Pour la GLI, en raison d'un centre de gravité plus bas et d'un poids moindre, ses performances étaient meilleures que celles de la Golf GTI.

En 1981, avec la lifting général de la gamme Volkswagen, et le restylage de la Golf, la Scirocco suit le mouvement (notre modèle). Elle partage toujours la plate-forme et la mécanique de la Golf I, toujours en devançant de quelques mois la sortie de la Golf II. L'esthétique fade de cette nouvelle génération est très décriée. On peut regretter le manque de personnalité de la ligne et la fadeur de la calandre et du panneau arrière. La ligne rentre dans le rang alors que la première génération marquait une ligne sportive fort appréciée et très dynamique avec une originalité saluée de tous, à la fois masculine et féminine. La nouvelle Scirocco offre toutefois de meilleures conditions aux passagers arrière.

En revanche, cette deuxième génération se distingue par de nouveaux moteurs, soit le 1800 de 112 chevaux, soit la version à 16 soupapes de la Golf GTI 16S préparée par Oettinger et ses 139 chevaux. Si le moteur à 16 soupapes offre de bonnes performances à haut régime, il manque toutefois de souplesse et se fait battre en reprises par le moteur de 112 chevaux. Le modèle d'entrée de gamme est un 1300 cm3 de 60 chevaux et un 1800 carburateur de 90 chevaux fait l'intermédiaire et le gros des ventes (Scirocco GT, nos modèles).

Entre 1981 et 1988, Volkswagen vend 291 000 Scirocco II, ce qui en rajoutant les 500 000 Scirocco I, porte à 800 000 exemplaires les ventes du coupé, une prouesse ! Elle est remplacée par la Corrado qui utilise enfin la plate-forme de la Golf II, mais se place à un prix tellement élevé qu'elle est un échec cuisant pour Volkswagen, d'autant que sur certains marchés (Allemagne, Canada), les deux voitures coexistent jusqu'en 1992.

A noter une version spéciale de la Scirocco nommée Scala.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1781 cm3
Alésage x course : 81 x 86,4 mm
Puissance maximale : 90 ch à 5200 tr/min
Couple maximal : 14,8 mkg à 3300 tr/min
Taux de compression : 10:1
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangle inférieur, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 405 cm
Largeur : 162,6 cm
Hauteur : 129,5 cm
Empattement : 239,8 cm
Voie av : 140 cm
Voie ar : 137 cm
Pneus av : 175/70 HR 13
Pneus ar : 175/70 HR 13
Freins av : disques (239 mm)
Freins ar : tambours (180 mm)
Vitesse max : 178 km/h
Capacité du réservoir : 52 litres
Poids : 927 kg

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10 avril 2014

Lancia 2000 coupé HF (1971-1974)

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(Le Val-au-Cesne, Seine-Maritime, novembre 2011)

En 1969, la Flavia 2000 succède à la Flavia 1.8 avec un moteur 2 litres et quelques modifications esthétiques, notamment la face avant au style plus discret. Le dessin de l'arrière est remodelé. Le seuil de chargement de la malle est réhaussé, ce qui permet de remonter la jupe et de positionner les feux de manière plus classique. En 1970, l'injection est rajoutée à la Flavia 2 litres.

En 1971, le coupé Flavia 2 litres perd l'appelation "Flavia" pour ne garder que le label "2000", tout comme la berline. Les modifications sont très ténues et se situent sans la calandre qui perd les chromes de ses lamelles pour du plastique noir en 1973. Bien qu'ayant changé de nom, elle reste considérée par tous les amateurs comme une Flavia, et même comme la dernière Flavia. La version injection prend alors l'appelation 2000 HF et se reconnaît à ses jantes alliage ajourées. Les initiales "HF" (pour Haute Fidelité) symbolisent les versions les plus performantes chez Lancia depuis les années 60 et vont devenir le symbole des versions sportives avec la venue de Cesare Fiorio au département rallye de la marque (Squadra Corse HF), ce qui donnera lieu à la Fulvia 1600 HF et à la Delta HF Integrale.

A l'intérieur un effort a été consenti pour hausser les prestations. Le bois fait son retour sur le tableau de bord et le cuir est omniprésent dans l'habitacle, rehaussé par les moquettes épaisses du plancher.

Le moteur 4 cylindres à plat de 2 litres propose alors 126 ch (contre 115 à la version carburateur). La boite à 5 rapports est installée en 1972. En 1973, l'injection électronique est revue par Bosch qui adapte celle qui est installée dans la BMW 2002 tii et la Lancia 2000 coupé HF dispose alors de 130 ch.

Fiat ayant racheté Lancia en 1969, l'heure est à la rationalisation. La 2000 coupé est maintenue au catalogue jusqu'en 1974 et a été distribuée à 1399 exemplaires avec carburateur et 1229 voitures avec l'injection. On peut considérer qu'elle trouve sa succession dans la Lancia Gamma coupé.

Pour en savoir plus :

Patrimoine Lancia Flavia et 2000

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres à plat, essence
Bloc : alliage d'aluminium
Chemises : amovibles en fonte
Culasse : alliage d'aluminium
Emplacement : longitudinal, en porte-à-faux avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1991 cm3
Alésage x course : 89 x 80 mm
Taux de compression : 9,2:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 126 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 17,5 mkg à 3700 tr/min
Distribution : arbre à cames central, soupapes en tête, culbuteurs, chaîne
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection Bosch
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (5 à partir de 1972)
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, bras tirés, barre anti-roulis, ressort à lames transversal
Suspension ar : essieu semi-rigide, barre Panhard, barre anti-roulis, ressorts à lames semi-elliptiques
Longueur : 455,5 cm
Largeur : 160,5 cm
Hauteur : 133 cm
Empattement : 247,7 cm
Voie av : 133 cm
Voie ar : 129 cm
Pneus av : 175 x 14
Pneus ar : 175 x 14
Freins av : disques, assistés
Freins ar : disques, assistés
Vitesse maximale : 195 km/h
1000 m D.A. : 31 s
Capacité du réservoir : 48 litres
Poids : 1200 kg

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08 avril 2014

Alfa Romeo 2600 spider (1961-1965)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

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Ce très élégant et très rare cabriolet est le fruit du carrossier italien Touring. Développé sur la base de l'Alfa 2600 au côté de la version coupé (sprint), le spider a des faux airs de Spider 1600 Giulia.

Alfa Romeo en difficulté cherche à promouvoir la Giulietta puis Giulia, les modèles de grande diffusion, et ne laisse que peu de place aux hauts de gamme moins rentables. Méconnu, les ventes ne décollent pas et la disparition de Touring en 1965 entraîne avec lui le spider, tandis que le coupé est maintenu jusqu'en 1968 en même temps que la berline.

Le motorisation est la même que pour le coupé, à savoir un six cylindres en ligne de 145 chevaux alimenté par trois carburateurs solex (contre deux seulement pour la berline) et jouissant de deux arbres à cames en tête. Avec une vitesse de pointe de 200 km/h, il emmène quatre passagers dans un grand confort et le doux bruit du 6 cylindres Alfa.

Certains modèles arborent l'inscription "Superleggera" sur les bords latéraux du capot (modèle gris), mais cette référence aux célèbres châssis tubulaire de Touring n'a aucune influence sur le châssis de la voiture qui reste classique.

Ce splendide spider n'aura pas de réelle descendance, ce qu'on peut regretter de la part d'un constructeur aussi imaginatif. Fabriqué à 2257 exemplaires, sa côte en constante hausse à l'heure actuelle, tant pour la qualité de conservation de la plupart des exemplaires que pour son confort et le son de son moteur.

A noter que le spider Touring bleu présenté ici appartient à la même personne que le coupé présenté en lien. Merci à lui d'avoir interrompu son déjeuner pour me permettre de prendre ces photos.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2584 cm3
Alésage X course : 83 x 79,8 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 145 ch à 5900 tr/min
Couple maximal : 22 mkg à 4000 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 3 carburateurs Solex
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à vis et galets
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 449 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 132 cm
Empattement : 250 cm
Voie av : 140 cm
Voie ar : 137 cm
Pneus av : 165 x 400
Pneus ar : 165 x 400
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 200 km/h
0 à 100 km/h : 10,9 s
400 m.D.A. : 17,2 s
1000 m.D.A. : 31,7 s
Consommation moyenne : 11,7 l/100km
Poids : 1217 kg

07 avril 2014

Volkswagen Coccinelle Jeans (1973-1976)

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(Fécamp, Seine-Maritime, novembre 2011)

La Coccinelle a, elle aussi, connu les affres des séries spéciales en fin de carrière. En août 1973, les chaînes de montage entament la production d'une série spéciales "Jeans" ou S761 (S pour Sondermodelle, soit littéralement "Modèles Spéciaux") sur la base de la 1303. Comme bien souvent, cette série spéciale d'adresse à une clientèle jeune et désargentée et donc s'avère chiche en équipements. La motorisation est issue de la 1200, là encore pour baisser le prix. La commercialisation débute en septembre 1973.

En premier lieu, la voiture n'existe qu'en une seule teinte, le jaune orangé dit "Tunis Gelb". Tous les élements ordinairement chromés sont peints en noir satiné (pare-chocs avant et arrière, cerclages des phares, poignée de capot avant, cabochons des clignotants, rétroviseur, déflecteur, poignées de porte, sorties d'échappement). Les baguettes latérales et l'entourage de la vitre avant sont des éléments en aluminium anodisé noir. Un liserai souligne la ligne de ceinture de caisse et des auto-collants noirs épais (absents sur ce modèle) avec l'inscription "Jeans" longent les bas de portière. Le logo "Jeans" est encore accolé à l'arrière. Des jantes spécifiques "Lemmertz" achèvent de donner un ton sportif à l'ensemble. En principe, le centre des pare-chocs est surligné d'un bandeaux gris, absent sur ce modèle.

A l'intérieur, une sellerie en jean bleu avec coutures jaunes joue la carte de la modernité. On retrouve cette teinte sur les garnitures intérieures, mais le ciel de toit et les pare-soleil sont blancs. Une moquette grise parcourt le plancher et recouvre les joues d'aile. La radio "Wolsburg" est installée en série, une pommeau de levier de vitesses sport en bois égaye l'atmosphère. Le pare-soleil passager est dépourvu de miroir de courtoisie, le compteur de vitesse intègre une jauge d'essence.

Le succès est tel que la série spéciale est renouvellée dès la fin 1973. La "Jeans" est alors disponible en trois couleurs avec des intérieurs assortis à la teinte carrosserie. Les trois couleurs sont "Rouge Phoenix", "Jaune Marine" ou "Jaune Brillant" (on ne trouve toujours pas de blanc satin). Le dégivrage de la lunette arrière fait son entrée au rang des équipements de série.

Là encore, le succès est tel et la demande si pressante, que Volkswagen commercialise alors un kit "Jeans" pour que chacun puisse donner à sa voiture les équipements de la "Jeans". Le kit comprend les housses de sièges, le pommeau de levier de vitesses, des enjoliveurs à rajouter sur les jantes existantes, des bavettes à installer sous les ailes et les auto-collants "Jeans". Malheureusement, ces auto-collants avaient pour inconvénient de tracer une double rangée de pointillés sur le bord du toit et sous les vitres latérales, surchargeant inutilement la ligne.

En principe, il n'y a jamais eu de Coccinelle Jeans en blanc satin. Toutefois, il est fort possible que le propriétaire de cette voiture ait donné un coup de peinture à un modèle d'origine. La voiture a tout l'équipement (parties peintes en noir, jantes, liserai sous la ligne de caisse) d'une "Jeans". Est-ce une version kitée ou une version d'origine repeinte ? Si son propriétaire lisait par hasard ces lignes, ses explications seraient les bienvenues.

Pour en savoir plus :
Le site de la Jeans
Les Séries Spéciales des Coccinelles :
L'historique des évolutions de la Coccinelle

05 avril 2014

Toyota Celica 2.0 GT-I 16 (1985-1989)

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(Dieppe, Seine-Maritime, novembre 2011)

Pour la quatrième génération de Célica, Toyota a totalement revu sa copie. La Célica ne partagera plus la plateforme de la Corona et pour l'occasion adopte également la traction avant. La voiture est disponible en trois carrosseries : un véritable coupé deux places, un coupé Liftback et un cabriolet. Toutefois, seuls le coupé Liftback et le cabriolet sont importés en Europe, et à peine une cinquante de cabriolets sont entrés sur le territoire français.

La conception de la Celica ST162 remonte à 1982 mais sa production ne démarre qu'en août 1985. Son design associe à la fois les rondeurs et les lignes tendues. La calandre (ajourée sur les premières versions, avec un bandeau "Celica" incrusté sur la barrette haute) marque des arêtes prononcées surlignées par des phares escamotés. Mais les arrondis des montants du toit et de l'arrière réussissent à adoucir le dessin. La carrosserie propose un demi-volume à l'arrière qui équilibre la ligne tout en offrant la modularité d'une berline avec hayon et banquette rabattable. L'étroitesse des montants augmente la sensation d'espace à bord et la Celica donne l'impression d'une grande berline. La voiture est équipée selon les standards japonais : en série fermeture centralisée, vitres teintées, vitres et rétroviseurs électriques, freins à disque, direction assistée, économètre, jantes alliage, et surtout, un siège conducteur réglable électriquement suivant huit directions. La qualité des matériaux est sans reproche de même que le niveau de finition. Pour toute bonne japonaise que se respecte, l'ensemble est néanmoins dépourvu de chaleur et de fantaisie.

Pour l'Europe, la Celica est proposée en deux motorisations : 1600 carburateur 8 soupapes ou injection 16 soupapes (AT160) ou 2000 injection (ST161). Très vite les moteurs de l'ancienne version sont remplacés par une nouvelle génération de moteurs à admission variable. Les finitions GT et GT-S reçoivent le deux litres 16 soupapes à double arbre (3S-GE) tandis que la ST se contente d'un moteur simple arbre (3S-FE). Les puissances oscillent alors entre 87 ch pour le petit 1600 à carburateur et 150 ch pour le 2 litres double arbre à injection (notre modèle). En octobre 1986, Toyota introduit la version 4 roues motrices avec moteur 2 litres Turbo de 190 ch (ST165). Limitée initialement au Japon, son succès lui a valu d'êtres exportée dès 1988 et indroduite au championnat du monde des rallyes. Elle fera une très belle carrière aux mains de Carlos Sainz qui deviendra Champion du Monde en 1990.

Avec 150 ch, le 2 litres injection, 16 soupapes, admission variable, est un moteur qui sait se montrer souple sous 4300 tr/min et montre sa fougue au-dessus. Il permet une conduite au couple en ville, limitant les changement de vitesse. En revanche, une fois l'aiguille du compte-tours en haut, la poussée devient franche et dans un bruit assez réjouissant. Cependant, le caractère de la Celica tempère les ardeurs. Plutôt lourde (1210 kg) et avec un réglage des suspensions plutôt typé confort avec de larges débattements, la Celica n'est pas à proprement parler une sportive. Les routes dégradées lui conviennent assez peu et c'est surtout sur l'autoroute qu'elle se montre le plus à l'aise. Sa direction bien que directe est assez floue, ce qui se traduit par une forte tendance au sous-virage (encore plus en cas de pluie) et un étonnant temps de réaction de la direction. Le freinage est efficace, assuré par quatre disques. La boite tire plutôt long avec une seconde qui frôle les 100 km/h et presque 150 km/h en troisième. La vitesse de pointe est de 210 km/h et le 0 à 100 km/h est effectué en 8,6 secondes.

En définitive, la Celica ST160 est un mélange particulier, capable de se comporter en authentique bourgeoise et de procurer les accélérations de sportive, confortable et puissante, mais pas sportive pour autant. La génération suivante, la ST180, viendra apporter, toujours aussi discrètement, la sportivité qu'il manquait.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1998 cm3
Alésage x course : 86 x 86 mm
Taux de compression : 9,8:1
Puissance maximale : 150 ch à 6400 tr/min
Couple maximal : 18,4 mkg à 4800 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête, admission variable
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection
Type de transmission: traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (2,8 tours)
Diamètre de braquage : 10,8 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépedantes, barre Panhard, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 436,5 cm
Largeur : 171 cm
Hauteur : 129,5 cm
Empattement : 252,5 cm
Pneus av : 195/60 VR 14
Pneus ar : 195/60 VR 14
Freins av : disques ventilés (259 mm)
Freins ar : disques (269 mm)
Vitesse maximale : 210 km/h
0 à 100 km/h : 8,6 s
1000 m D.A. : 29,5 s
Capacité du réservoir : 60 litres
Consommation moyenne en cycle mixte : 9 l/100 km
Volume du coffre : 340 litres (1300 avec banquette rabattue)
Cx : 0,32
Poids : 1210 kg

Pour en savoir plus : http://fablemarchand.free.fr/celica/

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04 avril 2014

Aston-Martin DB9 (2008-2010)

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(Dieppe, Seine-Maritime, novembre 2011)

Améliorer la DB9 pouvait sembler vain voire inutile tant les éloges avaient plu sur l'héritière des voitures de David Brown. Mais en 2008, la DB9 repasse par les ateliers de Gaydon et si les apports esthétiques sont mineurs, les modifications mécaniques ne sont pas anodines.

Il est très difficile de voir ce qui a été modifié sur la DB9 en 2008. Le plus facile est de remarquer les feux arrière "cristal" et non plus rouge, ou les jantes 5 branches. Les plus aguérris noteront les rétroviseurs extérieurs repris de la DBS et la grille de calandre qui laisse plus apparaître les lames horizontales que les nervures verticales. Point final.

C'est du côté du V12 que la firme anglaise a porté ses efforts. En retravaillant la culasse et les têtes de piston, le taux de compression a encore été augmenté de 10,3 à 10,9:1. 20 ch supplémentaires sont apportés ce qui en fait 470. Le couple y gagne encore 2 mkg, toujours au régime de 5000 tr/min. La boite a été améliorée également. Depuis l'apport de la boite séquentielle (toujours sur le train arrière), on reprochait à cette dernière d'être un peu lente. La dernière version règle ces problèmes avec une vitesse d'exécution qui n'appelle pas de critique particulière. Toutefois, la boite automatique est toujours disponible avec commande au volant. Le suspension est peaufinée avec de nouveaux amortisseurs Bilstein. Enfin, l'insonorisation a été améliorée et c'est à peine si l'on entend les bruits extérieurs. Une nouvelle finition alliant le cuir, l'aluminium et les inserts de carbone est disponible. Ainsi équipée, la DB9 améliore le 0 à 100 km/h d'un dixième 4,8 s. La vitesse de pointe atteint 306 km/h. Pour autant, le couple reste disponible à bas régime et le confort n'est pas diminué.

La DB9 sera remaniée en 2010 avec une modification du bouclier avant. En 2012, une DB9 mk II fait son entrée avec des moteurs aux performances encore accrues !

Fiche technique :

Moteur : V12, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 40 CV
Cylindrée : 5935 cm3
Alésage x course : 89 x 79,5 mm
Taux de compression : 10,9:1
Puissance maximale : 470 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 61,2 mkg à 5000 tr/min
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 48
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 6 rapports
Direction à crémaillère, assistée (3 tours)
Diamètre de braquage : 11,5 m
Suspension av : roues indépendantes, double triangles superposés, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, double triangles superposés obliques, barre Panhard, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 471 cm
Largeur : 187,5 cm
Hauteur : 127 cm
Empattement : 274,5 cm
Voie av : 157 cm
Voie ar : 156 cm 
Pneus av : 235/40 ZR 19
Pneus ar : 275/35 ZR 19
Freins av : disques ventilés Brembo (355 mm)
Freins ar : disques ventilés Brembo (330 mm)
Vitesse maximale : 300 km/h
0 à 100 km/h : 4,8 s
Capacité du réservoir : 80 litres
Volume du coffre : 172 litres
Cx : 0,35
Poids : 1760 kg

02 avril 2014

Austin Healey 3000 Mk III (1964-1967)

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(Le Val-au-Cesne, Seine-Maritime, novembre 2011)

En octobre 1963 démarre la production de l'Austin-Healey Mk III (ou BJ8) pour une commercialisation à partir de février 1964. Au premier regard, on se dit que les différences sont bien maigres. Mais à y bien regarder, on remarque que l'arrondi de la calandre a été modifié et que ce dessin lui rend un air plus doux. Rien d'autre ne semble différencier les deux versions en 1964.

Depuis fin juin 1962 il n'y a plus de stricte deux places (H-BN7) et seule la Mk II Sports Convertible (H-BJ7) est produite en cabriolet 2+2. Sur la Mk III les dossiers des sièges arrière se rabattent pour former une tablette pour de menus bagages. A l'intérieur, la planche de bord a été repensée. Conçue en noyer, elle abrite les principaux cadrans et une large boite à gants pour le passager. Au centre, la planche est recouverte du cuir qui court sur le tunnel de transmission et une moquette assortie se charge de recouvrir le reste du plancher. La "Big Healey" s'approche des standards anglais en matière de bois et cuir.

Les modifications les plus importantes sont mécaniques. Les carburateurs SU HS6 sont remplacés par les carburateurs SU HD8 qui font également office sous le capot de la Jaguar Type E. L'arbre à cames est revu, ainsi que les soupapes et leur ressort, le dessin du collecteur d'échappement. Deux lignes d'échappement distinctes et quatre silencieux atténuent considérablement le bruit de l'engin pour le conformer aux futures normes. Le freinage est désormais assisté. La BJ8 affiche alors 148 ch, soit la version la plus puissante de la "Big Healey".

A partir de mai 1964, la Mk III entre dans une seconde phase (notre modèle). La garde au sol est augmentée de 25 mm et le tarage des ressorts de suspension arrière diminué. Le guidage de l'essieu arrière est également reconsidéré et les moyeux de roue sont renforcés. Le tout a pour but d'améliorer la tenue de route, mais aussi de mieux protéger l'échappement. La voiture gagne aussi des boutons de portes à barillet, et les clignotants sont séparés des veilleuses. A l'arrière, le clignotant prend la place du catadioptre qui migre sur le pare-choc (ou en dessous selon les adaptations), et l'échappement est légèrement plus décalé vers la droite.

L'Austin-Healey 3000 est produite jusqu'à la fin des activités d'Austin. La fusion de BMC et de Leyland Motors pour créer la British Leyland Motors Company entraîne l'absorption d'Austin-Morris et la fin d'Austin-Healey. De plus les nouvelles normes américaines où sont exportées l'immense majorité des "Big Healey" condamnent la voiture. La culasse ne peut pas être modifiée de façon à respecter les normes de pollution et il est impossible d'y installer un pot catalytique, faute de place sous la voiture. Par ailleurs, la voiture ne repondra pas non plus aux nouvelles normes de résistance aux impacts latéraux. Donald Healey se tourne alors vers Rolls-Royce dans l'idée de créer l''Austin-Healey 4000 en utilisant un moteur 6 cylindres 4 litres de 175 ch conçu par Rolls pour l'Austin Princess dans sa version Van Den Plas 4 Litres. Rolls imagine même adapter une version double arbre à cames. Mais British Leyland mit un terme au contrat de fourniture, privant Healey de ses espoirs d'adapter l'Austin-Healey. Il était de toute façon acquis dans l'esprit de Donald Gresham Stokes dit Lord Stokes, patron de la BLMC, de sacrifier Austin, MG et Cooper au profit de Triumph. Trois prototypes seulement de la 4000 ont été fabriqués.

La Mk III a donc été fabriquée à 17 712 unités entre 1964 et 1967 et 51317 Austin-Healey 3000 toutes versions condondues. Une voiture aurait été fabriquée encore en 1968.

Pour tout savoir sur l'Austin-Healey mk III, c'est ICI.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2912 cm3
Alésage x course : 83,36 x 88,9 mm
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 4 paliers
Ordre d'allumage : 1-5-3-6-2-4
Puissance maximale : 148 ch à 5250 tr/min
Couple maximum : 22,8 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbres à cames en tête, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 2 carburateurs SU HD8
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (overdrive en option)
Direction à vis sans fin (3 tours)
Diamètre de braquage : 10,84 m
Suspension av : roues indépendantes, bras oscillants, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, lames semi-elliptiques, barre Panhard
Longueur : 400,1 cm
Largeur : 152,4 cm
Hauteur : 129 cm
Empattement : 233 cm
Voie av : 123,8 cm
Voie ar : 127 cmGarde au sol : 17 cm
Pneus av : 185 HR 15
Pneus ar : 185 HR 15
Freins av : disques (286 mm)
Freins ar : tambours (280 mm)
Vitesse maximale : 195 km/h
Capacité du réservoir : 54 litres
Poids : 1080 kg (à vide)



Fin »