Autos-Croisées

21 décembre 2014

Ford Mustang 289 convertible (1964-1966)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2009)

La version décapotable de la Mustang 289 de 1964 est celle qui eut le plus de succès aux USA. Le succès de la Mustang fut si grand que 22000 commandes furent passées le premier jour de commercialisation. A la fin de l'année 1965, l'objectif de 100 000 voitures vendues était largement franchi avec 417 000 voitures. Le million fut franchi en 1966. Il faut se rendre compte que le modèle d'accès, équipé du 6 cylindres de 100 chevaux et sa boite manuelle trois rapports est vendue un peu moins cher qu'une... Coccinelle !

Le modèle 1965 (notre modèle) est proposé cinq mois jour pour jour après l'entrée en scène de la Mustang, soit le 17 septembre 1964. C'est le véritable avènement de la Mustang qui va devenir le véhicule légendaire que l'on sait. Pour ce millésime, la gamme des moteurs est revue et corrigée. A côté du 6 cylindres de 2.8 (170 ci, 100 ch ), un 3.3 litres (200 ci, 122 ch) vient compléter l'offre de base. Plus haut, en V8, le 260 ci (4,3 litres) disparaît et seul le 289 ci (4,7 litres) reste disponible. Selon les configurations, il délivre entre 200 et 271 ch, selon le carburateur, la pipe d'admission choisie, et même lagement au-delà de 300 ch avec les préparations de Caroll Shelby ou autres GT.

Le succès de la Mustang est une des plus marquantes réussites dans ce segment. Le cabriolet est vendu entre 1964 et 1966 à 101 000 exemplaires, mais le coupé s'écoule à plus de 500 000 unités et quelques fastback ajoutent 75 000 ventes. La voiture évolue alors en 1967, et puis régulièrement en 1969, puis en 1971.

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19 décembre 2014

Cadillac Fleetwood Limousine 1975

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Rassemblement Fauville-en-Caux 2010, Seine-Maritime, mai 2010)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Il est difficile de dénombrer les générations de Fleetwood depuis l'apparition du nom en 1927 et la première série "Sixty Special" en 1938 dérivée de la "Series 60". Elle est considérée alors comme un modèle d'entrée de gamme chez Cadillac. Mais très vite, cette série va devenir synonyme de luxe.

Conçues sur des châssis de "Series 62", les "Fleetwood" deviennent une sous-série qui change de nom plusieurs fois. Elles ont un empattement rallongé autorisant un habitacle particulièrement spacieux à l'arrière équipé de tout le luxe disponible. Pour la génération de 1971 à 1976, les dimensions sont à leur apogée. Pour 1975 (notre modèle) l'empattement atteint 4,00 mètres (!), tandis que la longueur totale de la voiture est de 6,41 m pour une largeur de 2,03 m.

Côté motorisation, Cadillac ne fait pas la dentelle en offrant au choix un "petit" 472 ci (7,7 litres) ou un 500 ci (8,2 litres). Mais ce dernier moteur, au taux de compression réduit pour des raisons de normes anti-pollution, au régime maximal très bas ne fournit que 190 chevaux SAE. Autant dire qu'avec près de 2500 kg sur la bascule, la Fleetwood limousine n'a strictement rien de sportif. La consommation est très importante (entre 25 et 30 litres au cent kilomètres), et quant à la puissance fiscale, elle atteint 47 CV ! Mais c'est un salon roulant, offrant un confort qui donne le ton à Rolls-Royce ou à Mercedes. On note même le boomerang sur le coffre qui est l'antenne de télévision. Tant et si bien qu'elle va devenir la voiture de parade des célébrités américaines et qu'elle sera même la voiture officielle du président américain Gérald Ford. Cette version s'est vendue à 795 exemplaires en 1975.

A partir de 1977, les dimensions de la Fleetwood seront revues à la baisse, un mouvement qui va toucher toute la production américaine. Petit à petit les voitures américaines vont se rapprocher des normes europénnes.

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14 décembre 2014

Lincoln Continental Mark IV 1975

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Au fil des années, les proportions de la Lincoln Continental n'ont jamais cessé de croître, au point d'être dans les voitures le plus grandes du monde, partageant les records avec les Cadillac, Fleetwood pour les longues limousines ou DeVille pour le coupé ou le cabriolet. La Continental se partage également en limousine Town Car, en coupé hardtop Town Car et en Continental Mark IV (notre modèle), dont le but est justement d'aller chatouiller la reine de la catégorie, la Cadillac El Dorado.

C'est Lee Iaccoca, le bouillant PDG de Ford qui demande à ce qu'on crée une rivale à cette dernière, sorte de Rolls-Royce à l'américaine. Logiquement, la voiture est intégrée à la marque "Premium" du groupe et hérite du flatteur label "Continental" alors qu'elle partage sa structure avec la 3è génération de la Ford Thunderbird (ici en 2è génération). La Mark III remplira correctement son rôle et est remplacée par la Mark IV en 1972 (voir ici un modèle 1973). Pour 1975 (notre modèle), les feux sont transférés du pare-choc au bas du coffre, tout en conservant ce restant d'ailes proéminentes. Le coffre marque toujours cette sorte de roue de secours intégrée, mais qui en réalité est installée ailleurs.

Côté motorisation, on conserve le gros V8 Ford de 7,5 litres de cylindrée qui procure, restrictions concernant la pollution oblige, 200 ch SAE seulement. Mais avec un carburateur quadruple corps, la consommation se situe toutefois entre 20 et 25 litres au cent, même à allure contenue. Le ronronnant V8 délivre surtout son couple de 48 mkg avec des efforts qui semblent aussi légers que son son est rauque et crépitant. Accouplé à une boite automatique à trois rapports, son style n'est assurément pas sportif. Les deux tonnes et demi de l'engin ne permettent pas mieux qu'une bonne accélération en ligne droite. Son credo, c'est le luxe.

A l'intérieur, tout est prévu pour le confort et si le soin apporté à la finition n'est pas à la hauteur de l'excellence anglaise en la matière (dans les voitures de prestige), la qualité perçue est incontestable. Toutes les fonctions imaginables à l'époque sont à bord, jusqu'au toit en vinyle avec cette fameuse vitre ronde sur la custode dite "opera window" qui restera l'élement distinctif du modèle jusqu'en 1984.

La Continental Mark IV sera produite à 47 145 exemplaires en 1975. Elle est remplacée en 1977 par la Continental Mark V.

Fiche technique :Moteur : V8 à 90° d'origine Ford, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 43 CV
Cylindrée : 7536 cm3
Alésage x course : 110,74 x 97,8 mm
Taux de compression : 8:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 200 ch à 3800 tr/min
Couple maximal : 48 mkg à 2600 tr/min
Distribution : arbre à cames central, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : carburateur quadruple corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à trois rapports
Longueur : 579,4 cm
Largeur : 202,7 cm
Hauteur : 135,9 cm
Empattement : 305,8 cm
Voie av : 159,8 cm
Voie ar : 159,5 cm
Pneus av : 230 x 15
Pneus ar : 230 x 15
Freins av : disques (300 mm)
Freins ar : tambours (disques en option)
Vitesse maximale : 190 km/h
Capacité du réservoir : 100 litres
Consommation moyenne : 20 l/100km
Poids : 2428 kg

10 décembre 2014

Fiat 124 Sport 1600 BC (1969-1973)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Après 113 000 Fiat 124 Sport Coupé vendue en deux ans seulement, Fiat propose dès novembre 1969 au salon de Genève la nouvelle génération de l'élégant coupé. Si l'on retrouve à l'arrière l'esprit de la génération précédente, volontairement tronqué verticalement mais avec des feux agrandis, l'avant rompt totalement avec le passé. La 124 Sport "BC" cherche son inspiration de la face avant à la fois dans la Fiat 125 et dans le coupé Dino-Fiat. Le capot est totalement retravaillé et la calandre entièrement repensée, intégrant une paire de double optiques rondes du plus bel effet.

Et le pari est risqué, car la rupture risque de décevoir une clientèle séduite par une ligne discrète et élégante, sans être ostentatoire de la version "AC". La "BC" au contraire semble plus cossue, plus bourgeoise. Mais pour soigner sa clientèle, Fiat a aussi entendu les principaux reproches adressés à la version précédente : une voiture justement trop anodine et dont le confort pouvait être amélioré. Qu'à celà ne tienne, Fiat installe le 1600 double corps de la 125 dans la 124 coupé BC, ce qui permet au coupé d'afficher 110 ch et installe des amortisseurs plus typé confort ! Avec un poids très léger (mais en hausse tout de même), le coupé Fiat prend vite des allures sportives dès qu'on enfonce le pied droit. Malheureusement, il est aussi gourmand en essence qu'en pneus ! On lui reproche toutefois d'avoir gagné en confort ce qu'il a perdu en sportivité.

En définitive, avec un prix en hausse, un comportement mois affûté que la version précédente, une réputation de mangeur de pneus, le coupé Fiat 124 ne rencontre par le même succès que la version précédente. Il s'en vend tout de même près de 98 000 exemplaires en trois ans, jusqu'à l'arrivée de la version "CC", en janvier 1973 (date de début de commercialisation).

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1608 cm3
Alésage x course : 80 x 80 mm
Taux de compression : 9,8:1
Puissance maximale : 110 ch à 6400 tr/min
Couple maximal : 14 mkg à 3800 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Suspension av : roues indépendantes, triangles, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras radiaux, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 411,5 cm
Largeur : 167 cm
Hauteur : 134 cm
Empattement : 242 cm
Voie av : 134,6 cm
Voie ar : 131,4 cm
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 184 km/h
Poids : 995 kg

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07 décembre 2014

Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce (1966-1968)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Au salon de Genève en mars 1966, la Giulia Sprint GT Veloce est lancée au côté de la Giulia Sprint 1600 GT. A l'évocation du label "Veloce" et au vu du trèfle à quatre feuilles qui orne le montant de custode, on pourrait penser qu'il s'agit d'une version musclée de la précédente. Or le moteur ne gagne que 3 ch, à 106 ch. Pas de quoi transcender le petit coupé Bertone, qui n'en a pas tant besoin d'ailleurs. 

Cette version met surtout l'accent sur la finition. Le tableau de bord est incrusté de bois et le volant est modifié. De nouveaux sièges offrent un meilleur confort et l'ensemble apparaît un peu moins austère. A l'extérieur, une maigre retouche produit son effet : la calandre s'orne de trois barrettes horizontales.

Celle qui initie le label "GTV" ne restera que deux ans au catalogue, remplacée par la 1750 GT Veloce qui hérite du brillant moteur du Spider 1750 Duetto. La référence au nom "Giulia" est alors abandonnée. C'est ensuite la 2000 GTV qui prend le relai en 1971.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1570 cm3
Alésage x course : 78 X 82 mm
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 106 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 14,2 mkg à 2800 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : 2 carburateurs double corps horizontaux Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à recirculation de billes
Suspension av : triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 408,9 cm
Largeur : 157,5 cm
Hauteur : 132,1 cm
Empattement : 235 cm
Voie av :131,1 cm
Voie ar : 127 cm
Pneus av : 165 SR 14
Pneus ar : 165 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 182 km/h
Poids : 1012 kg

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05 décembre 2014

Renault 5 GTL 3 portes (1976-1984)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Charente-Maritime, mai 2002)

En février 1976, la gamme de la Renault 5 gagne la GTL. Elle vient s'intercaler entre la populaire TL et son petit moteur 956 cm3 et la plus nerveuse Renault 5 TS (qui a succédé à l'éphémère LS de 1973/1974). De la TS, elle conserve le moteur 1289 cm3 mais avec des modifications qui le rendent à la fois plus souple et plus économe. Avec 44 ch, mais tout de même 7 CV fiscaux, la GTL s'affiche comme le compromis idéal entre confort et performances. Il faut dire que Renault a soigné l'accastillage. Elle est équipée de panneaux latéraux de protection, feux de recul, de jantes spécfiques qui seront peu à peu étendue à la partie haute de la gamme.

En 1979, la planche de bord et la sellerie sont entièrement refondus.La planche de bord est résolument plus moderne, en gagnant un large vide-poche devant le passager. D'un aspect plus doux et mois anguleux, elle apporte encore une sensations de confort, aidée par les sièges "pétale" au maintien étonnant.

En 1980, le moteur est remplacé par la traditionelle culasse 1108 cm3. Loin de perdre en performance, la GTL gagne même 1 ch et même 0,1 mkg de couple au même régime. En revanche, elle a le bon goût de voir sa puissance fiscale baisser à 4 CV grâce l'installation d'une boite 5 rapports en 1981, ce qui la rend très compétitive. La GTL a alors longtemps trôné au sommet des ventes.

En 1981, une version 5 portes rejoint la gamme. A partir de 1982, le bouclier avant intègre un spoiler issu de la TX. La voiture ne change plus alors, jusqu'à l'arrivée de la suivante, la Renault 5 GTL, version Supercinq. Elle subsiste encore en 1985 sous l'appelation "Renault 5 Lauréate GTL".

Tout l'historique sur : http://www.renault-5.net/

Fiche technique : (version GTL 1981-1984)

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 1108 cm3
Alésage x course : 70 x 72 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 45 ch à 4400 tr/min
Couple maximal : 8,7 mkg à 2000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs, chaîne
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,75 tours)
Diamètre de braquage : 9,75 m (entre trottoirs)
Suspension av : roues indépendantes, barres de torsion longitudinales, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, barres de torsion transervsales, barre anti-devers, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 353 cm
Largeur : 152 cm
Hauteur : 141 cm
Empattement : 237 à droite, 240 à gauche
Voie av : 128 cm
Voie ar : 125 cm
Garde au sol : 13
Pneus av : 135 SR 13
Pneus ar : 135 SR 13
Freins av : disques, assistés
Freins ar : tambours, assistés
Vitesse maximale : 137 km/h
Capacité du réservoir : 38 litres
Poids : 775 kg

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30 novembre 2014

Simca 9 Aronde (1951-1954)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

Première génération de l'Aronde dont le destin est l'un des plus grand succès commerciaux de l'après guerre. Elle est la première production de Simca à part entière et non plus sous licence Fiat, comme la Simca 5 ou la Simca 8 dont elle est l'héritière et dont elle reprend le moteur.

Celle qui s'appelle encore Simca 9 se montre résolument moderne face aux lignes des Citroën Traction et des Peugeot 203 dont les ailes dépassent l'habitacle et le compartiment moteur. A l'inverse, l'Aronde est la première voiture "ponton" française, c'est à dire avec les ailes dans la ligne de caisse. En revanche, la voiture n'innove pas d'un point de vue mécanique. Le moteur, réalésé à 1221 cm3, est hérité de la Simca 8 dont la robustesse a déjà été éprouvée. Le train arrière propulseur en fait une voiture sensible au cahots de la route, sautillant de l'arrière. La commande de boite au volant est rétive, un peu floue. Cependant des qualités indéniables viennent effacer ces défauts. La direction est très précise et légère, le freinage supérieur à la moyenne en dépit de tambours aux quatre roues. Grâce à son moteur et son poids, l'Aronde est agréable à conduire, et à même la réputation d'être nerveuse, avec pourtant seulement 45 chevaux (SAE) mais un couple maximal à seulement 2600 tr/min, ce qui en fait une voiture souple.

Les versions suivantes amèneront chacune leurs améliorations, à commencer par un premier lifting pour changer de calandre, abandonnant les moustaches en escalier (ou en podium, disent certains), pour des moustaches plus rondes en 1954. En 1955, une deuxième génération appelée Aronde 1300 verra ces moustaches plus horizontales et en la P60 fera entrer l'Aronde dans le cercle des grands succès commerciaux de l'automobile.

A noter que la trappe d'essence est camouflée dans le feu arrière droit.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal
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Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1221 cm3
Alésage X course : 72 × 75 mm
Taux de compression : 6,80:1
Puissance maximale : 45 ch SAE à 4500 tr/min
Couple maximal : 8,5 mkg à 2600 tr/min
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (1ère non synchronisée)
Direction à vis et secteur (3 tours)
Dimaètre de braquage : 9,1 m
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques
Longueur : 406,4 cm
Largeur : 154,9 cm
Hauteur : 152,4 cm
Empattement : 243,8 cm
Voie av : 123,2 cm
Voie ar : 123,2 cm

Garde au sol : 15,9 cm
Freins av : tambours (250 mm)
Freins ar : tambours (250 mm)
Vitesse maximale : 117 km/h
Poids avec pleins : 1140 kg

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28 novembre 2014

Peugeot 404 L familiale (1962-1971)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Bouville, Seine-Maritime, juin 2011)

Après le succès du break 403, Peugeot peut être conforté dans son choix de fournir une voiture à vocation familiale à partir de la 404. La concurrence est faible, et ce ne sont pas la Renault Domaine, la Mercedes W110 break ou la plus rare Panhard PL17 break qui risquent de faire de l'ombre à la Peugeot. Seule la Citroën DS break est une réelle rivale. Aussi, deux ans après la berline, Peugeot présente le break en septembre 1962.

Sur un empattement rallongé de 19 cm, Pininfarina conçoit une vaste voiture capable de loger de grands volumes ou une troisième banquette pour les grandes familles. Avec un porte-à-faux plus réduit à l'arrière, elle n'est toutefois plus longue que de 16 cm. Une troisième glace prend place sur l'aile arrière tandis qu'un hayon vient s'installer entre deux feux qui rappelent ceux de la berline. La 404 L, c'est son nom officiel, se décline en trois versions : break 5 places, familiale 7 places avec la troisième rangée de sièges (notre modèle) et commerciale et ses 850 kg de charge utile.

Au rayon des moteurs, le choix s'opère entre Diesel et essence. Si la version essence profite du moteur 1648 cm3 à caarburateur de la berline et ses 72 ch, deux versions Diesel sont possibles, l'une héritée de celui de la 403 Diesel, et l'autre tout droit venue de la berline (68 ch). L'injection est réservée à la berline, au coupé et au cabriolet. La commerciale se contente toutefois du moteur essence de la 403.

Sans réelle concurrence, la 404 L est un vrai succès, tant chez les familles que chez les commerciaux. Elle restera la référence jusqu'en 1971, année de son remplacement par une autre référence : la 504 break (ici en version Dangel).

Pour en savoir plus : Le club 404

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27 novembre 2014

Lotus Esprit S3 (1981-1987)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

Il faut 5 ans entre l'initiation du projet M71 et la commercialisation de la première Lotus Esprit. C'est en 1971 que Colin Chapman demande à Giorgietto Giugiaro de lui dessiner un modèle dans un esprit anguleux, pour un coupé bi-place. Plus tard, en voyant le projet Maserati Boomerang du même Giugiaro sur le stand Ital Design au salon de Genève 1972, Colin Chapman affine sa demande. Il expédie au designer italien un châssis de Lotus Europe rallongé qui devra être la base de réflexion du projet. La tournure est prise : ce sera un coupé 2+2 à moteur central arrière. Le projet est présenté dès le salon de Turin de 1972, soit six mois plus tard à peine. Colin Chapman découvre les lignes en même temps que l'ouverture du salon et est enchanté, aussi décide-t-il d'accélérer le rythme.

Sous le capot il est prévu dès l'origine du concept que chaque modèle de la marque devra se décliner en deux versions : l'une à quatre cylindres, et l'autre équipée d'un V8 ! La première version n'est présentée qu'en octobre 1975 au Salon de Paris, équipée d'un 2 litres de 160 chevaux fourni par Chrysler et d'une boite de vitesse empruntée à la Citroën SM. La commercialisation n'est lancée qu'en cours de l'année 1976. Sur le papier elle devrait atteindre les 220 km/h, mais personne n'y parvient chez les essayeurs. Cependant, les louanges de son comportement sont chantées, en opposition avec les défauts de finition et les vibrations dues au train arrière. 714 voitures sont vendues de la version S1. La série 2 apparaît en été 1978. Des détails en améliorent le confort, l'esthétique, la finition. Les performances sont améliorées et les 220 km/h annoncés sont enfin atteints. 1060 exemplaires de la S2 sont vendus. En mai 1980, une évolution de la S2 (S2.2) fait passer le 2 litres à 2,2 litres, faisant passer le couple de 19 à 22 mkg, sans changer à la puissance. Les 220 km/h sont légèrement dépassés, mais le 0 à 100 descend sous la barre des 7 secondes ! Il en sera vendu 88 exemplaires.

En 1981, c'est la S3 (notre modèle), équipée du 2,2 litres et qui bénéficie de quelques retouches : des pare-chocs plus enveloppants en descendant plus bas au sol de même qu'un spoiler et un becquet améliorent la traînée aérodynamique. Ces changements annoncent la future Esprit Turbo et le coefficient de pénétration dans l'air (Cx) s'en ressent. Au décès de Colin Chapman en décembre 1982, le logo vert de la marque se transforme en lettres noires. Parallèlement, alors que la série spéciale de 100 exemplaires à moteur turbo appelée "Essex" a fini d'être écoulée, l'Esprit Turbo entre dans la gamme au côté de l'Esprit S3.

En définitive, c'est l'Esprit S3 Turbo qui tirera la couverture à elle avec ses performances capables d'accrocher sérieusement une Porsche 911 ou une Ferrari 308 ! Elle également popularisée par James Bond dans deux épisodes : d'abord dans "L'espion qui m'aimait" où une Esprit S1 est rendue célèbre dans sa phase amphibie, puis plus tard une Esprit Turbo S3 sera mise en valeur dans "Rien que pour vos yeux" avec Carole Bouquet. Sur les 767 exemplaires vendus, très peu d'Esprit S3 seront vendues sans le turbo. En 1987, c'est une nouvelle Lotus Esprit qui relève le gant, et cette nouvelle génération ne sera plus l'oeuvre de Giugiaro mais d'un talentueux designer britannique : Peters Stevens. De multiples versions en seront tirées, dont la Lotus Esprit SE, et elle parviendra à son paroxysme avec l'Esprit V8. L'Esprit a été commercialisée jusqu'en 2004, et devait faire sa réapparition en 2009, mais sa brillante descendante a pris le nom d'Evora.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, central arrière
Puissance fiscale : 11 CV
Cylindrée : 2174 cm3
Alésage X course : 95,3 x 76,2 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 162 ch à 6500 tr/min
Couple maximal : 22,1 mkg à 5000 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : deux carburateurs
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 10,5 m
Suspension av : triangle supérieur, levier inférieur, ressorts hélocoïdaux
Suspension ar : levier simples inférieurs et supérieux, bras de poussée, ressorts hélicoïdaux
Longueur: 422,5 cm
Largeur : 186 cm
Hauteur : 111,1 cm
Empattement : 243,8 cm
Voie av : 152,4 cm
Voie ar : 155,5 cm
Pneus av : 195/60 VR 15
Pneus ar : 235/60 VR 15
Freins av : disques ventilés (265 mm)
Freins ar : disques (275 mm)
Vitesse maximale : 222 km/h
0 à 100 km/h : 6,9 s
Consommation à 90 km/h : 7,3 l/100km
Consommation à 120 km/h : 8,5 l/100km
Consommation en cycle urbain : 14,3 l100/km

Poids : 1100 kg (en ordre de marche)

23 novembre 2014

Fiat 600 (1955-1969)

Fiat600av

Fiat600pf

Fiat600ar
(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Dans notre représentation de l'automobile, il y a des voitures symboliques. Si la première d'entre elles fut la Ford T, en Europe, les voitures populaires de l'après-guerre ont fortement marqué les esprits. Ainsi la Coccinelle fut la voiture le plus vendue au monde, mais en France on conserve la 2CV et la 4CV. Pour l'Italie, c'est la Fiat 500 semble représenter le mieux la voiture populaire symbolique d'une société en reconstruction. Sauf que la réalité montre autre chose.

Le chantier du remplacement de la Fiat 500 Topolino (ici en version Simca 5) a été lancé au début des années 50. Les différents dessins de la future Nuova 500 et les contraintes du cahier des charges conduisent tous les projets imaginés par Giante Diacosa à un refus de la direction. Il se rend compte alors que la mise au point du moteur refroidi par air allait retarder considérablement les délais. Il prend alors l'initiative de reprendre un dessin conçu pour la 500 et de l'adapter à un nouveau projet destiné aux familles, ce qui explique la forte ressemblance avec la 500. En logeant un moteur 4 cylindres en ligne refroidi par eau en porte-à-faux arrière, il parvient à créer un véhicule à 4 places filant jusqu'à 95 km/h. Avec une cylindrée de 633 cm3 et une puissance bien modeste de 21 chevaux, la Fiat 600 et ses 600 000 lires deviennent accessible au plus grand nombre. Et c'est elle qui est la voiture populaire italienne, bien avant la Fiat 500 qui ne sera commercialisée que deux ans plus tard. La 600 est compacte (3,21 m de long, soit presque 40 cm de moins qu'une 4 CV), dispose d'une suspension à quatre roues indépendantes, ne pèse que 585 kg. Son freinage est à commande hyraulique et ses suspension à quatre roues indépendantes lui offrent le confort nécessaire de l'époque.

La voiture est conçue dans un temps record et son succès est tel que les délais de vente d'allongent considérablement, atteignant jusqu'à un an ! Mieux, le succès s'étend à l'étranger et la Fiat 600 devient fabriquée en Espagne par Seat (Seat 600 puis 800 à quatre portes), en Allemagne, par Fiat-Neckar (Jagst 600 puis Jagst 770), en Autriche par Steyr-Puch, en Yougoslavie par Zastava (Z600 puis Z650, Z700 et Z800), en URSS par ZAZ (ZAZ 965), sans compter des usines Fiat en Belgique, au Portugal, en Argentine et au Chili. Si bien que la voiture est fabriquée à plus de mille exemplaires par jour en Europe, un record pour l'époque. Chaque année reçoit son lot de petites modifications, mais en 1960, alors que le million d'exemplaires a été franchi dans l'usine italienne de Mirafiori, une nouvelle version voit le jour. La 600 D se fait offrir un nouveau 4 cylindres en ligne de 767 cm3 de 29 ch, ce qui lui permet d'atteindre 110 km/h. Son prix grimpe alors à 640 000 lires, soit à peine plus qu'une année de salaire d'un ouvrier. De plus, la 600 est tout simplement la voiture à quatre places la moins chère du marché.

En 1964, le Code la Route italien impose, pour des raisons de sécurité, d'inverser le sens d'ouverture des portes. Les nouvelles 600 ont donc des portes conventionnelles et non plus des "portes-suicide". Elle est produite jusqu'en 1969 en Italie alors que 2 591 000 voitures ont été fabriquées sur les chaînes italiennes. Mais sa carrière continue jusqu'en 1973 en Espagne (plus 815 449 unités), décembre 1969 en Allemagne (172 000 voitures), 1978 au Chili (12 voitures de plus), 1982 en Argentine (304 000 voitures). Mais il faut encore ajouter quelques milliers de voitures produites en Belgique et au Portugal, sans oublier le cas particulier de l'ex-Yougoslavie dont la production sera interrompue par la guerre entre serbes et croates et qui conduira à la destruction de l'usine en 1999 et à son transfert en Turquie !! Ainsi la 600 a été fabriquée à presque 5 millions d'exemplaires à travers le monde soit près de 800 000 de plus que la 500, et c'est la 500 qui tire tous les lauriers !

Elle laisse la place à la 850 qui est produite depuis 1964 (ici en sport coupé, et ici en sport spider).

A noter l'étonnante Fiat 600 Multipla, ancêtre de tous les monospaces.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, en porte-à-faux arrièrePuissance fiscale : NC
Cylindrée : 633 cm3
Alésage x course : 60 x 56 mm
Taux de compression : 7:1
Puissance maximale : 21 ch à 4600 tr/min
Couple maximal : 4 mkg à 2800 tr/min
Distribution : soupapes en têtes, arbre à cames latéral, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses à 4 rapports (1è non synchronisée)
Direction  ? (3,3 tours)
Diamètre de braquage : 8,2 m
Suspension av : roues indépendantes, bras radiaux, ressort à lames central
Suspension ar : roues indépendantes, bras oscillants
Longueur : 321,5 cm
Largeur : 139,1 cm
Hauteur : 134 cm
Empattement : 200 cm
Voie av : 116,2 cm
Voie ar : 112,7 cm
Garde au sol : 16,2 cm
Pneus av : 125 x 12
Pneus ar : 125 x 12
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 95 km/h
Poids : 585 kg

Posté par Zorglub34 à 18:27 - - Commentaires [0]
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