Autos-Croisées

16 février 2020

Triumph Spitfire Mk 1500 (1975-1980)

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(Cabourg, Calvados, février 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

En 1973 pour le Canada et les Etats-Unis, en 1975 pour le reste du monde, Triumph remplace le moteur 1300 de la Mk IV et qui date de la Mk III par un 1500 à longue course. Nait alors celle qui sera appelée Mk 1500. Conférant plus de couple, il rendait la voiture encore plus souple à utiliser. Toutefois, ce moteur a surtout brillé par sa fragilité.

La Mk1500 se distingue par ses feux arrières légèrement plus grands que ceux de la Mk IV et la bande noire ceinturant le panneau arrière. Sur les dernières versions, la lampe d'éclairage de la plaque sur le pare-choc qui comportait le logo Triumph disparait. Le logo grimpe sur la porte de la malle et deux lampes chromées viennent prendre place de chaque côté de la plaque d'immatriculation. Il reste alors un décrochement sur le pare-choc (modèle marron).

Le moteur 1500 ne brille guère par sa puissance, avec seulement 63 chevaux. Il ne permet pas d'accélérations foudroyantes, avec un très modeste 14,3 secondes de 0 à 100 km/h. La vitesse de pointe est tout de même un peu supérieure à 160 km/h. Pour autant, le plaisir de conduire une Spitfire se situe ailleurs, dans le cabriolet cheveux au vent, dans le plaisir de conduire une voiture basse et légère et au comportement vif.

En août 1980, les derniers modèles de Spitfire sont fabriqués dans l'usine de Canley. La dernière voiture est jaune Inca, avec un overdrive et un toit rigide. Elle ne trouvera jamais preneur et se trouve désormais exposée dans au musée anglais de l'automobile de Gaydon. La fin de cette voiture emblématique de la marque sera le signe du déclin de Triumph et de sa fin en 1984 en dépit d'une ultime tentative de sauvetage avec la Triumph Acclaim.

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)


09 février 2020

Citroën 2CV Dolly (1985-1986)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

On a beau déjà être une légende, il faut savoir entrenir le mythe. Et concernant la 2CV qui trône depuis 1948, les années 80 révèlent de plus en plus les outrages du temps, face à la concurrence des citadines, plus maniables, plus performantes et moins gourmandes. Fort heureusement, la 2CV a son lot d'inconditionnels.. Alors pour raviver la flamme et donner un coup de jeune à la 2CV, Citroën va enchaîner les séries spéciales pour stimuler les ventes.

Il y a eu déjà plusieurs séries spéciales par le passé, comme la Spot ou la Charleston, ou même la France 3, du nom du voilier qui partipe pour la France à la Coupe de l'America (rien à avoir avec la chaîne de télé qui s'appelle encore FR3 à l'époque). Le succès de la Charleston, qui a intégré depuis la gamme ordinaire de la 2CV, incite le Quai de Javel à renouveler l'opération.

Imaginée par Serge Gervin, la recette est très simple au fond : base de 2CV 6 Special, c'est à dire le bas de gamme, identifiable à ses phares ronds à laquelle on rajoute une peinture deux tons, des sièges en tissu avec des motifs en forme de losange, et des enjoliveurs de Dyane 6. Un logo "Dolly" sur le volet d'aération ainsi que sur la porte de malle et voici la série limitée prête. Petit plus : la capote s'ouvre de l'intérieur.

La première série est lancée le 2 mars 1985 avec trois combinaisons de couleurs  :

  • Gris Cormoran (EVP) et Jaune Rialto (EAA), Capote Jaune Rialto.
  • Gris Cormoran (EVP) et Rouge Vallelunga (EKB), Capote Rouge Vallelunga.
  • Blanc Meije (EWT) et Gris Cormoran (EVP), Capote Noire.
3000 exemplaires sont prévus, dont la moitié est réservée à la France. La voiture se vend bien, en particulier en Angleterre et en Allemagne, si bien qu'une seconde série est lancée en octobre 1985, de 2000 exemplaires, mais seulement 600 pour la France. De nouvelles combinaisons de coloris sont offertes à la place des précédentes :
  • Blanc Meije (EWT) et Rouge Vallelunga (EVP), Capote Rouge Vallelunga.
  • Balnc Meije (EWT) et Vert Bambou (AC 533), Capote Blanche.
  • Jaune Rialto (EAA) et Rouge Delage (EKA), Capote Jaune Rialto.
Là encore le succès est rapide, si bien qu'une troisième série est encore proposée en mars 1986 avec les combinaisons suivantes :
  • Blanc Meije (EWT) et Rouge Vallelunga (EVP), Capote Rouge Vallelunga.
  • Bleu Nuit (ELK) et Jaune Rialto (EAA), Capote Jaune Rialto.
  • Jaune Rialto (EAA) et Rouge Delage (EKA), Capote Jaune Rialto.
Pour cette dernière série, on ignore le nombre exact d'exemplaires.
Vendue autour de 35 000 F de l'époque (9500 € en 2015), la 2CV Dolly est très peu chère par rapport à la concurrence. Mais surtout, elle correspond à un art de vivre, éloigné du modernisme à tout crin, de la performance à tout prix. Elle est, comme le Combi Volkswagen ou la Coccinelle à leur manière, le symbole du refus de la société de consommation, peut-être le premier signe des partisans de la décroissance.
D'autres séries spéciales viendront ensuite pour entretenir le mouvement : 007, Cocorico ou même Perier.
A noter que le modèle présenté vient d'Angleterre et dispose de la conduite à droite.
Pour en savoir plus :
- asso2cvclubsfrance.org
- la2cvmania.be
- Les Séries Spéciales

08 février 2020

Skoda Octavia (1959-1964)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

C'est le fait d'être la huitième voiture depuis la célèbre Skoda Popular de 1933 (ici en cabriolet) qui vaut l'honneur à la descendante de la Skoda 440 de s'appeler "Octavia". Présentée au salon de Genève de mars 1959, elle jouit d'une esthétique plus discrète que sa devancière. Les aérations façon moustache de Clark Gable (ou Finn MacMissile pour les amateurs de Cars 2) sur le haut de la calandre ont disparu, pour une ouverture plus grande traversée par une fine lame horizontale (modèle rouge). Des retouches discrètes ont été opérées ici ou là sur la carrosserie. L'accent a surtout été mis sur l'intérieur qui reçoit une nouvelle planche de bord et sur le confort grâce à l'adoption de ressorts hélicoïdaux à l'avant.

L'Octavia est secondée par l'Octavia Super qui remplace la 445. Les deux voitures se distinguent par un niveau de finition différent, mais aussi par le fait que l'Octavia Super est animée par un moteur 1200 cm3 de 45 ch provenant de la 445, tandis que la version de base conserve le 1100 de la 440 et ses 40 ch. Quant au cabriolet qui remplace la 450, s'il profite du même moteur de 50 ch, il prend alors le nom de Felicia. La Felicia dispose alors d'une calandre propre qui n'est généralisée aux Octavia qu'à partir de 1961 (modèle bleu).

Les moteurs évoluent pour gagner deux chevaux chacune (42 et 47 ch) et en 1963, les versions Octavia TS et Felicia Super complètent la gamme. L'arrivée d'un break trois portes sauvera la carrière de l'Octavia alors que la nouvelle Skoda 1000 MB la pousse vers la sortie en 1964. En revanche, le break n'ayant pas de remplaçante (la 1000 MB est pourvu d'un moteur à l'arrière qui entrave la conception d'un break qui en serait dérivé), la production de l'Octavia Break se poursuit jusqu'en 1971.

En définitive, l'Octavia aura été produite à 365 379 exemplaires, dont 54 086 breaks, 78 489 Octavia Super et 2 273 Octavia TS et "1200 TS".

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1089 cm3
Alésage x course : 68 x 75 mm
Taux de compression : 7:1
Puissance maximale : 42 ch à 4600 tr/min
Couple maximal : 7 mkg à 2800 tr/min
Nombre de soupapes : 8
Distribution  : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Alimentation : carburateur Jikov
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, ressorts à lames
Longueur : 406,4 cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 142,2 cm
Empattement : 240 cm
Voie av : 121 cm
Voie ar : 124,8 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 126 km/h
Poids : 920 kg

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02 février 2020

Ford Mustang V cabriolet V6 4.0 (2004-2013)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

En ressuscitant la Mustang, Ford revenait enfin aux basiques, avec une voiture digne de la lignée. Dans ce style néo-rétro, la Mustang revenait en 2004 avec tout le potentiel de séduction de l'origine, en oubliant les années d'errance des Mustang III et IV.

La recette a été bonne : une mécanique simple et robuste, un moteur vrombissant et coupleux, un châssis brut avec un essieu arrière rigide, un style qui renoue avec la Mustang de 1966. Evidemment, la voiture devait également avoir sa version cabriolet.

A l'intérieur, on retrouve une voiture moderne, mais qui conserve quelques gimmicks avec le passé, notament les cadrans ronds de l'affichage. La qualité d'assemblage n'est pas sans critique, de même que la qualité des matériaux qui ne sont pas à la hauteur de la sportivité ou de l'aura de la voiture.

Mais la sauce prend et la Mustang V se vend comme des petits pains. Au point où Ford ne souhaite même pas exporter la voiture en Europe. Mais un concessionnaire français va se charger d'obtenir l'homologation.

Comme toute bonne américaine qui se respecte, la Mustang V est équipée de gros V8 de 4.6 litres (300 ch) ou 5.0 après 2011 (412 ch). La version à 300 ch passe à un V6 de 3.7 litres 24 soupapes après 2011. D'autres versions préparées par Shelby ou autre permettent d'atteindre des puissances allant jusqu'à 550 ch.

Mais pour les budgets plus modestes, ou ceux qui ne souhaitent pas voir leur argent s'envoler avec la consommation d'un V8, Ford propose un nouveau V6 de 4.0 litres. Ce petit moteur moins gourmand (il consomme en moyenne 12 litres aux cent kilomètres) reste toutefois assez puissant pour donner des allants de pony-car à la Mustang. Certes, les 214 ch ont l'air un peu léger, mais les 33 mkg de couple à 3500 tr/min viennent compenser. Avec de plus une boite courte, manuelle ou automatique à 5 rapports, les accélérations permettent un 0 à 100 km/h en 6,9 secondes pour la version manuelle et 7,6 s pour la version automatique. La vitesse est bridée à 190 km/h électroniquement, mais est-ce si important vu la philosophie du modèle ?

En 2013, la voiture est très lègèrement restylée, notamment au niveau des feux et des entrées d'air. En 2015, la Mustang est remplacée par la Mustang VI qui a le bon goût de ne pas rompre le charme et de conserver le style d'une Mustang !

Fiche technique :

Type du moteur : V6 ouvert à 60°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 23 CV
Cylindrée : 4009 cm3
Alésage x course : 100,4 x 84,4 mm
Taux de compression : 9,7:1
Puissance maximale : 214 ch à 5300 tr/min
Régime maximal : 6100 tr/min
Couple maximal : 33,1 mkg à 3500 tr/min
Distribution : deux arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 477,5 cm
Largeur : 187,7 cm
Hauteur : 141,5 cm
Empattement : 272 cm
Voie av : 157,2 cm
Voie ar : 158,8 cm
Pneus av : 215/65 R 16
Pneus ar : 215/65 R 16
Freins av : disques ventilés (293 mm)
Freins ar : disques ventilés (300 mm)
Vitesse maximale : 190 km/h
0 à 100 km/h : 7,6 s
Capacité du réservoir : 61litres
Consommation moyenne en ville : 14,7 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 9,8 l/100km
Consommation moyenne : 12 l/100km
Volume du coffre : 348 litres
Poids : 1580 kg

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01 février 2020

Praga Piccolo (1928-1932)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

La firme Praga est fondée en 1907 en Tchéquie par la fusion de deux entreprises. Elle ne prend le nom Praga que deux ans plus tard.

Elle fabrique sous licence des Isotta-Fraschini puis des Renault. Elle va ensuite s'orienter également vers des avions, bateaux, tracteurs, machines agricoles, camions et même des chars d'assaut peu avant la Seconde Guerre Mondiale.

Au milieu des années 20, la marque dispose d'une gamme de quatre voitures : Piccolo, Mignon, Grand et Alfa. Chacune représente un niveau de confort et d'équipements. La Piccolo, née en 1924, est la voiture typiquement populaire, simple et robuste, fiable, fonctionnelle. Elle ne dispose d'aucun dispositif technique spécial et n'adopte que des techniques éprouvées et solides.

Au cours de sa carrière, elle va très régulièrement évoluer, et la puissance de son moteur va grimper de 9 à 25 ch pour une cylindrée qui augmente en même temps de 750 cm3 à 1450 cm3 en 1941.

Pour la série qui concerne le modèle présenté, le moteur est d'une cylindrée d'un litre et 18 ch. Construite de 1928 à 1932, cette série sera écoulée à 6500 exemplaires sous plusieurs carrosseries. La voiture est en effet disponible en berline, mais aussi en cabriolet ou version à deux portes seulement.

La voiture évolue en 1932 avec un moteur qui est porté à 21 ch et une carrosserie modernisée. En 1938 arrive la dernière version dite P31 qui terminera la carrière de la Piccolo. Ensuite, seule la Praga Lady sera encore commercialisée, jusqu'en 1947. Praga cesse alors la production d'automobiles pour se consacrer aux camions, entre autres.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale :  NC
Cylindrée : 995 cm3
Alésage x course : 60 x 88 mm
Taux de compression : NC
Puissance maximale : 18 ch à 3100 tr/min
Distribution : soupapes latérales
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Zénith
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 3 rapports
Longueur : 387 cm
Largeur : 145 cm
Hauteur : 167 cm
Empattement : 260 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 80 km/h
Poids : 930 kg

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28 janvier 2020

Morgan à identifier

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(Parade de Caux-Rétro, Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

Exceptionnellement, je n'ai pas réussi à trouver d'information concrète sur ce modèle. Si des lecteurs ont une piste sérieuse, je suis preneur ! Ce que j'ai trouvé de plus approchant est une Morgan Family MX de 1934.

Merci de votre aide !

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23 janvier 2020

Tatra 57 cabriolet 2 places (1931-1935)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

La Tatra 57 de 1931 a aussi été produite en cabriolet deux places. Elle dispose de la même mécanique, mais on note une capote implantée à l'arrière juste derrière les deux sièges avant, et une trappe qui semble offrir un coffre ou un logement pour replier la capote.

On peut noter également la qualité et le soin apporté à l'intérieur de la voiture. L'instrumentation est particulièrement fournie pour l'époque et la qualité du cuir est impressionnante, jusqu'aux vide-poches dans les contre-portes.

Lors du remplacement de la voiture en 1935 par la 57A, le cabriolet disparaît.

20 janvier 2020

Lion-Peugeot V2C2 (1910)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

En 1906, la société "Les Fils de Peugeot Frères" commercialise, sous la marque Lion-Peugeot un nouveau véhicule qui vient seconder la Lion-Peugeot VA.

Sur un empattement allongé 12 cm, on installe une seconde rangée de sièges, passant ainsi de deux à quatre places, transformant la voiture en double phaéton. Le moteur est toujours un monocylindre, conformément aux accords passés avec Armand Peugeot et sa société "Automobiles Peugeot" qui attribue la licence aux Fils de Peugeot Frères. La cylindrée du moteur a été augmentée de 785 à 1045 cm3, ce qui permet à la puissance de passer de 5 à 8,5 ch et à la vitesse maximale d'atteindre 30, voire 45 km/h.

Avec cette nouvelle offre, Les Fils de Peugeot Frères vont vendre environ 1000 exemplaires de cette type VC/VC1. En allongeant encore l'empattement, ils fabriqueront encore des VC2 à compter de 1908, pour 1000 exemplaires supplémentaires environ.

En 1910, apparait la V2C2 (notre modèle). Sur un châssis de VC2, pour la première fois, une Lion-Peugeot est équipée d'un moteur de plus d'un cylindre. Il s'agit d'un moteur bicylindre en V, de 1325 cm3 qui procure vaillament 12 ch dans un tennerre d'explosions. 680 voitures dont fabriquées en 1910.

En 1911, 135 exemplaires de la VC3 et 520 unités de la V2C3 sont produits mais entre temps, les deux sociétés ont fusionné laissant à Armand Peugeot le soin de diriger l'entreprise familiale rebaptisée "Société des Automobiles et Cycles Peugeot". Il se retire en 1914 au profit de son cousin Robert qui va se rapprocher d'Ettore Bugatti pour créer la Bébé Peugeot. Mais c'est avec la 201 que Peugeot va s'inscrire dans l'ère de l'automobile moderne, en franchissant le cap de la crise des années 30 et de compter alors parmi les grans de l'industrie automobile mondiale.

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19 janvier 2020

Mercedes 230 C (1977-1980)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

Lancée en 1977 deux mois après la berline, le coupé est une réalisation très habile de Mercedes. Evoquant très bien la berline W123, le coupé rappelle aussi la ligne pure du coupé SL ou SLC. Pour autant l'empattement a été réduit de 8,5 cm et la garde au toit rabaissée. L'harmonie des proportions est très réussie et le concept semble mieux intégré que pour la version précédente sur la W114. Elle conserve toutefois le principe de la porte sans montant qui s'intègre à la vitre latérale arrière. Si les premières versions de la berline W123 ont des phares (feux de route) ronds, les versions les plus haut de gamme et tous les coupés bénéficient de phares carrés. Ceux-ci seront généralisés à partir du millésime 1983.

Le coupé est proposé soit en 230 C avec carburateur, soit en 280 C ou 280 CE (avec injection). Les acheteurrs européens ont généralement la faveur de la 230 C dont la consommation et la fiscalité sont moins pénalisantes. En revanche, outre-atlantique, la 280 CE est la plus prisée. La 230 C, avec 109 chevaux et une boite à quatre rapports, n'est ni une sportive ni une voiture de grand tourisme ; c'est un coupé plaisir, capable d'emmener sans souci quatre passagers pour de longs trajets, sans sacrifier le volume des bagages ni le confort à bord. De plus, son poids de 1375 kg joue en sa défaveur.

Son confort est d'un excellent niveau, grâce à quatre roues indépendantes, un train avant particulièrement soigné et, dit-on, testé à 300 km/h. Au bénéfice d'un placement du réservoir d'essence sous le châssis pour des raisons de sécurité, l'équilibre de la voiture est très abouti. La sellerie est de qualité allemande, très peu souple et pourtant si confortable.

La 230 C est livrée en série avec des jantes en tôle avec enjoliveur. En option, elle peut bénéficier des jantes alliages qui sont en série sur la 280 CE.

En juin 1980, le moteur M115 4 cylindres de 109 chevaux est remplacé par le M102 avec une injection et 136 ch. La 230, après 18860 unités produites est alors remplacée par la 230 CE.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2307 cm3
Alésage x course : 93,7 x 83,6 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 109 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 18,9 mkg à 3000 tr/min
Nombre de soupapes : 8
Distribution : arbre à cames en tête
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à billes (3,2 tours)
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoïaux
Suspension ar : roues indépendants, bras triangulés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 464 cm
Largeur : 178,6 cm
Hauteur : 139,5 cm
Empattement : 271 cm
Voie av : 148,8 cm
Voie ar : 144,6 cm
Pneus av : 195/70 HR 14
Pneus ar : 195/70 HR 14
Freins av : disques (278 mm)
Freins ar : disques (279 mm)
Vitesse maximale : 170 km/h
Capacité du réservoir : 65 litres
Poids : 1375 kg

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

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18 janvier 2020

Simca 9 Aronde (1954-1955)

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Source: Externe
(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2010)

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SimcaAronde9av1

Source: Externe

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

En 1954 a lieu un premier lifting de la Simca 9. Le calandre en podium disparaît contre une moustache arrondie dans un style évoquant les berlines américaines. A l'arrière, les feux en plastique cerclé de métal deviennent entièrement en matière plastique. Ce sont là les seuls changements concernant cette première génération, mis à part la direction retouchée dans l'idée de lui donner une plus grande précision. Autre détail, les roues sont réduites de 15 à 14 pouces, ce qui a le double avantage d'abaisser la caisse et de lui donner une meilleure tenue de route grâce à l'élargissement des bandes de roulement. La voiture se décline alors en deux finitions : Quotidienne et Luxe.

Elle conserve le moteur 1221 cm3 hérité de celui de la Simca 8. Avec sa boite à 4 rapports, les 45 chevaux emmènent la berline à près de 130 km/h et compte sur quatre freins à tambour pour s'arrêter. La consommation moyenne se situe autour de 8 l/100km, une très belle valeur dans la classe des 7 CV à l'époque.

Très vite, comme à son accoutumée, la voiture sera remplacée par une nouvelle génération qui prend alors l'appelation Aronde 1300.

Simca9Aronde1955av
(Rassemblement Fauville-en-Caux 2010, Seine-Maritime, mai 2010)

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