11 décembre 2011

Peugeot D3 (1950-1955)

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(Rassemblement Fauville-en-Caux 2010, Seine-Maritime, mai 2010)

A l'origine, ce fourgon est construit par Chenard & Walcker sous le nom CPV. Ce constructeur connut son heure de gloire entre les deux guerres, construisant des voitures luxueuses, mais aussi des tracteurs ou des véhicules utilitaires. Haut fait d'armes, c'est une Chenard & Walcker qui gagna les 24 heures du Mans en 1923, pilotée par André Lagache et René Léonard et ce, devant une Bentley, excusez du peu.

Mais les années 30 furent délicates pour bon nombre de constructeurs et seules leurs capacités à constuire en grand nombre ou leur solidité financière ont pu les sauver. Les berlines de la gamme Aigle sont mal reçues, sans doute trop chères, trop sophistiquées. Toujours est-il que peu à peu la marque passe sous le contrôle de Chausson, compagnie elle-même contrôlée par Peugeot. La production de voitures cesse en 1940, et la société de spécialise pendant la guerre dans la production de véhicules utilitaires. Il en ressort en 1946 un véhicule nommé CHV, une camionette à poste de conduite avancé, animé par un moteur bicylindre deux temps de 26 chevaux, mais d'une charge utile de 1500 kg. En 1947, le moteur bicylindre est abandonné et c'est celui de la 202 qui prend sa place. Le CHV devient CPV. Pour aménager le moteur dans l'espace initial du bicylindre, il faut implanter le radiateur à l'extérieur du compartiment moteur et le carrosser de façon à l'habiller. Cet appendice vaudra lors au véhicule le surnom affectueux de "nez de cochon".

C'est en octobre 1950 que les choses changent. Un accord est passé entre Chenard & Walcker et Peugeot. D'une part le moteur de la 202 est troqué contre celui plus moderne de la 203 et l'utilitaire a désormais une double vie : il sera nommé CP3 sous la marque Chenard & Walcker, et D3 sous la marque Peugeot, profitant de son réseau de distribution. En effet, il est temps pour Peugeot d'entrer dans ce segment où Citroën règne en maître avec le Type H et où Renault remporte le reste du marché ou presque avec la Goélette. Aussitôt les ventes du D3 décollent et les différents aménagements offrent de large possibilités aux professionnels : ambulance, bétaillère, fourgon tôlé, minibus, et même véhicule de police. Finalement, en 1951, la diffusion de Chenard & Walcker cesse et seul le D3 subsiste. En juin 1952, la puissance du moteur de la 203 est portée de 32 à 40 chevaux. Au passage, la face avant gagne des ouies sur la face avant, de chaque côté du radiateur : c'est le D3B (notre modèle).

En 1955, le moteur de la 203 est échangé contre celui de la nouvelle 403. Le D3B change alors de dénomination et devient D4. Par la même occasion, la boite à trois rapports en acquiert une quatrième. Le moteur de 1468 cm3 de 45 chevaux se montre plutôt gourmand, aussi la possibilité d'opter pour le moteur Diesel Indenor est-elle offerte à partir de 1959. C'est la dernière évolution importante du "nez de cochon", les autres n'étant que des détails de finition.

En 1965, le D4, définitivement écrasé par le succès du Type H malgré 76000 unités construites, cède sa place à un nouvel utilitaire qui cette fois connaîtra le succès : le J7.

Posté par Zorglub34 à 13:27 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Peugeot D3 (1950-1955)

    Arf il est superbe ce Peugeot , il est dans ça teinte d'origine ? en tout cas j'adore les véhicules publicitaire d'antan

    Posté par gégé, 11 décembre 2011 à 22:47
  • Tout est d'origine, sauf les roues (il a des roues de D4B). Même la plaque d'immatriculation est d'origine (immatriculation en 52 ) !

    Posté par Z, 12 décembre 2011 à 09:20
  • SUPER BEAU !

    Posté par didier, 14 décembre 2011 à 09:55
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