Chevrolet Corvette C6 (2005-2013)
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017
Corvette C6 (2005-2013)
En 2005, la Corvette de sixième génération apparaît. Petite nouveauté : elle n’est plus présentée sous le nom Chevrolet, mais sous la marque Corvette elle-même pour l’Europe.
Après l’incertitude stylistique de la C4 et le renouveau timide de la C5, la C6 impose une ligne nette et affirmée. Plus courte de 12 cm mais dotée d’un empattement allongé, elle profite d’une assise plus stable. Les roues sont repoussées aux extrémités et les porte-à-faux réduits au minimum. L’arrière tronqué, orné de quatre feux ronds en hommage à la C3, participe à l’équilibre général. La silhouette reste sportive sans agressivité, musclée sans excès. Aucun appendice gratuit : l’aérodynamique (Cx de 0,28) est parfaitement intégrée, avec seulement quelques détails visibles – un embryon de diffuseur, une arête sur le tablier arrière, des extracteurs derrière les roues avant et une lame dans le bouclier. Les phares escamotables disparaissent, au regret des puristes, remplacés par des blocs fixes protégés par une bulle transparente, longtemps interdite aux États-Unis.
La C6 a été pensée plus agile et plus légère. Son plancher est constitué de deux couches de fibre de verre séparées par une fine couche de balsa de 2 mm.
Sur la C6 Coupé, le toit est toujours amovible, proposé en version opaque (composite) de série ou en transparent (polycarbonate) en option. Seules les déclinaisons les plus radicales (Z06 et ZR1) reçoivent un toit fixe pour garantir une rigidité maximale. Résultat : un poids contenu sous la barre des 1 500 kg, soit environ 200 kg de moins que ses rivales de puissance équivalente.
La boîte de vitesses est installée sur le pont arrière, ce qui permet une répartition des masses quasi idéale : 51 % à l’avant seulement. Les suspensions à double triangulation aux quatre roues pouvaient être associées à un « Pack Performance » (ressorts et barres plus fermes), ou au système Magnetic Selective Ride Control, offrant deux lois d’amortissement. Résultat : une tenue de route exemplaire, presque impossible à prendre en défaut… mais un comportement sur-vireur brutal quand le couple du V8 déborde les limites de l’adhérence.
Sous le capot, pas de révolution : un V8 atmosphérique à arbre à cames central et culbuteurs. Mais tout en aluminium. Le LS2 de 6,0 litres développe 404 ch à 6 000 tr/min et 55,7 mkg à 4 400 tr/min, avec un poids contenu de 183 kg.
Critiqué pour une sonorité trop sage sous 3 000 tr/min, il se montre d’une souplesse exemplaire, acceptant de reprendre dès 1 000 tr/min. L’accélérateur électronique répond instantanément, et les vitesses illégales sont atteintes bien avant la 6e. Contrairement aux anciens « small blocks », il prend volontiers ses tours. La boîte manuelle est à 6 rapports, l’automatique à 4 puis 6 rapports à partir de 2007, avec palettes au volant.
L’équipement suit l’époque : carte de démarrage, boutons à la place des poignées, affichage tête haute, climatisation bi-zone, chaîne Bose 7 HP, lecteur CD-MP3, prise USB. Le GPS et le Bluetooth restent optionnels. Six cadrans face au conducteur complètent une présentation plaisante, mais entachée par des plastiques basiques et un faux aluminium peu convaincant.
Le confort surprend agréablement, tout comme le coffre : plus de 600 litres, digne d’une berline familiale.
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Vitesse maximale : 300 km/h
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0 à 100 km/h : 4,7 s
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1 000 m départ arrêté : 24,1 s
De quoi rivaliser avec Porsche 997 et Ferrari F430. Pour les plus exigeants, la Z06 (512 ch) et la ZR1 (647 ch, dès 2009) placent la barre encore plus haut.
En 2008, la C6 « de base » gagne en cylindrée (6,2 l, 437 ch). Proposée à un peu plus de 63 000 €, elle représentait une alternative sérieuse aux coupés sportifs allemands (Porsche 997, BMW M3), italiens (Maserati Gran Turismo, Ferrari California) ou anglais (Jaguar XK, Aston Martin V8 Vantage), tous bien plus chers à prestations équivalentes.
La C6 restera produite jusqu’en 2013, avant d’être remplacée par la C7, encore plus affûtée.
FICHE TECHNIQUE : Corvette C6 (2005)
🔹 Type du moteur : V8 ouvert à 90°, essence
🔹 Bloc : aluminium
🔹 Culasse : aluminium
🔹 Emplacement : longitudinal avant
🔹 Puissance fiscale : 31 CV
🔹 Cylindrée : 5 970 cm³
🔹 Alésage x course : 101,6 x 92 mm
🔹 Taux de compression : 10,9:1
🔹 Vilebrequin : 5 paliers
🔹 Puissance maximale : 404 ch à 6 000 tr/min
🔹 Couple maximal : 55,4 mkg à 4 400 tr/min
🔹 Distribution : arbre à cames central, soupapes en tête, culbuteurs
🔹 Nombre de soupapes : 16
🔹 Alimentation : injection directe, gestion électronique
🔹 Type de transmission : propulsion, transaxle
🔹 Boîte de vitesses : manuelle à 6 rapports (BVA 4 rapports, remplacée par une BVA 6 rapports dès 2007)
🔹 Direction : à crémaillère, assistance variable
🔹 Diamètre de braquage : 12 m
🔹 Châssis : structure composite avec plancher en fibre de verre et balsa
🔹 Suspension avant : roues indépendantes, double triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
🔹 Suspension arrière : roues indépendantes, double triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
🔹 Longueur : 443,5 cm
🔹 Largeur : 184,4 cm
🔹 Hauteur : 124,7 cm
🔹 Empattement : 268,5 cm
🔹 Voie avant : 157,7 cm
🔹 Voie arrière : 154,2 cm
🔹 Pneus avant : 245/40 ZR 18
🔹 Pneus arrière : 285/35 ZR 19
🔹 Freins avant : disques ventilés (340 mm)
🔹 Freins arrière : disques ventilés (330 mm)
🔹 Aides : ABS et antipatinage de série
🔹 Vitesse maximale : 300 km/h
🔹 0 à 100 km/h : 4,7 s
🔹 400 m D.A. : 13,9 s
🔹 1 000 m D.A. : 24,1 s
🔹 Capacité du réservoir : 68 litres
🔹 Consommation en cycle urbain : 19,8 l/100 km
🔹 Consommation en cycle extra-urbain : 9,2 l/100 km
🔹 Consommation en cycle mixte : 13 l/100 km
🔹 Volume du coffre : 634 litres
🔹 Cx : 0,28
🔹 Poids à vide : 1 470 kg





