Jaguar Type E cabriolet 3.8 (1961-1964)
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)
Jaguar Type E 3.8
Genèse d’un mythe automobile
Il faut attendre 15 jours après la présentation de l'audacieux coupé Type E pour voir apparaître le roadster au salon de New York, le 1er avril 1961. Comme le coupé, il est dôté du moteur 6 cylindres dérivé de celui de l'XK150 qui délivre, avec 3 carburateurs SU, 265 chevaux. Ainsi équipé, il vient chatouiller Ferrari sur son propre terrain, en proposant, pour la moitié du prix, des performances légèrement supérieures à celles d'une Ferrari 250 GT.
Les modèles des premiers mois se distinguent par leurs attaches extérieures du capot jusqu'au mois d'août 1961. Elles disparaissent au profit d'une commande intérieure. Jusqu'en 1963, le plancher est plat. Dans les versions suivantes, il est surbaissé au niveau des pieds des passagers avant.
La planche de bord très inspirée de l'aviation en aluminium bouchonné est recouverte de noir, tout comme la console centrale, et les interrupteurs type aviation sont remplacés par des basculeurs classiques. La boite à gants reçoit une porte. Enfin, au début de 1964, une nouvelle boite de vitesses remplace la précédente, ce qui procure à la Jaguar une première synchronisée.
En octobre 1964 pour le salon de Londres, la Type E reçoit un nouveau moteur 4,2 litres. En 1964, pour satisfaire aux normes américaines (encore et toujours...) la Type E doit se séparer de ses phares carénés. La position du phare est alors avancée et un chrome très fin vient souligner le bord de l'emplacement du phare. Cette modification, étendue à toute la production mondiale conduit à ce que cette version soit appelée série 1½ par les spécialistes, mais cette dénomination ne sera jamais reconnue par Jaguar.
En septembre 1968, la Type E entre dans une série 2 qui se distingue par des pare-chocs rehaussés et des clignotants déplacés à l'avant et à l'arrière, des feux totalement redessinés. Puis en 1971, c'est la série 3 qui se distinguera par sa grande calandre et son V12.
La première année, Jaguar vendra très peu de coupés et l'essentiel des ventes se fera en cabriolet (roadster). La tendance est inversée dès l'année suivante et s'équilibre encore les années suivantes. Au total ce sont 15482 Type E 3.8 qui sont vendues de 1961 à 1964, 7 815 roadsters et 7 667 coupés.
Fiche technique :
🔹 Type du moteur : 6 cylindres en ligne, essence
🔹 Bloc : Fonte
🔹 Culasse : Aluminium
🔹 Emplacement : Longitudinal, avant
🔹 Puissance fiscale : 22 CV
🔹 Cylindrée : 3 781 cm³
🔹 Alésage x course : 87 x 106 mm
🔹 Taux de compression : 9:1
🔹 Vilebrequin : 7 paliers
🔹 Puissance maximale : 265 ch à 5 500 tr/min
🔹 Couple maximal : 36 mkg à 4 000 tr/min
🔹 Distribution : double arbre à cames en tête (DOHC)
🔹 Nombre de soupapes : 12
🔹 Alimentation : Trois carburateurs SU HD8
🔹 Type de transmission : propulsion
🔹 Boîte de vitesses : manuelle 4 rapports (Moss, 1ère non synchronisée)
🔹 Direction : À crémaillère
🔹 Diamètre de braquage : 11,30 m
🔹 Châssis : Monocoque avec berceau avant tubulaire
🔹 Suspension avant : Roues indépendantes, triangles superposés, barres de torsion longitudinales, barre antiroulis, amortisseurs télescopiques
🔹 Suspension arrière : Roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs télescopiques
🔹 Longueur : 445,8 cm
🔹 Largeur : 163,2 cm
🔹 Hauteur : 119,4 cm
🔹 Empattement : 243,8 cm
🔹 Voie avant : 127 cm
🔹 Voie arrière : 127 cm
🔹 Garde au sol : 14 cm
🔹 Pneus avant : 205/70 VR 15
🔹 Pneus arrière : 205/70 VR 15
🔹 Freins avant : Disques assistés (280 mm)
🔹 Freins arrière : Disques in-board assistés (250 mm)
🔹 Vitesse maximale : 240 km/h
🔹 0 à 100 km/h : 7,4 s
🔹 400 m D.A. : 15,2 s
🔹 1000 m D.A. : 28,2 s
🔹 Capacité du réservoir : 64 litres
🔹 Consommation moyenne : 13,3 l/100 km
🔹 Poids à vide : 1 256 kg








