Mercedes 500 SEC AMG (C126) (1982-1991)
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)
Mercedes 500 SEC AMG
AMG est l'union d'un ingénieur de chez Mercedes, Hans-Werner Aufrecht, avec Erhard Melcher. Ils accolent l'initiale du lieu de naissance d'Aufrecht (Grossaspach) pour former le sigle AMG. La firme est créée en 1967 et se voit confier par Mercedes la préparation de voitures pour le championnat d'Europe des Voitures de Tourisme de 1968. La voiture développée est la "série-8" ou "stricht-Acht", le couple W114/115.
À partir d'une 300 SEL 6.3 modifiée (6,8 litres et 350 ch), AMG remporte les 6 heures de Macao en catégorie voiture de tourisme dès sa première participation. La voiture décroche la seconde place aux 24 heures de Spa-Francorchamps en 1971. Ces succès scellent les liens étroits entre AMG et Mercedes, jusqu’à l’intégration au groupe en 1999.
En 1973, un kit spécial pour les voitures de série permet de modifier la W114, consolidant la notoriété de la marque. En 1980, AMG se distingue encore avec une 450 SLC dont le moteur atteint 375 ch, remportant la victoire au Nürburgring en catégorie voiture de tourisme. Fort de ces succès, AMG se tourne naturellement vers la descendante de la W114, la W126, en version coupé.
Alors qu’AMG dispute le DTM avec la Mercedes 190 E 2.3-16, il devient possible de commander sa Mercedes W126 directement préparée par AMG. La 500 SEC voit ainsi sa puissance passer de 231 à 276 ch en 1982. En 1984, Erhard Melcher travaille plus profondément sur le V8 : culasse 4 soupapes par cylindre, inclinaison de 30°, poussant la puissance à 340 ch et permettant à la paisible 500 SEC d’atteindre 280 km/h selon le rapport de pont choisi. Le coupé se distingue également par ses ailes élargies et ses bas de caisse spécifiques.
Parallèlement, AMG développe d’autres modèles : W201 (190 E), W124 (200/300 E), ou une rarissime 560 SL 6.0 constituant peu à peu une véritable gamme parallèle. AMG touche quasiment tous les segments Mercedes, de la Classe C au Classe G, en passant par E, CLK, S, SL ou CL. En 1999, AMG est intégré à Mercedes via l’acquisition de 51 % de son capital par Daimler-Chrysler. Hans-Werner Aufrecht devient chef du département compétition de Mercedes, à travers sa société H.W.A.
Les succès se poursuivent en compétition : quatre titres en DTM dans les années 90 et six autres depuis les années 2000Aujourd’hui, AMG produit près de 20 000 voitures par an, avec des moteurs dépassant les 600 ch et 100 mkg. La tradition perdure : chaque moteur est assemblé par un seul mécanicien et signé de son nom, garantissant la perfection.
Le coupé W126, sommet du luxe des années 80, devient une véritable bête de course entre les mains d’AMG. Dès 1982, la 500 SEC peut être commandée directement avec la préparation AMG : passage du V8 5 litres de 231 à 276 ch, sans toucher au style classique du coupé.
En 1984, une évolution majeure apparaît : culasse 4 soupapes par cylindre, soupapes inclinées, puissance portée à 340 ch. La vitesse de pointe atteint alors 280 km/h, selon le rapport de pont choisi. La voiture se distingue également par des ailes élargies, des bas de caisse spécifiques et des jantes AMG, tout en restant parfaitement élégante pour un coupé Mercedes.
Les clients pouvaient choisir l’intérieur et les équipements selon leurs goûts, faisant de chaque 500 SEC AMG une voiture unique. Rare, exclusive, elle symbolise le passage d’AMG du préparateur indépendant au constructeur de super-Mercedes, avant l’intégration officielle en 1999.
La 500 SEC AMG préfigure la philosophie Mercedes-AMG des années 90 et 2000 : puissance, exclusivité et élégance. Elle incarne l’esprit « widebody » des années 80 et demeure un objet de collection recherché, symbole d’une époque où AMG transformait des coupés classiques en supercars discrètes mais redoutables. Véritable icône culturelle, elle a séduit traders, célébrités et collectionneurs, marquant durablement l’histoire de Mercedes et d’AMG.
La 500 SEC AMG ne s’est pas contentée d’être une icône isolée : elle a ouvert la voie à toute une lignée de coupés et de limousines AMG haute performance. Son succès a confirmé que Mercedes pouvait marier luxe et sportivité sans concessions, inspirant directement les CL55, C63, E63, S65, G55, avec des V8 suralimentés ou des V12.

