04 octobre 2012

Jaguar XJS 4.0 cabriolet (1992-1996)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Alors que la XJ-S succédait à la Type E en 1975, aucune version cabriolet n'était prévue à Coventry. Il faut attendre 1983 pour qu'une version sans toit rigide soit dévoilée. Il faut dire que les recommandations de l'administation américaine laissaient entrevoir que tout véhicule cabriolet non pourvu d'un arceau de sécurité risquait de ne pas recevoir son homolagation. C'est ainsi que disparaît la Chevrolet Corvette convertible qui ne reviendra qu'en 1986, et que naissent les toits en T, ne laissant qu'une arête centrale pour protéger les passagers en cas de retournement (voir ici une Pontiac Trans Am). De la même manière, les petites berlines se dotent d'arceaux de sécurité à la manière d'une Volkswagen Golf Karmann. Il faut attendre l'arceau amovible des Mercedes R129 pour les voir disparaître peu à peu.

Ainsi donc, en 1983  la Jaguar XJ-SC propose une version découvrable assez disgracieuse mais conforme aux attentes américaines. Des arceaux latéraux restent en place une fois le toit dégagé et l'on se rapproche plus d'une découvrable que d'un cabriolet. Cette dernière n'est alors disponible qu'avec le nouveau moteur 6 cylindres. Enfin, le V12 lui est autorisé en 1985. Ce n'est qu'en 1986 qu'un véritable cabriolet est possible, mais par l'intermédiaire d'un préparateur indépendant, et curieusement, américain : Hess & Eisenhardt. Réduite à strictement deux places par la suppression des strapontins à l'arrière, cette version connaît un très petit succès avec 863 voitures produites seulement et uniquement aux USA. C'est Karmann, en 1988, qui se charge de la transformation de la XJ-S V12 pour l'Europe. Là aussi, les ventes restent confidentielles.

Lors de la refonte de la XJ-S, qui devient XJS (sans tiret), Jaguar propose aussitôt un véritable cabriolet qui sort de ses chaînes. Finis les arveaux encombrants et disgracieux, place à un véritable cabriolet à la ligne étirée qui conserve tout le charme de la XJS. Stricte deux places, la XJS est disponible avec le V12 porté à 6 litres. Le moteur 4 litres ne lui est accordé qu'en 1992.

Le résultat est pourtant éloquent : sur les 27 406 Jaguar XJS produites de 1991 à 1996, 18574 sont des cabriolets, soit les trois quarts. On imagine qu'en réalisant le cabriolet si tard, Jaguar s'est privé d'un beau marché. Avec la Jaguar XK8 qui lui succède, la nouvelle direction de Ford n'oublie pas de proposer immédiatement le cabriolet.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 21 CV
Cylindrée : 3980 cm3
Alésage x course : 91 x 102 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 222 ch à 4750 tr/min
Couple maximal : 38,4 mkg à 3750 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête entraînés par chaîne
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : injection électronique Lucas
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique 4 rapports (5 rapports manuels en option)
Direction à crémaillère, assistée
Diamètre de braquage : 13 mètres
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : bras triangulés

Longueur : 476,4 cm
Largeur : 179,3 cm
Hauteur : 125,4 cm
Empattement : 259,1 cm
Voie av : 148,9 cm
Voie ar : 150,4 cm
Pneus av : 235/60 VR 15
Pneus ar : 265/60 VR 15
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 224 km/h
0 à 100 km/h : 9,1 s
1000 m.D.A. : 30,8 s
Capacité du réservoir : 82 litres
ABS en série
Poids : 1790 kg


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