MG A 1600 Mk II (1961-1962)
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)
MG A Mk II (1961-1962)
Si la MG A s’impose d’emblée comme un succès — jusqu’à devenir la voiture de sport la plus vendue aux États-Unis — elle n’échappe pas à une critique récurrente : un déficit de puissance. La tentative de montée en gamme avec la Twin Cam de 108 ch restera sans lendemain, son échec commercial refroidissant rapidement les ambitions.
La réponse vient avec la version 1600. La cylindrée progresse de 1 489 à 1 588 cm³, pour un gain modeste d’environ 10 %, soit 78 ch SAE. L’évolution est mesurée, presque prudente. En revanche, la MG A franchit enfin le seuil symbolique des 100 miles à l’heure (161 km/h), un argument plus flatteur sur le papier que réellement transformant sur la route.
Le modèle atteint son pic commercial en 1959, avant un net essoufflement dès l’année suivante. Le constat est clair : il faut réagir, sans bouleverser l’équilibre du modèle.
En 1961, la mise à jour reste fidèle à cette logique. La ligne évolue par touches : calandre redessinée, grille désormais en retrait, feux arrière regroupés en un seul ensemble. Rien de radical, mais une modernisation bienvenue.
Sous le capot, le nouveau 1 622 cm³ porte la puissance à 86 ch SAE. Toujours culbuté, toujours orienté vers la souplesse, il ne change pas la nature de l’auto. L’équipement en hausse alourdit légèrement l’ensemble, si bien que le gain en performances demeure marginal : 163 km/h en pointe.
Cette dernière évolution ne prolongera pas longtemps la carrière du modèle. Produite à 8 719 exemplaires — en grande majorité pour le marché américain — la MG A 1600 Mk II s’efface rapidement au profit de la MG B, appelée à connaître un destin autrement plus durable.
Au total, 101 081 MG A auront été assemblées, dont 81 153 exportées aux États-Unis.



