11 avril 2010

Simca 1100 phase I (1967-1974)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A sa sortie en 1967, la Simca 1100 créé une petite révolution. Elle va fixer de manière presque définitive le cahier des charges de la petite familiale représentée aujourd'hui par une Renault Mégane ou une Peugeot 308.

Alors que Renault en est toujours aux moteurs à l'arrière des Renault 8 ou 10, Peugeot a déjà compris avec la 204 l'importance et l'intérêt d'une traction à moteur avant et roues indépendantes. La solution imaginée par Citroën trente ans plus tôt commence à faire largement école. La place que cela permet de gagner avec une structure monocoque est considérable tout en abaissant les coûts. Parallèlement la voiture y gagne en confort avec des roues indépendantes et en sécurité avec une tendance au sur-virage disparue.

Là où Simca tire son avantage est dans le hayon. La 1100 est la première dans ce segment à arborer cette solution (les Renault 4 et Renault 16 en étaient déjà dotées dans leur segment depuis 1961 et 1965 et la R16 était la première à inaugurer cette formule deux volumes et hayon). Elle donne un polyvalence supérieure à celle de la 204 avec un volume de chargement bien supérieur grâce à  une banquette rabattable qui permet de la transformer provisoirement en "utilitaire". De plus la voiture est disponible en de multiples versions, à commencer par la cinq portes, mais aussi en trois portes, ou en break trois ou cinq portes, et même en utilitaire.

Le moteur à l'origine est un 1118 cm3 de 60 chevaux qui, dans un bruit de machine à coudre, se montre alerte et volontaire. La voiture dépasse les 140 km/h, une très bonne valeur pour une voiture française de la fin des années 60. En 1969, le petit moteur de 944 cm3 de la Simca 1000 permettra de classer la voiture dans la catégorie des 5CV, Simca s'ouvrant ainsi une clientèle plus populaire, fidèle à ses origines avec ses Fiat contruites sous licence. Si la voiture ne fait plus que 48 chevaux, elle sait se faire pardonner avec sa polyvalence et un prix raisonnable. Le succès sera toutefois relatif et la LS redevient très vite disponible en 6CV.

A noter que ces moteurs, dépourvus de chemise, peuvent rouler à l'essence sans plomb dès 1973.

La gamme s'étoffe dès 1970 avec un moteur 1204 cm3. Avec 75 chevaux, la 1100 spécial est la plus rapide des 7CV avec une vitesse de pointe de 157 km/h.  Mais la difficulté de régler l'ouverture simultanée des deux carburateurs conduira Simca à augmenter l'alésage jusqu'à 1293 cm3 afin de supprimer un carbu sans rien perdre ni sur les performances ni la puissance. La TI affiche 82 chevaux et 165 km/h en pointe.

En 1975, c'est la phase II. Les deux arrières sont modifiés pour intégrer des feux de recul, et la lunette arrière est agrandie.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Transversal avant
Alimentation     Carburateur simple corps
Distribution     Arbre à cames latéral
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     74 x 65 mm
Cylindrée     1118 cm3
Puissance     60 chevaux à 6000 tr/min
Couple     8,6 mkg à 3200 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Puissance fiscale    6 CV
Type    Traction
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    Barres de torsion
Suspensions Ar    Barres de torsion
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
ABS    Non
PneuAv    145 SR 13
PneuAr    145 SR 13
Longueur    393 cm
Largeur    159 cm
Hauteur    146 cm
Poids    890 kg
Vitesse max    146 km/h

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03 avril 2010

Citroën Ami 6 (1961-1969)

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(Bourg-Charente, Charente, avril 2004)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2009)

En 1961, lorsque Citroën se lance dans la construction intermédiaire, entre la simplissime 2CV et l'ingénieuse DS, il n'y a rien en milieu de gamme. De fait Citroën n'a jamais eu de politique de marque ou de gamme. Il n'y a jamais eu plus de deux modèles à la fois, et deux fois seulement, pendant la production de la Citron (ou Trèfle) et depuis le lancement de la 2CV aux côtés de la Traction.

En 1956, le projet d'un véhicule intermédiaire est inauguré sous le nom de projet "AM", ou M signifie Milieu. La voiture doit être légère, doit pouvoir transporter quatre personnes et faire moins de 4 mètres de long. Très vite, l'idée d'adapter la plate-forme de la 2CV s'impose, question de coût. Mais alors l'empattement ne peut être modifié, et il faut alors s'orienter vers un break, ce qui n'est pas au goût de la direction qui veut une berline trois corps. La difficulté provient de la longueur de l'empattement à nouveau. La garde au toit impose alors aux passagers arrières de se pencher en avant ou d'avoir la lunette arrière dans la nuque. C'est finalement Flaminio Bertoni qui trouve une solution qui sera longtemps décriée : inverser l'angle de la lunette arrière. il en résulte cette courbe arrière en Z assez unique dans l'histoire de l'automobile. C'est ce projet qui a sonné le glas pour la Panhard PL17, et qui a contraint la 24 CT à ne rester qu'un coupé ou un coupé quatre places pour la 24BT afin de ne pas faire d'ombre à l'Ami 6. Le nom à l'origine deait être 3CV, mais un jeu de mot de Flamonio Bertoni lui donna son nom : de "Amici" (ami) on lui greffa le nom Ami 6.

Le moteur lui aussi est dérivé de la 2CV. Mais à 475 cm3, il n'est pas envisageable de le transposer dans l'Ami 6. En conservant le bas moteur, il est porté à la cylindrée maximale, c'est à dire 602 cm3. L'Ami 6 sera alors une 3 CV (au delà de 610 cm3, la puissance fiscale passait à 4 CV). Le moteur développe alors 22 chevaux (SAE) à l'origine, puis à force d'amélioration et par adjonction d'un carburateur double corps il atteindra même 32 chevaux (DIN) en 1967. Pourtant, il n'y a pas le choix dans une Ami 6, il faut rouler pied au plancher, ou pied hors de l'accélérateur. Il faut vraiment la remuer pour la faire avancer.

On retrouve des pièces de la 2CV et de la DS. Le levier de vitesses et le frein à main sont ceux de la 2CV, mais le volant à une seule branche rappelle celui de la DS. En revanche, le compteur de vitesse sera repris dans la 2CV plus tard. Les poignées de portes intérieures sont celles de la DS. En revanche, les vitres avant coulissent par moitié, et les vitres arrières sont fixes.

Grande autre nouveauté, la voiture n'a pas les phares ronds, mais rectangulaires même si les angles sont arrondis (modèle jaune). Cibié a développé une nouvelle technique de réflecteurs à l'intérieur du phare pour mieux orienter et concentrer le flux lumineux. Il est revendiqué un éclairage deux fois plus efficace. Dès 1963, pour les USA où les feux Cibié ne sont pas homologués, une version quatre phares fait son apparition. En 1963 également, les feux lampions arrières sont remplacés par des feux têtons (pointus). La plaque d'immatriculation est élargie pour satisfaire aux nouvelles normes (Notre modèle blanc). Ce n'est qu'en 1967 que les feux arrières deviennent bloc optique qui seront repris par la 2CV6 (notre modèle rouge).

En 1967 apparait une version "Club", avec 4 phares ronds (modèle rouge), quelques baguettes chrômées, une sellerie séparée à l'avant, les fameux feux rectangulaires à l'arrière.

Sur la route, la voiture s'avère confortable. Elle séduit malgré des défauts de jeunesse. Des évolutions arrivent vite, les vitres arrières coulissantes dès 1962, puis le break dès 1964 qui vient corriger le défaut aérodynamique de la lunette arrière qui crée un vortex. Le break est la voiture la plus vendue en France en cette année 1966.

En 1969, après plus d'un million d'exemplaires vendus (break et berline), l'Ami 6 cède sa place à l'Ami 8.

Fiche technique :

Type du moteur    2 cylindres à plat
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     Carburateur double corps
Distribution     Arbre à cames central
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     74 x 70 mm
Cylindrée     602 cm3
Compression     9 : 1
Puissance     35 chevaux à 5750 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Puissance fiscale    3 CV
Type    Traction
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    Batteurs à inertie
Suspensions Ar    Batteurs à inertie
Freins avant    Tambours
Freins arrière    Tambours
ABS    Non
PneuAv    125 x 380
PneuAr    125 x 380
Longueur    387 cm
Largeur    152 cm
Hauteur    149 cm
Poids    620 kg
Vitesse max    123 km/h


20 mars 2010

Opel Diplomat B V8 (1969-1977)

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OpelDiplomatprof

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A la fin des années 30, le haut de gamme chez Opel était tenu par deux modèles, l'Opel Kapitän et l'Opel Admiral. En 1964, lorsque revient le temps d'une voiture très haut de gamme, le duo se transforme en trio, avec l'Opel Diplomat. Elle forment à elles trois ce qu'en interne on appele le niveau "KAD" (Kapitan, Admiral, Diplomat) ou "The Big Three". Ce sont de fait trois voitures presque identiques dont seuls des détails changent (calandre, intérieur, feux, etc). Des trois voitures, c'est l'Opel Admiral qui aura les faveurs du public, et à l'inverse l'Opel Kapitan sera arrêtée en 1970 tant ses ventes sont faibles (moins de 5000 ventes de la Kapitan B entre 1969 et 1970). Entre les deux, la Diplomat survit avec seulement 10000 unités de la version A de 1964 à 1969 pour environ 90 000 "KAD".

En 1969, une deuxième version des voitures apparaît. Elles sont un peu plus rondes, un peu moins allemandes dans leur style et évoquent même des Vauxhall ou des Holden (marque Australienne de Général Motors). Elles sont légèrement plus petites que les "A" et aussi un peu plus élaborées. Elle bénéficient à l'arrière d'un pont de Dion qui permet de diminuer les masses suspendues. Elles disposent de deux motorisations : un 6 cylindres en ligne de 2,8 litres (c'est alors la Diplomat E), ou le fameux V8 Chevrolet de 5,3 litres (327 ci).

Avec le V8 et ses 230 chevaux, la Diplomat est propulsée au choix d'une boite manuelle à 4 rapports (très rare, indisponible après 1972) ou boite automatique à 3 rapports appelée "Turbo-Hydramatic" en remplacement de la boite "Powerglide" et ses deux rapports. 

Ainsi équipée, les "KAD" sont censées rivaliser avec les Mercedes SE. Mais la rivalité n'a lieu que sur le papier, les ventes étant nettement en faveur de Mercedes. Pourtant le Diplomat ne manquait pas d'arguments avec un intérieur soigné, des équipements pléthoriques allant même jusqu'à l'antenne intégrée au pare-brise ou le rétro électrique.

En 1977, avec seulement 61 000 KAD vendues depuis 1969, Opel met fin à l'Admiral et à la Diplomat qui n'aura trouvé qu'environ 23 000 acquéreurs. L'Opel Senator prend en suite le relai en 1978, abandonnant le V8.

 

 

Fiche technique :

Type de moteur :    V8
Disposition:    Longitudinal, avant
Nombre de soupapes: 16
Énergie:    Essence
Cylindrée:    5354 cm³
Alésage course:    101,6 x 82,6 mm
Compression:    10,5 : 1
Distribution:    Arbre à cames central
Alimentation:    Carburateur quadruple corps
Puissance:    230 ch à 4700 tr/min
Type de transmission:    Propulsion
Boîte de vitesses:    Automatique
Direction:    Circuit à Billes
Suspensions avant:    Roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspensions arrière:    Essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques
Freins avant:    Disques
Freins arrière:    Tambours
Pneus avant:    195 HR 14
Pneus arrière:    195 HR 14
Longueur:    4920 mm
Largeur:    1852 mm
Hauteur:    1450 mm
Empattement:    2845 mm
Voies avant:    1505 mm
Voies arrière:    1512 mm
Poids:    1690 kg
Reservoir:    80 litres
Vitesse maximale:    202 km/h
0-100 km/h :    10 s

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05 mars 2010

Ford Taunus TC 1600 GLX (1970-1975)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1970, une rupture de la continuité a lieu chez Ford. La série des Taunus apparue en 1952 jusqu'à la Taunus P7b et leurs déclinaisons en M (voir ici la 26M) disparait. La gamme est retravaillée, et au milieu de la gamme une nouvelle Taunus prend place, entre l'Escort (ici en mk II) et la Granada (ici en mk III). La nouvelle TC, pour Taunus-Cortina, a un vocation mondiale et elle étrenne une nouvelle organisation des filiales européennes de Ford qui sont invitées à travailler en synergie au lieu d'être en concurrence, ce qui à terme, entraînera la disparition de la branche anglaise.

Rupture dans le style, avec une large berline très américanisée, qui a l'avantage d'offrir une habitabilité très au-dessus de la concurrence. Les lignes sont harmonieuses sans ostententation, et le volume offert par la Taunus tend à rogner des parts de marché sur la Granada. En Angleterre, la Ford Cortina Mk III est la jumelle presque identique de la Taunus, avec quelques différences sur la calandre, le bossage du capot et des portières arrière au dessin sinueux.

Rupture également avec le fameux V4 Ford installé dans les versions les moins motorisées des Taunus. Les 1300 et 1600 sont des moteur à 4 cylindres en ligne et arbre à cames en tête entraîné par courroie crantée. En revanche les 2000 et les 2300 conservent le V6 de la P7.

La nouvelle Taunus est déclinée en berline deux ou quatre portes, en coupé fastback et break. Les niveaux de finition sont très épars de la modeste 1300 L à la luxueuse 2300 GXL (intérieur velours, cuir bois et moquette, compte tours etc). Le modèle de base et la finition L ont des phares ronds tandis que les finitions XL a deux phares rectangulaires auxquels s'ajoutent deux phares additionnels ronds sur les GT et GXL.

Cette polyvalence, ses formes américaines et un niveau d'équipement nettement supérieur à la concurrence à un prix comparable vaudront à la Taunus d'être une des meilleures ventes du début des années 70.

En 1974, la calandre est modifiée abandonnant les phares ronds et la calandre chrômée pour adopter une nouvelle calandre en plastique noir (notre modèle), calandre qui n'est pas sans rappeler l'Opel Commodore A. Les finitions GT et GXL perdent les feux additionnels ronds. A l'arrière le dessin des feux reste presque identique même s'il est très légèrement agrandi par un cerclage chromé. Le feu de recul devient gris. Pour les finitions les plus élevées (LX, GLX) le toit et la bande de coffre sont peints en noir, et une option permet de les avoir recouverts de vynil noir. La peinture sur le bosselage du capot semble être un rajout, d'après les commentaires ci-dessous.

Le V6 de deux litres de conception ancienne et gourmand laisse la place à un 4 cylindres de conception plus moderne. L'intérieur est également réaménagé et pour améliorer le confort une nouvelle suspension avec barre stabilisatrice préfigure celle de la future TC2.

En 1975, les barres chromées de la calandre disparaissent et les lettres en plastique de FORD viennent s'insérer sur le côté droit de la calandre. La barre qui traverse la bande de coffre est supprimée. Le logo Ford rouge sur l'aile avant droite indiquant la motorisation est réduit au simple chiffre (1.3 ou 1.6 etc).

En 1976, la Taunus connait une évolution plus profonde et c'est alors la TC2 qui reprend le flambeau.

A l'heure actuelle, la Taunus est une voiture qui suscite immédiatement la nostalgie. Encore abordable en collection, elle dispose d'un énorme capital sympathie et il est fort à parier qu'elle peut devenir un investissement intéressant sur le long terme.

Pour en savoir plus : le site de la Taunus TC1.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1593 cm3
Alésage x course : 87,6 x 66 mm
Taux de compression : 9,2:1
Puissance maximale : 88 ch à 5700 tr/min
Couple maximal : 12,7 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 2 par cylindre
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 427 cm
Largeur : 170 cm
Hauteur : 137 cm
Pneus av : 175 SR 13
Pneus ar : 175 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 162 km/h
Capacité du réservoir : 54 litres
Poids : 990 kg

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26 février 2010

Peugeot 304 S (1972-1977)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

En mars 1972, les Peugeot 304 subissent leur premier lifting. Les feux arrières en double haricot disparaissent au profit d'un bloc rectangulaire intégrant des feux de recul.

A l'intérieur, c'est là que les modifications sont les plus notables pour de nouvelles versions : les "S" qui sont apparues plus tôt sur les coupé et cabriolet. Le tableau de bord passe à trois cadrans dont un compte-tour, un nouveau volant, une nouvelle calandre en noir mat avec un lion doré, de nouvelles jantes permettent d'augmenter le "standing". Le toit ouvrant est toujours de série.

Sous le capot, l'augmentation du taux de compression et un carburateur double corps permet de passer les "S" à 74 chevaux et leur autoriser 162 km/h et venir chatouiller les propriétaires de 504 sur l'autoroute. Cette puissance est assez remarquable pour un moteur 1300 français. Le moteur, s'il est volontaire, se montre gourmand même avec un pied léger. Il faut compter un minimum de 9 litres au cent kilomètres.

En 1974, la monte des pneus passe à 155 X 14 à la place de 145. Dès 1975, elles reçoivent toutes les feux de détresse "warning" en série ! En 1976, c'est le double circuit de freinage, les ceintures de sécurité à enrouleur.

En 1977, de nouvelles modifications verront l'apparition de deux déclinaisons : la 304 SL et la 304 SLS.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Transversal avant
Alimentation     Carburateur double corps
Distribution     Arbre à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     76 x 71 mm
Cylindrée     1288 cm3
Compression     8,8:1
Puissance     74 ch à 6000 tr/min
Couple     10,3 mkg à 4500 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Type    Traction
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    McPherson
Suspensions Ar    Bras tirés
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
PneuAv    145 SR 14
PneuAr    145 SR 14
Longueur    414 cm
Largeur    157 cm
Hauteur    141 cm
Poids    915 kg
Vitesse max    162 km/h
0 à 100 km/h    13,9 s
400 mètres DA    19 s
1000 mètres DA    36,4 s
Reservoir    42 litres

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20 février 2010

Imperial LeBaron (1968)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Imperial est la marque de prestige créée au sein de Chrysler en 1955, comme Lexus pour Toyota. A l'origine le nom était "Imperial Division of Chrysler Corporation". Les modèles les plus luxueux y sont fabriqués, renouvelant les carrosseries tous les deux ou trois ans. Virgil Exner qui avait défini les calandres de Chrysler depuis 1952 est transféré au département  Imperial en 1955 et créée une nouvelle calandre typique dès 1957, qui rappelle quelque peu les Cadillac séries 62. Il y a trois niveau de finition : Imperial (ou Imperial Custom) qui est le niveau d'accès, un second niveau plus raffiné appelé "Imperial Crown" et le niveau élitiste "Imperial Le Baron". Le nom "Le Baron" est emprunté à une firme américaine de l'avant-guerre qui était réputée pour la qualité de ses voitures et le raffinement de ses équipements.

Les voitures ont ainsi évolué de 1955 à 1975, date à laquelle la firme cesse son activité. Elle est brèvement exhumée en 1982 et 1983 pour des véhicules toujours luxueux mais exclusivement en deux portes. Le modèle "Le Baron" est entré dans la gamme de Chrysler en 1977 et disparaît alors des appelations "Imperial".

Ce modèle est équipé d'une suspension gonflable à l'arrière. Produit à 1852 unités en 1968, d'après le propriétaire, ce serait l'unique exemplaire de cette série en France. Il est à vendre pour le prix de 11000 €. Voir l'annonce ici.

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15 février 2010

Citroën DS 21 Injection Electronique (1969-1972)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1968, la DS née en 1955 a besoin d'un léger toilettage. Sa proue est complètement redessinée, avec de nouveaux bloc optiques intégrant un calandre 4 phares carénés dont les deux phares longue-portée centraux suivent les mouvements du volant, tandis que les codes extérieurs suivent l'assiette de la voiture éclairant toujours à la même hauteur quelle que soit le relief de la route ou le chargement de la voiture.

Les évolutions du moteur arrivèrent peu à peu depuis son lancement. D'abord la puissance du 1,9 litres est améliorée par accroissement du taux de compression de 7,5 à 8,5 : 1 (1961). En 1966, le moteur reçoit un nouveau vilebrequin 5 paliers contre 3 seulement jusque là. Ensuite la cylindrée est augmentée passant à 2,0 litres. Le moteur est de 89 chevaux. Il y a alors deux DS au catalogue, la DS19 et la DS 21.

En 1967, Citroën est contraint de modifier totalement le circuit hydraulique, l'huile utilisée jusque là ayant un point d'ébullition nettement trop bas (40°C) et ayant le fâcheux défaut de ronger tous les joints. Un nouveau liquide est mis au point (vert et non plus rouge) remplace le précédent, avec la qualité de ne bouilir qu'à 300°C, mais avec le défaut d'être totalement incompatible avec le précédent.

Puis en 1969, l'injection électronique fait son apparition. La puissance s'améliore nettement, de 106 à 125 chevaux. La DS est alors équipée d'un moteur plus digne de son standing et de ses capacités routières. La vitesse de pointe frise les 190 km/h. Les pneus sont pour la première fois de largeur identique à l'avant et à l'arrière en 1970 ! Les sièges avant reçoivent des appuie-tête que l'on retrouvera identiques sur la CX de première génération. En 1971, la boite est à 5 rapports en série sur tous les modèles. Les poignées de porte deviennent intégrées en 1972.

Ce n'est qu'en août 1972 qu'apparait alors la DS 23 qui apportera un léger regain de puissance et surtout de souplesse tout en remplaçant la DS 21.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     Injection électronique Bosch
Distribution     Arbre à cames latéral
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     90 x 85,5 mm
Cylindrée     2175 cm3
Compression     8,75 : 1
Puissance     125 chevaux à 5250 tr/min
Couple     18,7 mkg à 4000 tr/min
Boite de vitesse     5 rapports
Puissance fiscale    12 CV
Type    Traction
Direction    Crémaillère, assistée
Suspensions Av    Hydraulique
Suspensions Ar    Hydraulique
Freins avant    Disques
Freins arrière    Disques
ABS    Non
PneuAv    185 HR 380
PneuAr    185 HR 380
Longueur    484 cm
Largeur    180 cm
Hauteur    147 cm
Poids    1340 kg
Vitesse max    188 km/h
1000 mètres DA    33 s
Réservoir    65 litres

 

13 février 2010

Lancia-Martini Delta HF Integrale Evolution

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Version de course de la Lancia Delta Intégrale. Cette voiture est une légende à elle seule. Après l'interdiction du groupe B dès 1987, les voitures sont limitées à 2 litres de cylindrée. Seule Lancia a la capacité de proposer une voiture au point à l'ouverture de la saison. Peugeot s'est retirée pour se tourner vers le rallye-raid, Toyota propose une Célica pas encore au point. Tout au long de sa carrière, la voiture évolue beaucoup passant de la Delta HF 4WD à la Delta HF Intégrale Evolution. Si le bloc moteur reste le même, la voiture grandit. En 6 ans, elle s'est allongée de 5 cm, y compris l'empattement, et s'est élargie de 10 cm, dont 8 rien qu'au niveau de la voie avant, le tout dans le but d'améliorer encore la stabilité, la tenue de cap, la motricité. Lancia met tout en avant pour améliorer la voiture. Une transmission intégrale est associée à un viscocoupleur Furguson monté sur le différentiel central et à l'arrière, un différentiel est sensible au couple. Un ABS sait distinguer entre un simple coup de frein et un dérapage grâce à un capteur d'intertie. En cas de freinage, l'allumage est coupé, en cas de dérapage, au contraire, le régime moteur est maintenu de manière à faire passer la puissance aux roues arrières. Avec une boite 6 vitesses avec embrayage robotisé, les glissades sont ajustées au plus près. L'efficacité est à la limite de la perfection. Sans pédale d'embrayage, le pilote peut alors consacrer leur pied gauche aux freins. Le talon-pointe et double débrayage passent aux oubliettes et la configuration permet au pilote de freiner tout en maintenant les gaz pour ne pas perdre de puissance et de pression dans le turbo. Les performances de la voiture sont alors telles qu'elle bat les chronos des Peugeot 205 Turbo 16 Groupe B, alors qu'elles sont plus légères de 200 kg et plus puissantes de 100 chevaux !

Lancia va alors écrire la plus belle page de son histoire en ajoutant 45 victoires en rallye au palmarès de HF, et surtout 6 titres constructeurs successifs. La série aurait peut être pu continuer si Lancia n'avait pas simplement décider d'arrêter de participer à toute compétition quelle qu'elle soit.

Fiche technique :

Type : 4 cylindres en ligne
Position : transversal incliné vers l’avant
Matériaux bloc/culasse : fonte / alliage léger
Distribution :  2 Arbres à cames en tête (courroie crantée)
Nombre soupapes par cylindre  : 4
Alimentation/allumage : gestion électronique intégrale Weber/Marelli
Suralimentation : turbocompresseur Garrett TB03 (compresseur de 70mm) avec échangeur air/air pression 1,8 bar
Cylindrée : 1995 cm3
Alésage x course (en mm) : 84 x 90
Régime maxi : 7500 tr/mn
Puissance maxi : 295 ch à 7000 tr/mn
Puissance au litre : 148 ch
Couple maxi : 43 mkg à 4500 tr/mn
Type : intégrale permanente
Boite de vitesses : 6 rapports sans synchronisation
Répartition AV/AR du couple : :40/60% ou 45/55% (asphalte) 50/50% (terre)
Différentiel central epicycloïdal + viscocoupleur Ferguson
Autobloquants : AV  ZF et AR Torsen à disques
Suspension avant : pseudo Mc Pherson avec bras inférieurs triangulés et barre stabilisatrice, hauteur de caisse ajustable et articulations rigides
Suspension arrière : pseudo Mc Pherson avec double bras transversaux inférieurs et barre de poussée longitudinale, barre stabilisatrice, hauteur de caisse ajustable et articulations rigides
Direction : à crémaillère assistée
Freins avant : disques ventilés 332 mm avec étriers à 4 pistons
Freins arrière : disques ventilés 278 mm avec étriers à 2 pistons
Poids à vide : 1100 kg (variable selon les épreuves)
Répartition AV/AR : 575 kg / 525 kg  (52%/48%) (variable selon les épreuves)
Rapport poids/puissance : 3,7 kg/ch (variable selon les épreuves)
Longueur : 3900 mm
Largeur : 1770 mm
Hauteur : 1360 mm
Empattement : 2480 mm
Voies AV/AR : 1556 mm / 1526 mm
Jantes : 9X17 (asphalte) ou 7X16 (terre)
Pneumatiques : 24/62-17 (asphalte) ou 16/66-16 (terre)

15 janvier 2010

Fiat 1500 (1961-1967)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Fiat 1500, et sa jumelle la Fiat 1300, ont été conçues pour remplacer la Fiat 1100, connue en France sous le nom de Simca 8, elle-même succédant à la Fiat 508 Ballila.

C'est ainsi la première berline de la marque italienne. On note une ligne très inspirée de la Chevrolet Corvair, notament dans la calandre à quatre phares ronds. Elle est très anguleuse, à l'image de production de l'époque telle la Cadillac Séries 62 de 1959 ou la Mercedes Fintail. Elle a pourtant été étudiée en soufflerie, un des premiers modèles au monde à bénéficier de ce traitement.

Elle est d'abord commercialisée avec le moteur 1500 et 72 chevaux, une puissance importante pour cette catégorie de moteurs au début des années 60. En 1962, sort la 1300 qui affiche déjà 65 chevaux ! Elle est très vite la plus vendue des deux. La 1300 fut la voiture de prédilection de l'administration italienne, surtout les carabiniers.

Très fiable, d'un coût d'entretien très modeste la voiture est un grand succès. Elle est remplacée en 1966 par la Fiat 124 pour la 1300 et l'année suivante par la Fiat 125 pour la 1500.

Posté par Zorglub34 à 15:08 - - Commentaires [2]
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13 décembre 2009

Cadillac Sedan HardTop 1957 Kit Continental

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1957, la Série 62 de Cadillac connaît une notable évolution. Si l'aspect général ne change pas, de nombreux détails évoluent par rapport à 1955 ou 1956.

La calandre n'est plus entourée d'un bourrelé et deux phares ont fait leur apparition sous le pare-choc. Les tampons sont légèrement déplacés et le "visage" de la voiture s'en trouve plus agressif. L'écusson a été modifié, il est désormais en deux parties, sur le capot.

A l'arrière, les feux tombés du haut de l'aile en bas et se composent de deux ronds, l'un rouge l'autre blanc. La porte du coffre est redessinée et tombe de manière plus abrupte.

Latéralement, c'est la ligne de la porte arrière qui constitue la plus grosse modification. Un appendice remonte vers la custode pour fermer la ligne et donner un air de coupé à cette énorme six places. Car les banquettes sont très larges et très profonde et permettent de s'asseoir sans difficulté à trois de front autant à l'avant qu'à l'arrière.

Le gros V8 de 6 litres est gavé par un carburateur quadruple corps. Il affiche alors 300 chevaux (SAE), de quoi accélérer très fort. Cette puissance a été permise par l'accroissement du taux de compression à 10:1. La vitesse de pointe culmine toujours à 150 km/h en raison d'une boite automatique à 3 rapports assez courts. Le poids de la voiture, 2089 kg, impose des freins assistés. La puissance fiscale est alors de 37 CV en France !

Construite à plus de 32000 exemplaires en 1957, la "série 62" évoluera légèrement en 1958 puis de manière très importante en 1959, laissant la place à une nouvelle génération.