22 novembre 2017

Opel Kadett C City 1.0 (1977-1979)

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(Yvetot, Seine-Maritime, décembre 2013)

En mai 1975, la gamme Kadett s'enrichit d'une version coach, deux volumes et trois portes, la Kadett City. Il s'agit là de répondre au succès insolent de la Renault 5 et de ses plus proches concurrentes, les Fiat 127, Peugeot 104 et bientôt la Ford Fiesta. Pour y parvenir, Opel est allée piocher chez Vauhall qui avait déja conçu la Chevette en raccourcissant une Kadett C de 20 cm. Concrètement, les châssis partent de chez Vauxhall à Ellesmere Port et sont transportés à Bochum en Allemagne pour y recevoir leur équipement. Opel affuble la Chevette d'une calandre de Kadett C et voici la Kadett City arrivée sur le marché.

Elle reste pour autant de conception plus archaïque que ses rivales puisqu'elle conserve l'architecture de la Kadett et ses roues arrière motrices. L'empattement de la Kadett C est resté le même et c'est la partie arrière qui a été tronquée pour diminuer les dimensions. Pour y parvenir, il a aussi fallu diminuer le volume du coffre, vu qu'il était difficile de déplacer la banquette arrière à cause de l'essieu arrière. Elle permet toutefois de faire d'escamoter la banquette arrière pour obtenir un plancher plat. La capacité du réservoir en pâtit également et ne contient plus que 37 litres. La Kadett City reste légèrement plus grande que ses concurrentes et son empattement plus long la rend un peu moins maniable, mais tout est relatif. Elle reste surtout une propulsion plus encline aux tressautements que ses consoeurs et le réglage des suspensions plus dur sera en sa défaveur. D'autant que ses rivales françaises et italiennes sont dôtées de selleries moëlleuses alors que la Kadett profite d'une sellerie à l'allemande, un peu dure aux premières impressions, mais très confortable sur la durée.

Lancée avec un unique moteur 1200 en 1975, elle souffre également la comparaison côté budget carburant face aux moteurs 1 litres proposés par toutes ses rivales. Certes le 1200 est un peu plus puissant (avec ce son si particulier à Opel), mais il est aussi plus glouton. Les concurrentes ont aussi des motorisations équivalentes, mais pour ceux qui ne souhaitent qu'un moteur 1000 cm3, Opel n'a rien à leur offrir. Il faut attendre 1977 pour que le moteur 1000 de la Kadett B soit implanté dans la Kadett City alors même qu'il est au menu des autres versions de la Kadett. Il existe deux versions, N et S, selon leur taux de compression et la puissance varie de 41 à 49 ch. Les vitesses maximales sont alors respectivement de 123 et 129 km/h.

Avec ce moteur 1000 cm3, les ventes de la Kadett City montent si bien qu'à la fin de la production de la Kadett C en 1979, la City représente 15 % des ventes, soit 263 090 voitures. Lorsque la Kadett C est remplacée par la Kadett D, la version City n'est pas reprise dans les configurations de la nouvelle version. Il faut attendre l'arrivée de l'Opel Corsa, une voiture entièrement pensée dès le départ pour devenir une citadine, pour trouver à la Kadett City une filiation.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudunal, arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 993 cm3
Alésage x course : 72 x 61 mm
Taux de compression : 7,9:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 41 ch à 5400 tr/min
Couple maximal : 7 mkg à 2600 tr/min
Distribution : soupapes en tête, arbre à cames latéral, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère (3,75 tours)
Diamètre de braquage : 9,9 mètres
Suspension av : roues indépendantes, triangles, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras oscillants, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 389,1cm
Largeur : 158,1cm
Hauteur : 137,5 cm
Empattement : 239,1 cm
Voie av : 130 cm
Voie ar : 130 cm
Garde au sol : 15 cm
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 123 km/h
Capacité du réservoir : 37 litres
Poids : 795 kg

 

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08 septembre 2017

Opel Kadett B Coupé F (1967-1973)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

Dans les différentes configurations de l'Opel Kadett B, le coupé fait l'objet de plusieurs présentations. On distingue le coupé Kiemen et le Coupé F (notre modèle). Ils différent par la vitre arrière latérale. Celle du coupé F est un demi-ovale alors que celle du coupé Kiemen est plate sur la ligne de ceinture de caisse puis revient vers le haut en s'étirant vers l'angle de la lunette arrière. Le bord est souligné de deux ouïes ce qui lui vait le surnom de "coupé branchies" tant le profil d'un requin est évident. Sur le coupé Kiemen la lunette arrière est nettement plus bombée alors que celle du coupé F est plutôt plate.

Il ne faut pas non plus confondre le coupé F avec la berline fastback à deux portes qui dispose d'une lunette plate et rectiligne sur l'ouverture du coffre, avec des coins saillants. Les vitres latérales suivent la ligne de ceinture de caisse dans la partie basse, mais leur ligne de fuite s'étire vers le bas en suivant le profil du montant de custode

Le "coupé F" parvient, avec son profil plus aérodynamique, à une vitesse de pointe supérieure de 5 km/h pour une motorisation identique.

A partir de 1970, le coupé Kiemen n'est plus produit et seul le "Coupé F" subsiste. En août 1971, la puissance du moteur 1.1 litres passe de 45 à 50 ch en version N et les moteurs "S" (qui roulent au supercarburant grâce à leur taux de compression supérieur) sont remplacés par un moteur 1.2 de 60 ch.

En août 1971, la grille de calandre n'est plus en alu mais affiche un plastique traversé de deux barres métalliques.

En juillet 1973, la carrière de la Kadett B prend fin, remplacée dès le mois d'août 1973 par la Kadett C, qui aura sa version coupé et sa berline deux portes. Elle rajoute la compacte Kadett City.

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01 août 2017

Opel Olympia Rekord P1 (1957-1960)

 

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

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(Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2012)

Avant la Seconde Guerre Mondiale, Opel est une entreprise indépendante et sa "Laubfrosch" se vend comme des petits pains. En 1935, l'Olympia est la première voiture à structure auto-porteuse de la marque et son succès est tel qu'Opel devient la première marque européenne. Avec la Seconde Guerre Mondiale, l'outillage est expédié en ex-URSS à titre de dédommagement tandis que General Motors met la main sur l'entreprise.

La remise en route de l'entreprise est longue et la production est relancée en 1953. L'usine renovée de Rüsselheim produit un nouveau véhicule aux formes largement inspirées par les formes en vogue aux USA et sans doute par la Chevrolet Bel-Air : l'Olympia Rekord. Le nom exhumé du modèle d'avant-guerre est accolé à l'appelation 'Rekord". Première silhouette "ponton" de la marque, elle garde encore des ailes arrière renflées. Stricte deux portes, elle ne profite que d'un modeste moteur 4 cylindres de 1500 cm3 qui ne lui procure que 40 maigres ch SAE qui, au moyen d'une boite à trois rapports, lui permet d'atteindre timidement 120 km/h.

Mais la voiture est légère, peu chère et finalement, elle s'impose comme la plus vendue en Allemagne après l'indétronable Coccinelle. Dans la foulée, Opel met au point un break à trois portes et banquette rabattable de façon à former un plancher plat. Cette version sera nommée "Caravan" ("A Car and a Van"), un label qui se retrouvera très longtemps dans la marque. Si bien que la voiture est tout de même construite à 610 000 exemplaires en à peine quatre ans.

En 1957, la remplaçante fait son apparition (notre modèle). A première vue, elle est très peu différente de la précédente, mais on constate la disparition des renflements d'ailes arrière. Le pare-brise et la lunette arrière on été aggrandis ce qui lui vaut le "P" de P1, pour "Panorama". Mieux, une "Olympia" tout court vient occuper l'entrée de gamme avec un moteur 1200 et dépouvue de chromes. La cylindrée de 1200 a été obtenue par une réduction de la course, tandis que le taux de compression a été augmenté de façon à retirer 40 ch. En 1958, la voiture est enfin disponible en version à quatre portes, suivie immédiatement par le break. Quelques rarissimes cabriolets auraient également produits, à une vingtaine d'exemplaires.

En 1959, l'"Olympia Rekord P1" et l'"Olympia" deviennent respectivement "Opel Rekord" et "Opel 1200". La "Rekord" peut également recevoir en option un moteur 1648 cm2 de 55 ch, obtenu cette fois par allongement de la course, de quoi franchir les 130 km/h en pointe, tandis que le moteur 1500, même porté à 45 ch SAE doit se contenter d'un petit 125 km/h.

Et le succès ne se dément pas. L'Olympia Rekord et la Rekord se vendent à 817 000 unités entre 1957 et août 1960, auxquelles il faut rajouter 68000 exemplaires de la 1200. Alors que la P1 est remplacée par la P2 en 1960, la 1200 est maintenue au catalogue avec la carrosserie de la P1 jusqu'en 1962. En mars 1963, c'est l'Opel Rekord qui relève la garde, suivie par plusieurs générations (B, C, D, E), elles-mêmes remplacées par l'Opel Omega.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1488 cm3
Alésage x course : 80 x 74 mm
Taux de compression : 6,9:1
Puissance maximale : 45 ch à 3900 tr/min
Couple : 9,9 mkg à 2300 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, culbuteur, soupapes en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 3 rapports
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs hydrauliques
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques, amortisseurs hydrauliques
Longueur : 443,3 cm
Largeur : 161,1 cm
Hauteur : 149 cm
Empattement : 254,1 cm
Voie av : 126 cm
Voie ar : 127 cm

Freins av : tambours (200 mm)
Freins ar : tambours (200 mm)
Vitesse maximale : 125 km/h
Poids :  910 kg

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05 juillet 2017

Opel Kadett D GTE (1983-1984)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

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(Rouen, Seine-Maritime, mars 2010)

Alors que la génération précédente, Kadett C, avait connu un grand succès en rallye grâce à sa version GTE, l'arrivée de la nouvelle génération, Kadett D en 1979, fit disparaître toute véléité sportive à la nouvelle berline populaire d'Opel. Est-ce le passage à la traction qui a enterré toute formule sportive ? Toujours est-il que la Kadett D ne sort qu'avec des moteurs 1200 et 1300 en 1979. C'est l'arrivée de la nouvelle Ascona en 1981 qui change sans doute le sort de la Kadett D. Mue elle aussi par le train avant, elle est équipée à partir de 1982 dans l'Ascona GT par un moteur 1800 cm3 de 115 chevaux qui se montre à la fois souple et linéaire.

En pleine mode de la GTI, l'idée de titiller la Golf GTI sur son terrain, tout en allant également chatouiller la Renault 11 turbo, la Ford XR3i, n'est pas pour déplaire à Opel. L'adaptation du moteur 1800 se fait assez facilement, la conception des deux voitures étant des tractions à moteur transversal. Avec un train avant McPherson à l'avant, la motricité et le guidage est des plus efficaces, solution qu'on retrouvera dans la 205 GTI. Pour le train arrière, la solution est plus conservatrice avec un essieu semi-rigide et bras tirés. Des ressorts hélicoïdaux, une traverse élastique et une barre stabilisatrice viennent cependant améliorer le confort et ôter les tendances au vautrage de l'arrière. Le freinage est assuré par des disques ventilés à l'avant et des tambours à l'arrière.

L'association du moteur de l'Ascona et de la caisse de la Kadett D donne à l'ensemble de belles performances. Le caractère sportif de la voiture est souligné par les artifices traditionnels de l'époque : élargisseurs d'ailes, spoiler, bas de caisse, roues en alliage, parties de carrosserie soulignées en noir. Autre touche de sportivité, les retroviseurs de type "obus" peints couleur caisse. A l'intérieur, cela reste la rigueur toute allemande, hormis les sièges Recaro. La planche, les instruments ne font pas dans la fantaisie, en restant très géométriques, même si rien ne manque à bord et que la qualité de la finition ne suscite pas de critique particulière. Toutefois les vitres restent manuelles. Le volant trois branches apporte la dernière touche de sportivité.

Vendue 72000 F (11000 €) à partir de septembre 1983, elle damme le pion à toute la concurrence. Mais c'est par sa boite que la voiture pêche. L'étagement trop long conduit à pouvoir atteindre la vitesse maximale en 4è ! Au printemps 1984, elle est alors équipée d'une boite courte qui traduit mieux le tempérament sportif de la Kadett D GTE. Mais la venue en août 1984 de la Kadett E va mettre un terme à la Kadett D GTE qui aura tout de même été vendue en 11 mois à 36 153 exemplaires ! Ce sera alors au tour de la Kadett E GSI de reprendre le flambeau.

Fiche technique :

Type de moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1796 cm³
Alésage x course : 84,8 x 79,5 mm
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Puissance maximale : 115 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 16,5 mkg à 4800 tr/min
Taux de compression : 9,5:1
Alimentation : injection Bosch LE-Jetronic
Type de transmission : traction
Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangles inférieurs ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice
Longueur : 399,8 cm
Largeur : 165,6 cm
Hauteur : 135,1 cm
Empattement : 254,1 cm
Voie av : 140 cm
Voies ar : 140,6 cm
Pneus av : 185/60 HR 14
Pneus ar : 185/60 HR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 187 km/h
0 à 100 km/h : 10.1 s
400 m.D.A. : 16,7 s
1000 m.D.A. : 31,4 s
Capacité du réservoir : 42 litres
Cx : 0,39
Poids : 910 kg

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23 juin 2017

Opel Senator 2.5 E (1978-1982)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

Depuis 1950 Opel occupe le segment haut de gamme avec différentes générations du trio Kapitän, Admiral, Diplomat. Ces voitures, plutôt concues dans l'esprit General Motors ne sont pas adaptées au marché européen. Leurs dimensions sont bien trop importantes pour des ventes à un niveau suffisant, notamment en raison de la présence de Mercedes-Benz et celle croissante de BMW. Et si l'on rajoute des moteurs bien trop gourmands, les ventes ne cessent de fléchir d'année en année.

Au milieu des années 70 et en plein choc pétrolier, Opel fait donc le choix d'abandonner le segment du haut de gamme où seuls des spécialistes peuvent réussir. Il s'agit alors de se recentrer sur un segment inférieur et d'aller lutter contre la future Classe E de Mercedes ou la Série 5 E12 de BMW. La nouvelle venue devrait remplacer l'Opel Commodore B. Mais finalement, à la présentation de l'Opel Senator, toute la presse allemande s'empresse de comparer le nouveau duo Senator/Monza à la Mercedes 280 SE W116 et à la BMW E24 630 CS (voir ici une 635 CSi). Il faut dire qu'en termes de prix, la Monza coûte 10 000 DMarks de plus que la BMW ! Et l'Auto Zeitung juge l'Opel Senator plus confortable, dynamique et moins chère que la Mercedes ! C'est ainsi que la Senator occupe un segment qui ne lui était pas destiné tout en laissant la Commodore continuer sa carrière alors qu'elle devait disparaître. La Senator donc prend la suite de la Diplomat B. Et pour ce qui est de lutter contre la Série 5 et la W123, c'est la Commodore qui s'en chargera. Elle reprend l'essentiel de la carrosserie de la Senator et se contente d'un équipement traité de façon moins luxueuse.

La Senator est pourtant conçue sur la base d'une Rekord étirée pour y accueillir des moteurs plus longs et augmenter la taille du coffre, tout comme la Commodore C. Elle est de dimensions bien plus adaptées au marché européen. Elle reste longue de 484 cm soit 19 cm de plus qu'une Citroën CX et large de 173 cm (4 cm de moins). Une calandre en grille épaisse, des feux inclinés vers l'arrière lui donnent un air autoritaire souligné par un cerclage chromé des phares et clignotants. Les baguettes et liserais ornent la carrosserie jusqu'aux feux arrière qui sont teintés. L'intérieur ne dépareille pas, et Opel a mis tout ce qui est possible dans l'habitacle. En revanche, ça ne respire pas la joie, c'est fonctionnel. En dépit d'un essieu rigide à l'arrière, elle est très confortable. Il y a trois niveaux de finitions : Senator, Senator C et Senator CD.

Finis les V8 goultons. A sa sortie en février 1978 (présentation en septembre 1977) elle ne dispose que du moteur 2.8 hérité de l'Admiral avec un double carburateur Solex et qui lui offre 140 ch. Vient ensuite le 3.0 litres de 180 ch avec injection électonique. En août 1978, Opel propose une version 3.0 double carburateur de 150 ch qui n'a eu presque aucun écho dans la clientèle (150 ch, moins de 8000 exemplaires vendus). En juillet 1979, les boites à cinq rapports sont disponibles en option. Cependant, en mai 1981, dans un souci de rendre la Senator plus accessible, Opel propose en remplacement du 2.8 carburateur une 2.5 injection de la Commodore C et qui délivre alors 136 ch seulement mais avec une boite 5 rapports en série. Un peu moins coupleux, le 2.5-injection se révèle moins gourmand. La boite 5 rapports compense largement la baisse de couple et l'ensemble livre des performances comparables et même une vitesse de pointe légèrement supérieure.

Par la suite, avec le lifting qui intervient en novembre 1982, la Senator obtient deux moteurs quatre cylindres de 2.0 litres moteur qui proviennent de la Rekord, remplacé par un 2.2 en octobre 1984 et qui sera abandonné dans la Senator B en 1987. Le 3.0 carburateur est également mis au placard étant donné le peu de succès rencontré. En octobre 1984, et à la faveur d'une nouvelle injection, la 2.5 E devient 2.5 i et gagne quelques chevaux. En septembre 1985, le 3.0 E devient 3.0 i pour la même raison. Enfin, en mars 1983, Opel cède aux sirènes du Diesel et propose un lamentable 2.3 Diesel Turbo de 85 ch épaulé en octobre 1984 par une version à compresseur de 95 ch. Les deux ne se vendront qu'à 2368 exemplaires au total.

La production de la Senator A se prousuit ainsi jusqu'en juin 1986, après avoir été vendue à 69 321 exemplaires pour la première version, dont 6765 rien que pour la 2.5 E (notre modèle). Après 1982, la Senator A2 connaît environ le même succès avec 60 323 voitures vendues jusqu'en juin 1986.

Elle n'est remplacée par la Senator B qu'en mai 1987 sur les lignes de production et septembre dans les concessions. En même temps, la Commodore qui avait été arrêtée en 1982 quand la Senator a reçu les moteurs 4 cylindres est remplacée utlérieurement par l'Omega. La Monza est arrêtée en 1986, sans succession.

En déficit d'image à l'heure actuelle, la Senator ne court par les rues. Il y a quelques transactions sur le marché, mais il est difficile de se faire une idée de prix avec si peu d'exemplaires. 2500 € pour un exemplaire en bon état semble une bonne base de négociation.

Pour en savoir plus : Senatorman (en allemand)

Fiche technique :

Type du moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 12 CV
Cylindrée : 2490 cm3
Alésage x course : 87 x 69,8 mm
Taux de compression : 9,2:1
Vilebrequin : 7 paliers
Puissance maximale : 136 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 19 mkg à 4600 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection L-Jetronic Bocsh
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangles, bras tirés inférieurs, barre antiroulis
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés obliques, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 483,9 cm
Largeur : 172,2 cm
Hauteur : 138,8 cm
Empattement : 141,5 cm
Voie av : 144,7 cm
Voie ar : 147,2 cm
Pneus av : 195/70 HR 14
Pneus ar : 195/70 HR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 199 km/h
0 à 100 km/h : 9,9 s
400 m.D.A. : 17 s
1000 m.D.A. : 31,3 s
Capacité du réservoir : 75 litres
Consommation moyenne : 11 l/100km
Volume du coffre : 500 litres
Cx : 0.39
Poids : 1485 kg

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09 mai 2017

Opel Monza GSE (1983-1987)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Par rapport à la Monza 3.0 E, la GSE se distingue par un équipement particulier : sièges Recaro, affichage digital du tableau de bord et un intérieur en velours noir, un différentiel auto-bloquant à l'arrière. Elle obtient également une boite à 5 rapports qui permet de mieux exploiter la puissance, ce qui améliore les performances dans leur ensemble.

Fiche Technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 16 CV
Cylindrée : 2969 cm3
Vilebrequin : 7 paliers

Alésage x course : 95 x 69,8 mm
Puissance maximale : 180 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 25,3 mkg à 4200 tr/min
Taux de compression : 9,4:1
Distribution : arbre a cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection Bosch LE-Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Diamètre de braquage : 11 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangle, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, stabilisateur transversal, barre antiroulis, amortisseurs télescopiques
Longueur : 472,4 cm
Largeur : 172;7 cm
Hauteur : 134,6 cm
Empattement : 266,7 cm
Voie av : 144,7 cm
Voie ar : 147,2 cm

Pneus av : 195/70 VR 14
Pneus ar : 195/70 VR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 217 km/h
0 à 100 km/h : 8,5 s
1000 m.D.A. : 29,8 s
Consommation moyenne sur route : 8,8 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 11 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 14,3 l/100km
Cx : 0.35
Poids : 1370 kg

19 avril 2017

Opel Manta B1 1900 GT/E (1975-1982)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Succéder à la Manta A n'était pas chose facile. Les lignes fort bien équilibrées allaient être difficiles à faire oublier. Pour autant, et toujours sur la base de l'Opel Ascona B, la nouvelle livrée est tout en douceur. Moins anguleuse, moins tortueuse dans ses courbes, la nouvelle Manta est plus discrète. L'aspect à trois volumes est prononcé et le rappel à l'Ascona B se fait par la jupe arrière. L'inclinaison de la calandre est inversée, une tendance lourde et irréversible qui touche toute la production mondiale, aérodynamique oblige. Une version hatchback (deux volumes avec hayon) est disponible à partir de 1978, mais cette Manta CC (pour Combi Coupé) ne sera pas très populaire en Europe continentale. Inversément, elle aura beaucoup de succès en Angleterre, sous le nom de Vauxhall Cavalier.

En revanche, pour la partie mécanique, très peu d'innovations, sauf pour la GT/E qui obtient de nouvelles suspensions. Les mécaniques restent très variées, d'un modeste 1200 de 55 ch si peu puissant que seules 300 voitures seront vendues, jusqu'au 1900 de 105 ch hérité de la génération précédente qui offre à la Manta les accents sportifs que sa ligne suggère. Ce moteur sera remplacé par un 2 litres de 110 ch à partir de 1979. Entre les deux, deux versions du moteur 1600 (N et S) proposent 60 et 75 ch, un compromis très souvent retenu par la clientèle, alors que les deux versions 1300 (N et S, de 60 et 75 ch) seront moins souvent retenues en raison d'une consommation importante en ville.

En 1982, la Manta est très légèrement restylée. On la distingue par le label Manta B2 et ses pare-chocs en plastique couleur caisse en remplacement des chromes. Les ouies sur le nez sont doublées et le spoiler mieux intégré. Un bequet s'installe sur le haut de la porte du coffre. La gamme des moteurs est simplifiée et si le 1300 demeure, il ne reste alors plus qu'un 1800 de 90 ch de conception nouvelle et partagé avec l'Ascona C ou le 2 litres qui développe 110 ch. C'est alors le 1800 qui devient le choix le plus intéressant.

En juin 1988, après 13 ans de carrière, la dernière Manta tombe des chaînes. En définitive, la Manta B aura, elle aussi, été vendue à 500 000 exemplaires mais en près de 13 ans. Elle est alors remplacée par l'Opel Calibra bien plus moderne.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 11 CV
Cylindrée : 1897 cc
Alésage x course : 93 x 69,8 mm
Taux de compression : 9,8:1
Puissance maximale : 105 ch à 5400 tr/min
Couple maximal : 15,5 mkg à 4200 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 449 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 128 cm
Pneus av : 185/70 HR13
Pneus ar : 185/70 HR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 185 km/h
Capacité du réservoir : 50 litres
Poids : 950 kg

25 mars 2017

Opel Commodore B Coupé 2800 GS/E (1972-1977)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

OpelCommodoreBGSEcoupeAutoav

OpelCommodoreBGSEcoupeAutoar

OpelCommodoreBGSEcoupeAutoaar1

OpelCommodoreBGSEcoupeAutomo
(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

L'Opel Commodore B, qui succède donc à la Commodore A, est dérivée de l'Opel Rekord D. Elle en reprend la plate-forme et, au moyen d'excroissances de carrosserie, devient un modèle de la catégorie supérieure. En revanche elle conserve les 6 cylindres de la Commodore A.

Deux cylindrées sont proposées en 2,5 et 2,8 litres pour une puissance qui varie de 115 à 160 chevaux (2500 S, 2500 GS, 2800 GS et 2800 GS/E). Le modèle ici présenté est équipé de la version 160 chevaux.

Deux carrosseries sont également au catalogue, en berline 4 portes ou coupé. Le coupé permet toutefois à quatre passagers de voyager confortablement. Même si la sellerie est un peu rugueuse, à l'allemande, le confort est excellent en dépit d'un pont arrière rigide.

Très souple ce moteur permet d'excellentes reprises accouplé à une boite 4 rapports. Notre modèle marron est équipé d'une boite automatique à 3 rapports qui réduit un peu les capacités sportives du moteur et la vitesse de pointe.

Ainsi équipée cette voiture occupait avec autorité la file de gauche des autoroutes grâce à une vitesse de pointe de 195 km/h (190 km/h en automatique). Elle a été remplacée par l'Opel Monza en 1977 pour le coupé, et l'Opel Senator pour la berline.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 16 CV
Cylindrée : 2784 cm³
Alésage x course : 92 x 69,8 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 7 paliers
Puissance maximale : 160 ch à 5400 tr/min
Couple maximale : 23,3 mkg à 4200 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection électronique Bosch
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports ou automatique à 3 rapports
Direction à recirculation de billes
Suspension av : roues indépendantes, triangles, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, barre Panhard, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 456,7 cm
Largeur : 172,2 cm
Hauteur : 138 cm
Empattement : 266,8 cm
Voie av : 142,5 cm
Voie ar : 141,2 cm
Pneus av : 175 HR 14
Pneus ar : 175 HR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 195 km/h
0-100 km/h : 10,4 s
Capacité du réservoir : 70 litres
Poids : 1260 kg

09 mai 2016

Opel Corsa A 1.5 D 4 portes (1990-1993)

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(Yvetot, Seine-Maritime, février 2013)

Si l'on connait bien la petite citadine Corsa apparue en octobre 1982 dans sa version 3 ou 5 portes, on connaît moins bien la version trois volumes et 4 portes seulement. Et pour cause, elle n'était pas destinée à être commercialisée sur le territoire français. Cette version était davantage destinée à approvisionner les marchés espagnols ou turcs qui sont plus friands des véhicules à trois volumes et moins du hayon arrière. Mais ça n'a pas empêché quelques modèles de traverser les frontières et de circuler sur nos routes. On peut aussi noter que cette version trois volumes a aussi été fabriquée avec deux portes, une particularité du marché allemand.

La Corsa A, après avoir connu plusieurs calandres différentes au cours de millesimes, est un peu retouchée en 1990 pour répliquer à la nouvelle Clio. Les anciens gros phares rectangulaires sont remisés et des petits projecteurs arrondis les remplacent. La calandre est ceinte d'une bande en plastique couleur carrosserie, et de fait, cette nouvelle bouille n'est pas une réussite nette. Si le dessin semble plus fin, la perte d'identité est aussi importante. Le reste de la voiture ne change pour ainsi dire pas.

A l'intérieur aussi, le mobilier est renouvelé. La planche de bord est modernisée et s'en trouve plus fonctionnelle. Les commandes à basculeur sont remplacées par des boutons, les rangements sont plus nombreux et mieux disposés.

L'autre nouveauté date de l'automne 1987. C'est le moteur Diesel de 1.5 qui permet de rivaliser avec la 205 D, l'AX 14 TRD, la Fiat Uno D, ou la Renault 5 Diesel. Opel a renoncé à utiliser le 1.6 D de la Kadett qui serait trop lourd et désavantagerait la petite citadine. Il a fallu piocher dans les banques d'organes du groupe General Motors, et c'est dans la filiale japonaise Isuzu que le moteur idoine a été trouvé. C'est un petit bloc de 1.5 Diesel qui fournit 50 ch, soit 5 ch de plus que le moteur essence de base (1.0 S). En juin 1988, la greffe d'un turbo offrira alors 67 ch, rendant la petite Corsa très agile et frugale. L'autre avantage de cette motorisation est qu'elle est totalement adaptable sur la mécanique existante. Nul besoin de modifier les suspensions, la boite, les freins ou la direction.

Face à la concurrence impitoyable des 205 et de la Clio, la Corsa aura du mal à se frayer un chemin. Mais elle a fait son nid et finalement, les ventes se sont revélées correctes. Elle est relevée en mars 1993 par la Corsa B qui ne connaîtra pas de version 4 portes, sauf outre-Atlantique avec la Buick Sail Sedan.

Pour en savoir plus : Le monde de Clodio

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Isuzu, Diesel
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 1488 cm3
Alésage x course : 76 x 82 mm
Taux de compression : 23:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 50 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 9,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection indirecte Bosch
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues avant indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 395,5 cm
Largeur : 154 cm
Hauteur : 136 cm
Empattement : 234,3 cm
Voie av : 132 cm
Voie ar : 130,7 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 149 km/h
1000 m.D.A. : 36,9 s
Capacité du réservoir : 42 litres
Consommation moyenne sur route : 5 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 6,1 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 6,4 l/100km
Cx : 0.36
Poids : 865 kg

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05 décembre 2015

Opel Rekord A 1700 L (1963-1965)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Après le succès incontesté de l'Olympia Rekord, renouvellé par la Rekord P2, Opel fait évoluer la recette afin de mieux répondre à la Ford Taunus 17M. Si la P2 avait grandi par rapport à la P1, la nouvelle venue profite d'un nouvel habillage mais en conservant la plate-forme de sa devancière.

La dénomination "Olympia Rekord" a disparu avec la P2 pour ne conserver que "Rekord". Mais cette nouvelle génération, qui aurait dû s'intituler "Rekord R3", prend la nom de "Rekord A" pour souligner le renouveau de la ligne. La nouvelle venue est d'un style inédit en Europe, fruit du travail de la General Motors. C'est une voiture moderne, inspirée de la Chevrolet Chevy II, avec des volumes importants. L'empattement a été étiré pour le confort des passagers et si la voiture n'est pas plus longue que la précédente, elle est plus large de 10 cm. Les pentes du toit sont nettement plus inclinées et la hauteur abaissée de 2,5 cm, ce qui favorise à la fois l'aérodynamique, la luminosité et l'espace à bord. L'habitacle est réellement spacieux, tant à l'avant qu'à l'arrière. Il faut comprendre que la structure de l'arbre de transmission a été réimaginée pour favoriser le volume. L'arbre est en deux parties, avec un palier intermédiaire solidaire à la caisse. Ainsi la taille du tunnel de transmission est réduite de façon à descendre l'habitacle, notamment à l'arrière. Du coup, le coffre de 486 litres est un des plus grands de sa catégorie.

Pour le confort des passagers, la suspension a été totalement repensée. Le train avant gagne des jambes de force avec une triangulation supérieure et un levier inférieur. Les jambes de force sont installés de façon oblique afin d'éviter tout cabrage ou plongeon. Un barre stabilisatrice diminue les effets de roulis. L'arrière conserve en revanche son essieu ridige et ses ressorts à lames semi-elliptiques.

Deux moteurs sont proposés, ceux de la P2 légèrement améliorés. Pour pouvoir circuler à l'essence ordinaire, ils conservent un taux de compression assez bas (7,25:1). Le 1500 et le 1700 ne diffèrent que par leur alésage (80 ou 85 mm) tandis que la course reste identique (74 mm). Ils fournissent respectivement 55 et 60 ch. La 1700 S, avec une culasse modifiée et un meilleur taux de compression (de 8:1, et qui roule au Super) parvient à 67 ch. Ces moteurs à soupapes en tête et arbre à cames latéral ont pour avantage de disposer de leur couple maximum sur des régimes assez bas et se révèlent surtout souples à défaut d'être performants. Ils sont munis d'un système dit "Rotocap" logé entre le ressort et la culasse et qui contraint chaque soupape à effectuer une légère rotation à chaque levée, de façon à éviter toute usure prématurée. La boite de vitesses est à trois rapports synchronisés, avec sa commande au volant. Il est toutefois possible d'opter pour la commande au plancher. Le système "Olymat" d'embrayage automatique est aussi proposé. Le freinage est à tambours, mais les disques sont en option. Ainsi configurée, la 1700 exécute le 0 à 100 km/h en plus de 20 secondes et culmine à 135 km/h bien lancée.

Mais la vitesse n'est pas l'objet des voitures populaires et familiales des années 60 où les autoroutes sont rares, sauf en Allemagne. Le confort est la principale préoccupation de cette clientèle. Et elle est servie par des banquettes profondes et un équipement "complet". Le tableau de bord est rembourré et le matériau utilisé évite tout reflet. Les déflecteurs latéraux offrent la possibilité de rouler fenêtre ouverte sans recevoir dans le visage les turbulences dues à la vitesse. Des buses d'aération en autorisent le dégivrage. Mieux, la lunette arrière est dégivrante. L'instrumentation est habituelle avec les principales indications. Le compteur de vitesse est toutefois original. Une bande horizontale rouge orangée avance au fur et à mesure de la vitesse et progresse de graduation en graduation, remplaçant ainsi l'aiguille. La finition "L", pour luxe, bénéficie de sièges séparés à l'avant en remplacement de la banquette. La sellerie en simili cuir est plutôt de bonne facture.

La Rekord est proposée en de multiples configurations. La berline à 4 portes est la plus courante mais elle existe en deux portes. Un coupé deux portes est également au programme, qui se distingue par une pente de toit à l'arrière plus faible et une vitre latérale arrière biseautée. Le cabriolet produit par Authenreith puis par Karl Deutsch après 1964 est proposé à un prix déraisonnable, si bien que très peu d'exemplaires seront vendus. Quant au break Caravan ("It's a Car and A Van") à trois portes seulement, il séduit énormément la clientèle allemande qui, pour des raisons inconnues (ou étranges ?) a longtemps apprécié cette configuration.

En mars 1964, la Rekord peur recevoir le moteur 6 cylindres de 2.6 litres de la Kapitän ou de l'Admiral. Avec 100 ch, il donne à la voiture des performances plus dignes de sa ligne, avec 168 km/h en pointe. Renouvelée de version en version, cette motorisation va engendrer la Commodore, déclinaison à 6 cylindre de la Rekord à partir de la Rekord C.

Vendue en 885 292 exemplaires entre mars 1963 et août 1965, la Rekord est incontestablement un succès. Elle est remplacée par la Rekord B (ici en coupé) puis par la Rekord C en août 1966.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1680 cm3
Alésage x course :  85 x 74 mm
Taux de compression : 7,25:1
Puissance maximale : 60 ch 4300 à tr/min
Couple maximal : 12,2 mkg de 1800 à 2400 tr/min
Distribution : arbre cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur 36 mm
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 3 rapports
Suspension av : roues indépendantes, triangles supérieurs, levier inférieur, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts semi-elliptiques
Longueur : 451,2 cm
Largeur : 169,7 cm
Hauteur : 146,6 cm
Empattement : 263,9 8 cm
Voie av : 132,1 cm
Voie ar : 127,6 cm
Freins av : tambours (200 mm)
Freins ar : tambours (200 mm)
Vitesse maximale : 135 km/h
0 à 100 km/h : 20 s
Consommation moyenne : 10,5 l/100km
Poids : 970 kg

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