09 mai 2016

Opel Corsa A 1.5 D 4 portes (1990-1993)

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(Yvetot, Seine-Maritime, février 2013)

Si l'on connait bien la petite citadine Corsa apparue en octobre 1982 dans sa version 3 ou 5 portes, on connaît moins bien la version trois volumes et 4 portes seulement. Et pour cause, elle n'était pas destinée à être commercialisée sur le territoire français. Cette version était davantage destinée à approvisionner les marchés espagnols ou turcs qui sont plus friands des véhicules à trois volumes et moins du hayon arrière. Mais ça n'a pas empêché quelques modèles de traverser les frontières et de circuler sur nos routes. On peut aussi noter que cette version trois volumes a aussi été fabriquée avec deux portes, une particularité du marché allemand.

La Corsa A, après avoir connu plusieurs calandres différentes au cours de millesimes, est un peu retouchée en 1990 pour répliquer à la nouvelle Clio. Les anciens gros phares rectangulaires sont remisés et des petits projecteurs arrondis les remplacent. La calandre est ceinte d'une bande en plastique couleur carrosserie, et de fait, cette nouvelle bouille n'est pas une réussite nette. Si le dessin semble plus fin, la perte d'identité est aussi importante. Le reste de la voiture ne change pour ainsi dire pas.

A l'intérieur aussi, le mobilier est renouvelé. La planche de bord est modernisée et s'en trouve plus fonctionnelle. Les commandes à basculeur sont remplacées par des boutons, les rangements sont plus nombreux et mieux disposés.

L'autre nouveauté date de l'automne 1987. C'est le moteur Diesel de 1.5 qui permet de rivaliser avec la 205 D, l'AX 14 TRD, la Fiat Uno D, ou la Renault 5 Diesel. Opel a renoncé à utiliser le 1.6 D de la Kadett qui serait trop lourd et désavantagerait la petite citadine. Il a fallu piocher dans les banques d'organes du groupe General Motors, et c'est dans la filiale japonaise Isuzu que le moteur idoine a été trouvé. C'est un petit bloc de 1.5 Diesel qui fournit 50 ch, soit 5 ch de plus que le moteur essence de base (1.0 S). En juin 1988, la greffe d'un turbo offrira alors 67 ch, rendant la petite Corsa très agile et frugale. L'autre avantage de cette motorisation est qu'elle est totalement adaptable sur la mécanique existante. Nul besoin de modifier les suspensions, la boite, les freins ou la direction.

Face à la concurrence impitoyable des 205 et de la Clio, la Corsa aura du mal à se frayer un chemin. Mais elle a fait son nid et finalement, les ventes se sont revélées correctes. Elle est relevée en mars 1993 par la Corsa B qui ne connaîtra pas de version 4 portes, sauf outre-Atlantique avec la Buick Sail Sedan.

Pour en savoir plus : Le monde de Clodio

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Isuzu, Diesel
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 1488 cm3
Alésage x course : 76 x 82 mm
Taux de compression : 23:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 50 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 9,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection indirecte Bosch
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues avant indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 395,5 cm
Largeur : 154 cm
Hauteur : 136 cm
Empattement : 234,3 cm
Voie av : 132 cm
Voie ar : 130,7 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 149 km/h
1000 m.D.A. : 36,9 s
Capacité du réservoir : 42 litres
Consommation moyenne sur route : 5 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 6,1 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 6,4 l/100km
Cx : 0.36
Poids : 865 kg

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05 décembre 2015

Opel Rekord A 1700 L (1963-1965)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Après le succès incontesté de l'Olympia Rekord, renouvellé par la Rekord P2, Opel fait évoluer la recette afin de mieux répondre à la Ford Taunus 17M. Si la P2 avait grandi par rapport à la P1, la nouvelle venue profite d'un nouvel habillage mais en conservant la plate-forme de sa devancière.

La dénomination "Olympia Rekord" a disparu avec la P2 pour ne conserver que "Rekord". Mais cette nouvelle génération, qui aurait dû s'intituler "Rekord R3", prend la nom de "Rekord A" pour souligner le renouveau de la ligne. La nouvelle venue est d'un style inédit en Europe, fruit du travail de la General Motors. C'est une voiture moderne, inspirée de la Chevrolet Chevy II, avec des volumes importants. L'empattement a été étiré pour le confort des passagers et si la voiture n'est pas plus longue que la précédente, elle est plus large de 10 cm. Les pentes du toit sont nettement plus inclinées et la hauteur abaissée de 2,5 cm, ce qui favorise à la fois l'aérodynamique, la luminosité et l'espace à bord. L'habitacle est réellement spacieux, tant à l'avant qu'à l'arrière. Il faut comprendre que la structure de l'arbre de transmission a été réimaginée pour favoriser le volume. L'arbre est en deux parties, avec un palier intermédiaire solidaire à la caisse. Ainsi la taille du tunnel de transmission est réduite de façon à descendre l'habitacle, notamment à l'arrière. Du coup, le coffre de 486 litres est un des plus grands de sa catégorie.

Pour le confort des passagers, la suspension a été totalement repensée. Le train avant gagne des jambes de force avec une triangulation supérieure et un levier inférieur. Les jambes de force sont installés de façon oblique afin d'éviter tout cabrage ou plongeon. Un barre stabilisatrice diminue les effets de roulis. L'arrière conserve en revanche son essieu ridige et ses ressorts à lames semi-elliptiques.

Deux moteurs sont proposés, ceux de la P2 légèrement améliorés. Pour pouvoir circuler à l'essence ordinaire, ils conservent un taux de compression assez bas (7,25:1). Le 1500 et le 1700 ne diffèrent que par leur alésage (80 ou 85 mm) tandis que la course reste identique (74 mm). Ils fournissent respectivement 55 et 60 ch. La 1700 S, avec une culasse modifiée et un meilleur taux de compression (de 8:1, et qui roule au Super) parvient à 67 ch. Ces moteurs à soupapes en tête et arbre à cames latéral ont pour avantage de disposer de leur couple maximum sur des régimes assez bas et se révèlent surtout souples à défaut d'être performants. Ils sont munis d'un système dit "Rotocap" logé entre le ressort et la culasse et qui contraint chaque soupape à effectuer une légère rotation à chaque levée, de façon à éviter toute usure prématurée. La boite de vitesses est à trois rapports synchronisés, avec sa commande au volant. Il est toutefois possible d'opter pour la commande au plancher. Le système "Olymat" d'embrayage automatique est aussi proposé. Le freinage est à tambours, mais les disques sont en option. Ainsi configurée, la 1700 exécute le 0 à 100 km/h en plus de 20 secondes et culmine à 135 km/h bien lancée.

Mais la vitesse n'est pas l'objet des voitures populaires et familiales des années 60 où les autoroutes sont rares, sauf en Allemagne. Le confort est la principale préoccupation de cette clientèle. Et elle est servie par des banquettes profondes et un équipement "complet". Le tableau de bord est rembourré et le matériau utilisé évite tout reflet. Les déflecteurs latéraux offrent la possibilité de rouler fenêtre ouverte sans recevoir dans le visage les turbulences dues à la vitesse. Des buses d'aération en autorisent le dégivrage. Mieux, la lunette arrière est dégivrante. L'instrumentation est habituelle avec les principales indications. Le compteur de vitesse est toutefois original. Une bande horizontale rouge orangée avance au fur et à mesure de la vitesse et progresse de graduation en graduation, remplaçant ainsi l'aiguille. La finition "L", pour luxe, bénéficie de sièges séparés à l'avant en remplacement de la banquette. La sellerie en simili cuir est plutôt de bonne facture.

La Rekord est proposée en de multiples configurations. La berline à 4 portes est la plus courante mais elle existe en deux portes. Un coupé deux portes est également au programme, qui se distingue par une pente de toit à l'arrière plus faible et une vitre latérale arrière biseautée. Le cabriolet produit par Authenreith puis par Karl Deutsch après 1964 est proposé à un prix déraisonnable, si bien que très peu d'exemplaires seront vendus. Quant au break Caravan ("It's a Car and A Van") à trois portes seulement, il séduit énormément la clientèle allemande qui, pour des raisons inconnues (ou étranges ?) a longtemps apprécié cette configuration.

En mars 1964, la Rekord peur recevoir le moteur 6 cylindres de 2.6 litres de la Kapitän ou de l'Admiral. Avec 100 ch, il donne à la voiture des performances plus dignes de sa ligne, avec 168 km/h en pointe. Renouvelée de version en version, cette motorisation va engendrer la Commodore, déclinaison à 6 cylindre de la Rekord à partir de la Rekord C.

Vendue en 885 292 exemplaires entre mars 1963 et août 1965, la Rekord est incontestablement un succès. Elle est remplacée par la Rekord B (ici en coupé) puis par la Rekord C en août 1966.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1680 cm3
Alésage x course :  85 x 74 mm
Taux de compression : 7,25:1
Puissance maximale : 60 ch 4300 à tr/min
Couple maximal : 12,2 mkg de 1800 à 2400 tr/min
Distribution : arbre cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur 36 mm
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 3 rapports
Suspension av : roues indépendantes, triangles supérieurs, levier inférieur, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts semi-elliptiques
Longueur : 451,2 cm
Largeur : 169,7 cm
Hauteur : 146,6 cm
Empattement : 263,9 8 cm
Voie av : 132,1 cm
Voie ar : 127,6 cm
Freins av : tambours (200 mm)
Freins ar : tambours (200 mm)
Vitesse maximale : 135 km/h
0 à 100 km/h : 20 s
Consommation moyenne : 10,5 l/100km
Poids : 970 kg

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18 septembre 2015

Opel Admiral 2800 (1965-1968)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

L'Opel Admiral existe dans la gamme Opel depuis la fin des années 30, en duo avec l'Opel Kapitän. Elles constituent le haut de gamme d'Opel, une alternative aux grandes marques de luxe allemandes telles que Horch, Maybach ou Mercedes-Benz. La production des deux modèles est interrompue par la Seconde Guerre Mondiale et seule celle de la Kapitän reprend en 1948. Cette dernière évolue régulièrement et ses ventes progressent au point même d'être la troisième voiture la plus vendue entre 1953 et 1958, derrière la Coccinelle et l'Opel Olympia Rekord. La génération suivante de Kapitän (P1 et P2), n'a pas le même succès, loin s'en faut. Aussi en 1964, Opel revient sur ce segment armé d'un trio : la Kapitän, l'Admiral dont le nom a été exhumé, et la nouvelle Diplomat. Ces trois voitures sont très similaires et constituent une gamme dans le segment aujourd'hui appelé "premium". La Kapitän est le niveau le plus bas, l'Admiral se positionne en intermédiaire et la Diplomat s'impose au plus haut. Les trois voitures sont souvent appelées "The Big Three", ou KAD.

Ces trois voitures sont clairement inspirées par General Motors, la maison mère. Par leurs dimensions, leurs formes géométriques, les porte-à-faux généreux, elles ramènent plus à Détroit qu'à Russelheim. A l'intérieur aussi, la planche de bord, le levier de commande de boite automatique au volant, le long bandeau en guise de compteur, tout ça fleure l'oncle Sam. Les KAD ont une ligne qui ressemble plus à la brique, à la boite à chaussure ou au frigidaire, mais dans le style "statutaire", elles en imposent.

A sa sortie en mai 1964, l'Admiral n'est équipée que d'un 6 cylindres en ligne de 2.6 litres à soupapes en tête qui lui fournit 100 ch. La lourde berline, aidée par une boite manuelle à quatre rapport ou une boite automatique PowerGlide à deux rapports seulement, est bien pataude. Il lui faut pas moins de 16 secondes pour atteindre 100 km/h et au bout de quelques kilomètres elle parvient à sa vitesse maximale : 158 km/h. Fort heureusement, en mars 1965, l'Admiral peut profiter du V8 Chevrolet 4,6 litres (283 ci) de la Diplomat. La voiture est transcendée grâce aux 190 ch du ronronnant V8 et les 198 km/h sont atteints sans difficulté majeure, en dépit de la boite automatique PowerGlide à deux rapports qui est le seul choix disponible. La rançon de la performance est une consommation qui tutoye volontiers les 20 litres au cent. Plus chère de 3750 DMarks que la 2600, seules 622 voitures ont été vendues avec le V8.

Face aux piètres performances du 6 cylindres, Opel pourvoit la Kapitän et l'Admiral d'un nouveau 6 cylindres en septembre 1965 (la Diplomat n'est équipée que de V8 pendant la première série). D'une cylindrée de 2,8 litres, il présente l'originalité d'être considéré comme un moteur qui n'est pas à arbre à cames en tête au sens strict du terme. En effet, l'arbre à cames est légèrement décalé en haut du moteur et des culbuteurs agissent sur les soupapes, ce qui en fait un intermédiaire entre l'arbre à cames latéral et l'arbre à cames en tête. Cette configuration aurait été commandée par des intérêts esthétiques. Tandis que les concurrents inclinaient leurs blocs à arbre à cames en tête pour affiner le capot, cette disposition permettait d'obtenir un bloc moins haut et de supprimer le bossage sur le capot. Le nouveau moteur de 125 ch améliore nettement les performances de la voiture par rapport au bloc précédent. Si la vitesse maximale reste raisonnablement à 170 km/h, le 0 à 100 km/h gagne deux secondes et les reprises sont moins anémiques.

En septembre 1967, trois évènements surviennent. En premier lieu, la boite automatique PowerGlide revient en option sur la 2800 (notre modèle), ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour les performances. Pour compenser, une version à deux carburateurs - 2800 HL - progresse à 140 ch, ce qui élève la vitesse maximale à 175 km/h et descend le 0 à 100 à 12 secondes. Mais avec un surcoût de près de 500 DMarks, elle n'a pas été écoulée à un grand nombre d'exemplaires. Enfin, de légeres modifications esthétiques interviennent : une bande auto-collante souligne la ligne de caisse et les logos "Admiral" sont déplacés du pied du montant arrière à l'aile avant. Bien que disposant de la boite automatique et des auto-collants sur le repli de la ligne de caisse, le modèle présenté ici a encore les badges sur le montant arrière.

A la fin de la production en novembre 1968, la Kapitän s'est écoulée à 24249 exemplaires (dont 15 030 en 2,6 litres et 113 en V8), l'Admiral à 55 876 unités (dont 31 318 avec le 2.6 litres et 622 avec le V8), et la Diplomat à 8 848 specimen (dont seulement 330 avec le V8 5.4 proposé après septembre 1966). Il convient de rajouter encore l'exceptionnelle Diplomat Coupé, vendue à 347 exemplaires équipés du V8 5.4 entre février 1965 et juillet 1967.

Les KAD sont remplacées en février 1968 par la série B (voir ici une Diplomat B).

Fiche technique :

Type de moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Disposition : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2784 cm³
Alésage course : 92 x 69,8 mm
Taux de compresson : 9,5:1
Puissance maximale : 125 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 21 mkg à 3500 tr/min
Distribution : Arbre à cames en tête décalé, culbuteurs
Nombre de soupapes : 12
Alimentation  : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses automatique à deux rapports
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques
Longueur : 494,8 cm
Largeur : nc   
Hauteur : nc
Empattement : 284,5 cm
Voie av : 149,4 cm
Voie ar : 151 cm
Vitesse maximale : 170 km/h
0 à 100 km/h : 12 s environ
Poids : 1400 kg environ

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18 juin 2015

Opel Calibra 2.0i (1990-1994)

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(Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Depuis deux ans ou presque, avec l'arrêt de la Manta et de la Monza, Opel ne proposait plus de coupé sport. Il faut dire que dans cette ère du développement des monospaces, le coupé moins polyvalent n'a plus le vent en poupe. Qu'à celà ne tienne, Opel se propose de revoir le cahier des charges. Et ce sera l'occasion de répondre du tac au tac à la Ford Probe et la Volkswagen Corrado.

Sur la plateforme d'une Opel Vectra, Wayne Cherry le designer de la General Motors, et Ehrard Schnell, le designer maison, mettent au point une ligne à la fois fluide, sportive, élégante et discrète. Et, cerise sur le gâteau, cette ligne établit un nouveau record de Cx pour une voiture à quatre places avec 0,26 seulement (la SM avait le même coefficient, mais c'est un coupé 2+2). Un record qui ne sera battu qu'en 1999 par la Honda Insight et détenu actuellement par la Mercedes CLA (0,23). La voiture pose une nouvelle référence, un nouveau calibre, et son appelation Calibra n'est alors pas usurpée.

L'originalité de ce nouveau coupé est de ne pas céder aux tentations importantes de faire une voiture basse pour qu'elle soit plus fluide. La voiture est parfaitement accessible pour quatre personnes et le coffre de 300 litres, que l'on peut agrandir à 980 litres en rabattant la banquette arrière, répond à des critères que le tandem Renault15/17 avaient déjà éprouvés avec succès. A l'intérieur, on retrouve la planche de bord d'une Opel Vectra, un détail qui déplaira à bon nombre de commentateurs estimant que la Calibra aurait dû faire l'objet d'une planche originale et plus sportive. En revanche, la Calibra est richement dotée en série, manière d'aller chatouiller les japonais sur leur propre terrain. Mais Opel a pris bien soin de ne pas surfacturer ces équipements de façon à lui conserver tout son attrait.

Dans la mesure où la Calibra partage la plateforme de la Vectra, elle dispose des mêmes trains roulants, ou presque. Plus typée sport, elle fait parfaitement son office et son comportement de voiture à moteur transversal avant à roues avant motrices. La voiture est bien équilibrée avec une très faible propension au sous-virage. L'ABS de série ote toute surprise au freinage et toute velléité déséquilibre. La Calibra est confortable, ce qui est louable dans la mesure où c'est une voiture conçue pour rouler à quatre adultes à bord, et qui doit pouvoir servir quotidiennement.

Commercialisée début 1990, après une présentation au salont de Francfort en septembre 1989, la Calibra est proposée en deux versions à quatre cylindres. De base un deux litres injection de 115 ch et une version multisoupapes de 150 ch issu de la Kadett GSi. Dès la version de base (notre modèle), les performances sont déjà intéressantes, aidées par cette aérodynamique et un poinds contenu à 1215 kg. Ainsi le 115 ch permet déjà de d'atteindre les 205 km/h en pointe, et d'accomplir le kilomètre en 31,1 s. Mais c'est surtout son agrément quotidien qui le rend agréable avec un couple de 17,3 mkg à 2600 tr/min, de quoi rouler en souplesse dans le trafic urbain. Avec le 16V, le ton monte. Coiffé d'une culasse mutlisoupapes, le moteur C20XE revendique 150 ch à 6000 tr/min. Le couple progresse à 20 mkg à 4000 tr/min, ce qui montre qu'il vaut mieux aller chercher la puissance en haut, et ne pas hésiter à cravacher pour en tirer la quintessence. Il reste toutefois agréable en utilisation urbaine. Ainsi gréée, la Calibra 16V se permet 223 km/h sur circuit, 8,5 seconde de 0 à 100 km/h et 29 secondes pour accomplir le kilomètre. De très bonnes valeurs pour ce segment.

Mais même 150 ch, ça semblait trop peu. Alors en septembre 1991, Opel dégaine la Calibra Turbo. Forte de 204 ch, la version survitaminée est aussi accompagnée d'une boite à six rapports et d'une transmission intégrale. Le poids s'en ressent puisqu'il franchit alors les 1400 kg. Mais avec 29 mkg à 2400 tr/min, la voiture est réellement sportive. Le 0 à 100 km/h s'effectue en 6,8 secondes, le kilomètre exécute en 27 secondes et la vitesse de pointe se situe à 245 km/h ! De quoi aller titiller d'autres voitures allemandes de plus gros... calibre. A noter que la transmission intégrale est également disponible sur la 16V (16V 4x4).

En 1994, la Calibra accueille un nouveau moteur V6 qui manquait à son prestige. Celui-ci, plus sage que la version Turbo, offre 170 ch et l'ouverture du marché vers les USA, même s'il avait été pressenti un moment que pour le marché américain, la voiture serait rebadgée Saab. La Calibra V6 file à 237 km/h tout de même, accomplit le kilomètre en moins de 29 secondes.

La même année, le moteur 2.0i de 115 ch est remplacé par la nouvelle génération de moteurs ECOTEC (2.0 16v). Le nouveau 2.0i qui lui aussi se pare d'une culasse multisoupapes s'en trouve porté à 136 ch. Mais il n'est pas commercialisé en France. Il remplace alors à la fois le 8 et 16 soupapes. Par la même occasion, la version 16V 4X4 disparaît.

Outre un très léger restylage en 1993 (nouvelle calandre et nouvelles jantes), la Calibra a peu évolué jusqu'au terme de sa carrière. Démarrant par 29 431 en 1990 et 97 443 voitures fabriquées dès 1991, la Calibra termine sa carrière a 238 647 exemplaires. Entre temps, la 2.0 16v a été stoppée en 1996, de même que la Turbo 4x4.

Actuellement entre deux eaux, la Calibra n'est pas encore sortie du monde de l'occasion et pas encore entrée dans celui de la collection. Avec un moteur plutôt fiable, des performances intéressantes, un mobilier solide, la Calibra peut se révéler être une bonne affaire avant que les côtes ne remontent. Les voitures s'échangent autour de 2000 € à l'heure actuelle pour une 16 V, voire une V6. Attention aux voitures mal entretenues, ou aux massacres du tuning...

Après l'arrêt de la production de la Calibra en 1997, Opel a confié le rôle à la Tigra. Il faut attendre 2000 pour que le coupé Astra ne vienne créer l'illusion d'une remplaçante.

Pour en savoir plus : Calibra Classic

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Disposition : transversal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1998 cm3
Alésage x course : 86 x 86 mm
Puissance maximale : 115 ch à 5200 tr/min
Couple maximal : 17,3 mkg à 2600 tr/min

Distribution : arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Taux de compression : 9,2:1
Alimentation : injection Bosch Motronic M1.5

Type de transmission : traction
Boite de vitesse manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 449,2 cm
Largeur : 168,8 cm
Hauteur : 132 cm
Empattement : 260 cm
Voie av : 142,6 cm
Voie ar : 144,6 cm

Pneus av : 205/55 VR 15
Pneus ar : 205/55 VR 15
Freins av : disques ventilés (256 mm)
Freins ar : disques ventilés (260 mm)

Vitesse maximale : 205 km/h
0 à 100 km/h : 10 s
1000 m.D.A. : 31 s
Cx : 0,26
Volume du coffre : 300 litres (980 banquette rabattue)
Capacité du réservoir : 63 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,1 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 7,5 l/100km

Consommation moyenne en cycle urbain : 11,1 l/100km
Poids : 1190 kg

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08 juin 2015

Opel Rekord E 2.0 S automatique (1977-1982)

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(Canteleu, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Canteleu, Seine-Maritime, septembre 2011)

La série E de l'Opel Rekord intervient en 1977 avec la dure tâche d'égaler le million d'exemplaire vendus de la version précédente. La lignée nait en 1953 avec l'Olympia Rekord à laquelle succèdent la Rekord P1 en 1957, la Rekord P2 en 1960. En 1963, la Rekord série A se place comme un berline familiale moderne. Lui succèdent la Rekord B en 1965 (ici en coupé), la Rekord C (ici en coupé) en 1967 et la Rekord D en 1971.

Les études de marché montrent que le besoin en habitabilité est en constante hausse, et particulièrement en Allemagne où la taille de voitures est supérieure à la moyenne européenne. Les petites citadines n'y ont pas encore pris une place prépondérante et la clientèle prise les larges berlines. Par ailleurs dans un contexte de crise pétrolière, le besoin de faire baisser les consommations est déjà une préoccupation de la clientèle et, partant, des constructeurs.

Opel réussit à partir de la plateforme de la Rekord D (commune avec la Commodore, et plus tard avec la Monza et la Senator), à conserver l'empattement et de livrer une voiture plus grande, plus longue, plus large, plus habitable, en donnant l'impression que la voiture est moins massive. En revanche, il n'y a pas de miracle : la voiture est plus lourde que sa devancière. Elle compense par une aérodynamique très étudiée pour l'époque qui diminue la consommation tout en augmentant la surface vitrée et donc l'impression d'espace à bord. La Rekord est principalement livrée en berline 4 portes, mais elle existe également en deux portes et en break trois ou cinq portes appelé "Caravan".

Les moteurs sont directement issus de ceux nés avec la Rekord B en 1965. Tous ces moteurs ont la même course (69,8 mm) et leur cylindrée varie en fonction de l'alésage. Des taux de compression différents permettent soit de rouler à l'essence ordinaire (N) ou au Super (S), ce qui fait encore varier la puissance. Ces moteurs ont aussi une curieuse particularité. Ils sont à la fois à arbre à cames en tête, mais culbutés, la position de l'arbre à cames très proche de la culasse empêchant l'arbre de fonctionner directement sur les tiges de soupapes. La motorisation la plus faible est un 1.7 litres N de 60 ch conçu pour n'être qu'économique. Au regard du poids de la voiture, il ne procure que des performances médiocres, permettant avec peine de franchir les 140 km/h en pointe. Le 1.9 litres, plus courant, n'est également proposé qu'en N. Ses 75 ch lui autorisent des performances à peine meilleures, mais une plus grande souplesse d'utilisation. Quant au Diesel, il n'a que des vertus économiques et est en concurrence directe avec les Mercedes 240 D W123 (ici en 300 D) ou les Peugeot 504 principalement chez les chauffeurs de taxis.

C'est avec le 2.0 litres que la voiture tient son rang. Certes le N se contente de 90 ch, mais le 2.0 S (notre modèle) parvient à 100 ch et la version injection (2.0 E) culmine à 110 ch. Avec une boite quatre rapports assez longue ou une boite automatique trois rapports d'origine General Motors (notre modèle), la voiture n'a rien de sportif. Son essieu arrière rigide ne contribue pas à un comportement agile et renvoie sèchement les aspérités de la route en dépit d'une barre Panhard et d'une barre anti-roulis. Le train avant, toutefois, avec un système McPherson se montre plutôt précis et docile.

Entre 1977 et 1982, Opel vend 962 218 Rekord E, loin derrière la Ford Granada (ici en Mk II break) et moins bien que la Rekord D qui avait atteint 1,1 millions en à peine 6 ans. Il faut dire qu'entre temps, la Volkwagen Passat et l'Audi 100 sont venues chasser sur ses terres. Il faut attendre la venue de la E2, version restylée de la E1, pour que la Rekord E franchisse la barre du million d'exemplaires et atteigne 1,4 millions d'exemplaires fin 1986. Elle est ensuite remplacée par l'Opel Omega.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1979 cm3
Alésage x course : 95 x 69,8 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 100 ch à 5200 tr/min
Couple maximal : 15,6 mkg à 3800 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête, culbuteurs, chaîne
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 3 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, barre Panhard, barre antirouis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 459,7 cm
Largeur : 172,7 cm
Hauteur : 142,2 cm
Empattement : 266,8 cm
Voie av : 143,5 cm
Voie ar : 141,2 cm
Pneus av : 175 SR 14
Pneus ar : 175 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 164 km/h
Capacité du réservoir : 65 litres
Poids : 1120 kg

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25 janvier 2015

Opel Olympia Rekord P1 (1957-1960)

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(Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2012)

Avant la Seconde Guerre Mondiale, Opel est une entreprise indépendante et sa "Laubfrosch" se vend comme des petits pains. En 1935, l'Olympia est la première voiture à structure auto-porteuse de la marque et son succès est tel qu'Opel devient la première marque européenne. Avec la Seconde Guerre Mondiale, l'outillage est expédié en ex-URSS à titre de dédommagement tandis que General Motors met la main sur l'entreprise.

La remise en route de l'entreprise est longue et la production est relancée en 1953. L'usine renovée de Rüsselheim produit un nouveau véhicule aux formes largement inspirées par les formes en vogue aux USA et sans doute par la Chevrolet Bel-Air : l'Olympia Rekord. Le nom exhumé du modèle d'avant-guerre est accolé à l'appelation 'Rekord". Première silhouette "ponton" de la marque, elle garde encore des ailes arrière renflées. Stricte deux portes, elle ne profite que d'un modeste moteur 4 cylindres de 1500 cm3 qui ne lui procure que 40 maigres ch SAE qui, au moyen d'une boite à trois rapports, lui permet d'atteindre timidement 120 km/h.

Mais la voiture est légère, peu chère et finalement, elle s'impose comme la plus vendue en Allemagne après l'indétronable Coccinelle. Dans la foulée, Opel met au point un break à trois portes et banquette rabattable de façon à former un plancher plat. Cette version sera nommée "Caravan" ("A car and a Van"), un label qui se retrouvera très longtemps dans la marque. Si bien que la voiture est tout de même construite à 610 000 exemplaires en à peine quatre ans.

En 1957, la remplaçante fait son apparition. A première vue, elle est très peu différente de la précédente, mais on constate la disparition des renflements d'ailes arrière. Le pare-brise et la lunette arrière on été aggrandis ce qui lui vaut le "P" de P1, pour "Panorama". Mieux, une "Olympia" tout court vient occuper l'entrée de gamme avec un moteur 1200 et dépouvue de chromes. La cylindrée de 1200 a été obtenue par une réduction de la course, tandis que le taux de compression a été augmenté de façon à retirer 40 ch. En 1958, la voiture est enfin disponible en version à quatre portes, suivi immédiatement par le break. Quelques rarissimes cabriolets auraient également à une vingtaine d'exemplaires.

En 1959, l'"Olympia Rekord P1" et l'"Olympia" deviennent respectivement "Opel Rekord" et "Opel 1200". LA "Rekord" peut également recevoir en option un moteur 1648 cm2 de 55 ch, obtenu cette fois par allongement de la course, de quoi franchir les 130 km/h en pointe, tandis que le moteur 1500, même porté à 45 ch SAE doit se contenter d'un petit 125 km/h.

Et le succès ne se dément pas. L'Olympia Rekord et la Rekord se vendent à 817 000 unités entre 1957 et août 1960, auxquelles il faut rajouter 68000 exemplaires de la 1200. Alors que la P1 est remplacée par la P2 en 1960, la 1200 est maintenue au catalogue avec la carrosserie de la P1 jusqu'en 1962.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1488 cm3
Alésage x course : 80 x 74 mm
Taux de compression : 6,9:1
Puissance maximale : 45 ch à 3900 tr/min
Couple : 9,9 mkg à 2300 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, culbuteur, soupapes en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 3 rapports
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs hydrauliques
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques, amortisseurs hydrauliques
Longueur : 443,3 cm
Largeur : 161,1 cm
Hauteur : 149 cm
Empattement : 254,1 cm
Voie av : 126 cm
Voie ar : 127 cm

Freins av : tambours (200 mm)
Freins ar : tambours (200 mm)
Vitesse maximale : 125 km/h
Poids :  910 kg

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23 mai 2014

Opel Kadett D 1,2 S (1979-1984)

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OpelKadettD1

OpelKadettD1

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(Duclair, Seine-Maritime, février 2012)

En 1979, la version D de la Kadett fait suite à la C. Cette génération est entièrement repensée et des choix se sont imposés. La Kadett D est la première voiture avec roues avant motrices d'Opel. Si le style est particulier et évoque une boite à chaussures, la Kadett en est d'autant plus habitable. Le passage à la traction permet de libérer le tunnel de transmission, et de loger le moteur en position transversale, au profit de l'habitacle. Elle s'est élargie aussi, offrant ainsi plus de volume à ses passagers. Elle est conçue en 2, 3, 4, et 5 portes, puis en break. En revanche, cette génération abandonne le coupé.

La sellerie et la suspension est toujours aussi raide, conforme aux standards allemands. Elle pourtant dite confortable. L'intérieur est aussi gai que l'extérieur est séduisant. Mais on retrouve la rigueur allemande des finitions et la solidité des équipements. Pour son gabarit, la Kadett est très habitable et avec ses quatre portes, elle offre un net avantage par rapport à ses concurrentes que sont la Renault 5 ou la Fiat 127. Seule la Peugeot 104 offre les portes arrière, ce qui n'est pas anodin pour les mères de famille qui doivent installer leurs enfants à l'arrière (même s'il n'y a pas encore les notions actuelles de sécurité).

Les cylindrées démarrent à 1.2 litres (53 ch) pour monter à 1.6 litres (90 ch). Comme toujours chez Opel, les versions "S" offrent un taux de compression supérieur et des carburateurs mieux dimensionnés et donc une puissance plus importe. Ainsi la version "1.2 S" (notre modèle) propose 60 ch qui remuent les 835 kg de la petite citadine avec vigueur. A partir de 1.3 litres, les moteurs disposent d'un arbre à cames en tête et d'une culasse en aluminium. Une version Diesel de 1600 cm3 se montre particulièrement économique, 3,4 litres au 100 km seulement, à condition d'avoir le pied très léger. En 1983, un moteur 1.8 à injection de l'Ascona est implanté dans la Kadett GTE, histoire de participer à la course aux "GTI" des années 80.

Elle est également produite sous la marque Vauxhall en Angleterre et s'appelle Astra, ce qui préfigurera le nom de celle qui succèdera à la version E.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée  : 1196 cm3
Alésage x course : 79 x 61 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 60 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 10,5 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 399,8 cm
Largeur : 163,6 cm
Hauteur : 137,9 cm
Empattement : 251,5 cm
Voie av : 140 cm
Voie ar : 140,5 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 147 km/h
Capacité du reservoir : 42 litres
Poids : 835 kg

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21 avril 2014

Opel Rekord C 1900 L (1967-1970)

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(Henouville, Seine-Maritime, janvier 2012)

L'Opel Rekord a une généalogie qui remonte aux années 30. L'Opel Olympia était une petite familiale concurrente de la Juvaquatre entre 1935 et 1937. Puis elle prit de l'embonpoint entre 1937 et 1940 en devenant concurrente des Mercedes 170 V (ici en cabriolet) ou Peugeot 402 Légère. Elle revient inchangée après la guerre de 1947 à 1949. En 1950, elle est remplacée par une nouvelle voiture dont les origines américaines sont criantes, mais qui garde la conception reste celle de l'Opel d'avant-guerre. Ce n'est qu'en 1953 que l'Olympia Rekord est présentée, et si la carrosserie est de style ponton, la conception du châssis reste toujours la même. En 1957, la Rekord P1 fait son entrée, avec son pare-brise panoramique (d'où le "P"). Surnommée la Buick du pauvre, elle est néanmoins produite à 370 000 exemplaires en trois ans ! La Rekord P2 sera ensuite produite à presque 800 000 unités en seulement trois ans !

C'est en mars 1963 que la nouvelle Rekord est présentée. Elle aurait du s'appeler Rekord R3, mais finalement c'est la lettre "A" qui est retenue. Plus longue, empattement accru, plus spacieuse, elle vise le segment des routières, entre la Peugeot 404 et la Citroën DS, même si ses motorisations sont encore issues des versions d'avant-guerre. Esthétiquement, elle évoque l'une de ses cousines, la Chevrolet Impala 1963. C'est encore un autre succès commercial d'Opel car c'est environ 885 voitures vendues en deux ans seulement. La Rekord B (ici en coupé) est un léger remaquillage pour l'année 1966 (300 000 unités vendues d'août 1965 à juillet 1966) et c'est en août 1966 qu'intervient la Rekord C.

La nouvelle Rekord propose une nouvelle ligne au style sobre façon allemande, même si l'on trouve des traces de certains fans évoquant un dessin "érotique". D'autres y voient également plus subtilement la forme d'une bouteille de Coca. Toujours est-il que la Rekord C convainc tout le monde par un dessin qui sera très vite imité par Ford avec la Taunus P7 (ici en coupé). La Rekord est toujours disponible en plusieurs carrosseries : berline 4 portes, coach deux portes, coupé fasback deux portes, break trois ou cinq portes et même fourgon trois portes. Au rang des motorisations, trois moteurs sont proposés à l'origine : 1,5 litres de 58 ch, 1,7 litres N de 60 ou S de 75 ch ou un 1,9 litres de 90 ch. En 1969, le 1500 est porté à 60 ch, le 1,7 litres N à 66 ch. Tous ces blocs proposent la même course (69,8 mm) et c'est la variation de l'alésage qui conditionne les différentes cylindrées. Des culasses différentes viennent faire varier le taux de compression et grâce à des carburateurs différents, les moteurs N ou S sont plus ou moins performants. L'arbre à cames n'est pas exactement au dessus des soupapes, mais légèrement décalé. Le six cylindres 2,2 litres de litres (toujours une course de 69,8 mm, alésage du moteur 1500) n'est proposé que de décembre 1966 à août 1968, et reste très rare en raison de la création en février 1967 de l'Opel Commodore qui reprend les moteurs 6 cylindres dans des finitions plus abouties. Le coupé Rekord Sprint reçoit en exclusvité le moteur 1,9 H avec carburateur double corps de 106 ch à partir de novembre 1967. Le moteur 1500 est délaissé en 1970 et la production de la Rekord Sprint cesse en septembre 1971.

L'avant est guidé par des roues indépendantes avec des doubles triangles et des ressorts hélicoïdaux, tandis que l'essieu arrière est rigide, guidé par quatre bras oscillants et une barre Panhard. Les boites sont manuelles à 3 ou 4 rapports, voire automatique à trois rapports de type Powerglide sur les 1900 et 2200 (en option). Les performances ne sont pas transcendantes, entre 130 km/h pour la 1500 et 161 km/h pour la 1.9 S. Le coupé Sprint atteint, lui, 174 km/h. Le 0 à 100 se situe entre 24 secondes pour la 1500 et 16 secondes pour la 1900 S. Seule la Sprint atteint 12 secondes.

La Rekord C cède sa place à la D en janvier 1972 après 1 274 362 exemplaires. C'est le meilleur score pour la Rekord qui a ensuite connu la concurrence interne de l'Ascona. La dernière génération sera effectuée par la Rekord E.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 11 CV
Cylindrée : 1897 cm3
Alésage x course : 93 x 69,8 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 90 ch à 5100 tr/min
Couple maximal : 15 mkg à 2800 tr/min
Distribution : arbre cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex 32
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à circulation de billes
Diamètre de braquage : 11,7 m
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras oscillants, barre Panhard, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 457,4 cm
Largeur : 175,4 cm
Hauteur : 145,6 cm
Empattement : 266,8 cm
Voie av : 141,2 cm
Voie ar : 141 cm
Pneus av : 6.40 SR 13Pneus ar : 6.40 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 161 km/h
0 à 100 km/h : 16 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Consommation moyenne : 12 l/100km
Poids : 1025 kg

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28 décembre 2013

Opel Manta B1 hatchback (1977-1982)

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OpelMantaB1Hatchbackav1

OpelMantaB1Hatchbackar1

OpelMantaB1Hatchbackar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En 1977, la Manta B se double d'une seconde carrosserie. Au coupé 2 portes (notchback ou coach) s'ajoute une version trois portes plus polyvalente. Outre le hayon, un essuie-glace arrière, la version "hatchback" ajoute une banquette rabattable qui lui procure une habitabilité plus proche de l'Ascona dont elle est dérivée.

Le coupé trois portes partage les mêmes mécaniques et ses performances sont sensiblement identiques. Elle est ici présentée en version S, c'est à dire avec taux de compression augmenté par rapport à la N pour une cylindrée donnée. Sur le moteur 1600, avec un taux de compression passé de 8,2:1 à 9,5:1, la puissance augmente de 68 ch à 5200 tr/min à 75 ch à 5000 tr/min tandis que le couple progresse de 11 mkg à 3400 tr/min à 11,7 mkg à 3800 tr/min. La vitesse de pointe augmente de 154 km/h à 163 km/h, ce qui la rapproche de ses ambitions sportives et de la Ford Capri avec laquelle elle entend rivaliser.

En 1982, la Manta B est légèrement retouchée, devenant Manta B2. La fente sur le capot est doublée et les boucliers avant et arrière, plus enveloppants sont peints couleur caisse. La B2 continue alors sa carrière jusqu'en 1988, remplacée par la Calibra.

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05 septembre 2013

Opel Commodore A GS coupé (1967-1971)

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OpelCommodoreAcoupeGSav1

OpelCommodoreAcoupeGSar1

OpelCommodoreAcoupeGSar

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Alors que l'Opel Commodore a été présentée en février 1967, il faut attendre septembre de la même année pour qu'une version sportive soit introduite. Sur le moteur 2,5 litres de la berline, un double carburateur est installé portant la puissance de 120 à 130 ch, une valeur à mettre en perspective avec le poids de 1160 kg du coupé.

Ainsi gréée, la GS file à 175 km/h et atteint le 100 km/h en plus de 12,4 secondes en raison d'une boite 4 rapports longue. Elle se fait néanmoins remarquer par la belle souplesse du moteur 6 cylindres. En mars 1970, l'arrivée de la GS/E avec injection et 150 ch fait entrer pleinement la Commodore A dans le rang des sportives.

Entre 1967 et 1972, 2574 Opel Commodore GS et GS/E ont été produites, avant de céder leur place à la Commodore B GS/E.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 14 CV
Cylindrée : 2490 cm3
Alésage x course : 87 x 69,8
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 7 paliers
Puissance maximale : 130 ch à 5300 tr/min
Couple maximal : 19 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : 2 carburateurs ZE
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à billes, assistée en option
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 461 cm
Largeur : 172,6 cm
Hauteur : 135 cm
Empattement : 267,9 cm
Voie av : 143,1 cm
Voie ar : 138,9 cm
Pneus av : 165 R 14
Pneus ar : 165 R 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 174 km/h
0 à 100 km/h : 12,4 s
1000 m D.A. : 34,3 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Poids : 1160 kg

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