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19 juin 2026

Alfa Romeo Giulietta Spider (1955-1962)

(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)

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🎨 Un Spider pour l'Amérique

 

Toujours en pleine mutation, Alfa Romeo, qui a dû réduire ses activités sportives pour des raisons financières, s'engage au milieu des années 1950 dans une politique de rationalisation de sa gamme autour d'un même modèle décliné en plusieurs carrosseries. Après la Giulietta Sprint, commercialisée à l'automne 1954, la berline Giulietta apparaît au printemps 1955.

Séduit par la Giulietta Sprint, Max Hoffmann, célèbre importateur de voitures européennes aux États-Unis, persuade Alfa Romeo de développer un cabriolet dérivé du coupé. Convaincu du potentiel du modèle sur le marché américain, il s'engage même sur l'achat de 2 500 exemplaires avant le lancement. La même année, Hoffmann jouera également un rôle déterminant dans la naissance de la Mercedes 190 SL, et plus tard sur le destin de la 300 SL cabriolet ou encore la BMW 507.

Alfa Romeo met alors plusieurs carrossiers en concurrence, parmi lesquels Bertone et Pininfarina. Le projet de Bertone n'est finalement pas retenu, sans doute parce que ses ateliers sont déjà fortement mobilisés par la production de la Giulietta Sprint. Pininfarina remporte donc le contrat avec une proposition inspirée de certaines de ses réalisations récentes, notamment la Lancia Aurelia B24, tout en conservant les principaux codes stylistiques de la Giulietta.

 

 

✨ La signature Pininfarina

 

La traditionnelle calandre Alfa Romeo et sa double moustache chromée sont bien présentes, mais leur disposition est adaptée aux contraintes du nouveau cabriolet. Afin de préserver la visibilité de l'écusson central malgré une face avant plus basse, le pare-chocs est divisé en deux parties. La plaque d'immatriculation est alors déportée sur le côté, une solution devenue l'une des signatures visuelles du modèle et que l'on retrouvera plusieurs décennies plus tard sur l'Alfa Romeo 156 et ses descendantes.

Le reste de la carrosserie privilégie les lignes souples et équilibrées. Sans rechercher l'effet spectaculaire, la Giulietta Spider affiche une élégance intemporelle qui explique en grande partie son attrait auprès des collectionneurs.

 

🛋️ Une élégance toute italienne

 

À bord, la présentation surprend par sa simplicité. La planche de bord, peinte dans la couleur de la carrosserie, accueille trois grands cadrans. Celui du centre, légèrement surélevé, affiche le compte-tours, tandis que le compteur de vitesse prend place à droite et les différents témoins à gauche. Les premiers exemplaires reçoivent un levier de vitesses au volant, rapidement remplacé par une commande au plancher plus en adéquation avec le caractère sportif de la voiture.

Le volant est équipé d'un cerclo-avertisseur, dispositif alors très en vogue que l'on retrouve notamment sur certaines Mercedes ou Peugeot contemporaines. La radio est intégrée à la console centrale tandis que la boîte à gants, dépourvue de verrouillage, se révèle peu pratique sur un cabriolet.

La deuxième série, introduite en 1959, corrige plusieurs défauts de jeunesse. La boîte à gants reçoit enfin une fermeture, le siège passager devient réglable et l'empattement est allongé de cinq centimètres. Des déflecteurs sont également ajoutés aux portières afin de limiter les remous d'air dans l'habitacle. Sur la troisième série, apparue en 1961, la planche de bord est recouverte de skaï noir, un allume-cigare et un cendrier font leur apparition, tandis que les feux arrière agrandis annoncent déjà ceux de la future Giulia Spider.

 

⚙️ Le double arbre fait merveille

 

La mécanique est à la hauteur de la présentation. Le quatre-cylindres double arbre de 1 290 cm³ développe initialement 65 ch. Entièrement réalisé en alliage léger, il se distingue par sa souplesse et sa capacité à prendre des régimes élevés, caractéristiques qui contribueront largement à la réputation des moteurs Alfa Romeo. Bien entretenu, il se montre également robuste.

En 1958, la Giulietta reçoit une nouvelle boîte à quatre rapports dotée de synchroniseurs de type Porsche, améliorant sensiblement l'agrément de conduite. En 1959, la puissance du moteur standard atteint 80 ch. Associé à cette transmission modernisée, il procure au Spider des performances très honorables pour l'époque. Les versions Veloce, équipées de deux carburateurs, développent quant à elles 80 ch jusqu'en 1959 puis 90 ch à partir de cette date. La boîte à cinq rapports n'apparaîtra qu'en fin de carrière sur certaines versions avant d'être généralisée avec la Giulia Spider 1600 en 1962.

 

🛞 Un comportement routier moderne

Le Spider bénéficie d'un train avant à roues indépendantes avec doubles triangles superposés, ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis. À l'arrière, le pont rigide est guidé par des bras longitudinaux et un triangle central qui améliorent son contrôle. Sans être particulièrement sportive, la suspension offre un compromis convaincant entre confort et tenue de route pour la fin des années 1950.

 

🏁 Le Spider de la Dolce Vita

Élégante, performante et agréable à conduire, la Giulietta Spider rencontre un succès commercial significatif. Produite à environ 14 300 exemplaires entre 1955 et 1962, auxquels s'ajoutent près de 2 900 versions Veloce, elle demeure aujourd'hui l'une des Alfa Romeo les plus recherchées de sa génération.

En 1962, elle cède sa place à la Giulia Spider 1600, qui reprend sa philosophie tout en bénéficiant des évolutions techniques de la nouvelle gamme Giulia.

 

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(Le Val-au-Cesne, Seine-Maritime, novembre 2011)
 

FICHE TECHNIQUE : Alfa Romeo Giulietta Spider 1960

🔥 MOTEUR
  • Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
  • Bloc : alliage léger
  • Emplacement : longitudinal avant
  • Puissance fiscale : 7 CV
  • Cylindrée : 1290 cm³
  • Alésage x course : 74 x 75 mm
  • Taux de compression : 8,5:1
  • Vilebrequin : 5 paliers
  • Distribution : double arbre à cames en tête
  • Nombre de soupapes : 8
  • Alimentation : carburateur Solex
  • Puissance maximale : 80 ch à 6000 tr/min
  • Couple maximal : 10 mkg à 3500 tr/min

 

⚙️ TRANSMISSION
  • Type de transmission : propulsion
  • Boîte de vitesses : manuelle à 4 rapports (5 en 1961)

 

🛠️ CHÂSSIS & SUSPENSIONS
  • Direction : à vis et galets
  • Suspension avant : roues indépendantes, double triangles de longueurs inégales, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
  • Suspension arrière : essieu rigide, triangle central, ressorts hélicoïdaux

 

📏 DIMENSIONS
  • Longueur : 390 cm
  • Largeur : 158 cm
  • Hauteur : 126 cm
  • Empattement : 225 cm
  • Voie avant : 129,2 cm
  • Voie arrière : 127 cm

 

🛞 ROUES & FREINS
  • Pneus avant : 155 x 15
  • Pneus arrière : 155 x 15
  • Freins avant : tambours
  • Freins arrière : tambours

 

🏁 PERFORMANCES
  • Vitesse maximale : 165 km/h

 

⛽ CONSOMMATION & AUTONOMIE
  • Capacité du réservoir : 53 litres

 

📦 DIVERS
  • Poids : 860 kg

 

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Commentaires
Z
Merci pour vos précisions. Le texte a été modifié en conséquence.
Répondre
M
Le boite de vitesses de la giulia spyder 1300 a 4 rapports.<br /> <br /> Il faudra attendre la giulia 1600 pour avoir une boite 5.
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Une balade dans le monde de l'automobile de collection et des voitures d'exception au gré du hasard et des rencontres. Un peu d'histoire, un peu de technique et des voitures ! Plus de 2000 voitures et 12 000 photos.
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