Triumph GT6 Mk III (1970-1973)
(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2017)
Après la transition de la GT6 en mark II en 1969, qui reprend l'avant de la nouvelle Spitfire Mk III tout en conservant l'arrière de la GT6 Mk I lui même repris de la Spitfire 4 Mk II, la GT6 Mark III d'octobre 1970 vient reprendre tout à fait la ligne de la Spitfire Mk IV.
Elle intègre donc la calandre, le capot, la ligne d'ailes avant, le bossage de l'aile arrière et le nouveau panneau arrière de la Spitfire Mk IV et qui aura également un air de famille avec la Stag. Avec son arrière fast-back et son hayon, ce bossage particulier du capot destiné à accueillir le 6-cylindres en ligne de 104 ch, on pourrait attribuer à cette voiture des origines italiennes. Le dessin de Giovanni Michelotti n'y est pas étranger.
Pour la mécanique, pas de grands changements par rapport à la précédente version. Seul un nouveau train arrière est installé afin de réfréner les ardeurs de l'ancien à lame transversale qui se montrait chatouilleux aux limites. Le nouveau train arrière apportera tant de satisfaction qu'il sera également greffé dans la Spitfire IV et la Triumph Vitesse.
La nouvelle ligne de la GT6 apportera un léger mieux aérodynamique ce qui accroîtra encore quelque peu les performances. La GT6 dépasse la barre des 180 km/h en pointe, ce qui lui permet de clairement battre sa principale concurrente, la MG-B GT.
En décembre 1973, après 51000 voitures vendues dont 13 042 Mk III, Triumph raye discrètement la GT6 du catalogue. Cette voiture restera perçue comme un échec commercial tant elle aurait mérité mieux, au point que bien des fans de la Spitfire se sont demandés pourquoi il n'y a jamais eu de GT6 cabriolet ce qui aurait apporté une véritable alternative à la modeste puissance de la Spitfire. Mais coincée entre la Stag et la TR6 et avec des faux-airs de Spitfire, sous la concurrence féroce de la MG-B GT, la GT6 n'a jamais su trouver sa vraie place.


