Peugeot 203 cabriolet (1951-1956)
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)
Peugeot 203 cabriolet (1951-1956)
Le charme discret de la bourgeoisie
Malgré son image de constructeur classique et conservateur, Peugeot a toujours su proposer des cabriolets élégants. La Peugeot 203 ne fait pas exception. Dans la lignée de la 402 Eclipse des années 1930, les 403, 404 et 504 cabriolet feront ensuite perdurer cette tradition avec succès.
La 203 cabriolet est présentée au Salon de l’Automobile de Paris en octobre 1951, trois ans après la berline. Jusqu’alors, seule une version découvrable à quatre portes était proposée. Le cabriolet reprend l’allure générale de la berline, avec ses formes arrondies d’inspiration américaine. Le galbe des ailes avant répond à celui des ailes arrière, tandis que la ligne de profil, fluide et harmonieuse, met en valeur la structure arrière héritée de la berline.
Il s’agit toutefois d’un strict deux places, même si les publicités d’époque évoquent la possibilité d’installer un troisième passager en travers, derrière les sièges. Le coffre, bien dimensionné, permet d’emporter des bagages en quantité raisonnable ainsi que la roue de secours.
L’intérieur se montre soigné. La finition Grand Luxe se distingue de la version Luxe par un équipement enrichi : volant spécifique, montre électrique, deux pare-soleil, antibrouillards, ainsi que des éléments de carrosserie chromés comme les bas de caisse et les sabots d’ailes.
Au fil des années, le modèle évolue par touches discrètes : nouveaux coloris, modification des commandes de chauffage, ou encore ajout d’une serrure sur la malle.
Quelques carrossiers s’intéressent également à la 203 cabriolet. Letourneur et Marchand conservent le pare-brise d’origine et réalisent une interprétation proche d’un prototype de cabriolet quatre places étudié à Sochaux.
En Suisse, un autre carrossier développe sa propre version, ainsi qu’une variante à quatre portes, produite à seulement dix exemplaires.
Le principal frein à la diffusion du cabriolet reste son prix. Affiché à 845 000 francs (contre 520 000 francs pour la berline), il demeure nettement plus onéreux. Sa carrière reste donc confidentielle.
L’année 1952 constitue son meilleur millésime avec 971 exemplaires produits, tandis que 1956 marque la fin de sa production avec seulement 168 unités. Au total, 2 567 cabriolets seront fabriqués, un chiffre néanmoins supérieur à celui du coupé, limité à 953 exemplaires.
L'histoire du cabriolet chez Peugeot se poursuit avec la 403.
Fiche technique :
🔹 Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
🔹 Bloc : fonte
🔹 Culasse : fonte
🔹 Emplacement : longitudinal, avant
🔹 Puissance fiscale : 7 CV
🔹 Cylindrée : 1 290 cm³
🔹 Alésage x course : 75 x 73 mm
🔹 Taux de compression : 6,8:1
🔹 Vilebrequin : 3 paliers
🔹 Puissance maximale : 42 ch à 4 500 tr/min
🔹 Couple maximal : 8,2 mkg à 2 500 tr/min
🔹 Distribution : soupapes en tête en V, entraînement par chaîne
🔹 Nombre de soupapes : 8
🔹 Alimentation : carburateur Solex inversé 32 PBIC
🔹 Type de transmission : propulsion
🔹 Boîte de vitesses : manuelle à 4 rapports
🔹 Direction : à crémaillère (3,5 tours)
🔹 Diamètre de braquage : 8,8 m
🔹 Châssis : coque autoporteuse
🔹 Suspension avant : roues indépendantes, ressort transversal
🔹 Suspension arrière : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
🔹 Longueur : 435 cm
🔹 Largeur : 160,7 cm
🔹 Hauteur : 147 cm
🔹 Empattement : 258 cm
🔹 Voie avant : 132 cm
🔹 Voie arrière : 132 cm
🔹 Pneus avant : 155 x 400
🔹 Pneus arrière : 155 x 400
🔹 Freins avant : tambours
🔹 Freins arrière : tambours
🔹 Vitesse maximale : 116 km/h
🔹 Capacité du réservoir : 50 litres
🔹 Poids à vide : 875 kg





