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23 décembre 2025

BMW 320 is E30 (1987-1990)

(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)

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BMW 320is E30

La performance en discrétion

A milieu des années 1980, BMW a déjà son icône. La M3 E30 s’impose sur les circuits, s’affiche sans complexe sur la route, et incarne une sportivité revendiquée, presque démonstrative. Elle est connue, reconnue, immédiatement identifiable grâce à ses excroissances bodybuildées.

Mais en Italie et au Portugal, la voiture est fortement taxée. Les cylindrées de plus de deux litres sont fortement taxées et les constructeurs sont forcés d'utiliser des astuces pour rendre leurs versions sportives accessibles.

Née de cette contrainte fiscale sévère, la 320is n’a cependant jamais eu vocation à devenir une M3 bis. BMW ne cherche pas à reproduire l’icône. La marque choisit une voie plus subtile : conserver l’essentiel — la mécanique, l’exigence, le caractère — tout en renonçant volontairement aux signes extérieurs.

 

Une réponse d’ingénieurs, pas de communicants

Plutôt que d’édulcorer sa Série 3 sous prétexte de fiscalité, BMW confie le dossier à ses ingénieurs. Le moteur S14 de la M3 sert de base. Sa cylindrée est ramenée à 1 990 cm³ pour passer sous le seuil fatidique des deux litres. Le reste, en revanche, ne fait l’objet d’aucune concession.

Le résultat est sans ambiguïté : 192 chevaux pour un quatre cylindres atmosphérique, soit l’un des meilleurs rendements de son époque, et seulement 8 ch de moins que la M3. Le moteur est officiellement badgé M, issu de BMW Motorsport, même si la voiture, elle, ne revendique rien. La 320is ne cherche pas à impressionner ; elle se contente d’être efficace, et de l’être sérieusement.

 

Une sportive qui commence par la berline

 

Autre singularité révélatrice de son positionnement : la 320is apparaît d’abord en version quatre portes en 1987, avant que le coupé deux portes ne suive en 1988. Un ordre inhabituel pour une BMW performante, mais parfaitement cohérent avec sa philosophie. Avant d’être une sportive visible, la 320is est une automobile utilisable, presque bourgeoise dans sa présentation.

Plus homogène en version coupé, elle conserve néanmoins cette même discrétion : lignes sages, absence d’appendices, présentation intérieure sérieuse et fonctionnelle. Tout ce qui fait une M est là, mais rien ne le crie.

 

Une rareté non préméditée

Réservée aux marchés italien et portugais, la 320is n’a jamais été pensée comme une série limitée désirable. Elle est devenue rare par nécessité, pas par calcul. Au total, 1 205 berlines et 2 540 coupés seront produits jusqu’en 1990.

À titre de comparaison, près de 17 000 M3 E30 verront le jour entre 1986 et 1991. L’écart est éloquent. Là où la M3 entre immédiatement dans la légende, la 320is demeure en marge, presque invisible. Et c’est précisément ce qui fait aujourd’hui tout son intérêt.

 

L’élégance de la surprise

La 320is possède une qualité devenue rare : elle n’est reconnaissable que par les connaisseurs. Pour les autres, elle se confond avec une Série 3 ordinaire. Une simple 320i, pensent-ils. Jusqu’au moment où la mécanique parle.

Au feu rouge, certains découvrent trop tard que la discrétion n’est pas synonyme de faiblesse. La 320is ne prévient pas, n’exhibe rien, n’intimide pas. Elle agit. Une sportivité sans mise en scène, sans posture, presque confidentielle. Tout ce qui peut séduire dans une BMW destinée à un usage quotidien, loin des regards mais proche de l’essentiel.

 

Une BMW plus fidèle qu’il n’y paraît

La 320is n’est pas une M3 frustrée. Elle est autre chose. Une BMW née de la contrainte, façonnée par la rigueur, et aboutie sans compromis mécanique. Dans un monde où la M3 est devenue un symbole, la 320is reste une automobile : rapide, exigeante, discrète. Un sleeper avant l'heure.

Et pour ceux qui seraient effrayés par la puissance brute de la 320 is, BMW leur à concocté une 318is, disponible sur tous les marchés à partir de 1989.

FICHE TECHNIQUE – BMW 320is (E30, 1987‑1990)

 

🔥 MOTEUR


🔹 Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
🔹 Bloc : fonte
🔹 Culasse : aluminium
🔹 Emplacement : longitudinal, avant
🔹 Puissance fiscale : NC
🔹 Cylindrée : 1990 cm3
🔹 Alésage x course : 93,4 x 72,6 mm
🔹 Taux de compression : 10,8:1 
🔹 Vilebrequin : 5 paliers, 8 contrepoids
🔹 Puissance maximale : 192 ch à 6900 tr/min
🔹 Couple maximal : 21,4 mkg à 4900 tr/min
🔹 Distribution : Double arbre à cames en tête
🔹 Nombre de soupapes : 16 
🔹 Alimentation : Injection Bosch Motronic

 

⚙️ TRANSMISSION 

🔹 Type de transmission : Propulsion
🔹 Boîte de vitesses : manuelle 5 rapports (Getrag)
🔹 Direction : crémaillère, assistée
 

🛠️ CHÂSSIS & SUSPENSIONS

🔹 Châssis : monocoque
🔹 Suspension avant : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
🔹 Suspension arrière : essieu rigide, triangles obliques, ressorts hélicoïdaux

 

📏 DIMENSIONS

🔹 Longueur : 4325 mm 
🔹 Largeur : 1645 mm
🔹 Hauteur : 1390 mm 
🔹 Empattement : 2570 mm  
🔹 Voie avant : 1407 mm 
🔹 Voie arrière : 1415 mm

 

🛞 ROUES & FREINS

🔹 Pneus avant : 195/65 VR14
🔹 Pneus arrière : 195/65 VR14
🔹 Freins avant : Disques ventilés
🔹 Freins arrière : Disques

 

🏁 PERFORMANCES

🔹 Vitesse maximale : 224 kmh
🔹 0 à 100 km/h : 7,9 s  
🔹 400 m D.A. : ~15,7 s  
🔹 1000 m D.A. : ~28,9 s 

 

CONSOMMATION & AUTONOMIE

🔹 Capacité du réservoir : 64 litres 
🔹 Consommation en cycle urbain : ~12,8 l/100 km

 

📦 DIVERS

🔹 Volume du coffre : 425 litres 
🔹 Cx : 0.34
🔹 Poids à vide  1190 kg  

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Une balade dans le monde de l'automobile de collection et des voitures d'exception au gré du hasard et des rencontres. Un peu d'histoire, un peu de technique et des voitures ! Plus de 2000 voitures et 12 000 photos.
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