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3 juin 2025

Renault 21 TI (1988-1989)

(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2017)

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🚗 Renault 21 TI (1988-1989) – Le chaînon manquant

 

Au crépuscule de la première phase de la Renault 21, une silhouette sobre et racée se glisse entre les GTX et les 2L Turbo. Voici la TI, version à injection de la classique 2.0, qui vient réveiller une gamme un peu trop sage. Apparue au millésime 1989 (juillet 1988), elle succède à la RX sans tambour ni trompette, mais avec une vraie ambition : redonner un peu de mordant à la familiale de Billancourt.

Ni voyante, ni paisible routière, la TI assume un positionnement hybride, plus dynamique que la GTX, mais moins exclusive que la 2L Turbo, cette bombe à la française qui couronne la gamme. Elle incarne une tentative de Renault pour moderniser son image sans perdre ses clients traditionnels : ceux qui veulent du confort, un moteur volontaire et une présentation valorisante, sans verser dans l’ostentatoire.

 

🎯 Objectif : relancer la gamme

La Renault 21, à son lancement en 1986, s’était distinguée par sa ligne fine, sa gamme de moteurs (1,7 litres ou 2.0, et Diesel ou Diesel Turbo) montés en transversal ou en longitudinal selon les versions, une rareté pour une traction avant. Mais en 1988, l’heure est à la consolidation. La TI vient occuper un créneau vacant, celui d’une berline à caractère, capable de séduire cadres moyens, pères de famille pressés, et automobilistes fidèles mais un peu lassés.

Face à elle, la Peugeot 405 SRi, tout juste débarquée, impose un style plus latin, Pininfarina oblige, et une efficacité saluée. La Ford Sierra 2.0 i Ghia, elle, joue la carte du classicisme anglo-saxon avec une touche de modernité aérodynamique. La 21 TI joue la carte d’une élégance discrète, d’un châssis affûté sans excès, et d’un moteur bien connu : le 2.0 injection dit aussi moteur "Douvrin", du nom de l'usine où il est produit.

 

🧠 Une TI qui ne s'affiche pas, mais qui affirme

La Renault 21 TI ne fait pas de vagues — elle les fend. Son allure n’évolue que par petites touches par rapport à une GTX : boucliers ton caisse, enjoliveurs spécifiques, sellerie plus cossue, instrumentation complète, et surtout ce petit badge « TI » discret, presque timide. Un style à la française, comprenez : distinction sans démonstration. Renault évite l'écueil du sigle GTI qui passe pour démodé, désignerait une énième version sportive tapageuse et aurait l'art d'effrayer les assureurs.

 

✨ Le détail comme signature

La TI, fidèle à son époque, soigne ses signes extérieurs de distinction sans en faire trop. Les jantes spécifiques (souvent des enjoliveurs 14’’ au dessin plus travaillé), une ligne de caisse nette mais sans ostentation, quelques éléments de chrome subtilement placés, ou encore ces boucliers peints ton caisse qui modernisent le profil… Tout cela compose un ensemble cohérent. L’habitacle aussi se raffine : sellerie velours à motifs géométriques, instrumentation complète. Rien ne crie, mais tout suggère : on est dans une Renault de standing, énergique et discrète.

Sous le capot, la TI partage le même moteur 2.0 injection multipoint de 120 ch que la RX, offrant une puissance constante et un agrément de conduite similaire. Là où la TI fait la différence, c’est dans son positionnement plus valorisant, son équipement plus sportif et ses détails soignés, qui lui confèrent un caractère un peu plus affirmé, sans pour autant bouleverser les fondamentaux mécaniques.

Le châssis, bien né, filtre efficacement les aspérités sans s’enliser, et l’ensemble offre une tenue de route saine, prévenante, sécurisante. Renault avait un savoir-faire réel dans l’art de faire voyager vite et confortablement, et cette TI en est un exemple presque didactique.

 

🪞 Une image à relifter

La mission de la TI est aussi stratégique : réinjecter du désir dans la gamme R21, qui commençait à se diluer dans une offre pléthorique. La version Turbo faisait rêver, mais restait élitiste. La GTX plaisait, mais manquait un peu de caractère. Peut-être que le sigle RX n'a pas eu à l'oreille des clients le même écho que le TX de la Renault 16 à son époque. La TI vient rappeler les bonnes heures, sans brusquer le client.

C’est une voiture de compromis, certes, mais aussi de rationalité chic : elle plaît à ceux qui veulent un peu plus sans forcément vouloir trop. Une familiale vive, mais pas agressive. Une voiture statutaire, mais pas prétentieuse. Et à ce jeu-là, Renault a su viser juste, du moins auprès de son public traditionnel.

 

🗞️ Accueil et postérité

À sa sortie, la TI reçoit un accueil globalement favorable dans la presse spécialisée : on salue son confort, son comportement sûr, et la douceur de son moteur. On regrette cependant un manque de sportivité franche, surtout en comparaison avec les GTI plus radicales de l’époque. Et en définitive, Renault en vendra très peu, la clientèle ayant toujours la faveur de la GTX quand ce n'est pas pour les versions mazoutées de plus en plus sollicitées.

La 21 TI ne marquera pas l’histoire comme la 2L Turbo, mais elle joue son rôle avec justesse : faire la transition. Dès l'année suivante, en juillet 1989, Renault introduit la phase II de la Renault 21, avec son design plus arrondi et surtout une version 5 portes qui relancera énergiquement le modèle. Quant à la TI, elle sera encore mieux servie avec le moteur Douvrin à 12 soupapes de la TXI, permettant de passer de la tradition à la modernité, de la discrétion bourgeoise à l’affirmation sportive.

🔥 MOTEUR

🔹 Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
🔹 Bloc : Fonte
🔹 Culasse : Aluminium
🔹 Emplacement : Longitudinal avant
🔹 Puissance fiscale : 10 CV
🔹 Cylindrée : 1 995 cm³
🔹 Alésage x course : 88 x 82 mm
🔹 Taux de compression : 10:1
🔹 Vilebrequin : 5 paliers
🔹 Puissance maximale : 120 ch DIN à 5 500 tr/min
🔹 Couple maximal : 17,1 mkg (172 Nm) à 4 500 tr/min
🔹 Distribution : Arbre à cames en tête
🔹 Nombre de soupapes : 8 
🔹 Alimentation : Injection multipoint Bosch L3-Jetronic
 

⚙️ TRANSMISSION

🔹 Type de transmission : Traction
🔹 Boîte de vitesses : Manuelle à 5 rapports
🔹 Direction : Crémaillère, assistée
🔹 Diamètre de braquage : 10,4 m

 

🛠️ CHÂSSIS & SUSPENSIONS

🔹 Suspension avant : Roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis
🔹 Suspension arrière : barres de torsion, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis

 

📏 DIMENSIONS

🔹 Longueur : 4 458 mm
🔹 Largeur : 1 707 mm
🔹 Hauteur : 1 422 mm
🔹 Empattement : 2 670 mm
🔹 Voie avant : 1 460 mm
🔹 Voie arrière : 1 445 mm
🔹 Garde au sol : Environ 140 mm

 

🛞 ROUES & FREINS

🔹 Pneus avant : 185/65 R14
🔹 Pneus arrière : 185/65 R14
🔹 Freins avant : Disques ventilés
🔹 Freins arrière : Tambours

 

🏁 PERFORMANCES

🔹 Vitesse maximale : 195 km/h
🔹 0 à 100 km/h : 9,7 s
🔹 400 m D.A. : Environ 17,4 s
🔹 1000 m D.A. : Environ 31,2 s

 

CONSOMMATION & AUTONOMIE

🔹 Capacité du réservoir : 66 litres
🔹 Consommation à sur route : 7,8 l/100 km
🔹 Consommation à sur autoroute : 8,8 l/100 km
🔹 Consommation en cycle urbain : 11,8 l/100 km

 

📦 DIVERS

🔹 Volume du coffre : 490 litres
🔹 Cx : 0,31
🔹 Poids à vide : 1 178 kg

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