Peugeot 205 Roland Garros (1989-1993)
(Duclair, Seine-Maritime, juillet 2017)
Depuis 1984, Peugeot et le tournoi de tennis de Roland Garros sont partenaires, ce qui a donné lieu à une série spéciale comme la 205 Lacoste. Mais en 1989, devenue transporteur officiel, la marque sochalienne décide de mettre à nouveau en exergue son modèle phare, la 205. Et si d'habitude les séries spéciales ont pour intérêt de relancer les ventes, en l'occurrence il s'agit de donner une idée plus chic du modèle populaire de la marque. Ainsi, en feignant de ne s'adresser qu'à une clientèle férue de tennis, Peugeot peut donner une image haut de gamme en incluant les codes stylistiques du tournoi et du sport.
Sur une base de 205 XS, Peugeot vient ajouter des équipements inhabituels sur ce segment. En premier lieu, la couleur unique est le "Vert Sorrento" métallisé, inspiré par les bâches du tournoi en terre battue. En plus du jonc chromé dans les pare-choc et les bandes de protection latérales, deux liserais blancs parcourent les flancs et le hayon arrière et apportent une touche d'élégance qu'on retrouvera à l'intérieur. A partir de 1990, le liserai sera unique. Les boucliers avant comme arrière sont peints de couleur caisse et une paire de projecteurs additionnels sont ajoutés dans le pare-choc avant. Un large toit ouvrant électrique en verre fumé vient apporter une clarté inhabituelle dans l'habitacle.
A l'intérieur, on trouve une sellerie empruntée aux 205 GTI mais recouverte cuir blanc, avec des parties en tissu avec des bandes rouge et vert rappelant les motifs des contre-portes. Le volant à trois branches repris de la finition XS est lui aussi recouvert de cuir même s'il n'est pas blanc. Le logo Roland Garros y remplace celui de Peugeot. On trouve au sol une moquette épaisse anthracite avec contours blancs. Les vitres sont teintées et électriques, la fermeture est centralisée. La boite à gants est éclairée et ferme à clef. Le coffre est garni de tapis et éclairé lui aussi. La banquette arrière se rabat en deux parties. Au tableau de bord, on trouve ce qui se fait de mieux à l'époque avec un compte-tour, une montre numérique et un rhéostat pour l'éclairage. Rare pour l'époque dans ce segment, les essuie-glace ont une fonction intermittente. Il y en a un évidemment à l'arrière. Dernière touche, les ceintures de sécurité sont de la couleur de la terre battue.
En revanche, le moteur n'a rien de particulier, même s'il s'agit du 1360 cm3 de 85 ch qui équipe déjà les XS et les GT. Seule différence, il est équipé d'un carburateur double corps en remplacement des deux carburateurs simple corps. En regard des 850 kg de la voiture, il donne du caractère à la petite citadine.
D'abord lancée exclusivement en berline, la 205 Roland Garros sera présentée en mai 1989 et distribuée à 3550 exemplaires. Elle est renouvelée à chaque édition du tournoi et doublée d'un cabriolet en 1990 (5000 berlines et 1000 cabriolets). En 1991 ce sont 2500 berlines et 1500 cabriolets qui sont prévus. Ensuite à partir de 1992, le nombre d'exemplaires est inconnu. Les feux arrière sont modifiés comme sur l'ensemble de la gamme 205. La berline 5 portes est maintenant également proposée. Enfin pour 1993, seul le cabriolet est au catalogue et la berline est remplacée par la 106.
Produite à plus ou moins 15 000 exemplaires seulement, la cote de la 205 Roland Garros est plutôt en hausse en raison de sa rareté et de son équipement. La plus recherchée est évidemment le cabriolet. Si on trouve les premières entre 5 000 et 8 000 €, le prix du cabriolet peut s'envoler à 15 000 € !
Quant à la série Roland Garros, elle s'est poursuivie au cours des années, passant par la 306 cabriolet Roland Garros, puis la 206, la 307, ou même la 308. Parallèlement, il y avait des série limitée autour des 405, 406, 806, 3008. Le partenariat entre Peugeot et Roland Garros s'est terminé en 2021 et depuis 2022, c'est Renault qui est devenu le partenaire officiel.
- Type du moteur : 4 cylindres en ligne, atmosphérique
- Bloc : Fonte
- Culasse : Aluminium, 8 soupapes
- Emplacement : Transversal avant
- Puissance fiscale : 5 CV
- Cylindrée : 1 360 cm³
- Alésage x course : 75 x 77 mm
- Taux de compression : 9,3:1
- Vilebrequin : Acier forgé
- Puissance maximale : 85 ch à 6 400 tr/min
- Couple maximal : 11,3 mkg à 3 500 tr/min
- Distribution : Arbre à cames en tête, entraîné par courroie
- Nombre de soupapes : 8 (2 par cylindre)
- Alimentation : Carburateur double corps Solex 32-34 Z2
- Suralimentation : Aucune
- Type de transmission : Traction
- Boîte de vitesses : Manuelle à 5 rapports
- Direction : À crémaillère, assistée sur certaines versions
- Diamètre de braquage : 10,5 m
- Suspension avant : Pseudo McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis
- Suspension arrière : Bras tirés, barres de torsion, amortisseurs hydrauliques
- Longueur : 370 cm
- Largeur : 157 cm
- Hauteur : 137 cm
- Empattement : 242 cm
- Voie avant : 136 cm
- Voie arrière : 133 cm
- Garde au sol : 12 cm
- Pneus avant : 165/70 R13
- Pneus arrière : 165/70 R13
- Freins avant : Disques ventilés
- Freins arrière : Tambours
- Vitesse maximale : 178 km/h
- 0 à 100 km/h : 10,8 s
- 400 m départ arrêté : 17,6 s
- 1000 m départ arrêté : 33,2 s
- Capacité du réservoir : 50 litres
- Consommation moyenne à 90 km/h : 5,9 l/100 km
- Consommation moyenne à 120 km/h : 7,6 l/100 km
- Consommation moyenne en cycle urbain : 8,5 l/100 km
- Volume du coffre : 216 litres (jusqu'à 1 080 litres sièges rabattus)
- Cx (coefficient de traînée) : 0,34
- Poids : 850 kg