Cadillac Eldorado (1985-1991)
(Yvetot, Seine-Maritime, mai 2017)
Avec les différents choc pétroliers des années 70, les études menées par General Motors conduisent à réduire la taille des modèles des voitures, et même celle des Cadillac. Ainsi les DeVille ou Fleetwood perdent des dizaines de centimètres de longueur et des centaines de kilos au fur et à mesure des millésimes. La Séville, née en 1978, a pour objectif de proposer une voiture aux dimensions plus réduites, mais elle est encore trop imposante. Ainsi en 1984, la le duo Cadillac Deville/Fleetwood perd encore une taille.
Et l'Eldorado qui est devenu un coupé à part entière (il n'y a plus de cabriolet sur le marché américain à cette époque en raison d'une loi attendue par tous les constructeurs et qui n'arrivera jamais), va lui aussi subir le traitement en 1985. La ligne modernisée de l'Eldorado se calque sur le style du reste de la gamme. L'Eldorado, même si elle n'en partage pas la plate-forme, devient le coupé de la Cadillac Séville et non plus de la Deville. Elle partage la plateforme E avec l'Oldsmobile Toronado et la Buick Riviera et est donc une traction.
Avec ses dimensions réduites, l'Eldorado rentre dans les normes. Elle est posée sur un empattement de 2,75 m, soit une diminution de 15 cm et elle perd 40 cm de long par rapport à la version précédente. Au passage elle perd également 260 kg sur la bascule ! Malgré tout, l'espace à bord reste le même grâce à l'installation du moteur en position transversale.
Après avoir envisagé d'installer un V6 à bord, et même un trois cylindres (!), c'est finalement bien un V8 qui est installé sous le capot, un V8 de 4,1 litres de 132 ch un peu faible pour les 1500 kg du coupé.
Mais la clientèle boude cette Cadillac trop petite, trop anodine et dont le prix est en hausse de plus de 15 %. Et les ventes chutent de 75 % d'autant que le retour du cabriolet Allanté fait de l'ombre au coupé. L'introduction d'une version Biarrtiz au toit vinyle, des modifications esthétiques mineures en 1988, un V8 réalésé à 4,5 litres de 155 ch ne changera pas grand chose. En 1989, le moteur est modifié pour délivrer 180 ch, puis est porté à 4,9 litres et 204 ch en 1991, la dernière année de production.
Finalement, cette onzième génération de la Cadillac Eldorado sera la moins prisée de toutes et n'aura été produite qu'à 138 637 exemplaires entre 1985 et 1991. Elle est remplacée par une nouvelle version en 1992 qui reprend du volume et toujours sur la base de la nouvelle Séville.