18 octobre 2016

Cadillac Limousine découvrable 1975

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Toutes les infos concernant cette curieuse Cadillac sont les bienvenues. A voir les phares à l'avant et la forme des feux arrière, on peut penser qu'il s'agit d'un modèle 1975. Mais la calandre est curieuse et ressemble à celle d'un modèle des années 1982, emprunté à une Cadillac Séville.

D'après Deville70 (voir les commentaires) ce modèle serait de 1978, ce qui serait attesté par la présence du logo Cadillac sur le bord avant gauche du capot. Quant à la calandre, ce serait une option d'époque.

Cette limousine présente la particularité d'être pourvue d'une capote ce qui, au vu des deux marche-pieds installés dans le pare-choc arrière, ressemble fort à une voiture d'apparat. Reste à savoir à qui elle a appartenu et en connaître un peu plus sur ses spécificités.

Sont appelés à éclairer notre lanterne :
- RV du blog Oldiesfan
- Paul de Boitier Rouge
- Anthony du blog Anthomobile.


09 août 2015

Renault CB (1910-1913)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

A l'aube des années 1910, l'industrie automobile est en pleine tourmente. Les constructeurs français s'affrontent dans une lutte de pouvoir qui aboutit à la création de la Chambre Syndicale des Constructeurs d'Automobile, sous l'impulsion de Peugeot et Panhard-et-Levassor. Les constructeurs s'affrontent notamment pour l'organisation du Salon de l'Automobile de 1910, evènement sous la tutelle de l'Automobile Club de France. Les grands constructeurs ne participeront pas au Salon 1909 et l'organisation de celui de 1910 reviendra finalement au CSCA. L'hiver est aussi marqué par la grande crue de la Seine qui noie les usines de Billancourt sous 2,20 m d'eau et stoppe la production du 22 janvier au 2 février. Louis Renault fera rattraper le temps perdu à coup d'heures supplémentaires, afin d'honorer un carnet de commandes débordant et de ne pas perdre l'objectif de 5000 voitures fabriquées dans l'année.

La gamme est très étoffée, trop même. L'AX sert de fer de lance de la production, avec l'AG qui a la faveur des sociétés de taxis. L'AM de 10 CV, l'AZ de 12 CV constituent un milieu d'offre tandis que AS (20 CV), AI (35 CV) et AR et BH (50 CV) s'adressent à une clientèle plus fortunée. Toutefois, les voitures Renault ne sont pas les plus accessibles. Mais les Renault sont soignées, fiables. Chaque client peut choisir sa carrosserie ou se faire livrer le châssis nu pour le faire habiller par un carrossier indépendant. Pour certains modèles, les empattements et la largeur des voies sont même adaptables. Après l'inondation, une kyrielle de nouveaux modèles vient renover la gamme, articulée autour de deux moteurs : un six cylindres de 3,6 litres et un nouveau 4 cylindres de 2,4 litres, monobloc, quand les autres constructeurs accolaient deux bicylindres ensemble.

En milieu de gamme, l'AZ devient BZ, puis CB en décembre 1910. La BZ reste toutefois au catalogue jusqu'en 1912. Animée par un moteur 4 cylindres longue-course (80 x120 mm) de 2413 cm3, sa puissance est de 12 ch. Ce moteur était un monobloc, Selon le type de pont choisi, sa vitesse maximale est de 38 à 56 km/h. Plusieurs carrosseries existent dont ce landaulet. Mais elle peut-être livrée en limousine, torpedo, double phaéton ou coupé. Selon les carrosseries, la taille du châssis varie. L'empattement oscille de 305 à 329,5 cm, la longueur de 420 à 446 cm pour environ 161 cm de large. L'ensemble pouvait alors peser jusqu'à 1500 kg.

La Renault CB est remplacée par la DG en janvier 1913. Le modèle présenté a été livré en Allemagne le 8 mars 1913 ! Des enchères ont vu le prix d'une Renault CB atteint 260 000 $ en 2008 pour un coupé, et un autre modèle à atteint 100 000 € en 2009.

Quelques images supplémentaires :
Les Renault d'Avant-Guerre
Renaulthèque