24 novembre 2013

Panhard-et-Levassor Dolomites Pichon-Parat (1953-1956)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Ce modèle très rare est encore issu de la collection de Joël Brunel, à l'instar de la Pichon-Parat Tigre, de la Dyna Ghia Aigle ou de la Rafale, entre autres. Très peu d'informations sur cette voiture sont disponibles si ce n'est qu'elle a été produite à une vingtaine d'exemplaires entre 1953 et 1956 sur la base d'une Dyna X87 (ici en break). Avec la version 42 ch du bicylindre Panhard, la voiture atteint 140 km/h grâce à une aérodynamique étudiée et un poids raisonnable.

La voiture aurait également servi de base pour des exemplaires destinés à la compétition, notamment à l'Indice de Performance aux 24 heures du Mans face à la DB HBR5.


22 novembre 2013

Talbot Solara SX (1980-1986)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Le classicisme a la vie dure et si le hayon s'est généralisé au cours des années 1970 sous l'impulsion de la Renault 16, force est de constater que le goût du grand public pour les voitures à trois volumes ne s'est pas tari. C'est donc dans le souci de diversifier sa gamme que le groupe PSA - qui vient de sauver Simca de la faillite après l'avoir racheté à Chrysler (avec l'insistance du gouvernement) - greffe un coffre à la 1510 de Talbot.

La transplantation est plutôt réussie et la ligne de la nouvelle berline est assez harmonieuse, sans s'éloigner de celle de la 1510. Seul hic, la carrosserie trois volumes tend à faire augmenter la consommation et les turbulences aérodynamiques. A l'intérieur, on retrouve les mêmes équipements et le même niveau de confort, à des variantes près. Alors que la 1510 LS n'avait droit qu'au moteur 1294 cm3, la Solara LS reçoit le 1440 cm3 de la 1510 GL. Elle ne se distinguent alors que par leur degré d'équipements. De même, la Solara GLS hérite directement du moteur 1590 cm3 de la 1510 SX, tandis que la Solara SX reçoit de série une boite 5 rapports en série (empruntée à la CX), une option sur la GLS, ce qui permet à la SX de descendre dans la catégorie des 7 CV, contre 8 à la GLS à boite quatre rapports. La Solara SX peut, en outre, recevoir une boite automatique trois rapports en option. GLS et SX se distinguent également par leur équipement, nettement plus fourni sur la Solara SX : direction assistée de série, ordinateur de bord, verrouillage centralisé, vitres teintées, appuie-tête et ceintures de sécurité à enrouleur à l'arrière, sellerie velours, lecteur de carte. L'ensemble est assez chaleureux mais peu original et la qualité des matériaux pêche par une finition qui semble ne pas vouloir résister aux assauts du temps.

Au niveau de la tenue de route, la Solara se situe dans la bonne moyenne avec des roues indépendantes à l'avant avec barre de torsion et deux barre anti-roulis à l'arrière. Sans être une foudre de guerre, elle est précise et agréable à conduire. La direction assistée permet d'améliorer la précision de conduite avec une démultiplication plus faible de butée à butée (2,8 tours, contre 4,15 sans assistance). Le moteur 1590 cm3 à arbre à cames latéral se montre plutôt onctueux à défaut d'être rageur, et l'ensemble est plutôt cohérent.

Sur la papier la Solara a de sérieux atouts en mains pour faire une belle carrière, d'autant que les 1307/1308/1309 qui l'ont précédée lui ont fait une bonne réputation. Las, c'est dans la tourmente syndicale suite à l'absoption de Simca par PSA que la marque Talbot va laisser son image. Les grèves ont rallongé les délais de livraison, et la qualité de fabrication plonge au fur et à mesure que la contestation augmente. Concurrencée en interne par la Peugeot 305 et par une Renault 18 qui taille la part du Lion, desservie par une réseau de concessionaires et d'agents qui ont du mal à vendre les deux marques (Peugeot et Talbot), la Solara n'obtient pas le succès qu'elle aurait mérité. En dépit d'évolutions discrètes, de séries spéciales, seulement 184 976 voitures sont produites jusqu'en 1985. Pendant l'été, la ligne de production de Poissy est dévolue à la Peugeot 309 (qui aurait dû s'appeler Talbot Arizona) et le stock de 1600 voitures qui reste sur le parking est bradé, tout comme les 2400 Horizon. Condamnée par PSA, Talbot disparaît à nouveau, loin de l'image de voitures d'exception qui lui fit sa renommée.

Pour en savoir plus :
- une page très complète sur les évolutions de la Solara
- un essai de la Solara GLS

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant, incliné vers l'arrière à 41°
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1592 cm3
Alésage x course : 80,6 x 78
Taux de compression : 9,35:1
Puissance maximale : 88 ch à 5400 tr/min
Couple maximal : 13,7 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral entraîné par chaîne, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Weber double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (2,8 tours)
Suspension av : roues indépendantes, barres de torsion longitudinales, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, barres anti-roulis transversales, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 439,3 cm
Largeur : 163 cm
Hauteur : 139 cm
Empattement : 260,4 cm
Voie av : 142,5 cm
Voie ar : 140 cm
Freins av : disques (240 mm)
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 165 km/h
Capacité du réservoir : 58 litres
Poids : 1080 kg

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17 novembre 2013

Cadillac Eldorado coupé hardtop 1971

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

A l'occasion des cinquante ans de la firme américaine, un "Dream Car" est imaginé pour fêter ce "Golden Jubilee". Présenté au salon Motorama (un salon organisé par General Motors) de 1952, ce cabriolet d'exception sur la base d'une Série 62 (voir ici en modèle 1955) rencontre un succès inouï au point où la mise en production est envisagée dès l'année suivante. Un concours interne est alors initié pour trouver un nom au modèle et c'est Mary Ann Zukosky qui le remporte avec le nom "Eldorado", version américanisée d'El Dorado, une légende par laquelle un chef d'Amérique du Sud se recouvrait le corps de poussière d'or, et également le nom d'une cité américaine à la richesse légendaire et aujourd'hui disparue. Dans tous les cas, le nom évoque la gloire et le succès se rapportant à l'épopée de Cadillac et du rêve américain.

Fabriquée à la main en petites séries, la Cadillac Eldorado devient le fer de lance de la marque Cadillac, en coupé sans montant (hardtop), ou en cabriolet. Elle est généralement fabriquée sur la base de Cadillac Series 62, sauf de 1957 à 1960. Mais pour le modèle 1967, une véritable révolution a lieu : d'une part l'Eldorado devient un modèle distinct des autres avec une carrosserie qui lui est propre, mais elle devient la première Cadillac à traction avant en partageant la plate-forme de l'Oldsmobile Toronado.

Pour 1971, la Cadillac Eldorado est entièrement redessinée. Sur un empattement de 3,21 m, elle se décline en deux versions, coupé et cabriolet, aux lignes tendues et massives. La voiture en impose avec un gabarit important (5,70 mètres de long et 2,03 mètres de large). Coupé à six places assises, ses 2120 kg sont remués par le plus gros V8 de la gamme, le 500 ci (soit 8,2 litres) de 365 ch. On note sur les ailes arrière des entrées d'air factices, clin d'oeil aux générations précédentes.

En dépit d'une grève qui a entamé la production, la Cadillac Eldorado est vendue à 6800 exemplaires en cabriolet et 20568 unités du coupé hardtop. Les évolutions seront très discrètes en 1972, suivies par un restylage en 1973 et une nouvelle évolution en 1974.

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13 novembre 2013

Panhard-et-Levassor Tigre Pichon-Parat (1959)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En marge des Panhard-et-Levassor de série, quelques carrossiers s'essayent à des créations autonomes, laissant libre cours à leur imagination. Tel est la cas de Pichon et Parat, une carrosserie célèbre entre la fin des années 40 et le milieu des années 60 dans l'Yonne.

Bernard Pichon est un tolier soudeur, et André Parat est un dessinateur. Amis d'enfance, ils s'associent pour réaliser des transformations à base de voitures de série. Ils se font la main en modifiant des voitures américaines de série en break ou en fourgonettes pour les artisans et commerçants, notamment la Ford Vedette. Ils continuent leur oeuvre en modifiant des 4 CV, à l'instar d'Auto-Bleu. Leur heure de gloire survient lorsqu'ils transforment une Citroën DS en break à la demande du célèbre Raymond Loewy d'après son propre dessin. Toutefois, ils s'attachent également à modifier les ailes et les optiques de la DS et le résultat aboutit à une DS avec des faux airs de 24CT assez peu réussie en raison de l'incorporation de feux d'Ami 6. Ils sont à également l'origine de la transformation de berlines en break, en particulier la Dyna Z. On leur doit également des créations comme la Panhard Dolomite en 1954. Ils réalisent non seulement des carrosseries originales, mais transforment également les voitures en bolides de course, comme Vernet et Peirard pour la 4 CV.

Pour 1959, sur la base d'une Dyna Z raccourcie, ils livrent pour le Salon de l'Automobile de Paris ce petit cabriolet élégant. Si l'avant est un peu tortueux, l'arrière est très effilé et les feux évoquent les Ford Galaxy de l'époque. La voiture est exposée sans moteur et n'est achevée qu'en 2005 (!). Baptisée Tigre en 1959, elle n'en reçoit le moteur que grâce à l'intervention de Joël Brunel qui possède sans doute la plus belle collection de Panhard (voir ici la Ghia Aigle, ou la Rafale, entre autres).

Quant à Pichon et Parat, ils se séparent au début des années 60. Parat parti vers d'autres aventures, Pichon continue l'exploitation de l'entreprise seul. Il réalise encore des modifications de DS en coupé ou en coach ou en cabriolet. Les ailes avant sont également revues et intègrent alors des dans blocs optiques de 24CT. L'aventure continue en adaptant des châssis de DS pour le rallye du Maroc 1971 (voir ici la DS 21 proto). Le carrossier a continué son oeuvre de façon plus discrète, toujours en fabriquant des breaks. Bernard Pichon s'est éteint en 1996.

06 novembre 2013

Panhard-et-Levassor Rafale (1952-1955)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Basée sur une plate-forme de Dyna Junior, la Rafale est l'une des plus discrètes création de la gamme Panhard. Oeuvre du carrossier Carmétall, la première voiture apparaît durant l'été 1952. En conservant l'alliage d'aluminium pour la carrosserie, la voiture reste légère et ses formes rondes lui procurent une bonne aérodynamique. On note le pare-brise avant à la forme originale qui est une lunette arrière détournée.

Elle est motorisée par le X86 de la Dyna X 120 (750 cm3 de 33 ch) ou X87 de la Dyna X 130 (850 cm3 de 42 ch) (ici en break) au choix. Elle propose alors des performances étonnantes pour les années 50 : plus de 140 km/h en pointe !

La voiture est produite et distribuée par Dijon Tourisme de 1952 à 1955. Fabriquée au compte-goutte, 50 à 60 voitures auraient été produites, dont deux cabriolets. Chacune voiture est différente des autres (calandre à deux ou quatre barres horizontales ou à barres verticales, différentes gardes au toit, portes à ouverture inversée dite "suicide" ou normale, porte à faux arrière plus ou moins important, arrière plus ou moins long, etc). Il n'en resterait que 7 en état de circuler. Le modèle présenté fait partie de la collection Joël Brunel, un passionné de la marque qui possède des exemplaires parmi les plus rares, comme par exemple une Ghia Aigle. C'est un exemplaire unique qui aurait servi de modèle pour une série d'une quinzaine de voitures légèrement plus étroites.

Le site de Joël Brunel.


01 novembre 2013

Citroën AX Salsa cabriolet (1989)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Cette Citroën AX Salsa de 1989 présente deux particularités : la première est qu'elle est équipée de la conduite à droite, car immatriculée à l'origine en Angleterre. La seconde est qu'elle est l'un des 15 exemplaires produits en 1996 par un carrossier anglais, Senlac Garage, dans le but d'une homologation d'une version cabriolet de l'AX.

Deux voitures ont atterri sur le territoire français, des anglais qui ont émigré sur notre sol, l'un dans les Alpes-Maritimes, l'autre dans Morbihan. Cette dernière a été sauvée in extremis de la destruction quelques semaines avant que ces photos soient prises. Avec 138 000 miles (222 000 km) la voiture présentait un état général contrasté. Le capot rouillé et la capote hors d'usage ont dû être changés, mais le moteur et l'intérieur étaient bien conservés.

Elle est équipée du moteur de 1124 cm3 de 55 ch qui procure des performances très honorables. A noter que la version anglaise de la Salsa ne comportait pas de compte-tours ni montre. Il semble que les jantes ne soient pas d'origine.

La voiture a été restaurée par le soin des membres de l'AX Club de France, et plus particulièrement le club des Citrons Boudés.

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27 octobre 2013

Citroën 2CV Type A (1948-1959)

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Citroen2CVAar(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

C'était officiellement en 2008 l'anniversaire de la Citroën 2 CV. L'ancêtre célèbrait déjà ses soixante ans, et pour autant, reste toujours aussi présente à l'histoire de l'automobile française.

En 1935, alors que Michelin vient de racheter Citroën, Pierre-Jules Boulanger a l'idée de contruire un véhicule de moins de 300 kg pour satisfaire au critère des quadricycles à moteur, bien moins taxés. Nait alors le projet "TPV" (Toute Petite Voiture) dont le cahier des charges prévoit, dans un confort rudimentaire, de transporter 4 personnes et 50 kg de bagages, n'afficher que 2CV fiscaux, permettre à une fermière de traverser un champ labouré sans casser un seul œuf de son panier.

A l'aube de la guerre, André Lefèvre présente un véhicule en tôle ondulée avec un seul phare à gauche, et un moteur bicylindre de 375 cm3 refroidi par eau. La Guerre et la débâcle inciteront Citroën à démonter les modèles en cours de fabrication, et à en cacher les plans à l'occupant malgré ses propositions d'échange avec ceux de la future Coccinelle. A la fin de la Guerre, les études menées discrètement depuis 1941 ont fait abandonner des pièces trop couteuses, et notamment le magnésium devenu introuvable et qui aurait pourtant bien aidé à alléger la voiture. Le moteur également n'est plus refroidi par eau, mais par air, comme pour une moto. Il faut démarrer le moteur à la manivelle. Les bases de la 2 CV sont jetées. Elle est lancée en 1948, mais comme l'Etat réserve ses stocks d'acier à Renault (Régie nationale), c'est la 4CV qui tire son épingle du jeu.

La suite ne sera qu'une succession d'évolutions, la première étant la mise en série d'un démarreur électrique réclamé par la clientèle, et mis au point par anticipation par les ouvriers de la chaine. La Type A n'avait pas de porte de malle et la capote descendait jusqu'au pare-choc arrière, mais une minuscule vitre arrière était tout de même aménagée.

Très rudimentaire, et très faiblement puissante, la 2CV type A peine face à la concurrence. Après 5 ans de production Citroën lance parallèlement la Type AZ, aux performances et au confort améliorés. Cela conduira à la disparition de la Type A à la fin du mois de mars 1959.

NB : le modèle présenté ne possède pas un capot conforme à la Type A. Celui-ci ne devrait pas s'ouvrir entièrement, mais seulement sur sa partie supérieure au dessus de la grille de calandre.

Fiche technique :

Moteur : 2 cylindres à plat refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 2 CV
Cylindrée : 375 cm3
Alésage x course : 62 x 62 mm
Puissance maximale : 9 ch à 3800 tr/min
Couple maximal : 2,3 mkg à 1800 tr/min
Taux de compression : 6,2:1
Distribution : arbre à cames central, soupapes en tête
Nombre de soupapes : 4
Alimentation : carburateur inversé Solex 22ZACI
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 3 rapports
Direction à crémaillère (2,5 tours)
Suspension av : bras oscillants longitudinaux, batteurs à inertie
Suspension ar : bras oscillants longitudinaux, batteurs à inertie
Longueur : 377,8 cm
Largeur : 147,8 cm
Hauteur : 160 cm
Empattement : 237 cm
Voie av : 126,1 cm
Voie ar : 126,1 cm
Pneus av : 125 x 400 (198 mm)
Pneus ar : 125 x 400 (180 mm)
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 63 km/h
Capacité du réservoir : 20 litres
Poids : 498 kg

26 octobre 2013

Panhard-et-Levassor Dyna Junior X87 (1953-1956)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

A partir de 1953, la Dyna Junior reçoit en option une nouvelle motorisation. Elle peut désormais recevoir le moteur 5 CV de la Dyna X 130 (ici en break). Les performances sont alors légèrement en hausse, 145 km/h.

La calandre évolue et suit le rythme de la Dyna Z. La Z1 ayant perdu son feu central, la Junior voit sa calandre élargie et la barre central chromée légèrement agrandie, commune langue tirée. La voiture gagne quelques centimètres à l'intérieur, pour le confort des 3 passagers. Des poignées de portes sont installées à l'extérieur et les charnières ne sont plus apparentes. Au passage, un cabriolet est proposé, avec des vitres latérales.

En 1956, la production du roadster Dyna Junior s'arrête après 4707 exemplaires produits. Alors que le designer interne, Louis Bionier, cherche une remplaçante, Citroën fait comprendre qu'il n'y aura pas de suite. Seule l'évocation de la Nissan Figaro peut constituer une lointaine filiation.

Fiche technique :

Moteur : bicylindre refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 848 cm3
Alésage course : 84,85 x 75 mm
Taux de compression : 7,2:1
Puissance maximale : 42 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 6,8 mkg à 3000 tr/min
Distribution : deux arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 4
Alimentation : 1 carburateur double corps Zenith
Type de transmission : traction
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 8,70 m
Suspension av : roues indépendantes, ressorts à lames semi-elliptiques
Suspension ar : roues indépendantes, bras inférieurs, barre anti-roulis
Pneus av : 135 x 400
Pneus ar : 135 x 400
Longueur : 373,4 cm
Largeur : 152,4 cm
Hauteur : 129,5 cm
Empattement : 210,8 cm
Voie av : 122 cm
Voie ar : 122 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 145 km/h
Poids : 635 kg

19 octobre 2013

Panhard-et-Levassor CD (1962-1964)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Les initiales "CD" de cette voiture viennent directement de celles de son inventeur, l'ingénieur Charles DEUTSCH, l'un des deux fondateurs de la marque "DB" de Charles Deutsch et René Bonnet. Ces deux là avaient l'habitude de produire des voitures utilisant des composants de la marque Panhard-et-Levassor et il n'était pas rare qu'ils réalisent des études en retour.

Depuis l'après-guerre, Deutsch et Bonnet sont spécialisés dans la fabrication de petites voitures de sport légères à moteur Panhard. Ils élaborent des modèles très étudiés et au cours des années 50 vont participer aux 24 heures du Mans cherchant à gagner l'indice de performance. C'est ainsi que "DB" acquiert une notoriété importante à l'époque, notament l'HBR 5 et le cabriolet Le Mans. Mais rapidement, les deux ingénieurs ont une vision différente de leur entreprise, et lentement les finances s'effondrent. René Bonnet après une période courte pendant laquelle il continue de produire le cabriolet "Le Mans" sous la marque "Réné Bonnet" se tourne alors vers Renault et Matra ce qui donnera naissance à la Djet. Charles Deutsch, quant à lui, reste fidèle à Panhard.

Toujours dans l'objectif de participer au Mans dans la catégorie "Indice de Performance", Charles Deutsch élabore une voiture dont les deux principaux axes de développement sont la légèreté et l'aérodynamique. Grâce au talent de deux ingénieurs, Chappe et Gessalin (qu'on retrouvera plus tard avec les CG 1200 et CG 1300) la voiture de course affiche un Cx de 0,13 ! Elle a un profil en goutte d'eau et sous le bas de caisse. Tout est étudié pour guider l'air sous la voiture si bien que l'effet de sol est inventé. A tel point que plus la voiture va vite, plus elle est stable et améliore sa vitesse de passage en courbe. La voiture gagne alors l'indice de performance en 1962 avec un alésage réduit pour une cylindrée de 702 cm3 et connait l'échec par abandon en 1963 (mécanique DKW) et 1964 (mécanique Panhard).

Côté production grand public la CD est une voiture artisanale. Sa structure est un châssis acier soudé à une poutre centrale. Une traverse à l'arrière et une autre à l'avant viennent supporter les trains roulants empruntés à la PL17. A l'avant, la traverse est renforcée par quatre tubes qui aident à maintenir la direction, la suspension, le moteur et la transmission. L'intérieur est très typé compétition avec une équipement rudimentaire : volant en acier ajouré cerclé de bois, deux bacquets, deux cadrans, une console avec les boutons et une barre de maintien face au copilote, juste au dessus d'une boite à gants. Le levier est au plancher et commande un boite 4 rapports.

Chaque exemplaire produit est presque unique. Equipée du moteur Tigre de la PL17 L7, la CD atteint 160 km/h grâce aux 60 chevaux du moteur Tigre et son carburateur double corps, mais aussi en raison de son faible poids, 580 kg, et un Cx record de 0,22. La version "rallye" avec deux carburateurs double corps atteignait même 180 km/h ! Traction avant, c'est une des rares sportives de l'époque à adopter ce type de transmission. Elle inaugure des freins tout droit issus de la compétition et mis au point par Deutsch : les freins à évacuation thermique accélérée (dits ETA). Pour autant ce sont des freins à tambour. Mais plus chère de près de 50 % qu'une PL17 ou d'une 24 CT, la CD n'a pas rencontré un granc succès.

Avec seulement 159 exemplaires produits, autant dire que cette voiture est très rare. La côte est très élevée, même s'il est difficile de donner un chiffre. L'une des quatre voitures version course se négocie autour de 350 000 €. Le modèle exposé lors de cette édition de Caux-Retro a gagné le prix d'élégance.

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat, refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 848 cm3
Alésage x course : 84,95 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 60 ch (SAE) à 5300 tr/min
Couple maximal : 7,5 mkg à 3600 tr/min
Nombre de soupapes : 4
Distribution : arbre à cames central
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports

Direction à crémaillère
Suspension av : ressort à lame tranversal
Suspension ar : essieu semi-rigide

Longueur : 406 cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 118,5 cm
Empattement : 225 cm
Voie av : 120 cm
Voie ar : 110 cm
Garde au sol : 13 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 160 km/h
Capacité du réservoir : 42 litres
Poidds : 580 kg

12 octobre 2013

Panhard-et-Levassor PL 17 L6 (1963-1965)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En août 1963, la PL17 est revisitée. La version à moteur de base devient L6 (notre modèle) et celle à moteur Tigre devient L7.

Les "chromes" (en fait, de l'aluminium) ont été discrètement réduits. On les retrouve surlignant les feux arrière devenus monoblocs, ceignant la ceinture de caisse, sur les bas de porte et les pare-chocs. A l'avant, l'aérateur entre les phares a disparu, et les phares sont simplement entourés d'une plaque alu qui se prolonge avec le clignotant/feu de position dans le profil de l'aile pour se terminer par un filet vers la porte.

Lorsqu'on regarde la voiture de profil, on constate un changement. Pour améliorer la garde au toit pour les passagers arrière, un des défaut des versions précédentes, le pavillon a été retravaillé. Il en résulte un casquette qui déborde par dessus la lunette arrière et qui a le désavantage de créer une turbulence aérodynamique qui coûte 5 km/h en pointe à la berline.

Pour compenser celà, une nouvelle version des moteurs est également proposée. Le moteur M6 remplace le M5 sans que la cylindrée en soit modifiée. La puissance augmente de 42 à 50 ch pour le moteur ordinaire grâce à l'augmentation du taux de compresion, et de 50 à 60 ch pour le moteur Tigre (M6 Tigre B) par implantation d'un carburateur double corps. Au résultat, les performances sont constantes. Au rang des autres nouveautés on trouve les freins dits "ETA" pour "Evacuation Thermique Accélérée", une nouvelle planche de bord et de nouveaux coloris.

En 1964, pour s'aligner sur la nouvelle 24 CT qui vient de sortir, l'appelation change et la PL17 devient 17B (PL17 L6, notre modèle) ou 17 BT (ou PL17 L7). La 17 voit sa dernière année en 1965. Alors qu'elle devait être remplacée par une version 4 portes de la 24 CT, Citroën préfére orienter la production de Panhard vers la 24 BT pour ne pas concurrencer l'Ami 6, tandis que la développement de celle qui s'appelera GS se poursuit.

Pour en savoir plus : Le Club Panhard

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat refroidi par air, essence
Emplacement : porte-à-faux avant, longitudinal
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 851 cm3
Alésage x course : 84,95 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 50 ch (SAE) à 5300 tr/min
Couple maximal : 7 mkg à 3500 tr/min
Nombre de soupapes : 4
Distribution : arbre à cames central
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 9 m
Suspension av : ressort à lame tranversal
Suspension ar : essieu semi-rigide
Longueur : 457,7 cm
Largeur : 167 cm
Hauteur : 143 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 130 cm
Voie ar : 130 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 130 km/h
Capacité du réservoir : 40 litres
Poids : 805 kg