09 novembre 2019

Auto-Union DKW Sonderklasse 3=6 (1953-1959)

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(Parade de Caux-Rétro, Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

La compagnie DKW est fondée en 1917 par Jørgen Skafte Rasmussen, citoyen danois de son état, établi en Allemagne. Les initiales DKW signifient dans un premier temps "Dampf-Kraft-Wagen" (voiture mue par la vapeur). Deux ans plus tard le nom est transformé en "Des Knaben Wunsch" (le rêve des garçons), un slogan plus publicitaire qui correspond à la production d'un moteur auxiliaire adaptable à toute bicyclette. Enfin en 1928 les initiales signifient "Das Kleine Wunder" (la petite merveille), en toute modestie. C'est là que l'entreprise baseée en Saxe passe à l'ère industrielle et produit des motocyclettes et des voitures.

Les DKW de 1928 sont mues par les roues avant (bien avant Citroën et sa Traction), d'où leur nom de code qui commencera toujours par F (pour Frontantriebwagen). Leur moteur est aussi particulier puisque à deux temps.

Malheureusement, la crise de 1929 intervient et lamine tous les petits constructeurs. Seuls survivront ceux qui auront su passer aux chaînes de montage avec un modèle populaire, ou les constructeurs d'élite.

Pour contrer le vent de faillite, quatre constructeurs décident de s'allier pour franchir l'épreuve : Horch, Wanderer, Audi et DKW. Sous l'impulsion de Rasmussen, ils fondent Auto-Union en juillet 1932 pour réunir un seul réseau de distribution, partager des outils et le personnel, mettre en commun leur force. Et pour symboliser la marque, alors que les Jeux Olympiques de 1936 doivent se dérouler à Berlin, la marque choisit 4 anneaux représentant les quatre marques, comme le symbole olympique qui associe les 5 annneaux aux 5 continents.

Les DKW, avec leur technologie avancée sont bien parties pour être sauvées, mais l'arrivée au pouvoir des Nazis va changer la donne. Rasmussen débarqué, le nouveau pouvoir conduira l'entreprise à fabriquer des modèles conformes à la philisophie de la marque.

Une fois le conflit mondial passé, l'industrie allemande fume de ses cendres. Les autorités anglaises reconstruisent à la hâte l'usine Volkswagen et relancent le projet de Coccinelle en passant une commande 20 000 voitures pour la poste allemande. C'est DKW qui est le premier constructeur indépendant à se relever en 1950. Audi, Horch et Wanderer sont mortes. L'arrivée de la F89 Meisterklasse relance l'activité de l'entreprise en reprenant le moteur 2-cylindres/2 temps de l'avant-guerre.

En mars 1953 est présentée celle qui améliore l'offre de DKW. La F91 montre d'un cran en gamme. Son moteur est lui aussi en progrès. Un cylindre lui a été ajouté pour une cylindrée de 896 cm3. La puissance passe alors de de 23 à 34 ch ! Elle est nommée Sonderklasse (classe speciale) et 3=6 pour signifier que ses 3 cylindres deux temps valent bien un 6 cylindres à 4 temps. Une comparaison un peu optimiste en fait. Elle arbore les quatre anneaux d'Auto-Union. La F91 est une voiture à quatre places et deux portes.

En 1955, la F91 devient F93. Elargie de 10 cm par rapport à la F91, elle obtient de nouveaux accessoires : pare-brise panoramique bombé, et non plus coupé en deux, nouvelle calandre ovale à cinq lames. Elle bénéficie d'une boite à quatre rapports, avec une roue-libre pour les descentes ! Le moteur profite d'une augmentation du taux de compression (7,25:1) et la puissance atteint alors 38 ch ! Dans le même temps, la Coccinelle culmine à 30 ch en version 1200 ! Une nouvelle carrosserie arrive :  le coupé sans montant conçu par Karmann (205 exemplaires seulement).

Une fois rallongée de 10 cm, la voiture gagne la berline quatre portes (F94). Le taux de compression est encore augmentéé (7,5:1) et la puissance passe à 40 ch, sauf pour la F93 de base (le coupé Karman en profite). La berline dispose de quatre vitres descendantes, un bouton pour actionner le démarreur et d'un volant avec un méplat dans sa partie inférieure pour libérer de l'espace pour les jambes. Des choses que l'on considère comme modernes de nos jours !

En 1957, la calandre est modifiée et les cinq lames sont remplacées par une grille type "coupe-frites" (notre modèle). C'est aussi au tour du break trois portes de faire son entrée. En option est proposée un embrayage automatique Saxomat.

Entre temps, une petite barquette appelée "Monza" née pour la compétition est mise sur la route en 1956.

En 1958, l'arrivée de l'Auto-Union 1000 va mettre la carrière de la 3=6 un peu sous l'éteignoir. DKW et Auto-Union sont rachetés par Daimler-Benz qui souhaite voir la marque monter en gamme. Les pare-chocs chromés sont installés, et les portières s'ouvrent dans le sens "normal".

En 1959, la 3=6 Sonderklasse est arrêtée au profit de la 1000 et 1000 S. La Sonderklasse aura alors été produite à 230 000 voitures, toutes carrosseries confondues.

Par la suite, Auto-Union sera une marque intéressante avec une gamme dédiée à la classe moyenne. Elle est rachetée à Daimler-Benz en 1964 par Volkswagen qui en conservera les quatre anneaux et rebaptisera l'entreprise du nom d'Audi. Dans la corbeille, elle trouvera les ébauches de plans de la future Audi 80 et de la Volkswagen Passat. Audi fusionnera ensuite avec NSU en 1969 pour devenir la marque que l'on connaît aujourd'hui.

Pour en savoir plus : www.dkw-elge.com

Fiche technique :

Type du moteur : 3 cylindres en ligne, deux temps
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 896 cm3
Alésage x course : 71 x 76 mm
Puissance maximale : 38 ch à 4250tr/min
Couple maximal : 7 mkg à 2000 tr/min
Taux de compression : 7,25:1
Distribution : moteur deux temps
Nombre de soupapes : 6
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports + roue libre
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 11,6 m

Suspension av :  roues indépendantes, bras oscillants
Suspension ar : roues indépendantes, bras oscillants
Longueur : 422,5 cm
Largeur : 169,5 cm
Hauteur : 146,5 cm
Empattement : 235 cm
Voie av : 129 cm
Voie ar : 135 cm

Pneus av : 5,60 x 15 (ou 155 R 15)
Pneus ar : 5,60 x 15 (ou 155 R 15)
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 126 km/h
Poids : 930 kg

 

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13 octobre 2019

Audi A8 D2 3.7 (1997-2002)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

Dans sa volonté de monter en gamme, Audi a tenté plusieurs fois de venir chatouiller Mercedes et BMW ou Jaguar, mais avec une réussite discutable. L'Audi 200 a séduit peu, malgré des qualités indéniables, et un moteur au bruit envoûtant. L'Audi V8 fut un coup d'essai et il faut reconnaître que ces voitures avaient toutes été conçues sur une plate-forme d'Audi 100. Jusque-là, les BMW série 7, Mercedes Classe S ou Jaguar XJ restaient les reines du segment sans qu'Audi ne parvienne à leur faire de l'ombre.

Il faut remonter à 1982. Le talentueux Ferdinand Piech, qui n'est encore que le patron d'Audi, scelle un accord avec la Compagnie Américaine d'Aluminium pour la création d'un châssis monocoque en aluminium, histoire de compenser le poids pris par la transmission intégrale Quattro qui équipera bientôt la plupart des modèles de la gamme. Quelques années plus tard, alors que l'Audi V8 se vend peu, l'idée est de la remplacer avec un vrai modèle autonome, conçu sur une plate-forme spécifique (mais partagée avec Volkswagen) pour aller affronter le concurrence.

Dès 1990, Chris Bird and Dirk van Braeckel arrêtent le style de la voiture. Dès septembre 1993, le concept de l'Audi Space Frame est présenté et il préfigure déjà l'Audi A8, dans une version en aluminium poli. En décembre 1993 la production démarre. La voiture est présentée en février 1994 au Salon de Genève pour des premières livraisons en juin. Et cette fois, Audi n'a pas manqué sa cible.

D'abord la voiture est imposante, large, cossue, statutaire. Elle arbore des lignes qui respectent le style de la marque, tout en marquant bien le rang de l'auto. On n'évoquera pas la qualité de fabrication qui, comme toujours chez Audi, est peu critiquable. Tout est bien à la hauteur de la concurrence, les volumes, le cuir, l'équipement. Climatisation bi-zone, sièges chauffants avec 14 réglages électriques différents, chaîne Hi-Fi Bose.

Pour le moteur, Audi récupère le V8 4.2 litres de la version précédente. Avec quelques améliorations, sa puissance est alors de 300 ch associés à une boite manuelle à 6 rapports. Il n'y a pas d'autre version, si ce n'est l'Aud A8 L, rallongée de 5 pouces (12,7 cm). Le moteur est très coupleux, silencieux, à la hauteur de la concurrence.

La S8 a fait son entrée en scène en 1996, avec une version du V8 4.2 de 335 ch associé à une boite automatique.

En 1997, la gamme évolue. Pour élargir son offre, sont désormais disponibles : un V8 3.7 litres de 230 ch (notre modèle), un V6 de 2.8 litres 193 ch et un V6 TDI de 2.5 litres de 150 ch. La gamme est alors proposée aux USA, cible privilégiée qui devrait permettre à Audi d'augmenter considérablement son volume de ventes. Toutes ces versions sont proposées avec les roues avant motrices ou avec la transmission intégrale, sauf la 4.2 qui est obligatoirement Quattro. Audi,toujours à la pointe de la sécurité propose alors des Air-Bags à l'arrière et l'ESP. La boite Tiptronic à 5 rapports est également proposée en option.

En 1999, la gamme évolue encore. Le restylage est très discret, mais ce sont les mécaniques qui avancent : le 4.2 culmine à 310 ch dans l'A8 et 355 ch dans la S8. Le V8 de 3.7 obtient quant à lui 260 ch. Tous ces moteurs bénéficient de culasses à cinq soupapes par cylindre, une technologie complexe que seule Ferrari avait utilisé jusque-là dans la F355. S'ajoutent un V8 Diesel de 3.3 litres (225 ch) en 2000 et le V6 de 2.5 litres passe à 180 ch. Ces moteurs sont associés à une boite de vitesse automatique et disposent d'un couple qui sied bien au poids de l'engin.

En 2001 arrive le fameux W12 de 6 litres et 420 ch. Obligatoirement associé à une boite Tiptronic à 5 rapports, il transforme la lourde berline en machine à user du bitume. L'A8 exécute le 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes (de ce point de vue elle ne fait pas mieux que le 4.2) mais met 20,5 secondes pour atteindre 200 km/h, soit trois secondes de moins que la S8 ! Elle devient alors la berline la plus puissante du monde.

La production de l'A8 version D2 cesse le 4 août 2002. La nouvelle A8 D3 ne sera proposée qu'à partir de janvier 2003. Audi est alors confortablement installée dans le segment, à la hauteur des concurrentes. L'A8 en est désormais à la quatrième génération.

Fiche technique :

Moteur ; V8 ouvert à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 21 CV
Cylindrée : 3697 cm3
Alésage x Course : 84,5 x 82,4 mm
Taux de compression : 10,8:1
Puissance maximale : 230 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 32,1 mkg à 2700 tr/min
Distribution : deux doubles arbres à cames en tête
Alimentation : injection électronique Motronic
Type de transmission : traction
Boite de vitesses automatique à 4 rapports (ou Tiptronic à 5 rapports)
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, multibras, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 503,4 cm
Largeur : 188 cm
Hauteur : 144 cm
Empattement : 288,2 cm
Voie av : 159,1 cm
Voie ar : 158 cm
Pneus av : 225/60 R 16 W
Pneus ar : 225/60 R 16 W
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques ventilés
Vitesse maximale : 247 km/h
0 à 100 km/h : 8,7 s
1000 m D.A. : 29,2 s
Consommation moyenne en ville : 18,6  l/100km
Consommation moyenne en cycle extra-urbain : 8,5 l/100km
Consommation moyenne en cycle mixte : 12 l/100km
Capacité du réservoir : 90 litres
Cx : 0,30
Volume du coffre : 525 litres
Poids : 1645 kg

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09 octobre 2019

Ford Fiesta Mk II (1983-1989)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

La seconde version de la Ford Fiesta, présentée en août 1983, ressemble extérieurement à un gros toilettage. Il est vrai qu'en ce début des années 80, on ne cherche pas à perdre une clientèle en la déroutant trop. Les générations se suivent sans perdre un air de famille avec la soeur aînée. Et il est vrai également que Ford a conservé bon nombre de pièces pour passer d'une version à l'autre. Aussi, la Fiesta Mk II n'est pas tant une révolution que ça.

Cependant, les améliorations ne sont pas anodines. On passera vite sur l'extérieur qui ne fait qu'adoucir les formes tout en faisant baisser le Cx de 0.40 à 0.39, loin encore de la concurrence de la Corsa (0.36) ou de la future 205 (0.35).

C'est à l'intérieur qu'a lieu la révolution. Tout a été repensé du sol au plafond, avec les meilleures solutions techniques de l'époque et une qualité de fabrication qui se veut en haut de la concurrence. Ainsi, dès les premiers niveaux de finition, on trouve déjà les vide-poches et la banquette arrière rabattable. Le circuit de chauffage ne se contente de plus de simples ouies sur le tableau de bord, il est pensé pour être optimal pour tous les passagers. La sellerie est sommaire dans les bas de gamme mais sa qualité d'accroît en fur et à mesure qu'on monte en gamme.

Mais, dans ce segment, outre le confort, la clientèle recherche l'économie. De ce côté Ford procure le moteur 1.0 litres de 45 ch, très peu prisé pour son manque de tonus associé à un équipement des plus sommaires. Le 1.1 litres de 54 ch peut être accueilli sous plusieurs niveaux de finition et constitue l'essentiel des ventes (notre modèle). Le 1.3 de 69 ch est plus rare. On retrouve en haut de gamme, le 1.6 de 92 ch réservé à la Fiesta XR2. Enfin, en setpembre 1983 arrive la Fiesta Diesel et son moteur 1.6 litres de 54 ch. S'il ne brille pas par son silence, il offre autant d'agrément que le moteur essence, la frugalité en plus puisqu'il est donné pour 3.8 litres aux cent kilomètres (selon la norme UTAC), soit le plus petit chiffre de sa catégorie. Il est possible d'atteindre 1000 km avec un plein !!

Autre particularité, la possibilité d'opter pour une boite automatique à courroies. La CVT (Continuously Variable Transmission) permet de toujours trouver le meilleur rapport de boite, puisqu'elle fonctionne avec deux courroies qui reposent sur des cônes qui se chargent d'apporter le rapport de transmission idéal. Confortable, efficace, déroutante, cette boite, partagée avec la Fiat Uno, n'a pas reçu les faveurs du public. Elle était fabriquée à Bordeaux, usine que Ford souhaite fermer actuellement sans vouloir céder les terrains pour permettre une réindustrialisation du site...

Le succès de la Fiesta Mk II a été réel succès grâce à sa robustesse et sa fiabilité. Mais la concurrence n'est pas restée les bras ballants et il a fallu suivre le mouvement. C'est ainsi que Ford commercialise la Fiesta Mk III dès février 1989.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 6 CV
Cylindrée : 1117 cm3
Alésage x course : 74 x 75 mm
Taux de compression : 9.5:1
Puissance maximale : 54 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 8,5 mkg à 2700 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère (3.4 tours)
Dimaètre de braquage : 10,3 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, barre Panhard, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 365 cm
Largeur : 159 cm
Hauteur : 133 cm
Empattement : 229 cm
Voie av : 136,7 cm
Voie ar : 132 cm
Pneus av : 135 SR 13
Pneus ar : 135 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 145km/h
0 à 100 km/h : 16,5 s
1000 m.D.A. : 37,2 s
Volume du coffre : 215 litres
Cx : 0.39
Poids : 750 kg (à vide) 

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(Lodève, Hérault, février 2008)

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03 octobre 2019

Volvo 340 GLE D (1985-1989)

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(Barentin, Seine-Maritime, juillet 2015)

En 1983, le duo Volvo 343 et 345 ( 3 et 5 portes) change de nomenclature. Le couple devient 340 et 360. Cependant, en 1984, une berline tricorps fait son entrée. Elle reste 340 et ouvre encore les horizons de Volvo en offrant un palette de modèles encore plus large, notamment dans les pays où le hayon n'a pas la côte, comme le sud de l'Europe, l'ancien bloc de l'Est (qui n'est pas encore accessible) ou encore le Proche Orient.

L'année suivante, Volvo, toujours en cheville avec Renault, propose le moteur "F" Diesel qui est déjà installé dans le duo Renault 9/Renault 11. Avec 54 ch et une boite manuelle à 5 rapports, il a pour lui son petit appetit et une fiscalité avantageuse. Pour les performances, il vaut mieux oublier. La vitesse maximale est de 145 km/h, ce qui laisse songer que les longs trajets d'autoroute à 130 km/h ne sont pas envisageables à moins de souhaiter la punition.

En 1985 est introduite le dernier lifting de la Série 3 de Volvo. Avec des petits détails, la petite voiture de la fin des années 70 prend des allures de petites familiale cossue. Les pare-chocs (qui intègrent les répétiteurs de clignotants sur le côte), l'épaisseur de la grille de calandre achèvent un travail entamé depuis la reprise de la 343 par Volvo. A l'arrière, le même travail avec de nouveaux feux et un angle très marqué sur l'arête de la porte de la malle viennent embourgeoiser la 340.

Sous le capot, le Diesel est reconduit à l'identique, avec les mêmes inconvénients. Mais du côté de l'essence, les moteurs progressent : le moteur 1.4 litres d'origine Renault parvient à 71 ch. En milieu de gamme arrive le moteur F de Renault, le 1.7 litres de la Renault 11 TXE dans la version 82 ch. Quant au moteur 2.0 litres emprunté à la 244, il est porté à 118 ch sur la Volvo 360.

Il n'y a plus grand changement sur la Série 3 de Volvo jusqu'à la fin de sa carrière qui sera progressive. Alors que la 440 est venu reprendre le flambeau en 1987, la 340 Diesel est retirée en 1989. La 360 ne disparaît en 1990 suivie par les autres versions de la 340 en 1991. Avec 1 139 700 exemplaires construits au cours de sa longue carrière, la 300 de Volvo est finalement un succès pour le constructeur suédois.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Renault, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 1587 cm3
Alésage x course : 84 x 78 mm
Taux de compression : 22,5:1
Puissance maximale : 54 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 10,4 mkg à 2250 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection indirecte
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Longueur : 432 cm
Largeur : 166 cm
Hauteur : 139 cm
Pneus av : 155 SR 13
Pneus ar : 155 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 145 km/h
0 à 100 km/h : 20 s
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 1225 kg

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29 septembre 2019

Renault Espace GTS (1988-1991)

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(Barentin, Seine-Maritime, juillet 2015)

Après des débuts timides, l'Espace de Renault entre dans une nouvelle phase en janvier 1988. Et en guise de phase, on pourrait considérer qu'il s'agit d'une nouvelle version tant les changements sont profonds et structurels. Certes l'allure reste identique, mais les modifications sont profondes et changent radicalement la voiture.

Pour éviter la critique qui reprochait à l'Espace phase I de ressembler trop au Renault Trafic (et pour cause, les phares et clignotants étaient les mêmes), Renault redessine le museau. Le bouclier est moins plongeant, la calandre perd ses lamelles pour des ouvertures. Les phares sont enfin spécifiques, entourés de clignotants type cristal.

A l'arrière, le principal reproche était l'absence de coffre lorsque la dernière rangée de siège est installée. La porte du hayon est alors modifiée, très bombée. La poignée migre sous la plaque et les feux arrière sont aussi spécifiques, plus petits que la version précédente.

Résultat, l'Espace Phase II s'allonge de 11 cm, à 4,36 m. L'intérieur n'est guère modifié, mais une fois la troisième rangée de sièges installée, il subsiste un peu de coffre. Hormis la sellerie, rien n'a vraiement changé. La surface vitrée importante et la hauteur des assises des sièges donnent une sensation de liberté. Les passagers dominent la route, profitent mieux du paysage et ont moins la sensation d'être engoncés dans le trafic. L'espace à bord est inégalé, et la modularité permet de configurer la voiture à chacun son choix. Les sièges pivotent sur eux-mêmes pour se transformer en salon, on peut en rabattre le dossier pour le transformer en table. L'Espace, c'est bien son nom.

Mais les changements ne s'arrêtent pas là. Le train avant de la Fuego est délaissé pour celui plus moderne et plus adapté de la Renault 25. Les moteurs évoluent également. Le 2 litres de la GTS (notre modèle) et de la TSE est dégonflé à 103 ch (contre 110 ch). Le 2 litres injection passe quant à lui à 120 ch, se montrant nettement convaincant sur la route (Espace TXE et 2000-1). Reste enfin la version mazoutée qui, avec une turbo salvateur, offre 88 ch et finalement des performances presque équivalentes à la 2000 GTS. Enfin pour la Suisse, une version catalysée avec le moteur 2.2 litres de la Renault 20 TX offre 110 ch.

Il y a trois niveaux de finition : E1 pour la GTS et la Turbo-D, E2 pour la TSE et la Turbo-DX et enfin E3 pour 2000-1 (injection ou Diesel). Notons la version Quadra avec transmission intégrale avec viscocoupleur central, qui apporte beaucoup en termes de comportements. Malheureusement, le surcoût a convaincu assez peu de clients.

L'Espace phase II connaîtra très peu de changements au cours de sa carrière. Les deux versions P23 (phase I et II) auront été vendues à 191 674 exemplaires entre 1984 et 1991.

Jusqu'en 1991, l'Espace se vend à près de 50 000 unités par an. Il faut dire qu'il n'a pas réellement de concurrent. Il est assez seul sur le marché et le Toyata LiteAce ou la Nissan Vanette ont du mal à rivaliser en termes de performances et de confort. Il faut attendre 1989 pour voir le premier Chrysler Voyager et le Pontiac Trans Sport apporter une vraie première réponse. Viendront bien plus tard les Peugeot 806 et Citroën Evasion, dix ans après la sortie de l'Espace qui en est déjà à la moitié de la carrière de l'Espace II !

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1995 cm3
Alésage x course : 88 x 82 mm
Taux de compression : 9,2:1
Puissance maximale : 103 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 16,5 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes, bras superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, bras longitudinaux, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 436,6 cm
Largeur : 178 cm
Hauteur : 166 cm
Pneus av : 185/65 HR 14
Pneus ar : 185/65 HR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 170 km/h
0 à 100 km/h : 12,6 s
400 m.D.A. : 18,4 s
1000 m.D.A. : 34,5 s
Capacité du réservoir : 63 litres
Volume du coffre : 910 litres
Poids : 1225 kg

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24 septembre 2019

Peugeot 309 Green (1987-1989)

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(Barentin, Seine-Maritime, jun 2015)

Lacoste, Rolland-Garros, Peugeot a beaucoup profité de ses partenariats pour lancer des séries spéciales, notamment autour de la promotion de la 205. Mais au delà du tennis, le golf est également un sport en vogue auprès d'une jeunesse choc des beaux quartiers. Le "green" est la but à atteindre au départ d'un parcours de golf avant de mettre la balle dans le trou. Mais l'allusion à Green est également un signe vers les fans de tennis à Wimbledon et son gazon. C'est cette jeunesse que Peugeot vise avec la Peugeot 309 Green, en déclinant la réussite de la 205 Lacoste.

Blanc, c'est évidemment la couleur qui s'impose, synonyme de l'élégance sur les courts anglais où le blanc est obligatoire. Ainsi la 309 se pare d'un teinte unique, blanc meije, y compris sur la plaque arrière qui est traditionnellement grise. Les enjoliveurs aussi sont blancs, issus de ceux de la 205 SR. Les baguettes latérales ont disparu au profit d'un petit liserai sur les boucliers et d'un filet décoratif sur la partie haute de la caisse. Rajoutez un toit vitré à la façon de la 205 Lacoste, des vitres teintées, un logo Green sur la malle, et votre série spéciale est prête.

Il faut tout de même traiter l'intérieur. Rajoutez des rétroviseurs réglables de l'intérieur, un essuie-glace arrière, la condamnation centrale des portes, des vitres électriques, une sellerie spécifique (vert anglais et gris) et la recette commence à prendre. Avec une moquette et des ceintures assorties, des vide-poches supplémentaires, des appuie-tête à l'avant et quelques menus équipements (allume cigare avant/arrière), accoudoirs à l'avant comme à l'arrière, une boite à gants qui ferme à clef, et vous y êtes presque. Oubliez le compte-tour et installez une montre analogique à quartz à la place. Le tapis dans le coffre, le lecteur de cartes, et vous y êtes. Il ne reste qu'une seule option : l'autoradio avec 4 hauts-parleurs !

Sous le capot, on retrouve à l'identique le moteur de la 309 GR avec ss 65 ch. C'est le fameux moteur Poissy, héritier des moteurs Simca, avec son bruit caractéristique de culbuteurs. Il est souple, un peu gourmand et propulse la voiture à 159 km/h ! Avec le millésime 1990 (le 1er juillet 1989), la 309 entame la phase II avec sa nouvelle calandre, sa nouvelle bulle de coffre et les nouveaux moteurs TU conçus par PSA. Proposée en 3 ou 5 portes, la Green sera commercialisée jusqu'en 1991 sans qu'on sache exactement le nombre d'exemplaires produits.

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08 septembre 2019

Citroën Acadiane (1977-1988)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

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(Saint-Antoine l'Abbaye, Isère, juillet 2014)

La lignée a débuté en 1951 avec la très modeste 2CV AU. Conçue pour 150 kg de charge utile, elle a vite été secondée par une 2CV AZU en 1954 qui profite du nouveau moteur 425 cm3 et ses 12 ch ! L'AZU va tenir le rôle de la 2 CV camionette pendant des années, remplaçant complètement l'AU à partir de 1956. Elle profite des améliorations des 2 CV chaque année, jusqu'à devenir AK 350, puis AK 400 en 1970. Mais au milieu des années 70, la lutte avec les Renault 4 F4 et F6 est inégale. Plus récentes, plus modernes, plus puissantes, pas moins économiques, mieux équipées, elles laissent la pauvre AK400 en marge du marché. Il faut donc réagir et moderniser l'offre.

Et c'est là que les choses montrent l'ironie d'un marché. Alors que la Dyane ne parvient pas à faire oublier la 2 CV, c'est à partir de la Dyane, justement, qu'on va concevoir la remplaçante de l'AK 400. On coupe un avant de Dyane, on lui donne un toit solide et rehaussé, et on lui greffe l'arrière d'une AK400, ou presque. Par rapport à la Dyane, l'empattement est rallongé de 13,5 cm, et le porte-à-faux arrière est de 20 cm plus long. Toutefois la camionette n'est pas tellement plus longue que la berline. Et voilà 2,27 m3 disponibles et une charge utile passée à 475 kg, ce qui permet de rivaliser, voire dépasser, les deux Renault.

Evidemment, il fallait un moteur pour déplacer tout ça. Et c'est avec le bicylindre de l'Ami 8 (ou de la 2 CV6) que le nouvel utilitaire va pouvoir répondre au surcroît de poids et aux dimensions accrues. Les 31 ch se montreront toujours très justes, la voiture peinant à dépasser les 100 km/h à vide, sauf le vent dans le dos. Et pour l'arrêter, elle reçoit des freins à disques à l'avant et des tambours d'Ami 8 à l'arrière.

A l'intérieur, et par rapport à la 2 CV AK 400, le confort est en nette hausse. On retrouve l'intérieur de la Dyane à l'identique, avec son tableau de bord, ses aérateurs orientables, ses véritables sièges qui sont de plus réglables (et même escamotable en option pour celui du passager). Ils sont toutefois recouverts du même skaï que la 2 CV 6 Special. Il y a un cendrier, des accoudoirs et des vide-poches dans les contre-portes. Comble du luxe, comme la voiture est produite en Espagne, elle profite d'une variante pour le marché ibérique : les vitres descendantes (avec une manivelle d'Ami 8), tandis que la Dyane française n'a que des vitres coulissantes. Le volant est le classique Quillery qui équipe aussi la 2CV 6 Special et dont la forme rappelle le chevron cher à la marque. Les ceintures sont à enrouleur ! Elle dispose de deux vitres latérales arrière, alors que l'AK400 n'avait que la droite (pour pouvoir regarder dans les angles fermés au STOP). A l'arrière, on retrouve les deux feux arrière du Peugeot J7.

Pour le nom, un astucieux jeu de mots entre AK et Dyane est trouvé, et il rappelle l'Acadie, une province francophone de la Louisiane. On note que l'Acadiane ne s'écrit pas avec un Y comme la Dyane qui avait été travaillée par des anciens de Panhard et le y était un clin d'oeil à la Dyna.

L'Acadiane est lancée à la fin de l'année 1977 puis en 1978 dans l'usine de Vigo en Espagne. Les débuts sont plutôt bons avec près de 38 000 ventes dès 1978. La voiture se relance et fait mieux que résister face aux deux Renault. C'est là qu'arrive l'ironie. Alors que la Dyane n'a pas tué la 2CV et qu'elle disparaît du catalogue en 1983, l'Acadiane continue sa carrière à côté de la 2CV qui poursuit son chemin. Elle n'évolue que très peu pendant sa carrière. Sa puissance augmente un peu à 35 ch en 1981, les monogrammes en forme d'autocollants gris (modèle crème) seront remplacés en 1982 par des plaques noires au lettrage chromé (modèle jaune). La casquette d'aération au pied du pare-brise disparaît en 1983 et ce sont des manivelles de GS qui remplacent celles de l'Ami 8. Il n'y a aucune autre évolution, jusqu'à la fin de la prodution en 1987.

Si les ventes ont atteint presque 50 000 unités en 1979, elles n'ont fait que reculer chaque année pour n'atteindre que 20 000 en 1983. L'arrivée du C15, plus moderne, plus performant, inusable, Diesel, mettra une sévère bandrille dans le succès commercial de l'Acadiane. Les ventes chutent à 13 000 exemplaires en 1984 et moins de 10 000 les années suivantes. A peine 4000 voitures sont produites en 1987, et vendues avec force rabais dans les concessions jusqu'au milieu de l'année 1988.

Finalement, après plus de 250 000 exemplaires vendus, on ne peut pas réellement parler d'échec. Certes, la 2CV utilitaire (de l'AU à l'AK400) a été vendue à 1,25 millions d'exemplaires, mais en 26 ans. L'Acadiane n'a eu que 10 ans pour faire ce score, face à une concurrence nettement plus relevée. C'est finalement pas si mal pour une voiture qui n'est finalement qu'un toilettage énergique d'un modèle qui était déjà à bout de souffle. C'est ensuite la C15 qui va relever le gant, avec un succès impressionant !

On notera que sur les marchés du Bénélux, une version éqquipée d'un siège arrière a été commercialisée et baptisée Mixta. Cet ancêtre du Berlingo ne sera pas commercialisé en France, PSA n'y croyant pas...

13 août 2019

Dallas (1987-1998)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Dès 1987, la Dallas perd sa plateforme de Renault 4 et est construite sur un châssis galvanisé. La carrosserie est alors fabriquée en matériau composite ce qui lui permet de mieux résister aux attaques du soleil. On la reconnaît à l'angle que forme la grille de calandre. Le partenariat avec Renault est abandonné et le moteur 1108 de la Renault 4 GTL est délaissé contre le moteur plus vaillant de la Peugeot 104 S et une plate-forme de 205. A l'intérieur de la nouvelle mouture, on reconnaît un volant de 205, des boutons de Peugeot 104. Avec 60 chevaux, les performances sont meilleures, et la boite 5 rapports apporte un confort supplémentaire. La voiture est toujours aussi maniable, avec un diamètre de braquage de 8,40 mètres seulement !! En 1988, c'est le moteur de la Peugeot 205 XS qui est installé sous le capot de la Dallas. Ses 85 chevaux portent encore les performances vers le haut.

Le succès est au rendez-vous et des centaines de voitures sortent des ateliers chaque année. La santé de l'entreprise est bonne, si bien que la voiture ne reçoit presque aucun changement jusqu'en 1993. Elle reçoit alors de nouveaux moteurs et une nouvelle ligne. De cylindrée identique, le moteur conçu pour la seconde génération d'AX peut recevoir une injection et un pot catalytique. Parallèlement le Diesel entre dans la gamme, en recevant le moteur de la 205 GLD. Esthétiquement, la Dallas grandit en longueur (3,10 mètres), ce qui permet éventuellement d'installer deux places à l'arrière, ce qui manquait à la voiture. La calandre est plus en avant et le porte-à-faux avant rallongé, les ailes avant sont légèrement arrondies (notre modèle).

Si on considère que PSA n'est qu'un seul constructeur, les Automobiles Grandin sont alors le 3è constructeur national, derrière Renault et PSA. Mais en 1996, Frank Alamo croise d'anciennes vedettes de l'époque de son succès. Il ne faut pas longtemps pour que l'envie ne le prenne de revenir sur scène. Il forme un trio avec la chanteuse Stone et Monty. Ils enchaînent les galas, et la gestion de la Dallas est un peu délaissée. A tel point qu'en 1996, Frank Alamo cède son entreprise. Malheureusement, l'entreprise n'y survivra pas, les dernières voitures étant fabriquées en 1997 et l'entreprise liquidée en 1998. Frank Alamo a repris les routes de gala en gala, intégrant la tournée "Age Tendre et Tête de Bois" jusqu'en 2010. Rattrapé par sa maladie, il quitte définitivement la scène et meurt le 11 octobre 2012, veille de ses 71 ans.

La Dallas a été fabriquée à 5000 exemplaires, toutes versions confondues.

Pour en savoir plus : Dallas-Club.eu

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Peugeot, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 6 CV
Cylindrée : 1360 cm3
Alésage x course : 75 x 77
Taux de compression : 9,3:1
Puissance maximale : 75 ch à 6200 tr/min
Couple maximal : 11,3 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 8,40 mètres
Longueur : 310 cm
Largeur : 163 cm
Hauteur : 166 cm
Empattement : 195 cm
Voie av : 138,5 cm
Voie ar : 143,5 cm
Garde au sol : 24 cm
Pneus av : 185/70 HR 14
Pneus ar : 185/70 HR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : NC
Poids : 740 kg

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(Saint-Valéry-en-Caux, Seine-Maritime, avril 2011)

30 juillet 2019

MG ZS 180 (2001-2005)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

Alors que MG-Rover a retrouvé son indépendance depuis que BMW la lui a rendue en 1999, le groupe s'aperçoit que la marque MG se limite à la seule MG F et que l'image de sportivité de MG pourrait être mieux exploitée. C'est ainsi qu'à partir des modèles de série Rover, il est demandé au styliste Peter Stevens - notamment connu pour avoire rajeuni la Lotus Esprit et avait été à l'origine de la McLaren F1 - de concevoir des dérivés sportifs des modèles 25, 45 et 75. Ils seront nommés respectivement ZR, ZS et ZT (et même ZT-T pour le break).

Calandre revue, bouclier avant agressif, jantes de 17'', aileron massif sur la porte de la malle, voilà pour l'aspect extérieur. Mais pour répondre aux exigences sportives de la voiture, il faut aussi revoir les suspensions. Double triangles à l'avant, multibras à l'arrière avec une barre antiroulis de plus gros diamètre permettent à la fois une rigidité nécessaire sur route plane, mais toutefois assez souple pour s'adapter aux routes bosselées grâce à des amortisseurs à double piston. La voiture est rigide, ce qui signifie que les occupants sont un peu ballotés à l'intérieur, sportive oblige ! Le train avant est précis, l'arrière sautille un peu mais suit le rythme. A haute vitesse, l'aileron arrière améliore la stabilité, dit-on.

A l'intérieur, les sièges baquet révèlent la nature de la voiture. On retrouve le mobilier de la Rover 45, mais de nombreux détails amènent la touche sportive : volant spécifique, cadrans sur fond blanc, levier de vitesse mêlant cuir et aluminium, inserts d'alu brossé. Ne reste plus qu'à tourner la clef.

La MG ZS offre plusieurs moteurs. Si l'on veut se contenter de l'accastillage MG, la MG ZS 110 ne développe que 110 ch avec son petit 1.6 qui arrive tout droit ou presque de la Rover 45. On peut passer à la ZS 120 et son 1.8  litres qui est, lui aussi, très proche de celui de la Rover 45. On peut également rester dans le sobre avec la ZS TD 115, avec l'incongruité d'installer un moteur Diesel dans une sportive.

Si l'on veut vraiment sortir de l'ordinaire, c'est la MG ZS 180 qui est le seul choix raisonnable. Elle récupère le V6 2.5 de la Rover 75, le fameux KV6. Si certains l'ont jugé trop juste dans la 75 (mais 177 ch, ce n'est pas si mal), il se révèle très adapté à la MG ZS, bien plus légère. 0 à 100 km/h en 7,8 secondes, 1000 mètres franchis en 28,8 secondes, 224 km/h en pointe, la ZS n'a pas à rougir de ses performances. Evidemment, à cette cadence, le réservoir se vide à vitesse grand V, et même en utilisation normale, il faut compter 10 à 11 litres pour 100 km. Soit une autonomie assez faible pour un réservoir de 55 litres seulement.

Très rare sur nos routes, la MG ZS n'est pas non plus hors de prix. Avec son V6, elle souffre de sa consommation, et sa valeur marchande est assez basse. On trouve des exemplaires affichés entre 3000 et 4000 €. A ce prix là, on peut profiter d'une voiture sportive qui n'est pas jugulée par l'électronique. Le moteur est fiable, mais l'embrayage peut casser. Les révisions sont un peu chères, et les pièces de rechange sont encore produites ! Après une phase 2 qui a effacé les défauts de jeunesse de la première version, la vie de la MG ZS s'arrête avec la disparition du groupe MG-Rover en 2005.

Fiche technique :

Type du moteur : V6 ouvert à 60°
Bloc : aluminium
Culasse : aluminium
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 12 CV
Cylindrée : 2497 cm3
Alésage x course : 80 x 82,8 mm
Taux de compression : 10,5:1
Puissance maximale : 177 ch à 6500 tr/min
Couple maximal : 24,5 mkg à 4000 tr/min
Distribution : deux doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : injection Siemens EMS2000
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 11,6 m
Suspension av : roues indépendantes, double triangles superposés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, multibras, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 437,7 cm
Largeur : 169,6 cm
Hauteur : 138,6 cm
Empattement : 262 cm
Voie av : 147,5 cm
Voie ar : 146,5 cm
Pneus av : 205/45 R 17
Pneus ar : 205/45 R 17
Freins av : disques ventilés (282 mm)
Freins ar : disques (260 mm)
Vitesse maximale : 224 km/h
0 à 100 km/h : 7,8 s
1000 m.D.A. : 28,8 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Consommation moyenne en cycle urbain : 11,9  l/100km
Consommation moyenne en cycle extra-urbain : 6,5 l/100km
Consommation moyenne en cycle mixte : 8,5 l/100km
Volume du coffre : 470 litres
Cx : 0.32
Poids : 1285 kg

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24 juillet 2019

Honda CRX Del Sol (1992-1998)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

Pour la troisième génération de la Honda Civic CRX, Honda modifie complétement le concept. Finie l'appelation Civic, ne reste plus que CRX. Mais ce n'est pas là le principal. Nous sommes au début des années 90, la mode des GTI a fini par s'attenuer, les jeunes conducteurs sont surtaxés par les assureurs, les survivants sont devenus adultes et sont passés sur le segment supérieur (Peugeot 309 GTI, Renault 19 16S notament). Dans la catégorie, la 205 GTI 1.9 fait encore figure de reine, même si le règne touche à sa fin.

Le concept repose toujours sur la plateforme de la Honda Civic. Mais la voiture s'allonge de près de 20 cm et perd ses places arrière. La nouvelle CRX est une barquette deux places avec un toit amovible. Et pour le faire comprendre, elle devient "CRX del Sol". Sous une ligne aux courbes très en vogue dans l'ère du bio-design, la CRX propose une ligne assez inédite. Une calandre aux yeux de squale, doublés par des feux additionnels longue-portée. L'auto est assez basse, et on remarque de profil le décroché après les portes. L'arrière est alors plat et abrite un coffre assez volumineux pour la catégorie. Avec une cinématique très étudiée, le toit est escamotable et se loge sous la porte de la malle sans que ça ne grève trop le volume de chargement (il ne perd que 60 litres !). Pour la plupart des exemplaires vendus, l'opération doit se faire à la main, mais une option facturée 9000 F à l'époque permettait de faire la manoeuvre électriquement. La petite vitre derrière les appuie-tête s'escamote également, ce qui permet de s'approcher des sensations du cabriolet tout en profitant d'un arceau de protection.

A l'intérieur, c'est une stricte deux places. Chacun jugera de l'originalité de la planche de bord. Honda a toujours été classique et efficace, sans excès d'originalité, sans faute de goût manifeste. C'est sobre, c'est propre, c'est fonctionnel, c'est complet. On remarquera simplement les deux boutons à portée des doigts sur la casquette du bloc des compteurs. Le confort est sans reproche. Les sièges sont bien enveloppants, l'amortissement ne brise pas les reins, le bruit est normalement filtré.

Sous le capot, qui se situe bien à l'avant alors que le profil pourrait laisser penser à un moteur central arrière, on trouve le fameux moteur VTEC. 1.6 litres, injection, double arbre à cames en tête avec levée variable en fonction du régime, 160 ch ! Un moteur de 100 ch au litre en 1992 ! Mais un moteur qui malgré tout, peine à bas régime. Et c'est là qu'intervient la contradiction. Car la CRX offre une suspensiosn avec des doubles triangles à l'avant comme à l'arrière, avec barres antiroulis. Mais d'une part le moteur ne délivre sa fougue que sur le hauts régimes (à partir de 5500 tr/min !!) et son couple maximal se situe à 7000 tr/min ! D'autre part, la répartition des masses est nettement appuyée sur l'avant (61 %) et l'amortissement est souple. Les roues de faible diamètre rendent le véhicule sensible aux aspérités de la route. En définitive, la voiture est plus typée balade que sport. Mais... en regardant les performances, on se rend compte que la vitesse de pointe est de 212 km/h, que le 0 à 100 s'exécute en un peu plus de 8 secondes et le kilomètre en 29 secondes. Il n'y a pas de quoi rougir. Sauf que ces valeurs s'obtiennent en faisant hurler la bête et qu'elles ne reflètent pas tout à fait l'utilisation quotidienne qu'on peut avoir d'un tel moteur.

Autre solution, à la place du moteur VTEC qui est installé dans la finition VTi, on peut opter pour la version ESi (notre modèle). Dépourvu du système d'arbres à cames à levée variable, mais toujours de 16 soupapes, celui est est nettement moins pointu et plus disponible à bas régime (il est même compatible avec une boite automatique sur notre modèle). Il ne délivre que 125 ch mais propose son couple maximal à 5200 tr/min et de façon plus progressive. Il est certes nettement moins performant, mais finalement plus dans l'esprit du Code de la Route. La version ESi permet de belles balades cheveux au vent et n'est pas avare en sensations non plus : elle maintient le 0 à 100 en 8.8 s et cède du terrain sur le kilomètre (30,5 s). La vitesse de pointe se limite à 191 km/h, bien assez pour perdre son permis.

Lancée à l'automne 1992, la CRX del Sol a connu une jolie carrière, un peu occultée par la Mazda MX5 moins chère et plus sportive. Mais elle a pour elle une silhouette unique en son genre, qui ne s'est pas démodée en plus de 25 ans. Sa côte n'a s'ailleurs jamais vraiment baissé et il faut compter 5000 € pour trouver un exemplaire en bon état, et qui n'a pas été ravagé par le tuning. La production de la CRX est arrêtée en 1997 aux USA et en 1998 pour le reste du monde. L'histoire s'arrête là, sans suite. Certains voient la suite dans la Honda S2000 mais les voitures sont trop différentes. A limite, on peut la rattacher à l'étrange CRZ qui a sévi de 2010 à 2016.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1590 cm3
Alésage x course : 75 x 90 mm
Taux de compression : 9,2:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 125 ch à 6500 tr/min
Couple maximal : 14,6 mkg à 5200 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection Honda PGM-Fi
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports (ou automatique en option)
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, double triangles, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 400,5 cm
Largeur : 169,5 cm
Hauteur : 125,5 cm
Empattement : 237 cm
Voie av : 147,5 cm
Voie ar : 146,5 cm
Pneus av : 185/60 VR 14
Pneus ar : 185/60 VR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 191 km/h
0 à 100 km/h : 8,8 s
400 m.D.A. : 16,5 s
1000 m.D.A. : 30,5 s
Capacité du réservoir : 45 litres
Volume du coffre : 297 litres (235 litres avec le toit replie)
Poids : 1050 kg

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