17 avril 2010

Volvo 142 (1967-1974)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Volvo série 100 va présider pendant presque 30 ans à l'esthétique de la marque. Rompant totalement avec les lignes arrondies de la 122 Amazon ou les lignes tortueuses de la P1800, la série 100 est toute en lignes droites et angles. Le style trois volumes imaginé par le styliste Jan Wilsgaard est à la fois banal et indémodable. Cette ligne traversera le temps jusque dans les années 90 à travers la série 200 et même la série 700. Elle propose l'avantage d'un habitacle spacieux, d'un coffre généreux.

La nouvelle nomenclature Volvo est posée. Le premier chiffre désigne la série, le second le nombre de cylindres du moteur et le troisième le nombre de porte. Ainsi la 142 est une deux portes à quatre cylindres. A ses côtés figurent la berline 144 ou le break 145 ou encore, plus tard, la confortable 164 et son 6 cylindres de 3 litres.

La série 100 succède à l'Amazon qui reste cependant encore en production. La nouvelle voiture lui emprunte le moteur B18 dans ses deux versions (un seul carburateur Zenith et 85 ch ou deux carburateurs SU et 115 chevaux) puis le B20 en 1968 (90 ou 118 chevaux selon le nombre de carburateurs). La boite est à quatre vitesse, avec overdrive en option avec moteur 115 chevaux. Les trains roulants sont également empruntés à l'Amazon.

La voiture évoluera peu, sauf la calandre qui va affirmer peu à peu une identité forte. En 1974, pour satisfaire aux normes américaines, le nez s'accommode de gros pare-chocs qui trahissent quelque peu la finesse de la voiture. C'est alors la série 200 et sa 244 qui vont prendre le relai.

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16 avril 2010

Simca-Fiat 11 CV (1934-1938)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Au début était la SAFAF (Société Anonmyme Française des Automobiles Fiat) qui produisait et importe en France les voitures italiennes. Mais le protectionnisme qui a suivi la crise de 1929 conduit tous les états à fermer leurs frontières pour éviter de subir la concurrence des autres pays. Les droits de douane étaient tellement importants que les voitures étrangères se révélaient totalement inabordables pour les clients français. La solution devient évidente : construire français. C'est ainsi que nait en 1934 la Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile, acronyme SIMCA, dirigée par l'ancien président de la SAFAF, le piémontais Henri Théodore Pigozzi. La société construit des voitures françaises sous licence FIAT. Les voitures sont appelées Simca-Fiat jusqu'en 1938. Le logo arbore l'emblème de Fiat barré par celui de "Simca" et au dessus "licence".

Deux voitures sont fabriquées dès 1934 : la Simca 5, copie de la Fiat 500 Topolino, et la Simca-Fiat 11 CV qui est la copie de la Fiat 518 Ardita. Cependant la ligne de carrosserie est différente de celle du modèle italien, notamment la ligne arrière plus fine et qui finit en queue de pie alors que l'arrière de la Fiat 518 est droit.

Pour le moteur, la Simca-Fiat n'utilise que le moteur 2 litres alors que sa jumelle italienne dispose également d'un moteur 1750. La voiture est classée en France dans la catégorie des 11 CV en raison de sa cylindrée dont c'est l'unique critère de l'époque. La critique de l'époque, et en particulier René Charles-Faroux, salue le comportement très sûr de la voiture, son freinage efficace et son confort "total" aidé par le silence de fonctionnement du moteur qu'il compare à un 8 cylindres.

La 11 CV ne sera fabriquée qu'à 2200 exemplaires en France et un peu moins de 10000 en Italie. Le faible succès est sans doute dû d'une part à une grande concurrence de l'époque qui foisonnait de concurrents (Voisin, Hispano-Suiza, Hotchkiss, Salmson, Delahaye, Delage, Bugatti, Renault, Peugeot, Citroën, Panhard et Levassor rien que pour les français), et au prix de 33500 F de l'époque.

15 avril 2010

Fiat-NSU Neckar Europa Special (1960-1968)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette voiture est la copie sous licence de la Fiat 1100-103. Tout comme Simca ou Lada ou encore Zastava pour leurs marchés intérieurs, NSU fabrique des Fiat dans les années 20. En 1929, la marque coule et l'usine près de la rivière Neckar est reprise par Fiat qui continue sa propre production sous le nom Fiat-NSU. La production est stoppée pendant la guerre. Fiat reconstruit en 1951 l'usine de Neckar détruite et reprend la production. En 1957, NSU tente de renégocier avec Fiat le rachat du nom. Ce n'est qu'en 1960 que les voitures sont alors construites sous le nom "Fiat Neckar".

Cette "Neckar Europa" est, à quelques badges près, identique à la Fiat 1100-103 qui succède à la Fiat 1100 précédente et que l'on connait en France sous le nom Simca 8. C'est la première caisse auto-porteuse de Fiat. En revanche elle conserve le moteur de la précédente Fiat 1100, un modèle de fiabilité. Elle voit le jour en 1953 et sa production durera jusqu'en 1966 en Italie avec 3,8 millions d'exemplaires produits. Un véritable succès. La NSU Neckar sera quant à elle produite jusqu'en 1968 à 160 000 unités supplémentaires. En Italie, elle sera remplacée par la Fiat 128.

A noter qu'une autre licence, indienne cette fois, donnée à la marque "Premier" en 1960, a permis de construire la Fiat 1100-103 en Inde sous le nom "Padmini" jusqu'en 2000 ! Cette Padmini était le taxi indien et il faut rajouter encore 1,5 millions d'exemplaires aux précédents rien que pour l'Inde.

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14 avril 2010

Bentley Continental R (1991-2002)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

La Continental R est la première Bentley à ne pas avoir d'équivalent chez Rolls-Royce depuis 1965. Elle est présentée au salon de Genève 1991 avec un nom (Continental) qui évoque un célèbre modèle des années 50 et un R qui se place dans l'aspiration de la Mulsanne Turbo R qui elle même profitait de la réputation de la Type R.

Esthétiquement la voiture s'inspire de la Continental S2 de 1959, mais on retrouve les fondamentaux qui ont présidé à la création de la Rolls Corniche. L'allure générale, les proportions, les feux, tout la rappelle. Pour autant tout est neuf dans cette voiture,ou presque.

Sans s'attarder sur l'équipement pléthorique de ce coupé 2+2, il convient de se pencher sur la motorisation de cet engin. En effet, c'est le classique V8 Rolls de 6,75 qui se cache sous le capot. Mais depuis la Mulsanne R, Bentley a retrouvé le goût de construire des voitures puissantes et aux performances dignes de son aura. Le moteur est alors suralimenté par un turbocompresseur Garrett qui permettrait de passer une puissance de l'ordre de 380 à 400 chevaux à seulement 4000 tr/min ! Il n'y a pas de valeur précise étant donné que cette voiture est toujours sous la politique de Rolls-Royce dont les voitures sont "suffisamment puissantes" (plenty enough"). Le couple se montre également d'une valeur gigantesque à environ 75 mkg ! Du coup le 0 à 100 est effectué en 6,5 secondes et la vitesse de pointe se situe autour de 235 km/h.

En 1996, la Continental R est épaulée par la Continental S (ajout d'un intercooler) en 1994 et 1995 puis la Continental T dont les performances sont encore meilleures (420 chevaux et 88 mkg de couple) et un châssis raccourci. En 2002, elles sont remplacées par la Continental GT.

La Continental R aura été fabriquée à 1290 exemplaires,

13 avril 2010

Chevrolet Bel Air Convertible 1957

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine, la désignation "Bel Air" concerne les coupés hardtop des Chevrolet Deluxe Styleline, de 1950 à 1952. A partir de 1953, la Chevrolet Bel Air devient un modèle à part entière.

La deuxième génération, à partir de 1955, pose le style propre aux années 50, tout en rondeurs et lignes tendues, en chromes omniprésents. La voiture n'est pas sans rappeler la Cadillac Séries 62, à moins que ce ne soit le contraire.

Sur le modèle 1957, on note les deux emblèmes de part et d'autre du capot et les lettres sur la malle.

La voiture est mue par des moteurs allant du 6 cylindre en ligne de 3,5 litres au V8 de 4,6 litres (283cu) épaulés par une boite automatique Powerglide à deux rapports, ou Turboglide à trois rapports ou enfin une boite manuelle à trois rapports. En 1957, apparaît une version à injection du moteur 283cu qui délivre exactement autant de chevaux, soit 283.

En 1958, une nouvelle génération est commercialisée. La voiture sera ainsi renouvellée jusqu'en 1975 en sept générations, mais une huitième sera produite uniquement au et pour le Canada jusqu'en 1981.


Ford Galaxie 500 coupé Hardtop 1962

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Deuxième génération de la Galaxie apparue en 1959. Elle se montre moins tarabustée que son aînée. Elle se classe toujours en haut de gamme, entre la Thunderbird et la Fairlane. Elle dispose au choix de nombreux moteurs (6 en ligne de 3,7 litres, V8 de 4,7 litres à 7 litres) dont la puissance varie de 138 à plus de 300 chevaux. Les plus puissants participeront aux Muscle Cars jusqu'à l'arrivée de la Mustang.

La Galaxie 500 se singularise par une carrosserie deux portes hartop (notre modèle) ou une carrosserie doux ou quatre portes sans montant central et un cabriolet. Le moteur d'accès est alors le V8 de 4,8 litres. Le 7 litres peut être alimenté par un carburateur quadruple corps ou deux carburateurs triple corps.

En 1963, la Galaxie n'est pas trop modifiée, si ce n'est la ligne du pare-choc arrière qui ne relève plus le contour des feux.

Un troisième génération nait en 1965, puis une quatrième et dernière en 1969. La production cesse en 1974. La Ford Galaxie 1962 aura été produite à 446 000 exemplaires.

12 avril 2010

Alfa Romeo Giulietta (1977-1985)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

L'Alfa Romeo Giuletta reprend le nom de son ancêtre des années 50, mais succède à la Giulia des années 60, tout en reprenant la base de l'Alfetta qu'elle ne doit pas concurrencer. Autant dire que le positionnement de la gamme chez Alfa n'est pas tout à fait clair et que le marque italienne perd un peu de son identité.

La "Nuova Giuletta" a heureusement pour elle une ligne novatrice avec une ligne inclinée vers l'avant qui lui donne un avant plongeant et un arrière haut et court. Au début, cette ligne a choqué pour finalement faire école et bon nombre de constructeurs ont utilisé la ligne arrière haute dans les années 80 pour agrandir les coffres des voitures à trois volumes. C'est cependant l'allure sportive de cet habillage qui permettra à la Giuletta de se distinguer de l'Alfetta qui conservera un image plus classique et cossue.

Sous la carrosserie, la plate-forme est celle de l'Alfetta dont elle reprend jusqu'à l'empattement. Elle conserve le système Transaxle et donc le pont de Dion à l'arrière. Ce sont les moteurs qui font la différence. Autant l'Alfetta est proposée en 1800 dès l'origine, autant la Giuletta n'est proposée qu'en 1,3l et 1,6l à sa sortie, toujours pour ne pas que les voitures se concurrencent. Ces moteurs disposent toutefois de la fougue et des doubles arbres à cames en tête Alfa et fournissent respectivement 95 et 108 chevaux et permettent une vitesse de pointe de 165 et 180 km/h. Avec une boite plutôt courte, les performances sont assez étonnantes pour des moteurs de cette cylindrée. L'écueil est même là. Ces moteurs se montrent d'un agrément supérieur à celui des Alfetta, pour un prix bien moindre. Si l'on rajoute que l'équipement était plus moderne et satisfaisant, la finition un peu meilleure, la Giuletta a beaucoup rogné sur le marché de sa grande sœur. En 1979, le 1800 de 120 ch dérivé de l'Alfetta est greffé sur la Giuletta et en 1980, c'est le 2 litres de 130 chevaux qui s'installe en haut de gamme, avec un niveau d'équipement très riche. L'Alfetta est alors coincée en gamme entre la sportive Giuletta et la nouvelle Alfa 6 qui a pour mission de représenter Alfa dans le très haut de gamme.

En 1982, Alfa implante un diesel d'origine VM dans la Giuletta. Avec 82 chevaux il n'est disponible que sur les finitions de bas de gamme. En 1984, c'est la version Turbo "AutoDelta" et ses 175 chevaux qui emmènent la voiture à plus de 200 km/h.

La Giuletta termine sa carrière en 1985, remplacée par l'Alfa 75 qui lui reprend l'ensemble de l'architecture. Elle aura été fabriquée à 380 000 exemplaires.

 

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11 avril 2010

Opel Kadett C City 1200 S (1975-1979)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Dans la grande famille des Opel Kadett qui se transmettent le nom depuis 1936 (avec une pause de 1940 à 1962), la troisième génération dite Kadett C est sans doute celle qui connait le plus de variantes. La voiture est disponible en deux ou quatre portes, en coupé fastback, en break. Pour apporter une trois portes, Opel greffe une calandre de Kadett à la Vauxhall Chevette Hatchback elle même basée sur une Kadett C raccourcie de 20 cm. La Kadett City va pouvoir lutter contre les nouvelles futures reines du marché européen : les Renault 5, les Peugeot 104 ou Fiat 127.

Elle est d'emblée proposée avec un moteur 1200 de 52 chevaux qui a cette sonorité si particulière à Opel. En 1977, la gamme s'étoffe de deux moteurs supplémentaires, un 1000 (Kadett City J) et un 1600 (Kadett Berlina, rare).

La Kadett City est produite jusqu'en 1979, comme la Kadett C, année lors de laquelle elles sont remplacées par l'anguleuse Kadett D.

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09 avril 2010

Ferrari 348 TS (1990-1993)

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(Cognac, Charente, mai 2004)

Version découvrable de la 348 TB dont les détails techniques figurent ici. Elles sont remplacées en 1994 par les 348 GTB et GTS avec une puissance portée à 320 chevaux et des trains roulants modifiés pour améliorer le confort et la susceptibilité de la tenue de route.

Au total la voiture sera construite à 8844 unités, toutes versions confondues.

04 avril 2010

Chrysler Newport 1966

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine, la Chrysler Newport est une deux portes créée pour un salon dans les années 40. Cinq exemplaires seulement furent produits dont le modèle phare est la Newport Phaeton, une deux portes avec boite automatique trois rapports basée sur une Chrysler New Yorker.

De 1949 à 1961, le nom est ressorti pour désigner un coupé deux portes (two doors hardtop body style). En 1961, le nom devient celui du modèle d'accès des hauts de gamme, l'opposé étant la fameuse "Impérial Le Baron". La voiture est alors disponible en plusieurs configurations, deux portes hardtop ou sedan, deux portes cabriolet, quatre portes hardtop et break. Animées par des V8 de plus de 300 chevaux (SAE), les performances sont dans la norme américaine.

Chaque année apporte son évolution, comme toujours aux USA. Cette quatrième génération de Newport est basée sur la plateforme C de chez Chrysler et est construite à Detroit.

En 1968, elle laisse sa place à la cinquième génération qui sera assemblée à Belvidere, Illinois.