22 novembre 2009

Austin Healey Sprite Mk I (1958-1961)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, septembre 2009)

"Frogeye" ! Voilà le surnom de cette petite barquette amusante à la bouille réjouie. A l'origine du projet les phares devaient être escamotables, mais le coût en dissuada les ingénieurs. Ce sont finalement ces deux phares qui viennent donner toute l'allure de cette voiture qui ne passe pas inaperçue.

Le projet date de 1956. Leonard Lord parle avec David Healey de son envie de construire une petite voiture sportive amusante et pas chère, telles qu'Austin savait les faire avant-guerre. Healey conçoit très vite une structure auto-portante pour y gagner en poids. La mécanique est directement prélevée dans la banque d'organes de British Motors Corporation. Le moteur est emprunté à la Morris Minor, un modèle de fiabilité. Elle fournit également sa direction à crémaillère. L'Austin A35 fournit sa boite 4 rapports, sa suspension avant et son pont arrière. Un second carburateur est ajouté au quatre cylindres de 948 cm3 et la puissance grimpe à 43 chevaux. Avec 650 kg sur la bascule, la voiture est assez alerte, pour l'époque s'entend. Elle est alors assemblée chez MG, ce qui explique que dès la Mark II, elle aura une jumelle dénommée MG Midget.

Dès sa présentation, la voiture fait sensation et son prix est véritablement son plus fort atout. Le capot d'une seule pièce avec les ailes étonne : il faut basculer tout l'avant pour ouvrir le capot. Elle est dépourvue de vitres, les garnitures sont réduites à leur plus simple expression. Il n'y a pas de malle à l'arrière ! Mais elle a le charme du cabriolet, et une petite tenue de route qui en fait une voiture à sensations. Sages sensations tout de même, la vitesse de pointe ne dépassant pas les 130 km/h.

Finalement, cédant sous la pression, elle sera modifiée de façon à devenir une voiture plus conventionnelle avec l'appellation Mark II en 1961.


14 novembre 2009

Opel 4/16 "Laubfrosch" Torpedo (1924-1931)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Produite de 1924 à 1931, l'Opel 4/16 a été surnommée Laubfrosch certainement en raison de sa couleur verte qui évoque la grenouille.

Des soupçons de plagiat pèsent sur cette voiture. Sa ressemblance avec la Citroën Trèfle apparue en 1921 laisse planer le doute. A-t-elle été inspirée des travaux de Citroën, y a-t-il eu un accord avec le constructeur français ? Aujourd'hui la question n'est toujours pas tranchée. Il y a pourtant de fortes ressemblances entre les deux modèles en dépit de leurs différences techniques. Même le mode de production interroge. Les deux voitures sont les deux premières en Europe a être fabriquées à la chaine à l'instar de la Ford T. Mais c'est André Citroën qui le premier a importé ce moyen de production en Europe.

Cette Opel a été fabriquée à 120 000 exemplaires (berline et torpédo compris) avant d'être remplacée par l'Opel 1,2 litres qui engendrera plus tard la ligne des Kadett.

13 novembre 2009

Fiat 514 Torpedo (1929-1932)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Fiat 514 succède à la 509 qui connut un grand succès commercial. Avec une longueur de 3,92 m, elle se classe dans la catégorie des compactes. Mue par un 4 cylindres de 28 ch et 1428 cm3, elle transporte une famille à la vitesse honorable de 70 km/h.

Elle est déclinée en taxi, en Torpedo (notre modèle), en version course (Mille Milles ou Coupe des Alpes). Produite à 38340 exemplaires, elle sera remplacée en 1932 par la célèbre 508 Ballila.

Cet exemplaire de 1929 serait unique en France et a nécessité 20 ans de restauration.

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11 novembre 2009

NSU 1200 TT (1967-1972)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Il ne faut pas s'y tromper, sous ces airs de petite citadine familiale se cache une authentique sportive. Dérivée de la Prinz 4 apparue en 1961, la firme allemande produit une voiture dont le monde entier saluera le comportement et le tempérament.

C'est à coups de petites évolutions qu'apparaît la 1200 TT. Elle est d'abord équipée d'un 4 cylindres de 1000 cm3 quand la Prinz 4 est motorisée par un deux cylindres refroidi par air. De 30 chevaux la puissance monte à 45 chevaux. La voiture peut ainsi concourir dans la catégorie inférieure à 1 litre de cylindrée et affronter la Simca 1000 Rallye II. Puis en 1967, avec le 1200 la puissance monte à 65 chevaux, et même 73 avec de très menues modifications. La voiture est conçue pour être facilement réglée ou modifiée. Le calage de la distribution peut se faire grâce à un boulon en sortie de vilebrequin, et les repères sont visibles sur l'arbre à cames sans avoir à démonter. Quelques vis permettent de tomber le tablier arrière pour dévoiler le moteur, quatre clips ouvrent le cache-culbuteurs. Le moteur refroidi par air grâce à une ouïe latérale est alimenté par un carburateur double corps qui donne toute la vigueur au moteur. Le capot arrière tient "fermé" grâce à deux caoutchoucs. De fait, on ne le voit jamais complètement fermé, est-ce pour mieux le refroidir le moteur ou parce qu'il est trop gros pour le logement ?

La conception propre aux années 60 (moteur et boite en porte-à-faux arrière) est cette fois un atout pour ce châssis dont les quatre roues sont placées aux limites de la caisse, sans porte-à-faux. Alors que son comportement impose au pilote de Renault 8 Gordini de regarder la route par les vitres latérales, celui de la la NSU 1200 TT se montre moins sur-vireur. Le moteur est coupleux, généreux sans être trop pointu. Légère (autour de 700 kg), la voiture s'emballe vite et son pilote doit veiller à réfréner ces excès de générosité. Elle rivalise facilement avec la R8 Gordini, ou la Mini Cooper qui sont les références en matière de compétition à l'époque et sont animées par des moteurs de 1300 ! Les versions compétition de la voiture affichaient plus de 100 chevaux !

Par rapport à la Prinz 4, la 1200 TT se distingue par sa calandre à 4 phares et ses six feux tétons à l'arrière. NSU sera rachetée par le groupe Volkswagen en 1973. La marque NSU sera intégrée à Auto-Union qui produira des voitures ensuite sous la marque Audi. Mais la Prinz 4 risquant de trop faire d'ombre à la Coccinelle, elle fut abandonnée dès 1973. En 1975, celle qui devait lui succéder sera produite sous le nom Audi 50 avant de devenir la Volkswagen Polo.

Si NSU a produit autour de 500 000 exemplaires de la Prinz en Europe, on ne sait combien exactement ont été importés en France. Quant à la 1200 TT, 52 000 unités ont été produites, et elle fait aujourd'hui encore le bonheur des amateurs de rallyes historiques. Du fait de sa rareté, sa côte à l'occasion est assez élevée, et la plupart des modèles survivants sont choyés. De rares modèle cotent autour de 1500 €, et plus souvent  autour de 8500 €.

Fiche technique :

Moteur :  4 cylindres, 4 temps refroidi par air, essence
Emplacement : transversal, arrière
Cylindrée : 1177cm3
Alésage X course : 75 x 66,6 mm
Puissance maximale : 65 ch à 5500 tr/min
Couple maximal :  9 mkg à 2500 tr/min,
Alimentation : deux carburateur simple corps Solex 34
Transmission : aux roues arrières par cardan
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports synchronisés + marche arrière
Châssis autoportant tout acier, 2 portes / 5 places
Suspension : roues indépendantes, ressort hélicoïdaux et amortisseurs téléscopiques à double effet, bras oscillant à l'arrière
Freins : à tambours hydrauliques à l'arrière et disques à l'avant
Lubrification : circulation forcée d'huile avec filtre à huile et radiateur d'huile placé dans l'ouïe d'aile arrière gauche
Longueur : 3,79 m
Largeur : 1,49 m
Hauteur : 1,36 m
Vitesse maximale : 155km/h
0 à 100km/h en 13,1 sec
Consommation : 8,2 litres aux 100km
Réservoir : 37 litres
Poids : 675 kg

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06 novembre 2009

Volvo 164 (1969-1975)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Ancêtre de la Volvo 244 ou 245, la 164 est le haut de gamme de Volvo à la fin des années 1960. A l'origine, elle devait recevoir un V8 mais le marché trop étriqué en dissuada les ingénieurs. Conçue sur un châssis de série 100, il a fallu accommoder le nez pour intégrer le 6 cylindres en ligne de 3 litres. La 164 se distingue par sa large calandre plus en avant et par ses feux additionnels discrets juste au dessus du pare-chocs.

L'intérieur est plus soigné que pour la 144 avec au choix une imitation de bois ou de cuir. Mais le reste des pièces est identique de la malle au capot. En revanche l'empattement a été rallongé de 10 cm et la longueur augmentée de 6 cm pour faire entrer le généreux 6 cylindres de 130 chevaux qui, doté de l'électronique, en délivrera même 170. Le moteur B30 provient du 4 cylindres B20 auquel on a rajouté deux cylindres et adapté un vilebrequin 7 paliers. Avec une boite 4 rapports (overdrive en option) ou 3 rapports automatiques, la voiture n'est pas une sportive. Mais sa puissance lui assure de bonnes accélérations, de sérieuses reprises. Sur les autoroutes, elle se montre autoritaire sur la file de gauche, rivalisant avec ses concurrentes allemandes de chez Mercedes ou BMW.

Dépourvue de direction assistée, et en raison du poids de moteur, la voiture est considérée comme une "voiture d'homme". Manœuvrer cette longue voiture ou faire un créneau très serré relève plus de musculation que de la conduite.

Produite à 153189 exemplaires, elle a surtout connu le succès aux USA. Plus rare en Europe, on la négocie à l'heure actuelle autour de 7000 € sur le marché de la collection. La Volvo 264 prendra sa suite, équipée du fameux V6 PRV.

Fiche technique :

Type du moteur    6 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     2 carburateurs
Distribution     2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage X Course     88,9 x 80 mm
Cylindrée     2978 cm3
Compression     9,3:1
Puissance     130 chevaux à 5000 tr/min
Couple     21 mkg à 2500 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports (overdrive en option) ou 3 rapports auto
Type    Propulsion
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    A vis et galets, non assistée
Suspensions Av    McPherson - barre stabilisatrice - Ressorts Hélicoïdaux
Suspensions Ar    Essieu rigide - Ressorts Hélicoïdaux
Cx    0,48 (estimation)
Freins avant    Disques
Freins arrière    Disques
Longueur    471 cm
Largeur    171 cm
Hauteur    144 cm
Empattement 272 cm
Poids    1360 kg
Vitesse max    175 km/h
0 à 100 km/h    11 s
400 mètres DA     18,5 s
1000 mètres DA 34,8 s
Consommation moyenne : 11,3 l/100

 

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01 novembre 2009

Ford T 1924

Modèle 1924 :
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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

Pour en savoir plus (en anglais) : www.mtfca.com

23 octobre 2009

Lamborghini Espada (1968-1978)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette Lamborghini a été considérée à son époque comme une auto esthétiquement très réussie. Signée par Bertone et réalisée par Gandini, sa forme pataude étonne aujourd'hui. Ce coupé quatre (vraies) places parait lourdaud pourtant il abrite un V12 de 4 litres lui permettant d'atteindre plus de 240 km/h.

La voiture apparait longue à n'en plus finir, et ses porte-à-faux avant et arrière étirent encore sa silhouette. Cet étirement était nécessaire pour créer un grand habitable capable d'accueillir les quatre passagers dans un confort irréprochable. Car l'ambition de Lamborghini n'est rien d'autre que de créer la 4 places la plus rapide du monde. Le pare-brise est alors très incliné, comme jamais à l'époque, et la lunette arrière est presque horizontale, couvrant tout le vaste coffre.

Dans l'habitacle tout est dédié au confort. Chaque modèle est personnalisable aussi certains exemplaires comportent un mini-bar ou la télévision à l'arrière. Le cuir est omniprésent et les sièges sont profonds pour maintenir les passagers à haute vitesse.

Car le V12, gavé par 6 carburateurs double corps, offre 325 chevaux à l'origine puis 350 dans la version S2 (notre modèle) équipée d'une mécanique dérivée de la Muira. Le châssis se montre efficace et sûr, alors que la voiture pèse tout de même 1625 kg. Grâce à ses quatre roues indépendantes et ses freins à disques ventilés, la tenue de route est irréprochable.

Curiosité du modèle : la vitre arrière au dessus des feux arrières, typique de la S2. L'Espada a été fabriquée à 1217 exemplaires toutes versions confondues, y compris la version à 4 portes de Frua. C'est la plus grosse production de Lamborghini dans les années 70. Elle côte autour de 100 000 € à l'heure actuelle.

Fiche technique :

Type du moteur    V12 à 60°
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     6 carburateurs double corps Weber
Distribution     2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage X Course     82 x 62 mm
Cylindrée     3929 cm3
Compression     10,7 : 1
Puissance     350 ch à 7500 tr/min
Couple     38 mkg à 5000 tr/min
Boite de vitesse     5 rapports
Type    Propulsion
Direction    Vis et galet
Suspensions Av    Triangles superposés
Suspensions Ar    Triangles superposés
Freins avant    Disques ventilés
Freins arrière    Disques ventilés
PneuAv    205/70 VR 15
PneuAr    205/70 VR 15
Longueur    473 cm
Largeur    186 cm
Hauteur    119 cm
Poids    1625 kg
Vitesse max    250 km/h
0 à 100 km/h    6,5 s
1000 mètres DA    28 s
Réservoir    95 litres

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18 octobre 2009

Maserati Merak (1972-1983)

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(Auto-Moto-Retro,Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette Maserati est le fruit de l'éphémère collaboration entre Maserati et Citroën. En fait de collaboration, Citroën est propriétaire de la marque jusqu'en 1973. De son côté, Citroën a extrapolé un V6 du V8 la Maserati Indy pour sa SM, et côté Maserati, il est temps de répondre à la Ferrari et sa 308 GT4 ou à la Lamborghini Urraco. La Merak est alors une sorte d'entrée de gamme chez Maserati qui produit déjà la Bora.

A l'intérieur, on retrouve la patte de Citroën, et les instruments de bord sont tout droit issus de la SM. On peut reconnaître les cadrans ovales, le volant mono-branche ovale. Mais la marque de fabrique se retrouve surtout dans l'utilisation de l'hydraulique : amortisseurs, freins, direction. La boite 5 rapports est aussi d'origine Citroën. Malheureusement, ces éléments furent également synonymes de manque de fiabilité et contraignaient à de nombreux retours chez le concessionnaire.

Le moteur est celui de la SM porté à 3 litres par augmentation de l'alésage. Il délivre alors 190 chevaux, soit 20 de plus que la SM. La vitesse de pointe atteint alors 245 km/h. Placé longitudinalement en position centrale arrière, il procure un équilibre et une motricité qui placent la Merak dans le clan des grandes sportives. A cela s'ajoute une châssis monocoque extrapolé du châssis tubulaire de la Bora. De fait, le poids moindre du V6 permet de conserver les équilibres sans alourdir la voiture.

Esthétiquement la voiture est considérée comme une Mini-Bora, ou Bora Junior, tant elle ressemble à son ainée. Giugiaro a volontairement conversé les lignes générales de la Bora et de face, elles sont difficiles à  différencier. De profil, Giugiaro a implanté des sortes de longerons le long du capot arrière pour augmenter les ressemblances avec la Bora. A l'arrière, les différences sont nettement plus marquées. Une vitre droite derrière les deux passagers arrête la ligne de la Merak, alors que la Bora se termine par une longue vitre presque horizontale qui vient recouvrir le V8. Plus ramassée que la Merak, la ligne arrière se resserre sur les deux blocs optiques, tandis que la Merak a un arrière bien assis sur son train, large et bas.

En 1975, après 630 exemplaires de la Merak produits, Citroën abandonne Maserati qui revient dans les mains d'une firme nationale italienne (GEPI) chargée de trouver des reprenneurs aux entreprises en difficultés. La Merak devient Merak SS. Tous les attributs Citroën ont disparu. Le tableau de bord est entièrement revu, l'hydraulique remplacée. Le moteur est porté à 225 ch. Les performances ne sont pas franchement améliorées, sauf l'accélération. La voiture a surtout gagné en fiabilité. 1000 exemplaires sont rapidement vendus. En novembre 1976, c'est De Tomaso qui reprend Maserati. Au faite des normes italiennes, il la transforme en Merak 2000 GT. Exit le V6 de 3 litres, bienvenu au 2 litres turbo. En Italie à l'époque, la TVA est de  38 % pour les voitures de plus de deux litres, contre 18 % en dessous de deux litres. De Tomaso et Ferrari (avec la 208 Turbo) ont vite compris l'utilité du moteur turbo-compressé pour compenser la cylindrée. Avec 170 chevaux tout de même, la voiture reste alerte. On peut reconnaître la Merak 2000 GT à ses baguettes de protection latérales noires.

En dépit de ce traitement, il ne fut produit que 200 exemplaires de Merak 2000 GT. Elle fut remplacée en 1983 par la Maserati Bi-Turbo.

Fiche technique :

Type du moteur    V6 à 90°
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal central arrière
Alimentation     3 carburateurs Weber double corps
Distribution     2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage X Course     91,6 x 75 mm
Cylindrée     2965 cm3
Compression     8,75 : 1
Puissance     190 ch à 6000 tr/min
Couple     26 mkg à 4000 tr/min
Boite de vitesse     5 rapports
Type    Propulsion
Antipatinage    Non
ESP    Non77)
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    Bras triangulés
Suspensions Ar    Bras triangulés
Freins avant    Disques
Freins arrière    Disques
ABS    Non
PneuAv    185 VR 15
PneuAr    205 VR 15
Longueur    433 cm
Largeur    177 cm
Hauteur    113 cm
Poids    1330 kg
Vitesse max    240 km/h
1000 mètres DA  29 s
Réservoir    85 litres

16 octobre 2009

Ferrari Enzo (2002-2005)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette voiture d'exception a été construite dans la lignée des F40 et F50 qui ont pour vocation de célébrer une décennie supplémentaire de l'histoire de la marque la plus célèbre au monde. Dédiée au "Commandatore" elle se prénomme ainsi "Enzo". Ferrari y a mis tout son savoir-faire et la technologie acquis en F1, et avec la participation de Michael Schumacher dans la mise au point. Il en résulte une voiture de l'extrême, taillée comme une F1, étudiée en soufflerie, motorisée par un monstrueux V12 de 660 chevaux. Contruite à 349 exemplaires (Enzo Ferrari disait qu'il fallait construire une voiture de moins pour qu'elle suscite l'envie et la passion des clients), puis 50 de plus en raison de son succès, elle est on-ne-peut-plus exclusive, et chaque exemplaire a été vendu avant même que la première ne soit fabriquée. Le 400è exemplaire a été vendu au profit des victimes du Tsunami de 2004 (950 000 €).

Châssis en carbone nid d'abeille et aluminium, boite séquentielle robotisée (15 centièmes de secondes pour changer un rapport) commandée par des palettes au volant, diodes sur le volant pour indiquer le régime maximal, anti-patinage déconnectable, V12 à 65° avec quatre arbres à cames en tête et admission variable, freins à disques carbone-céramique, toute la technologie est là. La ligne est étudiée pour apporter une charge aérodynamique jusqu'à 775 kg à 300 km/h, mais seulement 585 kg à 350 km/h. Les 100 km/h sont atteints en 3,6 secondes, les 400 mètres atteints autour de 11 secondes mais à plus de 200 km/h et le kilomètre franchi en 19,6 s, les chiffres s'affolent. La vitesse de pointe est théoriquement de 363 km/h, encore faut-il pouvoir trouver la route (ou plutôt le circuit) pour l'atteindre. Le plus étonnant est que la Ferrari 430 Scuderia obtient tout de même un meilleur temps au tour sur le circuit d'essai de Maranello !

Seuls ceux qui avaient déjà acheté au moins trois Ferrari auparavant et en n'ayant jamais eu d'accident ont pu acheter une Enzo. Elle se négocie aujourd'hui d'occasion entre 750 000 et 1 million d'euros. En 2005, une version encore plus exclusive de l'Enzo est mise en vente, mais non homologuée sur route : la FXX et ses 850 chevaux.

Fiche technique :

Type du moteur    V12 à 65°
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal central arrière
Alimentation     Gestion Bosch Motronic ME7
Distribution     2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes     5 par cylindre
Alésage X Course     92 x 75.2 mm
Cylindrée     5998 cm3
Compression     11.2:1
Puissance     660 ch à 7800 tr/min
Couple     67 mkg à 5500 tr/min
Boite de vitesse     6 rapports
Type    Propulsion
Antipatinage    Oui, déconnectable
Direction    Crémaillère, assistée
Suspensions Av    Quadrilatères inégaux superposés
Suspensions Ar    Quadrilatères inégaux superposés
Freins avant    Disques carbone-céramique (380mm)
Freins arrière    Disques carbone-céramique (380mm)
ABS    Serie
PneuAv    245/35 ZR19
PneuAr    345/35 ZR19
Longueur    470 cm
Largeur    203 cm
Hauteur    115 cm
Empattement  265 cm
Voie av 166 cm
Voie ar 165 cm
Poids à vide 1255 kg
Vitesse max    363 km/h
0 à 100 km/h    3,6 s
400 mètres DA    : 11 s
1000 mètres DA :  19,6 s
Réservoir    110 litres

 

Fiat 500 D (1960-1965)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Lorsqu'elle apparaît en juillet 1957 au Salon de Turin, la Fiat 500 est appelée "Nuova 500" parce qu'elle reprend le numéro de son illustre devancière d'avant-guerre, la "500 Topolino" (ou Simca 5 en France). Pour la distinguer, elle est d'abord appelée "Nuova", pour "nouvelle".

Car la 500 est effectivement nouvelle en tout point, par rapport à la Topolino. Dante Giacosa, l'ingénieur de Fiat a travaillé sur l'élaboration de la Fiat 600. Tandis qu'Autobianchi met au point la Bianchina, il recherche la mini-voiture absolue, encore plus petite que la 600. Les deux projets évolueront ensemble, et seront mis en phase d'industrialisation au même moment.

La 500 apparait avec sa petite bouille ronde, son volume réduit qu'on se demande comment quatre personnes peuvent entrer dans la minuscule voiture, appelée souvent à tort "pot de yahourt", nom qui revenait à l'Isetta.  Elle est rudimentaire, mais peut transporter quatre personnes. Avec un bicylindre de 13 chevaux refroidi par air à l'arrière, elle n'est pas faite pour les longs trajets. Sa suspension le rappelle tout de suite aux passagers ballotés aux gré des cahots de la route et des coups de pieds provoqués par l'embrayage. La direction est un peu floue, il y a un temps de réponse lorsqu'on tourne le volant.

Pourtant ce sont près de 30 000 exemplaires qui sont vendus la première année. Fiat s'aperçoit vite que les 13 chevaux sont insuffisants, et dès la fin de l'année le moteur est porté à 15 chevaux. Il y a alors deux versions : la "Normale" de 15 chevaux, et l'"Economique" de 13 chevaux et équipement de base. Une version Sport sort en 1959 avec un moteur de 21 chevaux.

Le D de cette Fiat 500 ne signifie pas qu'elle est motorisée en Diesel, mais qu'elle est la quatrième version de la Nuova 500, même si les B et C n'ont pas connu d'appellation particulière.

Le moteur passe de 479 à 499 cm3, et la puissance s'élève alors à 17,5 chevaux.

La banquette devient rabattable, et les clignotants migrent des coins vers la calandre tandis que des répétiteurs apparaissent sur les ailes. A l'arrière, les feux sont aussi redessinés de façon à intégrer les catadioptres qui sont devenus obligatoires. En 1961, elle reçoit des essuie-glace à retour automatique (c'est à dire qu'ils reviennent à leur place au lieu de rester à l'endroit où on les arrête), et en 1965 elle doit céder la place à la version F qui reçoit des portes qui s'ouvrent dans le bon sens et un nouveau moteur de 18 chevaux.