10 août 2011

Renault Spider (1995-1996)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Depuis l'arrêt de la Renault 5 Turbo, il n'y a plus de voiture résolument sportive chez Renault, hormis les Alpine dont l'A610 peine à se vendre. Pourtant Renault accumule les titres de champion du Monde en Formule 1 en fournissant les moteurs des écuries Williams et Benetton. Un roadster prototype présenté en 1990 sous le nom de Laguna (rien à voir avec la berline du même nom) avait reçu un bon accueil du public. Pourquoi ne pas le mettre en production en série limitée à Dieppe pour profiter du succès en course ? En septembre 1993 Louis Schweitzer donne son aval pour la production d'une barquette qu'on lui présente sous forme d'une maquette, et avant même que tous les détails soient arrêtés. Le Spider sera produit à Dieppe chez Rédélé, et prendra la succession dans les ateliers de l'Alpine A610. Pour l'occasion, hélas, c'en sera fini d'Alpine et le futur modèle sera badgé "Renault Sport".

Sur le papier, la voiture ne doit peser que 790 kg. Mais le premier exemplaire terminé pèse déjà 930 kg... Pourtant l'aluminium a été largement utilisé pour chasser les kilos superflus et la carrosserie est entièrement en matière synthétique. L'équipement est l'objet de choix drastiques : les air-bags, la radio sont en option. Il n'y a pas de commande de chauffage, celui-ci fonctionnant en permanence... hiver comme été ! Il n'y a pas non plus de pare-brise, une buse devant les deux passagers se chargeant de guider le flux d'air par dessus leurs têtes en créant un effet bulle. Il est ainsi parfois appelé "Spider SV" pour "saute-vent". Cependant le système n'est réellement efficace qu'à partir de 110 km/h et ne protège pas de la pluie, des gravillons ou même de toute sorte de projectile qui peut heurter un pare-brise. Le port du casque est alors obligatoire. Esthétiquement la voiture est compacte, basse. Ses lignes tendent à évoquer la Berlinette A110 tout en restant dans l'esprit des années 1990. Elle dégage une impression de vitesse et de dynamisme incitant à penser qu'on doit se sentir comme dans un tourniquet à bord. Reste à savoir si le ramage se rapporte au plumage.

Techniquement, la voiture est une propulsion à moteur central arrière, un gage d'équilibre. Ses suspensions sont le fruit du savoir-faire de Renault et les solutions utilisées sont assez originales. "A l’avant et de chaque côté, deux triangles superposés à axes longitudinaux, des rotules de série montées rigidement sur le châssis (solution rarissime sur une « routière ») et un porte moyeu spécifique avec fusée de série confirment le choix d’une architecture privilégiant la conduite précise. Le triangle supérieur fait office de basculeur permettant l’attaque d’un combiné ressort-amortisseur placé transversalement, presque horizontalement. La barre anti-roulis, positionnée bas, voit ses bras reliés aux triangles par des biellettes verticales. La direction est dépourvue d’assistance, cela va sans dire ! Quant aux moyeux, empruntés à l’Alpine A610, ils reçoivent son dispositif de freinage complet, disque et étriers ! A l’arrière, la suspension a également le souci complémentaire de favoriser au mieux l’accessibilité mécanique. On retrouve deux triangles superposés, à axes transversaux cette fois, et des rotules montées de manière rigide. Le porte moyeu est maintenu par un bras et une biellette réglable et le triangle supérieur commande directement le mouvement du combiné ressort-amortisseur, toujours presque horizontal mais placé longitudinalement, et par l’action d’une biellette, la barre anti-roulis." (extrait automobile-sportive.com). Ces choix techniques ajoutés à l'empattement court de la voiture en font une voiture très vive. Reste à la motoriser.

Le moteur est prélevé dans la banque d'organes de Renault, le meilleur compromis se révèlant être le moteur 2 litres de la Clio Williams. Dérivé du moteur de la Clio 16s, il développe 150 chevaux obtenus grâce à deux arbres à cames en tête permettant une meilleure levée des soupapes qui ont été agrandies au passage (admission). Ce moteur 16 soupapes présente en outre l'avantage d'une très grande souplesse avec 80 % du couple dès 2500 tr/mn. Rageur, il monte volontiers en régime. Au grand désarroi des amateurs de sensations fortes il est bridé électroniquement à 6500 tr/mn.

Au résultat, le Spider est très plaisant et très vif à conduire. Les 150 chevaux de la Clio Williams sont suffisants pour donner de belles sensations et le châssis maîtrise parfaitement cette puissance. Les sportifs auraient apprécié quelques chevaux supplémentaires de manière à pouvoir rivaliser avec une Lotus Elise qui, pour un prix inférieur, offre une puissance supérieure, une tenue de route exempte de reproche et un véritable toit.

Car c'est par son originalité que le Spider va le plus souffrir. Dépourvu de pare-brise, il induit une utilisation quasi-exclusivement sportive et non une utilisation de loisir, casque oblige. Très vite alors, le Spider est équipé d'une pare-brise et la deuxième série nommée "Spider PB" connaîtra un peu plus de succès. Quoiqu'il en soit les 1726 unités ont été très bien vendues et la voiture n'a connu presqu'aucune décôte depuis sa commercialisation.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, central arrière
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1998 cm3
Alésage X course : 82,7 x 93 mm
Puissance maximal : 150 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 18,2 mkg à 4500 tr/min

Taux de compression  : 9,8 : 1
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection électronique multipoints Bendix Siemens
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 380 cm
Largeur : 183 cm
Hauteur : 125 cm

Pneus av : 205/50 ZR16
Pneus ar : 225/50 ZR16
Freins av : disques ventilés (300mm)
Freins ar : disques (300mm)

Vitesse maximale : 213 km/h
0 à 100 km/h : 6,9 s
0 à 160 km/h : 19,6 s
400 m.D.A. : 14,7 s
1000 m.D.A. : 27,8 s
Poids : 930 kg


07 août 2011

Opel Monza GSE (1983-1987)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Par rapport à la Monza 3.0 E, la GSE se distingue par un équipement particulier : sièges Recaro, affichage digital du tableau de bord et un intérieur en velours noir, un différentiel auto-bloquant à l'arrière. Elle obtient également une boite à 5 rapports qui permet de mieux exploiter la puissance, ce qui améliore les performances dans leur ensemble.

Fiche Technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 16 CV
Cylindrée : 2969 cm3
Alésage x course : 95 x 69,8 mm
Puissance maximale : 180 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 25,3 mkg à 4800 tr/min
Taux de compression : 9,4 : 1
Distribution : arbre a cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection Bosch LE-Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Diamètre de braquage : 11 m
Suspension av : McPherson
Suspension ar : stabilisateur transversal et amortisseurs télescopiques
Longueur : 472 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 138 cm
Pneus av : 195/70 VR 14
Pneus ar : 195/70 VR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 217 km/h
0 à 100 km/h : 8,5 s
1000 m.D.A. : 29,8 s
Consommation moyenne sur route : 8,8 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 11 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 14,3 l/100km
Poids : 1370 kg

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02 août 2011

Opel Manta A 1200 S (1972-1975)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Depuis 1970, la Manta fait écho à la Ford Capri en concert avec la 1900 GT. Mais les deux versions proposées jusque là en 1600 et 1900 sont un peu moins accessibles que le petit 1300 de la Ford Capri. Opel commercialise en 1972 la Manta 1200, équipée du moteur de la Kadett. Extérieurement, elle est très peu différente des versions mieux motorisées. Sur la route, elle avoue un cruel manque de puissance avec seulement 60 chevaux. En revanche elle bénéficie de tout le confort de la Manta.

Elle est remplacée en 1975 par la Manta B aux performances légèrement supérieures.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement  : longitudinal avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1196 cm3
Alésage X course : 79 x 61 mm
Puissance maximale : 60 ch à 5400 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 3000 tr/min

Taux de compression : 9,2 : 1
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : pont à cardan central, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 429 cm
Largeur : 162 cm
Hauteur : 135 cm

Pneus av : 155 x 13
Pneus ar : 155 x 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 145 km/h
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 865 kg

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31 juillet 2011

Alfa Romeo Alfetta 1800 (1972-1984)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

L'Alfetta reprend le surnom de deux illustres modèles de course, les Tipo 158 et 159 qui remportèrent le Championnat du Monde de Formule 1 en 1950 et 1951 grâce à Farina puis Fangio.

L'Alfetta est issue d'un projet du Centre de Style interne d'Alfa Romeo. Ce projet était destiné à remplacer la Giulia née en 1962 et la 1750/2000 qui n'était qu'une Giulia recarrossée avec un empattement plus long et des porte-à-faux allongés, à l'image de la Peugeot 304 par rapport à la 204 ou la Renault 10 par rapport à la Renault 8. Le projet 116, future Giuletta, était destiné à s'intercaler entre les deux modèles pour leur succéder en même temps. Mais les craintes concernant les réactions sur le style de la future Alfetta incitèrent la direction de la marque à retarder le projet. Cependant la 2000 perdait trop de parts de marché, et il fut décidé que l'Alfetta lui succèderait et que la Giulia resterait au catalogue. La Giulia sera remplacée par la Giuletta en 1977 et la 2000 abandonnée en 1976.

L'Alfetta se retrouve alors en haut de gamme avec ses formes rectangulaires et son air pataud. Pourtant il n'en est rien, Alfa ayant opté pour un pont de Dion qui permet de loger le différentiel sur le pont, de disposer les freins à disque sur les arbres de roue, et de diminuer ainsi le poids des masses suspendues. Alfa va même plus loin en installant tout bonnement la boite de vitesses et l'embrayage selon le schema Transaxle. La répartition des masses permet alors un équilibre particulièrement efficace à l'Alfetta. L'inconvénient de cette solution, outre la difficulté de changer les plaquettes de frein, est qu'elle prend beaucoup de place à l'arrière et qu'il faut alors rehausser le plancher pour le coffre à bagages. Aussi pour compenser la perte de volume, il faut soit agrandir le coffre soit rehausser la ligne de ceinture de caisse. C'est ainsi que l'Alfetta se retrouve avec un derrière particulièrement lourd qui est contredit par son comportement sur la route.

D'autant que le moteur Alfa est là pour donner le change. Le 1800 provenant du Duetto offre 122 chevaux qui trouvent leur pleine expression avec une boite à 5 rapports bien étagée. A l'intérieur la voiture est confortable, voire cossue. Les sièges sont enveloppants et les places à l'arrière spacieuses. Bien des ministres italiens en feront leur voiture de fonction.

En 1974, apparait le coupé dérivé de l'Alfetta, dit Alfetta GT et, plus tard Alfetta GTV puis tout simplement GTV.

En 1975, elle emprunte le 1600 provenant de la Giulia et ses 109 chevaux. Elle se distingue par une calandre à deux phares seulement, au lieu de quatre.

En 1977, le moteur 2 litres est installé. Il ne procure qu'un confort de conduite supplémentaire. Handicapé par 10 chevaux fiscaux en France, on la verra peu sur nos routes. Elle se distingue par une calandre à phares rectangulaires très peu réussie.

En 1979, les premiers restylages ont lieu. La calandre s'inspire de celle du deux litres et s'affine, les phares ronds retrécissent. Un boulier plus enveloppant et un dessin de capot très légèrement plus plongeant parvient à ce résultat. A l'arrière le dessins des blocs est modifié, s'inspirant de la Fiat 132. Le moteur 2 litres reçoit une injection électronique qui porte alors sa puissance à 135 chevaux, ce qui le rend alors plus attrayant.

En 1982, il se produit une révolution chez Alfa. Un moteur Diesel est proposée aux Alfistes. Fort heureusement c'est un moteur VM, certainement le meilleur dieseliste au monde à l'époque. Avec un turbo, il essaye de soutenir la concurrence avec les moteurs double arbres à cames et carburateur double corps à essence. Le Diesel rend plus de 20 km/h aux moteurs essence, dans un boucan du diable. Il sera porté à 2,4 litres en 1983.

La voiture est retirée du catalogue en 1984. En ayant souffert de la concurrence interne de la Giulia et de la 2000 à ses débuts, puis de la Giuletta et de l'Alfa 6 par la suite, elle est pourtant produite à 440 000 exemplaires. Il lui aura pourtant manqué un moteur la sortant de la masse. Ce moteur existait pourtant et équipait la GTV6 avec succès pour le bonheur de leur propriétaires. L'Alfa 90 succède timidement à l'Alfetta.

Pour en savoir plus : Italian Cars Club

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1779 cm³
Alésage X course : 80 x 88,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 122 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 17 mkg à 4400 tr/min  
Nombre de soupapes : 8
Distribution : double arbre à cames en tête
Alimentation : 2 carburateurs double corps Weber
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues independantes, barres de torsion et barre anti-roulis
Suspension ar : pont de Dion, ressorts hélicoïdaux et parallélogramme de Watt
Longueur : 427 cm
Largeur : 162 cm
Hauteur : 143 cm
Empattement : 251 cm
Voie av : 136 cm
Voie ar : 135 cm
Pneus av : 165 SR 14
Pneus ar : 165 SR 14
Freins av : disques à double circuit hydraulique
Freins ar : disques à double circuit hydraulique
Vitesse maximale:    185 km/h
Capacité du réservoir : 49 litres
Poids : 1077 kg

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28 juillet 2011

Aston Martin DB7 Vantage (1999-2003)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

La DB7 est sans doute le plus grand succès d'Aston Martin, mais peut-être aussi la voiture la plus décriée par les puristes. Depuis les années 80, Aston vivote sur le succès de la V8 Vantage et ses variantes, la Lagonda a réussi, dit-on, à sauver la marque grâce à un prix hors du commun et 600 voitures fabriquées en plus de dix ans. La Virage n'a pas eu le pouvoir de séduction de ses ainées. Au début des années 90, Aston Martin est une firme en difficulté, comme toute l'industrie automobile anglaise.

L'arrivée de Ford en 1987 dans le capital d'Aston change la donne. En 1991, Victor Gauntlett, l'homme qui avait permis à Aston de survivre jusque là, est débarqué et un nouveau directeur, Walter Hayes, est mis à la tête de la prestigieuse marque anglaise. Elle bénéficiera alors de nouveaux moyens tant humains qu'industriels. Le projet d'une petite Aston est abandonné et on permet à Aston d'aller puiser dans l'énorme banque d'organes du groupe. Dans ce dernier, une autre gloire anglaise et néanmoins concurrente détient un châssis assez noble, celui de la XJS. Cependant, afin de pouvoir lui donner les initiales DB, il fallut recevoir l'accord de David Brown, auteur de toute la lignée des DB jusqu'à la DB6.

Le développement est confié à TWR (Tom Walkinshaw Racing), une petite firme sous l'égide de Jaguar qui développe des voitures destinées à la compétition. En outre Tom Walkinswah travaille avec Flavio Briatore au développement des F1 Benetton. C'est lui qui recrute un jeune ingénieur nommé Ross Brawn et un tout jeune pilote inconnu qui s'appelle Michael Schumacher... La DB7 est alors conçue, développée autour d'une plate-forme de XJS.

Pour produire la voiture, Ford voit les choses en grand. Les ateliers traditionnels d'Aston sont trop petits pour les ambitions du groupe américain, et Ford saisit l'opportunité de l'arrêt de la Jaguar XJ220 pour les attribuer à la production de la future DB7.

Dessinée par Ian Callum, la DB7 est mise en production à partir de juillet 1994, soit quelques mois après la mort de David Brown qui n'aura jamais vu la première DB dont il n'était pas l'auteur. La première année, seules 30 voitures sont produites, un chiffre très décevant. Il faut dire que la voiture est assez mal reçue par les puristes qui refusent l'origine Jaguar de la plate-forme, déplorent l'américanisation de la marque anglaise par l'entrée de Ford. La voiture n'a pas une caisse en aluminium ce qui l'alourdit considérablement, un autre reproche, et de taille ! Car le 6 cylindres en ligne développé par TWR est certes de 335 chevaux, mais avec les 1800 kg de la voiture, les performances ne sont pas à la hauteur des rivales allemandes ou italiennes. La DB7 manque de punch et d'agilité.

En 1999, l'appellation traditionnelle des hauts de gamme chez Aston revient. La DB7 a alors sa Vantage et ce n'est pas seulement une version avec un moteur amélioré. Là, la Vantage adopte carrément un nouveau V12 de 6 litres de cylindrée, abandonnant le noble V8 des années 70 et 80. Avec 420 chevaux, 55 mkg à 5000 tr/min, il permet à la DB7 de tenir son rang avec l'aide d'une boite 6 rapports courts. Première Aston Martin équipée d'un V12, elle abat le 0 à 100 km/h en 5,4 secondes, atteint 200 km/h en 17,1 secondes, franchit la ligne du kilomètre au bout de 25,3 secondes. La belle anglaise frôle les 300 km/h en vitesse de pointe. Des valeurs qui en disent long.

Pour autant, anglaise oblige, l'équipement n'est pas en reste, et du côté allemand ou italien, on peut y prendre de sérieuses leçons. L'habitacle est somptueux, tout cuir et ronce de noyer. Rien ne manque, et l'insonorisation est parfaite. Les passagers peuvent ainsi envisager de longs voyages à condition de rester raisonnables sur les bagages, le coffre se limitant à 175 litres.

La DB7 à 6 cylindres a vu tellement ses ventes décroître qu'elle a été rapidement arrêtée en 1999. En définitive, la DB7 aura été vendue à plus de 7000 exemplaires, soit plus que toutes les autres DB réunies, et presque un tiers de la production totale de la marque qui s'élevait alors à 22000 voitures depuis sa création. A elle seule, la DB7 Vantage représente plus de 4000 voitures, en version coupé ou cabriolet (Volante).

En 2003, la Vantage est remplacée par une V12 GT dont le moteur procure 15 chevaux supplémentaires. Parallèlement, une très digne descendante est lancée : la DB9.

Fiche technique :

Moteur : V12 à 60°, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 36 CV
Cylindrée : 5935 cm3
Alésage X course : 89 x 79,5 mm
Taux de compression : 10,3:1
Puissance maximale : 420 ch à 6000 tr/min
Couple maximale : 55,1 mkg à 5000 tr/min

Distribution : Deux doubles arbres à cames en tête
Nbre de soupapes : 48
Alimentation : injection Visteon
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 6 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : doubles triangles
Suspension ar : doubles triangles
Longueur : 467 cm
Largeur : 183 cm
Hauteur : 124 cm

Pneus av : 245/40 ZR 18
Pneus ar : 265/35 ZR 18
Freins av : disques ventilés (355mm)
Freins ar : disques ventilés (330mm)

Vitesse maximale : 298 km/h
0 à 100 km/h : 5,4 s
0 à 200 km/h : 17,1 s
400 m.D.A. : 13,6 s
1000 m.D.A. : 25,3 s
Capacité du réservoir : 89 litres
Volume du coffre : 175 litres
ABS en série
Antipatinage en série
Poids : 1780 kg

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27 juillet 2011

Peugeot 604 D Turbo (1979-1981)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

La Peugeot 604 est la première grande routière de la marque depuis 1931. Elle vient coiffer la Peugeot 504 qui est depuis 1969 le haut de gamme. Elle entre en concurrence avec la récente Renault 30 et la Citroën CX.

Les trois voitures sont le résultat de choix esthétiques et techniques grandement différents. La 604 est la plus sobre, selon le choix de Pininfarina. Ses lignes sont tendues, assez rectilignes, et offrent un volume généreux, sensation que l'on ne ressent pas chez les deux concurrentes. Bien suspendue et avec des sièges profonds et moelleux, elle offre un niveau de confort très élevé et d'un volume de coffre très important. L'équipement est très complet, la planche de bord est très étudiée et dessinée avec l'aide de Paul Bracq. L'habitabilité est importante, notamment à l'arrière qui ne pénalise pas les grands gabarits.

Le moteur à l'origine devait être un V8 pour répondre aux grosses berlines allemandes. Mais le choc pétrolier amputa le bloc de deux cylindres et c'est ainsi que naît un V6 ouvert à 90°. Ce moteur se révèle gourmand (autour de 15 litres au cent), assez peu performant (136 chevaux à l'origine). Ainsi, tant dans la Renault 30 que dans la 604, il s'avère décevant. De son côté Volvo l'installe dans la 264 (ou la 262) et lui accole une injection électronique qui lui permet de baisser la consommation.

De fait, en dépit de son équipement pléthorique, la voiture est un échec. Sa finition laisse à désirer, elle réputée pour rouiller très vite, quand Audi de son côté garantit 8 ans contre la corrosion. Le moteur ne souffre pas la concurrence des 6 cylindres et autres V8 bavarois, qu'ils soient de Stuttgart (BMW) ou Munich (Mercedes), en dépit de modifications du V6 en 1978 (apparition de l'injection électronique et 144 chevaux, 604 TI), en 1984 avec un nouveau V6 de 2849 cm3 et 155 chevaux (finition GTI).

Aussi en 1979 apparait le premier Diesel Turbo. C'est un 2,3 litres Indenor, le principal pourvoyeur de Diesel pour Peugeot. Avec 80 chevaux, il peine à remuer les 1600 kg de la voiture. En 1981 ce même moteur est installé sous les dénomination GRD Turbo et SRD Turbo avec une boite 5 rapports (contre 4 jusque là). En 1984, la GTD Turbo s'offre un moteur de 2,5 litres et 95 chevaux. Mais outre le fait d'être bruyant et polluant, il ne sauvera pas la voiture, ses modestes performances étant en décalage avec son niveau de gamme. Que ce soit en terme de bruit ou de performances, il ne soutient pas la concurrence d'une BMW 524 td. Il a cependant pour avantage de n'être frappé que de 8 CV.

Ainsi la voiture ne sera produite qu'à 153 000 exemplaires de 1975 à 1985. Il faudra plus de trois ans pour la remplacer par la 605, l'interim étant assuré par la 505 V6.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 2304 cm3
Alésage X course : 94 x 83 mm
Taux de compression  : 21:1

Puissance maximale : 80 ch à 4150 tr/min
Couple maximal : 18,8 mkg à 2000 tr/min

Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes 8
Alimentation : injection indirecte, pompe
Suralimentation : turbocompresseur

Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : McPherson
Suspension ar : bras tirés
Longueur : 472 cm
Largeur : 177 cm
Hauteur : 144 cm

Pneus av : 175 HR 14
Pneus ar : 175 HR 14
Freins av : disques
Freins ar : disques

Vitesse maximale : 150 km/h
1000 m.D.A. : 37,8 s
Capacité du réservoir : 70 litres
Volume du coffre : 428 litres
Poids : 1460 kg

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23 juillet 2011

Chevrolet Corvette C3 convertible (1968-1972)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

A l'évocation du nom "Corvette", on pense généralement à la C3. Sa forme allongée, effilée, arrondie, sa proue plongeante, son arrière tronqué à 4 feux ronds sont ancrés dans la mémoire collective comme un standard de la production automobile.

La C1 a été une référence d'élégance dans les années 50. La C2, d'une carrière plus courte, a marqué les années 60, mais n'a pas créé de mouvements de la meme ampleur autour d'elle. La C3 atteint une telle perfection esthétique qu'il faudra quatorze ans pour la remplacer, plus deux ans sans production (il n'y a pas de Corvette en 1983).

Sous le long capot, le V8 de 327 cube-inches (5,4 litres) est porté à 5,7 litres (350 ci). C'est le "petit". Est également disponible, un 427 ci dit "big-block" (7 litres) qui sera augmenté à 454 ci (7,4 litres). Les puissances sont de de l'ordre de 350 chevaux pour le petit et de 420 pour le big-block. Dès 1972, les normes anti-pollution américaines entravent sérieusement les performances de ces gros blocks et leur puissance se réduit comme peau de chagrin, passant sous la barre des 200 chevaux pour le 350ci (165 ch en 1975). Le cabriolet disparait en 1975 et ne réapparaîtra qu'en ... 1986 !

Ces voitures sont faites pour les Etats-Unis, c'est à dire de grands espaces avec de longues lignes droites. Car la tenue de route de la Corvette n'est pas son meilleur atout. Avec un pont arrière suspendu par un ressort à lame transversal, la rigueur du train n'est pas son fort, même si l'avant est à roues indépendantes avec ressorts hélicoïdaux. L'accélération est plus son terrain de prédilection grâce à la débauche de puissance du moteur. Grâce à une boite automatique en série, le 100 km/h est atteint en à peine 5 à 6 secondes. Le modèle exposé de 1969 est équipé quant à lui d'une boite manuelle à 4 rapports, option assez rare. Ces boites ne permettent pas de très grandes vitesses de pointe (autour de 210), mais autorisent des reprises fulgurantes en raison de l'étagement, du rapport court du pont, et du couple dantesque du V8.

Curiosité de la voiture, la faible capacité de son réservoir (68 litres) au regard de sa consommation gargantuesque (de 25 à 30 litres au 100km). L'autonomie n'est guère supérieure à... 200 km !

Selon l'habitude américaine, chaque millésime a son évolution, dont les principales ont lieu en 1972, en 1974, puis en 1978. L'esthétique sera améliorée d'année en année, pendant que la puissance diminue et que le châssis est perfectionné. Le millésime 69 est vendu à 38762 exemplaires. Il faudra attendre 1975 pour dépasser ce chiffre. En 1984, après un an sans production la C4 fait son apparition.

Pour tout savoir sur la Corvette : http://www.corvetteclubfrance.com/

Fiche technique :

Moteur : V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 5733 cm3
Alésage X course : 101,6 x 88,4 mm
Taux de compression : 11 : 1
Puissance maximale : 350 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 48 mkg à 3400 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : carburateur quadruple corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique 3 rapports ou 4 rapports manuels
Direction à circulation de billets, assistée
Suspension av : leviers triangulés
Suspension ar : barres longitudinales et transversales
Longueur : 464 cm
Largeur : 175 cm
Hauteur : 121 cm
Pneus av : 70 x 15
Pneus ar : 70 x 15
Freins av : disques ventilés (299mm)
Freins ar : disques ventilés (299mm)
Vitesse maximale : 209 km/h
Capacité du réservoir : 68 litres
Consommation moyenne : 29 l/100km
Poids : 1479 kg

19 juillet 2011

Bugatti Type 44 (1927-1931)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

La Bugatti Type 44 est une évolution de la Type 38. Produite à partir de 1927, elle a été déclinée en maintes carrosseries dont ce coupé sport de 1929 aux allures clairement sportives.

La 44 est le premier essai de Bugatti de créer une voiture qu'on qualifierait de "Grand Tourisme". A la différence de la "Type 38", elle utilise châssis de conception nouvelle, sans toutefois renoncer à l'essieu arrière rigide et aux ressorts à lames semi-elliptiques. Mais c'est sur la motorisation que l'accent est mis. Du huit cylindres en ligne de deux litres, Bugatti passe à 3 litres par la mise en série de deux blocs moteurs de 4 cylindres. Il en résulte un moteur avec vilebrequin à 9 paliers, un record en la matière. Un arbre à cames en tête agit sur deux soupapes à l'admission et une soupape à l'échappement. Ainsi conçu, il développe 80 chevaux, de quoi dépasser 130 km/h en pointe et maintenir une allure constante de 110 km/h sans difficulté, en quatrième.

La 44 est sans doute la Bugatti qui a été la plus diffusée avec 1095 exemplaires. En 2008, un phaeton basé sur la 44 a été vendu aux enchères plus de $264.000, soit près de 190 000 €.

16 juillet 2011

BMW 520 E12 phase 1 (1972-1977)

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(Auto-Moto-retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

La BMW E12 inaugure la "série 5". Jusque là, les BMW connaissaient plusieurs type d'appellation, des 1500, 1600 à 2002 à deux ou quatre portes ancêtres des série 3 et 5, dite "New Class", ou des 2800 et 3.0 CSi, ancêtres des série 6 et 7.

En 1972, sous la plume de Marcello Gandini pour Bertone, BMW étrenne la nouvelle nomenclature de la marque. La désormais "série 5" se présente sous une généreuse berline à trois volumes et aux dimensions en nette augmentation par rapport aux 2000. Il faut dire que le marché visé est directement celui occupé avec majesté par la Mercedes W114.

La voiture est très séduisante par ses lignes arrondies et un museau particulièrement réussi (notre modèle porte un bouclier particulièrement disgracrieux et a perdu sa grille de calandre), au point qu'il n'a pas pris une ride de nos jours. Mélange de douceur et d'agressivité, il témoigne de l'ambition de la voiture : des performances sans négliger le confort.

En effet, les motorisations augmentent également. Les moteurs 1800 (518) et 2000 sont repris, avec ou sans injection (520 ou 520i). Un moteur 2,5 litres est prévu dès 1973 et le moteur 2,8 l (528) dès 1975, et avec injection dès 1977 (528i). Les performances sont nettement en hausse avec plus de 200 km/h en vitesse de pointe pour la 528i !

Le moteur de la 520 à quatre cylindres et double carburateur dispose de 115 chevaux.

En 1977, la série 5 subit un très léger lifting qui se limite aux feux arrière qui s'agrandiront améliorant l'équilibre entre l'avant et l'arrière. La trape d'essence quitte le panneau arrière et trouve une place classique sur l'aile arrière. De nouvelles motorisations viendront étoffer la gamme, notamment un nouveau moteur 6 cylindres pour la 520 qui offrira en souplesse et en sonorité ce qu'il perd en vigueur.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1990 cm3
Alésage X course : 89 x 80 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 115 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 16,5 mkg à 3700 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : deux carburateurs horizontaux
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle 4 rapports (ou automatique 3 rapports)
Direction à vis et galet
Longueur : 462 cm
Largeur : 169 cm
Hauteur : 142 cm
Empattement : 264 cm
Pneus av : 175 SR 14
Pneus ar : 175 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 176 km/h
Capacité du réservoir : 70 litres
Poids : 1240 kg

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15 juillet 2011

Citroën Rosalie 7 UA (1934-1938)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

En 1934, l'arrivée de la Traction crée un véritable soubresaut dans le monde de l'automobile et envoie la Rosalie aux oubliettes. De fait, la Rosalie garde quelques atouts malgré tout. Si les 8, 10 et 15 CV ont disparu, il reste tout de même une clientèle qui, effrayée par le modernisme de la Traction, préfère s'en remettre aux sages et traditionnelles solutions d'antan. Aussi, Quai de Javel, on conserve une Rosalie sur les chaînes de montage. Elle est cependant légèrement différente avec notamment une calandre bien plus proche de celle de la Traction 15 CV, dépourvue de bouchon de radiateur.

La Rosalie est alors disponible en deux versions, la 7UA et son moteur de 1600 cm3 qui provient directement de la Traction 7C et la 11UA, équipée du moteur 1900 de la 11. En définitive les performances ne sont pas très différentes avec 95 km/h en pointe pour la 7UA et 100 km/h pour la 11UA.

En 1938, cependant, Citroën abandonne définitivement la production des Rosalie et se consacre alors exclusivement à la Traction, en 7, 11 ou 15 CV.

Posté par Zorglub34 à 11:53 - - Commentaires [2]
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