23 juin 2012

Chenard & Walcker Torpille Y7 (1927)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Lorsqu'on pense à la course des 24 heures du Mans on songe généralement à l'épopée Ferrari, à la suprématie de Porsche durant les années 80. On oublie pourtant bien souvent que la première édition en 1923 de certes course désormais mythique et actuellement dominée par Audi a été gagnée par Chenard & Walcker, sous un temps exécrable, sur des routes en terre et pourtant à la moyenne de 92 km/h ! Plus encore, Chenard & Walcker établit un doublé et une voiture classée "tourisme" remporte la 7è place !

Les retombées sont immédiates et dès 1925, Chenard & Walcker est une industrie florissante. Cette victoire ne fait qu'amplifier l'écho obtenu par les nombreuses victoires et record obtenus depuis le début du siècle. Evidemment la tentation est grande de vouloir rééditer l'exploit, mais d'autres marques ambitieuses sont venues gonfler les rangs de l'épreuve, conscients des retombées économiques que celà leur procurerait en cas de victoire. Aussi Benltey a remporté l'édition suivante, suivi par Lorraine-Dietrich pour deux succès consécutifs. Cependant, Chenard & Walcker remporte la victoire en moins de 2 litres en 1924 et en moins de 1100 cm3 en 1925. Cerise sur le gâteau, la même année la marque remporte la coupe triennale (meilleurs résultats sur trois ans) ainsi que l'Indice de Performance sur deux ans ! La légèreté des voitures ainsi que leur fiabilité est donné comme leur principal atout.

En 1927, Chenard & Walcker lance deux voitures pour partir à l'assaut du Mans. L'une est appelée le Tank (type T8) et l'autre la Torpille Y7 (notre modèle). Pour la première fois un constructeur prend en compte la dimension aérodynamique de la voiture et présente une voiture aux formes arrondies qui tranche avec les formes carrées des concurrentes. Ces voitures sont produites en collaboration avec Robert Sénéchal, un pilote constructeur qui est co-artisan du succès de 1925. L'Y7 est déclinée en deux variantes. Soit une condutie intérieure à 4 places, soit un torpedo à trois places qui lui vaut son nom de "Torpille". L'étroitesse de l'habitacle oblige à reporter la troisième place en pointe arrière de la carrosserie. Plus fine, la "Torpille" reçoit les faveurs du public. Les deux voitures partagent le même moteur, un 1500 cm3 avec une soupape en tête (admission) et une autre latérale (échappement). Ce moteur à course "courte" (100 mm tout de même) est capable d'un régime maximal très important pour l'époque (4000 tr/min). Plus original, l'arrière est à double essieu, l'un servant à porter la caisse, l'autre, parallèle, servant à transmettre la puissance du moteur aux roues.

Chenard & Walcker ayant dissout son département compétition sous la pression de ses actionnaires en 1926, les Y7 et T8 sont engagées par des amateurs que la firme soutient discrètement. Les résultats en sont plus au rendez-vous et peu à peu le déclin s'amorce. La crise des années 30 survenant, seuls les constructeurs capables de produire en grande série des voitures populaires sont capables de s'en sortir. Aussi, pour lutter à armes égales avec Renault, Citroën ou Peugeot, voire Mathis, les constructeurs de second rang forment un consortium pour obtenir de meilleurs prix chez leurs fournisseurs. Associé à Delahye, Unic, Donnet, Chenard & Walcker perd son identité. Elle est rachetée par Chausson en 1935 et la production va peu à peu se transformer en pièces détachées pour Chausson puis pour Peugeot. Il en restera tout de meme le fameux D3 ou "nez de cochon" produit par Peugeot.

Le modèle présenté dispose d'un moteur 1496 cm3 (69 x 100 mm). D'une puissance de 9 CV, il permet d'atteindre 135 km/h en pointe. Une dizaine de voitures seulement auraient été produites, et celle-ci en serait la seule survivante.


19 juin 2012

Opel Kadett A "L" (1962-1965)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

L'Opel Kadett nait en 1937 et est produite jusqu'en 1940, interrompue par la guerre. En 1945, les plans de la voiture et l'outillage sont récupérés par l'URSS, ce qui donne naissance à la Moskvich 400, une déclinaison à 4 portes de la Kadett d'avant-guerre.

Tombée dans les filets de General Motors après la guerre, la direction d'Opel reçoit l'ordre de fabriquer une voiture qui soit "la parfaite anti-Volkswagen". Karl Stief, le directeur de production, aidé par Hans Merscheimer pour la carrosserie et Werner Strobel pour la motorisation, produisent une nouvelle voiture présentée en 1962. Les conditions de développement ont eu lieu dans le culte du secret et à l'heure actuelle, très peu de détails sont connus sur l'histoire du développement de la voiture. Equipés d'un arbre à cames en tête, elle offre deux moteurs d'un litre de cylindrée, développant 40 ou 48 chevaux. Elle est disponible en plusieurs versions : en "berline" à deux portes, en coupé (deux portes fast-back à partir de 1963) et break appelé Caravan. Enfin, un haut de gamme prenait l'appelation "L", pour Luxe (notre modèle).

Fabriquée à Bochum (Allemagne) la Kadett va connaître deux phases. En 1962, elle sort des chaînes avec une frimousse étriquée. De petits phares en avant de la calandre lui donne un air myope. Cet avant sera modifié en 1963 pour une calandre qui donnera le ton de la génération suivante.

La Kadett offre alors une réelle alternative à la Coccinelle que ce soit en termes de confort, de visibilité, d'espace intérieur, de volume du coffre. Détail important, le moteur refroidi par eau améliore notoirement l'efficacité du chauffage et celà a son importance en Allemagne. Enfin, les performances sont clairement à l'avantage de l'Opel, y compris côté consommation. Pour autant, les années 70 démontrent que la Coccinelle continue son aventure tandis que le Kadett A disparaît des routes, mal protégée contre la corrosion.

En 1965, elle passe la main à une seconde génération qu'on nommera plus tard Kadett B. Opel a vendu 650 000 voitures de 1962 à 1965.

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18 juin 2012

AC Cobra 427 (1965-1967)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Deux ans après l'AC Cobra 289 qui offrait déjà des performances ébouriffantes, Caroll Shelby récidive avec une nouvelle version qui intègre le "big-block" Ford. Ce V8 culbuté de 427 ci, soit 7 litres de cylindrée, offre une puissance de 410 ch et un couple de camion.

Déjà délicate à conduire avec le "petit" moteur de la 289, la greffe rend la voiture quasi impossible à conduire. Aussi, Shelby s'attelle à un nouveau soubassement. Les tubes des poutres maîtresses sont augmentés de 3 à 4 pouces de diamètre, les voies sont généreusement élargies, et les ailes sont bombées pour y recevoir une monte de pneus bien plus large. La bouche d'aération de la calandre est agrandie discrètement et perd sa grille traditionnelle.

Une nouvelle suspension est étudiée et combine des bras superposés et des ressorts hélicoïdaux en remplacement des ressorts à lame transversaux. Malgré tout, la voiture reste délicate à manier tant son rapports poids/puissance reste dans les meilleurs du monde. En dépit d'une boite manuelle à quatre rapports seulement, donc nécessairement longs pour permettre à la voiture d'atteindre la vitesse de pointe de 266 km/h, les moindres sollicitations un tant soit peu généreuses de l'accélérateur se transforment en ruades et accélérations démoniaques. La légende dit que la voiture pouvait cirer des roues arrière en quatrième en reprise, même à près de 150 km/h.

La version 1967 bénéficiera du moteur 428 ci sans changer pour autant de nom. Elle reçoit au passage une boite quatre rapports et des roues plus larges.

En 1967, l'aventure AC Cobra d'arrête, mais la légende perdure avec un nombre incalculable de répliques. Shelby lui-même a continué la production jusqu'à la fin des années 80 et quelques années encore, Brian Angliss a continué la production en rachetant l'outillage d'AC. D'autres fabricants ont mis en vente des voiture en kit à monter soi-même.

Aujourd'hui la voiture est entrée dans la légende. Pour lui trouver une descendante ? Il faut aller chercher du côté de la Dodge Viper !

Fiche technique :

Moteur : V8 essence, d'origine Ford
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 6997 cm3
Alésage X course : 107,7 X 96,2 mm
Taux de compression : 11,5:1
Puissance maximale : 425 ch SAE (366 ch DIN) à 6000 tr/min
Couple maximal : 66,4 mkg à 3700 tr/min
Nombre de soupapes : 16
Distribution : arbre à cames central, culbuteurs
Alimentation : 2 carburateurs quadruple corps Holley
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : triangles superposés, barre stabilisatrice
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 396 cm
Largeur : 173 cm
Hauteur : 124 cm
Empattement : 229 cm
Voie av : 142 cm
Voie ar : 142 cm
Pneus : 245/60 R 15
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 266 km/h
0 à 100 km/h : 4,8 s
400 m.D.A. : 12,5 s
1000 m.D.A. : 22,5 s
Capacité du réservoir : 68 litres
Poids : 970 kg

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17 juin 2012

Lancia Flaminia Sport Zagato (1958-1961)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Déclinaison de la Lancia Flaminia, le coupé Super Sport carrossé par le célèbre Zagato offre des prestations supérieures aux versions de ses concurrents. En comparaison, les coupés GT dessinés par Touring ou par Pininfarina sont mois performants et moins profilés. A l'époque les carrossiers ne se faisaient pas prier pour réaliser leur idée d'un coupé ou d'un cabriolet d'une voiture qui les inspirait. Chaque artisan insistait le trait qui leur plaisait, la ligne, l'aérodynamisme, l'implantation d'une capote, agrémentant leur copie d'un moteur de série ou d'une version plus spécifique.

Zagato a toujours été orienté vers la sportivité comme on peut le constater avec l'Aston-Martin DB4 Zagato ou même la petite sœur de la Flaminia, la Fulvia Zagato. Ces voitures ont été plus ou moins (selon les nécessités) profondément retouchées en aérodynamique. La version de la Flaminia est donc nécessairement plus épurée que la GT.

On retrouve plusieurs versions de cette Flaminia Sport. D'abord en 1958-1959 dans une première version épurée inspirée de la Lancia Appia. La principale caractéristique est le toit bosselé au dessus de chaque passager. Les phares sont en retrait et carénés à l'instar de l'Aston-Martin DB4 Zagato. Elle bénéficie d'un moteur V6 de 2,5 litres avec un carburateur Solex. Elle revient en 1961 avec un carburateur triple corps Weber et une modification de l'avant qui présente des phares classiques (notre modèle). Le moteur quant à lui a été porte de 2,5 litres à 2,8 litres par augmentation de l'alésage et dépasse les 140 chevaux.

Elle est l'un des symbole de la douceur de vivre italienne, en particulier grâce à Marcello Mastroianni qui utilisera sa voiture personnelle dans le film "La Dolca Vita".

Ce n'est qu'en 1964 qu'une nouvelle version encore épurée - la Flaminia Super Sport Zagato - finira la saga, offrant des performances de premier ordre avec un moteur de plus de 150 chevaux et une vitesse de pointe de 210 km/h, ce qui en fait la Lancia la plus rapide de l'histoire pendant bien des années.


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10 juin 2012

Simca 6 (1947-1950)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Depuis 1937, la Fiat 500 A - ou Topolino - n'a pas bougé, ou presque. Seule l'implantation des feux de position sur les ailes avant est venue apporter une légère touche d'évolution. Commercialisée sous licence en France, la Simca 5 suit le chemin de sa soeur transalpine. De fait, la Simca 5 est assez moderne avec ses roues avant indépendantes, sa boite quatre rapports, ses freins hydrauliques. Alors que la nouvelle version de la Fiat 500 B allait être dévoilée, l'impétueux Théodore Pigozzi n'entendait pas se laisser dicter ses affaires par Turin. Coupant l'herbe sous le pied de Fiat, Simca lance la 6 en octobre 1947, soit avant même que la 500 B ne soit présentée.

Pour la conception de la 6, Pigozzi emprunte la cellule de la 5. L'empattement reste inchangé d'un modèle à l'autre. L'arrière est étiré pour y loger le réservoir d'essence et aménager un coffre uniquement accessible par l'habitacle et dont le volume est essentiellement rongé par la roue de secours qui obstrue son accès. Elle est en effet disposée verticalement à l'entrée du coffre. A l'avant, les changements sont plus profonds et Pigozzi montre pour la première fois son penchant pour les voitures américaines. Les ailes enflées et l'énorme calandre sont remplacées par des ailes qui préfigurent le style ponton et une calandre chromée s'inspire des belles voitures d'outre-atlantique. On peut cependant déceler aussi un air de ressemblance avec la Peugeot 203 ou la 4CV Renault. Toutefois ce nouvel avant est particulièrement réussi, au point où en 1949, c'est Fiat qui s'en inspirera pour la 500 C.

Pour la partie mécanique, il n'y a pas pas de grands changements. Les suspensions sont raffermies grâce à l'utilisation de 4 amortisseurs et d'une barre stabilisatrice à l'arrière. Le principal changement tient dans le moteur 4 cylindres de 569 cm3 qui perd ses soupapes latérales pour des soupapes en tête actionnées par des culbuteurs. La puissance évolue alors de 13 à 16,5 chevaux (on note l'importance du demi-cheval). Fiat de son côté parviendra à la même puissance en augmentant le taux de compression de 6 à 6,4.

La Simca 6 est disponible en deux versions : soit une petite fourgonette de 250 kg de charge utile qui vient concurrencer la JuvaQuatre, soit un petit coupé découvrable (notre modèle). La production débute faiblement avec 11 modèles seulement pour 1947 et seulement 191 en 1948. C'est 1949 qui marquera son apogée, avec 10 813 unités vendues. En 1950, sa production cesse et c'est au total 16512 Simca 6 qui auront été fabriquées. La petite Simca aura été terrassée par la fameuse 4CV, et seule reste la Simca 8 au catalogue jusqu'à l'arrivée de la Simca 9.

Fiche technique :

Type : 4 cylindres en ligne
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 3 CV
Cylindrée : 569 cm3
Alésage x course : 52 mm x 67 mm
Puissance : 16,5 ch à NC tr/min
Couple maximal  : 3 mkg à 3000 tr/min
Taux de compression: 6:1
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Alimentation : carburateur
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Type de transmission : propulsion
Suspension av : roues indépendantes
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 339,5 cm
Largeur : 132 cm
Hauteur : 140 cm
Empattement : 200 cm
Freins à tambours, commande hydraulique
Pneus: 4,25 X 15
Vitesse maximale : 90 km/h
Capacité du réservoir : 27 llitres
Capacité huile moteur : 2,1 litres
Capacité radiateur : 4,5 litres
Batterie: 12 volts
Poids à vide: 575 kg

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09 juin 2012

BMW 320i cabriolet E30 (1986-1993)

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(Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Le cabriolet de la BMW série 3 (série E30) est le premier réalisé par l'entreprise BMW elle-même. Jusque là c'était le carrossier Baur qui se chargeait de transformer les BMW série 3 premières du nom (série E21) en faux cabriolet, de fait plutôt une découvrable (les vitres latérales arrières n'étaient pas escamotables). Lorsque la série E30 remplace la E21 en 1983, le cabriolet n'est toujours pas au catalogue. Baur poursuit alors son entreprise avec la nouvelle série et les E30 sortent, munies de montants de portes rigides et d'un arceau de sécurité fixe.

En 1986, BMW sort sa E30 cabriolet présentée au salon de Francfort de 1985, sans montant de porte, sans arceau : le cabriolet vrai de vrai. De voiture confidentielle (les délais de livraison de Baur étant très longs), la série 3 connaît une envolée en version cabriolet.

La voiture est particulièrement bien équipée, avec en série une sellerie cuir sport très confortable, un volant sport et la direction assistée, des feux antibrouillard, l'ABS, 4 vitres et les deux rétroviseurs électriques et des jantes alu.

A sa sortie, le cabriolet n'est disponible qu'en 325i de 170 chevaux et il faut attendre le mois de juillet pour pouvoir opter pour une 320i cabriolet de 129 chevaux (notre modèle). Baur se contente alors de transformer la 316i. Les deux motorisations sont les seules disponibles jusqu'en mai 1988 avec l'apparition de la fumeuse M3 cabriolet avec son moteur de 2,3 litres et ses 200 fougueux chevaux. En 1990, la 318i est enfin disponible. Le 4 cylindres fournit 113 chevaux et un prix plus attractif qui vaudra à BMW 24700 ventes supplémentaires en seulement trois ans.

En 1991, la voiture subit son premier restylage qui consiste en une simple modification des blocs optiques à l'arrière et les chromes sont retirés pour des ornements en noir mat (voir ici la 325i cabriolet série 2)

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1991 cm3
Alésage X course : 88 X 66 mm
Taux de compression : 9,8:1
Puissance maximale : 129 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 16,7 mkg à 4300 tr/min
Nombre de soupapes : 12
Distribution : arbre à cames en tête
Alimentation : injection électronique Bosch
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : train McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : Triangles obliques, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 433 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 137 cm
Pneus av : 195/65 X 14
Pneus ar : 195/65 X 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 195 kg
Poids : 1280 kg
ABS en série

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27 mai 2012

Bugatti Type 35 TC (1926-1931)

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(Rétromobile, février 2006)

Le Bugatti Type 35 est certainement la plus emblématique de la marque. C'est celle qui fit la gloire sportive de Bugatti tant sont nombreuses ses victoires de 1924 à 1933, et même après l'arrêt de sa production lorsqu'un certain Maurice Trintignant se fit connaître au volant du bolide.

Technologiquement très élaborée, cette biplace (le règlement imposait la présence d'un mécanicien à bord) offre une ligne très fluide, des jantes en aluminium fondu d'un seul bloc et qui intègrent les freins à tambour. Le 8 cylindres en ligne de deux litres comporte un arbre à cames en tête et trois soupapes par cylindre, un vilebrequin cinq paliers démontables équipé d'un embiellage monté sur roulement à billes ce qui lui permet d'atteindre le régime élevé pour l'époque de 6000 tr/min pour une puissance de 110 ch.

En 1926, il est ajouté un compresseur à la T35 qui devient alors T35 C. Bugatti aligne sur la Targa Florio (Course en Sicile créée par Vicenzo Florio dont le trophée est une plaque (Targa en italien) créée par René Lalique) une variante 2,3 litrs de la T35, qui sera baptisée T35 TC (T pour Targa et C pour Compresseur). La T35 TC est née. Elle sera appelée aussi T35 B. La puissance est alors portée à 150 ch. Bugatti remporte alors la Targa Florio de 1925 à 1929.

Fiche technique : Type 35 TC - B (1926-1931)

Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2260 cm3
Alésage X Course : 60 x 100 mm
Nombre de soupapes : 24 (3 par cylindre)
Suralimentation : compresseur Roots
Distribution : arbre à cames en tête
Puissance maximale : 150 ch à 6000 tr/min
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Type de transmission : propulsion
Direction à vis et galet
Suspension av : essieu rigide, lames
Suspension ar : essieu rigide, lames
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Pneus av : 4,75 x 19
Pneus ar : 4,75 x 19
Longueur : 365 cm
Largeur : 140 cm
Hauteur : 105 cm
Poids : 750 kg
Vitesse maximale : 210 km/h
0 à 100 km/h : 11,1 s
400 m.D.A. : 17,5 s
1000 m.D.A. : 31,4 s

Bonus : une Bugatti en restauration :

Bugattirenov
(Retromobile, février 2006)

26 mai 2012

Lamborghini Muira Roadster (1967-1973)

LamborghiniMuira

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(Retromobile, février 2006)

Il y a des voitures qui révolutionnent leur époque, et la Muira fait partie de celles-là. Tant d'un point de vue esthétique que d'un point de vue mécanique, la Muira reste une référence. Présentée au salon de Genève 1966, elle suscite immédiatement l'enthousiasme. La plume de Marcello Gandini, responsable du style chez Bertone, a frappé.

Techniquement, et c'est une première, le moteur est en position centrale arrière et disposé transversalement. Un V12 de 4 litres propulse l'engin, mais dès avant la commercialisation qui ne démarre qu'en 1967 se posent déjà des problèmes de refroidissement. C'est ainsi qu'apparaissent les jalousies en lieu et place de la lunette arrière qui était vitrée à l'origine. La ventilation de l'habitacle, l'insonorisation, les réglages de la suspension ne sont pas encore parfaitement au point lors de la livraison des premiers modèles. Des petits défauts que certains jugeront indignes du prix de vente de la voiture. Pourtant la voiture connait un sucès immédiat, et 150 exemplaires sont vendus la première année, et 184 la seconde année, en 1968. Constamment en évolution, chaque millésime aura son lot de modifications, tantôt le moteur, tantôt l'intérieur. En 1971, la Muira P 400 SV développe 385 chevaux. Elle est reconnaissable à ses phares intégrés (notre modèle), à la différence de ses ainées qui disposaient de phares orientables qui éclairaient le ciel à l'arrêt et qui étaient intégrés dans un logement qui donnait l'impression qu'elle avait les yeux écarquillés.

Sur la route la voiture surclasse la concurrence et chez Ferrari on s'attelle immédiatement à rattraper le retard, ce qui aboutira à la splendide Daytona d'une part et à la plus contestée 308 GT/4 d'autre part.

615 exemplaires de la Muira ont été fabriqués de 1967 à 1973 et très peu en Roadster. Aussi le propriétaire de ce modèle en demandait 500 000 € ! Avis aux amateurs !

Fiche technique : (Lamborghini P400 SV)

Moteur : V12 ouvert à 60°, essence
Emplacement : transversal, central arrière
Puissance  fiscale : NC
Cylindrée : 3929 cm3
Alésage X course : 82 X 62 mm
Taux de compression : 10,7:1
Puissance maximale : 385 ch à 7850 tr/min
Couple maximal : 40,7 mkg de 5750 tr/min
Distribution : quatre arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : 4 carburateurs inversés triple corps Weber 
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Longueur : 439 cm
Largeur : 178 cm
Hauteur : 110 cm
Empattement : 250 cm
Pneus av : 205/60 VR 15
Pneus ar : 205/60 VR 15
Freins av : disques Girling ventilés
Freins ar : disques Girling ventilés
Suspension av : roues indépendantes, bras triangulés, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
Suspension ar : roues indépendantes, bras triangulés, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
Poids  : 1300 kg
Vitesse maximale : 292 km/h
1000 m.D.A : 24,7 s

Production
P 400 : 475 exemplaires.
P 400 S : 140 exemplaires.
P 400 SV : 150 exemplaires

20 mai 2012

Delage D8 - 120 Aerosport (1937)

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(Retromobile, février 2006)

Voici un vaisseau qui donne le tournis. Cette Delage, voiture personnelle de M. Louis Delage, a été produite et présentée au salon de Paris en 1937 et pourtant on pourrait la croire tout droit sortie d'un bureau de style contemporain. Née sous la plume de Georges Paulin sur la base d'un châssis de D8-120 S, cet exemplaire unique a été carrossé par les ateliers de Marcel Pourtout.

Longue de 5,20 m elle est dédiée au luxe. Tout l'intérieur est cerné de bois précieux et de cuir. L'instrumentation est exceptionnelle pour l'époque : compte-tour, pression d'huile, montre, tension de batterie, etc. Sous le capot, un 8 cylindres en ligne de 4,3 litres développant 105 chevaux à 3600 tr/min explique la longueur de la proue. Comparée aux Bugatti, ce n'est pas une foudre de guerre, mais c'est une voiture construite pour maintenir un rythme de 100 km/h en toutes circonstances, dans un confort total, aidé en cela par un freinage puissant et une direction précise à défaut d'être légère. Le confort est encore agrémenté par une boite inédite : la boite Cotal électromagnétique. Elle offre 4 rapports avant, et... 4 rapports arrière !

Cette voiture a remporté le concours l'élégance Louis Vuitton 2005.

NB : La note a été enrichie au fur et à mesure des commentaires et précisions apportés par les différents intervenants, et en particulier Michel-Georges Paulin.

Le site des archives de Georges Paulin.

19 mai 2012

Cunningham C3 (1951-1956)

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(Retromobile, février 2006)

S'il y a des raretés dans le monde automobile, on peut dire que la marque Cunningham en fait partie. Pour comprendre la genèse de cette voiture, il faut remonter à la seconde guerre mondiale.

Briggs Cunningham, l'hériter de l'actionnaire principal de Procter & Gamble, se passionne pour l'automobile à la fin de la guerre. Son désir est de gagner les 24 heures du Mans avec une auto américaine. Il y engagea d'abord des Cadillac, puis créa la C1 à moteur Cadillac. Cette C1 ne participera pas au Mans, mais préfigurera plus tard l'AC Cobra.

Cette C3 sort des usines en octobre 51 et est vendue à un milliardaire américain en décembre 1952. Sa peinture et ses cuirs sont noirs, elle est dépourvue de pare-chocs, elle a des jantes à rayon. Le V8 Chrysler sous le capot ne développe "que" 200 chevaux pour 5 424 cm3, et 235 chevaux si on l'équipe de 4 carburateurs, pour une vitesse de pointe de 215 km/h. Il faut dire que la voiture pèse tout de même 1600 kg.

Seuls 27 exemplaires de la C3 furent produits entre 1951 et 1956, le châssis en Floride, la carrosserie en Italie. Les 20 coupés, 5 cabriolets, et deux modèles spéciaux élaborés par Cunningham se monnayaient autour de 9000 dollars auxquels il fallait rajouter l'équipement et la préparation moteur. Autant dire que ce n'était pas à la portée de toutes les bourses.

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