20 janvier 2019

Oldsmobile Cutlass Supreme Sedan Hardtop 1971

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(Yvetot, Seine-Maritime, octobre 2014)

Alors que les années 60 voient Oldsmobile se porter au mieux de son histoire en battant année après année les records de vente, l'année 1966 voit apparaître une nouvelle auto dans la gamme. Les Cutlass viennent se positionner en milieu de gamme, entre la F-85 et la Delta 88, avec plusieurs niveaux de finition.

La Cutlass Six n'offre qu'un "petit" 6-cylindres en ligne de 4,1 litres (250 ci) et 155 ch. Elle est proposée en berline, berline hardtop, cabriolet et break. Au-dessus, on trouve la Cutlass Eight, avec V8 de 5,4 litres (330 ci) et 250 ch. Elle ajoute le coupé sans montant à la précedente. Quant à la Cutlass Supreme, un taux de compression supérieur et un carburateur quadruple corps portent sa puissance à 320 ch. Elle dispose en plus d'une version Sport Coupé mais n'est pas proposée en break.

Les années passent et l'on retrouve la Cutlass en 1971. Les voitures ont été restylées en 1968 et ont perdu quelques centimètres. Officiellement, les voitures ne sont plus des 6 places, mais 5 places.

La gamme a évolué. La Cutlass "de base" est disposible en 6-cylindres (145 ch) ou V8 (240 ch), Le nombre de carrosserie a diminué puisqu'on ne retrouve plus que la berline sans montant (Holiday Hardtop), la berline avec montant (town car) et le break. Pour la Cutlass "S", les deux moteurs sont toujours proposés mais les carrosseries disponibles ne sont que des deux portes ; soit le coupé sans montant ou le Sport Coupé. Pour la Cutlass Supreme, il n'y a plus que le V8 à carburateur quadruple corps dont la puissance fait 260 ch.  La voiture est alors proposée en Holiday Hardtop 2 ou 4 portes (notre modèle) et en cabriolet. Pour quelques dollars de plus, on peut obtenir la célèbre 4-4-2 avec son V8 de 7.5 litres de 340 ch et qui fait office de Pace-Car pour les 500 miles d'Indianapolis. Un option "SX" permet d'installer ce moteur dans la Cutlass Supreme.

Pour 1972, la voiture sera renouvelée avec très peu d'évolution et ce sera la dernière année du cabriolet, toujours en raison de cette rumeur qui laissait craindre à tous les contructeurs qu'une législation imminente allait rendre impossible la création de cabriolets sans arbeau de sécurité. Le cabriolet ne reviendra qu'en 1990...  Mais la Cutlass cabriolet est aussi à ce moment là la voiture la plus vendue dans son segment avec 16 % du marché, devant la Corvette ou la Cadillac Eldorado ! Généralement d'ailleurs, la Cutlass est en tête des ventes dans son segment devant la Chevrolet Chevelle, la Buick Skylark ou la Pontiac Grand Prix.

Elle est revouvelée de génération en génération (voir ici en 1980), jusqu'en 1997, passant à la traction en 1988 pour sa dernière génération. Elle n'est pas reounvelée et seule la Cutlass Supreme trouve une descendante avec l'Oldsmobile Intrigue, relayée après la disparition d'Oldsmobile par la Buick LaCrosse..

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13 janvier 2019

Mercedes 300 SL-24 R129 (1989-1993)

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(Dieppe, Seine-Maritime, septembre 2014)

Au milieu des années 80, le fait est qu'il faut se rendre à l'évidence : il faudra bien remplacer un jour le roadster R107 qui ne semble pas vieillir. Le vénérable engin est en service depuis 1971 et, si la ligne est intemporelle, la technique va se révéler vite depassée.

C'est Bruno Sacco qui s'atèle à la planche à dessin, avec le terrible défi de perpétuer la lignée des SL, la splendide R113 de Paul Bracq et l'indéboulonnable R107. Toute la difficulté réside dans le fait de ne pas perturber une clientèle très attachée à ses codes, et à lui offrir le meilleur produit possible. Avec toute son équipe, Sacco réussit le pari de livrer une voiture qui respecte les codes de Mercedes et de renouveler le style. On peut regarder la R129 sous toutes les coutures, on retrouve à la fois la tradition des Mercedes SL et la nouveauté instaurée avec la W140 (qui est encore en chantier, mais dont les études ont démarré en 1982). Il est clair que la voiture est nouvelle, mais qu'elle s'incrit dans la tradition.

D'un point de vue technique, la nouvelle SL est fabriquée sur une plateforme de W124 raccourcie. Les suspensions sont nouvelles, avec des doubles triangles à l'avant et un train arrière multibras. Mais il fallait également apporter à la clientèle, et surtout américaine, le meilleur de la technologie en termes de sécurité. Et c'est à force d'électronique que Mercedes va donner tous les atouts dont l'auto a besoin. Pas moins de quatre systèmes vont venir s'occuper de la suspension et de la tenue de route ou du freinage. L'ABS évidemment, un différentiel à glissement limité ASD, un anti-patinage ASR, et un centre de pilotage de la suspension ADS qui fait office de correcteur d'assiette et peut obéir à quatre lois de suspension. On ne parle même pas de l'Airbag en série.

Mais les américains sont friands de cabriolets sans arceau de sécurité. Or ceci est un véritable problème pour la construction d'un véhicule. Il faut que les montants de pare-brise remontent haut vers les passagers et soient assez résistants en cas de retournement. Mais plus le montant est long, plus il est difficile de la rigidifier. C'est encore du côté de l'électronique que Mercedes va trouver son salut. La firme bavaroise va implanter un arceau central escamotable qui a la capacité de se déployer en moins de 3/10è de secondes grâce à des capteurs capables de déceler un retournement. Une équipe de journaliste très goguenarde par rapport à cet équipement qu'elle qualifie de gadget peut en vérifier le bien-fondé lors d'un essai. A vouloir tester les limites de la voiture, leur engin part en tonneau et l'arceau mobile leur sauve la vie. Pas de meilleur argument de vente. Plus personne n'a jamais critiqué l'arceau mobile.

Commercialisée en mars 1989, la nouvelle R230 est proposée en trois versions : 300 SL avec un six-cylindres de 193 ch, 300 SL-24 (notre modèle) avec le même moteur coiffé d'une culasse 24 soupapes et 231 ch et l'incontournable 500 SL avec un V8 de 326 ch. Toutes les voitures sont des strictes deux places et livrées en série avec un hardtop riigide qui transforme l'auto en coupé hermétique pour l'hiver. Les moteurs sont associés à des boites automatiques à quatre ou cinq rapports. Car tout comme son ainée, la SL n'a toujours pas de vocation sportive. C'est une GT dans le pur esprit. Longues routes droites, corniches de bord de mer, route paisible ou long trajet d'autoroute, c'est là son terrain de prédiclection. Oubliez les circuits ou l'attaque couteau entre les dents, ce n'est pas son style. Elle en a le moteur, mais pas le châssis. La 500 SL est capable d'atteindre 250 km/h ou d'accomplir le kilomètre en moins de 27 secondes, mais elle n'est pas faite pour enchaîner les lacets ou les changements de cap intempestifs.

Au cours de sa carrière, la R129 évoluera finalement assez peu. Esthétiquement, les changements sont très cosmétiques et c'est du côté des motorisations qu'il va y avoir du changement. Pour 1993, en même temps que la nomenclature change, les moteurs 3 litres sont remplacés par un 2.8 litres (SL 280, 190 ch) et un 3.2 litres (SL 320, 231 ch) qui remplace la 300 SL-24. Le V8 (SL 500) perd quelques chevaux (320 ch) mais gagne 4 CV (de 32 à 28 CV). La nouveauté est la SL 600 avec son V12 de 394 ch apparue en juin 1992. Mais si le V12 est noble, le meilleur choix reste le V8. En 1995, les V8 et V12 reçoivent enfin une boite automatique à 5 rapports qui n'était offerte qu'aux 6-cylindres. Seule la SL280 peut recevoir une boite manuelle.

En 1998, des derniers changements interviennent. Les clignotants "cristal" font leur apparition, les bas de caisse sont modifiés. Le volant est plus fin, les jantes sont désormais en 17'. Les 6-cylindres sont remplacés par des V6. La SL 280 passe à 204 ch, tandis que la SL 320 baisse à 224 ch. Le V8 aussi descend à 302 ch tout en progressant du côté du couple, tandis que le V12 reste inchangé.

En 2001, la production de la SL R129 cesse. En mai pour la V12, en juin pour la SL 280 et en juillet pour les autres. Elle a finalement été produite à 213 089 exemplaires. C'est certes moins que la R107; mais sa carrière a été plus courte et la R129 se place dans un contexte plus concurrentiel. Elle est remplacée dès octobre 2001 par la R230.

Fiche technique :

Type du moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 18 CV
Cylindrée : 2960 cm3
Alésage x course : 88,5 x 80,2 mm
Taux de compression : 10:1
Vilebrequin : 7 paliers
Puissance maximale : 231 ch à 6300 tr/min
Couple maximal : 27,8 mkg à 4600 tr/min
Distribution : douvle arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : injection électronique Bosch KE-Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 5 rapports
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, doubles triangles, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, train multibras, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 447 cm
Largeur : 181,2 cm
Hauteur : 130 cm
Empattement : 251,5 cm
Voie av : 153,2 cm
Voie ar : 152,1cm
Pneus av : 225/55 ZR 16
Pneus ar : 225/55 ZR 16
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 240 km/h
0 à 100 km/h : 8,6 s
400 m.D.A. : 16,2 s
1000 m.D.A. : 29,4 s
Capacité du réservoir : 80 litres
Volume du coffre : 260 litres
Cx : 0.32
Poids : 1692 kg

02 janvier 2019

Volkswagen Typ 82 Kübelwagen (1940-1945)

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(Louvetot, Commémoration de la Libération, août 2014)

Deux ans après avoir passé commande auprès de Ferdinand Porsche de la KdF - "Kraft durch Freude", la force par la joie (sic !) - l'idée de transformer cette voiture légère facile à fabriquer en véhicule militaire s'impose dans l'esprit des autorités du Reich. Des prototypes sont commandés à Porsche en janvier 1938 et les premiers exemplaires sont livrés en décembre 1939.

Le cahier des charges était simple et précis : transporter sans difficulté 4 personnes avec armes et équipements pour un poids maximal de 950 kg, tout en étant capable d'arpenter tout type de chemin.

Porsche utilise bien sûr la structure de la KdF qu'on appelera plus tard Coccinelle. La structure découverte de la voiture, ses parois fines, ses ouvrants rudimentaires, son absence d'esthétique, lui confèreront le surnom de "Kübelwagen", "voiture bassine", mais son nom officiel est 'Typ 82".

Légère, motorisée par le moteur Boxer qui est prévu pour la KdF, la Kübelwagen est très peu chère à fabriquer, légère et peut s'adapter à de nombreuses situations. Ainsi, selon les différentes unités sur lesquelles elle sera envoyée une fois la production mise en route en 1940, on verra des simples véhicules de liaison, des véhicules amphibies, quelques auto-mitrailleuses et quelques unités déguisées en char Panzer.

Si la transmission était bien reprise de la KdF (à ce moment, 336 000 allemands ont passé commande, mais aucune ne sera livrée !), Porsche intègre à l'arrière un diffférentiel auto-bloquant ZF (Zeppelin Fabrik) et un réducteur de rapport. Finalement, cet ajout rend la Kübelwagen très efficace sur les chemins glissants et lui permet de se sortir de situations délicates, là où d'autres voitures ne cesseraient de patiner. Toutefois, quand les militaires allemands parvenaient à récupérer une Jeep Willys MB, ils se rendaient compte qu'elle était néanmoins nettement supérieure avec son moterur plus puissant et plus coupleux, ses 4 roues motrices avec différentiel vérouillable avec une commande manuelle.

En mars 1943, la cylindrée de 954 cm3 est augmentée à 1131 et la puissance passe de 23,5 à 24,5 ch.

A bout du compte, 55 000 Kübelwagen ont été construits au cours du conflit, ce qui semble peu. L'usine de Wolfsburg où elle était produite à la place de la KdF sera restaurée par les autorités alliées à l'issue du conflit mondial. Sans trop savoir que faire de la KdF, ils relanceront la production et finalement feront naître la Coccinelle.

Bien plus tard, en 1968, VW aura l'idée de relancer le concept avec la Typ 181, dans la foulée du mouvement Flower Power qui s'inspirait de véhicules militaires pour promouvoir la paix. Parallèllement, dans le cadre d'un appel à projet de l'OTAN pour l'élaboration d'une Jeep euopéenne, naîtront ainsi les Citroën Mehari, Renault Rodeo, Mini Moke. Dans la foulée naîtront aussi les Buggy, toujours sur base de Coccinelle. Et c'est ainsi que naît le concept de véhicule de plage.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres à plat refroidi par air, essence
Emplacement : porte-à-faux arrière, londitudinal
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 985 puis 1131 cm3
Puissance maximale : 23,5 puis 24,5 ch à 3200 tr/min
Nombre de soupapes : 8
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports + réducteur
Longueur : 374  cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 160 cm
Empattement : 240 cm
Voie av : 135 cm
Voie ar : 136 cm
Garde au sol : 29 cm
Pneus av : 5.25 x 16
Pneus ar : 5.25 x 16
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 80 km/h
Poids : 715 kg à vide, 1160 kg en charge

23 décembre 2018

Chevrolet Deluxe Fleetline Sedan 1950

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(Louvetot, Commémoration de la Libération, août 2014)

Après la reprise de la production à l'issue du Second Conflit Mondial, Chevrolet reprend la production automobile comme tous les autres constructeurs. L'effort de guerre n'a pas permis de se concentrer aux voitures et c'est donc avec les modèles d'avant-guerre que l'activté redémarre. On retrouve donc le duo Stylemaster et FleetMaster en 1946 à l'identique des modèles 1942.

Il faut attendre 1949 pour que la robe soit modifiée. Les noms deviennent Styleline et Fleetline, des sous séries des modèles Deluxe et Special. La Fleetline se distingue par son arrière du type fastback alors que la Styleline est une trois volumes. La Fleetline n'est disponible qu'en deux ou quatre portes quand la Styleline se décline en cabriolet, break, en coupé et une version haut de gamme nommée Bel-Air et qui donnera naissance plus tard à la Chevrolet Bel-Air.

Sous le capot en revanche rien n'a changé. Le moteur Thrifmaster 6-cylindres en ligne de 216 ci (3540 cm3) procure 90 ch ronronnants à 3300 tr/min. En 1950, avec une légère hausse du taux de compression, les 92 ch sont atteints, et un autre moteur Blueflame de 235 ci (3851 cm3) propose une alternative à 105 ch. Avec une boite manuelle à trois rapports en série (troisième en prise directe), plus rarement un overdrire, en option une boite automatique Powerglide à deux rapports, le voiture est capable d'atteindre 130 km/h.

De toutes les versions proposées, c'est la Deluxe Fleetline qui a rencontré le plus de succès. En 1949, c'est la version deux portes qui est la plus vendue, et dès l'année suivante, la version quatre portes prend la tête du classement des ventes. Chevrolet est alors le premier constructeur américain avec 1,5 million de voitures vendues.

Les Deluxe et Special sont maintenues au catalogue avec des modifications légères de la calandre ou des formes des feux arrière au gré des millésimes. Elles sont remplacées par la Chevrolet Bel Air qui devient un modèle à part entière.

Notons que le modèle présenté est prétenduement de 1942 et que le propriétaire assure que la voiture a servi de véhicule de fonction à un général pendant le conflit mondial... (sic)

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16 décembre 2018

BMW 318i E30 (1982-1988)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, août 2014)

A côté des 6-cylindres de la BMW 320i et 323i dont la consommation et la fiscalité pouvaient rebuter le client, BMW a renouvelé les moteurs 4-cylindres de la Série 3 E21. Si la 316 conserve son carburateur et ses 90 ch, la 318 obtient une injection et sa puissance passe de 99 à 105 ch.dans Zeperf.

Avec 1000 kg annoncés sur la bascule (en réalité un peu plus de 1100 kg), un train avant bien guidé, la 318i n'est pas une voiture sans entrain. Elle permet une conduite précise, avec l'équilibre propre à une propulsion. Sous la pluie, elle est à manier avec délicatesse. La boite à 4 rapports permet une conduite en souplesse, et comme souvent chez BMW, on pourra lui reprocher un étagement trop long qui ternit un peu les accélérations ou les reprises. Les performances sont au-dessus de la moyenne de l'époque, avec 187 km/h en pointe, 10,3 s au 0 à 100 km/h et 32,2 s au km D.A. Pour autant, la boite à 5 rapports disponible dans la version à quatre portes baisse quelque peu les performances.

En 1988, la 318 subit le lifting de la série 3 E30 avec ses pare-chocs plus enveloppants, les nouveaux feux arrière plus réussis, et les chromes délaissés au profit de joncs noir mat. Le moteur M10 qui date de la BMW 1800 est abandonné pour un nouveau bloc moderne et la puissance grimpe alors à 115 ch, donnant encore plus d'intérêt à la version.

En avril 1991, c'est l'heure de la retraite et de laisser la main à la Série 3 E36 commercialisée depuis août 1990, tandis que la 318i E30 reste au catalogue jusqu'en 1993 en cabriolet.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1766 cm3
Alésage x course : 88,9 x 71,12 mm
Taux de compression : 10:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 105 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 14,8 mkg à 4500 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection Bosch L-Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère (4,25 tours)
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 432,5 cm
Largeur : 164,5 cm
Hauteur : 138 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 140,7 cm
Voie ar : 141,5 cm
Garde au sol : 14 cm
Pneus av : 175/70 HR 14
Pneus ar : 175/70 HR 14
Freins av : disques (260 mm)
Freins ar : tambours (228 mm)
Vitesse maximale : 187 km/h
0 à 100 km/h : 10,3 s
400 m.D.A. : 17,2 s
1000 m.D.A. : 32,2 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,5 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 8,5 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 10,4 l/100km
Volume du coffre : 425 litres
Poids : 1103 kg

 

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04 décembre 2018

Alfa Roméo Giulia GT 1300 Junior (1966-1976)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

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(La Bouille, Sein-Maritime, août 2014)

L'Afla Romeo Giulia 1300 Junior est commercialisée en 1966 en accès de gamme. Au côté de la Giulia 1600 Sprint elle ne démérite pas. Avec 89 chevaux, les performances sont honorables. Ce sont sur les équipements qu'Alfa a rogné. Les moquettes sont remplacées par des tapis en caoutchouc, le tableau de bord est recouvert de plastique, la console centrale a disparu, Les sièges sont moins enveloppants, les roues bien plus classiques. La mécanique est moins sophistiquée, notamment le fameux refroidissement des soupapes au sodium a disparu. Pourtant la voiture garde toujours le même agrément de conduite avec un peu moins de puissance.

En 1969, les Giulia GT 1300 Junior perdent le nom "Giulia" (modèle bordeaux). Elle se distingue également par une calandre à seulement deux phares. Elle conserve néanmoins la légère ouverture sur le capot, dite "boite aux lettres". En 1971, les Junior sont disponibles en 1300 et 1600 tandis que la Sprint GT Veloce est relayée par la 1750 GTV (née en 1967 et après un an de tuilage) puis par la 2000 GTV (en 1971).

Les carrosseries seront uniformisées par Alfa en 1973 et il ne sera plus possible de distinguer de loin une GT 1300 Junior (modèle blanc), une GT 1600 Sprint ou une GT 2000 Veloce.

De fait les Junior seront remplacées par les Alfasud Sprint en 1976 et les GTV par l'Alfetta GT en 1975.

25 novembre 2018

Aston-Martin DB6 Volante (1966-1969)

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(Aire des Deux Caps, Autoroute A16, Leubringhen, Pas-de-Calais)

La version cabriolet de l'Aston-Martin DB6 n'est proposée qu'un an après la sortie du coupé. Présentée au London Mortor Show de 1966, elle succède aux rares DB5 Volante construites l'année précédente.

Mécaniquement, elle est identique au coupé et dispose des mêmes performances. Le 6-cylindres de 4 litres offre 282 ch avec trois carburateurs SU et 325 ch dans la version Vantage avec trois carburateurs Weber et taux de compression augmenté. Une mécanique qui permet de très belles performances, de franches accélérations, illustrées par le départ canon du conducteur du modèle présenté qui n'a pas permis de prendre les photos de l'arrière, dans le bruit rauque et métallique du 6-cylindres.

Capable de 238 km/h en vitesse de pointe, cette voiture n'est pas une sportive à proprement parler. Elle est surtout conçue pour le grand tourisme, quatre passagers à bord. Le moteur rond, plein à tous les étages permet de rouler sur un filet de gaz même s'il s'emballe volontiers vers la zone rouge. Une boite de vitesse à 5 rapports ZF est proposée en alternative à la boite automatique 3 rappports Borg Warner.

Construite à 140 exemplaires de 1966 à 1969, dont 29 en version Vantage, la DB6 Volante est l'une des plus recherchées chez les collectionneurs. Sa côte est très élevée et flirte avec les 400 000 €.

Lors de la rénovation de la DB6 en 1969, la Volante n'est plus produite. La DBS n'ayant jamais été proposée en cabriolet, Il faut attendre l'Aston Martin V8 Volante pour lui trouver une descendante.

Fiche technique :

Type de moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 3995 cm3
Alésage x course : 96 x 92 mm
Puissance maximale : 282 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 38,8 mkg à 4500 tr/min
Taux de compression : 8,9:1
Vilebrequin : 7 paliers
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 3 carburateurs SU
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,3 tours)
Diamètre de braquage : 10,4 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles, barre antiroulis ressorts hélicoïdaux sur tirants
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, barre de Watt, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 462,3 cm
Largeur : 167,6 cm
Hauteur : 135,9 cm
Empattement : 258,4 cm
Voie av : 137,2 cm
Voie ar : 135,9 cm
Garde au sol : 10,2 cm
Pneus av : 8,10 X 15
Pneus ar : 8,10 X 15
Freins av : disques Girling (292 mm)
Freins ar : disques Girling (274 mm)
Vitesse maximale : 238 km/h
Capacité du réservoir : 72 litres
Poids : 1466 kg

05 octobre 2018

Austin FX4 (1958-1982)

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(Lille, Nord, août 2014)

Avec la Reine d'Angleterre et ses chapeaux, les Horse Guards et leur flegme à toute épreuve, Big Ben, les Bobbies et leur curieux couvre-chef, les Rolls-Royce, les bus à impériale, l'un des symboles de l'Angleterre réside dans ses fameux taxis londoniens. Son histoire est assez mouvementée, contrairement aux lignes qui restent stables.

Le FX4 est commercialisé en septembre 1958 en remplacement de l'antique FX3, produit pendant dix ans et pur produit de l'avant-guerre. Il tranche par ses lignes modernes de style ponton, ses rondeurs au style anglais sans concession dans lequel on reconnait le trait des bureaux Austin, en collaboration avec Carbodies et Mann & Overton. Pourtant, sous la robe on retrouve bien le châssis sur lequel on a assemblé une carrosserie, l'essieu arrière rigide avec lames semi-elliptiques, le moteur 2,2 litres Diesel en place dans le FX3 depuis 1954. En revanche, à l'avant des roues indépendantes améliorent le confort et la conduite et une boite automatique Borg-Warner à deux rapports vient simplifier la tâche du chauffeur. Cependant, peu de chauffeurs ont choisi cette possibilité (11 %) et la plupart des modèles vendus ont été choisis avec une boite manuelle à 4 rapports. Au rang des innovations on note la suppression du marche-pied, une carrosserie à quatre portes, un compartiment fermé pour les bagages. Un hublot logé dans la cloison de séparation entre le chauffeur et ses passagers permet les échanges.

Les premiers pas du FX4 sont lents et seulement 150 exemplaires sont vendus la première année. Des évolutions ont permis de faire croître les ventes si bien qu'on en dénombre près de 1300 en octobre 1971. D'abord, le retour du moteur 2,2 essence qui était disponible sur le FX3 offre une alternative. Cependant, son quart de puissance en plus séduit peu de chauffeurs. En 1969, la lunette arrière n'est plus teintée et la vitre devient claire. Le chauffeur y gagne en visibilité ce que les passagers perdent en intimité. Plus symbolique encore, le mot "Taxi" vient remplacer le "For Hire" national.

En 1970, la première évolution esthétique voit les clignotants migrer à l'avant du dessus de l'aile jusque sous le phare, tandis qu'à l'arrière, les curieux clignotants juchés sur le toit rejoignent les feux traditionnels ce qui implique une modification du profil de l'aile. Le nez est modifié également et le capot rallongé. En 1972, le 2,2 litres est remplacé par un moteur 2,5 litres de 60 ch

En 1982, Austin arrête la production du 2,5 litres (sauf en Inde), et c'est le moteur du Land Rover qui prend place sous le capot. Dans le même temps, les logos Austin disparaissent, et ceux de Carbodies les remplacent. Le FX4 devient alors FX4R, R, pour "Rover". Il est même disponible en plusieurs couleurs. Mais le manque de puissance du vieux moteur de Land Rover conduira Carbodies à tester un moteur 3 litres Perkins ou un moteur Nissan 2,5 litres. Mais ni l'un ni l'autre ne recevront l'adoubement de Carbodies et seulement 500 taxis en seront équipés. Après une incursion sur un Ford 2,5 litres, c'est en réimportant le bon vieux Austin 2,5 litres des Indes que le FX4 reçoit un second souffle. Avec une immatriculation qui commence par "Q", ils sont baptisés "Q-cabs". Cependant, le remplaçant du FX4, sur une base de Range Rover est dans les cartons et les développements sont mis au ralenti.

Finalement, le CR6 ne voit pas le jour et en 1985 London Taxis International, la nouvelle firme créée à cet effet, lance un nouvel FX4 avec un moteur 2,5 litres encore une fois emprunté au Land Rover : c'est le FX4S. Il se distingue par ses pare-chocs noirs, son radiateur agrandi et des clignotants plus gros à l'avant. Le moteur a toutefois le désavantage de ne plus avoir de chaîne de distribution et mais une courroie à changer tous les 80 000 km. L.T.I propose même un forfait pour échanger le vieux 2,2 litres contre le nouveau moteur. Dès 1986, la voiture est modifiée pour être accessible aux fauteuils roulants. (FX4W) : pour cela, une partie de la séparation devient transformable, réduisant le compartiment bagage à côté du chauffeur et augmentant d'autant la partie arrière. La porte arrière gauche s'ouvre à 180° et est maintenue sur l'aile par un taquet. Des rampes sont fournies pour faciliter la manœuvre. Repliées, elles trouvent place dans le coffre (source). En 1987, l'intérieur est rénové.

En 1988, L.T.I.  adapte le moteur 2,7 litres du Nissan Terrano dans le FX4 qui prend alors le nom de "Fairway". S'il n'est disponible qu'en boite manuelle, il gagne une nouvelle suspension arrière, un feu de recul, un troisième feu stop, un feu de brouillard arrière, le verrouillage centralisé. Le chrome disparaît sauf autour de la calandre.

Finalement, le FX4 disparaît en août 1997 après 75 000 unités produites. S'il apparaît n'avoir presque pas changé, la légende dit que la seule pièce qui n'ait pas changé en 40 ans de production, c'est la poignée de la porte du chauffeur. Remplacé par le TX1 depuis cette date, puis par le TX2, il n'en finit pas de continuer sa carrière dans les rues de Londres, véhiculant avec lui un art de vivre et une nostalgie de bon aloi.

Pour en savoir plus : LondonStreet.

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15 septembre 2018

Peugeot 404 cabriolet injection (1967-1968)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, mai 2014)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2014)

Six mois après l'arrivée de la 404 cabriolet, une nouvelle motorisation est disponible, tout comme sur la berline. L'injection mécanique Kugelfischer est disponible et offre un surcroît non négligeable de puissance. Ainsi, les 13 ch supplémentaires faisant passer la puissance de 72 à 85 ch SAE (80 ch DIN), permettent également de gagner 10 km/h en vitesse de pointe et de tutoyer les 160 km/h. Le freinage n'est pas encore au diapason puisque les tambours ne sont pas encore assistés et il faudra attendre 1965 pour que l'option ne soit seulement proposée, tandis que la puissance du moteur injection passe de 85 à 96 ch SAE (88 ch DIN).

Il faut attendre septembre 1967 pour qu'une évolution esthétique touche la 404 C (coupé et cabriolet). La modification se limite à la face avant où des phares longue-portée sont venus s'incruster dans la grillle de calandre et le bloc veilleuse/clignotant qui s'élargit. Des disques ont remplacé les tambours à l'avant. Une barre antiroulis à l'arrière vient apporter un peu de stabilité au train arrière. La vitesse de pointe est désormais de 167 km/h. A l'intérieur, on note l'arrivée d'une nouvelle console à trois cadrans ronds.

Mais l'arrivée imminente des la 504 cabriolet et 504 coupé va sonner le glas du duo 404 coupé et 404 cabriolet. La production est arrêtée en octobre 1968 et le cabriolet aura été produit à 10 387 exemplaires depuis sa sortie.

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13 septembre 2018

Volkswagen Type 2 Combi Split-Windows T1 (1950-1967)

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(Yvetot, Seine-Maritime, août 2014)

La guerre est passée, et il faut reconstruire l'Allemagne et l'Europe. La victoire des Alliés conduit à administer le pays et tenter de relancer les activités industrielles, ou ce qu'il en reste. A l'usine de Wolsburg, où l'on reprend la construction de la Coccinelle, sans trop savoir qu'en faire, un importateur néerlandais, Ben Pon, trouve une drôle de machine; Les ouvriers de l'usine ont construit eux-mêmes un drôle d'engin à moteur pour transporter des palettes plus facilement. Il lui vient alors une idée et dessine une voiture avec un moteur à l'arrière, une forme plutôt cubique et un volant très en avant, devant l'essieu avant. Deux ans plus tard, en 1949, le patron de Volkswagen est séduit par l'idée et lance la construction d'un premier prototype qui pointe le bout de son museau en novembre.

En mars 1950, le Type 2 est présenté au Salon de Genève. Attention, s'il s'agit bien de la première génération de Transporter, il ne porte pas encore ce nom. Le Type 1 étant la Coccinelle (qui elle non plus ne porte pas encore ce nom), le modèle suivant prend logiquement le Type 2. Ce n'est que plus tard que les différentes générations de Transporter seront rebaptisées de T1 à T6 (actuellement). Nous sommes donc devant un Type 2 - T1.

On retrouve l'architecture de la Coccinelle, son moteur arrière refroidi par air, posé en porte-à-faux arrière. En revanche, il est construit avec une structure auto-porteuse et non sur un cadre tubulaire. La position de conduite en avant de l'essieu avant donne des sensations étranges, comme pour les chauffeurs de bus. Autre originlaité, la façade arrière comporte deux portes, l'une pour accéder au moteur en bas, et l'autre pour le fourgon. Sur le côté deux portes latérales arrière s'ouvrent à la facon d'une armoire.

Avec le moteur 1131 cm3 de la Coccinelle, il dispose de 24 ch (SAE) pour emmener jusqu'à 750 ch de charge utile. Mais il peut aussi emmener huit personnes et se montre d'une modularité de très loin en avance sur son temps. Les deux rangées de sièges se démontent facilement pour laisser place au volume utile.  Dès l'année suivante, le minibus et ses 21 fenêtres est lancé, procurant une nouvelle version très prisée des familles. Très vite il est décliné en pick-up ou cargo. En 1954, il y a trente version différentes, et le 100 000è exemplaire est produit, le millionième en 1962 !

Il n'y a qu'en France qu'il est connu sous les noms de Minibus ou de Combi. Ce dernier surnom lui provient de "Kombinazionenwagen" soit véhicule multi-usage. En Allemagne il est surnommé "Bulli" pour "Bouledogue" en raison de son air renfrogné, et "split-windows" (pare-brise séparé) en Angleterre.

Il restera inchangé jusqu'en 1967, année lors de laquelle il subira son premier lifting. Le nez radouci des "bay-windows" (pare-brise panoramique) dit aussi T2, fera alors la joie des hippies et des surfeurs jusqu'à la fin des années 1970, devenant même un art de vivre.

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VolkswagenMinibusprof

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(Montpellier, Hérault, février 2008, avec l'aimable autorisation du gérant de Norisko, contrôle technique automobile à Montpellier-Richter)