27 septembre 2016

Chevrolet Bel Air 1953

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

L'appellation Bel Air arrive pour la première fois chez Chevrolet en 1951. Elle désigne alors une version haut de gamme des Chevrolet Styline Deluxe et Special Styline. Elle n'est alors proposée qu'en coupé 2 portes sans montant, mettant en vogue la mode du "hardtop" pour des décennies. Son nom lui provient du quartier huppé de Los Angeles.

De retour en 1953, elle devient officiellement un modèle, en haut de gamme, chapeautant les Chevrolet 150 et 210 qui remplacent respectivement les Styleline Special et Styline Deluxe. Elle conserve la carrosserie coupé hardtop, mais propose aussi la berline sedan avec montant (notre modèle) ou encore le cabriolet et même le break.

Mécaniquement, elle repose sur la même structure que les millésimes précédents (châssis, moteur, boite). Il n'y a guère que des évolutions de carrosserie, notamment à l'avant et à l'arrière, la partie centrale restant très proche des Deluxe et Special. Deux moteurs sont au programme, des 6 cylindres de 3.5 litres (thriftmaster) et 92 ch SAE ou 3.8 litres (Blueflame) de 115 ch. La boite est manuelle à trois rapports, mais sa diffusion se restreint face au succès de la boite automatique powerglide, à deux rapports seulement (notre modèle), associée au moteur Blueflame.

Chevrolet vantait la Bel Air comme entièrement nouvelle, mais en fait, la seule réelle nouveauté tenait dans son pare-brise d'une seule pièce. Au rang des attentions qui en font un haut de gamme on trouve de la moquette au sol, des enjoliveurs chromés, un volant et un klaxon spécifiques.

La Bel Air va devenir rapidement une icône de la production automobile américaine. Vendue à 246284 exemplaires en 1953 rien que pour la version Sedan elle s'installe en haut des ventes sur le marché américain. Selon le rythme américain, chaque millésime apporte son lot de nouveautés. Les renouvellements de générations sont un peu moins fréquents. On retrouve une nouvelle silhouette en 1957, et ainsi de suite jusqu'en 1975 aux USA et 1981 au Canada. Elle a toutefois été remplacée en 1958 par la Chevrolet Impala dans son rôle de coupé hardtop et cabriolet.

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24 septembre 2016

BMW M635 CSi E24 (1983-1989)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Autoroute A71, juillet 2010)

Depuis 1975, la série 6 constitue une sorte de vitrine du confort et de la performance pour BMW. Ce coupé aux allures de série 7 mais qui utilise la plate-forme de la série 5, d'abord en version E12 puis en version E28, n'a jamais cessé de progresser, tant en performances qu'en équipement.

A sa sortie, la série 6 utilise les moteurs 3 litres et 3,3 litres issus des "New Sixes" (voir ici une 3.0 CSi) dont elle est la descendante, ils ont été largement modifiés. Le 3 litres a été remplacé par le 2,8 litres injection de la 528i dans la 628 CSi et la 3,3 litres à injection a été troqué contre le 3,5 litres provenant de la 3.0 CSL de compétition. La 635 CSi profite de 218 chevaux et hausse le niveau de performances d'un ton. Dans une version un peu plus civilisée, le moteur permet de rouler sans forcer à des allures qui ne sont autorisées que sur certaines portions d'autoroute en Allemagne. Avec 225 km/h en pointe, elle s'avère taillée pour la file de gauche. Mais il ne faut pas y voir une sportive.

Mais en 1983, BMW ose le pari "MotorSport", un label qu'elle n'avait plus utilisé en série depuis la BMW 2002 Turbo. A l'époque, BMW s'était lancé dans la production d'un coupé Grand Tourisme de hautes performances, la M1. Si ce coupé n'a pas connu de succès commercial en raison d'un prix très élevé il a, en revanche, brillé en compétition grâce, en autres, à un moteur particulièrement brillant et fiable. Ce moteur de 3,5 litres possède depuis l'origine une culasse à 4 soupapes par cylindres et un système d'allumage qui le rend à la fois coupleux et puissant. C'est en installant ce moteur dans la série 6 que BMW va transformer la série 6 de coupé en voiture de "Grand Tourisme". La nouvelle venue prend l'appellation M635CSi. Outre-atlantique, elle est communément appelée M6.

Avec une nouvelle injection Motronic de Bosch, le moteur de la M1 passe de 277 à 286 chevaux. Certes, la M635i est plus lourde que la M1, mais elle ne rougit pas en termes de performances en dépit d'une aérodynamique largement perfectible. Avec 255 km/h en pointe, elle vient chatouiller les Porsche 928 et Ferrari 400i sur leur propre terrain. Confortable, avec quatre vraies places à bord, son équipement ne souffre pas de critique. Son moteur permet de rouler à faible régime en ville dans un vombrissement assez délicieux. Son coffre embarque les bagages de tous les passagers sans devoir entasser de sacs à l'arrière. Elle se régale des longs parcours sur autoroute et son poids assez élevé révèle assez vite que les routes sinueuses ne sont pas son terrain de prédilection, quand bien même son équilibre est assez bon (54 % à l'avant). Mais à la différence de bien des GT, elle reste utilisable au quotidien. Et en appuyant plus fort sur l'accélérateur, en passant les vitesses plus vite, les chiffres s'affolent.

La côte de la série 6 n'est curieusement pas très élevée : pas assez ancienne pour de la collection, trop vieille pour de l'occasion. Bon nombre de voitures présentent des kilométrages importants. Les voitures s'échangent autour de 15 000 € et seule la rarissime M635 CSi (5855 exemplaires dans le monde dont seulement 196 en France) se négocie autour de 35000 €. Son coût d'entretien explique sans doute ausi la raréfaction des collectionneurs.

Contrairement à une idée répandue, la série 8 n'est pas sa descendante, celle-ci étant considérée par BMW comme une voiture à part et une voiture conçue dès l'origine comme une GT. Ce n'est qu'en 2004 qu'on reverra une nouvelle série 6, mais qui n'aura plus rien à voir avec la précédente.

Pour en savoir plus : http://www.serie6.com

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 20 CV
Cylindrée : 3453 cm3
Alésage x course : 93,4 X 84
Taux de compression : 10,5:1
Puissance maximale : 286 ch à 6500 tr/min
Couple maximal : 34,7 mkg à 4500 tr/min
Nombre de soupapes : 24
Distribution : double arbre à cames en tête
Alimentation : injection Bosch Motronic
Type de transmission : propulsion (autobloquant)
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : bras obliques, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 475 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 135 cm
Empattement : 263 cm
Voie av : 143 cm
Voie ar : 146,4 cm
Pneus av : 245/45 R 16
Pneus ar : 245/45 R 16
Freins av : disques ventilés (300 mm)
Freins ar : disques ventilés (284 mm)
Vitesse maximale : 255 km/h
0 à 100 km/h : 6,4 s
400 m D.A. : 14,6 s
1000 m.D.A. : 26,3 s
Consommation moyenne : 11,3 l/100km
Consommation en usage sportif : 22,9 l/100km
Poids : 1500 kg

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22 septembre 2016

MG B-GT (1965-1974)

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(Le Trait, Seine-Maritime, mai 2011)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

La MG-B succède à la fameuse MG-A en 1962. Elle perpétue une dynastie qui avait commencé avec les série T et les Midget TA dans les années 30. La voiture innove avec une caisse auto-porteuse. Le dessinateur, Syd Enever, se serait inspiré de la Renault Caravelle pour la calandre. L'arrière, quant à lui, provient bien de la tradition de la marque et l'on retrouve ce style sur la MG 1300 ou les Midget. Par rapport à la A, la B gagne des vitres latérales, des poignées de porte extérieures.

Le moteur de 1800 lui provient de la banque d'organes de British Motors Corporation qui développe le futur moteur de la Morris 1800. A trois paliers à l'origine, il devient à 5 paliers dès 1964. Ce moteur permet des performances intéressantes pour les années 1960 avec 166 km/h en pointe.

En 1965, apparait le concept GT. Le cabriolet est désormais fermé, et la voiture jouit d'un habitacle hermétique. La voiture est alors un peu plus lourde (environ 70 kg) et des menues modifications sont nécessaires pour le châssis. L'essieu arrière est modifié, une barre stabilisatrice est ajoutée à l'avant et le ressort gagne une lame supplémentaire pour la suspension arrière.

La MG-B Mark II adopte une nouvelle boite à 4 rapport synchronisés dont l'étagement est revu. Le chauffage est installé en série (!) et n'est plus une... option ! La calandre est retouchée.

Il n'y a pas officiellement de Mark III (modèle prune) pour la MG-B. La Mark II (modèle rouge) qui a été mise en service en 1967 subit tellement de modifications en 1970 que les amateurs considèrent que sa production a cessé cette année là. En effet la calandre est modifiée une première fois en 1970 (calandre en retrait avec un fin liserai interne, modèle orange) et une seconde fois en 1972 (calandre noire,entourée de chrome avec badge MG sur fond rouge, modèle prune).

A vrai dire, ces modifications ont lieu pour adapter la voiture au marché américain d'où elle est absente jusque là. Or ce marché est trop important pour que MG le laisse à l'écart. Les modifications esthétiques sont nécessaires pour satisfaire aux normes de sécurité. Des pare-chocs sont installés intégrant les énormes tampons exigés par la loi américaine. Le tableau de bord est également adapté afin de respecter les normes. Après 1974, les calandres sont encore modifiées et se transforment en plastiques mous et noirs. La MG B est alors souvent appelée MG-B RB (pour Rubber Bumpers). La MG-B GT subit le même traitement. Considérée comme un faute de goût par les puristes elle aura bien moins de succès.

En 1980, elle tire sa révérence sans descendance. Si le roadster a été fabriqué à près de 400 000 exemplaires, la GT, quant à elle, a atteint la barre des 125 000 unités. A noter les versions MG-C qui sont motorisés par le 6 cylindres l'Austin Healey 3000 et la MG-B-GT V8 adoptant le V8 du Range Rover.

Pour en savoir plus : Malachite Gold

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Austin, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1798 cm3
Alésage x course : 80,3 x 88,9 mm
Taux de compression : 8,8:1
Puissance maximale : 95 ch à 5500 tr/min
Couple maximale : 15,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : 2 carburateurs SU
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports + overdrive
Type de transmission : propulsion
Direction à crémaillère (2,9 tours)
Diamètre de braquage : 10,2 m
Suspension av : roues indépendantes, triangle, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques
Longueur : 389,3 cm
Largeur : 151,6 cm
Hauteur : 125,5 cm
Empattement : 231,1 cm
Voie av : 124,5 cm
Voie ar : 125,1 cm
Garde au sol : 12,7 cm
Pneus av : 165 SR 14
Pneus ar : 165 SR 14
Freins av : disques (273 mm)
Freins ar : tambours (254 mm)
Vitesse maximale : 166 km/h
1000 m D.A. : 34,3 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Poids : 990 kg

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21 septembre 2016

Simca Aronde 1300 Elysée (1955-1958)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Bourse d'échange Auto-Moto, La Grange Dimier, Heurteauville, Seine-Maritime, mai 2011)

En octobre 1955, la Simca 9 Aronde subit son second lifting, plus profond cette fois. Le style de la calandre de la génération précédente est conservé mais les moustaches sont désormais étirées et non plus arondies. Les phares sont redimensionnés, plus en harmonie avec les traits de la voiture. A l'arrière, la nouvelle ligne, dite "Océane", rallonge la malle et augmente le volume du coffre. Cette ligne avait déjà été annoncée par la "Grand Large". Les feux sont agrandis et étirés vers le haut. A l'intérieur, la planche de bord est entièrement repensée et le cadran principal est rond.

La principale inovation réside sous le capot. Le moteur 1200 de la Simca 8 a fait long feu et c'est le nouveau moteur "Flash" 1300 qui officie. Fort de 48 ch, il rehausse le niveau de performances. La nouvelle Aronde dépasse les 130 km/h contre à peine 120 à la précédente.

L'Aronde est également scindée en deux finitions : la Deluxe propose l'accès de gamme et l'Elysée qui remplace la "Berline Luxe" et offre un confort plus soigné, fait de chromes et de petites attentions. Le modèle 1956 se reconnaît par le monogramme Simca sur la calandre, remplacé par "Aronde" pour le modèle 1957. En 1957 également, la banquette avant est remplacée par des sièges séparés, et les ouvertures de boite à gants sont en plastique teinté dans la masse et non plus en aluminium. C'est alors la version Elysée-Matignon qui prend le haut du pavé.

Théodore Pigozzi fait prélever le 20 mars 1957 sur la chaîne de montage la voiture n° 538 080. La voiture est transportée sur l'anneau de Montlhéry et le 6 avril à 6h 01, la voiture s'élance à la poursuite d'une collection de records. Pendant 38 jours et 37 nuit, soit jusqu'au 16 mai, la voiture va tourner sans arrêt et parcourir 100 000 km/h à la vitesse moyenne de 113 km/h. Ce record retentissant assurera une très bonne publicité à la marque et démontrera encore une fois les talents de communicateur de Pigozzi. Sur l'élan, l'Aronde 1300 Montlhéry sera lancée en 1958 (ici en version Aronde P60 Montlhéry) avec un moteur "Flash Special" de 57 ch tout en haut de la gamme. D'autres déclinaisons seront développées, telles que les Océane et Plein Ciel.

C'est ensuite l'Aronde P60 qui portera le modèle au rang de grand succès commercial.

Pour en savoir plus : Simca, Histoire et Modèles

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1290 cm³
Alésage x course : 74 x 75 mm
Taux de compression : 6,8:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance : 48 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 2700 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur inversé
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle 4 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts longitudinaux à lames
Longueur : 406,7 cm
Largeur : 155,8 cm
Hauteur : 151 cm
Empattement : 244,3 cm
Voies av : 123,1 cm
Voies ar : 122,6 mm
Pneus av : 5,60 x 14
Pneus ar : 5,60 x 14
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 133 km/h
0 à 100 km/h : 24 s
400 m. D.A. : 23,3 s
Capacité du réservoir : 43 litres
Poids : 953 kg

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17 septembre 2016

Renault 4 CV Autobleu (1950-1961)

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(Clères, Seine-Maritime, mars 2013)

C'est une affaire de passion. La passion automobile en ce qui concerne Maurice Mestivier et Roger Lepeytre. Le premier est le président de l'Association Generale Automobile des Coureurs Independants (AGACI) et le second en est le sécrétaire. En janvier 1950, ils ouvrent un atelier et embauchent un mécanicien, Roger Normier. Les trois hommes se lancent dans l'amélioration de la voiture la plus populaire du moment : la 4 CV. Ils lui greffent un nouveau carburateur, d'abord un américain, puis un Solex, après avoir changé la tubulure d'admission et d'échappement. Les performances de la voiture sont très nettement améliorées tant en vitesse pure qu'en reprise ou accélération. Ils baptisent alors ce kit "Autobleu". Face à ce premier succès, ils améliorent encore peu à peu leur système et finalement, leur réputation et leurs exploits parviennent à atteindre la direction de la Régie Renault.

Renault leur demande de se lancer dans une production plus importante et non plus artisanale : 80 tubulures par jour ! Ils sont totalement dépourvus des moyens nécessaires à une telle production mais acceptent le marché après un court délai de réflexion. Petit à petit ils parviennent à fournir 30 pièces par jour, puis 50, jusqu'à parvenir à 120 par jour.

Si l'entreprise n'apporte pas la fortune aux deux hommes, elle toutefois rentable. Assez pour envisager de concevoir un modèle dérivé de la 4 CV et qui aurait une silhouette plus digne des performances délivrées par le kit Autobleu. Ceci aboutit dans un premier temps à un coupé produit au compte-goutte dans les ateliers d'Autobleu dans l'attente d'une production industrialisée, avant de finalement confier la production du coupé 4 CV Autobleu à Henri Chapon à partir de 1956.

Par la suite, les kits Autobleu continueront à alimenter les Renault, que ce soient les Renault Dauphine Gordini dans un premier temps, puis des Renault 8 Gordini. Mais Autobleu s'est également occupé de la Simca Aronde, des Peugeot 203 et 403 et a conçu une version orginale de la 204, la 204 GT. Renault a également confié à Autobleu la production d'échappements de tracteur ou de bateaux (Autobleu-marine). Autobleu s'est également lancée dans la fabrication de prototypes pour les 24 heures du Mans.

De fait, l'activité d'Autobleu s'est peu à peu élargie à la confection de tubes grâce à son savoir faire dans le cintrage, le formage et l'assemblage de tubes. Il semble que l'entreprise prenne fin en 1971 avec ses fondateurs après 200 000 kits vendus. Rachetée en 1972, la production est transférée en Loire-Atlantique jusqu'en 1995. Rachetée à nouveau, elle revint provisoirement en région parisienne avant de se stabiliser actuellement à Bourges, exploitée par la société MECA-PARTS.

A noter que le modèle présenté est en outre accessoirisé.

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14 septembre 2016

Ford Escort 1100 Special (1967-1974)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

La Ford Escort a la double vocation de remplacer la Ford Anglia et de remplir le marché européen d'un petit modèle familial, segment où le constructeur est absent et laisse la place vacante à Opel et sa Kadett qui en est déjà à sa deuxième version, à Renault avec R8 qui est en passe d'être remplacée par la Renault 12, sans compter les succès de la Fiat 128 de la Peugeot 204.

La production de l'Escort démarre en Angleterre en novembre 1967. Elle est présentée en janvier 1968 au salon de Bruxelles. C'est une voiture des plus classiques. Elle repose sur une structure qui a déjà convenu à la Ford Cortina, et la recette est donc déclinée à l'échelle de l'Escort. Essieu arrière rigide suspendu par ressort à lame, train avant McPherson, boite manuelle à 4 rapports (ou trois en automatique), moteur Kent à culasse crossflow, elle ne brille pas par l'originalité de sa mécanique. Elle séduit plus en revanche par sa silhouette et en particulier sa face avant dont la calandre évoque "l'os du chien". Ce détail esthétique est sans doute l'une des clef du succès de l'Escort, preuve que les anglais sont capables du pire comme du meilleur. Les autres raisons de son succès sont à coup sûr sa fiabilité, son gabarit et son prix. Les premiers modèles mis en production n'ont que deux portes, le modèle à quatre porte n'entrant en production que deux ans plus tard. Le break, quant à lui arrive assez tôt, dès mars 1968, suivi du van le mois suivant.

Entre temps, la production de l'usine d'Halewood en Angleterre a été renforcée par celle de l'usine de Genk en Belgique qui produit les versions à conduite à gauche, ouvrant le marché au vieux continent. Elles sont d'ailleurs légèrement différentes avec une crémaillère de direction modifiée, un double circuit de freinage à l'avant et des jantes plus larges. Puis la production début 1970 est transférée dans l'usine de Sarrelouis, en Allemagne (de l'Ouest, à l'époque), où elle sera maintenue toute sa carrière durant, et relayée ensuite par la Focus.

Les moteurs Kent sous le capot sont de plus classiques. Les plus courants sont les 1100 de 45 chevaux (notre modèle) ou le 1300 de 52 ch. Pou la France et l'Italie, et pour des raisons fiscales, le 940 cm3 de 36 ch est aussi au menu. Mais l'Escort 1300 GT de 72 ch contribuera notablement à la notoriété du modèle et plus encore les versions sportives (Mexico, RS 2000, Twin Cam, RS 1600). L'Escort obtient de nombreux succès en rallye qui étoffent encore sa réputation. Quant aux finitions, il n'y a qu'une "Deluxe" qui se contente de tapis en caoutchouc et une "Speciale" qui obtient des tapis de sol, un allume-cigare et un cadran pour la température de l'eau (notre modèle).

Petit à petit, l'Escort devient un succès mondial. Certes, c'est en Angleterre qu'elle obtient le plus de succès. Dès juin 1974, Ford célèbre la 2 millionième voiture produite, dont 60 % produite pour la seule usine anglaise. D'autres usines ont iété implantées en Irelande, en Australie, en Nouvelle-Zélande, Israël, et même à Taïwan. En 1974, la production marque tout de même un pas, et l'usine Allemande ne tourne qu'à la moitié de sa capacité (78 000 sur 150 000). Mais la relève est déjà assurée par la nouvelle Escort Mk II.

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11 septembre 2016

Mercedes 280 SE W108 (1967-1972)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Aniane, Hérault, février 2008)

La W108 est une évolution de la W111 et qui en reprend les codes stylistiques pour la partie avant, en les combinant avec ceux du cabriolet et du coupé pour la partie arrière. La W108 (d'un empattement de 108 pouces) est toutefois plus basse de plusieurs centimètres que la W111, plus large et offre une surface vitrée accrue. Elle est présentée en 1965 avec deux variantes : la 250 S/SE qui partage son moteur avec le roadster 250 SL W113 (ici en 230 SL), la 300 SE qui récupère le 3 litres de son aînée, la 300 SE W112, lui-même récupéré sur la 300 Adenauer. La 300 SEL est alors la version rallongée, désignée par le matricule W109.

En novembre 1967, la gamme est remaniée. La 250 SE et la 300 SE disparaissent et laissent la place à la 280 S/SE/SEL. Le moteur de la 250 S a été encore une fois réalésé, jusqu'à parvenir aux côtes maximales. Ce moteur appelé M130 est également partagé avec la 280 SL et la nouvelle série W114. La cylindrée parvient alors à 2778 cm3 et la puissance augmente à 140 ch avec deux carburateurs et même 160 ch avec l'injection mécanique. La vitesse de pointe grimpe à 193 km/h pour la 280 SE (0 0 100 km/h en 10,5 s) et 185 km/h pour la 280 S (0 à 100 km/h en 12,5 s). La 300 SE disparaît et seule la 300 SEL subsiste, mais avec le moteur M130 de la 280 SE. Dès le mois de mars 1968, la 300 SEL 6.3 sera disponible avec le moteur de la Mercedes 600.

Au cours de l'année 1969, la 250 S disparaît du catalogue en mars et les 280 S, 280 SE, 280 SEL peuvent recevoir une boite à 5 rapports à partir du mois de mai. On note au passage que Mercedes proposait gratuitement de transférer la commande de boite du volant au plancher. En septembre, la 300 SEL à moteur 2.8 est supprimée pour laisser place à la 300 SEL à moteur V8 de 3.5 litres (200 ch, 200 km/h). Au passage, le capot est discrètement retouché pour pouvoir accueillir le V8 (modèle photographié dans l'Eure). Les dimensions de la calandre et le maillage de la grille sont également affectés.

En avril 1971, la 280 SEL ne peut plus accueillir le 6 cylindres de 2.8 litres, ce qui implique la suppression de la 300 SEL 3.5. Le V8 est aussi disponible dans la 280 SE. En août, une version 4.5 litres du V8 est instaurée pour les marchés américains.

La production de la W108 cesse en novembre 1972. Grâce à sa ligne, ses performances, son confort, elle assoit la réputation de Mercedes dans le secteur du haut de gamme. 50 % plus chère qu'une Citroën DS 21 Pallas, qui est le modèle le plus cher et le plus haut de gamme en France, elle trouve une clientèle d'hommes d'affaires, de profession libérales ou de chef d'entreprise qui la plébiscitent pour son allure, son confort et son agrément. Même si elle n'est pas classée comme telle, elle fonde la racine de la future Classe S qui signifie tant actuellement. La suivante, la W116 aura à coeur de porter le flambeau encore plus haut. La W108 a été produite à 364 699 exemplaires auxquels il faut ajouter 18 662 W109. La 280 SE a été produite à 91 051 exemplaires, soit environ une sur quatre.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 16 CV
Cylindrée : 2778 cm3
Alésage x course : 86,5 x 78,8 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 7 paliers 
Puissance maximale : 160 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 24,5 mkg à 4250 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection mécanique Bosch
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à recirculation de billes (3,2 tours)
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, doubles triangles, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, bras radiaux, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 490 cm
Largeur : 181 cm
Hauteur : 144 cm
Empattement : 275 cm
Voie av : 148,2 cm
Voie ar : 148,5 cm
Pneus av : 185 HR 14
Pneus ar : 185 HR 14
Freins av : disques (273 mm)
Freins ar : disques (279 mm)
Vitesse maximale : 193 km/h
0 à 100 km/h : 10,5 s
Capacité du réservoir : 82 litres
Consommation moyenne : 10,5 l/100km
Volume du coffre : 610 litres
Poids : 1495 kg

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09 septembre 2016

Cadillac Seville 1978

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

On a beau vouloir se poser comme une référence mondiale dans l'automobile de luxe, il n'en reste pas moins que la concurrence avance et sait parfois convaincre la clientèle avec des produits plus adaptés aux évolutions du marché. Ainsi donc, l'époque des grands véhicules longs comme un jour sans pain a vécu, aidée par un concours de facteurs : une réglementation américaine de plus en plus sévère sur les rejets polluants, des chocs pétroliers qui ont rencheri le coût du carburant, une circulation de plus en plus dense dans des villes de plus en plus saturées. Ainsi, peu à peu, les Cadillac DeVille perdent de leur superbe et se font sérieusement concurrencer par leurs rivales européennes : Rolls-Royce Silver Shadow, Mercedes W116, ou bientôt la série 7 de BMW. Ces dernières sont plus compactes et donc plus adaptées aux villes européennes avec leurs places de parkings sous-terrain. Elles n'en sont pas moins confortables ni moins bien équipées, et ne souffrent pas d'un manque de motorisation, bien au contraire. Et les Cadillac sont, au surplus, généralement, moins chères. Les études marketing le montrent, la clientèle la plus jeune s'est complètement détournée de Cadillac. Il est alors temps de proposer un modèle plus accessible et c'est la tâche dévolue à la Seville à partir de mai 1975.

La Seville est conçue sur une nouvelle plate-forme qui allie la "F" de deuxième série et la "X-body" et qui est dérivée de celle de la Chevrolet Chevy II. Etirée, elle accueille une silhouette de la Cadillac, en partageant bon nombre d'élements mécaniques avec ses cousines de la General Motors (bras de suspension, direction, boite de vitesses, etc). Par dessus, les stylistes du groupe lui ont dessiné une face avant qui est très proche des éléments des autres Cadillac du millésime (Voir ici une Fleetwood Brougham 1977). Elle reste de taille plus modeste que les autres Cadillac, mais n'est pas dénuée d'équipements. A tel point qu'elle est le modèle le plus cher de la marque, à l'exception des limousines "Series 75". Elle est équipée du V8 350 ci (5.7 litres) qui lui procure180 ch associé à une injection électronique Bosch. La version Diesel de ce 350 ci sera proposée à partir de 1978, avec 120 ch seulement.

La Seville se vend à 16 355 exemplaires jusqu'à la fin 1976, prouvant que le ciblage était bon. Le toit en vinyle peut-être remplacé par un toit simplement peint à partir de 1977. Les ventes progressent à plus de 40 000 exemplaires pour 1977, presque 57 000 pour 1978 (notre modèle), 54 000 en 1979. Ces chiffes ne seront plus jamais atteints par la suite. En 1980, la Seville est redessinée, arborant l'un des plus curieux coffre de l'histoire de l'automobile, mi-coupé, mi-fast-back, avec des relents de trois volumes. La Seville est ensuite renouvelée de génération en génération, jusqu'en 2004. Elle est alors remplacée par la STS ("Seville Touring Sedan").

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08 septembre 2016

Chevrolet Impala Coupé Hardtop 1964

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Par rapport à la version 1963, la Chevrolet Impala 1964, évolue peu. On note tout juste une échancrure sur le capot qui vient souligner les phares, et la disparition de l'excroissance sur le bord du coffre.

En matière de moteurs, un "maigre" 6-cylindres de 3,8 litres fait office de hors d'oeuvre. En revanche, l'offre de V8 est plutôt consistante avec un démarrage à 4,6 litres (283 ci), pour culminer, dans la version Super Sport, par le Big-Block de 6,7 litres (409 ci) et ses 425 ch (SAE) procurés par deux carburateurs quadruple corps ! Entre les deux, le 5,4 litres (327 ci) fait office de compromis, et sa puissance oscille entre 210 et 365 ch selon les configurations (carburation, culasses, vilebrequin, etc...).

L'Impala est renouvelée en 1965 et subit le même traitement que la Bel-Air. La Caprice est venue la supplanter en haut de gamme, mais sans que ça ne vienne affecter sa popularité. L'Impala reste au sommet des ventes des années durant, mais est contrainte de suivre une cure d'amaigrissement au cours des années 1970, en raison du premier mouvement de down-sizing. Elle fait alors pot commun avec la Caprice pendant quelques années, partageant leur silhouette et bon nombre de pièces. Mais chaque modèle poursuit sa carrière et suit son chemin au point que l'Impala est encore au catalogue Chevrolet.

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04 septembre 2016

Nissan 300 ZX Z31 (1985-1989)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Depuis la Datsun 240 Z (ou Fairlady Z), les évolutions (voir ici une 260 Z) ont toujours intégré un style brillant, un savant mélange entre l'élégance européenne, les dimensions américaines et le style japonais. Destinée à occuper un segment intermédiaire sur le marché américain entre les sportives accomplies (Corvette, Mustang, 911) et les cabriolets plus légers (MG B, Spider Alfa), elle tient parfaitement son rang pendant plus d'une décennie. A l'heure de remplacer la 280 ZX qui est dans doute la plus équilibrée de la lignée, la rationalisation semble avoir fait son oeuvre.

Certes, la 300 ZX Z31 a conservé les fondamentaux : coupé 2+2, long capot plongeant pour y abriter un moteur performant, équipement de haut-vol pour satisfaire le marché américain, arrière tronqué pour rendre la silhouette plus dynamique et donner de la stabilité à haute vitesse. Sur la base d'une 280 ZX, l'équipe du designer Kazumasu Takagi a tenté de lisser la voiture autant que possible, dans cette ère marquée par les multiples chocs pétroliers et où l'aérodynamique est une vitrine du savoir-faire d'une marque. L'époque est aussi marquée par l'arrivée de la conception assistée par ordinateur, avec des machines et des logiciels encore balbutiants. Si bien que la Z31 se révèle fade, trop fade. Les phares escamotés qui laissent tout de même laisser passer un rai de lumière ne suffisent pas à égayer le tout, et à l'arrière, l'ensemble des feux est trop banal. Un dessin similaire quelques années plus tard sur l'Opel Calibra obtiendra les mêmes résultats. Elle obtient tout de même un Cx de 0.30 qui lui sera profitable en matière de performances. D'autant qu'avec l'accroissement de la cylindrée, Nissan a prévu de l'équiper non pas d'un moteur 6 cylindres en ligne, mais d'un V6 qui est censé faire retrouver l'esprit original de la 240 Z.

A bord, il ne manque rien. Climatisation de série, direction assistée, vitres et rétroviseurs électriques, fermeture centralisée, régulateur de vitesse, ABS, intérieur cuir, tout est en série et la qualité de fabrication ne souffre aucune critique. Trente ans plus tard, les matériaux n'ont pas vieilli, les assemblages n'ont pas bougé et il n'est à déplorer aucun rossignol. On retrouve également le double toit amovible qui avait fait le succès de la 280 ZX et qui ne laisse qu'un montant central entre les deux passagers une fois retiré. Le coupé se transforme alors en pseudo-cabriolet, permettant de profiter directement des rayons du soleil.

Nissan a prévu cinq nouveaux moteurs pour équiper sa nouvelle monture. En hors d'oeuvre, un V6 de 2.0 litres de 200 ch qui va ouvrir la ligne des 200 ZX. Il sera secondé à partir de 1985 par un 6-en-ligne 2.0 litres turbo double arbre de 211 ch. Ensuite on passe au V6 3.0 litres atmosphérique de 170 ch VG30E (notre modèle), puis sa version turbocompressée de 228 ch (VG30ET), et enfin la version double arbre à cames en tête et turbo (VG30DE) réservée à la 300 ZR.

Avec un train avant McPherson et un essieu semi-rigide à l'arrière aidé par des bras tirés, le comportement de la 300 ZX est sain. Dans sa version turbo, le moteur de 228 ch pousse fort et envoie très vite à des vitesses prohibées, sans donner l'impression de forcer. Cependant, pénalisé par une fiscalité de 16 CV en France, il n'a pas été le plus répandu. Sur notre territoire, c'est surtout sa version atmosphérique qui a été retenue. Les 170 ch permettent déjà quelques sensations même si cette version rend 10 mkg de couple à la version turbo. Avec la boite automatique (notre modèle), le coupé se mue plutôt en voiture de Grand Tourisme et se détourne quelque peu de l'aspect sportif.

La 300 ZX est produite à partir de 1983 sous le badge Datsun, mais reste réservée au Japon et aux USA. Elle n'est commercialisée en France et en Europe qu'à partir de 1985 sous la marque Nissan. Elle est restylée en 1987 surtout sur la partie arrière qui est encore moins réussie. La production cesse en 1989 au profit de la Z32 esthétiquement plus aboutie. Si 329 000 exemplaires ont été distribués au travers du monde, les ventes en France ont été très confidentielles. Le chiffre estimé est inférieur à 300 exemplaires et certains parlent de 236 exemplaires seulement !! Difficile de donner une côte dans ce contexte. Quatre voitures seulement sont à vendre actuellement, proposées entre 6400 € et 10 500 €.

Fiche technique :

Type du moteur : V6 ouvert à 60°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2960 cm3
Alésage x course : 87 x 83 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 170 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 24,1 mkg à 4400 tr/min
Distribution : deux abres à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection Nissan
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 453,5 cm
Largeur : 172,5 cm
Hauteur : 131 cm
Empattement : 252 cm
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 220 km/h
Capacité du réservoir : 72 litres
Consommation moyenne : 10,4 l/100km
Volume du coffre : 235 litres
Cx : 0,30
Poids : 1430 kg