20 janvier 2020

Lion-Peugeot V2C2 (1910)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

En 1906, la société "Les Fils de Peugeot Frères" commercialise, sous la marque Lion-Peugeot un nouveau véhicule qui vient seconder la Lion-Peugeot VA.

Sur un empattement allongé 12 cm, on installe une seconde rangée de sièges, passant ainsi de deux à quatre places, transformant la voiture en double phaéton. Le moteur est toujours un monocylindre, conformément aux accords passés avec Armand Peugeot et sa société "Automobiles Peugeot" qui attribue la licence aux Fils de Peugeot Frères. La cylindrée du moteur a été augmentée de 785 à 1045 cm3, ce qui permet à la puissance de passer de 5 à 8,5 ch et à la vitesse maximale d'atteindre 30, voire 45 km/h.

Avec cette nouvelle offre, Les Fils de Peugeot Frères vont vendre environ 1000 exemplaires de cette type VC/VC1. En allongeant encore l'empattement, ils fabriqueront encore des VC2 à compter de 1908, pour 1000 exemplaires supplémentaires environ.

En 1910, apparait la V2C2 (notre modèle). Sur un châssis de VC2, pour la première fois, une Lion-Peugeot est équipée d'un moteur de plus d'un cylindre. Il s'agit d'un moteur bicylindre en V, de 1325 cm3 qui procure vaillament 12 ch dans un tennerre d'explosions. 680 voitures dont fabriquées en 1910.

En 1911, 135 exemplaires de la VC3 et 520 unités de la V2C3 sont produits mais entre temps, les deux sociétés ont fusionné laissant à Armand Peugeot le soin de diriger l'entreprise familiale rebaptisée "Société des Automobiles et Cycles Peugeot". Il se retire en 1914 au profit de son cousin Robert qui va se rapprocher d'Ettore Bugatti pour créer la Bébé Peugeot. Mais c'est avec la 201 que Peugeot va s'inscrire dans l'ère de l'automobile moderne, en franchissant le cap de la crise des années 30 et de compter alors parmi les grans de l'industrie automobile mondiale.

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13 décembre 2019

Aero 500 (1929-1932)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

A l'origine, Aero est une compagnie tchèque fondée en février 1919 à Prague pour réparer des avions puis très vite pour en fabriquer. Les premiers biplans sont très largement inspirés d'une marque allemande et les premières créations originales surviennent en 1920. En 1929, la firme se lance dans la construction de voitures, qui ressemblent plus à des quadricycles à moteur.

En effet, l'Aero 500 est mûe par un moteur monocylindre deux temps de 499 cm3, refroidi par eau. Le moteur de 10 ch (à 2700 tr/min) permet toutefois de propulser la voiture à 75 km/h grâce au poids de seulement 460 kg en état de marche. Il reste toutefois frugal avec seulement 6 litres au cent kilomètres en moyenne.

L'Aero se distingue par une carrosserie très élancée, aux allures sportives de l'époque. La conception de la voiture est toutefois rudimentaire avec une boite à trois rapports non synchronisés et un essieu arrière dépourvu de différentiel. La troisième place est aménagée à l'arrière en basculant la porte du coffre à la façon des spiders des années 30.

1500 voitures sont fabriquées jusqu'en 1932 année de son remplacement par l'Aero 662.

Fiche technique :

Moteur : monocylindre, essence, deux temps
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 499 cm3
Alésage x course : 85 x 88 mm
Taux de compression : 6:1
Puissance maximale : 10 ch à 2700 tr/min
Longueur : 318 cm
Largeur : 119 cm
Hauteur : 146 cm
Empattement : 223 cm
Voie av : 105 cm
Voie ar : 95 cm
Vitesse maximale : 75 km/h
Poids : 460 kg

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

10 octobre 2015

Cadillac Modèle K Runabout (1906-1908)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Tout au long du XIXè siècle, Detroit a été, entre autres, la ville de départ des colons qui partaient à la "Conquête de l'Ouest". Elle en a conservé une kyrielle de constructeurs de chariots qui ne tardent pas à se convertir à la fabrication d'automobile dès la fin du siècle. Parmi ceux-ci, William H. Murphy et Lemuel W. Bowen se lancent dans l'aventure et créent la Detroit Automobile Company. Mais ils ne fabriquent qu'une douzaine de voitures en deux ans. Pour améliorer les choses, ils recrutent un certain Henry Ford. La compagnie est renommée Henry Ford Company, mais le jeune Henry Ford quitte la firme au bout de trois semaines seulement en raison de graves divergences sur leur conception de l'automobile. La société est alors dissoute, et Murphy et Bowen demandent à Henry M. Leland de précéder à l'inventaire de la société pour liquidation. Celui-ci les convainc alors de conserver leur outillage pour construire une voiture en cours de mise au point par Alanson P. Brush. Avec d'autres partenaires, ils s'associent pour fonder une nouvelle entreprise. Au moment de lui choisir un nom, et alors que la ville célèbre son bicentenaire, ils choisissent "Cadillac" en hommage à Antoine de Lamothe-Cadillac, fondateur de Detroit.

Le premier modèle de Cadillac, qu'on appellera rétrospectivement Model A, est présenté au salon de New York 1903. C'est un Runabout (deux places sans portière ni pare-brise) ou un Tonneau (quatre places, sans portière, ni pare-brise). C'est une voiture plutôt élégante et dont la qualité de fabrication se fait remarquer, la réputation de Leland aidant (il est surnommé "Le maître de la précision"). Elle est motorisée par un mono-cylindre de 1609 cm3 (!) qui lui procure 9 ch à 900 tr/min, disposé à l'horizontale sous le siège gauche. Le châssis est en acier, les roues sont en bois et les pneus pleins, la conduite à droite. Une boite à trains épiciycloïdaux - ou boite planétaire - à deux rapports lui permet d'atteindre 70 km/h et consomme environ 10 litres au cent kilomètres. Trois voitures sont présentées au Salon au prix de $750. Outre les trois voitures d'exposition, 2283 autres voitures sont commandées, soit plus que la production de l'année envisagée. A la fin de l'année, 1895 voitures sont produites.

L'année suivante démarre mal avec un incendie dans l'usine le 13 avril et la production est interrompue 45 jours. D'autre part, des clients se plaignent que le châssis de la voiture se tord sur les routes cahoteuses des USA (qui ne sont pas si bien carrossée qu'en Europe). Murphy et Bowen demandent à Leland de modifier le châssis. Ils en profitent pour réorganiser la production. Finalement, la fusion a lieu entre Cadillac et l'entreprise de Leland, L&F. C'est ainsi que naît la Cadillac Motor Car Company. Peu à peu d'autres modèles sont développés et dès la création du Modèle B, le premier s'appelle rétrospectivement Model A. Les Cadillac se distinguent surtout par leur simplicité et leur qualité de construction qui rend les voitures fiables et faciles à réparer.

En 1906, la firme construit plusieurs voitures dont un luxueux modèle à 4 cylindres. Elle produit aussi une évolution du Model A, puis B, C, E, F. Le modèle K (runabout) (ou M (tonneau)) dispose toujours du même moteur hormis quelques améliorations mécaniques. Elle s'est allégée au cours du temps et ne pèse plus que 550 kg. En 1908, le modèle K participe au Trophée Dewar organisé par le RAC (Royal Automobile Club), un concours de standardisation. Trois voitures de couleur différente sont choisies dans le stock par les membres du jury. Les voitures doivent effectuer un essai routier de 40 km. Elles sont ensuite totalement démontées et leurs pièces mélangées. Elles doivent être remontées et participer à une épreuve d'endurance. Les Cadillac K sont remontées et leurs pièces de carrosserie sont mélangées si bien qu'on les surnomme "voitures Arlequin". Elles remportent l'épreuve haut la main, et pour la première fois, le prix n'est pas décerné à une firme anglaise. Leland fait alors adopter le slogan suivant "Standard of the World" (Une norme pour le monde), en réponse au "Best car in the World" (meilleure voiture du monde) de Rolls-Royce.

Fort de ce succès, la K atteint une certain notoriété et finalement, 16 000 voitures mono cylindre (de la A à la K) sont produites entre 1903 et 1908. Ensuite, la réussite de Cadillac incitera William Crapo Durant à lorgner sur la firme pour l'intégrer à son groupe, la General Motors. A force de négociations, alors qu'il proposait une offre de 3 millions de dollars qui lui a été refusée, il finit par racheter l'entreprise 5 669 250 dollars, Cadillac ayant remporté le Trophée Dewar une seconde fois au cours des négociations. W. Durant demande toutefois à ses fondateurs de continuer à fabriquer des voitures comme si c'était encore leur entreprise.

L'histoire rattrapera le groupe puisque le départ de Leland aboutira à la fondation de Lincoln qui, intégré à Ford, deviendra le principal concurrent de Cadillac. Cadillac produira ensuite les premières voitures à V8 en série, puis des V12 et même la célèbre V16. Mais grâce à ces V8 et après la création de la série Sixty-Special, Cadillac participera, après-guerre, à l'écriture de quelques des plus belles pages du design automobile.

20 septembre 2015

De Dion-Bouton DE1 (1911-1912)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Très peu d'informations techniques ou historiques sur cette De Dion-Bouton type DE1 de 1911. Elle a été livrée en 1912 sur un châssis de 1911. Son moteur est un monocylindre de 6 ch et sa carrosserie est strictement d'origine. On peut suivre le pedigree de cette voiture sur bonhams.com.

Si son propriétaire venait à lire cette page, ses renseignements seraient les bienvenus.

03 septembre 2015

Renault Type C (1900)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Après le succès du Type A, Louis Renault continue d'améliorer son modèle. Les Type B et C remplacent donc le Type A en 1900. L'architecture générale de la voiture reste inchangée avec un moteur à l'avant, des roues arrière motrices. Les freins restent à commande manuelle agissant sur l'essieu arrière. La direction à crémaillère se généralise au cours de l'année ce qui permettra progressivement de supprimer la commande de type guidon ou queue-de-vache par un volant.

Les moteurs utilisés sont toujours fournis par De Dion-Bouton mais leur cylindrée et leur puissance augmente. Le monocylindre du Type C passe à 450 cm3 pour une puissance de 2,75 ch. Mais la grande nouveauté est le refroidissement par eau, au moyen d'un thermsiphon. Le capot n'est plus arrondi mais trapézoïdal. On note sur les faces latérales l'apparition d'un radiateur. Plus tard, celui-ci sera logé en arrière du moteur, une des particularités des Renault (partagée avec Clément-Bayard).

Au cours de l'année suivante les Type D et Type E vont également entrer au catalogue. Cette dernière, avec une cylindrée de 1234 cm3, dispose de 9 ch pour une vitesse maximale de 50 km/h.

Les Type C et Type E vont se couvrir de gloire au cours des multiples épreuves sportives qui sont organisées. Les voitures conduites par Louis et sont frère Marcel vont consolider la réputation de Renault. Victoire dans le Paris-Toulouse-Paris en 1900 puis en Grand Prix de Pau en 1901, puis Paris-Bordeaux et Paris-Berlin. Les commandes affluent si bien que l'atelier de Louis dans la résidence secondaire de Boulogne-Billancourt n'y suffit plus. Il a fallu racheter les terrains adjacents et l'atelier couvre désormais 5000 m² et emploie 400 ouvriers. Renault vend 157 voitures en 1900 et 290 en 1901, tous modèles confondus.

Peu à peu, Renault fabriquera ses propres moteurs, multipliera les inventions. Il développera tout une gamme comportant des véhicules plutôt cossus mais aussi de pratiques voitures populaires, en particulier l'AG qui sera adoptée par les taxis parisiens. Une autre grand succès sera également porté par l'AX. Puis les taxis de la Marne lui permettront de lier son nom avec la Grande Histoire. Les KZ de l'après-guerre lanceront Renault dans l'ère industrielle moderne.


27 août 2015

Lion-Peugeot VA (1905-1908)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Au début du XIXè siècle, la famille Peugeot s'est lancée dans la filature. S'ensuit une très belle réussite grâce à la fourniture d'étoffes à la Grande Armée. Un moulin franc-comtois est transformé en fonderie et la famille Peugeot se lance dans l'industrie en fabricant des ressorts pour l'horlogerie. Ce n'est qu'en 1832 qu'est fondée la Société Peugeot Frères qui fabriquera des lames de scie. C'est ainsi que le lion est choisi comme emblème, pour signifier la puissance des dents de la scie. En 1840, c'est le fameux moulin à café qui devient le produit phare de la famille. Peu à peu les branches d'activité s'élargissent et les diverses sociétés familiales fabriquent des choses aussi hétéroclytes que des baleines de parapluies, des scies à ruban ou des corsets et même des crinolines. Après l'avènement de la République, Peugeot se lance dans la fabrication de bicyclettes. La société est alors dirigée par deux cousins, Armand, plutôt visionnaire, et Eugène, homme d'affaires plutôt conservateur. Armand est convaincu que l'avenir est à l'automobile alors qu'Eugène y est totalement hostile. C'est ici qu'intervient le point critique.

Armand s'essaie à la fabrication d'un tricycle à vapeur en collaboration avec Léon Serpollet qui a conçu un type de chaudière adapté à l'automobile. C'est la naissance de la Type 1. Mais Armand Peugeot n'est pas convaincu par la chaudière, d'autant qu'il est contacté par Emile Levassor qui lui propose de fabriquer des voitures grâce à la licence de moteur achetée à Daimler (en fait rachetée à la veuve de Sarazin qui en avait fait l'acquisition auprès de Daimler). Leur association conduit à la production des premières automobiles en 1891, la Type 2. Armand se voit contraint de fonder sa propre société car Eugène craint que ne soit englouties la fortune et la société familiales. Armand crée alors la Société des Automobiles Peugeot en 1896. Il construit une usine dans le Doubs et un atelier près de Lille qui sera le berceau des moteurs Indenor, spécialiste du Diesel. Un accord est passé au sein de la famille afin que les deux entreprises ne se concurrencent pas, notamment pour qu'Armand ne fabrique pas de cycles. Les automobiles Peugeot sont de plus en plus nombreuses sur les routes, Armand en ayant vendu 5300 exemplaires !

C'est finalement Eugène qui rompt le pacte en fabriquant une voiturette sous la marque "Lion-Peugeot". Le réseau d'agents transmettait à Eugène et ses fils le désir de la clientèle d'obtenir un véhicule qui soit une petite voiture. Robert Peugeot, l'un des fils d'Eugène, est convaincu que l'entreprise dispose des moyens techniques et humains et financiers pour mener le projet à bien. Mais il y a le problème des accords entre "Les Fils de Peugeot Frères" et la "Société des Automobiles Peugeot". Contact fut pris avec Armand pour leur expliquer leur projet de voiturette. Choqué par la démarche dans un premier temps, Armand scelle un nouvel accord en mars 1905. Les Fils de Peugeot Frères peuvent vendre et construire des voiturettes à partir du 1er janvier 1906, à condition qu'elles soient équipées de moteurs monocylindres, qu'elles pèsent moins de 340 kg et soient vendues au prix maximum de 2700 F. En compensation de quoi, Les Fils de Peugeot Frères (Lion-Peugeot) devront verser 100 000 F par an (payables par semestre).

C'est ainsi que naît la Lion-Peugeot VA avec un moteur monocylindre de 785 cm3. Elle dispose de 5 ch accouplés à une boite de vitesses à 3 rapports avec un embrayage à cône. La transmission aux roues arrière s'effectue au moyen d'une chaîne. Quant aux freins, ils n'agissent que sur les roues arrière. Selon le couple conique, le vitesse maximale varie de 27 à 42 km/h. La direction est à vis et secteur et les amortisseurs à friction. Elle est directement en concurrence avec la Peugeot 68.

Les voitures "Lion-Peugeot" étaient bien conçues et plutôt performantes. Légères, elles ont signé quelques victoires en compétition notament au Grand Prix de l'Automobile Club de France ou à la coupe des voiturettes. Les deux marques ont coexisté et leurs accord ont évolué dès 1906. Après le décès d'Eugène, Robert, son fils a pris sa suite. La situation évolue et l'ambiance se détend au point où les deux entreprises semblent coopérer. Mais vers 1910, la situation de l'entreprise d'Armand s'étant dégradée, c'est une fusion qui s'opère entre les deux sociétés, devenant alors La Société des Automobiles et Cycles Peugeot. Les deux marques continuent cependant d'être exploitées. Armand présidera le conseil d'administration jusqu'en 1913 avant de se retirer pour 1914. Robert, qui en assurait la direction générale, en profita pour se rapprocher d'Ettore Bugatti pour lancer la "Bébé-Peugeot".

La Lion-Peugeot VA a été fabriquée à 1000 exemplaires de 1905 à 1908, en carrosserie deux places (tonneau) ou double phaeton (4 places). Elle sera secondée par la série des VC (VC1, VC2, VC3), puis par des versions à deux et quatre cylindres (V2C2 et V2Y2). Très récemment, une VA s'est vendue plus de 43 000 €.

Peugeot continuera l'aventure de l'automobile avec succès et en sachant trouver les bonnes solutions. De la Quadrillette à la 190 S, la firme saura s'adapter au marché. Elle franchira avec succès la crise des années 30 en ayant compris l'intérêt de proposer une voiture populaire, la 201. La saga en a fait un constructeur de premier plan, grimpant un à un des échelons de la production automobile au point de devenir l'un des plus grands constructeurs mondiaux au XXIè siècle.

Pour en savoir plus :
- http://www.montbeliard-emulation.fr
- mini 1/43è

24 août 2015

Larroumet et Lagarde "La-Va-bon-Train" (1903-1914)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Début du XXè siècle,  la France compte un peu plus de 700 constructeurs (719 exactement en 1898), un nombre permis par la simplicité des châssis, un marché encore local, et des moteurs De Dion-Bouton fiables et faciles à adapter, et un métier où tout est encore à inventer. Et si la plupart des constructeurs se sont naturellement convertis à la voiture ou voiturette, à Agen, au début du XXè siècle, on produit toujours des tricycles. Il y en a même quatre dans la ville : les frères Aché, Louis Bonneville, Lacroix & de Laville et enfin Larroumet & Lagarde. Comme beaucoup de constructeurs, Larroumet & Lagarde étaient des fabricants de cycles. Entre 1891 et 1903, il se sont convertis peu à peu à l'automobile, s'arrêtant au tricycle en suivant l'exemple de Lacroix de Laville.

Joseph Lacroix, est un ingénieur de talent et touche à tout. Il a conçu "La Nef" en 1898, un curieux véhicule à trois roues, moteur à l'avant, guidé par une longue queue-de-vache, à la façon d'un bateau et animé par le sempiternel moteur De Dion-Bouton. Le nom provient de la forme de la voiture qui ressemble une "nef", un navire de haute-mer. En 1902, Joseph Lacroix s'associe au colonel de Laville pour trouver une assise financière à son entreprise. Leur usine compte une douzaine d'ouvriers qui produisent une trentaine de voitures par an. Ils en construisent environ 200 entre 1902 et 1909.  Pourquoi trois roues seulement ? La réponse des constructeur agennais est simple : "une chance de moins de crever que les voitures à quatre roues".

Chez Larroumet et Lagarde, on s'inspire de "La Nef" qui est simple de construction, pratique pour les roues étroites de l'agenais. Mais à la différence de Lacroix de Laville, le châssis de "La Va Bon Train" est constitué de cornières en "U" et rigidifié avec des entretoises rivetées. Son moteur, situé juste derrière la roue avant, est également un De Dion-Bouton, dont la puissance varie en fonction de la demande du client, mais qui peut aller alors jusqu'à 8 ch. La voiture peut théoriquement atteindre 80 km/h ! Les premiers exemplaires disposaient d'une boite planétaire (avec des engrenages épicycloïdaux) à deux rapports, mais ensuite une boite plus classique a été adoptée, avec une transmission par courroie. L'embrayage n'est rien d'autre qu'un système qui permet de détendre la courroie et le freins agissent sur les poulies ! Un différentiel est installée à partir de 1907. Autre différence avec la "Nef", "La Va Bon Train" dispose d'un volant. Sa direction lui permet d'ailleurs un diamètre de braquage d'à peine 8 mètres. La voiture valait 2000 Francs Or, mais pour 140 Francs Or supplémentaires, on pouvait lui offrir une capote. Pour ce prix, les clients avaient droit à une formation à la conduite de deux jours.

Les chiffres de production ne sont pas connus, mais ils sont estimés entre 50 et 100 voitures, entre 1903 et 1914. Il ne resterait que trois exemplaires en état. Le numéro du châssis du modèle présenté porte le n° 11.

22 août 2015

Renault Type A (1898-1899)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Louis Renault est le petit dernier d'une famille de cinq enfants. C'est un enfant taciturne, un peu effacé. A 14 ans, il aménage un atelier au fond du jardin dans la résidence secondaire de la famille à Boulogne-Billancourt. La famille Renault, et notamment le père de Louis, Alfred, a fait fortune dans le commerce de tissus et de boutons. Louis bricole au fond du jardin, invente, dessine des plans, . Il est poursuivi par ses études plus qu'il ne les poursuit lui-même mais se passionne pour les travaux Léon Serpollet, avec lequel il passe le plus clair de son temps. Il décroche néanmoins son baccalauréat mais ne poursuit pas ses études au-delà.

Dans son antre, il rêve encore d'améliorer le moteur à vapeur. Il dépose en 1897 son premier brevet sur les générateurs à vapeur. Il a déjà eu le temps de modifier un moteur Panhard. Mais il se rend compte que l'avenir se tourne vers le moteur à combustion et se met à bricoler son propre tricycle De Dion-Bouton.

En 1898, il conçoit un système  révolutionnaire : la boite en prise directe. Jusqu'alors les boites de vitesses actionnaient le train moteur au moyen d'une chaîne de transmission. Louis Renault imagine un système où un arbre en sortie de boite actionne directement l'essieu. Lorsque la boite est enclenchée sur le troisième rapport, le rapport de démultiplication est de 1:1, ce qui signifie que l'arbre de transmission tourne à la même vitesse que le moteur : c'est la prise directe. Cette invention sera adoptée par tous les constructeurs et assurera à elle seule la fortune de Louis Renault.

Discrètement, dans son atelier, il ajoute une quatrième roue à son tricycle, ajoute une prise directe, mais conserve le moteur 198 cm3 De Dion-Bouton de 0,75 ch. Son engin dispose de deux places, est long de 1,9 m, pèse à peine 250 kg et est capable d'atteindre 32 km/h. Le 24 décembre 1898, il fait la pari audacieux de gravir la rue Lepic, l'une des plus escarpée de Paris. A peine arrivé en haut, il reçoit déjà 12 commandes et des acomptes.

Il dépose le brevet de la boite en prise directe le 9 février 1899 et la société "Renault Frères" est constituée le 25 février 1899 (à effet rétroactif au 1er octobre 1898). Louis n'est même pas associé, mais simple salarié. Ce sont ses deux frères, Fernand et Marcel qui ont investi 60000 Francs Or sans trop y croire. Pourtant à la fin de 1899, 76 voiturettes ont déjà été vendues au prix de 3500 Francs Or (environ 13500 € actuels). Le Type A est équipé d'un nouveau moteur de Dion-Bouton de 273 cm3 qui développe 1,75 ch. La direction est formée par une sorte de guidon en demi-cercle avec des poignées verticales. Le frein est à pied sur l'arbre de transmission et à main sur les roues arrière.

L'essor de l'entreprise est assuré par le brevet de la boite en prise directe, mais au moyen d'un retentissant procès en 1905 aux concurrents qui l'utilisent sans licence. En attendant, la publicité pour la voiture se fait par les courses automobiles auxquelles elle participe : Paris-Trouville, Paris-Ostende, Paris-Rambouillet-Paris. A chaque fois, Louis Renault remporte des victoires dans la catégorie voiturettes.

Mais Louis Renault continue d'améliorer sa voiturette, et dès 1900, ce sont le Type B puis Type C qui apporteront un surcroît de puissance et un certain d'améliorations.

Le modèle présenté est une reconstruction fidèle réalisée selon les plans de Louis Renault par le département Classic de Renault.

21 août 2015

De Dion-Bouton Vis-à-vis Type G (1900-1902)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Jules Philippe Félix Albert de Dion Wandonne de Malfiance, dit Jules-Albert de Dion, comte puis marquis, fait partie de cette aristocratie fortunée et désoeuvrée. Mais Jules-Albert fait partie de cette cotégorie encore plus restreinte des passionnés de génie. Accusé de dilapider sa fortune par sa famille, c'est un passionné de mécanique. Il se voit comme Amédée Bollée, à la tête d'une entreprise de construction d'automobiles, mais mieux conçues et moins chères. Mais encore faut-il trouver les bons partenaires.

En 1882, De Dion voit dans une vitrine du Passage de Léon, à Paris, une locomotive à vapeur miniature si bien faite qu'il tient à savoir qui en est l'artisan. Il entre dans la boutique et fait la connaissance de Georges Bouton et Armand Trépardoux. Le premier est spécialiste de jouets miniatures ou scientifiques, et le second, ingénieur des Arts et Métiers, spécialiste des moteurs à vapeur. De Dion leur commande alors un autre modèle, afin de vérifier le savoir-faire des deux hommes. De son côté Trépardoux rêve d'automobile à vapeur et voit en De Dion la possibilité de le réaliser.

Ainsi les trois compères s'installent Porte Maillot à Paris dès 1883 et fabriquent un curieux véhicule automobiles à vapeur. Il ne s'agit pas encore de voitures, mais d'un quadricycle qui ressemble beaucoup à une charrette dont on a enlevé le cheval. Les roues avant sont motrices et les roues arrière sont directrices. Puis la nouvelle société dépose un brevet pour un chaudière pour bâteau. Mais outre chette parenthèse fluviale, De Dion revient vers un quadicycle plus perfectionné qui atteint la vitesse phénoménale de 60 km/h : la Marquise. D'autres prototypes se multiplient, certains trouvent acquéreur, d'autres sont délaissés au fond de l'atelier.

Par la suite, l'activité se développe autour de tricycles, plus légers et donc plus adaptés au faible rendement des chaudières. Le développement des véhicules s'améliore, et les machines à vapeur deviennent quadricycles. Le 28 avril 1887, trois tricycles De Dion-Bouton rallient le pont de Neuilly à Versailles, soit 30 km en un peu plus d'une heure. Georges Bouton est alors le vainqueur de cette "course" organisée par le journal "Le Vélocipède".  Mais De Dion sait que la vapeur n'a qu'un avenir limité et ne convient pas à l'automobile. Il a d'ailleurs acheté en 1889 la licence à Gottlieb Daimler pour le développement du moteur à pétrole. Trépardoux, inconditionnel de la vapeur, quitte la société en 1893 ce qui provoquera une colère mémorable du comte. Toujours est-il que les succès s'enchaînent. D'abord Paris-Rouen en 1894, où le Comte arrive en tête avec une voiture à vapeur, mais prend la seconde place au jeu des coefficients. Lors de Paris-Marseille-Paris en 1896, les tricycles finissent 3è et 5è.

Désormais, De Dion et Bouton, seuls associés, vont développer le moteur à explosion. Bouton mettra six ans à parvenir à un résultat convenable. Il finit par élaborer un moteur monocylindre de 185 cm3 qui tourne à la vitesse de 2000 tr/min, soit trois fois plus vite que la concurrence. Il a choisi des matériaux légers (aluminium) pour le piston et la faible cylindrée diminue la masse du piston et l'amplitude de ses mouvements. Ce qui permet une vitesse de rotation plus importante que pour les lourds moteurs en fonte et à grosse cylindrée de la concurrence. Le moteur développe 1,25 ch en 1896, puis 1,75 en 1897.

En 1899, il fabrique le célèbre vis-à-vis appelé "La petite voiture". C'est la première voiture fabriquée par De Dion-Bouton, les précédents n'étant que des tricycle ou des quadricycles. On peut considérer que c'est la première voiture fabriquée en série. Les quatre passagers se font face, tandis que le conducteur dirige le véhicule depuis l'arrière avec sa queue-de-vache, sur laquelle sont installées diverses commandes pour le moteur et les freins. Elle profite d'une suspension qui porte encore le nom d'un système bréveté en 1896 : le "pont de Dion". La boite est fixée au châssis dans un carter lié au pont et la transmission aux roues se fait au moyen de cardans ou de joint homocynétiques. La réduction des masses suspendues permet une suspension plus agile, tout en conservant une largeur de voie constante, pour une meilleure tenue de route. La voiture dispose d'une boite à embrayage automatique qui fonctionne en même temps qu'on enclenche une vitesse. C'est facile à utiliser et fiable.

Le Type D a aussitôt un franc succès. Outre son capital sympathie, il est aussi fiable et amusant. Il est remplacé en 1900 par le Type E, puis par le Type G en fin d'année. Le Type D a un frein secondaire en sortie de boîte de vitesses et la commande du changement de vitesse s'opère par un petit volant. Le Type E possède des freins secondaires dans les roues arrière et la commande des vitesses s'effectue avec un levier simple comme sur les modèles suivants. Le Type G dispose d'un moteur monocylindre de 498 cm3 de 4,5 ch contre 3,5 pour les deux modèles précédents et la commande de boite s'effectue avec un volant. Il est remplacé par le Type L qui dispose, lui, d'un moteur de 6 ch à partir de 1902.

Grâce au Type G (et au Type D et E qui l'ont précédé), De Dion Bouton devient le premier constructeur automobile mondial, devant Panhard ou Renault ou les Frères Peugeot. Mieux, il founit ses moteurs à presque tous, et s'il fabrique 400 voitures, il vend 3200 moteurs ! Le Type G, à lui seul, a été vendu à 2970 exemplaires.

De Dion va poursuivre son oeuvre avec quelques idées de génie : il fonde l'Automobile Club de France, la Chambre Syndicale de l'Automobile, il crée le Salon de l'Auto, lance les premières cartes routières, crée un Almanach qu'il cèdera aux imprimeries Vermot. Mais il se développe aussi du coté de l'aviation, des véhicules utilitaires et des autorails ! La construction de voitures se poursuit en 1902 avec "La Populaire" (Type K1 et K2) , puis la production s'oriente vers une clientèle plus haut de gamme à partir de 1905. En 1910, le Type CJ est la première voiture à moteur V8. La Grande Guerre interromp la production et après l'Armistice, De Dion rate le coche. La clientèle pour les voitures de luxe s'est amenuisée et De Dion en tire pour conséquence de se recentrer sur les utilitaires. La production de voitures cesse définitivement en 1932 mais la construction d'autorails et d'utilitaires ou de bicyclettes se poursuit jusqu'en 1953. On retrouvera même des camions de pompier après cette période.

Aujourd'hui De Dion-Bouton est une gloire de l'industrie française qui a su allier le talent et l'inventivité. Sa trace dans le monde de l'automobile est indélébile.

15 août 2015

Peugeot 68A (1905)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Au début du XIXè siècle, la famille Peugeot s'est lancée dans la filature. S'ensuit une très belle réussite grâce à la fourniture d'étoffes à la Grande Armée. Un moulin franc-comtois est transformé en fonderie et la famille Peugeot se lance dans l'industrie en fabricant des ressorts pour l'horlogerie. Ce n'est qu'en 1832 qu'est fondée la Société Peugeot Frères qui fabriquera des lames de scie. C'est ainsi que le lion est choisi comme emblème, pour signifier la puissance des dents de la scie. En 1840, c'est le fameux moulin à café qui devient le produit phare de la famille. Peu à peu les branches d'activité s'élargissent et les diverses sociétés familiales fabriquent des choses aussi hétéroclites que des baleines de parapluies, des scies à ruban ou des corsets et même des crinolines. Après l'avènement de la IIIè République, Peugeot se lance dans la fabrication de bicyclettes, notamment le fameux "Grand-Bi". La société est alors dirigée par deux cousins, Armand, plutôt visionnaire, et Eugène, homme d'affaires plutôt conservateur. Armand est convaincu que l'avenir est à l'automobile alors qu'Eugène y est totalement hostile. Les deux cousins se séparent et passent un accord en 1896 : Armand s'interdit de produire des cycles et Eugène n'est pas autorisé à fabriquer des voitures. Pourtant Eugène brise le pacte en 1905 en fabriquant des voitures sous la marque "Lion-Peugeot". Un accord avec Armand permet à Eugène et ses fils de fabriquer des voiturettes à condition de ne pas les vendre plus de 2700 F, qu'elles soient équipées d'un moteur monocylindre et que leur poids de dépasse pas 340 kg, et en versant une redevance annuelle de 100 000 F.

Armand Peugeot fabrique des voitures solides. Dans un premier temps, elles sont équipées d'une chaudière à vapeur en adoptant le principe de Léon Serpollet, puis par la fabrication d'un quadricycle à gazoline. Mais finalement, l'efficacité n'est pas au rendez-vous et la route prend une autre voie lorsqu'Emile Levassor contacte Armand. Les deux hommes passent un accord permettant à Armand d'utiliser le moteur Daimler dont Levassor possède la licence. 29 voitures de Type 3 sont vendues en 1892. L'accord de 1896 entre Armand et Eugène emporte la création de la "Société des Automobiles Peugeot". En 1897, Armand vend 54 voitures, puis près de 500 en 1900. Il n'y a guère que De Dion Bouton et Panhard-et-Levassor pour faire mieux. Pas moins de 15 modèles différents composent la gamme, de la voiturette au "minibus" en passant par la voiture familiale. La voiturette sera un des grands succès de Peugeot et aboutira à la "Bébé" puis à la Quadrillette. Juste au-dessus de la voiturette, la Type 68 est l'exemple de la petite voiture citadine de l'époque.

Sur un empattement de 2 mètres, elle est haut perchée sur ses grandes roues. Elle est vendue selon trois carrosseries : torpédo (bien que le terme n'apparaisse qu'à partir de 1908), phaeton ou tonneau (notre modèle). Trois séries se sont succédées la même année. Les 68 et 68A (notre modèle) ont eu un moteur mono-cylindre de 883 cm3 (105 x 102 mm) de 8 ch tandis que la 68B a reçu un nouveau mono-cylindre de 987 cm3 pour la même puissance. La vitesse maximale est très variable, en fonction du rapport du couple conique utilisé et de la taille de roues choisies. Elle oscille entre 35 et 45 km/h. Les amortisseurs sont à friction et les freins n'agissent que sur les roues arrière. La direction est à crémaillère et la boite est à trois rapports, non synchronisés, bien entendu.

La 68, toute série confondue, s'est vendue à 276 exemplaires en 1905. Une descendance nombreuse et variée aboutira à la Peugeot 301 en passant par la 177. Peugeot parviendra à construire plus de 10 000 voitures par an à la veille de la Première Guerre Mondiale. Ensuite, Renault et Citroën deviendront de redoutables concurrents. Après un passage à vide au milieu des années 20, la 201 met définitivement l'entreprise sur la trace des grands constructeurs mondiaux.