16 octobre 2009

Ferrari Enzo (2002-2005)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette voiture d'exception a été construite dans la lignée des F40 et F50 qui ont pour vocation de célébrer une décennie supplémentaire de l'histoire de la marque la plus célèbre au monde. Dédiée au "Commandatore" elle se prénomme ainsi "Enzo". Ferrari y a mis tout son savoir-faire et la technologie acquis en F1, et avec la participation de Michael Schumacher dans la mise au point. Il en résulte une voiture de l'extrême, taillée comme une F1, étudiée en soufflerie, motorisée par un monstrueux V12 de 660 chevaux. Contruite à 349 exemplaires (Enzo Ferrari disait qu'il fallait construire une voiture de moins pour qu'elle suscite l'envie et la passion des clients), puis 50 de plus en raison de son succès, elle est on-ne-peut-plus exclusive, et chaque exemplaire a été vendu avant même que la première ne soit fabriquée. Le 400è exemplaire a été vendu au profit des victimes du Tsunami de 2004 (950 000 €).

Châssis en carbone nid d'abeille et aluminium, boite séquentielle robotisée (15 centièmes de secondes pour changer un rapport) commandée par des palettes au volant, diodes sur le volant pour indiquer le régime maximal, anti-patinage déconnectable, V12 à 65° avec quatre arbres à cames en tête et admission variable, freins à disques carbone-céramique, toute la technologie est là. La ligne est étudiée pour apporter une charge aérodynamique jusqu'à 775 kg à 300 km/h, mais seulement 585 kg à 350 km/h. Les 100 km/h sont atteints en 3,6 secondes, les 400 mètres atteints autour de 11 secondes mais à plus de 200 km/h et le kilomètre franchi en 19,6 s, les chiffres s'affolent. La vitesse de pointe est théoriquement de 363 km/h, encore faut-il pouvoir trouver la route (ou plutôt le circuit) pour l'atteindre. Le plus étonnant est que la Ferrari 430 Scuderia obtient tout de même un meilleur temps au tour sur le circuit d'essai de Maranello !

Seuls ceux qui avaient déjà acheté au moins trois Ferrari auparavant et en n'ayant jamais eu d'accident ont pu acheter une Enzo. Elle se négocie aujourd'hui d'occasion entre 750 000 et 1 million d'euros. En 2005, une version encore plus exclusive de l'Enzo est mise en vente, mais non homologuée sur route : la FXX et ses 850 chevaux.

Fiche technique :

Type du moteur    V12 à 65°
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal central arrière
Alimentation     Gestion Bosch Motronic ME7
Distribution     2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes     5 par cylindre
Alésage X Course     92 x 75.2 mm
Cylindrée     5998 cm3
Compression     11.2:1
Puissance     660 ch à 7800 tr/min
Couple     67 mkg à 5500 tr/min
Boite de vitesse     6 rapports
Type    Propulsion
Antipatinage    Oui, déconnectable
Direction    Crémaillère, assistée
Suspensions Av    Quadrilatères inégaux superposés
Suspensions Ar    Quadrilatères inégaux superposés
Freins avant    Disques carbone-céramique (380mm)
Freins arrière    Disques carbone-céramique (380mm)
ABS    Serie
PneuAv    245/35 ZR19
PneuAr    345/35 ZR19
Longueur    470 cm
Largeur    203 cm
Hauteur    115 cm
Empattement  265 cm
Voie av 166 cm
Voie ar 165 cm
Poids à vide 1255 kg
Vitesse max    363 km/h
0 à 100 km/h    3,6 s
400 mètres DA    : 11 s
1000 mètres DA :  19,6 s
Réservoir    110 litres

 


04 octobre 2009

Pontiac Firebird Esprit 1974

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(Cancale, Ille-et-Vilaine, août 2008)

En 1970, une nouvelle génération de la Firebird apparaît à la suite de la première qui n'était pourtant sortie  qu'en 1967. Elle et sa jumelle, la Chevrolet Camaro, voient leur carrosserie entièrement remodelée, mais sur la base du même châssis. A l'occasion la Trans Am n'est plus une option mais un modèle en soi.

En 1974, les ouïes s'affinent sur la calandre où les clignotants le logent désormais. A l'arrière, la lunette arrière est agrandie, principal écueil de la Firebird de ces années là : la visibilité à l'arrière est exécrable. Selon la documentation, et étant donné les clignotants, ce modèle serait de 1974 et non de 1975, comme écrit sur la plaque d'immatriculation.

La finition "Esprit" est orientée vers le luxe. Une meilleure insonorisation, quelques chromes supplémentaires et un intérieur plus luxueux la distingue de la version de base ou des versions Formula ou Trans Am.

Les moteurs oscillent entre un petit V6 de 4,2 litres d'à peine 100 chevaux à un V8 de 7,5 litres mais de  300 chevaux. En raison des normes anti-pollution américaines les chiffres vont sérieusement baisser les années suivantes. Les chiffres d'avant ces normes ne seront rattrapés qu'en milieu des années 90.

Chaque année verra se nouvelle Firebird. En 1982, une nouvelle génération de Firebird est commercialisée dont la plus célèbre reste "K2000" ou "KITT". Un quatrième génération de 1992 à 2002 verra la fin des Firebird. Une rumeur de renaissance de la Firebird a été enterrée par l'annonce de Général Motors de cesser de commercialiser la marque Pontiac.

Fiche technique :

Type du moteur    V8 à 90°
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     Carburateur quadruple corps
Distribution     Arbre à cames central
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     105.4 x 106.8 mm
Cylindrée     7462 cc
Compression     8.4
Puissance     310 chevaux à 4000 tr/min
Couple     53.9 mkg à 3600 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Type    Propulsion
Direction    A billes
Suspensions Av    Roues indépendantes
Suspensions Ar    Essieu rigide, lames
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
PneuAv    E 78 x 14
PneuAr    E 78 x 14
Longueur    488 cm
Largeur    186 cm
Hauteur    128 cm
Vitesse max    225 km/h
Réservoir    68 l

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17 août 2009

Alfa Romeo 6C-1500 (1928)

 

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

Merci à Gégé et Weber40 pour les infos (voir les commentaires) qui m'ont mis sur la piste de ce modèle.

Cette voiture est sans doute la première GT au monde. Alors qu'Alfa Romeo est forte de sa domination sur les courses sur circuit en Europe en 1925 et 1926 avec l'Alfa P2, il est décidé de mettre à profit cette image de marque.

Un petit roadster est fabriqué avec le savoir-faire de la compétition. Il en nait cette voiture très basse pour l'époque, très ramassée. Un moteur 6 cylindres en ligne dérivé du 8 cylindres de la P2 est élaboré. Avec 1500 cm3 à l'origine, puis 1750 cm3, deux soupapes en têtes actionnées par deux arbres en cames en tête, aidé par un compresseur, il délivre 85 chevaux puis jusqu'à 102 chevaux avec diverses évolutions. Avec 145 km/h en vitesse de pointe elle surclasse la concurrence, mais ce sont surtout sa motricité et ses reprises, ainsi que sa maniabilité qui lui assurent la supériorité. La voiture remporte alors aisément les Mille Miles de 1928 à 1931. Seule la surpuissante Mercedes SSK parviendra à mettre fin à l'hégémonie de la Gran Sport. C'en sera la fin de la 6C.

21 juin 2009

Alfa Romeo 2600 Sprint (1961-1968)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Cette Alfa Romeo souffre d'un déficit de promotion. Adaptée au secteur haut de gamme des voitures de sport des années 60, elle n'a pas été mise en valeur par le constructeur, plus occupé à promouvoir la toute nouvelle Giulia.

Pourtant la ligne de cette voiture aurait pu être un fer de lance pour l'image d'Alfa Romeo. Déclinée en berline, spider (cabriolet) et sprint (coupé), elle se plaçait dans un niveau de standing digne des meilleures allemandes. Sellerie en cuir profonde et confortable, instrumentation complète au look typiquement italien, un moteur à l'avenant, une boite 5 rapports (très rare à l'époque) le cocktail devait en faire une référence.

Avec un moteur de 6 cylindres en ligne de 2584 cm3 avec double arbre à cames en tête (le dernier de l'histoire d'Alfa Romeo) gavé par trois carburateurs double corps (deux seulement pour la berline), la voiture arborait 145 fiers chevaux à 5900 tr/min, ce qui lui permettait d'atteindre 200 km/h, un chiffre important en 1961. Le spider ou le coupé Sprint pouvaient accueillir quatre passagers dans de vraies places avec un confort digne de ce nom.

Aujourd'hui, elle est très recherchée, symbole d'une reconnaissance tardive alliée à sa rareté. La berline ne fut vendue qu'à 2000 exemplaires, le spider un peu plus de 2250 unités, et c'est en coupé (notre modèle) qu'elle connut le plus grand succès, avec 6999 exemplaires écoulés. Malheureusement, cette voiture est restée confidentielle. Abandonnée en 1968, elle n'eut pas de remplaçante, et il a fallu attendre l'Alfa 6 des années 1980 pour retrouver un haut de gamme chez Alfa. Pour le coupé, ce n'est que la GTV6 qui reprendra le flambeau quelques années plus tard.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2584 cm3
Alésage X course : 83 x 79,8 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 145 ch à 5900 tr/min
Couple maximal : 22 mkg à 4000 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 3 carburateurs Solex
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à vis et galets
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 458 cm
Largeur : 171 cm
Hauteur : 138 cm
Freins av : disques
Freins ar : disques
Pneus av : 165 x 400
Pneus ar : 165 x 400
Vitesse maximale : 200 km/h
1000 m.D.A. : 33,2 s
Poids : 1380 kg

02 mai 2009

Ferrari F355 F1 Spider (1997-1999)

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(Aniane, Hérault, juin 2008)

Le Spider conçu sur la base de la F355 apparaît en 1995. En 1997, il est rebaptisé F355 F1 car il est la première voiture Ferrari à bénéficier de la technologie de boite F1 robotisée. De loin, on peut la distinguer par sa jupe arrière noire en remplacement de la couleur caisse sur les modèles à boite manuelle. La F355 a alors été vendue à 75 % avec cette transmission qui restait une option. Le levier de vitesse a disparu et des boutons permettent de sélectionner la marche avant ou arrière. Pour la suite, il suffit d'appuyer sur les palettes situées de chaque côté du volant. De fait, il s'agit d'une commande électro-hydrolique d'embrayage et de sélection automatique des rapports de la boite d'origine. Elle n'a pas encore la rapidité qu'on connait aujourd'hui, et même BMW, arrivé bien plus tard sur cette technologie, livre une boite plus agréable sur la M3. Mais conduire une Ferrari est un autre plaisir.

Pour les 100 derniers exemplaires avant le remplacement par la F360 Modena, la Scuderia a fabriqué 100 exemplaires du spider allégé baptisés "Fiorano". Ils sont également équipé d'une suspension particulière, d'une cartographie adaptée, d'une pédalier sport, des inserts de carbone et du velours entourant la roue de secours. On peut les reconnaître grâce à une plaque numérotée sur le tableau de bord.

Fiche technique :

Type du moteur    V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, central arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée :  3496 cm3
Alésage X Course : 85 x 77 mm
Puissance maximale : 380 ch à 8250 tr/min
Couple maximal : 37 mkg à 6000 tr/min
Taux de compression : 11 : 1
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 40
Alimentation : injection intégrale Bosch
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses séquentielle à 6 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 425 cm
Largeur : 190 cm
Hauteur : 117 cm
Empattement : 245 cm
Pneus av : 225/40 ZR18
Pneus ar : 265/40 ZR18
Freins av : disques ventilés (300mm)
Freins ar : disques ventilés (305mm)
Vitesse maximale : 295 km/h
0 à 100 km/h : 4,7 s
400 m.D.A. : 12,9 s
1000 m.D.A. : 23,7 s
Cx : 0,32
Capacité du réservoir : 82  litres
Volume du coffre : 149 litres
Poids : 1350 kg
ABS en série
Antipatinage en série

 


20 avril 2009

Ferrari 328 GTB (1985-1989)

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(Aniane, Hérault, juin 2008)

La Ferrari 328 n'est pas franchement un nouveau modèle. Elle est une évolution de la 308 qui souffrait surtout d'un manque de moteur lorsque l'injection a été introduite pour satisfaire aux conditions de pollution américaines.

L'évolution du côté du style est discrète. Les pare-chocs sont plus enveloppants, et la calandre est redessinée. Une grille de calandre est installée et deux phares viennent permettre l'appel de phare sans avoir à les sortir de leur carénage. Les clignotants ont quitté les pare-chocs pour s'intégrer au bouclier. Sur les roues avant, les évents ont disparu. Les roues sont passées en 16 pouces et les jantes alliage à cinq branches sont plus affinées.

Le moteur V8 est porté à 3,2 litres (d'où le nom 328) et le résultat est à la hauteur des espérances des puristes. Le 3 litres essoufflé est enfin relevé. Les quatre soupapes par cylindre sont conservées, de nouvelles bougies, plus petites, sont adoptées. Les chambres de combustion sont redessinées, le taux de compression augmenté. Au bout du compte, la puissance est de 270 chevaux à 7000 tr/min et le couple passe de 27 mkg à 31 mkg. Soit plus de 17 % de mieux pour le couple par rapport aux 308 QV. La voiture trouve enfin le caractère qu'on attendait d'elle. D'autant plus que la 328 inaugure un système de double triangles de suspension de longueurs inégales accolés à des amortisseurs Koni, de nouvelles barres anti-roulis. Le comportement est encore amélioré par rapport à la 308. Quant au freinage, il est encore renforcé, et l'ABS vient parfaire la tâche du pilote.

En à peine 5 ans, la 328 sera vendue à 7 500 exemplaires. Mais 6000 seront vendus en ... GTS ! La côte d'occasion est assez élevée, autour de 35 000 € (alors qu'elle valait 440 000 F en 1988). C'est surtout l'entretien qui faut avoir à l'esprit. Les pièces s'usent vite et leur remplacement est cher. Elle sera remplacée par la 348, qui sera beaucoup plus décriée.

Fiche technique :

Moteur : V8 ouvert à 90°, essence
Emplacement : transversal, central arrière
Puissance fiscale : 22 CV
Cylindrée : 3185 cm3
Alésage x course : 83 x 73,6 mm
Taux de compression : 9,8:1
Puissance maximale : 270 ch à 7000 tr/min
Couple maximal : 31 mkg à 5500 tr/min
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : Injection Bosch K Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 12 m
Suspension av : roues indépendantes, double triangles superposés, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, double triangles superposés, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 425,5 cm
Largeur : 173 cm
Hauteur : 112,8 cm
Empattement : 235 cm
Voie av : 148,5 cm
Voie ar : 146,5 cm
Pneus av : 205/55 VR16
Pneus ar : 225/50 VR16
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques ventilés
Vitesse max : 263 km/h
0 à 100 km/h : 6,4 sec
400 m D.A. : 14,3 sec
1000 m D.A.: 25.7 sec
Capacité du réservoir : 74 litres
Cx : 0,36
Poids : 1263 kg

23 novembre 2008

Porsche 911-901 Carrera RS (1972-1973)

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(Cognac, Charente, septembre 2004)

La Porsche 911 Carrera RS est sans doute la plus exclusive et la plus sportive des 911 type 901. En 1972 le réglement du championnat d'Europe GT exigeant désormais 500 exemplaires produits pour l'homologation en groupe 4, Porsche décide de fabriquer une version plus sportive de la 911 S de 2,4 litres.

La 911 Carrera RS (Carrera pour la course mexicaine Carrera Panamerica que Porsche a déjà gagnée avec la 356 ou la 550, et RS pour "Renn Sport") est conçue pour la compétition. Un châssis auxiliaire avant est
fabriqué en alu pour alléger le poids. Les tôles et le vitrage sont amincis. Les garnitures, les poignées de porte, les rembourages pour atténuer le bruit, tout ce qui peut être enlevé pour diminuer le poids disparait. De son côté, le moteur est porté à 2,7 litres par augmentation de l'alésage. Les têtes de pistons, le vilebrequin sont changés, les chemises sont faites d'un nouvel alliage en Nikasil (alliage Nickel-Silicium) pour en diminuer l'usure et les frottements. Il en ressort 210 chevaux pour moins de 1000 kg ! Les 500 premiers exemplaires sont presque immédiatement vendus, et c'est deux autres séries qui seront à nouveau vendues durant l'année 1973, dans des versions un peu moins spartiates. Au passage, les 1500 exemplaires commercialisés ayant été dépassés, la voiture peut être homologuée en groupe 3.

A bord, la voiture est grisante. Elle est extrêmement précise et agile, à condition de ne pas abuser du pied droit. Le feulement rageur du Flat 6 incite à en demander un peu plus à la mécanique qui n'est pas avare. Mais un peu trop d'accélérateur déleste le train avant et emmène la voiture à l'extérieur. C'est un savant dosage enter le frein et l'accélérateur qui permet d'obtenir le meilleur de la voiture qui donnera sur route sinueuse le tournis à son passager et de belle décharges d'adrénaline à son conducteur, les deux étant rassurés par un freinage puissant et endurant. Les performances pures sont à l'avenant, avec un 0 à 100 en 5,8 secondes, un kilomètre départ arrêté en 25,4 sec et 240 km/h en vitesse de pointe. Un chifre qui s'explique par un rapport poids-puissance de 4,28 kg/ch !

Produite à un peu plus de 1500 exemplaires, boudée au début des années 80 au profit de la type 911, victime d'une frénésie spéculative à la fin de la même décennie, c'est aujourd'hui autour de 80 000 euros qu'il faut débourser pour se porter acquéreur de ce bolide.

En 1974, un restylage de la 911/901 conduira à la 911 type 911 qui reprendra d'emblée, en version Carrera le moteur de la 911 Carrera RS.

Fiche technique :

Type du moteur    6 cylindres à plat
Energie     Essence
Puissance fiscale 15 CV
Disposition    Porte à faux arrière
Distribution     2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     90.0 x 70.4 mm
Cylindrée     2687 cc
Compression     8.5
Puissance     210 chevaux à 6300 tr/min
Couple     26.0 mkg à 5100 tr/min
Transmission Porsche 911 Carrera RS (1973-1973)
Boite de vitesse     5 rapports
Type    Propulsion
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    Pseudo McPherson
Suspensions Ar    Bras obliques
Cx    0.40
Freins avant    Disques ventilés
Freins arrière    Disques ventilés
PneuAv    205/60 VR15
PneuAr    205/60 VR15
Longueur    415 cm
Largeur    165 cm
Poids    900 kg
Poids/Puissance    4.28 kg/cv
Vitesse max    240 km/h
0 à 100 km/h    5.8 sec
0 à 160 km/h    12.8 sec
0 à 200 km/h    22.0 sec
1000 mètres DA    25.4 sec

 

10 octobre 2008

Maserati Granturismo (2007-)

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(Montpellier, Hérault, mars 2008)

La Maserati Granturismo remplace la Maserati Coupé 4200 GT en 2007. Elle reprend la ligne générale, la filiation est certaine, mais à bien y regarder les changements sont profonds.

D'abord cet air agressif à tête de squale est dû à la plume de Pininfarina et non de Giugiaro. L'imposante entrée d'air et les phares au xénon accentuent l'effet des ailes rebondies. Les proportions ne sont plus les mêmes. La longueur augmente de près de 30 cm et les places arrières s'améliorent encore, 4 vraies places étant aménagées. La volonté de trancher avec la sportivité de la précédente est affirmée. En dépit de ses lignes et de ses performances, la Granturismo est voulue moins performante que la Coupé 4200. L'idée est de se rapprocher du standing d'une Jaguar XK8. Conçue sur une plate-forme de Quattroporte raccourcie, elle se place comme une voiture de Grand Tourisme (d'où son nom) et non comme une sportive. Certains spécialistes n'hésitent pas à parler de limousine à deux portes. A l'arrière les feux sont originaux, et on distingue quatre sorties d'échappement intégrées au pare-choc. Avec de telles dimensions le coffre n'augmente pourtant que de 220 à 260 litres.

Sous le capot c'est le V8 4,2 litres et 32 soupapes de la version précédente. Retravaillé pour offrir plus de disponibilité que de puissance, il est porté à 405 chevaux. C'est nécessaire pour compenser l'embonpoint : le belle accuse 1880 kg à vide sur la balance. Accouplé à une boite automatique 6 rapports, le mode Drive autorise une conduite souple en ville. Mais dès que l'on sollicite les palettes de commande au volant, et que l'accélérateur s'enfonce un peu plus, le couple moteur de 46 mkg du V8 fait des merveilles. Les puristes trouvent que la belle manque de rigueur dans les changements d'appui rapides et que le freinage n'est pas à la hauteur. Des étriers à 6 pistons viennent pourtant enserrer des disques fonte/alu ventilés de 330 mm de diamètre pour ralentir les roues de 19". Ceci est sans doute une affaire de puristes, le commun des mortels n'ayant pas la possibilité d'exploiter les limites des performances.

Car même si elle n'est pas une sportive pure et dure, la Granturismo est déjà rapide. 285 km/h en pointe, 5,2 s de 0 à 100 km/h, le kilomètre abattu en 25,2 secondes, la barre est haute. En avril 2008, la Granturismo S améliore encore ces chiffres grâce à un V8 de 4,7 litres de 440 ch.

Toujours commercialisée à ce jour, la Granturismo devrait connaître une nouvelle évolution en 2013 ou 2014.

Fiche technique :

Moteur : V8 ouvert à 90° d'origine Ferrari, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 33 CV
Cylindrée : 4244 cm3
Alésage x course : 92 x 79,8 mm
Taux de compression : 11:1
Puissance maximale : 405 ch à 7100 tr/min
Couple maximal : 46,9 mkg à 4750 tr/min
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : injection
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses séquentielle à 6 rapports
Direction à crémaillère, assistance variable
Suspension av : roues indépendantes, double triangles superposés de longueurs inégales, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, double triangles superposés de longueurs inégales, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 488,1 cm
Largeur : 184,7 cm
Hauteur : 135,3 cm
Empattement : 294,2 cm
Voie av : 158,6 cm
Voie ar : 159 cm
Pneus av : 245/40 ZR 19
Pneus ar : 285/40 ZR 19
Freins av : disques ventilés, assistés, ABS (330 mm)
Freins ar : disques ventilés, assistés, ABS (330 mm)
Vitesse maximale : 285 km/h
0 à 100 km/h : 5,2 s
1000 m D.A. : 25,2 s
Volume du coffre : 260 litres
Capacité du réservoir : 86 litres
Consommation moyenne : 14,3 l/100km
Cx : 0,33
Poids : 1880 kg

06 octobre 2008

Maserati Coupé 4200 GT (2002-2007)

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(Montpellier, Hérault, décembre 2007)

Ce sont les feux arrière de la 3200 GT, en forme de boomerang courant le long de la ligne de caisse, qui précipitent la commercialisation du Coupé Grand Sport V8. Pour le marché américain, Maserati a dû renoncer à cette fantaisie et c'est équipée de ces feux traditionnels que la 3200 GT finira sa carrière sous le nom de Maserati Coupé dès 2002. 

De fait les changements sont plus profonds qu'il n'y parait, surtout sous le capot. Un V8 Ferrari de 4,2 litres avec quatre arbres à cames en tête et 32 soupapes remplace le 3,2 litres biturbo. 390 chevaux et surtout 45 mkg à 4500 tr/min au lieu de 370 chevaux et 50 mkg ! Voilà qui permet de passer rapidement d'une conduite souple à 80 km/h en 6è (moins de 2000 tr/min) aux vitesses rageuses d'une voiture au caractère trempé. La boite est manuelle à 6 rapports, mais on peut opter la transmission séquentielle (palettes au volant) directement issue de la F1 et disponible sur la Ferrari 360 Modena. Autant dire que ça pousse fort, et qu'il est déconseillé de désactiver les sécurités actives, notamment le pilotage automatique de l'amortissement et l'anti-patinage. Le poids handicape sérieusement l'agilité de la voiture, handicap compensé par l'électronique.

L'habitacle est soigné sans être clinquant : du cuir, une ergonomie intelligente, un dessin agréable, un compteur gradué jusqu'à 320 km/h, et deux vraies places à l'arrière avec un accoudoir !

En 2005, une version Coupé Grand Sport V8 (notre modèle) est mise en vente. Elle se distingue par une grille de calandre en nid d'abeille. Son moteur de 4,2 litres reçoit 10 ch supplémentaires, de quoi propulser l'engin à 290 km/h. Elle ensuite remplacée par la Maserati GranTurismo au design plus évocateur.

Fiche technique :

Moteur : V8 ouvert à 90° d'origine Ferrari, essence
Emplacement : longutudinal, avant
Puissance fiscale : 33 CV
Cylindrée : 4244 cm3
Alésage x course : 92 x 79,8 mm
Taux de compression : 11,1:1
Puissance maximale : 390 ch à 7000 tr/min
Couple maximal : 46 mkg à 4500 tr/min
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 6 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, leviers triangulés avec ressorts hélicoïdaux et amortissement réglable
Suspension ar : roues indépendantes, leviers triangulés avec ressorts hélicoïdaux et amortissement réglable
Longueur : 452,3 cm
Largeur : 182,1 cm
Hauteur : 130,6 cm
Empattement : 265,9 cm
Voie av : 152,4 cm
Voie ar : 153,9 cm
Pneus av : 235/40 ZR 18
Pneus ar : 265/35 ZR 18
Freins av : disques ventilés Brembo (330 mm)
Freins ar : disques ventilés Brembo (310 mm)
Vitesse maximale : 285 km/h
0 à 100 km/h : 5,2 s
1000 m. D.A. : 24,3 s
Volume du coffre : 220 dm3
Capacité du réservoir : 90 l
Consommation Cycle Mixte : 16,6 l/100km
Poids : 1670 kg

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06 juillet 2008

Ferrari 275 GTB

Ferrari275GTB4av

Ferrari275GTB4ar
(Rétromobile, février 2006)

La 275 prend la suite de la 250 en 1964 au salon de Paris. Sans toucher à la course, l'alésage est augmenté à 77 mm et la cylindrée passe de 250 à 275 cm3. Le V12 passe alors à 3,3 litres et offre 280 chevaux à 7500 tr/min.
Nouveauté chez Ferrari, le moteur est à l'avant, et l'ensemble boite-pont est à l'arrière pour mieux répartir les masses, technologie directement issue de la compétition. Pourl a première fois aussi, les roues sont indépendantes. Cependant, les critiques vont vers la transmission, en raison d'un mauvais alignement entre le moteur et la boite-pont, et la tenue de cap, détails corrigés sur les évolutions ultérieures.

Posté par Zorglub34 à 10:36 - - Commentaires [0]
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