16 octobre 2015

Oldsmobile 98 Convertible 1965

Oldsmobile98-1965av

Oldsmobile98-1965ar

Oldsmobile98-1965int

Oldsmobile98-1965mot
(Rétro-Mobile 2012, Pont de l'Arche, Eure, mars 2012)

Oldsmobile98convav

Oldsmobile98convav1

Oldsmobile98convar
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Oldsmobile98conv1965av

Oldsmobile98conv1965av1

Oldsmobile98conv1965ar
(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

En 1965, l'Oldmsobile 98 est entièrement renouvelée, encore une fois. Ses dimensions augmentent encore par l'adoption de la plate-forme C de General Motors, commune à la Cadillac De Ville et la Buick Electra (ici en modèle 1959). Elle se distingue alors plus aisément de la 88 (ici en version 1958) qui a convervé la plate-forme B. Ainsi, même si elles conservent des airs de famille, la 98 a son propre empattement et 4 styles de carrosserie contre 5 à la version précédente. La disparition du Custom Sport Coupé a simplifié la gamme et la 4 portes 6 vitres (limousine chez nous) a été remplacée par une 4 portes 4 vitres classique.

En tant que haut de gamme, la 98 propose un équipement cossu : sièges réglables électriquement, direction et freins assistés, vitres électriques, horloge, tableau de bord et sièges rembourrés, éclairage de la boite à gants. La radio est également au programme et sur le cabriolet deux hauts-parleurs sont insérés en haut de la banquette, entre les passagers de façon à leur faire profiter des joies de la musique malgré les remous du vent capote ouverte.

Le moteur est également nouveau. Le Super Rocket V8 a remplacée le Rocket V8. D'une cylindrée 7 litres, il porte la puissance à 360 chevaux en 1965, gavé par un carburateur quadruple corps. La puissance augmente encore à 375 ch en 1966 par augmentation du taux de compression à 10,5 : 1.

La côte de cette voiture est d'environ 15 000 €. Les différentes photos concernent bien la même voiture qui a subi une profonde restauration entre 2009 et 2012, passant du blau pâle au rouge vermillon. Seuls 4903 cabriolets ont été produits en 1965, les ventes de la 98 étant rognées par la venue de la Toronado en haut de gamme, premier modèle traction de la marque.

Une nouvelle génération prend place en 1971. La production prend fin en 1996 avec la 8è génération. Depuis, General Motors a mis fin à la marque en 2004.

Fiche technique :

Moteur : V8, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 40 CV
Cylindrée : 6967 cm3
Alésage x course : 104,8 x 101 mm
Taux de compression : 10,25:1
Puissance maximale : 360 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 64,9 mkg à 2800 tr/min
Alimentation : carburateur quadruple corps
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 16
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 3 rapports
Longueur : 566 cm
Largeur : 203 cm
Hauteur : 141 cm
Empattement : 320 cm
Poids : 1889 kg


10 octobre 2015

Cadillac Modèle K Runabout (1906-1908)

CadillacKRunabout1907av

CadillacKRunabout1907pf

CadillacKRunabout1907ar

CadillacKRunabout1907int
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Tout au long du XIXè siècle, Detroit a été, entre autres, la ville de départ des colons qui partaient à la "Conquête de l'Ouest". Elle en a conservé une kyrielle de constructeurs de chariots qui ne tardent pas à se convertir à la fabrication d'automobile dès la fin du siècle. Parmi ceux-ci, William H. Murphy et Lemuel W. Bowen se lancent dans l'aventure et créent la Detroit Automobile Company. Mais ils ne fabriquent qu'une douzaine de voitures en deux ans. Pour améliorer les choses, ils recrutent un certain Henry Ford. La compagnie est renommée Henry Ford Company, mais le jeune Henry Ford quitte la firme au bout de trois semaines seulement en raison de graves divergences sur leur conception de l'automobile. La société est alors dissoute, et Murphy et Bowen demandent à Henry M. Leland de précéder à l'inventaire de la société pour liquidation. Celui-ci les convainc alors de conserver leur outillage pour construire une voiture en cours de mise au point par Alanson P. Brush. Avec d'autres partenaires, ils s'associent pour fonder une nouvelle entreprise. Au moment de lui choisir un nom, et alors que la ville célèbre son bicentenaire, ils choisissent "Cadillac" en hommage à Antoine de Lamothe-Cadillac, fondateur de Detroit.

Le premier modèle de Cadillac, qu'on appellera rétrospectivement Model A, est présenté au salon de New York 1903. C'est un Runabout (deux places sans portière ni pare-brise) ou un Tonneau (quatre places, sans portière, ni pare-brise). C'est une voiture plutôt élégante et dont la qualité de fabrication se fait remarquer, la réputation de Leland aidant (il est surnommé "Le maître de la précision"). Elle est motorisée par un mono-cylindre de 1609 cm3 (!) qui lui procure 9 ch à 900 tr/min, disposé à l'horizontale sous le siège gauche. Le châssis est en acier, les roues sont en bois et les pneus pleins, la conduite à droite. Une boite à trains épiciycloïdaux - ou boite planétaire - à deux rapports lui permet d'atteindre 70 km/h et consomme environ 10 litres au cent kilomètres. Trois voitures sont présentées au Salon au prix de $750. Outre les trois voitures d'exposition, 2283 autres voitures sont commandées, soit plus que la production de l'année envisagée. A la fin de l'année, 1895 voitures sont produites.

L'année suivante démarre mal avec un incendie dans l'usine le 13 avril et la production est interrompue 45 jours. D'autre part, des clients se plaignent que le châssis de la voiture se tord sur les routes cahoteuses des USA (qui ne sont pas si bien carrossée qu'en Europe). Murphy et Bowen demandent à Leland de modifier le châssis. Ils en profitent pour réorganiser la production. Finalement, la fusion a lieu entre Cadillac et l'entreprise de Leland, L&F. C'est ainsi que naît la Cadillac Motor Car Company. Peu à peu d'autres modèles sont développés et dès la création du Modèle B, le premier s'appelle rétrospectivement Model A. Les Cadillac se distinguent surtout par leur simplicité et leur qualité de construction qui rend les voitures fiables et faciles à réparer.

En 1906, la firme construit plusieurs voitures dont un luxueux modèle à 4 cylindres. Elle produit aussi une évolution du Model A, puis B, C, E, F. Le modèle K (runabout) (ou M (tonneau)) dispose toujours du même moteur hormis quelques améliorations mécaniques. Elle s'est allégée au cours du temps et ne pèse plus que 550 kg. En 1908, le modèle K participe au Trophée Dewar organisé par le RAC (Royal Automobile Club), un concours de standardisation. Trois voitures de couleur différente sont choisies dans le stock par les membres du jury. Les voitures doivent effectuer un essai routier de 40 km. Elles sont ensuite totalement démontées et leurs pièces mélangées. Elles doivent être remontées et participer à une épreuve d'endurance. Les Cadillac K sont remontées et leurs pièces de carrosserie sont mélangées si bien qu'on les surnomme "voitures Arlequin". Elles remportent l'épreuve haut la main, et pour la première fois, le prix n'est pas décerné à une firme anglaise. Leland fait alors adopter le slogan suivant "Standard of the World" (Une norme pour le monde), en réponse au "Best car in the World" (meilleure voiture du monde) de Rolls-Royce.

Fort de ce succès, la K atteint une certain notoriété et finalement, 16 000 voitures mono cylindre (de la A à la K) sont produites entre 1903 et 1908. Ensuite, la réussite de Cadillac incitera William Crapo Durant à lorgner sur la firme pour l'intégrer à son groupe, la General Motors. A force de négociations, alors qu'il proposait une offre de 3 millions de dollars qui lui a été refusée, il finit par racheter l'entreprise 5 669 250 dollars, Cadillac ayant remporté le Trophée Dewar une seconde fois au cours des négociations. W. Durant demande toutefois à ses fondateurs de continuer à fabriquer des voitures comme si c'était encore leur entreprise.

L'histoire rattrapera le groupe puisque le départ de Leland aboutira à la fondation de Lincoln qui, intégré à Ford, deviendra le principal concurrent de Cadillac. Cadillac produira ensuite les premières voitures à V8 en série, puis des V12 et même la célèbre V16. Mais grâce à ces V8 et après la création de la série Sixty-Special, Cadillac participera, après-guerre, à l'écriture de quelques des plus belles pages du design automobile.

22 septembre 2015

Cadillac Eldorado convertible 1976

CadillacEldoradoConvertible1976av

CadillacEldoradoConvertible1976av1

CadillacEldoradoConvertible1976ar1

CadillacEldoradoConvertible1976ar
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Après la Cadillac Eldorado 1974, le modèle 1975 est restylé. Des phares ronds on passe à quatre phares rectangulaires, intégrés autour d'une calandre rectangulaire et des pare-chocs rectangulaires. Bref, l'Eldorado '75 est géométrique - comme le reste de la gamme, du reste. Les clignotants et les feux de position sont transférés du coin de l'aile en dessous du pare-choc. Le tout donne un air un tantinet plus sévère. Sur le côté, la roue arrière est entièrement dégagée, ce qui implique que la baguette latérale ne court que d'une roue à l'autre. Sous le capot, le 500 ci (8,2 litres) stagne à 190 ch.

Le millésime 1976 marque la fin de l'ère du cabriolet aux USA. Tous les autres constructeurs ont déjà renoncé à produire les versions "cabriolet" de leurs modèles, y compris la Corvette. Une nouvelle législation contraint les constructeurs à mettre en place un dispositif anti-retournement pour les cabriolets à partir du 1er janvier 1977. Ils doivent renforcer les pare-brise et intégrer soit un arceau rigide ou amovible pour que les passagers ne soient pas écrasés en cas de tonneau. Le dispositif étant soit d'un coût prohibitif, soit esthétiquement inconcevable, tous les constructeurs renoncent peu à peu. Si bien qu'au début de l'année 1976, il reste 14000 capotes d'Eldorado en stock. Cadillac communique alors astucieusement sur le fait que le millésime 1976 de la Cadillac Eldorado sera le "dernier cabriolet américain".

Quelques retouches affectent le modèle 1976. Les mailles de la calandre sont moins resserrées, le logo Cadillac apposé sur le côté gauche du capot. Le moteur 500 ci est produit pour la dernière année, et s'il est toujours de 190 ch, l'injection électronique en option permet d'en retirer 215. Pour la première fois, elle obtient quatre freins à disques. Pour la première fois, la voiture perd du poids par rapport à l'année précédente (2337 kg).

Une série limitée "Bicentennial" de 200 exemplaires commémore les 200 ans de la Déclaration d'Indépendance Américaine. La voiture est uniquement blanche, intérieur rouge et deux discrets filets (l'un rouge et l'autre bleu) soulignent les angles du capot. Le bleu s'arrête au capot et le rouge file jusqu'aux portières. Les roues sont recouvertes d'un émail blanc et une plaque sur le tableau de bord indique qu'il s'agit de l'une des deux cents dernières Eldorado cabriolet fabriquées. Notre modèle, arborant deux filets rouges sur le capot ne fait pas partie de cette série. La dernière voiture est fabriquée le 21 avril 1976. Elle est immatriculée "LAST" dans le Michigan. Elle est conservée par la General Motors.

Mais finalement, l'histoire se retourne. En prenant la direction de Chrysler en 1978 (après avoir dirigé Ford !), Lee Iaccoca s'aperçoit que la législation anti-retournement a été annulée sans avoir jamais pris effet ! Il se lance dans la construction d'un nouveau cabriolet et il faudra attendre 1983 pour en revoir un chez General Motors. Les clients des Bicentennial qui ont payé un prix un peu plus élevé en croyant acheter les derniers cabriolets jamais produits sur le sol américain ont essayé d'obtenir un dédommagement, sans y parvenir. Mais il n'y aura plus de cabriolet chez Cadillac avant 2014 !

Pour en savoir plus :
- Motorera- Bicentennial.com

01 septembre 2015

Cadillac Convertible 1961

Cadillac1961convav

Cadillac1961convar

Cadillac1961convint
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Deux après la refonte de 1959, la Cadillac Series 62 (ainsi que toutes les autres séries qui suivent le même trait) est redessinée en 1961. On s'éloigne du style flamboyant de la version précédente pour un dessin plus sage et nettement plus classique. Pour autant, des signes distinctifs sont conservés comme les proportions étirées, les ailes effilées, les pare-chocs chromés même si ces derniers sont un peu plus discrets.

La calandre a été simplifiée et le pare-choc avant n'intègre plus deux paires feux, mais une seule paire de "longue-portée". La face avant est nettement moins haute. L'ensemble est d'ailleurs plus fin. Le montant du pare-brise est plus incliné même si la hauteur de la voiture reste quasi-inchangée. A l'arrière les ailes sont un peu moins étirées et moins hautes. Le double feu arrière vertical de la version 1960 est devenu horizontal. La jupe arrière est droite et moins plongeante.

Le moteur est un V8 de 390 ci (6392 cm3) gavé par un carburateur quadruple corps Rochester et développe 325 ch (SAE) à 3800 tr/min, et associé à une boite automatique à trois rapport. Mais il semble qu'un V8 de 429 ci (7 litres) ait été disponible, ainsi qu'une boite Turbo-Hydramatic à 4 rapports.

Faisant partie de la Séries 62, le convertible est équipé en série de freins à disques assistés, de la direction assistée, d'essuie-glaces à deux vitesses, de rétroviseurs extérieurs et d'un miroir de courtoisie. Dans la liste des options on trouve l'air conditionné, le système Autronic-Eye qui permute automatiquement les phares en code lorsqu'un véhicule est croisé, le régulateur de vitesse, des baguettes de protection, la fermeture centralisée, les vitres teintées, les sièges électriques.

En 1962, la Series 62 évolue un peu en revenant aux feux arrière verticaux. C'est la version 1963 qui reviendra vers le dessin du modèle 1959.

Le cabriolet millésime 1961 s'est vendu à 15 500 exemplaires, au prix catalogue de 5 455 $.

Pour comprendre la signification des différentes séries : http://www.trombinoscar.com/cadcinquante/index.html (en bas de page)

Pour connaître les variantes et les chiffres de production : http://www.trombinoscar.com/cadcinquante/5912.html.

Pour en savoir plus : http://www.100megsfree4.com/cadillac/cad1960/cad61s.htm

31 août 2015

MG VA coupé Tickford (1937-1939)

MG-VAcab2plav

MG-VAcab2plav1
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

La MG VA est directement issue de la lignée de la Midget TA. De cette élagante structure MG a retiré la SA, une berline confortable au doux 6 cylindres Morris et la VA, une variante plus légère motorisée par un moteur 1,5 litres qui se situe donc en milieu de gamme. La VA est proposée en trois carrosseries : berline (Saloon, en 1938 seulement), cabriolet 4 places (Tourer) ou cabriolet 2 places (Tickford, notre modèle).

Lourde et motorisée par un petit 4 cylindres de 1,5 litres de 55 ch, la VA n'est pas la sportive accomplie que les amateurs de MG connaissent. Pourtant elle connaîtra tout de même quelques succès en rallye, grâce à une conception du châssis favorable. Quelques exemplaires ont participé à des épreuves avec un moteur 1,7 litres, double carburateur, de 61 ch. Mais la VA ne survivra pas à la guerre. Par la suite c'est la lignée des Midget TC qui parviendra au moteur 1500 (MG Midget TF 1500), mais en 1955 !

Toutes séries confondues, la VA a été fabriquée  2407 exemplaires.

Pour en savor plus : Malachite Gold

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne TPBG Morris 12
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1548 cm3
Alésage X course : 65,9 x 102 mm
Taux de compression : 6,5:1
Puissance maximale : 55 ch à 4400 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : 2 carburateurs SU HV
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : ressorts à lames longitudinaux
Suspension ar : essieu rigide, ressort à lames semi-elliptiques transversal
Longueur: :429 cm
Largeur : 158 cm
Hauteur : NC

Pneus av : 18" X 5,00
Pneus ar : 18" X 5,00
Freins av : tambours
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 130 km/h
Poids : 1130 kg


19 juillet 2015

Renault AX (1908-1913)

RenaultAXav

RenaultAXav1

RenaultAXar

RenaultAXint
(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

RenaultAX1909av

RenaultAX1909av1
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Avec la Renault AX, Louis Renault a souhaité remettre de l'ordre dans le bas de gamme de la marque. En effet une multitude de voitures étaient disponibles et finalement, la clientèle s'y perdait un peu. Louis Renault comprend très tôt l'intérêt de rendre la voiture accessible au plus grand nombre et lance alors l'AX, voiture simple et populaire. Elle deviendra un des modèles le plus répandus en Europe au début du XXème siècle. Elle est notamment utilisée par les taxis de Londres et Paris, même si ce sont les Renault AG (les fameux taxis de la Marne) qui ont la faveur des sociétés de Fiacre de Paris.

Sa conception est relativement simple : un moteur bicylindre refroidi par eau, des soupapes latérales, une suspension à bras oscillants, une boite non synchronisée avec une prise directe, une magnéto de fabrication maison pour l'allumage. Le moteur à course longue ( 76 x 120 mm soit 1089 cm3) tourne au régime maximal de 1500 tr/min. Il est très souple d'utilisation mais ne fournit que la très modeste puissance de 8 chevaux. Avec un poids de 750 kg, la voiture peut atteindre la vitesse de 50 km/h, voire 71 km/h avec la plus longue démultiplication sur le pont arrière. Cette vitesse est à mettre en perspective avec l'état des routes de l'époque prévues pour des voitures tirées par des chevaux. Les Renault de l'époque sont facile à identifier par leur capot typique et leur radiateur placé en arrière du moteur.

Cette voiture restera pratiquement inchangée de 1908 jusqu'en 1913, époque pendant laquelle, pourtant, les avancées sont nombreuses et permanentes. Elle sera popularisée par la série télévisée "les Brigades du Tigre" qui, en réalité, étaient équipées par De Dion-Bouton ou Panhard-et-Levassor

11 juillet 2015

Chenard & Walcker T22 R Aigle 20 (1937)

Chenard_WalckerTR22av

Chenard_WalckerTR22ar

Chenard_WalckerTR22int

Chenard_Walckerlogo
(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

Chenard&walckerAigle22av

Chenard&walckerAigle22av1

Chenard&walckerAigle22ar

Chenard&walckerAigle22int
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Après la grande dépression du début des années 30, Chenard & Walcker peine à survivre. La gamme se compose de voitures quelconques, sans intérêt particulier, même si la qualité de fabrication est sans reproche. Les ventes stagnent et les bénéfices diminuent. Le consortium créé avec Delahaye et auquel Rosengart et Donnet s'étaient joints est dissout en 1932. Des tentatives originales ont lieu, comme la Mistral à moteur V8 et boite à 8 vitesses ! D'un coût exorbitant, elle ne sera que très peu vendue. Dans la même veine, la X5 à moteur V8 de 5 litres et 28 CV fiscaux n'aura que quelques rares acheteurs. Pendant ce temps là, la conception de ces modèles coûte cher et ne rapporte rien.

En 1934, de nouveaux modèles sont enfin proposés : il s'agit de voitures à roues indépendantes à l'avant avec des moteurs 4 cylindres à soupapes en tête. Ce sont les Aiglon 8 (8 CV), Aiglon 10 (10 CV), Aigle 4 (12 CV) et Aigle 6 (14 CV). Il existe même la Super-Aigle 4 qui dispose de roues avant motrices mises au point par l'ingénieur Grégoire. Malgré tout, la santé de l'entreprise continue de décliner.

En 1935, Chausson entre dans le capital de l'entreprise. C'est un carrossier installé depuis le début du siècle à Asnières et qui fabriquait des radiateurs automobiles. Peu à peu, Chausson est devenu un fabricant en sous-traitance, notamment pour Matford. Chausson rationalise la production et obtient de Matford la possibilité pour Chenard & Walcker d'utiliser des carrosseries de Matford tout en leur faisant adopter une calandre spécifique. Ces voitures sont produites à partir d'octobre 1935 avec les moteurs anciens de la firme. On y trouve les Aigle 18, 20, 22 et 24 et une nouvelle tentative de traction avec la Super-Aigle 24 dont la carrière sera encore plus courte que la précédente. Les gammes de Matford et Chenard se complètent, Chenard commercialisant les version à 6 glaces (limousines) et moteur 4 cylindres. L'Aigle 8 dispose, elle, d'un moteur V8 conçu par Chenard & Walcker.

Après le dépôt de bilan de 1936, Chausson prend intégralement le contrôle de Chenard & Walcker. Chausson intervient en intégrant ses propres méthodes : soudures électriques, abandon des ossatures en bois. D'autres accords permettent d'installer le moteur 11 MI de la Traction 11 (Aigle 24) ou le moteur V8 de la Matford Alsace V8 (Aigle 8) accolé à une boite Cotal en remplacement du V8 Chenard & Walcker trop coûteux à produire. Dès 1937, les anciens moteurs disparaissent, et il ne reste plus que les Aigle 8, 22. Les ventes d'Aigle 8 sont toutefois confidentielles. Pour 1938, elles reçoivent une nouvelle calandre à ouvertures horizontales et un capot "crocodile" (et non plus à ouverture latérale). La production cesse après 1939, et Chausson ne reprendra pas la construction d'automobiles Chenard & Walcker après la guerre, se contentant de développer le CHV puis CPV qui deviendra le Peugeot D3.

Ce modèle "T22 R" de 1937 est, selon les termes mêmes de son propriétaire "très rare". Il semble qu'il s'agisse d'une Aigle 20, à moteur 2 litres de 51 ch.

Si d'aventure le propriétaire pouvait nous éclairer et trouvant ici sa voiture, qui sait...

 

09 juillet 2015

Austin Healey 3000 Mk III (1964-1967)

AustinHealey3000mkIIIav

AustinHealey3000mkIIIprof

AustinHealey3000mkIIIar

AustinHealey3000mkIIIint
(Le Val-au-Cesne, Seine-Maritime, novembre 2011)

AustinHealey3000mkIIIav1

AustinHealey3000mkIIIar

AustinHealey3000mkIIImot
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

En octobre 1963 démarre la production de l'Austin-Healey Mk III (ou BJ8) pour une commercialisation à partir de février 1964. Au premier regard, on se dit que les différences sont bien maigres. Mais à y bien regarder, on remarque que l'arrondi de la calandre a été modifié et que ce dessin lui rend un air plus doux. Rien d'autre ne semble différencier les deux versions en 1964.

Depuis fin juin 1962 il n'y a plus de stricte deux places (H-BN7) et seule la Mk II Sports Convertible (H-BJ7) est produite en cabriolet 2+2. Sur la Mk III les dossiers des sièges arrière se rabattent pour former une tablette pour de menus bagages. A l'intérieur, la planche de bord a été repensée. Conçue en noyer, elle abrite les principaux cadrans et une large boite à gants pour le passager. Au centre, la planche est recouverte du cuir qui court sur le tunnel de transmission et une moquette assortie se charge de recouvrir le reste du plancher. La "Big Healey" s'approche des standards anglais en matière de bois et cuir.

Les modifications les plus importantes sont mécaniques. Les carburateurs SU HS6 sont remplacés par les carburateurs SU HD8 qui font également office sous le capot de la Jaguar Type E. L'arbre à cames est revu, ainsi que les soupapes et leur ressort, le dessin du collecteur d'échappement. Deux lignes d'échappement distinctes et quatre silencieux atténuent considérablement le bruit de l'engin pour le conformer aux futures normes. Le freinage est désormais assisté. La BJ8 affiche alors 148 ch, soit la version la plus puissante de la "Big Healey".

A partir de mai 1964, la Mk III entre dans une seconde phase (notre modèle). La garde au sol est augmentée de 25 mm et le tarage des ressorts de suspension arrière diminué. Le guidage de l'essieu arrière est également reconsidéré et les moyeux de roue sont renforcés. Le tout a pour but d'améliorer la tenue de route, mais aussi de mieux protéger l'échappement. La voiture gagne aussi des boutons de portes à barillet, et les clignotants sont séparés des veilleuses. A l'arrière, le clignotant prend la place du catadioptre qui migre sur le pare-choc (ou en dessous selon les adaptations), et l'échappement est légèrement plus décalé vers la droite.

L'Austin-Healey 3000 est produite jusqu'à la fin des activités d'Austin. La fusion de BMC et de Leyland Motors pour créer la British Leyland Motors Company entraîne l'absorption d'Austin-Morris et la fin d'Austin-Healey. De plus les nouvelles normes américaines où sont exportées l'immense majorité des "Big Healey" condamnent la voiture. La culasse ne peut pas être modifiée de façon à respecter les normes de pollution et il est impossible d'y installer un pot catalytique, faute de place sous la voiture. Par ailleurs, la voiture ne repondra pas non plus aux nouvelles normes de résistance aux impacts latéraux. Donald Healey se tourne alors vers Rolls-Royce dans l'idée de créer l''Austin-Healey 4000 en utilisant un moteur 6 cylindres 4 litres de 175 ch conçu par Rolls pour l'Austin Princess dans sa version Van Den Plas 4 Litres. Rolls imagine même adapter une version double arbre à cames. Mais British Leyland mit un terme au contrat de fourniture, privant Healey de ses espoirs d'adapter l'Austin-Healey. Il était de toute façon acquis dans l'esprit de Donald Gresham Stokes dit Lord Stokes, patron de la BLMC, de sacrifier Austin, MG et Cooper au profit de Triumph. Trois prototypes seulement de la 4000 ont été fabriqués.

La Mk III a donc été fabriquée à 17 712 unités entre 1964 et 1967 et 51317 Austin-Healey 3000 toutes versions condondues. Une voiture aurait été fabriquée encore en 1968.

Pour tout savoir sur l'Austin-Healey mk III, c'est ICI.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2912 cm3
Alésage x course : 83,36 x 88,9 mm
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 4 paliers
Ordre d'allumage : 1-5-3-6-2-4
Puissance maximale : 148 ch à 5250 tr/min
Couple maximum : 22,8 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbres à cames en tête, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 2 carburateurs SU HD8
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (overdrive en option)
Direction à vis sans fin (3 tours)
Diamètre de braquage : 10,84 m
Suspension av : roues indépendantes, bras oscillants, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, lames semi-elliptiques, barre Panhard
Longueur : 400,1 cm
Largeur : 152,4 cm
Hauteur : 129 cm
Empattement : 233 cm
Voie av : 123,8 cm
Voie ar : 127 cm
Garde au sol : 17 cm
Pneus av : 185 HR 15
Pneus ar : 185 HR 15
Freins av : disques (286 mm)
Freins ar : tambours (280 mm)
Vitesse maximale : 195 km/h
Capacité du réservoir : 54 litres
Poids : 1080 kg (à vide)

08 juillet 2015

Rosengart LR4N2 Super 5 (1938-1940)

RosengartLR4N2Super5av

RosengartLR4N2Super5pf

RosengartLR4N2Super5ar

RosengartLR4N2Super5int
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Lucien Rosengart est un touche-à-tout. Une fois son CAP de mécanicien en poche, à 12 ans en 1893, il rejoint l'atelier de son père, petit industriel parisien. Il s'essaye à plusieurs activités au sein de l'usine, ce qui lui vaut le surnom de "casse-noisette" ou "brise-serrure". Mais en 1903 il fonde sa propre entreprise qui produit des pièces métalliques (boulons, rondelles, écrous). Parti avec un apprenti débauché de l'usine de son père et un compagnon, l'atelier embauche 10 ouvriers après 6 mois, et plus d'une soixantaine quelques années plus tard. Il est alors nécessaire de s'étendre. A la veille de la guerre, l'entreprise fabrique également des pièces pour l'automobile comme des alternateurs ou des phares. Il fournit notamment Delage. L'usine devient alors trop petite et il en fait construire une autre à Saint-Mandé. Il dépose de nombreux brevets et la légende voudrait qu'il ait inventé le baby-foot.

Lorsque survient la guerre, Lucien Rosengart est un homme riche et respecté. Ça ne l'empêche pas d'être mobilisé et de se retrouver chauffeur au service d'un général. Devant sa situation, il obtient le droit de reprendre ses activités dans son usine, ce qui est plus utile aux intérêts de la nation que de l'envoyer au front. Avec l'accord de l'Etat, il agrandit encore Saint-Mandé et fait construire une autre usine à Saint-Brieuc, puis encore à Bagnolet, Maison-Alfort ou au Ranelagh. En 1918, il est à la tête de 4500 ouvriers qui ont participé à l'effort de guerre en fabricant 100 000 fusées par jour.

Après le conflit, Citroën se lance dans le conception de la Type A en adoptant les recettes de Ford. Mais Citroën n'est pas un financier et au cours de 1919, l'entreprise, au bord de la faillite ne parvient pas à payer les salaires. André Citroën va faire appel à Rosengart qui saura réunir un fonds au travers d'une société créée à cet effet : la Société Auxiliaire de l'Industrie Française. Seule condition : que Rosengart puisse participer à la gestion de Citroën. Il traque alors les gaspillages et lance de nouvelles lignes de montage. Il lance la production des voitures à chenilles Kegresse (voir ici une C4 Kegresse) et la Croisière Noire. Citroën, dubitatif, en appréciera les retombées. Mais Rosengart est un peu rugueux et peu diplomate. Il est remercié par Citroën en 1923 et on le retrouve chez Peugeot en 1924 où il renouvelle l'opération : création d'une société pour refinancer l'entreprise, construire une nouvelle usine à Sochaux, développer la publicité. Et Peugeot repart de plus belle. Pendant ce temps, les ateliers Rosengart n'ont pas cessé leurs activités. Si bien qu'il s'enorgueuillit du fait que toutes les voitures qui circulent en France possèdent des pièces Rosengart.

Malgré tout, Peugeot le remercie également en 1927. Il se décide alors à racheter les usines Bellanger qui sous-traitent des châssis pour De Dion-Bouton et crée sa propre usine d'automobiles avec le concours de Jules Salomon, l'homme à l'origine de la Type A et de la 5HP, croisé chez Citroën et Peugeot. L'idée de Rosengart est de fabriquer une voiture légère, fiable, facile d'entretien. Il se rend compte que la disparition de la 5HP ou de la Trèfle et de la 5 CV de Peugeot va laisser une place vacante, d'autant que la législation vient de supprimer l'avantage consenti aux cyclecars ou aux voiturettes. Il acquiert également le licence de l'Austin Seven, à l'instar de BMW qui produit la Dixi. C'est ainsi que naît en 1928 la LR2.

En 1930, sur un empattement rallongé à 220 cm (c'est dire si celui de la LR2 était court : 190 cm !), arrive la LR4 qui permet alors d'installer 4 passagers. Toujours motorisé par un moteur de 747 cm3, elle se classe dans la catégorie des 4 CV, tandis que sa principale rivale, la Peugeot 201 court dans les 6 CV. Plusieurs déclinaisons de la LR4 interviennent au cours des années 30 (LR45 ou LR47 à empattements rallongés). Suite à une visite chez Adler, il est convaincu par la transmission aux roues avant. Il devance alors la marque aux chevrons de quelques mois avec la sortie de la LR 500 ou SuperTraction. Pourtant, les ventes ne décollent pas, et l'arrivée de la Traction de Citroën n'arrange rien. Cela aboutira à une nouvelle SuperTraction posée sur une mécanique Citroën en 1939.

En 1937, la LR4 est remplacée par la LR4N2 (notre modèle) qui conserve la base de la LR4 mais n'est plus fabriquée qu'en deux portes, que ce soit en cabriolet ou en coupé. La carrosserie est modernisée et la puissance du moteur 747 cm3 portée de 12 à 19 ch. Bien que nommée "Super 5", c'est une 4CV.

La guerre intervient et interrompt les activités de Rosengart. Elles auront du mal à repartir après le conflit. Il relance la SuperTraHuit, une SuperTraction équipée d'un moteur V8 Mercury. Trop lourde et affreusement gourmande, la voiture sera un échec. En 1950, à presque 70 ans, Rosengart lance la SIOP, Société Industrielle de l'Ouest Parisien. Il soustraite pour quelques constructeurs, Ford SAF notamment. Les breaks Vivor et le coupé Ariette utilisent la mécanique de la LR4. Ce seront ensuite la Scarlet et la Sagaie, La Scarlet va reprendre l'esthétique de l'Ariette mais avec la mécanique de la Panhard Dyna X 130. Quant à la Sagaie, elle résulte de l'assemblage de pièces en polyester sur des coques d'Ariette. Environ 200 exemplaires d'Ariette seront fabriqués et à peine une vingtaine de Sagaie. Le printemps 1954 voit arriver la fin de la SIOP et des activités de Rosengart. Lucien Rosengart, lui, s'est retiré dans les Alpes-Maritimes où il a pu s'adonner à une passion tardive : la peinture naïve. Il meurt le 27 juillet 1976, à 96 ans d'une vie bien remplie.

Pour en savoir plus :
- le Club Rosengart
- mini 1/43è

06 juillet 2015

NSU Spider (1964-1967)

NSUSpider
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

NSUSpiderav

NSUSpiderint
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Ce spider NSU est dérivé du coupé Sport Prinz lui même dérivé de la Prinz IV. Mais cette fois, NSU choisit la technologie pour offrir à ce léger spider (700 kg) de jolies performances. Un rotor de 500 cm3 est installé en porte à faux arrière. En dépit de sa faible cylindrée, il délivre tout de même 50 chevaux quand une Fiat 500 plafonne à 21 chevaux avec son bicylindre refroidi par air ! Le régime moteur est assez élevé, la zone rouge du compte-tour commençant à 6800 tr/mn. Grâce à ce moteur étonnant, l'accélération de la voiture est telle qu'elle permet de franchir la barre des 100 km/h en 14,2 secondes départ arrêté. En comparaison, la Fiat 500 de la même époque ne la franchit pas. Le petit spider, lui, est capable de filer à 153 km/h en pointe ! Mais avec des suspensions souples, une direction légère mais peu précise, une freinage d'une autre époque, un moteur qui manque de couple et qui demande à être sérieusement cravaché pour en tirer la substantifique moëlle, le Spider NSU n'a pas de vocation sportive. Sa crédo, c'est la balade au son strident du moteur Wankel. Toutefois, une dizaine de véhicules a été fabriquée avec une version du moteur porté à 65 ch.

Très compact ce moteur se situe à l'arrière. L'ouverture de la "malle", découvre un premier logement qui permet à peine d'y loger un attaché-case en épaisseur. Un second panneau permet d'accéder au moteur. Il se révèle extrêmement étroit, à peine une vingtaine de centimètres d'épaisseur. Le réservoir d'essence est quant à lui placé à l'avant, juste devant le conducteur, afin d'équilibrer les masses. Le coffre se situe à l'avant, comme pour une Renault 8 ou une 4CV, ou même une Coccinelle. Il est de capacité équivalente, sans plus.

La voiture regorge de détails qui montrent la qualité de sa conception : trappe d'essence sur l'aile avant droite qui suit la courbe de l'aile, rétro extérieur fuselé, ailes arrière saillantes qui enveloppent les feux, pédalier inversé, tableau de bord avec compte-tours et totalisateur partiel de kilomètres, compteur gradué jusqu'à 180, vide-poches à soufflets dans les contre-portes, volant en alu ajouré, sièges en cuir rouge et noir, boite à gants fermant à clef, et une ingénieuse capote qui se dissimule à l'arrière grâce à une toile qui vient camoufler le dispositif de rails qui permet de l'installer. Le clou du spectacle se situe sur le panneau arrière. Un orifice permet de créer un dépression pour activer le carburateur solex via une durite. On croirait un simple écusson NSU ou un bouchon d'essence, alors qu'en s'approchant on s'aperçoit que les bords sont creux, ce qui permet de créer la dépression nécessaire au carburateur.

Ce spider a été produit à 2375 exemplaires (ou 2184 ?) de septembre 1964 à juillet 1967. La faiblesse des ventes tient, entre autres, à une fiabilité du bloc Wankel assez aléatoire et une consommation excessive. Le prix de 8500 Deutschmarks en 1964 y tient également un rôle important. Une autre tentative de moteur rotatif fut essayée par NSU avec la Ro 80 qui en dépit de qualités indéniables et un bi-rotor de 1000 cm3 ne dépassa pas les 40 000 exemplaires.

Fiche technique :

Moteur : Piston rotatif Wankel, essence
Emplacement : longitudinal, arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 497,5 cm3
Taux de compression : 9,3:1
Puissance maximale : 50 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 7,3 mkg à 2500 tr/min
Alimentation : carburateur Solex 34
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports synchronisés
Suspension av : roues indépendantes, barres stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 358 cm
Largeur : 152 cm
Hauteur : 126 cm (avec capote)
Empattement : 202 cm
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 153 km/h
0 à 100 km/h : 14,2 s
Consommation moyenne : 8,5 l/100km
Poids : 700 kg