20 novembre 2009

Lancia Flavia Cabriolet Vignale 1,8 injection (1965-1967)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Ce cabriolet est à rapprocher du coupé créé par PininFarina en 1963. Cette fois, c'est Vignale qui apporte sa touche particulière. De fait, les modifications les plus importantes sont à l'arrière, inaccessible dans ce stand dédié à l'automobile italienne. Cet exemplaire est l'un des 43 équipés d'une injection Kugelfischer. Acheté en Toscane en 2005, il n'aurait nécessité aucune restauration particulière.

Le moteur est toujours le 4 cylindres à plat dont les deux carburateurs ont été remplacés par une injection mécanique. Le 1800 passe alors de 92 à 102 chevaux, ce qui, pour les 1200 kg de la voiture, permet de classer la voiture dans la catégorie sportive.

En 1967, une nouvelle version de la Flavia apparait, avec une calandre plus conventionnelle et un moteur de 2 litres de 115, puis 124 chevaux.

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11 octobre 2009

Autobianchi Bianchina Cabriolet "Eden Roc" (1960-1968)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(Sainte-Adresse, Seine-Maritime, novembre 2008)

Au côté de la petite Bianchina apparait un petit cabriolet très ludique en 1960. Toujours dérivé de la Fiat 500, le petit cabriolet dénommé "Eden Roc" pour la production française prend encore plus des allures de joujou. En revanche, il bénéficie non pas du moteur de 18 chevaux de la Fiat 500, mais de sa version de 21 chevaux (479 cm3) de la 500 sport, ce qui permet aux 515 kg de se propulser à près de 110 km/h. Un hard-top était disponible afin de se débarrasser des inconvénients de la capote en toile, surtout en hiver.

Alors que le cabriolet est disponible depuis 1960, les ventes ne décollent pas en France. Un célèbre importateur français, André Chardonnet, distribue les Bristol et les Neckar, qui ne sont rien d'autre que des Fiat allemandes. Or, l'ancien patron e Neckar devient le patron d'Autobianchi. Et il pense aussitôt à Chardonnet pour distribuer les Autobianchi. Chardonnet qui est au courant des mouvements entre Simca en passe d'être rachetée par Chrysler accepte le marché. Il en profite pour donner des noms plus originaux aux modèles de la marque. Il en devient le marché principal d'Autobianchi. C'est ainsi que le cabriolet devient en France "Eden Roc".

Il n'y a eu que 9300 cabriolet fabriqués, dont 3150 dits "Eden Roc", ce qui fait de cette petite voiture une pièce de collection assez recherchée au point qu'il se négocie autour de 15000 € !

Fiche technique :

Type moteur : 2 cylindres à plat disposé verticalement
Position : porte à faux arrière
Alésage x course: 67,4 x 70 mm
Cylindrée : 479,5 cm3
Puissance et régime : 21 ch à 4 000 tours/min.
Rapports de compression : 8,8:1
Distribution : soupape en tête
Alimentation : carburateur type Weber 26 IMB 5
Suspensions avant : roues indépendantes à leviers triangulés ; Transversaux supérieurs et ressort à lames ; Transversaux inférieurs amortisseurs hydrauliques télescopiques
Suspensions arrières : roues indépendantes ; Ressort hélicoïdaux ; Amortisseurs hydrauliques télescopiques
Boîte de vitesses : 4 rapports + marche arrière à crabotage sans reprise directe
Pneumatiques : 125 x 12 pouces
Freins: hydrauliques à rattrapage automatique du jeu ; à tambours sur les quatre roues
Direction : à vis et secteur
Poids à vide : 515 kg (854 kg en charge)
Hauteur : 1,26 mètre
Longueur : 3,04 mètres
Largeur maximum : 1,34 mètre
Empattement : 1,84 mètre
Vitesse maximum :  110 km/h
Consommation au 100 km: 4,9 litres
Puissance administrative : 3 cv

09 octobre 2009

Ford Escort XR3i cabriolet Mark IV (1986-1990)

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(Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Autant avec la Mark III il s'agissait d'une complète refonte de l'Escort, autant la Mark IV n'est qu'un restylage. La calandre voit des phares plus petits, un bouclier reformé, une grille réduite à sa plus simple expression, et à l'arrière le dessin des feux est modifié. Ils deviennent également lisses, perdant leurs crans. Pour le reste, l'habitacle garde les mêmes proportions, les moteurs sont transférés.

Le cabriolet suit le mouvement, toujours conçu par Karmann, le même que celui qui élabore la Golf Cabriolet, et même autrefois la Coccinelle. En Mark IV, le cabriolet connaît un bien plus grand succès qu'avec la Mark III qui était resté confidentiel. Il n'est disponible qu'en 1600 à carburateur ou avec une injection qui est alors électronique. La puissance du moteur est alors de 108 chevaux. La culasse hémisphérique avec soupapes en V se montre d'une grande fiabilité, si bien qu'aujourd'hui il n'est pas rare de trouver des exemplaires qui affichent bien plus de 200 000 km. Généralement bien entretenus par leurs propriétaires, on en trouve au prix moyen de 1000 €, un bon moyen pour rentrer dans la voiture de collection à peu de frais.

02 octobre 2009

Lotus Seven (1957-1970)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

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(Saint-Valery-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2008)

La Lotus Seven est le fruit de l'esprit fertile de Colin Chapman. Légère, dépouillée même, elle est la parfaite voiture de sport au budget accessible pour l'époque (1957). A l'origine elle utilise le châssis tubulaire dérivé de la Lotus Eleven de compétition, un train avant de la Lotus 12 (monoplace de F1) et un moteur Ford de 1172 cm3 et tout juste 40 chevaux. Mais pour seulement 540 kg, la voiture se montre déjà alerte, et sa conception très basse, ses trains larges autorisaient déjà des vitesses de passage en courbe que peu de concurrentes pouvaient envisager. La Lotus Seven est la seule voiture au monde où, assis au volant, le conducteur (ou le passager) peut mettre la main au sol. La garde au sol n'est que de 7 cm. Des versions Super Seven mieux motorisées affolent encore plus les statistiques.0

A l'origine la voiture pouvait être achetée en kit afin de contourner la taxation des voitures et économiser la main d'œuvre, ce qui rendait le prix bien plus abordable. Ainsi dans "Le Prisonnier", l'assemblage de la voiture est une réalité et non pas une fiction pour les besoins de la série. La Lotus Elan est, elle aussi, livrable en kit.

Peu à peu, les motorisations de la Seven ont connu des augmentations de puissance, et petit à petit la barre des 100 chevaux s'est rapprochée avec, dès la série 2 apparue en 1960, un moteur de 95 chevaux venu de la Ford Cortina. Avec un châssis encore allégé par la suppression de certains tubes, et par l'utilisation de panneaux de fibre de verre à la place de l'aluminium pour la carrosserie, la voiture devient une véritable bombinette. Moins de 7 secondes pour le 0 à 100 km/h, en 1961, c'est purement ahurissant.

En 1968, avec la série 3, la distribution est confiée à Caterham qui devient l'unique concessionnaire. Les ventes ont chuté et Caterham entend relancer la voiture avec quelques améliorations. Les ailes sont élargies, le pont arrière modifié pour recevoir les perfectionnements du moteur de la Cortina. Une série Seven SS reçoit même le moteur de l'Elan, soit environ 115 chevaux. Seulement 13 exemplaires seront montés.

La série 4 nait en 1969. Elle s'oriente plus vers le confort au grand désarroi des puristes, mais utilise le moteur de l'Elan. Les performances restent excellentes. Mais les ventes sont loin d'atteindre l'objectif de 2000 unités par an, et ce ne sont que 600 voitures qui sont vendues les deux dernières années. Ce chiffre sonnera le glas de la Seven chez Lotus. Cependant Catherham et Donkervoort (un fabricant néerlandais) continuent de fabriquer des répliques de la Seven avec des motorisations musclées, telles que le 2 litres de la Sierra RS Cosworth dans les années 80, et actuellement le moteur de l'Audi A4 de 1,8 litres, qui, avec un turbo, développe 270 chevaux ! Dans la configuration de 210 chevaux, la voiture atteint le 100 km/h en 3,7 s, 160 km/h en 11,1 s, et ne met que 13 secondes pour franchir les 400 mètres. Quant à aux Caterham actuelles, elles sont équipées d'un moteur de 2,3 litres et 200 chevaux accouplée avec une boite manuelle à 6 rapports.

La Lotus Seven a été fabriquée au total à environ 2600 exemplaires, sans compter les plus de 1000 Donkervoort depuis 1978 et les Caterham qui sont toujours au catalogue. Par la suite, Colin Chapman a abandonné le segment de ces voitures sportives et peu chères pour monter en gamme, profitant ainsi de l'image de marque accumulée en Formule 1.

12 septembre 2009

Peugeot 304 Cabriolet (1970-1972)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Présentée en 1969 à la suite de la 204 cabriolet, la 304 cabriolet est un restylage. Elle reprend la calandre de la 304 de série et une planche de bord spécifique, mais le châssis reste celui de la 204 cabriolet, c'est à dire celui d'une 204 raccourci.

Le moteur aussi provient de la 204, et il assure un train correct grâce à ses 65 chevaux. Côté châssis, la voiture a le défaut des Peugeot de l'époque qui misaient plus sur le confort que sur la tenue de route. Aussi les mouvements de caisse sont importants (roulis) et le guidage du train avant imprécis. La direction qui est un modèle de légèreté s'alourdit un peu au delà de 90 km/h, mais alors il y a un très léger temps de réponse de la direction (sous-virage) avec en définitive une grosse tendance au survirage en conduite sportive. Cependant, posséder aujourd'hui ce genre de voiture incite plutôt à rouler paisiblement en profitant d'être à l'air libre plutôt qu'à rechercher la performance.

La 304 cabriolet sera remplacée par une version "S" dès 1972, qui viendra donner un peu plus de nervosité à la voiture.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Transversal avant
Alimentation     Carburateur simple corps
Distribution     Arbre à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     76.0 x 71.0 mm
Cylindrée     1288 cc
Compression     8.8
Puissance     65 chevaux à 6000 tr/min
Couple     9.6 mkg à 3750 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Puissance fiscale    6 CV
Type    Traction
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    Crémaillère
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
ABS    Non
PneuAv    145 SR14
PneuAr    145 SR14
Longueur    376 cm
Largeur    157 cm
Hauteur    133 cm
Poids    880 kg
Poids/Puissance    13.5 kg/cv
Vitesse max    152 km/h
Réservoir    42 litres

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Peugeot 304 S Cabriolet (1972-1975)

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(Auto-retro-passion, Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1972 apparait la version S de la 304 cabriolet qui se distingue surtout par un arbre à cames en tête, une chaine de distribution et un carburateur double corps pour le moteur 1288 cm3 en alu. Aidé également par un taux de compression augmenté, il voit sa puissance augmenter de 65 à 75 chevaux. Grâce à une boite 4 rapports bien conçue et un poids de la voiture de 895 kg seulement, ce petit moteur est loin d'être ridicule et s'avère même très alerte. Non seulement les reprises sont satisfaisantes, mais la vitesse de pointe frôle les 160 km/h ce qui est au delà des standards en 1972. La consommation, quant à elle, descend difficilement sous la barre des 9 litres au 100 km quelle que soit la conduite.

En revanche les suspensions raffermies améliorent la tenue de route, mais la voiture a toujours tendance à se vautrer dans les virages et le sous-virage suivi d'une tendance au sur-virage est toujours d'actualité.

A la fin de sa carrière, la 304 cabriolet n'eut pas de relève. Seule la 504 cabriolet reste au catalogue, et il faut attendre la 205 cabriolet pour retrouver une voiture populaire et accessible dans la gamme de loisir de chez Peugeot.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Transversal avant
Alimentation     Carburateur double corps
Distribution     Arbre à cames en tête
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     76.0 x 71.0 mm
Cylindrée     1288 cc
Compression     8.8
Puissance     74 chevaux à 6000 tr/min
Couple     10.3 mkg à 4500 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Puissance fiscale    7 CV
Type    Traction
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    Crémaillère
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
ABS    Non
PneuAv    145 SR14
PneuAr    145 SR14
Longueur    376 cm
Largeur    157 cm
Hauteur    133 cm
Poids    895 kg
Poids/Puissance    12.0 kg/cv
Vitesse max    160 km/h
0 à 100 km/h    13,5 s
1000 mètres DA    35,6 s
Réservoir    42 litres

14 août 2009

Panhard-et-Levassor Dyna Junior X86 (1952-1956)

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PanhardDynaJrCabar

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Ce souriant spider aux formes de boite à chaussures est d'une conception américaine à l'origine. La société new-yorkaise Fergus Motors qui commercialise des cabriolets anglais avec succès cherche un producteur pour un modèle de sa conception : un petit roadster simple et peu cher, doté d'un moteur Panhard. Le projet n'aboutit pas, mais Panhard conserve toutefois le projet dans les cartons dans l'espoir de contrer la MG Midget TD. La voiture sort en 1952 motorisée sur une plate-forme de Dyna X et avec le moteur de la  Dyna X 120 version Sprint dans un premier temps. Bien que construite en acier, la voiture est très légère (635 kg) car des économies ont été faites sur l'équipement. Il en résulte une voiture dont le comportement est salué et qui s'avère très amusante à conduire.

Afin de séduire une clientèle plutôt jeune, la voiture a été dépouillée des équipements les plus futiles. La capote fait plutôt office de bâche tant sa conception est rudimentaire et laisse passer l'air et l'eau une fois rabattue. Il n'y a pas de place arrière, mais on peut s'installer à trois de front sur la banquette avant (à partir de 1953). On accède au coffre en rabattant la banquette et une véronique permet de loger une valise sur la malle. Originalité, le compte-tours est placé à côté de l'axe du volant, alors que les autres cadrans sont sur la planche de bord en position centrale.

En 1953, la Junior devient également disponible avec le moteur X87 de la Dyna 130 (ici en break), et un cabriolet (avec vitres latérales) vient rejoindre la gamme. La calandre avec une simili-turbine centrale reprise de la Dyna X est retirée et c'est une lame centrale qui la remplace, dans l'esprit de la Dyna Z1, sans le feu antibrouillard central. La lame sera épaissie et plus proéminente sur les modèles suivants, à l'instar des évolutions la Dyna Z.

La voiture est alors produite par un artisan, Di Rossa, qui malgré les aides de Panhard ne peut suivre la cadence prévue. Alors que l'objectif est de parvenir très vite à 500 exemplaires, Panhard reprend alors la production à son compte dans l'usine d'Orléans, laissant Di Rossa sur le carreau. En 1955, Citroën rachète Panhard, et la production de la Dyna Junior cabriolet s'arrête en 1956 après 4707 unités. Elle côte actuellement autour de 12 000 €.

Fiche technique :

Moteur : bicylindre refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 745 cm3
Alésage course : 79,5 x 75 mm
Taux de compression : 7,5:1
Puissance maximale : 33 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 5,8 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 4
Alimentation : 1 carburateur double corps Zenith
Type de transmission : traction
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 8,70 m
Suspension av : roues indépendantes, ressorts à lames semi-elliptiques
Suspension ar : roues indépendantes, bras inférieurs, barre anti-roulis
Pneus av : 135 x 400
Pneus ar : 135 x 400
Longueur : 373,4 cm
Largeur : 152,4 cm
Hauteur : 129,5 cm
Empattement : 210,8 cm
Voie av : 122 cm
Voie ar : 122 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 120 km/h
Poids : 635 kg

11 juillet 2009

Hotchkiss 680 Biarritz (1936)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

A l'origine Hotchkiss est un fabricant d'armes américain qui a installé une usine en France, près de Rodez au milieu du XIXè siècle. L'insigne représente deux canons croisés et une grenade entourés par un ceinturon. Lorsqu'éclate la guerre de 1870 l'entreprise fructifie, et si bien qu'en 1875 une nouvelle usine est inaugurée à Saint-Denis. A sa mort, dix ans plus tard, Benjamin Berkeley Hotchkiss laisse derrière lui une entreprise prospère.
Ce n'est qu'à partir des années 1920 qu'Hotchkiss se mit à fabriquer des voitures. Jusque là, l'entreprise avait fabriqué des moteurs et des châssis à vocation sportive. "Le juste milieu", ce fut le segment où Hotchkiss voulait s'intégrer, entre les voitures populaires de Peugeot ou Citroën et les voitures de luxe telles que les Delage, Delahaye ou autre. L'AM 2 respecta ce cahier des charges et acquit les suffrages d'une clientèle petit bourgeois qui recherchait le confort, l'élégance et le discrétion. La firme fait fortune et près de 4000 voitures sont vendues chaque année. Hotchkiss s'inscrit comme un constructeur de standing.
Dans les années 30, les voitures sont de plus en plus élégantes et intègrent les éléments de carrosserie de manière de plus en plus aérodynamique. La calandre s'incline, les ailes avant enveloppent mieux les roues, la malle devient intégrée. Les voitures sont déclinées en berline ou limousine et en cabriolet, coupé. Notre modèle est équipé d'un moteur 6 cylindres de 3 litres (17 CV fiscaux) (voir les commentaires du propriétaire de la voiture ci-dessous).

La nationalisation de la branche armement d'Hotchkiss est mal vécue par la direction, et c'est sur l'automobile que la marque doit se reposer. La guerre fera souffrir l'entreprise qui est en partie rachetée par Peugeot. Les voitures et les techniques de production ne sont plus adaptées au marché, et les ventes ne s'améliorent pas. Peugeot finit par se désengager, et en 1955 Hotchkiss fusionne avec Delahaye. Mais pourtant l'abandon de la production des voitures de production est décidé. Il ne reste plus que la production de véhicules industriels et militaires, ainsi que la production de la Jeep sous licence Willys. Elle se poursuivra jusqu'en 1966 et la firme fermera ses portes en 1971.

Le Club-Hotchkiss

04 juillet 2009

Skoda Felicia Super (1961-1964)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Dans les années 50, Skoda était la marque phare de la production tcheco-slovaque. Le principal modèle était la Skoda 440-445-450. En 1959, la gamme évolue et devient Octavia (ex 440 et 445) pour la berline tandis que la 450 (cabriolet) devient Felicia. On retrouve ces noms actuellement dans la gamme, désormais entrée dans le giron de Volkswagen.

La berline est une 4 places dont le confort n'a rien à envier à la concurrence. L'architecture de la série 440 a été repensée. Le berceau est modifié, et les ressorts à lames sont remplacés par des ressorts hélicoïdaux. Le résultat est tellement satisfaisant que la solution est aussitôt adoptée dans la 450 qui est rebaptisée Felicia. En 1959, la Felicia est présentée avec un moteur 1100 cm3, et la Felicia Super apparait en 1961 avec le moteur 1200 (notre modèle).

Le design a été réalisé par Ghia, un cas rare de collaboration entre l'est et l'ouest à l'époque.

Un peu moins de 15 000 exemplaires ont été produits.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Transversal avant
Alimentation     Deux carburateurs simple corps
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     72 x 75 mm
Cylindrée     1221 cc
Compression     8,4 : 1
Puissance     55 chevaux à 5100 tr/min
Couple     8,6 mkg à 3500 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports (1ère non synchronisée)
Type     propulsion
Freins avant    Tambours
Freins arrière    Tambours
Longueur    406 cm
Largeur    160 cm
Hauteur    138 cm
Poids    1230 kg
Vitesse max    130 km/h
Consommation moyenne : 9,5 litres au 100 km.

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02 mai 2009

Ferrari F355 F1 Spider (1997-1999)

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(Aniane, Hérault, juin 2008)

Le Spider conçu sur la base de la F355 apparaît en 1995. En 1997, il est rebaptisé F355 F1 car il est la première voiture Ferrari à bénéficier de la technologie de boite F1 robotisée. De loin, on peut la distinguer par sa jupe arrière noire en remplacement de la couleur caisse sur les modèles à boite manuelle. La F355 a alors été vendue à 75 % avec cette transmission qui restait une option. Le levier de vitesse a disparu et des boutons permettent de sélectionner la marche avant ou arrière. Pour la suite, il suffit d'appuyer sur les palettes situées de chaque côté du volant. De fait, il s'agit d'une commande électro-hydrolique d'embrayage et de sélection automatique des rapports de la boite d'origine. Elle n'a pas encore la rapidité qu'on connait aujourd'hui, et même BMW, arrivé bien plus tard sur cette technologie, livre une boite plus agréable sur la M3. Mais conduire une Ferrari est un autre plaisir.

Pour les 100 derniers exemplaires avant le remplacement par la F360 Modena, la Scuderia a fabriqué 100 exemplaires du spider allégé baptisés "Fiorano". Ils sont également équipé d'une suspension particulière, d'une cartographie adaptée, d'une pédalier sport, des inserts de carbone et du velours entourant la roue de secours. On peut les reconnaître grâce à une plaque numérotée sur le tableau de bord.

Fiche technique :

Type du moteur    V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, central arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée :  3496 cm3
Alésage X Course : 85 x 77 mm
Puissance maximale : 380 ch à 8250 tr/min
Couple maximal : 37 mkg à 6000 tr/min
Taux de compression : 11 : 1
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 40
Alimentation : injection intégrale Bosch
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses séquentielle à 6 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 425 cm
Largeur : 190 cm
Hauteur : 117 cm
Empattement : 245 cm
Pneus av : 225/40 ZR18
Pneus ar : 265/40 ZR18
Freins av : disques ventilés (300mm)
Freins ar : disques ventilés (305mm)
Vitesse maximale : 295 km/h
0 à 100 km/h : 4,7 s
400 m.D.A. : 12,9 s
1000 m.D.A. : 23,7 s
Cx : 0,32
Capacité du réservoir : 82  litres
Volume du coffre : 149 litres
Poids : 1350 kg
ABS en série
Antipatinage en série