02 février 2012

Ferrari F355 spider (1995-1998)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

Un an après la F355, survient le cabriolet. Mieux que la 348 TS, c'est un véritable cabriolet et non une version découvrable de la 348 TB, à l'image de la Mondial cabriolet. Il est donc à nouveau possible de se déplacer en Ferrari avec les cheveux au vent sans se contenter de la seule version "targa".

En 1995, la F355 n'est disponible qu'avec la seule boite manuelle à six rapports. De fait, elle sera l'avant-dernière Ferrari à arborer la fameuse grille de commande de vitesse, celle qui fait tant vibrer les puristes, celle qui se veut le symbole de l'exclusivité et de la performance, peut-être plus que le cheval cabré sur le capot. En effet, après la Ferrari 360 Modena, la boite séquentielle sera généralisée et il ne restera plus que des boutons sur la console centrale pour actionner la marche avant ou arrière, ou enclencher le frein de parking, ou encore sélectionner la loi de passage des vitesses. Ce système est inauguré pour la première fois dans la F355 à partir de 1997 qui prend pour l'occasion l'appelation de "F355 F1", en hommage à la technologie dont elle est issue, la Formule 1. Les F355 F1 se dsitingueront par une jupe noire à l'arrière en lieu et place de celle couleur caisse qui orne l'arrrière des F355 "ordinaires". Dès l'arrivée de la boite séquentielle, les ventes se porteront à 75 % sur cette transmission, l'occasion de se prendre un instant pour Michael Schumacher qui vient d'intégrer la Scuderia auprès de Jean Todt l'année précédente.

La F355 est pourtant maintenue au catalogue jusqu'en décembre 1998 et c'est la Ferrari 360 Modena qui la remplace quelques mois plus tard.

Fiche technique :

Type du moteur    V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, central arrière
Puissance fiscale : 20 CV
Cylindrée : 3496 cm3
Alésage X course : 85 x 77 mm
Puissance maximale : 380 ch à 8250 tr/min
Couple maximal : 36,7 mkg à 6000 tr/min
Taux de compression : 11 : 1
Distribution  : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 40 (3 à l'admission et 2 à l'échappement par cylindre)
Alimentation : injection électronique Bosch
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 6 rapports
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 425 cm
Largeur : 194 cm
Hauteur : 117 cm
Pneus av : 225/40 ZR 18
Pneus ar : 265/40 ZR 18
Freins av : disques ventilés (300 mm)
Freins ar : disques ventilés (305 mm)
Vitesse maximale : 292 km/h
0 à 100 km/h : 5,1 s
0 à 160 km/h : 11,5 s
0 à 200 km/h : 17,8 s
400 m.D.A. : 13,3 s
1000 m.D.A. : 24,3 s
Cx : 0,32
Poids : 1350 kg
Consommation urbaine : 24,4 l/100km
Consommation extra-urbaine :  11,4 l/100km
Consommation mixte : 10,8 l/100km
Consommation en conduite sportive : 20,9 l/100km
Capacité du réservoir : 88 litres
Volume du coffre : 149 litres
ABS en série
Antipatinage en série


22 janvier 2012

Citroën 2CV cabriolet Hoffman (1986-)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

La 2CV est depuis 1948, une voiture à part. Par sa conception, son allure, son comportement, elle détone du marché et fait l'objet de nombreux clubs en France ou à travers le monde. Elle Allemagne, elle a également ses adorateurs. Les allemands lui accordent un statut particulier, comme la Coccinelle chez nous. Appelée "Die Ente" - le canard - elle fait figure d'exception dans le pays des grosses berlines de Munich ou de Stuttgart.

Wolfgang Hoffman fait partie de ceux-là. Mieux, il est concessionnaire Citroën. Un peu touche à tout, bricoleur acharné, il met au point son premier cabriolet conçu à partir d'une 2CV en 1984 à Hohenfurch, en Bavière. Il met au point des moules pour adapter la carrosserie, renforce la partie arrière d'un tubulure pour que la voiture conserve sa rigidité. Petit à petit, il perfectionne son cabriolet, l'améliore et finalement obtient l'homogation par le TÜV, le très pointilleux service de contrôle allemand, en 1986. En définitive, il finit par commercialiser un kit complet permettant de transformer soi-même une 2CV en cabriolet. Outre la tubulure, le kit comprend la partie arrière du cabriolet en fibre de verre recouvert de gelcoat de qualité avec une solide armature de renfort métalique noyée dans la masse, et intégrant le 3ème point (haut) d'attache des ceintures de sécurité, la porte de coffre avec deux charnières inox, boulonnerie, visserie, joints et poignée verrouillable, les embouts de finition des parties découpées (tubes de portes et de pied-milieu...), divers matériel de fixation (glaces, capotes...), rétroviseur extérieur droit, glaces latérales (verre Securit) avec fixations, joints, capote complète en PVC blanc. Il ne reste plus qu'à démonter les sièges ainsi que les ailes arrière, découper les éléments de carrosserie inutiles et ensuite le kit se visse ou se colle. Curieusement, les portes arrières sont maintenues et le kit vient les recouvrir.

Depuis 1986, Hoffman aurait vendu autour de 1800 kits pour transformer sa 2CV en cabriolet, un chiffre à prendre au conditionnel, aucune source officielle ne venant l'étayer. Mais ses kits ne se limitent pas à ça. On peut aussi transformer sa 2CV en limousine, en pick-up, en break, voire lui greffer une calandre aux airs de Citroën Traction. Hoffman vend encore des pièces de carrosserie et des accessoires divers, qui permettent de personnaliser sa 2CV, pas toujours de manière heureuse, hélas.

Merci au blog Le Cabriolet Hoffman et au site Hoffman.de.

17 janvier 2012

NG Ascot

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

En 1979, un jeune ingénieur de l'aéronautique fonde sa propre marque d'automobile en Angleterre, pays où les constructeurs sont encore nombreux grâce à une fiscalité qui leur permet de vendre les voitures en kits à un prix vraiment intéressant pour qui a la patience et le talent nécessaires. Il fait construire ses ateliers à New Milton. Pendant neuf mois, avec l'aide de l'"Associated Engineers", une grande entreprise spécialisée dans la construction de pièces mécaniques et le reconstruction de modèle anciens, il met au point son premier modèle, la TA, un torpedo aux allures géométriques dont on ne sait s'il est très ancien ou très moderne. de fait, cette voiture est un hommage à une Aston Martin des années 30.

La TA est alors un grand succès et Nick Green imagine alors construite la voiture de ses rêves, celle qu'il voudrait pour lui-même. C'est ainsi que nait la TC en 1981, équipé du V8 Rover de la SD1. Par rapport à la TA, elle conserve un air de famille, mais elle est résolument plus basse, plus compacte. C'est un strict cabriolet deux places qui sera épaulé, sur la demande insistante de la clientèle, par une version 2+2, la TD, dès 1983. C'est par la modification des ailes, qui adoptent un galbe qui les tire jusqu'à la roue arrière, que nait, toujours en 1983, la TF.

Le succès arriva vite, et aussi vite, Nick Green en conçut une certaine lassitude. Il reprit alors des études à Southampton, laissant les rènes de l'entreprise à un de ses fidèles clients, Peter Fellowes, qui avait déjà fondé la TA Motors Company. Il déménage l'entreprise et continue de fabriquer des NG mais renomme la marque "Pastiche Cars". La gamme est alors vendue sur la base de MG-B, de Ford Sierra ou de Morris Marina. Par la suite, l'entreprise a changé de mains jusqu'à parvenir dans celles de John Hoyles en 1994. Il supprime la TA du catalogue et maintient les autres en les préparant pour une nouvelle norme d'homologation pour le 1er juillet 1998. En 2000, Hoyle revend NG à un groupe nommé Imex Group International Limited, basé à ... New Milton, la ville des débuts de NG.  Enfin en 2002, NG est ecore cédée à Findhorn Cars, l'actuel propriétaire. Quant à Nick Green, il coule des jours heureux en Australie.

Notons que ce modèle est badgé "Ascot 1800", mais que sur le site officiel des propriétaires de NG, on le retrouve classé dans les NG TF... Quant aux caractéristiques techniques, les données sont trop fouillis pour s'aventurer à donner quelque précision que ce soit.

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16 janvier 2012

Triumph Spitfire Mk 1500 (1975-1980)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

En 1973 pour le Canada et les Etats-Unis, en 1975 pour le reste du monde, Triumph remplace le moteur 1300 de la Mk IV et qui date de la Mk III par un 1500 à longue course. Nait alors celle qui sera appelée Mk 1500. Conférant plus de couple, il rendait la voiture encore plus souple à utiliser. Toutefois, ce moteur a surtout brillé par sa fragilité.

La Mk1500 se distingue par ses feux arrières légèrement plus grands que ceux de la Mk IV et la bande noire ceinturant le panneau arrière. Sur les dernières versions, la lampe d'éclairage de la plaque sur le pare-choc qui comportait le logo Triumph (modèle rouge) disparait. Le logo grimpe sur la porte de la malle et deux lampes chromées viennent prendre place de chaque côté de la plaque d'immatriculation (modèle jaune). Il reste alors un décrochement sur le pare-choc.

Le moteur 1500 ne brille guère par sa puissance, avec seulement 63 chevaux. Il ne permet pas d'accélérations foudroyantes, avec un très modeste 14,3 secondes de 0 à 100 km/h. La vitesse de pointe est tout de même un peu supérieure à 160 km/h. Pour autant, le plaisir de conduire une Spitfire se situe ailleurs, dans le cabriolet cheveux au vent, dans le plaisir de conduire une voiture basse et légère et au comportement vif.

En août 1980, les derniers modèles de Spitfire sont fabriqués dans l'usine de Canley. La dernière voiture est jaune Inca, avec un overdrive et un toit rigide. Elle ne trouvera jamais preneur et se trouve désormais exposée dans au musée anglais de l'automobile de Gaydon. La fin de cette voiture emblématique de la marque sera le signe du déclin de Triumph et de sa fin en 1984 en dépit d'une ultime tentative de sauvetage avec la Triumph Acclaim.

15 janvier 2012

Bertone X1/9 (1982-1989)

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(Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

En 1982, alors que le coupé Fiat à moteur central X1/9 connaît une belle carrière, la firme italienne souhaite récupérer la ligne de montage qui lui est dédiée. C'est alors Bertone, qui a conçu la voiture, qui reprend la construction à son compte.

La voiture est alors rebadgée, et Bertone prend bien soin d'effacer toute référence extérieure à Fiat. De nombreuses séries limitées, à commencer la plus célèbre, "IN", vont alors jalonner la suite de la carrière du petit coupé sport. Un autre série, VS, poussera jusqu'en 1987 avant qu'une ultime série "Gran Finale" ne vienne mettre un terme en 1989 à une carrière entamée en 1972 !

La X1/9 n'a pas eu de descendante. Bertone a planché sur le projet d'une X1/10 qui n'a jamais abouti à une commercialisation, et il faut attendre 1995 pour voir arriver la Fiat Barchetta, la seule qu'on puisse considérer comme l'héritière de ce petit coupé amusant.

Pour en savoir plus sur les différentes versions et séries limitées : Club X1/9.


14 janvier 2012

AC Cobra 289 (1963-1967)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

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(Rouen, Seine-Maritime, juillet 2010)

Cette voiture est le fruit d'une revanche. Dans les années 50, Ford a tenté de racheter Ferrari et s'est vu essuyer un refus net et catégorique du Commandatore. Parallèlement, la Scuderia a embauché un jeune pilote talentueux, Caroll Shelby, qui est limogé quelques temps plus tard, faute de résultats convaincants. Ford et Shelby rêvent alors de battre Ferrari sur son propre terrain. De son côté, Ford lance le projet qui aboutira à la Ford GT40 pour battre Ferrari au Mans et Shelby, dès sa retraite prise, se met en quête d'un châssis pour fabriquer une voiture aussi performante que les Ferrari, mais bien moins chères.

Le choix de Shelby s'arrête chez AC, une firme anglaise à vocation sportive qui fabrique une ACe, une voiture motorisée par un six cylindres deux litres Bristol de 85 chevaux, dérivé d'un moteur BMW. Sans être réellement sous-motorisée, la voiture n'a pas un avenir radieux devant elle, mais elle à l'avantage de rappeler la Ferrari 166. De plus, Shelby a appris que cette motorisation ne serait pas poursuivie. Il n'en faut pas beaucoup plus à Shelby pour se convaincre que c'est avec cette voiture là qu'il va mener à bien son projet.

Reste à lui trouver un moteur. Il se tourne vers Ford qui, partageant son objectif, lui fait une avance de 25 000 dollars et fait la promesse de livrer le vigoureux moteur de la Ford Fairlaine. Une usine est créée à Santa Fe (Californie) et de fait Shelby se contente de recevoir des châssis nus de AC et les adapte au groupe moteur/boite. Le groupe est installé dans la voiture non sans mal et le moteur de 260 ci (4,2 litres) fait déjà merveille, en dépit des tendances au sous-virage du châssis qui a pourtant reçu de nombreuses modifications Pour autant, la voiture fait déjà sérieusement concurrence aux Chevrolet Corvette dans bon nombre de compétitions. Elle reste cependant bien en deçà des Ferrari. Shelby avouera bien plus tard ses regrets d'avoir choisi AC qu'il accablera de reproches quant à la médiocrité du châssis, réfutant l'appellation AC Cobra. Les voitures sont en effet enregistrés sous le nom Shelby-Cobra. Ces regrets seront d'autant plus important que préalablement à sa rencontre avec AC, Shelby avait croisé Donald Healey, créateur de l'Austin Healey, et que celui-ci lui avait confié vouloir remplacer le six cylindres de trois litres de la 3000 pour un V8 plus vigoureux. Shelby avait parfaitement conscience que le châssis de l'Austin était sain et aurait parfaitement accepté un V8 à forte puissance.

En 1963, c'est le 289 ci qui est implanté (nos deux modèles). Avec 4,7 litres, la voiture dispose de 270 chevaux et d'un couple de 37 mkg pour moins d'une tonne. Le rapports poids/puissance se situe à moins de 4 kg par cheval ! Elle abat le 0 à 100 en moins de 6 secondes, un exploit. Les trains roulants ont encore dû être améliorés par soutenir pareille cavalerie. La Cobra peut alors essayer de rivaliser avec la concurrence étrangère, mais son aérodynamique la pénalise. C'est avec un hard-top qu'elle arrive au Mans, pour remporter la victoire en GT et se placer 4è au général.

Mais en 1965, Shelby pousse le bouchon plus loin en adoptant le "big-block" de 427 ci, soit 7 litres ! Le moteur de 425 chevaux transforme la voiture en bête sauvage difficilement domptable. Il est même nécessaire de renforcer le châssis en augmentant la taille des tubes, en élargissant les voies, les roues, pour que la voiture puisse vraiment être conduite. Son couple de tracteur lui fait cirer les roues sur n'importe quel rapport à presque n'importe quelle vitesse. Il se dit qu'elle peut faire cirer les roues en quatrième à plus de 150 à l'heure !

Le mythe de la Cobra est né. Avec une ligne délicieusement surannée et un moteur gargantuesque, elle est le symbole de la démesure et du rêve à la fois. Construite à 1011 exemplaires toutes déclinaisons confondues elle fait l'objet de nombreuses répliques, dont certaines par Shelby lui-même !

Fiche technique :

Type du moteur : V8 à 90° Essence d'origine Ford
Emplacement : Longitudinal avant
Puissance Fiscale : 27 CV
Cylindrée : 4727 cm3
Alésage X Course : 101,8 x 72,9 mm
Puissance maximale : 271 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 37,6 mkg à 4800 tr/min
Taux de compression : 11 : 1
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : carburateur quadruple corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses : 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés de longueur inégale, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques
Suspension ar : roues indépendantes, triangles superposés de longueur inégale, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques
Longueur : 384 cm
Largeur : 154 cm
Hauteur : 124 cm
Empattement : 229 cm

Voie av : 131 cm
Voie ar : 133 cm
Freins av : disques
Freins ar : disques
Pneus av : 185 x 15

Pneus ar : 185 x 15
Poids : 950 kg
Vitesse maximale : 222 km/h
0 à 100 km/h : 5,5 s
0 à 160 km/h : 14,1 s
1000 m.D.A.   26,6 s
Capacité du réservoir : 68 litres

06 janvier 2012

Alfa Romeo Spider 2 litres (1983-1990) (Série 3)

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(Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

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(Duclair, Seine-Maritime, avril 2009)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2010)

Troisième génération du Spider apparu en 1966. Esthétiquement par rapport à la deuxième génération, il y a peu d'évolutions. Seul l'arrière est encore modifié. Les feux sont plus grands et un béquet noir en plastique mou vient ceindre la poupe, noir dans les premières années, puis couleur caisse ensuite. Cette génération aura le surnom de "queue de canard" (Duck Tail) ou "aerodinamica". A l'avant, le pare-choc contient une bande plastique noire. Pour quelques exemplaires on peut remarquer la plaque d'immatriculation décalée, une spécialité Alfa, mais qui ne semble pas de série.

A l'intérieur l'équipement augmente et la console centrale prend du volume. On peut noter le levier de vitesses très haut qui se trouve à portée du volant offrant une position de conduite très confortable, le volant tombant littéralement sous la main.

Deux moteurs sont disponibles seulement : le 1600 et le 2 litres à double arbre à cames en tête qui est désormais épaulé par une injection électronique Bosch. En 1985, une version améliorée du 2 litres est également disponible. La Quadrifoglio Verde donne 4 chevaux de plus aux 128 du 2000.

Le Spider sera encore modifié en 1990 pour une dernière génération avant de disparaître en 1993 pour revenir totalement revu en 1995 sous le nom de GTV (à ne pas confondre avec l'Alfetta GTV).

04 janvier 2012

Triumph Spitfire Mark III (1967-1971)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2010)

La Spitfire Mk III se distingue aisément de la génération précédente parce que sa proue est complètement redessinée. Un nouvel avant plongeant dénué de grille de calandre vient donner à la Spitfire de faux airs de Spider Duetto mélangé à une Fiat 124 Sport Spider. Le pare-choc est ainsi installé plus haut, conformément aux nouvelles normes de sécurité. Les clignotants et veilleuses sont déplacés sous le pare-choc. A l'arrière, le pare-choc en deux parties perd ses buttoirs et plonge plus profond vers l'intérieur tandis qu'un feu de recul a été ajouté au côté du clignotant.

Au moteur de 1147 cm3 on substitue un bloc de 1296 cm3 qui fait monter la puissance de 67 à 75 chevaux. Ce moteur, obtenu par augmentation de l'alésage et de la course du précédent a déjà été utilisé dans la Triumph Herald 13/60 avec succès. Au moyen de deux carburateurs, il en est tiré 75 chevaux, ce qui rapporté au poids de 750 kg, en fait une voiture tout à fait alerte et amusante à conduire. Le moteur n'est pas particulièrement sportif, mais il est fiable et solide. Les soucis de fiabilité proviennent surtout du circuit électrique et des difficultés à régler les deux carburateurs.

Le Spitfire n'est pas une sportive mais une voiture d'apparât. Idéale pour la Croisette, elle avoue vite ses limites sur les petites routes sinueuses et son essieu arrière rigide la rend très délicate sur la pluie. En revanche, elle reste vive et maniable sur sol sec.

La Mk III est sans doute la plus sportive de toutes les versions de la Spitfire, avec le moteur le plus puissant. Les versions suivantes, tout aussi séduisantes, perdront légèrement en puissance. C'est avec la Mk III que la 100 000è Spitfire est vendue. Elle sera vendue à 65 000 exemplaires. La Mk IV intervient en 1970, alors que la Mk III susbiste jusqu'en 1971.

Fiche technique :

Type de moteur : 4 cylindres en ligne essence
Emplacement : longitudinal avant
Cylindrée : 1296 cm³
Alésage X course : 73,7 x 76 mm
Puissance : 76 ch à 6000 tr/min
Couple max : NC
Taux de compression : 9 : 1
Distribution : Arbre à cames latéral
Alimentation : 2 carburateurs horizontaux
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses : manuelle 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, ressort transversal à lames
Longueur : 3730 mm
Largeur : 1450 mm
Hauteur : 1205 mm
Empattement : 2110 mm
Voie av : 1245 mm
Voie ar : 1220 mm

Freins av : Disques
Freins ar : Tambours
Pneus av : 5,20 x 13
Pneus ar : 5,20 x 13
Poids : 748 kg
Vitesse maximale : 160 km/h
Capacité du réservoir : 38 litres

01 janvier 2012

Renault Rodéo 4 (1970-1981)

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(Bourg-Charente, Charente, avril 2004)

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(Clermont l'Hérault, Hérault, décembre 2007)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2010)

La Renault Rodeo est commercialisée pour la première fois en 1970 par l'intermédiaire d'ACL, un fournisseur de Renault. La voiture se veut le pendant de la Mehari de Citroën ou de la Mini Moke. Il s'agit de véhicules légers et ouverts dont l'utilisation se rapproche du Buggy. Leur vocation est plus la plage ou les chemins viscinaux que les routes départementales ou les autoroutes. Relativement spartiates, elles offrent une polyvalence bien pratique pour une utilisation à la campagne dans un confort, somme toute, rudimentaire.

Sur la base d'une Renault 4 fourgonette, ACL crée une carrosserie en polyester très légère. La voiture reçoit des suspensions renforcées pour mieux résister sur les chemins cahoteux. Le moteur est directement celui de la Renault 6, de 845 cm3 et 27 chevaux, ce qui lui procure un peu plus d'aisance dans les chemins et les situations un tant soit peu délicates.

D'année en année, la voiture évoluera. Outre les détails mécaniques et de carrosserie, la voiture doit changer de nom en 1972 en raison de l'arrivée d'une autre Rodeo, sur une plateforme de Renault 6. Elle s'appelle logiquement Rodeo 6, tandis que la Rodeo d'origine devient Rodeo 4.

En 1973, le badge ACL est remplacé par le logo Renault et la voiture entre directement dans le catalogue de la Régie.

En 1977, le volant issu de la Renault 4 (modèle jaune) est remplacé par celui de la Renault 5 GTL (modèles verts et blancs) mais la planche reste celle de la Renault 4 TL.  En juin 1979, les feux arrières de l'Estafette disparaissent pour laisser la place à ceux de la Renault 4 fourgonette (R4 F6) (modèle blanc) .

En 1978, ACL change de nom et adopte celui de son PDG, TEILHOL.

Enfin, en 1981, les Renault Rodeo 4 ou Rodeo 6 disparaissent et laissent place à la Rodeo 5.

19 décembre 2011

Porsche 356 A Speedster 1600 S (1956-1959)

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(On The Road, Le Mont de l'If, Seine-Maritime, juin 2010)

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(Angoulême, Charente, Circuit des Remparts, septembre 2004)

Ferry Porsche, le fils du concepteur de la Coccinelle pour Volkswagen, profite à la fin de la seconde guerre mondiale du fait que son père est prisonnier de guerre en France pour utiliser les restes de l'usine Volkswagen et contruire sa première voiture. Aussi, c'est tout naturellement qu'il en emprunte l'architecture de la Coccinelle : moteur quatre cylindres à plat refroidi par air en porte-à-faux arrière. Le dessin est réalisé par Erwin Komenda.

C'est une voiture simple, mais dont la conception est tournée vers la compétition. Agile, légère, équilibrée elle a des qualités indéniables. La légèreté permet d'inquiéter en course des voitures bien plus puissantes, mais bien plus lourdes. Pourtant, au regard des valeurs actuelles, sa motorisation ne transcende rien. De 40 à 70 chevaux, de la version Pré-A (1948-1955) les compteurs ne s'affolent pas. Mais grâce à son aérodynamique elle affiche déjà une vitesse de pointe de 140 km/h bien lancée. Et surtout son équilibre particulier procure à son conducteur des sensations inédites, notamment en courbe.

La version A (1956-1959) voit arriver en série des moteurs qui n'étaient réservés jusque là qu'à des versions promises à la compétition mais homologuées sur route. Aussi la 356 A culmine à 75 chevaux avec la 1600 S, mais surtout une 1600 GS Carrera GT dédiée d'ordinaire à la compétition et homologuée sur route se déchaîne avec 115 chevaux, de quoi envisager la barre des 200 km/h.

Et avec le 1600 cm3 de 75 chevaux (nos modèles), ce sont les 175 km/h qui sont envisageables. Un chiffre important pour l'époque. Sa réputation sportive est surtout dûe au fait que le surpoids arrière du fait du moteur la rend particulièrement survireuse. Elle procure des sensations, donne envie de la maitriser : elle suscite l'envie de piloter !

Jusqu'en 1965, elle n'aura de cesse d'évoluer jusqu'à une 356 C avant d'être remplacée par la 911. Sa puissance montera à 130 chevaux pour atteindre alors 200 km/h. Entre temps, une version "356 B" portera le modèle à son apogée commerciale. Elle reste aujourd'hui munie d'une aura particulière dans le monde de la collection dans la mesure où certains de ces modèles se négocient autour de 300 000 € !