16 février 2020

Triumph Spitfire Mk 1500 (1975-1980)

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(Cabourg, Calvados, février 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

En 1973 pour le Canada et les Etats-Unis, en 1975 pour le reste du monde, Triumph remplace le moteur 1300 de la Mk IV et qui date de la Mk III par un 1500 à longue course. Nait alors celle qui sera appelée Mk 1500. Conférant plus de couple, il rendait la voiture encore plus souple à utiliser. Toutefois, ce moteur a surtout brillé par sa fragilité.

La Mk1500 se distingue par ses feux arrières légèrement plus grands que ceux de la Mk IV et la bande noire ceinturant le panneau arrière. Sur les dernières versions, la lampe d'éclairage de la plaque sur le pare-choc qui comportait le logo Triumph disparait. Le logo grimpe sur la porte de la malle et deux lampes chromées viennent prendre place de chaque côté de la plaque d'immatriculation. Il reste alors un décrochement sur le pare-choc (modèle marron).

Le moteur 1500 ne brille guère par sa puissance, avec seulement 63 chevaux. Il ne permet pas d'accélérations foudroyantes, avec un très modeste 14,3 secondes de 0 à 100 km/h. La vitesse de pointe est tout de même un peu supérieure à 160 km/h. Pour autant, le plaisir de conduire une Spitfire se situe ailleurs, dans le cabriolet cheveux au vent, dans le plaisir de conduire une voiture basse et légère et au comportement vif.

En août 1980, les derniers modèles de Spitfire sont fabriqués dans l'usine de Canley. La dernière voiture est jaune Inca, avec un overdrive et un toit rigide. Elle ne trouvera jamais preneur et se trouve désormais exposée dans au musée anglais de l'automobile de Gaydon. La fin de cette voiture emblématique de la marque sera le signe du déclin de Triumph et de sa fin en 1984 en dépit d'une ultime tentative de sauvetage avec la Triumph Acclaim.

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)


02 février 2020

Ford Mustang V cabriolet V6 4.0 (2004-2013)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

En ressuscitant la Mustang, Ford revenait enfin aux basiques, avec une voiture digne de la lignée. Dans ce style néo-rétro, la Mustang revenait en 2004 avec tout le potentiel de séduction de l'origine, en oubliant les années d'errance des Mustang III et IV.

La recette a été bonne : une mécanique simple et robuste, un moteur vrombissant et coupleux, un châssis brut avec un essieu arrière rigide, un style qui renoue avec la Mustang de 1966. Evidemment, la voiture devait également avoir sa version cabriolet.

A l'intérieur, on retrouve une voiture moderne, mais qui conserve quelques gimmicks avec le passé, notament les cadrans ronds de l'affichage. La qualité d'assemblage n'est pas sans critique, de même que la qualité des matériaux qui ne sont pas à la hauteur de la sportivité ou de l'aura de la voiture.

Mais la sauce prend et la Mustang V se vend comme des petits pains. Au point où Ford ne souhaite même pas exporter la voiture en Europe. Mais un concessionnaire français va se charger d'obtenir l'homologation.

Comme toute bonne américaine qui se respecte, la Mustang V est équipée de gros V8 de 4.6 litres (300 ch) ou 5.0 après 2011 (412 ch). La version à 300 ch passe à un V6 de 3.7 litres 24 soupapes après 2011. D'autres versions préparées par Shelby ou autre permettent d'atteindre des puissances allant jusqu'à 550 ch.

Mais pour les budgets plus modestes, ou ceux qui ne souhaitent pas voir leur argent s'envoler avec la consommation d'un V8, Ford propose un nouveau V6 de 4.0 litres. Ce petit moteur moins gourmand (il consomme en moyenne 12 litres aux cent kilomètres) reste toutefois assez puissant pour donner des allants de pony-car à la Mustang. Certes, les 214 ch ont l'air un peu léger, mais les 33 mkg de couple à 3500 tr/min viennent compenser. Avec de plus une boite courte, manuelle ou automatique à 5 rapports, les accélérations permettent un 0 à 100 km/h en 6,9 secondes pour la version manuelle et 7,6 s pour la version automatique. La vitesse est bridée à 190 km/h électroniquement, mais est-ce si important vu la philosophie du modèle ?

En 2013, la voiture est très lègèrement restylée, notamment au niveau des feux et des entrées d'air. En 2015, la Mustang est remplacée par la Mustang VI qui a le bon goût de ne pas rompre le charme et de conserver le style d'une Mustang !

Fiche technique :

Type du moteur : V6 ouvert à 60°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 23 CV
Cylindrée : 4009 cm3
Alésage x course : 100,4 x 84,4 mm
Taux de compression : 9,7:1
Puissance maximale : 214 ch à 5300 tr/min
Régime maximal : 6100 tr/min
Couple maximal : 33,1 mkg à 3500 tr/min
Distribution : deux arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 477,5 cm
Largeur : 187,7 cm
Hauteur : 141,5 cm
Empattement : 272 cm
Voie av : 157,2 cm
Voie ar : 158,8 cm
Pneus av : 215/65 R 16
Pneus ar : 215/65 R 16
Freins av : disques ventilés (293 mm)
Freins ar : disques ventilés (300 mm)
Vitesse maximale : 190 km/h
0 à 100 km/h : 7,6 s
Capacité du réservoir : 61litres
Consommation moyenne en ville : 14,7 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 9,8 l/100km
Consommation moyenne : 12 l/100km
Volume du coffre : 348 litres
Poids : 1580 kg

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23 janvier 2020

Tatra 57 cabriolet 2 places (1931-1935)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

La Tatra 57 de 1931 a aussi été produite en cabriolet deux places. Elle dispose de la même mécanique, mais on note une capote implantée à l'arrière juste derrière les deux sièges avant, et une trappe qui semble offrir un coffre ou un logement pour replier la capote.

On peut noter également la qualité et le soin apporté à l'intérieur de la voiture. L'instrumentation est particulièrement fournie pour l'époque et la qualité du cuir est impressionnante, jusqu'aux vide-poches dans les contre-portes.

Lors du remplacement de la voiture en 1935 par la 57A, le cabriolet disparaît.

06 janvier 2020

Mazda MX-5 NA (1989-1998)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2015)

A la fin des années 80, les petits roadsters ont du plomb dans l'aile. La décennie a fait la part belle aux GTI, et les Lotus Elan, Triumph Spitfire, MGB ou Fiat 124 Spider n'ont pas trouvé de successeurs. Le plus cocasse, c'est que le Spider Alfa Romeo est encore en production et est déjà considéré comme une voiture de collection. Les vrais roadsters plus modernes se trouvent chez TVR, BMW et le Z1, Morgan, Ferrari et sa Mondial 8 cabriolet, mais pas au même prix.

Mais chez Mazda, on a anticipé le mouvement. Depuis 1979, Kenichi Yamamoto, directeur de la recherche et du développement de Mazda, dispose d'un dessin de Bob Hall, un journaliste et conseiller dans le domaine de l'automobile. Ce dernier est un nostalgique des petits roadsters anglais. Yamamoto lui a demandé quelle voiture devrait produire Mazda. Tous deux savent très bien que leur succès était dû à leur légèreté, et que leur manque de fiabilité a fini par les tuer. Mais ils sont persuadés qu'un jour, le balancier reviendra.

En 1984, Yamamoto est devenu patron de Mazda et il décide de tenter le coup. Il donne à trois bureaux de style internes le cahier des charges du projet LWS (Light Weight Sportscar). Finalement, toutes les architectures sont proposées et au bout du compte, c'est le projet à moteur avant et roues arrière motrices qui est retenu, celui du bureau ... californien. Le cahier des charges rappelle que la voiture devra être légère, abordable financièrement, fiable. Pour y parvenir, il va falloir aller piocher dans les banques d'organes et innover.

La voiture est présentée au salon de Chicago en février 1989. Elle s'appellera MX-5 en Europe, Miata en Amérique du Nord, Eunos au Japon. Comme elle l'a déjà fait auprès de tous les clients-test depuis deux ans, elle séduit énormément. Son style à la fois moderne et arrondi n'est pas sans rappeler les grands noms des années 60 et 70 dont elle s'inspire. Ses phares escamotables sont un clin d'oeil à la Lotus Elan, clin d'oeil encore plus marqué lorsque les phares sont levés. Mais des petits feux intégrant des veilleuses et les clignotants donnent une bouille amusante à la voiture lorsque les phares sont baissés. La voiture a une jolie silhouette, des proportions harmonieuses et évite de tomber dans le travers d'un galbe body-buildé ou d'un bio-design exacerbé. La voiture est de dimensions raisonnables afin de respecter l'exigence de poids, moins d'une tonne.

Pour le moteur, il suffisait d'aller chercher le 1.6 litres de la 323, mais retravaillé. Implanté longitudinalement pour pouvoir servir en propulsion, il reçoit une nouvelle distribution, un nouveau volant moteur, un vilebrequin différent et une cartographie nouvelle. Voilà donc la MX-5 dôtée de 115 ch ! Ce moteur à double arbre à cames en tête se montre enjoué, disposé à aller chercher les tours (7200 tr/min au rupteur). Le couple est haut perché, mais la puissance disponible en bas permet de rouler sur un filet de gaz sur les corniches. Avec 190 km/h chrono, 10,7 seconde de 0 à 100 km/h et 31,4 secondes au kilomètre, la MX-5 n'a pas à rougir.

Le châssis conçu avec une poutre centrale entouré d'une cage assure la rigidité de l'ensemble. La légèreté de la caisse, la précision de la direction, les doubles triangles à chaque roue, le petit levier de vitesses à débattement court, tout concourt à aller tailler la route. La MX-5 est très à l'aise sur terrain sinueux, se joue des courbes comme d'une formalité. Les plus critiques lui ont reproché le manque de rigidité de la structure qui a tendance à se déformer dans les conditions les plus difficiles. On peut les rejoindre sur le manque de couple à mi-régime, propre aux moteurs DOHC de cette époque, et qui ternit le résultat des relances, ainsi qu'aux disques de frein légèrement sous-dimensionnés. L'étagement de la boite provenant de la RX-7 est plutôt serré, et si celà permet d'enchaîner les vitesses à la volée, les longs trajets en 5è peuvent tourner à la punition. Mais on peut se régaler du son rauque qui figurait au cahier des charges !

La formule ayant séduit, les commandes affluent. Les USA commandent 7000 voitures par mois, quand l'usine d'Hiroshima n'en produit que 3500 ! Il y a des mois d'attente, et les voitures ne parviennent en France qu'un an plus tard, en rouge ou en blanc. La formule est tellement bonne qu'elle reste identique jusqu'en 1994. Là, deux versions remplacent le 1.6 de 115 ch. Un petit 1.6 de 90 ch fait office de produit d'appel, tandis qu'un 1.8 de 130 ch fait son entrée et vient en partie éliminer les critiques précédentes. Pour ce dernier, la caisse est rigidifiée et la boite rallongée. Les performances restent à peu près identique. Le poids augmente, lui, de 40 kg.

En 1996, la 1.8 tire sa révérence et ne reste en rayon que la 1.6 de 90 ch. Elle restera au catalogue jusqu'en 1998, année de son remplacement par la génération NB.

En définitive, la MX-5 aura relancé la carrière du roadster et la concurrence, après avoir laissé Mazda seule sur le terrain de jeu est revenue au milieu des années 90 avec le Spider 916 de chez Alfa, la MG F, la BMW Z3, Fiat Barchetta, et plus tard l'Audi TT ou la Mercedes SLK. Et bien de ces modèles existent encore, plus de 20 ans plus tard. Quant à la MX-5, elle en est à la génération ND.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1598 cm3
Alésage x course : 78 x 83,6 mm
Taux de compression : 9,4:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 115 ch à 6500 tr/min
Régime maximal : 7200 tr/min
Couple maximal : 13,8 mkg à 5500 tr/min
Distribution : double abrbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes, doubles triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, doubles triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 395 cm
Largeur : 167,5 cm
Hauteur : 122,5 cm
Empattement : 226,5 cm
Voie av : 141 cm
Voie ar : 142,7 cm
Pneus av : 185/60 HR 14
Pneus ar : 185/60 HR 14
Freins av : disques ventilés (235 mm)
Freins ar : disques (231 mm)
Vitesse maximale : 190 km/h
0 à 100 km/h : 10,7 s
400 m.D.A. : 17 s
1000 m.D.A. : 31,4 s
Capacité du réservoir : 135 litres
Consommation moyenne : 7,6 l/100km
Volume du coffre : 45 litres
Poids : 970 kg

26 décembre 2019

Ford Escort Mk IV cabriolet 1.6 (1986-1990)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

Les modifications esthétiques de la Ford Escort Mark III sont parfois considérées par les amateurs d'automobile comme un simple lifting et non pas comme une nouvelle version à part entière qui justifierait l'appellation Mark IV. En interne même, la Mark IV qui conserve la même plate-forme "Erika" que la Mk III est parfois dénommée Escort Erika '86.

C'est vrai que les modifications sont minimes et s'apparentent plus à une mise aux normes qu'à un véritable nouveau modèle. La calandre adopte des phares plus petits, un bouclier reformé, une grille réduite à sa plus simple expression, et à l'arrière le dessin des feux est modifié. Ils deviennent lisses, perdant leurs crans. Pour le reste, l'habitacle garde les mêmes proportions, les moteurs sont transférés. Seul l'intérieur est véritablement transformé avec une planche de bord inédite, mais pas transcendante.

Finalement, c'est la version cabriolet qui se fait le plus remarquer. Vendue de manière très confidentielle en version Mark III, la mark IV va connaître un succès plus marqué. A ce succès, on peut considérer que les modifications convenaient mieux au cabriolet adapté par Karmann. Sans doute aussi, le fait que la voiture soit disponible dans un premier temps en plusieurs motorisations n'y est pas pour rien. Proposée initialement avec un moteur 1.6 à carburateur de 80 ch, avec injection de 95 ch ou en version XR3i de 108 ch, l'offre est assez large pour convaincre plusieurs types de clients en fonctions de leurs velléités sportives et leur aisance financière. L'offre est ensuite complétée en 1987 par la venue du 1.4 de 75 ch tandis que le 1.6 carburateur disparaissait des choix. La puissance de la version injection est alors diminuée à 90 ch afin de rendre la gamme plus homogène. L'XR3i reste inchangée à 108 ch.

Sans devenir un réel succès sur les routes, l'Escort Mk IV cabriolet aura un succès plus large que son aînée. A l'heure actuelle, elle est une bonne occasion de rentrer dans le monde des anciennes à peu de frais. Sa côte moyenne est de 2500 € pour un véhicule en bon état.

Le cabriolet est renouvelé avec un succès grandissant en 1990 et la Mk V.

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22 décembre 2019

Morgan 4-4 (1936-1950)

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(Parade de Caux-Rétro, Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

En 1936, une firme anglaise connue pour ses véhicules à trois roues (voir ici la Morgan Super Sport Aero) présente sa Morgan 4-4 : 4 roues et 4 cylindres. Cette voiture sera fabriquée sans discontinuité ou presque (interruption durant la seconde guerre mondiale et de 1950 à 1954 pour les raisons qui vont suivre). La Morgan 4-4 est construite selon les savoir-faire d'alors : châssis en bois et méthodes inspirées de la navigation. La voiture n'a pas encore la ligne actuelle, mais les bases sont déjà jetées.

En guise de mécanique, il est fait appel au moteur Coventry Climax, un moteur à la fiabilité et l'efficacité déjà très réputée. Avec 1122 cm3, il fournit 34 chevaux en 1936. Remplacé par un moteur Standard Special de 1267 cm3 et arbre à cames en tête en 1939, la voiture dispose de 39 chevaux, soit une cavalerie impressionnante pour l'époque. Mais en 1950, ce moteur disparaît du catalogue et Morgan ne dispose pas sous la main d'un moteur de cylindrée égale lui fournissant le même agrément.

Car la voiture a largement démontré des aptitudes depuis longtemps et qui, couplées à son faible poids et son moteur alerte, la rangent dans la catégorie des sportives. Il est alors fait appel au moteur Standard Vanguard de 68 chevaux et de 2088 cm3. Cette hausse de puissance conduira la marque à insérer à côté du modèle 4-4 qui disparait provisoirement, la Plus 4.

En 1954, la voiture subit un premier lifting qui la rapproche beaucoup de sa silhouette actuelle. La 4/4 (et non plus 4-4) fait sa réapparition en 1955 avec un moteur Ford de 36 chevaux, puis en 1960 le moteur 40 chevaux de la Ford Anglia.

 

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Morgan 4/4 (1955-)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

En 1961, la quatrième série de Morgan 4/4 adopte un moteur Ford 1300 de 60 chevaux, soit une augmentation de puissance de 50 % par rapport au moteur de la Ford Anglia. Elle hérite également d'une nouvelle boite à quatre rapports. La voiture est alors capable d'atteindre la vitesse de 130 km/h. En 1963, c'est le moteur 1500 de la Ford Cortina qui vient prendre son tour.

En février 1968, plusieurs versions de moteurs Ford Kent 1600 sont proposées, de 70 à 100 chevaux (modèle rouge). Cette motorisation est conservée jusqu'en 1982, année de l'installation du moteur CVH de Ford et dès 1984, la boite cinq rapport empruntée à la Ford Sierra. Parallèlement un moteur Fiat 1600 à double arbre avec boite cinq rapports est proposé de novembre 1981 à novembre 1985, mais seules 96 unités en sortiront des ateliers. La version à moteur Ford sera prolongée jusqu'en 1991 (plus de 3500 exemplaires produits), aussitôt remplacée par la version à injection de 100 chevaux. Mais c'est le moteur Ford Zetec de 1800 cc et 115 chevaux qui vient prendre la relève en 1993 jusqu'en 2006. Depuis c'est le moteur Duratec de 1800 cm3 et 125 chevaux qui offre un niveau de prestation toujours en hausse. En effet, la voiture est toujours produite à ce jour, et détient à coup sûr le record de longévité. L'allure générale n'a pas bougé ou presque depuis 1955 y compris la sangle de cuir de mouton sur le capot pour en diminuer les vibrations, et le pare-brise droit.

Pour les plus téméraires, les versions Plus 4 ou Plus 8 peuvent venir ajouter un agrément sportif à l'élégance de la jolie Morgan.

A noter que le modèle rouge dispose de 4 places, contrairement aux deux modèles beige.

Fiche technique : (1981-1992)

Moteur : 4 cylindres en ligne Ford, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1597 cm3
Alésage x course : 80 x 79,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 5 paliers

Puissance maximale : 96 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 13,5 mkg à 4000 tr/min

Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à vis et galet (2,25 tours)
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 401 cm
Largeur : 163 cm
Hauteur : 122 cm
Empattement : 244 cm
Voie av : 122 cm
Voie ar : 124 cm

Pneus av : 165 SR 15
Pneus ar : 165 SR 15
Freins av : disques (279 mm)
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 175 km/h
0 à 100 km/h : 8 s
Volume du coffre : 140 litres
Capacité du réservoir : 46 litres
Poids : 735 kg

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13 décembre 2019

Aero 500 (1929-1932)

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(Parade de Caux-Rétro, Louvetot, Seine-Maritime, juillet 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

A l'origine, Aero est une compagnie tchèque fondée en février 1919 à Prague pour réparer des avions puis très vite pour en fabriquer. Les premiers biplans sont très largement inspirés d'une marque allemande et les premières créations originales surviennent en 1920. En 1929, la firme se lance dans la construction de voitures, qui ressemblent plus à des quadricycles à moteur.

En effet, l'Aero 500 est mûe par un moteur monocylindre deux temps de 499 cm3, refroidi par eau. Le moteur de 10 ch (à 2700 tr/min) permet toutefois de propulser la voiture à 75 km/h grâce au poids de seulement 460 kg en état de marche. Il reste toutefois frugal avec seulement 6 litres au cent kilomètres en moyenne.

L'Aero se distingue par une carrosserie très élancée, aux allures sportives de l'époque. La conception de la voiture est toutefois rudimentaire avec une boite à trois rapports non synchronisés et un essieu arrière dépourvu de différentiel. La troisième place est aménagée à l'arrière en basculant la porte du coffre à la façon des spiders des années 30.

1500 voitures sont fabriquées jusqu'en 1932 année de son remplacement par l'Aero 662.

Fiche technique :

Moteur : monocylindre, essence, deux temps
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 499 cm3
Alésage x course : 85 x 88 mm
Taux de compression : 6:1
Puissance maximale : 10 ch à 2700 tr/min
Longueur : 318 cm
Largeur : 119 cm
Hauteur : 146 cm
Empattement : 223 cm
Voie av : 105 cm
Voie ar : 95 cm
Vitesse maximale : 75 km/h
Poids : 460 kg

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

05 décembre 2019

Alfa Romeo Spider Duetto 1600 (1966-1968)

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(Parade de Caux-Rétro, Louvetot, Seine-Maritime, juillet 2015)

A la suite du spider dérivé de la Giuletta en 1955 puis motorisé avec le 1600 de la Giulia à partir de 1962, Alfa Romeo élabore un nouveau spider à partir de la plate-forme de la Giulia en 1966. Dernière création de Battista "Pinin" Farina, cette voiture va traverser les décennies en gardant sa ligne. Seule l'arrière sera modifié, de manière plus ou moins heureuse. En revanche la proue sera conservée à l'identique ou presque jusqu'en 1993 date de l'arrêt de la production de la voiture à l'issue de la 4è génération.

Le "Duetto" ou "Coda Longa" ou "ossi de Sepia" (os de seiche) est d'abord motorisé avec le 1600 de la Giulia (modèle rouge). Mais en 1968 il hérite d'un nouveau moteur 1750 (1778 cm3 exactement) faisant passer la puissance de 109 à 118 ch.

Parallèlement, une version 1300 baptisée Junior arrive à ses côtés. Après 6325 exemplaires en seulement deux ans, le Spider continuera alors une très longue carrière jusqu'en 1993 !

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

11 novembre 2019

Triumph Roadster 2000 (1948-1949)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse et Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

Le Triumph Roadster est une automobile fabriquée par Triumph récemment entrée dans de giron de la Standard Motor Company. Cette auto a été conçue au sortir de la Seconde Guerre Mondiale pour répondre à Jaguar, selon la volonté de Sir John Black, le patron de la Standard. Le style est confié à Frank Callaby et la partie châssis à Ray Turner.

Du fait de la pénurie d'acier de l'après-guerre, la voiture sera construite en aluminium en utilisant les presses en caoutchouc dont la Standard s'était servie pour les pièces d'avion pendant la guerre. Le châssis sera constitué de tubes d'acier soudés à la main, une version raccourcie de celui de la berline 1800 avec une suspension indépendante à ressorts à lames transversales à l'avant et un essieu moteur à ressorts semi-elliptiques à l'arrière. Le moteur sera issu de celui que la Standard fournissait avant la guerre à Jaguar pour la SS2. Ce moteur de 1,5 litres de cylindrée a été modifié depuis par Harry Weslake, el lui accolant une distribution avec soupapes en tête et culbuteurs. La cylindrée est augmentée à 1775 cm3, le taux de compression est rabaissé et le carburateur utilisé est moins performant. Le moteur est associé à une boite 4 rapports, dont trois sont synchonisés, et le freinage est à commande hydraulique.

Avec son style inspiré de l'avant-guerre, ses ailes rondes, son arrière large et ses phares séparés, l'auto sera critiquée et comparée à une dinde de Noël  dodue en train de rôtir. Toujours est-il que la voiture est capable d'accueillir trois personnes sur la banquette avant (à condition de relever l'accoudoir) et, en cas de nécessité, un spider arrière s'ouvre pour deux places supplémentaires munies de leur propre hublot. La largueur de la voiture, inhabituelle pour l'époque, et en raison d'un pare-brise très peu haut, conduira Triumph à installer trois essuie-glaces, solution reprise par Jaguar sur la Type E et MG pour la MG B.

Lancée en 1946, la Triumph Roadster est munie d'un moteur de 1800 cm3 de 65 ch. La puissance permet à la voiture d'atteindre 121 km/h, supprimant toute véléité sportive, et sans aucune risque de causer du tort au client Jaguar. Jusqu'en septembre 1948, il est produit 2501 voitures. Elle obtient alors, pour le millésime 1949, un moteur 2 litres. Il s'agit en fait du moteur 2088 cm3 produit par la Standard Vanguard et que l'on retrouvera jusque dans la Triumph TR4 avec une cylindrée soit de 1991 cm3 soit de 2138 cm3. Au passage, le train arrière est modifié et la boite revient à une version à trois rapports, tous synchronises cette fois. Le moteur, plus souple, offre de meilleures reprises et accélérations mais la boite à trois rapports ne permet pas une vitesse de pointe significativement supérieure. Les 72 ch ne permettent d'atteindre que 124 km/h.

Construit essentiellement à la main, le Roadster de Triumph n'a pas été très largement diffusé. La version 2 litres s'arrête après 2000 exemplaires produites. L'histoire se poursuit avec un prototype TRX très futuriste, puis avec la TR2 et ses descendantes.

TriumphTR2000av2

TriumphTR2000ar2

TriumphTR2000int2
(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse et Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

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