14 décembre 2014

Lincoln Continental Mark IV 1975

LincolnContinentalMkIV1975av

LincolnContinentalMkIV1975ar1
(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Au fil des années, les proportions de la Lincoln Continental n'ont jamais cessé de croître, au point d'être dans les voitures le plus grandes du monde, partageant les records avec les Cadillac, Fleetwood pour les longues limousines ou DeVille pour le coupé ou le cabriolet. La Continental se partage également en limousine Town Car, en coupé hardtop Town Car et en Continental Mark IV (notre modèle), dont le but est justement d'aller chatouiller la reine de la catégorie, la Cadillac El Dorado.

C'est Lee Iaccoca, le bouillant PDG de Ford qui demande à ce qu'on crée une rivale à cette dernière, sorte de Rolls-Royce à l'américaine. Logiquement, la voiture est intégrée à la marque "Premium" du groupe et hérite du flatteur label "Continental" alors qu'elle partage sa structure avec la 3è génération de la Ford Thunderbird (ici en 2è génération). La Mark III remplira correctement son rôle et est remplacée par la Mark IV en 1972 (voir ici un modèle 1973). Pour 1975 (notre modèle), les feux sont transférés du pare-choc au bas du coffre, tout en conservant ce restant d'ailes proéminentes. Le coffre marque toujours cette sorte de roue de secours intégrée, mais qui en réalité est installée ailleurs.

Côté motorisation, on conserve le gros V8 Ford de 7,5 litres de cylindrée qui procure, restrictions concernant la pollution oblige, 200 ch SAE seulement. Mais avec un carburateur quadruple corps, la consommation se situe toutefois entre 20 et 25 litres au cent, même à allure contenue. Le ronronnant V8 délivre surtout son couple de 48 mkg avec des efforts qui semblent aussi légers que son son est rauque et crépitant. Accouplé à une boite automatique à trois rapports, son style n'est assurément pas sportif. Les deux tonnes et demi de l'engin ne permettent pas mieux qu'une bonne accélération en ligne droite. Son credo, c'est le luxe.

A l'intérieur, tout est prévu pour le confort et si le soin apporté à la finition n'est pas à la hauteur de l'excellence anglaise en la matière (dans les voitures de prestige), la qualité perçue est incontestable. Toutes les fonctions imaginables à l'époque sont à bord, jusqu'au toit en vinyle avec cette fameuse vitre ronde sur la custode dite "opera window" qui restera l'élement distinctif du modèle jusqu'en 1984.

La Continental Mark IV sera produite à 47 145 exemplaires en 1975. Elle est remplacée en 1977 par la Continental Mark V.

Fiche technique :Moteur : V8 à 90° d'origine Ford, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 43 CV
Cylindrée : 7536 cm3
Alésage x course : 110,74 x 97,8 mm
Taux de compression : 8:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 200 ch à 3800 tr/min
Couple maximal : 48 mkg à 2600 tr/min
Distribution : arbre à cames central, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : carburateur quadruple corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à trois rapports
Longueur : 579,4 cm
Largeur : 202,7 cm
Hauteur : 135,9 cm
Empattement : 305,8 cm
Voie av : 159,8 cm
Voie ar : 159,5 cm
Pneus av : 230 x 15
Pneus ar : 230 x 15
Freins av : disques (300 mm)
Freins ar : tambours (disques en option)
Vitesse maximale : 190 km/h
Capacité du réservoir : 100 litres
Consommation moyenne : 20 l/100km
Poids : 2428 kg


15 novembre 2014

Renault 16 TL Automatique (1970-1979)

Renault16TLautoav

Renault16TLautopf

Renault16TLautoar
(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Avec la suppression de la TA et le restylage de la jupe arrière en septembre 1970 survient la création des TL automatique et TS automatique. Le client peut désormais choisir le niveau de puissance associé à sa boite de vitesse, contrairement à la version précédente qui, si elle utilisait la cylindrée de la TS (bloc 1565 cm3) l'associait à la culasse de la TL pour se contenter de 67 ch... Désormais le client peut opter pour ce moteur dans la TL automatique ou conserver les 82 ch de la TS dans la TS automatique.

Certes la 16 TL automatique n'est pas une voiture nerveuse. Mais elle donne tout son talent à faire voyager ses passagers dans le confort et la souplesse, l'un des points forts de la Renault 16 mis en valeur par la boite à trois rapports et la souplesse du moteur.

En septembre 1972, elle reçoit une nouvelle planche de bord au dessin très rectangulaire. Le démarrage du moteur se fait avec la clef et non plus sur un bouton séparé.

En septembre 1974, les grilles de calandres deviennent noires. Les L et TL gagnent une lunette arrière dégivrante.

En septembre 1975, la boite automatique n'est plus disponible que sur la TL.

En septembre 1976, la TL automatique reçoit un nouveau moteur dérivé de celui de la TX.

En juillet 1977, les feux arrière des TS et TX avec feu de recul blancs et catadioptre séparés sont généralisés à la TS (notre modèle). En février 1978, la TL disparait laissant la TL automatique orpheline. En juillet 1978, les combinés clignotants et feu position deviennent bicolore (notre modèle) et des ceintures de sécurité à l'arrière.

La production de la Renault 16 TL automatique est toutefois arrêtée en juillet 1979 alors que seule la TX est encore au catalogue.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1565 cm3
Alésage X course : 77 x 84 mm
Taux de compression : 8,6:1
Vilebrequin : 5 paliers

Puissance maximale : 67 ch à 5000 tr/min
Couple maximale : 11,6 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses automatique à 3 rapports
Direction à crémaillère (4,11 tours)
Diamètre de braquage : 11 mètres
Suspension av : roues indépendantes, quadrilatères déformables, barres de torsion, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, barres de torsion, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 425,7 cm
Largueur : 164,8 cm
Hauteur : 145,5 cm
Empattement : 265 cm à droite, 271,7 cm à gauche
Voie av : 134,2 cm
Voie ar : 129,2 cm
Garde au sol : 19,5 cm
Pneu av : 145 SR 14
Pneu ar : 145 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 149 km/h
Capacité du réservoir : 50 litres
Poids : 1045 kg

Posté par Zorglub34 à 15:04 - - Commentaires [1]
Tags : , , , ,
21 octobre 2014

Excalibur Série IV (1980-1985)

ExcaliburS4av

ExcaliburS4av1

ExcaliburSIVar

ExcaliburS4aint
(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

ExcaliburSIVav

ExcaliburSIVprof

ExcaliburSIVar
(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

En 1980, la Série IV (notre modèle), marque une nette évolution de l'Excalibur. Son look évolue plus nettement vers la Mercedes 540 K. Elle reçoit des vitres latérales, une capote électrique et une malle à l'arrière. Le châssis est encore allongé de plus de 25 centimètres. Le moteur revient à une cylindrée plus raisonnable avec 5 litres de cylindrée, mais toujours issu du groupe General Motors, avec boite automatique, amérique oblige.

Mais l'entreprise doit affronter une nouvelle difficulté : une inflation importante érode les marges financières. Face à celà, il y a deux types de réactions : soit on augmente la production, soit on augmente les prix. Il faut alors justifier cette augmentation par une amélioration des prestations. Ne voulant pas sacrifier au productivisme, encore une fois, l'Excalibur reçoit alors des vitres électriques, une fermeture centralisée, un autoradio Blaupunkt haut de gamme, des sièges électriques, une régulateur de vitesses, et même un hard-top amovible. Les ventes marquant alors un pas, les performances ayant par la même occasion nettement reculé. Mais elles remontent peu à peu et finalement, la Série IV est vendue à 935 exemplaires dont une cinquantaine d'unités d'une série spéciale célébrant le vingtième anniversaire de la voiture. Vient alors la Série V en 1985, Les ventes chutent malgré tout, même si la dernière année de production, 1989, renoue avec la centaine d'exemplaires.

L'aventure se termine et la voiture conserve, plus de vingt après l'arrêt de la production, cette aura particulière. Mélange de rêve et d'exubérance, de charme et d'audace, elle a charmé des grands noms de la planète comme Tony Curtis, Dean Martin, Peter Ustinov, Ronald Reagan, Steev McQueen, Rod Stewart, le Prince Rainier de Monaco, Sonny et Cher (une chacun) et même Arnold Schwartzenegger.

Pour en savoir plus :
- Excalibur Classics
- Excalibur Europe

Posté par Zorglub34 à 07:36 - - Commentaires [1]
Tags : , , , , , ,
27 septembre 2014

Chevrolet El Camino SS 1976

ChevroletElCamino76av

ChevroletElCamino76av1

ChevroletElCamino76ar1

ChevroletElCamino76ar
(Duclair, Seine-Maritime, juin 2012)

On dit que l'origine du coupé pick-up est due à une demande d'un agriculteur australien à Ford. Il voulait pouvoir aller à la messe le dimanche avec sa femme, et partir livrer des cochons le lundi. Deux ans plus tard, en 1934, Ford produisait le premier coupé pick-up, suivi par Chevrolet un an plus tard. Il a fallut toutefois attendre 1957 pour voir apparaître ce type de carrosserie aux USA avec la Ford Ranchero. Il faut attendre deux ans de plus pour que Chevrolet réagisse, avec la première El Camino, basée sur une plate-forme de Brookwood break. D'emblée, avec un style très marqué, les ventes sont plus importantes que celles du Ford Ranchero. Pour la General Motors, le but est atteint.

En 1960, après une brève période de ressemblance avec la Bel Air, la production du coupé pick-up est interrompue. Ce n'est qu'en 1964 qu'une nouvelle génération d'El Camino fait son retour, en reposant sur la plateforme de la Chevelle (ici en modèle 1971), cette fois. Elle en suivra toutes les évolutions, jusqu'en 1978.

Pour l'année 1976, l'El Camino est toujours basée sur la Chevelle dont elle adopte les doubles phares superposés. La gamme des moteurs s'étale d'un moteur 6 cylindres de 250 ci (4.1 litres), et des V8 de 305 ci (5.0 litres, 140 ch) et de 350 ci (5.7 litres, au choix carburateur double ou quadruple corps), et même un 400 ci (6.6 litres) de seulement 175 ch. Le modèle présenté est équipé d'un moteur de 502 ci (8,2 litres) qui développerait en 500 et 540 ch selon son propriétaire. Tous les moteurs sont associés à une boite turbo-hydramatic à trois rapports, à l'exception du 6 cylindres qui n'en dispose qu'en option, une boite manuelle à trois rapports étant montée en série. Trois niveaux de finitions sont proposés. La "SS" (pour Super Sport) est intercalée entre la version de base et la plus luxueuse "Classic". En 1977, quelques très légères modifications cosmétiques sont apportées, mais c'est à partir de 1978 qu'à lieu la bascule vers la plateforme de la Chevrolet Malibu.

En 1976, la Chevrolet El Camino a été produite à 44 890 exemplaires, dont 5163 en finition "SS".

NB : le modèle présenté est un modèle 1975 qui dispose des doubles phares du millésime 1976.

Pour en savoir plus : Chevelle.fr

Posté par Zorglub34 à 18:46 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , ,
23 août 2014

Chevrolet Corvette C1 1959

ChevroletCorvette1959av

ChevroletCorvette1959av1

ChevroletCorvette1959ar1

ChevroletCorvette1959ar

ChevroletCorvette1959int
(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, mai 2012)

La Corvette est née le 30 juin 1953, lors du General Motors Motorama à l'hotel Woldorf-Astoria à New York. C'est à l'origine un concept-car qui a pour vocation de venir concurrencer les petits coupés européens, et notamment anglais, tels la MG Midget TD, les futures Triumph TR2 ou Austin-Healey. Mais elle suscite suffisamment d'intérêt pour convaincre General Motors de la commercialiser. Cependant, afin de limiter les coûts et le poids, elle est pourvue d'une carrosserie en fibre de verre, une première mondiale. Le châssis et les trains roulants sont issus de la banque d'organes maison et le moteur 6 cylindres en ligne "Blue Flame" ne dispose que de 150 ch, associés à la seule boite en magasin capable d'encaisser cette puissance, la Powerglide à deux rapports. Autant dire que la première Corvette n'est pas une foudre de guerre, et en dépit d'une ligne fort séduisante, seules 300 voitures sont fabriquées la première année, dont deux pour les crash-tests.

Les années suivantes, les ventes peinent à décoller. En dépit d'une motorisation dont la puissance augmente lentement (155 ch), il ne se vend que 3000 Corvette en 1954 et à peine 700 en 1955. Mais heureusement pour elle, Ford dégaine la Thunderbird, ce qui incite General Motors à maintenir la Corvette au catalogue afin de ne pas laisser le champ libre au concurrent héréditaire. Cependant, la Thunderbird est infiniment plus cossue et puissante, et si elle est moins jolie, son succès est immédiat. Ainsi, dès 1955, la Corvette reçoit en option un V8 de 4.3 litres de 210 à 240 ch (selon les options) et une boite manuelle à 3 rapports. Le 6 cylindres disparaît en 1956 et en 1957 le V8 est porté à 4.6 litres. Sa puissance oscille alors entre 210 et 280 ch. La voiture gagne la capote hydraulique, des freins plus puissants et surtout une boite manuelle à 4 rapports. Les performances et les ventes allant croissant (3500 en 1956 et 6300 en 1957), le destin de la Corvette se forgeait peu à peu.

C'est le lifting de 1958 qui allait lancer la Corvette dans une autre dimension. Avec une calandre quatre phares, une calandre centrale avec des lames verticales chromées, des ouïes latérales coupées en deux par le pare-choc. Le chrome est omniprésent, y compris à l'arrière où deux baguettes remontent sur la porte du coffre vers la capote et sous le coffre vers l'essieu. Le coup de crayon fort réussi fait alors de la Corvette une des voitures les plus réussies de son époque. Un coup de pouce du destin vient aussi du fait que Ford transforme la Thunderbird en coupé 4 places sous la pression de l'A.M.A.(American Manufacturers Association) qui souhaite que les constructeurs nationaux ne fabriquent plus de voitures à vocation sportive. General Motors ne plie pas et au contraire renforce le V8 qui peut alors atteindre 290 ch.

En 1959 (notre modèle), les modifications sont très minces. On note la disparition des baguettes chromées autour du coffre et en deux ou trois autres endroits où ils étaient superflus, voire excessifs. Les ventes atteignent puis dépassent les 10 000 exemplaires par an. A partir de 1961, la puissance continue à évoluer : disparition des chromes autour des phares, calandre d'une simple grille. Mais l'évolution la plus marquante est la modification de l'arrière signé Bill Mitchell qui préfigure la Sting Ray. En 1962, la dernière année de production de la première génération marque également l'apparition du V8 5.3 litres.

La Corvette C1 tire sa révérence au cours de l'année 1962. Fabriquée à 68 989 exemplaires de 1953 à 1962, elle est assez rare sur le continent européen. Elle est remplacée par la Sting Ray ou Corvette C2.


10 août 2014

Jaguar XK (2006-2009)

JaguarXKmkIav

JaguarXKmkIav1

JaguarXKmkIar1

JaguarXKmkIar

JaguarXKmkIint
(Duclair, Seine-Maritime, mai 2012)

Dans le coeur des amateur de Jaguar, la place de la Type-E est toujours à prendre. Que ce soit la XJ-S, la XJS ou la XK8, aucune n'a réussi à réunir toutes les qualités de l'ancêtre : une esthétique parfaite qui abrite un moteur rageur, un comportement à la fois sportif et un confort digne d'une Jaguar. Les descendantes ont toutes été de bonnes grandes routières plus à l'aise sur les grands axes que sur les petites routes. Pour renouveller la XK8, il fallait donc tenter de renouer avec les débuts.

C'est sous le plume de Ian Callum qu'est née la XK, aussi n'est-il pas étonnant de trouver des similitudes avec une Aston Martin DB7 ou une Vanquish. On ne retrouve plus la ligne de la XK8 qui était d'une fadeur bien décevante pour Jaguar. La XK reprend des lignes tendues, une dynamique sportive, et ses volumes confirment une impression de puissance à l'aide de passage de roues arrière marqués, de renflements subtils. De l'Aston on retrouve le hayon arrière très incliné, la forme des vitres de custode, le capot plongeant et les ouvertures de la calandre. Même si les optiques sont différentes, l'air de famille est indéniable, comme des cousines qui ne pourraient renier leur parenté.

Le châssis est intégralement en aluminium pour préserver l'embompoint tout en gagnant en rigidité. De fait, la XK pèse quand même 1600 kg, soit environ 100 kg de moins que la précédente, avec un équipement à la hausse. La XK est une voiture qui est toutefois confortable, aidée par une suspension fort bien travaillée, et qui peut recevoir en option un système actif appelé "CATS", conçu par Jaguar. La XK est à même d'enchaîner les courbes et se comporter en sportive accomplie, sans perdre de vue l'idée qu'elle est d'un gabarit qui n'est pas trahi par ses formes. Elle mesure près de 4,80 m de long et 1,90 m de large. A l'intérieur, le bois a disparu, ce qui choque sur une Jaguar. Un placage en faux alu jure un peu, et il faut ajouter une croix supplémentaire dans la longue liste des options pour que le bois reprenne sa place dans l'habitacle. La finition est au niveau attendu, et l'équipement est sans faille.

Le V8 qui l'anime ne manque pas de souffle et c'est à peine si le poids se ressent. Le V8 de la XK8 qui était considéré comme l'un des meilleurs moteurs au monde n'avait pas grand risque à venir s'installer dans la XK. Il n'a sans doute pas la sonorité du moteur de la Ferrari F430 ou de la Maserati Granturismo, mais il a pour lui un couple et une disponibilité qui compensent allègrement. Et pour ce qui est du bruit, un résonateur par banc de cylindres s'occupe de procurer les frissons nécessaires. Le V8 de 4,2 litres procure 298 ch à 6000 tr/min et un couple de 42 mkg à 4100 tr/min, de quoi propulser la XK à 250 km/h, vitesse bridée électroniquement. Le moteur est assez puissant pour soutenir de belles allures quel que soit le terrain et il est même permis de mettre la voiture en travers, ce qui était impossible avec les générations précédentes. La boite automatique à 6 rapports avec commande au volant n'a pas la célérité de celles d'une Ferrari ou d'une BMW, et sa relative lenteur renvoie plutôt dans le registre "Grand Tourisme" que sportive accomplie. Ce rôle est plutôt dévolue à la XKR, équipée du même moteur turbo-compressé de 426 ch. En 2007, un "petit" V8 de 3,5 litres permet d'offir une version "entrée de gamme" à 254 ch, seulement.

En 2009, en même temps qu'un discret restylage, les moteurs 4,2 litres sont portés à 5 litres et les puissances grimpent à 385 et 510 ch respectivement pour les XK et XKR. Entre temps une XKR-S, encore plus exclusive, est venue endosser le rôle d'ultra-sportive en 2008 (550 ch, vitesse limitée à 280 km/h électroniquement). Un nouveau restylage est opéré en 2013, et une nouvelle version devait être présentée courant 2014.


Fiche technique :

Moteur : V8, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 22 CV
Cylindrée : 4196 cm3
Alésage x course : 86,1 x 90,4 mm
Taux de compression : 11:1
Puissance maximale : 298 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 42,9 mkg à 4100 tr/min
Distribution : 2 double arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : injection directe
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse automatique à 6 rapports
Direction à crémaillère, assistance variable
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoidaux
Suspension ar : roues indépendantes, trianges superposés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 479,4 cm
Largeur : 189,2 cm
Hauteur : 132,2 cm
Empattement : 275,2 cm
Voie av : 156 cm
Voie ar : 159,6 cm
Pneus av : 245/45 ZR 18
Pneus ar : 275/40 ZR 18
Freins av : disques ventilés (326 mm)
Freins ar : disques ventilés (326 mm)
Vitesse maximale : 250 km/h (limitée électroniquement)
0 à 100 km/ h : 6,2 s
400 m D.A. : 14,9 s
1000 m D.A. : 26,5 s
Capacité du réservoir : 71 litres
Consommation moyenne : 12 l/100km
Volume du coffre : 300 litres
Cx : 0,33
Poids : 1595 kg

16 juillet 2014

Mercedes SL 500 R230 (2001-2008)

MercedesSL500AMGav

MercedesSL500AMGav1

MercedesSL500AMGav2

MercedesSL500AMGar1

MercedesSL500AMGar
(La Bouille, Seine-Maritime, mai 2012)

Succéder à deux légendes comme la R107 et la R129 est un défi d'envergure. Le charme de la R107 est déjà entré depuis longtemps dans la légende automobile et le niveau de qualité et de performances de la R129, non dénué de charme non plus, en fait l'un des roadsters les plus prisés de l'époque. Leur longévité respective (17 et 12 ans) témoigne de leur succès. Aussi pour rester au niveau, Mercedes va devoir extirper la substantifique moelle de son talent.

Les travaux sont lancés dès janvier 1996 et 10 designers sont mus au travail tant en Allemagne, qu'au Japon et en Californie. La voiture est conçue à l'aide d'un ordinateur nommé "CAVE" (Computer Aided Virtual Environment), capable de générer des images 3D de n'importe quelle partie de la voiture afin de pouvoir l'inspecter. Les ingénieurs peuvent ainsi, par exemple, vérifier l'ergonomie du tableau de bord sans même devoir fabriquer un prototype. Tout est conçu ainsi, de l'intérieur, la carrosserie, le moteur. Si bien que le design de la voiture est arrêté le 16 juin 1997 ! La mise au point durera tout de même jusqu'en 2001. La voiture est présentée en avant-première comme Pace-Car au grand Prix de Formule 1 d'Hockenhein en août 2001, et exposée au salon de Frankfort en septembre. La production commence le 13 octobre et la commercialisation en novembre.

Évidemment, Mercedes y a mis tout son savoir-faire. A commencer par le toit amovible de la SLK. Certes ce toit n'est pas une nouveauté, puisqu'il date de la Peugeot 601 Eclipse. Inventé par Georges Paulin en 1930 et produit au compte-goutte jusqu'en 1940, il a été oublié jusqu'en 1997 et modernisé par Mercedes grâce à une cinématique plus élaborée. Lle toit de la 601 se logeait d'une seule pièce dans le coffre alors que celui de la SLK est repliable et se glisse plus facilement dans un logement moins volumineux. Son succès a alors incité Peugeot à l'adapter à la 206 CC qui est devenue un succès permettant de populariser le procédé. Malheureusement, Peugeot n'a jamais rendu hommage à Paulin...

Le style de la Mercedes est encore une fois étonnant. La SL dégage une sensation de luxe et de puissance et de raffinement. Les doubles optiques rondes sont du plus bel effet et d'une dimension proprement idéale pour la calandre. Très proches de la C215, l'avant et la silhouette sont encore affinés, améliorés. Les dimensions générales de la voiture sont plus larges qu'elle ne le laissent penser. Les portes-à-faux sont soignés et seul l'arrière un peu massif (toit amovible oblige) pêche un peu. On note les rappels de clignotants sur les rétroviseurs, une idée ingénieuse.

La voiture regorge d'électronique, tant dans les aides à la conduite que dans l'habitacle. Anti-patinage, ABS, ESP, tout est pensé pour la sécurité des passagers. Un système Active Body Control (ABC) détecte et réfreine toute tendance au roulis ou de tangage du châssis, ainsi que le cabrage et l'effet de plongée au freinage. Au point que les mouvements sont réduits jusqu'à 60 % ! A bord également l'électronique règne en maître, en témoigne le grand écran central qui abrite de GPS et le contrôle de l'ordinateur de bord. L'ergonomie atteint un paroxysme et chaque pièce semble avoir été étudiée en fonction des mains de chacun. Les sièges réglables et à mémoire sont d'une qualité hors du commun et la position à bord frôle la perfection. Pour les plus raffinés, une liste d'option longue comme le bras pourra combler les désirs les plus originaux.

La R230 est livrée en standard avec le moteur V8 5 litres. Ce moteur qui est déjà utilisé dans le coupé CL ou dans la Classe S se distingue par un couple moelleux. Fort de 306 ch et accolé à une boite automatique à 5 rapports, ses relances sont franches, quelque soit le rapport enclenché. Evidemment, avec 1900 kg sur la bascule, on ne peut pas lui demander de transformer le coupé en ballerine. Avec toutes les aides à la conduite, la SL500 est tout de même agile grâce à une direction précise, une absence de roulis, un équilibre des masses assez bien trouvé et un freinage puissant. Certes, ça ne sera jamais une Porsche 911 Turbo ou une Ferrari F430, mais elle se hausse au niveau des Jaguar XK8, Maserati 4200 GT. Une vraie GT, en somme. Il est toutefois possible d'opter pour la SL600 à moteur V12 de 500 ch (5.5 litres, 517 ch après 2008) .

En 2006, une légère évolution cosmétique fait apparaître des feux de recul blancs au milieu du bloc et à l'avant, la partie inférieure du spoiler est divisée en trois prises d'air. Le V8 est alors porté à 5.4 litres et 388 ch, sans que le label SL500 ne change. En 2008, la R230 entre dans une nouvelle phase avec une calandre retravaillée, avec moins de réussite. Elle est remplacée en mars 2012 par la R231. La R230 a alors été construite à 169 434 unités et la dernière qui tombe des chaînes en novembre 2011 est une SL350 (V6, 3.7 litres, 245 ch), option disponible dès l'origine.

On notera sur la malle de ce modèle le badge "AMG" et sur l'aile droite "V8 compressor". Or la présence de deux échappements à l'arrière seulement, et la largueur des roues contredisent ce badge. Les versions SL55 (V8, 5.4 bi-turbo, 475, puis 500 et 517 ch) et SL63 (V8, 6.2 litres, 525 ch) ou encore SL65 (V12, 6 litres, 612 ch ou 670 ch en version Black Series après 2008) se reconnaissent aisément par un acastillage plus viril.

Au résultat, la R230 a non seulement bien tenu son rang et a finalement régné 11 ans au sommet de la catégorie, prouvant que son style a su traverser une décennie sans prendre de ride.

Fiche technique :

Moteur : V8 ouvert à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 23 CV
Cylindrée : 4966 cm3
Alésage x course : 97 x 84 mm
Taux de compression : 10:1
Puissance maximale : 306 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 46,9 mkg de 2700 à 4200 tr/min
Distribution : deux arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : gestion intégrale électronique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse automatique à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistance dégressive
Diamètre de braquage : 11 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoïdaux, système ABC
Suspension ar : roues indépendantes multibras, ressorts hélicoïdaux, système ABC
Longueur : 453,4 cm
Largeur : 182,6 cm
Hauteur : 129,8 cm
Empattement : 256 cm
Voie av : 155,9 cm
Voie ar : 154,7 cm
Pneus av : 255/45 R 17
Pneus ar : 255/45 R 17
Freins av : disques ventilés (330 mm)
Freins ar : disques ventilés (300 mm)
Vitesse maximale : 250 km/h (bridée électroniquement)
0 à 100 km/h : 6,2 s
1000 m D.A. : 26,9 s
Capacité du réservoir : 80 litres
Consommation moyenne en ville : 19,1 l/100km
Consommation moyenne sur route : 9,2 l/100km
Consommation moyenne : 12,7 l/100 km
Volume du coffre : 235 litres
Cx : 0.29
Poids : 1845 kg à vide, 2140 kg en ordre de marche

27 juin 2014

Buick Electra 225 convertible 1959

BuickElectraconvertible1959av

BuickElectraconvertible1959ar2

BuickElectraconvertible1959ar1

BuickElectraconvertible1959AR

BuickElectraconvertible1959INT
(Rétro-Mobile 2012, Pont de l'Arche, Eure, mars 2012)

La Buick Electra s'installe en haut de gamme chez Buick en 1959, en remplacement de la Roadmaster dont les ventes se sont sérieusement érodées depuis deux ans. Tout comme chez Cadillac, les formes arrondies de la Roadmaster 1958 sont totalement abandonnées au profit d'un style élancé, tendu de l'avant vers l'arrière avec des ailes effilées. Ces dernières ont même la particularité se de trouver à l'horizontale, telles des ailes delta. Sur le capot, pour la deuxième année consécutive, les "portholes", des "hublots" sur les rebords du capot, ont disparu. Ce signe distinctif des Buick sera réinstauré dès l'année suivante sous la pression de la clientèle. La calandre est aisément identifiable avec des phares positionnés à des hauteurs différentes le long du profil de l'aile et qui encadrent un grille chromée massive.

L'Electra est proposée en deux versions, Electra et Electra 225, du nombre de pouces de sa carrosserie. Elles partagent la plateforme C de General Motors, avec l'Oldsmobile 98 et la Cadillac De Ville. L'Electra est proposée en 4 portes sans montant de portes (hardtop) ou en 4 portes 6 glaces avec montant de porte (sedan) ou en coupé hardtop. L'Electra 225 conserve l'exclusivité du cabriolet (notre modèle) et de la limousine 6 glaces "Riviera", c'est à dire sans montant de portes (hardtop).

La motorisation est unique : un V8 de 401 ci (6.6 litres), dit "Wildcat", alimenté par un carburateur quadruple corps et qui délivre la puissance de 325 ch. Il est associé à une boite automatique Dynaflow à deux rapports. Le freinage est assuré par des freins à tambours en aluminium de 300 mm. A mettre en perspective avec les 2100 kg de l'engin.

L'équipement est aussi unique et diffère entre le cabriolet et les autres versions. Le cabriolet profite en série de la direction et des freins assistés, les vitres électriques et la sellerie en cuir. De même, son tableau de bord comporte plusieurs cadrans ronds alors que les autres versions ont un compteur horizontal qui intègre toutes les fonctions. Les essuie-glace à deux vitesses, l'allume-cigare, les deux pare-soleil, la montre, la boite à gants éclairée font partie de la dotation de base commune à toutes les versions.

Malheureusement pour Buick, le renouveau n'a pas relancé les ventes pour autant. L'Electra 222 convertible ne s'est vendue qu'à 5 493 exemplaires cette année là. L'Electra est reconduite génération après génération et produite jusqu'au 3 août 1990.  Elle est alors remplacée par la Buick Park Avenue.

Posté par Zorglub34 à 12:57 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , ,
20 juin 2014

Pontiac Grand Ville Brougham 1975

PontiacGranvilleBrougham1975av

PontiacGranvilleBrougham1975av1

PontiacGranvilleBrougham1975ar1

PontiacGranvilleBrougham1975int
(Rétro-Mobile 2012, Pont de l'Arche, Eure, mars 2012)

En 1971, la Pontiac Grand Ville vient remplacer la Bonneville au sommet de la hiérachie de la marque. La Grand Ville existe alors en cabriolet, coupé hardtop, ou berline hardtop (sans montant de porte). La Bonneville reste toutefois dans la gamme, comme modèle intermédiaire entre la Catalina et la Grand Ville, mais elle est privée de cabriolet. Les deux voitures se ressemblent fortement et se distinguent par des calandres et des feux arrière différents. Comme tout bon haut de gamme, la Grand Ville profite d'une pléthore d'équipements.

De 1971 à 1974, le moteur standard est le 455 ci (7.5 litres) de 200 et le 400 ci (6.6 litres) de 185 ch est une option. Pour 1975, les choses sont inversées et le 400 ci devient le moteur standard (38 CV pour le fisc français !). Ces moteurs sont associés à la classique boite automatique Turbo-Hydramatic à trois rapports.

Mais face aux Cadillac El Dorado, Oldsmobile 98 et Buick Electra, la Grand Ville cabriolet n'a pas connu le succès attendu et la production annuelle n'a jamais atteint les 5000 exemplaires. Pour 1975, 4519 cabriolets ont été produits seulement. La Grand Ville disparaît du catalogue en 1976 et c'est à la Bonneville Brougham de reprendre le rôle du haut de gamme, sans cabriolet.

Posté par Zorglub34 à 19:55 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , , ,
16 juin 2014

Lexus SC430 (2001-2010)

LexusSC430av1

LexusSC430ar1

LexusSC430ar
(Harcourt, Eure, mars 2012)

Lexus est la marque "premium" de Toyota. Avec une gamme conçue pour partir "à la conquête de la perfection", le coupé est apparu un an seulement après l'émergence de la marque, en 1991. Son but est de concurrencer les coupés de luxe de Mercedes comme le R129. La recette qui a fait le succès de la Lexus ES est reprise et si cette dernière était construite sur la base d'une Toyota Camry, le coupé est décliné à partir d'une Toyota Soarer. Avec le marché américain en ligne de mire, la SC400 est directement équipé du V8 de 4 litres (250 ch) de la Lexus LS, ce qui lui permet de répondre directement à la demande de la clientèle nord-américaine, de ne pas devoir investir dans la conception d'un moteur spécifique et de procurer un moteur puissant pour un coupé aux grandes ambitions. La commercialisation démarre le 1er juin 1991, uniquement sur le sol américain.

En juillet 92, la SC300 obtient un 6 cylindres de 3 litres (225 ch) et une boite manuelle pour s'ouvrir d'autres marchés. En 1998, les deux moteurs obtiennent la technologie de la distribution à calage variable VVT-i et les puissances grimpent à 235 et 290 ch. Les performances sont de premier ordre avec une accélération de 0 à 100 en 7,9 s pour la SC300 et seulement 6,6 s pour la SC400. La voiture reste inchangée ou presque jusqu'en 2000. Au Mondial de l'Automobile de Paris, la nouvelle version est présentée, toute en arrondis, et en faisant habit commun avec la nouvelle génération de Toyota Soarer. Mais la principale différence provient du type de carrosserie : un toit amovible du type coupé/cabriolet a remplacé le toit fixe du coupé. Etudiée en soufflerie, la silhouette arbore un Cx de 0.29, toit refermé.

La commercialisation démarre à partir du deuxième trimestre de 2001 avec pour seule motorisation le V8 4.3 litres de la Lexus LS associé à une boite automatique à 5 rapports, d'où son appelation SC430. Avec une distribution variable, ce moteur fournit 300 ch et un couple onctueux de près 45 mkg à 3400 tr/min. Sans en avoir l'air, elle est capable d'atteindre 100 km/h en 6,6 secondes, de franchir le kilomètre en 27,5 secondes et la vitesse maximale se situe à 252 km/h. Elle est alors une véritable concurrente des roadsters Mercedes, y compris en termes de performances. Son comportement n'appelle pas de commentaire particulier, sa suspension ayant fait l'objet des soins les plus attentifs des ingénieurs Toyota qui n'ont pas hésité à fournir le meilleur de la technologie (double triangulation sur les quatre roues). La SC430 est réputée "confortable, fluide, rapide et silencieuse". Seuls les animateurs de la célèbre émission anglaise Top Gear ont trouvé cette voiture hideuse et lui ont reproché une mauvaise tenue de route. Ils lui ont même attribué le titre de "Pire voiture de tous les temps" en 2012.

A bord, le charme opère grâce à des incrustations de noyer qui ornent l'habitacle jusqu'au pommeau du levier de vitesses et au volant. Quelques inserts en aluminium brossé et la sellerie en cuir finisent de donner le ton et si le dessin de la planche de bord était moins banal on pourrait se croire dans une Jaguar. Le toit s'escamote électriquement en 25 secondes et quatre passagers peuvent prendre place à bord, à condition de ne pas avoir de trop longues jambes à l'arrière. Climatisation, ordinateur central avec écran escamotable, chaîne Hi-Fi, double air-abg à l'avant et à l'arrière, la SC 430 bénéficie de toutes les attentions. A 75 000 €, on peut effectivement attendre un niveau élevé de prestations.

En 2005, la SC430 est très discrètement modifiée. Elle est introduite sur le marché nippon, toute comme la marque Lexus. Elle est enfin importée au Royaume-Uni, ce qui n'était pas le cas jusque là. Les ventes en Europe restent cependant anecdotiques. Une nouvelle boite automatique à 6 rapports lui améliore encore le confort et la disponibilité du V8, même s'il perd un peu de puissance et de couple (288 ch et 42,8 mkg). Sa production est maintenue jusqu'en juillet 2010. De nombreux bruits ont courru sur son remplacement en 2009 mais le fait est que la SC n'a pas été remplacée. Vendue à 71 784 exemplaires, la SC 430 est une voiture rare qui peut en rivaliser avec une Porsche ou une Mercedes, l'originalité en plus.

Fiche technique :

Moteur V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Bloc en aluminium
Culasse en aluminium
Puissance fiscale : 20 CV
Cylindrée : 4293 cm3
Alésage x course : 91 x 82,5 mmTaux de compression : 10,5:1
Puissance maximale : 300 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 44,9 mkg à 3400 tr/min
Distribution : 2 double arbre à cames en tête, calage variable VVT-i
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : injection Bosck Motronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse automatique à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistance dégressive (3,27 tours)
Diamètre de braquage : 10,8 m
Suspension av : roues indépendante, double triangles superposés , barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension av : roues indépendante, double triangles superposés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 451,6 cm
Largeur : 182,9 cm
Hauteur : 134,9 cm
Empattement : 261,9 cm
Voie av : 155 cm
Voie ar : 153 cm
Garde au sol : 14,2 cm
Pneus av : 245/40 ZR 18
Pneus ar : 245/40 ZR 18
Freins av : disques ventilés (296 mm), assistés
Freins ar : disques ventilés (307 mm), assistés
ABS en série
Vitesse maximale : 252 km/h
0 à 100 km/h : 6,6 s
400 m D.A. : 15,2 s
1000 m D.A. : 27,5 s (180 km/h)
Capacité du réservoir : 75 litres
Volume du coffre : 368 litres
Poids : 1742 kg