01 octobre 2016

Mercedes 450 SL R107 (1973-1980)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

En mars 1973, trois ans après la 350 SL, Mercedes diversifie le roadster R107. Si le marché américain dispose pour des raisons écologiques d'un moteur V8 de 4.5 litres dans la 350 SL depuis 1972, l'Europe accède enfin à une cylindrée équivalente, pour une puissance supérieure. Le moteur américain à taux de compression faible ne délivre que 193 ch alors que la version européenne en obtient 225. L'idée est de contrer la Jaguar Type-E série III et son V12 ou la future XJ-S, elle aussi nantie d'un V12.

Le gros V8 est obligatoirement associé à une boite automatique à 3 rapports, ce qui retire toute velléité d'attaquer couteau entre les dents. C'est un roadster à l'américaine, pour rouler à des vitesses très raisonnables les cheveux au vent, et pour appuyer très fort sur l'accélérateur en ligne droite en profitant de reprises ébouriffantes dans le grondement splendide d'un V8. Mais pas de sportivité, les trains roulants sont trop étroits et le guidage n'est pas leur meilleure qualité. Le poids est d'ailleurs dissuasif. On vantera davantage le confort et la souplesse des suspensions.

On constate en l'occurence que l'équipement et la qualité d'ajustement sont irréprochables, signe que l'accent a été mis sur le confort. Trente ans après, le mobilier n'est ni fatigué ni usé. Certes, ça manque de fantaisie, mais quelle noblesse ! Les plastiques noirs ne jurent pas autour du bois. Le volant semble énorme, mais il est harmonieux en proportion de l'instrumentation. C'est simple, c'est fonctionnel, c'est limpide.

Le moteur 4.5 litres est modifié en 1975 et ne fournit plus que 217 ch en raison d'un changement de modèle d'injection électronique. Le couple perd un peu, mais les 36,7 mkg de couple qui restent s'expriment à un régime plus bas. Le modèle ne change plus pendant des années tandis que la 450 SLC reçoit, elle, un moteur 5.0 litres. Ce moteur est alors installé dans le roadster en 1980, et les 450 SL et SLC cèdent leurs places à la 500 SL et à la 500 SLC tandis que la 350 SL devient 380 SL. La petite 280 SL continue son chemin jusqu'en 1985. En septembre de cette année, son 6-cylindres est remplacé par un 3 litres et elle devient donc 300 SL, tandis que la 380 SL devient 420 SL. Aux USA, une 560 SL chapeaute la gamme alors que la 500 SL reste le fer de lance en Europe.

Avec son V8 glouton, 26 CV, un entretien au tarif Mercedes, une monte de pneus qui est rare et donc très onéreuse (environ 500 € par pneu chez Michelin !), les cours de la 450 SL restent encore assez raisonnables. On en trouve pour moins de 20 000 € dans des états très corrects.

A noter la version AMG de la 560 SL 6.0 litres de Michael Schumacher (3 exemplaires au monde). A noter également que le modèle présenté dispose des double phares ronds destinés à respecter les normes américaines et qui ajoutent un charme supplémentaire.

Pour en savoir plus :
- Univers Mercedes
- Mercedes Anciennes.fr

Fiche technique :

Type du moteur : V8 à 90°
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 26 CV
Cylindrée : 4520 cm3
Alésage x course : 92 x 85 mm
Taux de compression : 8,8:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 217 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 36 mkg à 3250 tr/min
Distribution : 2 arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection électronique Bosch K-Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 3 rapports
Direction à recirculation de billes (3,3 tours)
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, essieu semi-rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 439 cm
Largeur : 179 cm
Hauteur : 130 cm
Empattement : 245,5 cm
Voie av : 145,2 cm
Voie ar : 144 cm
Pneus av : 205/70 VR 14
Pneus ar : 205/70 VR 14
Freins av : disques ventilés (278 mm)
Freins ar : disques (279 mm)
Vitesse maximale : 210 km/h
0 à 100 km/h : 9,3 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Consommation moyenne : 20 l/100km
Poids : 1580 kg


28 septembre 2016

Cadillac Eldorado convertible 1971

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Le cabriolet El Dorado est identique au coupé présenté ici. Il a été fabriqué à 6800 exemplaires seulement. On le retrouve en 1972 avec de très faibles modifications puis avec une silhouette revue en 1974.

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27 septembre 2016

Chevrolet Bel Air 1953

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

L'appellation Bel Air arrive pour la première fois chez Chevrolet en 1951. Elle désigne alors une version haut de gamme des Chevrolet Styline Deluxe et Special Styline. Elle n'est alors proposée qu'en coupé 2 portes sans montant, mettant en vogue la mode du "hardtop" pour des décennies. Son nom lui provient du quartier huppé de Los Angeles.

De retour en 1953, elle devient officiellement un modèle, en haut de gamme, chapeautant les Chevrolet 150 et 210 qui remplacent respectivement les Styleline Special et Styline Deluxe. Elle conserve la carrosserie coupé hardtop, mais propose aussi la berline sedan avec montant (notre modèle) ou encore le cabriolet et même le break.

Mécaniquement, elle repose sur la même structure que les millésimes précédents (châssis, moteur, boite). Il n'y a guère que des évolutions de carrosserie, notamment à l'avant et à l'arrière, la partie centrale restant très proche des Deluxe et Special. Deux moteurs sont au programme, des 6 cylindres de 3.5 litres (thriftmaster) et 92 ch SAE ou 3.8 litres (Blueflame) de 115 ch. La boite est manuelle à trois rapports, mais sa diffusion se restreint face au succès de la boite automatique powerglide, à deux rapports seulement (notre modèle), associée au moteur Blueflame.

Chevrolet vantait la Bel Air comme entièrement nouvelle, mais en fait, la seule réelle nouveauté tenait dans son pare-brise d'une seule pièce. Au rang des attentions qui en font un haut de gamme on trouve de la moquette au sol, des enjoliveurs chromés, un volant et un klaxon spécifiques.

La Bel Air va devenir rapidement une icône de la production automobile américaine. Vendue à 246284 exemplaires en 1953 rien que pour la version Sedan elle s'installe en haut des ventes sur le marché américain. Selon le rythme américain, chaque millésime apporte son lot de nouveautés. Les renouvellements de générations sont un peu moins fréquents. On retrouve une nouvelle silhouette en 1957, et ainsi de suite jusqu'en 1975 aux USA et 1981 au Canada. Elle a toutefois été remplacée en 1958 par la Chevrolet Impala dans son rôle de coupé hardtop et cabriolet.

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18 septembre 2016

Plymouth Volaré Premier 1978

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

De 1977 à 1978, le duo Dodge Aspen et Plymouth Volaré évolue assez peu. On note la calandre qui prend un aspect coupe-frites et le dessin de feux arrière plus épais et monobloc. Pour le reste, il n'y a pas d'évolution notable, si ce n'est la disparition des trois niveaux de finitions qui sont remplacés par des packs d'options.

La production pour l'année 1978 s'élève à 166419 Aspen et 217 795 Volaré. En 1980, elle est remplacée par la Plymouth Reliant

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09 septembre 2016

Cadillac Seville 1978

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

On a beau vouloir se poser comme une référence mondiale dans l'automobile de luxe, il n'en reste pas moins que la concurrence avance et sait parfois convaincre la clientèle avec des produits plus adaptés aux évolutions du marché. Ainsi donc, l'époque des grands véhicules longs comme un jour sans pain a vécu, aidée par un concours de facteurs : une réglementation américaine de plus en plus sévère sur les rejets polluants, des chocs pétroliers qui ont rencheri le coût du carburant, une circulation de plus en plus dense dans des villes de plus en plus saturées. Ainsi, peu à peu, les Cadillac DeVille perdent de leur superbe et se font sérieusement concurrencer par leurs rivales européennes : Rolls-Royce Silver Shadow, Mercedes W116, ou bientôt la série 7 de BMW. Ces dernières sont plus compactes et donc plus adaptées aux villes européennes avec leurs places de parkings sous-terrain. Elles n'en sont pas moins confortables ni moins bien équipées, et ne souffrent pas d'un manque de motorisation, bien au contraire. Et les Cadillac sont, au surplus, généralement, moins chères. Les études marketing le montrent, la clientèle la plus jeune s'est complètement détournée de Cadillac. Il est alors temps de proposer un modèle plus accessible et c'est la tâche dévolue à la Seville à partir de mai 1975.

La Seville est conçue sur une nouvelle plate-forme qui allie la "F" de deuxième série et la "X-body" et qui est dérivée de celle de la Chevrolet Chevy II. Etirée, elle accueille une silhouette de la Cadillac, en partageant bon nombre d'élements mécaniques avec ses cousines de la General Motors (bras de suspension, direction, boite de vitesses, etc). Par dessus, les stylistes du groupe lui ont dessiné une face avant qui est très proche des éléments des autres Cadillac du millésime (Voir ici une Fleetwood Brougham 1977). Elle reste de taille plus modeste que les autres Cadillac, mais n'est pas dénuée d'équipements. A tel point qu'elle est le modèle le plus cher de la marque, à l'exception des limousines "Series 75". Elle est équipée du V8 350 ci (5.7 litres) qui lui procure180 ch associé à une injection électronique Bosch. La version Diesel de ce 350 ci sera proposée à partir de 1978, avec 120 ch seulement.

La Seville se vend à 16 355 exemplaires jusqu'à la fin 1976, prouvant que le ciblage était bon. Le toit en vinyle peut-être remplacé par un toit simplement peint à partir de 1977. Les ventes progressent à plus de 40 000 exemplaires pour 1977, presque 57 000 pour 1978 (notre modèle), 54 000 en 1979. Ces chiffes ne seront plus jamais atteints par la suite. En 1980, la Seville est redessinée, arborant l'un des plus curieux coffre de l'histoire de l'automobile, mi-coupé, mi-fast-back, avec des relents de trois volumes. La Seville est ensuite renouvelée de génération en génération, jusqu'en 2004. Elle est alors remplacée par la STS ("Seville Touring Sedan").

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08 septembre 2016

Chevrolet Impala Coupé Hardtop 1964

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Par rapport à la version 1963, la Chevrolet Impala 1964, évolue peu. On note tout juste une échancrure sur le capot qui vient souligner les phares, et la disparition de l'excroissance sur le bord du coffre.

En matière de moteurs, un "maigre" 6-cylindres de 3,8 litres fait office de hors d'oeuvre. En revanche, l'offre de V8 est plutôt consistante avec un démarrage à 4,6 litres (283 ci), pour culminer, dans la version Super Sport, par le Big-Block de 6,7 litres (409 ci) et ses 425 ch (SAE) procurés par deux carburateurs quadruple corps ! Entre les deux, le 5,4 litres (327 ci) fait office de compromis, et sa puissance oscille entre 210 et 365 ch selon les configurations (carburation, culasses, vilebrequin, etc...).

L'Impala est renouvelée en 1965 et subit le même traitement que la Bel-Air. La Caprice est venue la supplanter en haut de gamme, mais sans que ça ne vienne affecter sa popularité. L'Impala reste au sommet des ventes des années durant, mais est contrainte de suivre une cure d'amaigrissement au cours des années 1970, en raison du premier mouvement de down-sizing. Elle fait alors pot commun avec la Caprice pendant quelques années, partageant leur silhouette et bon nombre de pièces. Mais chaque modèle poursuit sa carrière et suit son chemin au point que l'Impala est encore au catalogue Chevrolet.

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04 septembre 2016

Nissan 300 ZX Z31 (1985-1989)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Depuis la Datsun 240 Z (ou Fairlady Z), les évolutions (voir ici une 260 Z) ont toujours intégré un style brillant, un savant mélange entre l'élégance européenne, les dimensions américaines et le style japonais. Destinée à occuper un segment intermédiaire sur le marché américain entre les sportives accomplies (Corvette, Mustang, 911) et les cabriolets plus légers (MG B, Spider Alfa), elle tient parfaitement son rang pendant plus d'une décennie. A l'heure de remplacer la 280 ZX qui est dans doute la plus équilibrée de la lignée, la rationalisation semble avoir fait son oeuvre.

Certes, la 300 ZX Z31 a conservé les fondamentaux : coupé 2+2, long capot plongeant pour y abriter un moteur performant, équipement de haut-vol pour satisfaire le marché américain, arrière tronqué pour rendre la silhouette plus dynamique et donner de la stabilité à haute vitesse. Sur la base d'une 280 ZX, l'équipe du designer Kazumasu Takagi a tenté de lisser la voiture autant que possible, dans cette ère marquée par les multiples chocs pétroliers et où l'aérodynamique est une vitrine du savoir-faire d'une marque. L'époque est aussi marquée par l'arrivée de la conception assistée par ordinateur, avec des machines et des logiciels encore balbutiants. Si bien que la Z31 se révèle fade, trop fade. Les phares escamotés qui laissent tout de même laisser passer un rai de lumière ne suffisent pas à égayer le tout, et à l'arrière, l'ensemble des feux est trop banal. Un dessin similaire quelques années plus tard sur l'Opel Calibra obtiendra les mêmes résultats. Elle obtient tout de même un Cx de 0.30 qui lui sera profitable en matière de performances. D'autant qu'avec l'accroissement de la cylindrée, Nissan a prévu de l'équiper non pas d'un moteur 6 cylindres en ligne, mais d'un V6 qui est censé faire retrouver l'esprit original de la 240 Z.

A bord, il ne manque rien. Climatisation de série, direction assistée, vitres et rétroviseurs électriques, fermeture centralisée, régulateur de vitesse, ABS, intérieur cuir, tout est en série et la qualité de fabrication ne souffre aucune critique. Trente ans plus tard, les matériaux n'ont pas vieilli, les assemblages n'ont pas bougé et il n'est à déplorer aucun rossignol. On retrouve également le double toit amovible qui avait fait le succès de la 280 ZX et qui ne laisse qu'un montant central entre les deux passagers une fois retiré. Le coupé se transforme alors en pseudo-cabriolet, permettant de profiter directement des rayons du soleil.

Nissan a prévu cinq nouveaux moteurs pour équiper sa nouvelle monture. En hors d'oeuvre, un V6 de 2.0 litres de 200 ch qui va ouvrir la ligne des 200 ZX. Il sera secondé à partir de 1985 par un 6-en-ligne 2.0 litres turbo double arbre de 211 ch. Ensuite on passe au V6 3.0 litres atmosphérique de 170 ch VG30E (notre modèle), puis sa version turbocompressée de 228 ch (VG30ET), et enfin la version double arbre à cames en tête et turbo (VG30DE) réservée à la 300 ZR.

Avec un train avant McPherson et un essieu semi-rigide à l'arrière aidé par des bras tirés, le comportement de la 300 ZX est sain. Dans sa version turbo, le moteur de 228 ch pousse fort et envoie très vite à des vitesses prohibées, sans donner l'impression de forcer. Cependant, pénalisé par une fiscalité de 16 CV en France, il n'a pas été le plus répandu. Sur notre territoire, c'est surtout sa version atmosphérique qui a été retenue. Les 170 ch permettent déjà quelques sensations même si cette version rend 10 mkg de couple à la version turbo. Avec la boite automatique (notre modèle), le coupé se mue plutôt en voiture de Grand Tourisme et se détourne quelque peu de l'aspect sportif.

La 300 ZX est produite à partir de 1983 sous le badge Datsun, mais reste réservée au Japon et aux USA. Elle n'est commercialisée en France et en Europe qu'à partir de 1985 sous la marque Nissan. Elle est restylée en 1987 surtout sur la partie arrière qui est encore moins réussie. La production cesse en 1989 au profit de la Z32 esthétiquement plus aboutie. Si 329 000 exemplaires ont été distribués au travers du monde, les ventes en France ont été très confidentielles. Le chiffre estimé est inférieur à 300 exemplaires et certains parlent de 236 exemplaires seulement !! Difficile de donner une côte dans ce contexte. Quatre voitures seulement sont à vendre actuellement, proposées entre 6400 € et 10 500 €.

Fiche technique :

Type du moteur : V6 ouvert à 60°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2960 cm3
Alésage x course : 87 x 83 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 170 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 24,1 mkg à 4400 tr/min
Distribution : deux abres à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection Nissan
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 453,5 cm
Largeur : 172,5 cm
Hauteur : 131 cm
Empattement : 252 cm
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 220 km/h
Capacité du réservoir : 72 litres
Consommation moyenne : 10,4 l/100km
Volume du coffre : 235 litres
Cx : 0,30
Poids : 1430 kg

20 août 2016

Oldsmobile 98 Holiday hardtop 1953

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

L'Oldsmobile 98 est le fer de lance de la marque Oldsmobile. Apparue en 1941 pour la première fois, son nom est dû à la combinaison de la "Série 90" qui se veut le haut de gamme d'Oldsmobile et tente par cette nouvelle série de se démarquer de la "Série 80", et le moteur 8 cylindres en ligne qui la motorisent. Les versions à moteur 6-cylindres sont donc logiquement appelées "96", mais elles disparaîssent dès 1942. La 98 (Ninety-Eight) partage la plate-forme C de General Motors avec la Cadillac Séries 62 et les Buick Roadmaster entre autres. Produite uniquement en 1941 dans cette première version, la 98 est renouvelée dès 1942. Cette nouvelle version n'apporte qu'une évolution en termes de style, mais conserve le moteur 8 cylindres en ligne et la boite automatique hydramatic.

En 1948, la 98 est plus sérieusement renouvelée. En tant que haut de gamme, son équipement est très riche : jupes d'ailes arrière, rétroviseur jour-nuit, des sièges rembourrés par une mousse élastique, ventilation express, klaxon deux tons, deux pare-soleil et allume-cigare. Evidemment, les moquettes garnissent l'avant et l'arrière, les vitres, les sièges et la capote (pour le cabriolet) sont hydrauliques. Elle est toujours disponible en deux portes (coupé ou cabriolet) ou quatre portes (berline ou cabriolet). A celà viennent s'ajouter la berline fastback, le coupé hardtop en 1949.

En 1949, la 98 inaugure le fameux moteur Rocket V8, celui qui va faire du V8 une norme aux USA. D'une cylindrée de 5.0 litres (304 ci), il est assez moderne. Super-carré, il est doté d'une vilbrequin forgé, de pistons en aluminium, de poussoirs hydrauliques, un collecteur d'admission croisé. D'une puissance de 135 ch en 1949, il atteint 200 ch dès 1953, et dépassera les 300 ch à partir de 1956. Il asseoit la réputation d'Oldsmobile et écrase la concurrence par ses performances. Si bien que peu à peu, la production américaine se convertit lentement au V8 qui procure des avantages en termes de puissance, de souplesse et de compacité qui n'ont pas d'équivalent. Seul hic, il est très gourmand, mais au pays de l'Oncle Sam...

En 1953, il ne reste plus que la berline, le coupé hardtop (notre modèle) et le cabriolet. Le cabriolet Fiesta, version au profil abaissé de 8 cm du cabriolet (458 exemplaires seulement), vient créer une sorte de "dream-car" éphémère.

Chaque année, la 98 va recevoir quelques améliorations. On retrouve une nouvelle génération à partir de 1954, puis encore en 1957, et encore en 1959. A partir de 1961, les différentes générations se renouvellent à un rythme moins important puisque la version suivante n'intervient qu'en 1965. 1977 inaugure la 10è génération et la 98 est stoppée le 31 mai 1996. Oldsmobile est arrêtée par General Motors le 29 avril 2004.

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19 août 2016

Cadillac Eldorado convertible 1972

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Après le record des ventes de la Cadillac Eldorado 1971 (27 368 voitures : 20568 coupés, 6800 cabriolets), l'année 1972 est un changement dans la continuité. De fait le modèle 1972 varie très peu : la grille de calandre affiche un maillage plus serré, et les positions des inscriptions "Cadillac" et "Eldorardo" sont modifiées.

Les nouvelles normes anti-pollution conduisant à une baisse de la puissance de l'énorme V8 500 ci (8.2 litres). Le mode de calcul de la puissance a également été changé et le système SAE adopte pour 1972 des nouvelles règles plus proches de la norme DIN. La puissance se mesure donc avec la boite, les roues, l'échappement et tous les équipements. Du coup, le V8 dégringole de 365 ch à 238 ch SAE. C'est un peu juste pour les 2,2 tonnes de la monture, mais suffisant pour circuler en ville ou sur les autoroutes limitées à 55 mph.

Quant à la consommation, elle reste cantonnée autour de 25 litres au cent kilomètres. La législation se contentant de vouloir diminuer les émissions de monoxyde de carbone (CO) et les différents oxydes d'azote (NOx), les constructeurs se sont contentés de diminuer les taux de compression pour respecter les normes, en associant l'alimentation à des carburateurs quadruple corps au lieu de multiples double ou triple corps. Les rendements en ont pâti, les puissances également, mais les consommations globales restent inchangées.

Au rang des curiosités, on note la commande des essuie-glaces installée sur la contre-porte, à hauteur du rétro (boitier noir). Pour l'anecdote, le Président Richard Nixon a offert un modèle identique (noir) au Secrétaire Général du Comité Central du Parti Communiste de l'Union Soviétique, Leonid Brejnev, lors d'une visite officielle du Président américain en URSS.

Finalement, la Cadillac Eldorado (qui s'appelle officiellement Fleetwood Eldorado séries 693) bat allègrement le record de l'année précédente. Il se vend cette année là 32 099 coupés hardtop et et 7 975 cabriolets. En raison de nouvelles normes en termes de sécurité, la gamme Cadillac doit évoluter en 1973 et le style est remanié pour l'ensemble des voitures. Ce qui n'empêche pas Cadillac de vendre sa 5 000 000è voiture. On retrouve la Cadillac Eldorado en 1974, puis en 1976.

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18 août 2016

Chevrolet Camaro Z28 (1981-1992)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

En 1981, la troisième génération de la Camaro entre en scène, plus anguleuse, plus moderne, mieux profilée, mais moins séduisante. Le projet avait été lancé en 1975 pour une commercialisation dès 1980. Mais chez Chevrolet on planche également sur la plateforme F et son adaptation à la traction. Pendant un temps, il est imaginé que la nouvelle Camaro devienne une traction. Fort heureusement, cette incongruité est abandonnée et la Camaro reste une propulsion. Dans la bataille, presque deux années ont été perdues et la production de la nouvelle génération ne démarre que le 12 octobre 1981.

La gamme se décompose en plusieurs niveaux. A l'entrée on trouve la "Sport Coupé" qui peut être équipée d'un moteur 4 cylindres de 2,5 litres de 91 ch (LQ9) (à partir de 1984) ou d'un V6 de 2.8 litres de 103 ch (LC1). Le V8 de 5.0 litres (305 ci) est disponible en option, et offre 147 ch (LG4) avec carburateur. Au milieu de gamme, la Berlinetta ne dispose que du V6 LC1 et du V8 LG4. En haut, la Z28 qui fit la gloire de la Camaro se contente du V8 LG4, ou d'une variante avec injection de 167 ch (LU5), dit "Cross Fire Injection". Seulement 12 % des ventes n'ont concerné le 4-cylindres et le V8 occupe 51 % des parts.

Ces puissances sont bien faibles par rapport aux ambitions antérieures de la Camaro, et peu à peu, année après année, les puissances vont remonter. Le 4-cylindres est supprimé en 1986. Entre temps, le V8 de la Z28 grimpe à 193 ch avec l'option "High Output" (L69) en 1983

En 1984 la Z28 voit la meilleure année de la voiture en terme de ventes (100 416 exemplaires).

En 1985, la Z28 est coiffée d'une nouvelle option Iroc Z dont la garde au sol est plus basse. Elle peut aussi recevoir le moteur LB9 avec une nouvelle injection qui lui procure 218 ch. Dès 1986, l'Iroc-Z se vend plus que la Z28 alor que son prix est supérieur de 35 % ! Un moteur 5,7 est en préparation mais n'intervient qu'en 1987 sur l'Iroc-Z en option (RPO L98).

Pour 1988, la Z28 disparaît, au profit de l'Iroc-Z. Mais en 1991, la Z28 fait son retour tandis que le label "Iroc-Z" est transférée chez Dodge. En 1992, la quatrième génération prend la relève et les niveaux de puissances reviennent autour des 360 chevaux pour les meilleurs moteurs, seulement après l'an 2000. La Camaro sera retirée du catalogue en 2002, mais une cinquième génération revient en 2009, puis une 6è en 2015 !