10 décembre 2010

Dodge Custom Royal Convertible (1957-1958)

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

Pour contrer General Motors et la Cadillac Series 62 qui se vend à des centaines de milliers d'exemplaires chaque année depuis 1955, le groupe Chrysler doit réagir. Il dispose chez Dodge, une filiale, de trois niveaux de finition (Coronet, Royal et Custom Royal) sur un châssis comparable à celui de la Cadillac partagé avec les voitures De Soto (une autre filiale) mais avec une esthétique qui leur est propre. Les modèles avant 1955 sont plutôt les héritières du style Airflow dont Chrysler est l'initiateur. Dans la deuxième partie des années 50, le mode est aux formes alambiquées, faites de chromes et de rondeurs, de longue queues effilées sur les ailes arrières. Aussi on retrouve dans la nouvelle Custom Royal de 1957 des ressemblances avec la Cadillac. On peut toutefois trouver que la Dodge est plus surchargée comparée à la ligne plus fluide et aux chromes mieux intégrés de la Series 62. Toutefois la grande réussite de cette Custom Royal est cette calandre à quatre phares dont le contour est souligné tel un mascara.

A bord l'équipement, concurrence oblige, est des plus fournis : tout est assisté - freins, direction - la climatisation est de série et les vitres et les sièges sont à commande électrique, de même que l'antenne rétractable ou la capote. De face la Custom Royal se reconnait par les "dents" verticales sur le dessus du pare-choc.

Pour les motorisations, elles oscillent du V8 de 5,3 l au V8 de 5,9 l et de 245 à 305 chevaux, des valeurs conformes aux standards américains. De fait des moteurs bénéficiant de beaucoup de couple sont nécessaires en raison de la transmission. La voiture est en effet équipée de série d'une boite automatique Chrysler PowerFlite à deux rapports ou TorqueFlite à trois rapports. Aussi les moteurs ont besoin d'évoluer dans de grandes amplitudes de régime sans devoir hurler outre mesure, ce qui explique les valeurs de cylindrée, de couple qui entourent le poids de cette Custom Royal : autour de 1600 kg.

En 1959, la voiture deviendra Dodge D-500 Custom Royal et conservera néanmoins un air de famille avec une calandre à quatre phares caractéristique.


Cadillac De Ville Convertible 1955

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La quatrième génération de la Cadillac séries 62 est apparue en 1954. Dès lors, à chaque année correspondent des modifications identifiables, et tous les deux ans chaque modèle est renouvelé. Aussi chaque millésime est assez facilement reconnaissable, pour les connaisseurs avertis, évidemment. Le millésime 1955 est identifiable à ses deux phares et ses deux tampons pointus dans le pare-choc qui se termine par un dièdre sur les côtés sur lequel viennent discrètement se loger deux feux supplémentaires, feux qui se placés sous le pare-choc en 1956, puis dédoublés ensuite en 1957. A l'arrière, les sorties d'échappement semblent passer au travers du pare-choc.

Le moteur est traditionnellement un V8 de 5,7 litres de cylindrée gavé par un carburateur quadruple corps. Avec 225 chevaux, la puissance, importante, se fait onctueuse pour faire avancer le poids de la voiture qui dépasse les deux tonnes et qui emmène six passagers profondément installés sur les deux larges banquettes.

En 1956, de nouvelles modifications viendront apporter un nouveau modèle.

05 décembre 2010

Renault Frégate Cabriolet (1954-1959)

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La Frégate est lancée depuis 1950 et, à la Régie Renault, on ne tarde pas de concevoir un cabriolet à partir du modèle phare de la gamme. Baptisée Frégate Ondine, la voiture ne reste qu'à l'état de projet. Pour autant de célèbres carrossiers ont également présenté leur version découverte de la Frégate, principalement Letourneur-et-Marchand.

C'est vers ces derniers carrossiers que la Régie Renault va se tourner pour leur confier la production des Frégate cabriolet. La voiture est toujours motorisée par le moteur de 11 CV dit "85 latéral". En 1958, elle reçoit le moteur 12 CV "Etendart" de 2.2 litres et 80 chevaux (notre modèle).

La production de ce petit atelier ne peut pas atteindre de gros volumes et le nombre d'exemplaires produits reste confidentiel : 67 voitures transformées de 1954 à 1959. Huit exemplaires ont été conçu avec une boite de vitesses Transfluide. Le modèle en illustration est donc pluttôt rare.

La Régie ne comptera plus de cabriolet dans sa gamme jusqu'à la Renault 19, exception faite du cabriolet Alliance.

14 novembre 2010

Honda Accord Aerodeck (1986-1989)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juillet 2009)

Avec la 3è génération de la Honda Accord qui, depuis l'origine était déclinée en berline trois volumes, en coupé deux portes ou en hatchback avec hayon, Honda innove avec ce coupé-break qui n'est pas sans rappeler les breaks de chasse du type Volvo 1800 ES, Lancia Beta HPE ou, la reine du genre, la Reliant Scimitar GTE. La veine sera d'ailleurs exploitée dès l'année suivant avec la mise sur le marché de la Volvo 480 qui en reprend également le concept.

De fait, cette Accord Aerodeck est conçue pour rappeler les lignes de la Civic de 3è génération dans les volumes de la Honda Accord. Cependant elle utilise bien la plate-forme de l'Accord et en particulier les nouveaux trains roulants à double triangle de suspension, à l'avant comme à l'arrière, plus une barre anti-roulis. La nouvelle génération d'Accord est saluée pour la rigueur de son comportement et la précision de sa direction. Le moteur est un quatre cylindres à 12 soupapes actionnées par un arbre à cames en tête. Sans être une foudre de guerre, les deux litres procurent 120 chevaux très disponibles grâce à une courbe de couple assez plate.

Comme toutes les japonaises, l'Accord se distingue par son équipement, pléthorique même en bas de gamme. Comparée aux voitures françaises de la même époque, toutes les options sont en série sur une voiture japonaise. Seule la climatisation demeure une option sur le marché européen. Mais les vitres électriques (pour les quatre portes sur la berline) sont en série, de même que les rétros chauffants, le lecteur de cassettes audio avec 4 HP intégrés dans les portes, ainsi qu'un système anti-blocage des roues nommé ALB (Anti Lock Brakes) et qui, à la différence de l'ABS (brevet oblige), n'intervient pas directement sur le circuit de freinage mais envoie une impulsion sous la pédale du conducteur pour l'obliger à lever le pied du frein. L'Aerodeck est en plus équipée de sièges Recaro sur le marché européen.

Autre spécificité du marché européen, l'Aerodeck a des phares escamotables qui pivotent de l'avant vers l'arrière à 180°, alors que la berline dispose d'un éclairage traditionnel. De fait, ce sont les berlines européennes et japonaises qui font l'exception à partir de 1987, toutes les autres versions bénéficiant de la finesse de la calandre à phares pivotants.

L'Accord est également disponible avec une boite automatique ZF (notre modèle). Avec 4 rapports elle se montre douce et discrète autorisant des démarrages rapides et énergiques. Sur route, elle rétrograde volontiers ce qui permet d'éviter cette sensation de prendre les virages en roue libre. Et pour ce qui est de doubler, elle dispose même du double-kick, c'est à dire que d'un coup d'accélérateur énergique, le conducteur peut inciter la boite à descendre deux rapports pour un dépassement rapide, sans le manque de reprise traditionnel des voitures à boite automatique qui ne descendent qu'un seul rapport.

Remplacée par une quatrième génération à partir de fin 1989, l'Accord poursuit toujours sa carrière, actuellement à la huitième génération et plus de 12 millions de voitures vendues à travers le monde. Il faut noter cependant que les trois marchés (Europe, Japon, Amérique du Nord) n'ont pas les mêmes voitures depuis la cinquième génération. Pour ce qui est de l'Aerodeck, elle a disparu avec cette troisième génération, et seul un vrai break à 5 portes peut revendiquer sa succession.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1955 cm3
Alésage X course : 82,7 x 91 mm
Taux de compression : 9,4:1
Puissance maximale : 121 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 16,8 mkg à 5000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection Honda
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports (ou 4 automatiques)
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 433 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 132 cm
Empattement : 260 cm
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 177 km/h
0 à 100 km/h : 10,2 s
Cx : 0,34
ABS en série
Poids : 1150 kg

23 octobre 2010

Mercedes 500 SE (W126) (1979-1991)

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(Cognac, Charente, mai 2004)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

Extérieurement, peu de choses différent d'une 280 S, une 420 SE, ou d'une 500 SE. Et si ce n'est l'écusson arrière, seuls les lave-phares à l'avant peuvent donner un indice précis, encore qu'ils ne sont pas de série. La W126 est sans doute la Mercedes qui a le plus marqué le marché de l'automobile de luxe. A la suite de la W116, la W126 sort des lignes en 1979 et finalement n'est pas démodée même presque trente ans plus tard. Elle reste encore une référence en termes de ligne et l'équilibre des volumes n'a jamais été égalé dans le segment, si bien qu'on la retrouve encore au cinéma comme "la" voiture de luxe dans bien des films. La voiture connaîtra une très légère évolution esthétique en 1986 (modèle du bas), avec une accentuation des lignes de capot (la calandre est plus noire), et les couleurs des feux disparaissent, augmentant le chic dans la discrétion.

Sous ces rondeurs se cache un moteur qui n'a pas cessé d'évoluer pour terminer avec 252 chevaux, ce qui peut reléguer n'importe quelle berline à plusieurs encablures au démarrage. Il suffit d'appuyer plus fort sur l'accélérateur. La boite automatique, bien que lente, se charge de tout. Certes, c'est une voiture pataude sur route sinueuse, mais c'est une impression renforcée par le gabarit imposant de la voiture et par le confort qu'elle procure à ses passagers. Car de fait, les accélérations sont franches et le kilomètre départ arrêté est abattu en moins de 30 secondes, ce qui n'est pas un mauvais score, et quant au 0 à 100 km/h, il est atteint en 7,6 secondes, score impressionnant pour une limousine de ce poids. 230 km/h en vitesse de pointe, la Jaguar XJ12 n'est pas encore égalée, mais ça se rapproche. Le V8 de la 500 sera maintenu jusqu'en 1991, mais dès 1987, le V8 de la 560 SE (voir ici le 560 SEC)et ses 300 chevaux dameront le pion à la XJ12, et les 250 km/h seront atteints. Mais dès lors, et après 1991, le V8 sera transformé en profondeur, et les 326 chevaux obligeront Mercedes à limiter électroniquement la vitesse à 250 km/h sur la 560 SE dès 1987, et sur les V8 et V12 de la W140.

Fiche technique :

Moteur : V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 34 CV
Cylindrée : 4973 cm3
Alésage X Course :  96,5 x 85 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 245 ch à 4750 tr/min
Couple maximal : 40,9 mkg à 3200 tr/min
Distribution : 2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 4 rapports
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés
Suspensions ar : roues indépendantes, bras triangulés
Longueur : 499 cm
Largeur : 182 cm
Hauteur : 144 cm
Empattement : 293 cm
Voie av : 154 cm
Voir ar : 152 cm
Pneus av : 205/65 VR 15
Pneus ar : 205/65 VR 15
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 230 km/h
1000 m.D.A. : 29,3 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Consommation moyenne sur route : 14 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 14,5 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 18,2 l/100km
Antipatinage en option
ABS en série
Volume du coffre : 505 litres
Poids : 1620 kg

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19 août 2010

Chevrolet Monte-Carlo Landau (3è génération : 1978-1980)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

Si le nom Monte-Carlo a été adopté par Chevrolet, c'est bien pour évoquer la douceur de vivre. La nouvelle Chevrolet Monte-Carlo proposée en 1970 se place dans un nouveau segment : les voitures de luxe bon marché. Ce paradoxe s'adresse à une clientèle moyenne qui veut s'offrir classe, confort et espace. Pourtant cette Monte-Carlo est une stricte deux portes coupé hardtop. Proposée à moins de $3500 à l'époque, elle vient concurrencer les Pontiac Grand Prix et les Ford Thunderbird. Afin de satisfaire à une exigence d'exclusivité la calandre arbore un écusson spécifique, et nulle par n'apparait la marque "Chevrolet". Très vite, plus de 100 000 unités seront fabriquées chaque année et pas loin de 200 000 en 1972. En cinq, il s'en écoule plus d'un million et demi !

A la troisième génération, en 1978, ses dimensions sont rétrécies, notamment en longueur. Toujours construite sur la plate-forme de la Chevrolet Chevelle, la Monte-Carlo subit le même traitement de réduction des dimensions des voitures consécutivement au choc pétrolier de 1973. Ainsi la voiture perd 30 cm en longueur, 4 cm en largueur et surtout 400 kg sur la balance. Les moteurs suivent le mouvement. Fortement dégonflés, les V8 de 5 à 7 litres perdent beaucoup de leur puissance. Le 454ci (7,5 litres) descend de 360 à 235 chevaux en 1976 et disparait tout simplement avec la troisième génération. Le 305 ci (5 litres) devient la motorisation la plus importante et se limite à 140 chevaux. Chevrolet propose même un petit V6 de 231 ci (3,8 litres) qui délivre la puissance ridicule de 105 chevaux, l'équivalent d'un 4 cylindres de 2 litres en Europe. Elle est en série équipée d'un boite automatique 3 rapports sauf sur la version V6 qui "profite" d'une boite mécanique 3 rapports. La boite automatique à 4 rapports reste une option sur les moteurs V8. Pour 1979, les puissances sont relevées à 125 et 160 chevaux.

Esthétiquement, cette troisième génération sa signale par un mélange de ligne tendues et de galbes très doux. La ligne très tendue du capot s'étire vers la porte pour se trouvée relancée par une nouvelle ligne arrondie de l'aile arrière, très galbée et évoquant les années 50. De face, la voiture reste toutefois très rectangulaire à l'image de la production de l'époque.

La finition Landau correspond à une finition S à laquelle a été ajouté un toit en vinyle, un volant et des jantes spécifiques.

En 1980, un quatrième génération prend le relai jusqu'en 1988.

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10 juillet 2010

Renault Frégate Transfluide (1958-1960)

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(Duclair, Seine-Maritime, avril 2009)

Lorsqu'elle présentée en 1950 par le patron de la Régie, Renault ne commercialise plus que la Juvaquatre, conçue avant-guerre, et la 4CV qui ne peut pas prétendre emmener confortablement une famille à l'autre bout de la France afin de profiter des vacances. Un projet à moteur arrière est mis à l'étude, mais il est vite abandonné. Il faut alors concevoir en toute hâte une autre voiture.

Si la ligne est réussie, la tenue de route sans reproche, le confort parfait grâce à une suspension à quatre roues indépendantes, la Frégate devra souffrir d'une mécanique inadaptée. Le moteur a été réalisé à la va-vite et la régie propose alors un deux litres à longue course. La course plus importante que l'alésage impose de grands mouvements aux pistons, ce qui pénalise à la fois les hauts régimes et la puissance. Il en ressort un moteur d'à peine 60 chevaux pour un poids de 1280 kg. En y rajoutant une direction lourde et une commande de boite très dure, la voiture ne rencontre pas le succès attendu par la Régie Renault.

En 1956, la voiture reçoit le moteur "Etendard", un 2,2 litres de 77 chevaux qui améliore les performances sans pour autant les hisser au niveau de la concurrence, d'autant que la Citroën DS vient de faire son apparition. En 1958, pour réagir face à la boite de vitesse à commande électromagnétique de Citroën, Renault propose la Frégate "Transfluide" dotée d'une boite de vitesse automatique à 3 rapports. Adossée à une version de 80 chevaux du moteur Etendard, cette boite ne sauvera pas le modèle, pas plus que la version break dite "Manoir" équipée de cette boite.

Après un ultime rafraichissement de la calandre en 1959 (notre modèle), la Frégate est retirée du marché en 1960 et la gamme Renault se trouve sans haut de gamme. Il faudra attendre la Renault 16 en 1965 pour trouver une descendante après l'intérim de la Rambler.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 12 CV
Cylindrée : 2141 cm3
Alésage x course : 88 x 88 mm
Taux de compression : 7,5:1
Puissance maximale : 80 ch (SAE) à 4000 tr/min
Couple maximal : 17,2 mkg à 2200 tr/min
Distribution  : arbre à cames latéral, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses semi-automatique à 3 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles longitudinaux
Longueur : 469 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 152 cm
Pneus av : 175 x 380
Pneus ar : 175 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 132 km/h
Poids : 1380 kg

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28 mai 2010

Citroën CX 25 IE Pallas automatique (1983-1985)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

A la suite des CX Reflex, Athena, Super et Confort, Citroën décide de modifier sa nomenclature en 1983. Les voitures sont plus prosaïquement appelées "CX 20", "CX 20 RE", "CX 20 TRE" et le Diesel "CX 25 D". Détail qui distingue ces modèles, la grille de calandre change d'inclinaison et suit désormais la pente du capot. Les écopes sur le côté intérieur des phares disparaissent. Le montant de vitre de custode est noir. Un rebord relevé souligne l'aile avant au niveau du passage de roue.

En 1983, un moteur 2500 cm3 essence à injection est mis sur le marché en remplacement de la CX 2400 dont le moteur de 128 chevaux provenait de celui de la DS 23 IE. Avec 138 chevaux, le nouveau moteur est partagé par la nouvelle CX 25 GTI, la CX Prestige, et une nouvelle intermédiaire : la CX 25 IE Pallas. Ce nouveau moteur devient le second plus gros quatre cylindre du marché derrière le 3 litres de la Porsche 944 (sans compter les moteurs japonais non importés en Europe). Il est très coupleux, souple. Il atteint très volontiers le régime maximal de 5000 tr/min et permet à la voiture d'atteindre la vitesse de 200 km/h. Pour autant, il peine en terme de prestige à côté du V6 qui équipe la nouvelle Renault 25 alors qu'il se montre de performances comparables et bien plus sobre. Une rivalité s'installe et Citroën, toujours limitée par les dimensions de l'emplacement moteur, équipe le moteur de 2500 cm3 d'un Turbo, portant la puissance à 168 chevaux. La CX atteint la vitesse maximale de 220 km/h au prix d'une consommation ahurissante. Pourtant, les ventes continuent encore à baisser.

En 1985, Citroën lance la CX série 2 qui permettra de relancer brièvement la carrière de la CX en attendant la remplaçante : l'XM.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 13 CV
Cylindrée : 2500 cm3
Alésage x course : 93 x 92 mm
Taux de compression : 8,8:1
Puissance maximale : 138 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 21,5 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (DIRAVI)
Suspensions av : hydraulique
Suspensions ar : hydraulique
Freins av : disques ventilés, assistés
Freins ar : disques, assistés
Pneus av : 195/70 R 14
Pneus ar : 195/70 R 14
Longueur : 465 cm
Largeur : 177 cm
Hauteur : 136 cm
Volume du coffre : 507 litres
Poids : 1370 kg
Vitesse maximale : 201 km/h
0 à 100 km/h : 9,7 s
400 m D.A. : 17 s
1000 m D.A. : 31,7 s
Capacité du réservoir : 68 litres

21 mai 2010

Volvo 262 C (1977-1981)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Il est difficile de face ou de l'arrière de distinguer une 262 d'une 264 à coup sûr. L'œil exercé remarque le toit abaissé de quatre centimètres, seule différence. En revanche, de profil, cette voiture offre des lignes particulières et plutôt uniques en leur genre.

Suite à l'arrêt de la P1800 S en 1973, Volvo n'a plus de coupé à vocation sportive, ce qui permet de véhiculer une image positive au travers des marchés. Et ce n'est qu'à l'arrêt de la production qu'est lancé un nouveau projet pour la remplacer. Un premier projet est envisagé par Jan Wilsgaard, le patron du style de chez Volvo, mais abandonné à l'idée de lui implanter le 6 en ligne de la 164. La 164 s'est mûe en 264 et si le projet P172 est mort, l'idée d'un coupé de haut de gamme fait son chemin.

Jan Wilsgaard fait alors appel à Bertone pour produire un coupé dessiné par ses soins à partir de la berline 4 portes et dans l'objectif de le placer en haut de gamme, même face à la concurrence. Sur la base d'une 242, il conçoit un coupé à quatre places inspiré des top-chops américains au toit rabaissé. Il descend le pavillon de 75 mm, incline le parebrise et abaisse la hauteur de la vitre arrière. Les places arrière sont de taille confortable et les passagers ont l'impression d'être protégés, ou absorbés, par les montants de custode larges et profonds comme derrière la vitre opéra d'une Lincoln Continental coupé Mk IV.

A l'intérieur, la voiture est garnie d'un équipement hors normes avec notamment des vitres teintées et électriques, des rétroviseurs électriques, des sièges chauffés, un régulateur automatique de vitesse, la climatisation, des jantes en alliage léger, des lave-phares, sans compter une sellerie en cuirs tout particulièrement sélectionnés par Bertone. Le cuir se loge jusque dans les portes, à côté de la ronce de noyer. Si bien qu'aucune option n'est proposée. A l'origine, seule la peinture grise est disponible et ce n'est qu'à partir de 1979 que d'autres coloris sont proposés, tout en conservant le toit en vinyle noir en option.

Côté moteur, c'est naturellement le V6 "maison", développé avec Renault et Peugeot, le fameux V6 PRV qui est installé. On peut remarquer la calandre légèrement en avant des phares, ce qui distingue les V6 des 4 cylindres. Une nervure sur le capot marque également la différence. De 1977 à 1980, c'est la version originale de 2664 cm3 et 148 chevaux. En 1980, pour la dernière année, c'est une version 2849 cm3 qui est installée, une version qui ne sera mise en service que quatre ans plus tard dans la Renault 25 V6 et les dernières Peugeot 604 (ici en Turbo-D). Si le moteur a les défauts qu'on lui connaît, il a l'avantage d'être souple et d'une sonorité particulièrement agréable, des atouts indéniables pour le marché américain qui absorbera la grande majorité de la production, avec boite automatique, bien entendu.

Produite à 6622 exemplaires dont seulement 74 en France, elle dépassa néanmoins les espoirs de Volvo en terme de volumes, espoirs fixés à 800 unités par an. Elle n'eût pas de descendante, et il fallut attendre 1985 et la Volvo 780 pour trouver une relève. Le modèle présenté est d'octobre 1981 et nécessité 7 mois de restauration. Son propiétaire explique qu'il a dû procéder au "remplacement de la boite, remplacement d'un phare, deux feux AR, réfection des freins, carrosserie, peinture, redémarrage moteur, et un gros nettoyage intérieur son ancien propriétaire avait un gros chien....)". La voiture a été achetée en 2001 après trois ans d'immobilisation. Il cherche aujourd'hui a recenser tous les exemplaires en circulation. Avis aux amateurs.

Pour en savoir plus : le site Volvo Bertone

Fiche technique :

Moteur : V6 à 90° PRV, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 15 CV
Cylindrée : 2664 cm3
Alésage x course : 88 x 73 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 4 paliers
Puissance maximale : 148 chevaux à 5700 tr/min
Couple maximale : 22,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : 2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection mécanique
Type de transmission :  propulsion
Boite de vitesses automatique à 3 rapports
Direction à crémaillère, assistée (3,5 tours)
Diamètre de braquage : 9,8 mètres
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar :   Essieu rigide, bras longitudinaux, barre Panhard, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 488 cm
Largeur : 171 cm
Hauteur : 136 cm
Empattement : 264 cm
Voie av : 142 cm
Voie ar : 143,5 cm
Pneus av : 185/70 HR 14
Pneus ar : 185/70 HR 14
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 185 km/h
0 à 100 km/h : 10,9 s
400 m D.A. : 18 s (125 km/h)
1000 m D.A. : 33,4 s (156 km/h)
Capacité du réservoir : 60 litres
Consommation moyenne : 9,1 l/100km
Cx : 0,48
Volume du coffre : 675 litres
Poids : 1450 kg

25 avril 2010

Chevrolet Malibu Classic 1978

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine en 1964, l'appellation "Malibu", du nom de la vie de Californie, désignait le haut de gamme des Chevrolet Chevelle. Puis la Malibu devint un modèle à part entière, positionné dans les véhicules de taille moyenne, juste en dessous de l'Impala. Son marché a surtout été ceux du d'Amérique du Nord et d'Israël.

En 1978, le nom "Chevelle" disparaît, et la "Malibu" devient un modèle à part entière, disponible en deux finitions, Malibu et Malibu Classic et trois carrosseries (berline, coupé et break). Considérée comme sous-motorisée par la clientèle, la voiture a été boudée par le marché américain. En effet les moteurs vont du V6 de 3,8 litres et 95 chevaux au V8 de 5,7 litres et de seulement 170 chevaux et un V8 Diesel de 105 chevaux, trop peu pour une clientèle habituée à des moteurs plus musclés.

A noter qu'une commande à General Motors du gouvernement iralkien de Saddam Hussein a provoqué la fabrication de plus de 22 500 exemplaires de la Chevrolet Malibu pour près de 100 millions de dollars. L'annulation de la commande provoqua une vente de ces voitures aux enchères dont la plupart ont été reconverties en taxi en Irak.

La Malibu est très légèrement modifiée en 1979.

Posté par Zorglub34 à 10:06 - - Commentaires [2]
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