25 avril 2010

Chevrolet Malibu Classic 1978

ChevroletMalibuClassicav

ChevroletMalibuClassicar
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine en 1964, l'appellation "Malibu", du nom de la vie de Californie, désignait le haut de gamme des Chevrolet Chevelle. Puis la Malibu devint un modèle à part entière, positionné dans les véhicules de taille moyenne, juste en dessous de l'Impala. Son marché a surtout été ceux du d'Amérique du Nord et d'Israël.

En 1978, le nom "Chevelle" disparaît, et la "Malibu" devient un modèle à part entière, disponible en deux finitions, Malibu et Malibu Classic et trois carrosseries (berline, coupé et break). Considérée comme sous-motorisée par la clientèle, la voiture a été boudée par le marché américain. En effet les moteurs vont du V6 de 3,8 litres et 95 chevaux au V8 de 5,7 litres et de seulement 170 chevaux et un V8 Diesel de 105 chevaux, trop peu pour une clientèle habituée à des moteurs plus musclés.

A noter qu'une commande à Général Motors du gouvernement iralkien de Saddam Hussein a provoqué la fabrication de plus de 22500 exemplaires de la Chevrolet Malibu pour près de 100 millions de dollars. L'annulation de la commande provoqua une vente de ces voitures aux enchères dont la plupart ont été reconverties en taxi en Irak.

Posté par Zorglub34 à 10:06 - - Commentaires [2]
Tags : , , , ,

13 avril 2010

Chevrolet Bel Air Convertible 1957

ChevroletBelAir1957av

ChevroletBelAir1957prof

ChevroletBelAir1957ar
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine, la désignation "Bel Air" concerne les coupés hardtop des Chevrolet Deluxe Styleline, de 1950 à 1952. A partir de 1953, la Chevrolet Bel Air devient un modèle à part entière.

La deuxième génération, à partir de 1955, pose le style propre aux années 50, tout en rondeurs et lignes tendues, en chromes omniprésents. La voiture n'est pas sans rappeler la Cadillac Séries 62, à moins que ce ne soit le contraire.

Sur le modèle 1957, on note les deux emblèmes de part et d'autre du capot et les lettres sur la malle.

La voiture est mue par des moteurs allant du 6 cylindre en ligne de 3,5 litres au V8 de 4,6 litres (283cu) épaulés par une boite automatique Powerglide à deux rapports, ou Turboglide à trois rapports ou enfin une boite manuelle à trois rapports. En 1957, apparaît une version à injection du moteur 283cu qui délivre exactement autant de chevaux, soit 283.

En 1958, une nouvelle génération est commercialisée. La voiture sera ainsi renouvellée jusqu'en 1975 en sept générations, mais une huitième sera produite uniquement au et pour le Canada jusqu'en 1981.

Ford Galaxie 500 coupé Hardtop 1962

FordGalaxie500_1962av

FordGalaxie500_1962ar
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Deuxième génération de la Galaxie apparue en 1959. Elle se montre moins tarabustée que son aînée. Elle se classe toujours en haut de gamme, entre la Thunderbird et la Fairlane. Elle dispose au choix de nombreux moteurs (6 en ligne de 3,7 litres, V8 de 4,7 litres à 7 litres) dont la puissance varie de 138 à plus de 300 chevaux. Les plus puissants participeront aux Muscle Cars jusqu'à l'arrivée de la Mustang.

La Galaxie 500 se singularise par une carrosserie deux portes hartop (notre modèle) ou une carrosserie doux ou quatre portes sans montant central et un cabriolet. Le moteur d'accès est alors le V8 de 4,8 litres. Le 7 litres peut être alimenté par un carburateur quadruple corps ou deux carburateurs triple corps.

En 1963, la Galaxie n'est pas trop modifiée, si ce n'est la ligne du pare-choc arrière qui ne relève plus le contour des feux.

Un troisième génération nait en 1965, puis une quatrième et dernière en 1969. La production cesse en 1974. La Ford Galaxie 1962 aura été produite à 446 000 exemplaires.

04 avril 2010

Chrysler Newport 1966

ChryslerNewportav

ChryslerNewportar
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine, la Chrysler Newport est une deux portes créée pour un salon dans les années 40. Cinq exemplaires seulement furent produits dont le modèle phare est la Newport Phaeton, une deux portes avec boite automatique trois rapports basée sur une Chrysler New Yorker.

De 1949 à 1961, le nom est ressorti pour désigner un coupé deux portes (two doors hardtop body style). En 1961, le nom devient celui du modèle d'accès des hauts de gamme, l'opposé étant la fameuse "Impérial Le Baron". La voiture est alors disponible en plusieurs configurations, deux portes hardtop ou sedan, deux portes cabriolet, quatre portes hardtop et break. Animées par des V8 de plus de 300 chevaux (SAE), les performances sont dans la norme américaine.

Chaque année apporte son évolution, comme toujours aux USA. Cette quatrième génération de Newport est basée sur la plateforme C de chez Chrysler et est construite à Detroit.

En 1968, elle laisse sa place à la cinquième génération qui sera assemblée à Belvidere, Illinois.

03 avril 2010

Bentley Mulsanne Turbo (1982-1985)

BentleyMulsane_Turbo_R_Av

BentleyMulsane_Turbo_R_Ar

Mulsane_Turbo_R_Int
(Cognac, Charente, septembre 2004)

La Bentley Mulsanne est le pendant de la Rolls-Royce Silver Spirit et sa soeur rallongée Silver Spur. Le nom est issu du virage qui termine la ligne droite des Hunaudières sur le circuit des 24 heures du Mans que Bentley gagna deux fois dans les années 30.

 

Cette fois, Bentley ne se limite pas à simplement rebadger une Rolls. Cette pratique des années 70 n'a rien apporté à Bentley, sauf à perdre son image.

Sous le capot, outre le clasique V8 Rolls, Bentley redécouvre les vertus de la compression.  Avec un turbo, la limousine pataude se transforme en voiture aux performances remarquables. La puissance (toujours estimée) avoisine les 350 chevaux, le 100 km/h est atteint en 8 secondes, et la vitesse de pointe est de 220 km/h, alors que le poids de la voiture est toujours de 2,2  tonnes !


Posté par Zorglub34 à 10:08 - - Commentaires [1]
Tags : , , , , ,

21 mars 2010

Mercedes 300 SEL 6.3 (W109) (1968-1972)

Mercedes300SEL6

Mercedes300SEL6

Mercedes300SEL6

Mercedes300SEL6
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A première vue on dirait une W108/109 classique. Mais en y regardant de plus près, on note ce curieux sigle "6.3". Et ce sigle a tout une histoire.

En 1966, Erich Waxenberger, ingénieur essais et développement est piqué au vif par un journaliste qui reproche aux Mercedes-Benz de n'être que des voitures de vieux ou de taxis. L'idée lui vient alors d'installer l'énorme V8 de la Mercedes 600 dans le compartiment moteur d'une W108/109. Discrètement, il utilise dans un premier temps un châssis de coupé 250 SE. Un soir, Rudolf Uhlenhaut, le père de la légendaire 300 SL devenu ingénieur en chef, entend ronronner sous ses fenêtres un drôle de véhicule. Après les explications de Waxenberger, il voulut immédiatement l'essayer. De retour le lendemain matin, il donne son accord pour la mise en production. Uhlenhaut trouve l'idée plus qu'amusante : elle était l'occasion, à peu de frais, de faire de la W109 la voiture de série la plus rapide du monde, ajoutant encore un peu de prestige dans la réputation de Mercedes.

Si les premières voitures sont produites fin 1967, la 6.3 est présentée en 1968 dans une livrée extérieure anodine. Seules les roues sont une indication. En revanche à l'intérieur, elle dispose de toutes les attentions et n'a besoin d'aucune option tant l'équipement est complet. Le confort est soigné par l'adaptation de la suspension pneumatique avec correcteur d'assiette qui équipe la 600. Cette suspension conçue par Bosch offre en outre une tenue de route exceptionnelle bien nécessaire pour dompter les 250 chevaux à seulement 4000 tr/min et le dantesque couple de 51 mkg à seulement 2800 tr/min. Ce moteur qui procurait le velouté de la conduite de la lourde limousine se montre rageur sous le plus modeste châsisi de la W109 qui pèse pourtant près de 1800 kg. A titre de comparaison, les performances écrasent toute la concurrence américaine des Muscle-Cars telles que la Ford Mustang 390, la Dodge Charger, et même une Porsche 911 peinait à la suivre, surtout en reprises. La 6.3 atteignait 100 km/h en 6,5 secondes, et franchissait le kilomètres départ arrêté en 27 secondes ! Son freinage était assuré par quatre freins à disques ventilés. La puissance était telle qu'un train de pneus pouvait être complètement usé en moins de 1000 km en cas d'utilisation intensive.

Il fut produit en tout 6526 Mercedes "6.3", contre 2700 Mercedes 600 dans le même temps. Mais l'histoire se poursuit avec la W116 450 SEL 6.9 !

Fiche technique :

Type du moteur : V8 ouvert à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 36 CV
Cylindrée : 6332 cm3
Alésage x course : 103 x 95 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 250 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 51 mkg à 2800 tr/min
Nombre de soupapes : 16
Distribution : 2 arbres à cames en tête
Alimentation : injection mécanique
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à rapports
Direction à billes, assistée
Suspension av : roues indépendantes
Suspension ar : roues indépendantes
Longueur : 500 cm
Largeur : 181 cm
Hauteur : 142 cm
Empattement : 287 cm
Pneus av : 205 VR 14
Pneus ar : 205 VR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques ventilés
Vitesse maximale : 221 km/h
0 à 100 km/h : 6,5 s
0 à 160 km/h : 17,3 s
0 à 200 km/h : 31 s
1000 m D.A. : 27,1 s
Capacité du réservoir : 105 litres
Consommation moyenne : 15 l/100km
Poids : 1780 kg

20 mars 2010

Opel Diplomat B V8 (1969-1977)

OpelDiplomatav

OpelDiplomatprof

OpelDiplomatar
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

A la fin des années 30, le haut de gamme chez Opel était tenu par deux modèles, l'Opel Kapitän et l'Opel Admiral. En 1964, lorsque revient le temps d'une voiture très haut de gamme, le duo se transforme en trio, avec l'Opel Diplomat. Elle forment à elles trois ce qu'en interne on appele le niveau "KAD" (Kapitan, Admiral, Diplomat) ou "The Big Three". Ce sont de fait trois voitures presque identiques dont seuls des détails changent (calandre, intérieur, feux, etc). Des trois voitures, c'est l'Opel Admiral qui aura les faveurs du public, et à l'inverse l'Opel Kapitan sera arrêtée en 1970 tant ses ventes sont faibles (moins de 5000 ventes de la Kapitan B entre 1969 et 1970). Entre les deux, la Diplomat survit avec seulement 10000 unités de la version A de 1964 à 1969 pour environ 90 000 "KAD".

En 1969, une deuxième version des voitures apparaît. Elles sont un peu plus rondes, un peu moins allemandes dans leur style et évoquent même des Vauxhall ou des Holden (marque Australienne de Général Motors). Elles sont légèrement plus petites que les "A" et aussi un peu plus élaborées. Elle bénéficient à l'arrière d'un pont de Dion qui permet de diminuer les masses suspendues. Elles disposent de deux motorisations : un 6 cylindres en ligne de 2,8 litres (c'est alors la Diplomat E), ou le fameux V8 Chevrolet de 5,3 litres (327 ci).

Avec le V8 et ses 230 chevaux, la Diplomat est propulsée au choix d'une boite manuelle à 4 rapports (très rare, indisponible après 1972) ou boite automatique à 3 rapports appelée "Turbo-Hydramatic" en remplacement de la boite "Powerglide" et ses deux rapports. 

Ainsi équipée, les "KAD" sont censées rivaliser avec les Mercedes SE. Mais la rivalité n'a lieu que sur le papier, les ventes étant nettement en faveur de Mercedes. Pourtant le Diplomat ne manquait pas d'arguments avec un intérieur soigné, des équipements pléthoriques allant même jusqu'à l'antenne intégrée au pare-brise ou le rétro électrique.

En 1977, avec seulement 61 000 KAD vendues depuis 1969, Opel met fin à l'Admiral et à la Diplomat qui n'aura trouvé qu'environ 23 000 acquéreurs. L'Opel Senator prend en suite le relai en 1978, abandonnant le V8.

 

 

Fiche technique :

Type de moteur :    V8
Disposition:    Longitudinal, avant
Nombre de soupapes: 16
Énergie:    Essence
Cylindrée:    5354 cm³
Alésage course:    101,6 x 82,6 mm
Compression:    10,5 : 1
Distribution:    Arbre à cames central
Alimentation:    Carburateur quadruple corps
Puissance:    230 ch à 4700 tr/min
Type de transmission:    Propulsion
Boîte de vitesses:    Automatique
Direction:    Circuit à Billes
Suspensions avant:    Roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspensions arrière:    Essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques
Freins avant:    Disques
Freins arrière:    Tambours
Pneus avant:    195 HR 14
Pneus arrière:    195 HR 14
Longueur:    4920 mm
Largeur:    1852 mm
Hauteur:    1450 mm
Empattement:    2845 mm
Voies avant:    1505 mm
Voies arrière:    1512 mm
Poids:    1690 kg
Reservoir:    80 litres
Vitesse maximale:    202 km/h
0-100 km/h :    10 s

Posté par Zorglub34 à 11:54 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , ,
19 mars 2010

Ford Fairlane 500 1957 Convertible Kit Continental

FordFairlane500av

FordFairlaine500ar
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

FordFairlane500av1

FordFairlane500prof

FordFairlane500ar

FordFairlane500ar1

FordFairlane500int
(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

Cette Ford Fairlane tire son nom de l'immense propriété de la famille FORD à Dearborn dans le Michigan. Elle n'est qu'un  simple habillage du modèle précédent, la Crestline. Elle adopte tous les canons esthétiques de l'époque : pare-brise panoramique, ailes profilées et bicolores, phares chrômés ou sans tain. La ligne part du phare avant et se termine par les ailes arrières relevée par un chrome séparant les deux couleurs.

A sa sortie en 1955, la Fairlane est considérée comme un haut de gamme puis sera déclassée en milieu de gamme par l'arrivée de la Ford Galaxie en 1962. Entre temps, la voiture évolue chaque année. Les 6 versions possibles de carrosseries et les deux moteurs (6 cyl. de 3,7l ou V8 de 4,5l) offrent une grande variété de choix. La version "Crown Victoria" se distinguait par un arceau central qui prolongeait les montants centraux. Une option permettait de remplacer le pavillon par une vitre teintée.

Vint ensuite, en 1957, la Fairlane 500 Skyliner avec son toit rigide amovible et escamotable, le concept CC de Peugeot avec quarante ans d'avance. Mais notre modèle est un simple convertible : une capote souple et qui reste sur la plage arrière une fois repliée.

D'évolution en évolution, la voiture restera au catalogue jusqu'en 1970. Elle sera remplacée par plusieurs modèles dont la Ford Torino.

13 mars 2010

Volvo 66 DL (1975-1980)

Volvo66DLav

Volvo66DLar1

Volvo66DLar
(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette petite citadine aux dimensions modestes est un produit non pas conçu par Volvo, mais par la firme néerlandaise DAF.

En rachetant la compagnie en 1974, Volvo s'est retrouvée avec l'unique modèle de route, la DAF 66, qu'elle produisait depuis 1972 et qui succédait elle-même aux DAF 33, DAF 44 et DAF 55, à la DAF Daffodil de 1961, toutes héritères de la DAF 600 de 1959. Autant dire que la Volvo 66 est le fruit d'un concept très étudié et modeste. Un voiture citadine à la motorisation suffisante pour la ville, pouvant transporter quatre passagers et les courses.

La DAF 66 née en 1972 reprend le concept même si depuis la DAF 600 Giovanni Michelotti a déposé sa touche personnelle. Les formes se sont banalisées mais dans le sens de toujours plus de confort et d'habitabilité. Le moteur qui était à l'origine un petit bicylindre est abandonné pour une collaboration avec Renault qui fournit celui de la Renault 8. En revanche, la voiture a toujours sa transmission originale. Ce n'est pas à proprement parler une boite automatique, c'est un variateur comme pour les cyclomoteurs. Ce système nommé "Continuously Variable Transmission" (CVT) sera aussi appelé Variomatic. C'est système formé de deux poulies à gorges variables en fonction de la force centrifuge. Il en résulte une infinité de rapports de démultiplication, ce qui permet une parfaite adaptation aux conditions de la route en fonction du poids de la voiture et de ses passagers.

La Volvo 66 DL renait en 1975 après un an d'absence. La voiture conserve exactement les mêmes caractéristiques à la touche Volvo près : une calandre qui intègre la signature Volvo de l'époque, un nouveau volant, des appuie-tête au design Volvo, les barres de renfort dans les portes pour être conforme aux standards de sécurité de la marque, des pare-chocs plus importants.

On retrouvera la transmission CVT dans les premières versions de la Volvo 343, issue du projet DAF 77 et qui devait succéder à la DAF 66. De fait les deux voitures coexisteront pendant presque cinq ans.

Chevrolet Impala Coupé Hardtop 1963

ChevroletImpalacoupe63av1

ChevroletImpalacoupe96ar1

ChevroletImpalacoupe63ar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

L'Impala est certainement le modèle phare de la marque Chevrolet. Née en 1958 sur un chassis dérivé de celui de la Corvette, elle est proposée comme une version haut de gamme de la Chevrolet Bel-Air et uniquement dans les version coupés et cabriolet. Elle devient rapidement un succès commercial, meilleure vente de voiture en 1960 alors qu'elle est devenue un modèle à part entière en 1959, incluant les versions à quatre portes. Dans son segment, celui des grandes limousines, elle devient même n°1 jusqu'au milieu des années 1980.

Positionnée en haut de gamme jusqu'en 1965 année lors de laquelle elle sera coiffée par la Chevrolet Caprice, la voiture écrase la concurrence des Ford Galaxie et des Plymouth Fury. La voiture est disponible en douze moteurs au choix et presque autant de carrosseries, la sport sedan étant la plus prisée. Avec seulement deux portes et sans montant central, elle ne transige pas sur le confort et l'espace pour autant.

Livrée en vert d'eau avec un intérieur cuir blanc, elle est très élégante. Elle se distingue par ses six feux à l'arrière. A l'origine elle a un coffre si long que les plaisantins disent qu'il peut servir de plate-forme d'hélicoptère. Les ailes arrières se prolongaient en forme d'élytres à la manière d'un scarabée. Cette distinction disparut en 1961.

Pour les performances, du petit 6 en cylindres de 3,8 litres en ligne au gros V8 de 7 litres à arbres cames central, la puissance oscille entre 135 et 335 chevaux ! Servie par une boite automatique à deux rapports, il n'était pas question de sportivité, tout au plus d'accélération.

Avec la troisième génération créée en 1961, le modèle de 1963 est devenu très populaire par la sobriété de sa ligne même si l'arrière est toujours aussi long. Les ailes en élytres ont disparu et ne sont plus rappelées que par un léger décrochement de la ligne arrière et les six feux sont toujours présents, intégrés à un panneau chromé du plus bel effet.

En quelques années il se sera plus vendu de Chevrolet Impala que de 4CV Renault en quinze ans alors que la voiture est considérée comme luxueuse. C'est dire à l'époque la différence de conception de l'automobile entre la France et l'Amérique, où les deux modèles sont considérés comme populaires.