28 décembre 2015

Simca Ariane 4 (1957-1963)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Depuis 1954, Simca construit la Simca Vedette, héritière de la Ford du même nom. La Vedette est déclinée en plusieurs niveaux de finitions de la Trianon à la Versailles dans un premier temps et de Beaulieu à la Présidence en passant par la Chambord dans un second temps. Toutes sont équipées du moteur V8 de 2,3 litres qui ne présente que l'avantage de son doux ronronnement, tant il est poussif et glouton. L'histoire vient alors croiser le destin de la Simca. L'arrivée de Nasser en Egypte et la nationalisation du Canal de Suez font alors brutalement grimper le cours du pétrole et par ricochet celui du carburant. La consommation américaine du V8 dissuade alors bon nombre de clients potentiels. Toujours réactive, Simca propose alors dès 1957 le compromis : l'Ariane.

L'Ariane est une Vedette Trianon, c'est à dire le bas de gamme jusque là, avec un moteur Flash qui équipe l'Aronde 1300. Peu gourmand comparé au V8, ce moteur est aussi très peu performant. Avec seulement 48 chevaux, il peine à donner de l'allant aux 1200 kg de la voiture en dépit d'une boite quatre rapports contre trois à tous les V8.

En septembre 1957, la Trianon disparait remplacée par l'Ariane 8, équipée du fameux V8. L'Ariane devient alors Ariane 4, sans changement par rapport à la version précédente. Peu à peu, elle reçoit des roues de 15 pouces en remplacement de celles de 13 pouces, ce qui permet d'installer des tambours de plus gros diamètre (janvier 1958). En octobre 1958, les chromes entourant les clignotants disparaissent tandis qu'un nouveau logo s'installe sur le capot et que les clognotants arrière se muent en rouge (notre modèle).

L'Ariane 8 disparaît du catalogue en 1961 avec toutes les versions V8, tandis que l'Ariane 4, à 4 cylindres, devient "Ariane Miramas Super Confort", combinant la finition de la Beaulieu qui disparaît elle aussi, avec la nouvelle version du moteur Super Rush à cinq paliers qui équipe les Aronde P60. Fort de 62 chevaux, il est moins terne que le moteur Flash mais n'est toujours pas à la hauteur des ambitions de la voiture qui subit de plein fouet la concurrence de la DS et de la 404. Ainsi les ventes déclinent inexorablement tant l'Ariane apparaît comme une voiture dépassée par la concurrence et Simca met un terme à sa carrière en 1963, après 130 000 exemplaires produits, soit plus du double des Vedette à V8 dans la même période. Pendant quelques années, c'est le couple Simca 1300/1500 puis 1301/1501 qui prend le rôle de haut de gamme avant d'être relayé par la Simca-Chrysler 160/180.

Pour en savoir plus : Simca : histoire et modèles

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12 décembre 2015

Talbot Horizon EX (1981-1984)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

En octobre 1981, une nouvelle version de la Talbot Horizon arrive au catalogue. Elle permet de faire la synthèse entre la version de base LS et le haut de gamme GLS. A l'époque, les gammes associaient une finition et une motorisation et le client devait souvent faire des choix cruciaux entre performance, confort et économie. A une motorisation légère était associée une finition rudimentaire et le confort voulait souvent dire motorisation plus élevée.

Ainsi donc, l'Horizon EX permet au client de faire le grand écart : moteur économique et finition de la GLS. La voiture est équipée en série d'une sellerie velours, de ceintures à enrouleur, d'un éclairage du coffre, et des poignées de maintien à l'arrière. Sur le tableau de bord, le compte-tours digital a été remplacé par l'éconoscope qui est livré en série sur la GL. Une série de diodes lumineuses vertes sont incrustrées dans le compteur de vitesse, entre chaque graduation. Si les diodes s'allument au-delà de l'aiguille, c'est que le régime moteur est trop important et donc le conducteur doit passer à la vitesse supérieure. Une façon de gérer la consommation de carburant au plus juste, dans cette époque post choc pétrolier, ou le slogan en vogue est la "chasse au gaspi".

Et pour être économique, PSA a équipé la version EX du moteur "Poissy" de 1442 cm3 qui équipe désormais presque toute la gamme à l'exception de la LS. Dérivé du moteur de la 1308 GT, il est configuré dans la version de l'Horizon GL, c'est à dire avec un carburateur simple corps. Il affiche alors 65 ch associés à une boite à quatre rapports. Mais le couple maximal reste constant et à une régime inférieur (12,3 mkg à 2400 tr/min contre 12,7 à 3000 tr/min dans la 1308). La voiture est souple à défaut d'être performante, et c'est surtout ce que lui demande sa clientèle. La vitesse de pointe est de 153 km/h seulement, mais elle est classée dans les 7 CV, ce qui en limite le coût à la vignette automobile et à l'assurance. Mieux, à partir de mars 1982, l'EX5 offrira une boite de vitesses à cinq rapports concoctée par PSA et qu'on retrouvera dans la BX ou la 305. Outre que cela lui permet de descendre dans les 6 CV, la voiture y gagne énormément en souplesse et en confort d'utilisation. Le bruit à bord en est nettement réduit, ainsi que la consommation qui officiellement baisse de 8%. Si bien qu'en juillet 1982, l'EX5 disparaît et l'EX reçoit en dotation normale la boite à 5 rapports.

L'année suivante, l'EX reste au catalogue sans changement, si ce n'est l'arrivée des vitres électriques. Seule la possibilité d'associer l'EX à un moteur Diesel (le fameux XUD 1905 cm3 de PSA) constitue une nouveauté. Pour le millésime 1984 (en juillet 1983, donc), l'ensemble de la gammme reçoit un pare-brise feuilleté. On note l'arrivée d'un pommeau de levier de vitesses commun avec celui de la 505. Spécifiquement pour l'EX, la montre à aiguille est échangée contre une montre digitale et le velours est délaissé au profit d'un tissu moins chaleureux. Le velours est alors réservé à la Premium.

Pour le millésime 1985 (en juillet 1984), l'Horizon EX disparaît. Ne restent plus que les LS, GL et GLS et une nouvelle D qui remplace l'EXD, avec le même niveau de finition. L'heure est à la préparation du terrain pour l'arrivée de sa remplaçante. Conçue autour de la 205, la future "Arizona" sera en fait intégrée à la gamme Peugeot sous le numéro 309, tandis que PSA prévoit l'abandon de Talbot.

Pour en savoir plus :
- Talbot80.free
- Autobrico.com
- Passion Horizon

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1442 cm3
Alésage x couse : 76,7 x 78 mm
Vilebrequin : 5 paliers
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 65 ch à 5200 tr/min
Couple maximal : 12,3 kg à 2400 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral entraîné par chaîne, soupapes en tête, culbutées
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports (après juillet 1982)
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, barres de torsion longitudinales, triangles transversaux, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés,  barre anrti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 396 cm
Largeur : 168 cm
Hauteur : 141 cm
Empattement : 260,4 cm
Voie av : 141,5 cm
Voie ar : 139 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques, assistés, double circuit
Freins ar : tambours, assistés, double circuit
Vitesse maximale : 153 km/h
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 960 kg

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05 décembre 2015

Opel Rekord A 1700 L (1963-1965)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Après le succès incontesté de l'Olympia Rekord, renouvellé par la Rekord P2, Opel fait évoluer la recette afin de mieux répondre à la Ford Taunus 17M. Si la P2 avait grandi par rapport à la P1, la nouvelle venue profite d'un nouvel habillage mais en conservant la plate-forme de sa devancière.

La dénomination "Olympia Rekord" a disparu avec la P2 pour ne conserver que "Rekord". Mais cette nouvelle génération, qui aurait dû s'intituler "Rekord R3", prend la nom de "Rekord A" pour souligner le renouveau de la ligne. La nouvelle venue est d'un style inédit en Europe, fruit du travail de la General Motors. C'est une voiture moderne, inspirée de la Chevrolet Chevy II, avec des volumes importants. L'empattement a été étiré pour le confort des passagers et si la voiture n'est pas plus longue que la précédente, elle est plus large de 10 cm. Les pentes du toit sont nettement plus inclinées et la hauteur abaissée de 2,5 cm, ce qui favorise à la fois l'aérodynamique, la luminosité et l'espace à bord. L'habitacle est réellement spacieux, tant à l'avant qu'à l'arrière. Il faut comprendre que la structure de l'arbre de transmission a été réimaginée pour favoriser le volume. L'arbre est en deux parties, avec un palier intermédiaire solidaire à la caisse. Ainsi la taille du tunnel de transmission est réduite de façon à descendre l'habitacle, notamment à l'arrière. Du coup, le coffre de 486 litres est un des plus grands de sa catégorie.

Pour le confort des passagers, la suspension a été totalement repensée. Le train avant gagne des jambes de force avec une triangulation supérieure et un levier inférieur. Les jambes de force sont installés de façon oblique afin d'éviter tout cabrage ou plongeon. Un barre stabilisatrice diminue les effets de roulis. L'arrière conserve en revanche son essieu ridige et ses ressorts à lames semi-elliptiques.

Deux moteurs sont proposés, ceux de la P2 légèrement améliorés. Pour pouvoir circuler à l'essence ordinaire, ils conservent un taux de compression assez bas (7,25:1). Le 1500 et le 1700 ne diffèrent que par leur alésage (80 ou 85 mm) tandis que la course reste identique (74 mm). Ils fournissent respectivement 55 et 60 ch. La 1700 S, avec une culasse modifiée et un meilleur taux de compression (de 8:1, et qui roule au Super) parvient à 67 ch. Ces moteurs à soupapes en tête et arbre à cames latéral ont pour avantage de disposer de leur couple maximum sur des régimes assez bas et se révèlent surtout souples à défaut d'être performants. Ils sont munis d'un système dit "Rotocap" logé entre le ressort et la culasse et qui contraint chaque soupape à effectuer une légère rotation à chaque levée, de façon à éviter toute usure prématurée. La boite de vitesses est à trois rapports synchronisés, avec sa commande au volant. Il est toutefois possible d'opter pour la commande au plancher. Le système "Olymat" d'embrayage automatique est aussi proposé. Le freinage est à tambours, mais les disques sont en option. Ainsi configurée, la 1700 exécute le 0 à 100 km/h en plus de 20 secondes et culmine à 135 km/h bien lancée.

Mais la vitesse n'est pas l'objet des voitures populaires et familiales des années 60 où les autoroutes sont rares, sauf en Allemagne. Le confort est la principale préoccupation de cette clientèle. Et elle est servie par des banquettes profondes et un équipement "complet". Le tableau de bord est rembourré et le matériau utilisé évite tout reflet. Les déflecteurs latéraux offrent la possibilité de rouler fenêtre ouverte sans recevoir dans le visage les turbulences dues à la vitesse. Des buses d'aération en autorisent le dégivrage. Mieux, la lunette arrière est dégivrante. L'instrumentation est habituelle avec les principales indications. Le compteur de vitesse est toutefois original. Une bande horizontale rouge orangée avance au fur et à mesure de la vitesse et progresse de graduation en graduation, remplaçant ainsi l'aiguille. La finition "L", pour luxe, bénéficie de sièges séparés à l'avant en remplacement de la banquette. La sellerie en simili cuir est plutôt de bonne facture.

La Rekord est proposée en de multiples configurations. La berline à 4 portes est la plus courante mais elle existe en deux portes. Un coupé deux portes est également au programme, qui se distingue par une pente de toit à l'arrière plus faible et une vitre latérale arrière biseautée. Le cabriolet produit par Authenreith puis par Karl Deutsch après 1964 est proposé à un prix déraisonnable, si bien que très peu d'exemplaires seront vendus. Quant au break Caravan ("It's a Car and A Van") à trois portes seulement, il séduit énormément la clientèle allemande qui, pour des raisons inconnues (ou étranges ?) a longtemps apprécié cette configuration.

En mars 1964, la Rekord peur recevoir le moteur 6 cylindres de 2.6 litres de la Kapitän ou de l'Admiral. Avec 100 ch, il donne à la voiture des performances plus dignes de sa ligne, avec 168 km/h en pointe. Renouvelée de version en version, cette motorisation va engendrer la Commodore, déclinaison à 6 cylindre de la Rekord à partir de la Rekord C.

Vendue en 885 292 exemplaires entre mars 1963 et août 1965, la Rekord est incontestablement un succès. Elle est remplacée par la Rekord B (ici en coupé) puis par la Rekord C en août 1966.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1680 cm3
Alésage x course :  85 x 74 mm
Taux de compression : 7,25:1
Puissance maximale : 60 ch 4300 à tr/min
Couple maximal : 12,2 mkg de 1800 à 2400 tr/min
Distribution : arbre cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur 36 mm
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 3 rapports
Suspension av : roues indépendantes, triangles supérieurs, levier inférieur, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts semi-elliptiques
Longueur : 451,2 cm
Largeur : 169,7 cm
Hauteur : 146,6 cm
Empattement : 263,9 8 cm
Voie av : 132,1 cm
Voie ar : 127,6 cm
Freins av : tambours (200 mm)
Freins ar : tambours (200 mm)
Vitesse maximale : 135 km/h
0 à 100 km/h : 20 s
Consommation moyenne : 10,5 l/100km
Poids : 970 kg

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02 décembre 2015

Alfa Romeo 2000 Berlina (1971-1977)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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AlfaRomeo2000ar1

AlfaRomeo2000ar
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Pourquoi changer une formule qui marche ? C'est sans doute la réflexion qui a été faite à Milan chez Alfa Romeo quand il s'est agi de revenir dans le segment du haut de gamme. Et il n'était pas question de reprendre la formule de la 2600 en bout de carrière. Non, il était fait allusion à la Giulia qui fait le bonheur de la marque depuis 1962. Sa ligne séduit, son équilibre est bon, son aérodynamique satisfaisante et au surplus, elle supporte à elle seule, ou presque, l'identité de la marque. Alors l'idée de décliner le concept en l'adaptant à une voiture de segment plus élevé a dû rapidement cheminer.

C'est en 1968 que la 1750 Berlina prend le rôle du haut de gamme chez Alfa, loin du prestige du 6 cylindres de la 2600. Certes la Giulia est une berline confortable et performante, mais elle manque d'ambition et une voiture aux dimensions plus généreuses pourrait convenir à une clientèle plus aisée. Mais c'est le rôle bien dévolu à l'Alfetta. Par ailleurs, une demande des ministères pousse Alfa Romeo dans ce sens alors que cette dernière n'est pas encore au point. C'est ainsi qu'est lancé le projet "105" dont le dessin est confié à Bertone. L'empattement de la Giulia est agrandi de 6 cm et les porte-à-faux sont augmentés, ce qui évite de rompre l'équilibre, tout en améliorant l'espace à bord.

Le moteur est nouveau. Il est appelé 1750 alors que sa cylindrée est de 1778 cm3, un moteur qui sera également partagé avec le Spider Duetto. Il dispose de ce qui se fait de mieux à l'époque avec un double arbre à cames en tête entraînés par chaîne, et des soupapes refroidies au sodium. Il développe 115 ch DIN à 5500 tr/min, soit un très bon rendement pour l'époque. Servi par une boite à 5 rapports, il procure à la voiture des performances remarquables, dignes d'allemandes de cylindrée plus élevée comme la BMW 2000. En 1969, après 50 000 voitures vendues en une seule année, un très léger lifting vient modifier la calandre, les clignotants et les répétiteurs d'aile. Une version injection est préparée pour le marché américain. Alfa réussit là où les autres échouent : la voiture ne perd pas de puissance tout en satisfaisant aux normes en vigueur. Jusqu'en 1971, Alfa vend 52 000 voitures de cette seconde version, dont 11 000 unités avec injection.

En 1971, le moteur 1750 est remplacé par un 2 litres (notre modèle). Le bloc reste identique et cette nouvelle cylindrée est obtenue par augmentation de l'alésage de 4 mm. Avec deux carburateurs double corps, il procure 132 ch DIN à la voiture, une puissance importante. Là encore, le Spider 2000 (qui remplace le Duetto) hérite de ce moteur. La voiture atteint 192 km/h en pointe et franchit les 100 km/h en seulement 9 s. Peu de berline de cette catégorie peuvent avoir de telles prétentions à l'époque. A tel point qu'un pont autobloquant a été installé à l'arrière et quatre freins à disques pour la freiner. Esthétiquement, elle se distingue par une calandre dont le motif central est agrandi et ses quatre phares de même diamètre. Son équipement est à la hausse : climatisation, lunette arrière dégivrante appuie-tête à l'avant. Cependant, avec seulement 156 cm de la large, elle ne brille pas par un habitacle particulièrement spacieux.

Jusqu'en 1977, il se vendra près de 90 000 voitures ce qui fait un succès en demi-teinte pour cette voiture pourtant bien née. Elle disparaît alors en 1977 sans être remplacée vraiment. C'est alors l'Alfetta, lancée en 1972, qui reprend seule le haut de gamme, un rôle qu'elle assumera parfaitement près de 10 ans.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1962 cm3
Alésage x course : 84 x 88,5 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 132 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 21,1 mkg à 3500 tr/min
Nombre de soupapes : 8, refroidies au sodium
Distribution : double arbre à cames en tête
Alimentation : double carburateur double corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à circulation de billes
Diamètre de braquage : 11,1 m
Suspension av : roues indépendantes, bras transversaux, bielle oblique, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice, amortisseurs hydrauliques télescopiques
Suspension ar : pont rigide, ressorts hélicoïdaux, bras longitudinaux, barre stabilisatrice, amortisseurs hydrauliques télescopiques
Longueur : 439 cm
Largeur : 156,5 cm
Hauteur : 143 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 132 cm
Voie ar : 127 cm
Pneus av : 165/85 HR 14
Pneus ar : 165/85 HR 14
Freins av : disques, assistés (double circuit)
Freins ar : disques, assistés (double circuit)
Vitesse maximale : 192 km/h
0 à 100 km/h : 9 s
400 m.D.A. : 16,8 s
1000 m.D.A. : 31,4 s
Consommation moyenne : 11,8 l/100km
Volume du coffre : 480 litres
Capacité du réservoir : 46 litres
Poids : 1110 kg

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22 novembre 2015

Peugeot 104 SL (1976-1979)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Depuis 1973, la Peugeot 104 a beaucoup évolué, un peu sous la contrainte de la concurrence de la Renault 5 qui avale les parts de marché avec gourmandise. Ainsi, les "104 coupé" sont venues jouer la carte de la citadine compacte, tandis que la ZS s'aventure sur la zone des citadines sportives. Cette dernière reçoit à l'occasion un moteur 1124 cm3 dérivé du moteur 954 cm3 et qui lui donne un caractère appréciable.

Il ne faut pas longtemps à Peugeot pour transposer le moteur de la 104 ZS dans la 104 berline. Toutefois, si le bloc conserve sa cylindrée, son arbre à cames en tête, il perd le carburateur double corps au profit d'un simple corps. Des 66 ch, il n'en reste plus que 57, mais par rapport au moteur 954 cm3, c'est une transfiguration. Le couple progresse également de 2 mkg, et la 104 en devient souple à souhait. Ce moteur équipe deux versions présentées en août 1976 : la GL6 (qui se distingue de la GL qui conserve le moteur 954 cm3 de 5 CV) et la SL, plus luxueuse.

La 104 SL et la GL6 peuvent s'identifier d'un clin d'oeil par leurs phares agrandis à l'avant, et tout droit hérités de la 104 ZS.  Elles disposent également de pare-chocs noirs plus enveloppants et qui intègrent le bloc clignotant/veilleuse. C'est par leur équipement qu'elles se distinguent. La GL6 reste une 104 "ordinaire" et reçoit la console des berlines. Mieux traitée, la SL obtient la planche de bord de la ZS, avec son volant à trois branches, un totalisateur partiel, une montre, un allume-cigare, des essuie-glace à 2 vitesses, une commande de chauffage éclairée, des accoudoirs aux portes arrière, moquette de plancher à l'avant, et des ceintures de sécurité à enrouleur.

La voiture se montre très homogène et les commentateurs de l'époque lui reprochent une pédale de frein un peu dure, la faute au servo-frein de la ZS qui n'a pas été installée sur la SL. Autre reproche, et non des moindres, le bruit du moteur qui se fait trop présent passés les 100 km/h, la faute à une boite à 4 rapports un peu courts. A l'inverse, la souplesse du moteur, la consommation qui ne connait pas de hausse par rapport au moteur de 954 cm3, sont notés comme des atouts indéniables. La vitesse maximale progresse de plus de 10 km/h à 147 km/h.

Avec ses qualités routières conférées par quatre roues indépendantes, le nouveau moteur donne un regain de vie à la 104 et avec la hayon qu'elle a enfin obtenu pour lutter contre la Renault 5, avec des portes arrière et une banquette arrière rabattable, elle devrait s'ouvrir de nouveaux horizons. Mais c'était sans compter sur Renault qui a dégainé la 5 GTL et qui, malgré ses trois portes seulement, continue de remporter tous les suffrages.

La SL est produite jusqu'en 1979, alors que la GL6 est maintenue sous le label GR. Supplantée par la 104 S à la présentation plus sportive, elle reste une exception dans le payasage automobile de l'époque en associant une voiture de cylindrée moyenne à un confort plutôt haut de gamme.

Pour en savoir plus :
- l'excellent site de Philippe B. de l'Arc
- une retrospective sur le forum Doctissimo

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne incliné de 72° vers l'arrière, essence
Emplacement : transversal avant
Puissance fiscale : 6 CV
Cylindrée : 1124 cm3
Alésage x course : 72 x 69 mm
Taux de compression : 9,2:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 57 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 8,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex 32
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,3 tours)
Diamètre de braquage : 9,7 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, bras inférieurs, barre-anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 361,6 cm
Largeur : 152,2 cm
Hauteur : 140,2 cm
Empattement : 242 cm
Voie av : 129,2 cm
Voie ar : 124,1 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 147 km/h
0 à 100 km/h : 14,5 s
400 m D.A. : 19,2 s
1000 m D.A. : 37 s
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,35 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 8,45 l/100km
Capacité du réservoir : 40 litres
Poids : 815 kg

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14 novembre 2015

Renault 3 (1961-1962)

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Renault3ar1

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Renault3av

Renault3ar1

Renault3ar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Née en 1961 avec un moteur 4 cylindres de 603 cm3, la Renault 3 est le modèle d'accès de la gamme Renault et forme un trio avec la Renault 4 et la 4L . Son petit 4 cylindres de 22,5 ch SAE la classe dans la catégorie des 3 CV fiscaux, d'où son nom.

Elle est dénuée de tous les accessoires de la Renault 4L qui est pourtant déjà rudimentaire, et partage l'équipement de la Renault 4. Les pare-chocs sont réduits à une barre peinte, les chromes inexistants. Les vitres de custodes sont absentes (comme pour la Renault 4, seule la 4L en bénéficie à l'époque), la calandre se limite à une grille découpée dans le capot. Il n'y a pas de ventilation de l'habitacle, le chauffage et l'aération se faisant en fonction de l'entrée d'air due à la vitesse. La jauge d'essence est manuelle au niveau de la trappe du réservoir. Elle est dépourvue de second pare-soleil, de garniture dans les portières ou au toit. Elle dispose d'une boite à 3 rapports dont la 1ère n'est pas synchronisée.

Légère, 570 kg, elle est censée venir concurrencer la 2CV. Mais ses piètres performances détournent la clientèle vers la Renault 4 mieux motorisée ou la 4L, mieux équipée ou qui préfère la 2CV bien ancrée sur le marché. Si bien que la voiture est produite à 2526 exemplaires de 1961 à 1962 (année millesime 1962) avant d'être retirée du catalogue. Seuls 17 exemplaires seraient encore en état de circuler.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 3 CV
Cylindrée : 603 cm3
Alésage x course : 49 x 80 mm
Puissance maximale : 22,5 ch (SAE) à NC tr/min
Couple maximal : 4,6 mkg à NC tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs, chaîne
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 3 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, barres de torsion, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 367 cm
Largeur : 149 cm
Hauteur : 155 cm
Pneus av : 135 R 13
Pneus ar : 135 R 13
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 90 km/h
Capacité du réservoir : 26 litres
Poids : 570 kg

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08 novembre 2015

Citroën GSpecial (1976-1980)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Soyaux, Charente, mars 2005)

En septembre 1976, la GS subit son premier ligting. Il est plutôt discret et se porte essentiellement sur les feux arrières qui sont étêtés et perdent leurs chromes. Ils comportent alors quatre lampes chacun pour intégrer des feux arrière de brouillard. Du coup le clignotant descend du sommet au deuxième étage et le feu de recul remonte au-dessus du clignotant. Le bandeau de coffre est désormais en alu brossé. A l'avant la grille de calandre est modifiée et une grille à barrettes horizontales remplace celle à nids d'abeille pour les Club et Pallas, noire pour les GSpecial. La calandre à barrettes est généralisée pour l'ensemble de la gamme à partir de septembre 1977.

Les changements les plus importants sont sur le tableau de bord. Le rouleau (ou tambour rotatif) pour le compteur de vitesse est abandonné, et le compte-tour devient rond. La planche redevient plus classique, déroutant moins les nombreux clients. Les rouleaux referont leur apparition avec la GSA en septembre 1979.

Le moteur de la GS Special voit sa cylindrée portée à 1129 cm3 en 1977, remplaçant le petit 1015 cm3 dont la puissance se montrait très juste en dépit du caractère volontaire du "boxer". Ce nouveau moteur est associé sur la GSpecial au rapport de pont qui équipe les versions à moteur 1220 cm3, ce qui permet de tirer long en quatrième pour un silence de confort et une consommation amoindrie. Pour les reprises, il faudra penser à rétrograder. Accouplé avec une boite 5 vitesses en option la puissance fiscale est abaissée à 5 CV, ce qui détournera bon nombre de clients qui lorgnaient du côté de la Peugeot 204 ou de la Renault 12. Avec 56 chevaux, la GS et ses 925 kg se montrent bien plus alertes, et sa tenue de route inégalable lui donne même des allures sportives sur les petites routes sinueuses, pour peu qu'on joue de la boite en sollicitant les hauts régimes du moteur à 4 cylindres à plat. Dans ces cas là, la consommation, aidée par un carburateur double corps, prend des valeurs qui la font ressembler à un V8...

En 1979, la GSA vient prendre la suite, tandis que la GS est arrêtée, à l'exception de la GSpecial qui est rebaptisée GS Special (modèle gris). La fin de la GS intervient en 1980. Cumulées avec celles de la GS de première série, les chiffres avoisinent les 1,9 millions d'unités, commerciale et break compris. La GSA sera produite jusqu'en 1986 à 576 000 exemplaires supplémentaires, mais c'est la BX qui l'aura remplacée depuis 1982.

Pour en savoir plus : GSAventure

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres à plat, refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 6 CV (ou 5 CV avec boite 5 rapports)
Cylindrée : 1129 cm3
Alésage x course : 74 x 66 mm
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximal : 56 ch à 5750 tr/min
Couple maximal : 8,1 mkg à 3500 tr/min
Distribution : 2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (ou 5 rapports en option)
Direction à crémaillère (3,8 tours)
Diamètre de braquage : 10,4 m
Suspension av : roues indépendantes, triangle, hydraulique
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, hydraulique
Longueur : 412 cm
Largeur : 161 cm
Hauteur : 135 cm
Empattement : 255 cm
Voie av : 137,9 cm
Voie ar : 132,8 cm
Garde au sol : 15,4 cm
Pneus av : 145 SR 15
Pneus ar : 145 SR 15
Freins av : disques (270 mm)
Freins ar : disques (178 mm)
Vitesse maximale : 149 km/h
0 à 100 km/h : 17 s
1000 m D.A. : 38 s
Cx : 0,32
Capacité du réservoir : 43 litres
Volume du coffre : 435 litres
Poids : 935 kg

05 novembre 2015

Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1300 (1974-1977)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

En 1974, la Giulia est renovée une dernière fois. Pour l'occasion elle devient "Nuova Super" 1300 ou 1600. Il n'y a plus que ces deux versions au catalogue et c'est l'Alfetta qui est promue nouveau fer de lance de la marque.

A l'avant, on note que les ailes qui remontent sur les extérieurs sont intactes mais que le capot a perdu sa nervure centrale. Les quatre phares sont de taille égale et proviennent directement de l'Alfetta. Le scudetto est agrandi et la grille ne comporte plus qu'une seule barrette chomée. Les clignotants passent sous le pare-choc qui est très légèrement plus enveloppant. L'ensemble parvient au juste équilibre, les versions antérieures étant toutes un peu étriquées ou surchargées. A l'arrière, la nervure de la porte du coffre a disparu. Le pare-choc est bien plus enveloppant et revient plus près des roues arrière, avec des butoirs plus petits et en caoutchouc. A l'intérieur, la console centrale est entièrement nouvelle et en bois.

Les deux voitures sont identiques et seules leurs mécaniques diffèrent. La 1600 profite du splendide moteur 4 cylindres dont l'allant et la sonorité font merveille. Avec 102 ch, et une boite cinq rapports, il fait fait de la Giulia une berline extrêmement rapide avec une tenue de route d'excellente tenue. Le 1300 n'est pas en reste et s'offre tout de même 89 ch ! La Nuova Super 1.3 est alors tout simplement la berline 1300 cm3 la plus rapide du monde en vitesse de pointe et au kilomètre départ arrêté. C'est la voiture officielle des carabiniers italiens qui en sont enchantés.

Coincée entre l'Alfasud et l'Alfetta, la Giulia est tout de même vieillissante. Elle disparaît du catalogue en 1977 et est remplacée par la nouvelle Giulietta, deuxième du nom.

Pour en savoir plus : Les Chevaux de Feu by Broyax

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02 novembre 2015

Peugeot 505 GRD (1985-1989)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

A la sortie de la 505 en mai 1979, Peugeot propose d'emblée un grand nombre de niveaux de finitions avec des motorisations différentes. Les accès de gamme GL et GR sont équipés des moteurs 2 litres culbutés hérités de la 504 avec un carburateur simple ou double corps. La SR dispose du même moteur à carburateur double corps que la GR mais avec une finition plus soignée. Les TI et STI ont eu droit au moteur "Douvrin" de la Française de Mécanique (bloc alliage, arbre à cames en tête) équipé d'une injection électronique et proposent deux niveaux d'équipements. Enfin, du côté de Diesel, les GRD et SRD constituent deux finitions pour un marché qui est en pleine expansion mais encore à ses balbutiements.

Peugeot a des moteurs Diesel dans sa gamme depuis la Peugeot 403. Avec Indenor, sa filiale spécialisée, la firme sochalienne a une longue expérience du Diesel. Ses moteurs sont installés dans les fougons D4, mais aussi les Renault Goëlette ou Voltigeur, le Type H depuis 1964, mais aussi Ford pour la Granada 2.3 D ou même la Sierra. Le développement des Diesel Turbo est en cours, mais il est pour le moment réservé à la 604 Diesel Turbo et n'accèdent à la 505 qu'en juillet 1979. La GRD endose le rôle de Diesel d'accès de gamme depuis les débuts. Mais au cours des millésimes ses caractéristiques ont évolué.

Elle naît avec le 2.3 litres qui n'offre que 70 ch, dans le bruit et l'odeur qui ont fait la légende du Diesel. Avec une boite à 4 rapports, une fiscalité de 9 CV, il est difficile de le rentabiliser et seuls les gros rouleurs font le choix du Diesel. D'autant que les performances sont plus que poussives, les 140 km/h en pointe ne pouvant être envisagès qu'au bout d'une très longue ligne droite. En 1982, avec le changement de millésime, la course des cylindres est rallongée à 90 mm (contre 84) et le taux de compression augmenté (de 22,2 à 23). Le gain est de 6 ch (à 76 ch) et le couple progresse de 2 mkg. Avec un rapport de pont plus long et une boite 5 vitesses, la fiscalité s'abaisse alors à 7 CV rendant alors le Diesel plus attractif. Mais c'est encore un engin bruyant et peu nerveux même si les valeurs progressent et que la grande familiale peut désormais atteindre 150 km/h, c'est à dire approcher les 130 km/h réglementaires sans devoir pousser la machine au maximum.

En 1985, la 505 est restylée. Elle avait déjà reçu discrètement une nouvelle calandre en 1982. Pour l'année-modèle 1986, elle gagne des boucliers enveloppants, et des feux arrière qui préfigurent ceux qui seront prochainement installés sur la 309 et qu'elles seront les seules de la gamme à partager, la 405 venant apporter une signature très durable sur cet instrument. A l'intérieur, la console, le tableau de bord et la planche sont remis aux goûts du jour. Même le volant est changé, malheureusement.

Les 505 Diesel ont connu le succès pour leur solidité et leur fiabilité. Evidemment, les versions turbo ont amélioré leurs performances et peu à peu ont fini par faire oublier les Diesel atmosphériques. Dans un premier temps ils ont suscité beaucoup de craintes en raison de la fragilité supposée des turbo. L'arrivée en 1986 de la GTD turbo avec le moteur 2.5, un échangeur air/air et 110 ch allait ouvrir peu à peu le marché du Diesel vers une clientèle plus large, avec la CX Turbo-D. La voiture devenait concurrente de celles à moteur à essence et la popularisation du Diesel a commencé peu à peu. Ce sont les injections directes qui ont fini par rendre les moteurs Diesel à la fois sobres et performants et leur donner un agrément d'utilisation quotidien supérieur à l'essence. A l'heure actuelle, les Diesel sont majoritaires alors que le choix n'est pas toujours justifié. Outre le prix du carburant il faut aussi considérer le prix d'achat, et surtout le prix de l'entretien qui engloutit souvent le budget économisé sur le carburant.

Quant à la 505 GRD, elle a été supprimée en 1989 pour être remplacée par la SXD, avec le même moteur mais mieux équipée, tandis que la GRD familiale survivait une année de plus. La 505 est maintenue au catalogue jusqu'en 1992 dans des finitions sommaires tandis que la 605 a déjà pris le relai. Elle est le dernier modèle à propulsion produit par Peugeot.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 2498 cm3
Alésage x course : 94 x 90 mm
Taux de compression : 23:1
Puissance maximale : 76 ch à 4500 tr/min
Couple maximal : 15,3 mkg à 2000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection indirecte, pompe
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 460 cm
Largeur : 175 cm
Hauteur : 146 cm
Pneus av : 175 SR 14
Pneus ar : 175 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 150 km/h
Volume du coffre : 523 litres
Capacité du réservoir : 63 litres
Poids : 1295 kg

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07 octobre 2015

Renault NN (1924-1929)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Secoué par l'année noire qui a vu les ventes de la marque s'effondrer en 1921, Louis Renault comprend que la production doit être à nouveau repensée. Face à la réussite de Ford et Citroën qui produisent à la chaîne, il est impératif de créer des lignes de production et de ne plus faire de modifications qui aboutissent à chaque fois à un nouveau modèle. Entre la création de la marque avec le Type A en 1898 et 1923, on dénombre près de 130 modèles ! Les modifications sur la ligne de montage donneront lieu à des évolutions de modèle qui seront désignées par un chiffre. La NN deviendra peu à peu NN1 et NN2. Entre 1924 et 1933, il n'y aura que 28 modèles. Soit un rythme annuel divisé par deux.

Mais pour concevoir les chaînes, il faut de la surface. Louis Renault achète la totalité des jardins ouvriers de l'ïle Seguin, plus de 115 000 m², le long des usines de Billancourt. En fin de compte, à la place de l'aire de loisir qui y était envisagée, il y aura une usine qui permettra de produire également les équipements en amont (pièces, accessoires, etc.). Renault crée également la DIAC (Diffusion Industrielle et Automobile par le Crédit) et des filiales à l'étranger. 33000 voitures sont produites en 1924.

L'offre de Renault est toujours aussi variée et compte plusieurs voitures de petite cylindrée. Les KJ et KJ1, MT et NN partagent le même moteur de 951 cm3 qui les classe dans la catégorie très prisée des 6 CV. La KJ lutte efficacement contre la Trèfle de Citroën, vite remplacée par la MT en 1925. La NN joue une carte intermédiaire, avec un gabarit de voiture à quatre places et une fiscalité de petite voiture. Au-dessus, la KZ bataille avec la Citroën B2 pour la classe des 10 CV et reste très prisée par les taxis. Ensuite, les autres modèles, plus raffinés, jouent dans la cour des voitures plus élitistes, jusqu'à la célèbre NM de 40 CV au luxe qui n'a rien à envier aux grandes marques du secteur.

Les évolutions mécaniques sont très restreintes, à l'exception du servo-frein qui peut être installé en option sur les modèles les plus haut en gamme (à partir de la 12/15 CV). La petite KJ peut recevoir des freins à l'avant, une option à 1500 F dans un premier temps puis montée en série au cours de l'année.

Le modèle présenté date de 1927. C'est une conduite intérieure plutôt rare, sachant que la carrosserie la plus répandue à l'époque pour la NN est le torpédo. Carrossée par Wieman, elle est recouverte de skaï tendu, ce qui la rendait insensible à la corrosion.

La NN est produite à 2140 exemplaires en 1924, 23725 en 1925, 31400 en 1926, 21 428 en 1927, 25784 en 1928, 15 389 en 1929. Soit près de 120 000 voitures en cinq ans ! En 1930, après l'arrêt de la NN, la production est dépourvue de 4 cylindres, qui reviennent en 1931 avec la Monaquatre UY1 et la Primaquatre KZ6.

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