11 juillet 2010

Renault 8 S (1968-1971)

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(Duclair, Seine-Maritime, avril 2009)

Intermédiaire entre la Renault 8 Gordini et la R8 Major, la S adopte le moteur 1100 S de la Caravelle avec un carburateur double corps. Avec 60 chevaux, la 8S propose un compromis entre la sportivité et le confort. Elle affiche la très honorable vitesse de pointe de 146 km/h, soit bien plus que toute voiture ordinaire de l'époque.

La 8S n'est disponible qu'en jaune. Elle est équipée en série d'une calandre quatre phares, d'un compte-tours et de jantes larges. Elle supprimée en 1971 pour laisser la place à la Renault 12 TS.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Disposition : longitudinal en porte à faux arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1108 cm3
Alésage x course : 70 x 72 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 60 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 8,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : quadrilatères transversaux
Suspension ar : demi-essieux oscillants
Longueur : 399 cm
Largeur : 149 cm
Hauteur : 141 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 146 km/h
0 à 100 km/h : 20 s
1000 m.D.A. : 37,8 s
Poids : 770 kg

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10 juillet 2010

Renault Frégate Transfluide (1958-1960)

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(Duclair, Seine-Maritime, avril 2009)

Lorsqu'elle présentée en 1950 par le patron de la Régie, Renault ne commercialise plus que la Juvaquatre, conçue avant-guerre, et la 4CV qui ne peut pas prétendre emmener confortablement une famille à l'autre bout de la France afin de profiter des vacances. Un projet à moteur arrière est mis à l'étude, mais il est vite abandonné. Il faut alors concevoir en toute hâte une autre voiture.

Si la ligne est réussie, la tenue de route sans reproche, le confort parfait grâce à une suspension à quatre roues indépendantes, la Frégate devra souffrir d'une mécanique inadaptée. Le moteur a été réalisé à la va-vite et la régie propose alors un deux litres à longue course. La course plus importante que l'alésage impose de grands mouvements aux pistons, ce qui pénalise à la fois les hauts régimes et la puissance. Il en ressort un moteur d'à peine 60 chevaux pour un poids de 1280 kg. En y rajoutant une direction lourde et une commande de boite très dure, la voiture ne rencontre pas le succès attendu par la Régie Renault.

En 1956, la voiture reçoit le moteur "Etendard", un 2,2 litres de 77 chevaux qui améliore les performances sans pour autant les hisser au niveau de la concurrence, d'autant que la Citroën DS vient de faire son apparition. En 1958, pour réagir face à la boite de vitesse à commande électromagnétique de Citroën, Renault propose la Frégate "Transfluide" dotée d'une boite de vitesse automatique à 3 rapports. Adossée à une version de 80 chevaux du moteur Etendard, cette boite ne sauvera pas le modèle, pas plus que la version break dite "Manoir" équipée de cette boite.

Après un ultime rafraichissement de la calandre en 1959 (notre modèle), la Frégate est retirée du marché en 1960 et la gamme Renault se trouve sans haut de gamme. Il faudra attendre la Renault 16 en 1965 pour trouver une descendante après l'intérim de la Rambler.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 12 CV
Cylindrée : 2141 cm3
Alésage x course : 88 x 88 mm
Taux de compression : 7,5:1
Puissance maximale : 80 ch (SAE) à 4000 tr/min
Couple maximal : 17,2 mkg à 2200 tr/min
Distribution  : arbre à cames latéral, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses semi-automatique à 3 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles longitudinaux
Longueur : 469 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 152 cm
Pneus av : 175 x 380
Pneus ar : 175 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 132 km/h
Poids : 1380 kg

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01 juillet 2010

Renault 21 GTS 5 portes (1989-1993)

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(Duclair, Seine-Maritime, avril 2009)

Grand succès de Renault des années 80, au point où, à elle seule, elle sauve la Régie d'un mauvais pas financier qui failli lui être fatal, les ventes de la Renault 21 s'essoufflent face à la concurrence de la Peugeot 405 ou de l'Opel Vectra.

C'est en 1989 que la nouvelle mouture de la Renault 21 apparait. Les changements sont essentiellement cosmétiques : nouveau dessin de la face avant plus arrondi avec un bouclier plus arrondi. A l'arrière, les feux sont modifiés sans perdre l'esprit de la première génération. Les lignes sont adoucies, arrondies et la malle adopte un très léger béquet. Mais c'est l'apparition d'une voiture à cinq portes (notre modèle) qui crée l'évènement majeur. Renault renoue avec l'esprit de la Renault 16 et la Renault 20 : habitabilité, modularité. Le hayon arrière permet d'améliorer considérablement le volume de chargement, encore plus grâce à une banquette rabattable fractionnée. En toute logique, la voiture s'installe en tête des ventes de ce segments, grâce à l'appui de la version avec hayon qui constitue en choix intéressant entre la 21 à quatre portes et le break NEVADA.

Les voitures dont le nom comporte un S sont équipées d'un moteur 1,7 litres, avec un simple carburateur et une boite 4 rapports (TL, 76 ch) ou un double corps (TS, GTS, TSE 90 ch), en rajoutant un boite courte pour la RS. Les TSE peuvent également recevoir la version à injection du 1700 qui délivre alors 95 chevaux. Ce moteur est aussi disponible dans les Nevada RN et RT. Les finitions dotées d'un X sont équipées du 2 litres de 120 ch à injection multipoint (RX, GTX, TXE) aussi dans la TI qui a simplement une présentation plus sportive. Ce moteur sera catalysé à partir de 1992. Les TXI reçoivent, dès 1990, un nouveau moteur à 12 soupapes de 140 chevaux qui se montre d'un agrément de conduite que beaucoup loueront. Catalysé en 1992, il perdra trois petits chevaux faisant perdre 7 km/h en vitesse de pointe, à 203 km/h. Enfin, le 2 litres turbo de 175 chevaux viendra coiffer la gamme par un tempérament sportif salué de tous.

En 1992, une refonte de la gamme voit la transformation des appellations "Prima", "Manager" et "Alizé". Elles correspondent dès lors à des niveaux de finition tandis les sigles TL, RN, RS, RT, TS, GTS, TSE, RX, GTX, TXE, TI, TXI disparaissent. Seules la "Baccara" demeure au catalogue.

En 1993, la Renault 21 cède sa place à la Laguna qui se voit confier la lourde tâche de faire encore mieux. Les Nevada persistent cependant au catalogue jusqu'en 1995, remplacées par la Laguna du même nom.

(Merci à Maxime pour ses précisions, voir commentaires ci-dessous).

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25 juin 2010

Ford Escort Mk II L (1974-1980)

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(Duclair, Seine-Maritime, avril 2009)

Alors que la première génération avait été le fruit de la filiale anglaise de Ford, la Mk II est véritablement issue des bureaux allemands. De fait, elle conserve les parties techniques (moteur boite suspension) qui avaient fait merveille dans la Mk I. Ainsi la Mk II est une nouvelle caisse sur une mécanique sûre. Cependant, le moteur de 950 cm3 disparait du catalogue, excepté pour l'Italie pour des raisons fiscales. La voiture conserve la transmission aux roues arrières, chère aux allemands. Confortable, elle jouit d'une suspension à la rigidité toute allemande, et d'une sellerie très dure. Mais l'ergonomie soignée compense largement la rudesse. L'intérieur est équipé selon les standards de l'époque, sans excès ni défaut.

La deuxième mouture de l'Escort se montre bien plus anguleuse que son aînée, toute en rondeurs. Plus courte de quelques centimètres, elle réussit le pari d'augmenter la taille de l'habitacle. En effet, le nouveau dessin de la ligne et en particulier de l'arrière, permet de reculer la banquette arrière sans perdre de volume pour le coffre.

Les moteurs se déclinent en de nombreuses versions (de 1100 cm3 à 2 litres) et les puissances varient de 48 à 110 chevaux avec pour les basses cylindrée (1100, 1300) la possibilité d'opter pour un carburateur simple ou double corps. Associée à trois niveau de finition et trois carrosseries (deux ou quatre portes berline, ou trois portes break), le nombre de déclinaisons est important.

Les premières versions sont équipées de phares ronds sauf les finitions GL et Ghia qui se distinguent par des phares carrés et les versions sportives (RSMexico, RS2000) qui disposent d'un calandre quatre phares. En 1978, les L bénéficient également des phares carrés (notre modèle).

La Ford Escort Mk II a connu un immense succès populaire et cette image est également véhiculée par son palmarès en rallye. La Mk I avait largement ouvert la voie en remportant des épreuves symboliques comme "Londres-Mexico". La Mk II vient allonger la liste des victoires et continue de le faire dans les rallyes actuels en catégorie "vétéran". En effet, les performances de cette voiture sont suffisantes pour soutenir la concurrence, et le coût de l'entretien est très raisonnable.

En 1980, une nouvelle version de l'Escort reprendra le flambeau mais sur la base d'une voiture totalement neuve, et avec encore plus de succès.

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28 mai 2010

Citroën CX 25 IE Pallas automatique (1983-1985)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

A la suite des CX Reflex, Athena, Super et Confort, Citroën décide de modifier sa nomenclature en 1983. Les voitures sont plus prosaïquement appelées "CX 20", "CX 20 RE", "CX 20 TRE" et le Diesel "CX 25 D". Détail qui distingue ces modèles, la grille de calandre change d'inclinaison et suit désormais la pente du capot. Les écopes sur le côté intérieur des phares disparaissent. Le montant de vitre de custode est noir. Un rebord relevé souligne l'aile avant au niveau du passage de roue.

En 1983, un moteur 2500 cm3 essence à injection est mis sur le marché en remplacement de la CX 2400 dont le moteur de 128 chevaux provenait de celui de la DS 23 IE. Avec 138 chevaux, le nouveau moteur est partagé par la nouvelle CX 25 GTI, la CX Prestige, et une nouvelle intermédiaire : la CX 25 IE Pallas. Ce nouveau moteur devient le second plus gros quatre cylindre du marché derrière le 3 litres de la Porsche 944 (sans compter les moteurs japonais non importés en Europe). Il est très coupleux, souple. Il atteint très volontiers le régime maximal de 5000 tr/min et permet à la voiture d'atteindre la vitesse de 200 km/h. Pour autant, il peine en terme de prestige à côté du V6 qui équipe la nouvelle Renault 25 alors qu'il se montre de performances comparables et bien plus sobre. Une rivalité s'installe et Citroën, toujours limitée par les dimensions de l'emplacement moteur, équipe le moteur de 2500 cm3 d'un Turbo, portant la puissance à 168 chevaux. La CX atteint la vitesse maximale de 220 km/h au prix d'une consommation ahurissante. Pourtant, les ventes continuent encore à baisser.

En 1985, Citroën lance la CX série 2 qui permettra de relancer brièvement la carrière de la CX en attendant la remplaçante : l'XM.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 13 CV
Cylindrée : 2500 cm3
Alésage x course : 93 x 92 mm
Taux de compression : 8,8:1
Puissance maximale : 138 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 21,5 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection électronique
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (DIRAVI)
Suspensions av : hydraulique
Suspensions ar : hydraulique
Freins av : disques ventilés, assistés
Freins ar : disques, assistés
Pneus av : 195/70 R 14
Pneus ar : 195/70 R 14
Longueur : 465 cm
Largeur : 177 cm
Hauteur : 136 cm
Volume du coffre : 507 litres
Poids : 1370 kg
Vitesse maximale : 201 km/h
0 à 100 km/h : 9,7 s
400 m D.A. : 17 s
1000 m D.A. : 31,7 s
Capacité du réservoir : 68 litres


01 mai 2010

Renault 12 TS (1972-1975)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1972, alors que le succès de la Renault 12 TL est grandissant, Renault insère dans sa gamme une nouvelle version plus sportive venant occuper le créneau créé par la Renault 8 S. Le bloc d'origine est conservé mais il lui est attribué un carburateur double corps qui porte la puissance à 60 chevaux. La voiture atteint alors la vitesse maximale de 150 km/h.

Peu de choses distinguent extérieurement la TS de la TL, à part les jantes Gordini et joncs chromés qui jalonnent le flanc de la voiture. Des feux longue-portée sont sur le pare-choc en 1972 puis ils sont intégrés au bloc optique principal dès l'année suivante dans un système de réflecteurs qu'on nomme "phare kongourou". A l'intérieur, les sièges sont "intégraux", avec un appuie-tête ajouré à partir de 1975 hérité de la Renault 5 TS. On n'est pas encore dans le siège baquet mais ça s'en rapproche. En perdant leur accoudoir les passagers gagnent une console centrale. Le frein à main migre entre les deux sièges. Le tableau de bord reçoit des équipements supplémentaires comme le compte-tour, un thermomètre pour le liquide de refroidissement.

Cette version connaître un grand succès pour toute une clientèle qui hésitait à franchir le pas en achetant une Renault 16, plus cossue. Son prix, sa polyvalence, ses performances aideront la Renault 12 à être la voiture la plus vendue en France mais aussi à être la voiture française la plus vendue à l'étranger, devant la Citroën GS, la Peugeot 204 ou la Simca 1100. Restylée en 1975, elle sera produite jusqu'en 1980 et remplacée par la Renault 18.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     Carburateur double corps
Distribution     Arbre à cames latéral
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage X Course     73 x 77 mm
Cylindrée     1289 cm3
Compression     9,5 : 1
Puissance     60 ch à 5500 tr/mn
Couple     10 mkg à 3500 tr/mn
Boite de vitesse     4 rapports
Puissance fiscale    7 CV
Type    Traction
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    Parallélogramme déformable
Suspensions Ar    Essieu rigide, ressorts
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
ABS    Non
PneuAv    145 x 330
PneuAr    145 x 330
Longueur    434 cm
Largeur    163 cm
Hauteur    143 cm
Poids    900 kg
Vitesse max    150 km/h
0 à 100 km/h    16,5 s
400 mètres DA    20 s
1000 mètres DA    37,2 s
Réservoir    50 litres

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25 avril 2010

Chevrolet Malibu Classic 1978

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

A l'origine en 1964, l'appellation "Malibu", du nom de la vie de Californie, désignait le haut de gamme des Chevrolet Chevelle. Puis la Malibu devint un modèle à part entière, positionné dans les véhicules de taille moyenne, juste en dessous de l'Impala. Son marché a surtout été ceux du d'Amérique du Nord et d'Israël.

En 1978, le nom "Chevelle" disparaît, et la "Malibu" devient un modèle à part entière, disponible en deux finitions, Malibu et Malibu Classic et trois carrosseries (berline, coupé et break). Considérée comme sous-motorisée par la clientèle, la voiture a été boudée par le marché américain. En effet les moteurs vont du V6 de 3,8 litres et 95 chevaux au V8 de 5,7 litres et de seulement 170 chevaux et un V8 Diesel de 105 chevaux, trop peu pour une clientèle habituée à des moteurs plus musclés.

A noter qu'une commande à General Motors du gouvernement iralkien de Saddam Hussein a provoqué la fabrication de plus de 22 500 exemplaires de la Chevrolet Malibu pour près de 100 millions de dollars. L'annulation de la commande provoqua une vente de ces voitures aux enchères dont la plupart ont été reconverties en taxi en Irak.

La Malibu est très légèrement modifiée en 1979.

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16 avril 2010

Simca-Fiat 11 CV (1934-1938)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Au début était la SAFAF (Société Anonmyme Française des Automobiles Fiat) qui produisait et importe en France les voitures italiennes. Mais le protectionnisme qui a suivi la crise de 1929 conduit tous les états à fermer leurs frontières pour éviter de subir la concurrence des autres pays. Les droits de douane étaient tellement importants que les voitures étrangères se révélaient totalement inabordables pour les clients français. La solution devient évidente : construire français. C'est ainsi que nait en 1934 la Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile, acronyme SIMCA, dirigée par l'ancien président de la SAFAF, le piémontais Henri Théodore Pigozzi. La société construit des voitures françaises sous licence FIAT. Les voitures sont appelées Simca-Fiat jusqu'en 1938. Le logo arbore l'emblème de Fiat barré par celui de "Simca" et au dessus "licence".

Deux voitures sont fabriquées dès 1934 : la Simca 5, copie de la Fiat 500 Topolino, et la Simca-Fiat 11 CV qui est la copie de la Fiat 518 Ardita. Cependant la ligne de carrosserie est différente de celle du modèle italien, notamment la ligne arrière plus fine et qui finit en queue de pie alors que l'arrière de la Fiat 518 est droit.

Pour le moteur, la Simca-Fiat n'utilise que le moteur 2 litres alors que sa jumelle italienne dispose également d'un moteur 1750. La voiture est classée en France dans la catégorie des 11 CV en raison de sa cylindrée dont c'est l'unique critère de l'époque. La critique de l'époque, et en particulier René Charles-Faroux, salue le comportement très sûr de la voiture, son freinage efficace et son confort "total" aidé par le silence de fonctionnement du moteur qu'il compare à un 8 cylindres.

La 11 CV ne sera fabriquée qu'à 2200 exemplaires en France et un peu moins de 10000 en Italie. Le faible succès est sans doute dû d'une part à une grande concurrence de l'époque qui foisonnait de concurrents (Voisin, Hispano-Suiza, Hotchkiss, Salmson, Delahaye, Delage, Bugatti, Renault, Peugeot, Citroën, Panhard et Levassor rien que pour les français), et au prix de 33500 F de l'époque.

15 avril 2010

Fiat-NSU Neckar Europa Special (1960-1968)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette voiture est la copie sous licence de la Fiat 1100-103. Tout comme Simca ou Lada ou encore Zastava pour leurs marchés intérieurs, NSU fabrique des Fiat dans les années 20. En 1929, la marque coule et l'usine près de la rivière Neckar est reprise par Fiat qui continue sa propre production sous le nom Fiat-NSU. La production est stoppée pendant la guerre. Fiat reconstruit en 1951 l'usine de Neckar détruite et reprend la production. En 1957, NSU tente de renégocier avec Fiat le rachat du nom. Ce n'est qu'en 1960 que les voitures sont alors construites sous le nom "Fiat Neckar".

Cette "Neckar Europa" est, à quelques badges près, identique à la Fiat 1100-103 qui succède à la Fiat 1100 précédente et que l'on connait en France sous le nom Simca 8. C'est la première caisse auto-porteuse de Fiat. En revanche elle conserve le moteur de la précédente Fiat 1100, un modèle de fiabilité. Elle voit le jour en 1953 et sa production durera jusqu'en 1966 en Italie avec 3,8 millions d'exemplaires produits. Un véritable succès. La NSU Neckar sera quant à elle produite jusqu'en 1968 à 160 000 unités supplémentaires. En Italie, elle sera remplacée par la Fiat 128.

A noter qu'une autre licence, indienne cette fois, donnée à la marque "Premier" en 1960, a permis de construire la Fiat 1100-103 en Inde sous le nom "Padmini" jusqu'en 2000 ! Cette Padmini était le taxi indien et il faut rajouter encore 1,5 millions d'exemplaires aux précédents rien que pour l'Inde.

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14 avril 2010

Citroën Ami 8 (1969-1978)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1969, Citroën remplace l'Ami 6 par l'Ami 8. De fait, ce n'est pas un nouveau modèle mais un restylage profond, la principale modification portant sur la ligne arrière. Robert Opron, directeur du style chez Citroën, auteur des GS, SM, et CX, se charge de modifier cette lunette arrière en "Z" tant décriée. Il modifie la ligne de toit, les montants arrières et parvient à transformer la voiture en une berline à la ligne plus conventionnelle, sans dire classique, puisque l'arrière type fastback n'est que très rare à l'époque (seule la Renault 16 et la Simca 1100 en bénéficient en 1969). Pour autant, la voiture ne bénéficie toujours pas d'un hayon.

Pour le moteur rien n'a changé, c'est toujours le moteur de 2 CV porté à 602 cm3 qui officie. La boite aussi est la nouvelle boite 4 rapports installée dans l'Ami 6 en 1967. Cependant les rapports ont été corrigés et les performances s'améliorent au point que Citroën installe des freins à disque à l'avant. Ces freins ont la particularité d'être installés en sortie de boite sur l'arbre de transmission. La suspensions à batteurs à inertie est remplacée par de vrais amortisseurs et une barre anti-roulis.

Ce renouveau n'empêche pas les ventes de décliner. Des 169 000 exemplaires d'Ami 6 vendus en 1967, les 100 000 unités ne sont pas atteintes en 1974. Le besoin de renouveau se fait vite sentir. Citroën propose l'Ami Super en 1973 (Ami 8 avec moteur de GS) pour revigorer la voiture qui se montre très à son avantage ainsi équipée. Mais les ventes continuent de s'effondrer, seules les ventes du break semblent stables.

Entre temps Citroën a été racheté par Peugeot. Pour succéder à l'Ami 8, il faudra deux modèles, la Citroën LN (sur base de 104 coupé) en 1976 et la Citroën Visa (sur base de 104) en 1978. La berline est arrêtée en juillet 1978 et le break en septembre après 750 000 unités produites (hors Ami Super).

Fiche technique :

Type du moteur    2 cylindres à plat
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     Carburateur double corps
Distribution     Arbre à cames central
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     74 x 70 mm
Cylindrée     602 cm3
Compression     9 : 1
Puissance     35 chevaux à 5750 tr/min
Couple     4,2 mkg à 4000 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports
Puissance fiscale    3 CV
Type    Traction
Antipatinage    Non
ESP    Non
Direction    Crémaillère
Suspensions Av    Ressort hélicoïdaux
Suspensions Ar    Batteurs à inertie
Freins avant    Disques
Freins arrière    Tambours
ABS    Non
PneuAv    125 x 15''
PneuAr    125 x 15''
Longueur    399 cm
Largeur    149 cm
Hauteur    149 cm
Poids    725 kg
Vitesse max    123 km/h
Réservoir 32 litres