12 novembre 2016

Panhard-et-Levassor Dyna Z11 (1956-1959)

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(On the road, Croix-Mare, Seine-Maritime, juin 2013)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Depuis décembre 1953, tout le monde s'accorde pour dire que la Panhard Dyna Z est une bonne voiture. Spacieuse, confortable, bien suspendue, alerte malgré son petit moteur bicylindre. C'est une voiture résolument moderne, qui répond à merveille aux besoins d'une nouvelle classe moyenne qui accède à l'automobile dans le milieu des années 50.

Mais chez Panhard, on voit les choses différement. Certes la voiture est réussie, mais elle a un inconvénient majeur : toute la structure à l'exception du châssis est fabriquée en duralinox, un alliage de cuivre et de magnésium, à la fois léger et résistant. Et c'est là que le bât blesse. Car le matériau est cher et le prix de vente qui a été établi ne tient pas compte des chutes de duralinox engendrées par la production et qui grèvent considérablement la marge. Il n'y a que deux solutions : soit augmenter le prix de vente, soit diminuer le recours au duralinox et utiliser des pièces en acier.

C'est cette deuxième solution qui est choisie. Dans un premier temps, seuls les ouvrants restent en Duralinox tandis que le reste est en acier. Les derniers exemplaires produits de la première version (dite Z1) inaugurent cette nouvelle conception. La Z6, produite de mai à septembre 1956, conserve aussi cette architecture. Les voitures sont devenues plus lourdes et leur comportement s'en ressent, surtout à l'arrière qui est plus lourd.

Si bien qu'en août 1956, le duralinox est totalement abandonné et la Dyna Z est entièrement en acier. Au résultat, son poids est en hausse de près de 25 %, passant allègrement de 710 à 875 kg ! Le comportement s'en est ressenti sur la Z6 et pour la Z11, les amortisseurs sont changés de façon à restituer de la rigueur de comportement. Mais le poids ne permet plus de revenir aux performances antérieures et il faudra attendre mars 1959 pour voir arriver les moteurs Tigre qui redonneront de l'allant à la Dyna Z.

En même temps que la Z11, la Z12 est lancée, version plus luxueuse de la Z11. Si la Z11 est de fait la "Berline Luxe" (et le taxi), la Z12 regroupe la "Berline Luxe Special" (qui remplace la Z6), la "Berline Grand Luxe", et la "Berline Grand Standing". Outre un peu d'alu et des pneus à flancs blancs, il y a peu de différences. La Berline Grand Standing se distingue par sa peinture deux tons. Elles sont scindées en Z12 et Z16 en juillet 1958 à moteur Tigre à partir de mars 1959. La Z18 en novembre 1958 mélange les finitions pour écouler le stock de pièces avant l'arrivée de la PL17 en juin 1959.

Finalement, la Dyna Z passe le relai à la PL17 après 139 065 exemplaires.

Pour en savoir plus : le Club Panhard

Fiche technique :

Moteur : 2 cylindres à plat refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 851 cm3
Alésage x course : 85 x 75 mm
Taux de compression : 7,2:1
Puissance maximale : 42 ch à 5300 tr/min
Couple maximal : 6,5 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (1ère non synchronisée et 4è synchronisée à partir de mai 1956)
Suspension av : roues indépendantes, deux ressorts à lames transversaux superposés, amortisseurs hydrauliques
Suspension ar : roues indépendantes à 3 barres de torsion par côté, brevet Panhard, amortisseurs hydrauliques
Longueur : 457,7 cm
Largeur : 166,8 cm
Hauteur : 142 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 130 cm
Voie ar : 130 cm
Garde au sol : 16 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 115 km/h
Volume du coffre : 254 litres
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 875 kg


25 octobre 2016

Renault 6 (1968-1974)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Charente, mai 2004)

En octobre 1968 est présentée la Renault 6. Fabriquée sur la plate-forme de la Renault 4L, elle en est une évolution plus luxueuse mais tout aussi polyvalente. Car Renault a bien compris que les voitures sont en pleine mutation. L'époque est - déjà - aux voitures fonctionnelles, capables d'emmener une famille, des bagages, mais accessoirement transporter des volumes importants. La 4L est populaire (plus de 500 000 exemplaires en 1968 !), mais elle ne convient pas à une clientèle qui attend une voiture pratique mais moins rudimentaire.

Le principe du hayon est très vite retenu. Les premières esquisses imaginent un seuil de chargement plus haut, mais l'exemple de la 4L ou de l'Ami 6 break, montrent que le hayon doit venir affleurer le pare-choc. A telle enseigne, en définitive, qu'il est fréquent de se raper les doigts entre le hayon et le pare-choc.

Elle est d'emblée présentée et ressentie comme un concept hybride entre la Renault 4 et la Renault 16. Très vite, elle est appelée par la clientèle "Super 4L" ou "Mini-R16". De fait, Renault a certainement souhaité la filiation avec la R16 dans la mesure où l'on retrouve la calandre en aluminium qui reprend le style. Les premières versions voient la plaque d'immatriculation juste sous la calandre, mais très vite la plaque sera déplacée sur le pare-choc avec l'apparition de la TL pour offrir une grille d'aération supplémentaire sous la calandre. On retrouve également cette particularité des Renault 4 et des Renault 16 qui n'ont pas le même empattement à droite et à gauche en raison des barres de torsion à l'arrière dont les points d'ancrage sont placés l'un derrière l'autre.

A l'intérieur, la voiture est nettement plus cossue qu'une 4L. Les sièges ne sont pas de type hamac (un cadre et une toile tendue) mais il y a de véritables banquettes suspendues, l'une à l'avant et l'autre à l'arrière. On peut disposer en option de deux sièges à l'avant, réglables en profondeur et au dossier inclinable. Le tableau de bord est plus élaboré avec un compteur central rectangulaire qui intègre tous les voyants et dont le principe sera repris plus tard sur la Renault 4. Le volant est également plus travaillé, même si l'on constate qu'il n'est guère épais. Quelques inserts de bois et un volant spécifique viennent apporter la touche propre à la Renault 6. A côté des manivelles, on trouve une sangle qui sert de poignée intérieure. La Renault 6 dispose de vitres descendantes avec une manivelle quand celles de la 4L sont coulissantes. Et au milieu trône le levier de vitesses, souvent appelé "trombone à coulisse" car il traverse la planche de bord avec de grands mouvements d'avant en arrière. Proche du volant, il s'avère toutefois assez agréable à utiliser, même si les débattements sont importants et les verrouillages un peu caoutchouteux. Avec son volume arrière plus étiré, le coffre gagne en capacité par rapport à la 4L, d'autant que la banquette peut se replier et offrir un volume digne d'un break.

Le moteur est presque identique à celui de la 4L. Tout droit venu de celui de la Dauphine, le moteur de 845 cm3 ne fournit que 34 maigres chevaux. Les performances sont modestes et les reprises laborieuses. Il faut régulièrement jouer du levier de vitesses et faire chanter le moteur pour relancer la voiture. Elle s'identifie facilement à son échappement qui sort devant la roue arrière gauche, qui est généralement noire de suie.

L'arrivée en 1970 de la TL équipée du moteur 1108 cm3 de la Renault 8 Major viendra améliorer les performances et la souplesse.

En 1974, la Renault 6 connaît un premier restylage suivi par une très légère modification en 1977.

Pour en savoir plus : Renault 6

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, assence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 845 cm3
Alésage x course : 58 x 80 mm
Taux de compression : 8:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 34 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 5,8 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 4
Alimentation  : carburateur simple corps
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Type de transmission : traction
Direction à crémaillère (3,3 tours)
Diamètre de braquage : 10,5 m
Suspension av : roues indépendantes, barres de torsion, barre antiroulis
Suspension ar : barres de torsion
Longueur : 384,8 cm
Largeur : 153,7 cm
Hauteur : 150 cm
Empattement : 240,1 cm à gauche, 244,9 cm à droite
Garde au sol : 12,5 cm
Pneus av : 135 x 330
Pneus ar : 135 x 330
Freins av : tambours (228,5 mm)
Freins ar : tambours (160 mm)
Vitesse maximale : 120 km/h
Capacité du réservoir : 32 litres
Poids : 750 kg

21 octobre 2016

Citroën Traction 11 BL (1937-1952)

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CitroenTraction11BLint(On the road, Croix-Mare, Seine-Maritime, juin 2013)

La Citroën 11, nommée Traction par la population, survient six mois après la 7, en novembre 1934. Elle reprend l'essentiel des caractéristiques de la 7S et en particulier son moteur 1911 cm3. La 11 est déclinée en deux carrosseries principales : la 11 A et la 11AL (pour légère) plus courte de 20 cm et moins large que la 11A. La 11A existe également en version rallongée, soit limousine, en commerciale ou en familiale 9 places.

En février 1937, les 11A et 11AL deviennent respectivement 11B et 11BL. Elles sont techniquement identiques à leurs aînées et on les distingue par leur calandre peinte et leur compteur de vitesse placé derrière le volant et non plus au centre de la planche de bord. Début 1938, de nouvelles jantes impliquent une augmentation de la taille des pneus et les ailes sont élargies ce qui porte la largeur de la 11B à 1,79 m et celle de la 11BL à 1,67 m. En mars 1939, le moteur est amélioré et gagne 10 ch, à 56, devenant alors 11 Performance. Sa production est ensuite interrompue en 1941 par le conflit mondial.

La production reprend en 1945, pour la 11BL seulement, et avec les moyens du bord et le stock de pièces qui restait d'avant la guerre. Les modèles sont identiques à ceux d'avant-guerre, à l'exception de la pliure qui ceint la lunette arrière en raison de la destruction de la presse par les bombardements. La voiture ne vas jamais cesser d'évoluer, sans respecter de millésime ou de rythme commercial.

Dès mai 1946, les ouvrants latéraux du capot sont remplacés par des fentes dans sens de la marche tandis que la 11B fait son retour. Dans la foulée, de nouvelles jantes font leur apparition avec des enjoliveurs couleur ivoire. La forme des tampons sur le pare-choc est modifiée pour se rapprocher de la forme de la banane. Début 1947, le rétroviseur intérieur est installé au bas du pare-brise et en septembre la 11 reçoit des sabots d'aile nervurés qui la rapprochent de la 15. A l'avant, ils servent également de marche-pied.

Pour 1948, les modifications sont mineures : les sabots d'aile ne sont plus nervurés mais quadrillés.

En décembre 1949, la sellerie est remplacée par des vrais sièges Pullman, tandis que les vieux sièges tubulaires sont remisés aux oubliettes.

1950 voit arriver la première modification mécanique depuis plusieurs années. Le taux de compression est modifié en février et un nouveau carburateur Solex s'installe en mai. Le tableau de bord s'orne du double-chevron et le volant passe à deux branches.

En avril 1952, les enjoliveurs sont peints en gris perle et la plaque minéralogique ne suit plus l'ourlé du pare-choc. Les baguettes horizontales du tableau de bord disparaissent. En mai les clignotants apparaissent sur les quatre ailes. En juin, c'est l'arrivée d'un nouveau tableau de bord avec un compteur repositionné, des commandes de chauffage modifiées. La commande des essuie-glace passe au bas du pare-brise.

En septembre, la Traction reçoit une malle bombée. Elle n'entre pas vraiment dans une "phase III", mais c'est un moyen d'identifier la période.

Pour en savoir plus : La Traction Universelle

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14 octobre 2016

Vauxhall VX4/90 FB (1961-1964)

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(On the road, Croix-Mare, Seine-Maritime, juin 2013)

Filiale de la General Motors depuis 1925, Vauxhall occupe en Angleterre le même rôle qu'Opel sur le marché allemand. Mais plus loin, les deux marques se battent pour ne pas être sacrifiée par l'autre sur l'autel de la rentabilité et rivalisent de projet pour démontrer à Détroit qu'elles existent. Pourtant c'est bien de Detroit que va provenir le dessin d'une voiture qui va rester au catalogue anglais pendant plus de 20 ans.

Du côté de Detroit, on s'intéresse de plus en plus au marché européen qui se développe en ces années 50. Les stylistes de la General Motors fournissent à Vauxhall une voiture dont le clacissisme est établi et qui n'apporte aucune nouveauté. On notera juste une forte ressemblance avec l'Opel Olympia-Rekord. Du style américain on retrouve les ailes saillantes ou le pare-brise panoramique qui revient sur les portières à l'avant

Produite à Luton, en Angleterre, la Vauhhall Victor est une berline sage, caisse autoporteuse, carrosserie ponton, roues indépendantes à l'avant, propulsion et essieu rigide sur ressorts à lames à l'arrière. Une boite à trois vitesses pour commander un moteur 4 cylindres de 1500 cm3 et 56 ch, rien de bien folichon. Ce qui n'empêche pas la Victor de se vendre à 390 000 exemplaires de 1957 à 1961, grâce à des exportations sur le marché américain.

En septembre 1961, la seconde génération intervient, dite FB. La ligne est nettement plus tendue, plus à l'image de cette décennie qui arrive ou la ligne droite va progressivement s'instaurer dans les dessins. L'arrondi fait son retour quand on observe les ailes aarrière, mais les galbes de la génération précédente dont résolument abandonnés. Cette voiture est considérée par la clientèle comme très aboutie, sobre esthétiquement, et solide mécaniquement. Elle est plus légère mais aussi plus rigide. Il n'y aucune nouveauté sous la carrosserie, si ce n'est l'arrivée d'une boite manuelle à 4 rapports en option. Le moteur est quelque peu amélioré, et le 1500 délivre alors 57 ch.

Mais le changement de génération apporte aussi une nouveauté dans la gamme. Au côté des "Standard",  "Super" et "Deluxe" se joint une VX 4/90 dite aussi "four ninety". Elle est plus luxueuse que ses soeurs et surtout, avec son double carburateur et culasse en alliage, elle peut se vanter de ses 71 ch et d'une vitesse de 144 km/h quand ses soeurs se contentent de 120 à 125 km/h. Elle reçoit des freins assistés pour accueillir cette débauche de puissance et la boite manuelle à quatre rapports est de série. On la reconnait à sa calandre spécifique et à la bande qui parcourt la caisse à mi-hauteur sur les flancs et à l'arrière par ses deux agrandis.

En 1964, les moteurs de la FB sont revus et leur cylindrée portée à 1594 cm3, y compris pour la VX 4/90. Sa puissance est portée à 87 ch et avec un rapport de pont rallongé, elle dépasse le seuil de 150 km/h en vitesse de pointe.

Mais dès le mois de septembre 1964, la FB est remplacée par la FC, après 328 000 exemplaires. La Victor et la VX 4/90 sont ensuite régulièrement renouvelés jusqu'en 1978, tout en montant progressivement en gamme jusqu'à obtenir le moteur 6 cylindres de la Cresta dans un dérivé dénommé Ventora. Après 1978, les Vauxhall perdent leur identité propre et deviennent des Opel rebadgées.

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05 octobre 2016

Renault 14 TL (1980-1983)

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(Fréville, Seine-Maritime, mai 2015)

En juillet 1980, pour le millésime 1981, la Renault 14 obtient une très légère cure de rajeunissement. Face à des ventes qui dégringolent grâce à un assassinat en règle du modèle par la presse spécialisée et un accueil mitigé de la populatation, on peut se demander si la Régie Renault n'a pas déjà décidé de limiter les frais sur la Renault 14 tout en se concentrant sur celles qui devront lui succéder.

Le toilettage est sommaire, vu de l'extérieur. Les boucliers avant et arrière deviennent noirs en échange du gris clair des versions précédentes. Les clignotants migrent de ce même bouclier avant pour prendre position sur les bords de la face avant, à côté du phare. Un discret jonc chromé entoure la grille de calandre. A très peu de frais, et presque imperceptiblement, Renault réussit à modifier l'image de la Renault 14 et la rendre plus aboutie.

L'intérieur est traité avec plus de considération. La console d'instruments est revue totalement. Elle est agrandie et rendue plus lisible : cadrans plus grands, témoins plus larges. Sur le côté gauche, apparaissent une série d'interrupteurs qui actionnent le warning, le désembuage arrière, la ventilation et le feu arrière de brouillard. A droite on retrouve trois leviers pour orienter le flux du chauffage et la température de l'air.

Renault n'a pas pris en considération les remarques de la clientèle à propos de la motorisation. La Renault 14 souffrait d'une motorisation trop faible. Les moteurs issus de la Française de Mécanique avaient le défaut d'être partagés avec la Peugeot 104 (elles font le même bruit) mais, pire, en étant moins puissants que sur les meilleures versions de la 104. Dans la TL (notre modèle), la puissance a eu beau passer de 57 à 58 ch en 1978, le moteur reste identique. Dans la GTL, idem.  Seule la TS gagne elle aussi un petit cheval, basculant de 69 à 70 ch, avec le moteur de la 104 S. La capacité du réservoir est augmentée de 10 litres pour améliorer l'autonomie.

En 1981, on note que le lettrage sur la face arrière est modifié (notre modèle). De même à l'intérieur, un tissu imprimé en diagonale est installé à bord, alors que les GTL obtiennent une sellerie en velours.

Ensuite la Renault 14 ne changera plus sauf deux séries limitées destinées à l'Angleterre et à la Suisse. La relève est déjà en marche et se dessine sous le couple Renault 9 / Renault 11. Vendu à presque un million d'exemplaires malgré une image catastrophique la Renault 14 a certainement eu un temps d'avance trop important. Elle aurait sans doute pu se vendre deux fois plus, mais elle a démontré tout au long de sa commercialisation qu'elle était une voiture spacieuse, confortable, légère et peu gourmande. Sa silhouette en forme de poire, reprise par la Peugeot 306 moins de quinze ans plus tard a largement validé la pertinence du concept.

Pour en savoir plus : http://www.renault-14.net

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1218 cm3
Alésage x course : 75 x 69 mm
Taux de compresson  : 9,3 : 1
Puissance maximale : 58 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 9,5 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère (4 tours)
Diamètre de braquage : 10 m

Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre anti-devers, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : bras tirés, barre anti-devers, barres de torsion
Longueur : 402,5 cm
Largeur : 162,4 cm
Hauteur : 140,5 cm
Empattement : 253 cm
Voie av : 135,2
Voie ar : 137,8
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 145 km/h
400 m.D.A. : 20 s
1000 m.D.A. : 38 s
Capacité du réservoir : 48 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,5 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 8,5 l/100km
Consommation moyenne encycle urbain : 9,3 l/100km

Volume du coffre : 335 litres (950 litres banquette arrière rabattue)
Poids : 865 kg

 

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30 septembre 2016

Lancia Delta HF Integrale 16V (1989-1991)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

A partir de 1989, la Delta HF Integrale reçoit une culasse à 16 soupapes et s'intitule Delta HF Inegrale 16V (notre modèle). Le moteur qui est désormais à 4 soupapes par cylindre ne perd pas ses arbres contre-tournants qui diminuent l'efficacité et confèrent du couple à bas régime. Un nouveau turbo diminue le temps de réponse et une injection électronique de nouvelle génération améliore le rendement à haut régime. L'électronique corrige constamment le régime moteur et la répartition du couple. Le couple est obtenu à la fois très bas (3000 tr/min contre 3500 pour la version précédente) et sans perdre de sa valeur : 31 mkg ! La puissance grimpe à 200 chevaux. Un ABS de seconde génération sait faire la différence entre un freinage d'urgence et un dérapage contrôlé grâce à un capteur à inertie. Dans ce cas, le système ne se contente pas de défreiner les roues délestées, mais il augmente le régime moteur afin de favoriser la motricité à l'arrière. Les voies ont encore été élargies pour favoriser la stabilité et mieux passer la puissance au sol. C'en est au point où, en 1991, la Delta HF bat les temps de la 205 Turbo 16 sur le Tour de Corse, alors qu'elle lui rend 100 chevaux et accuse 200 kg de plus sur la balance. C'est dire l'efficacité de la motricité de cette voiture !

On peut reconnaître la HF Integale 16V grâce au bossage du capot qui a été modifié pour loger la nouvelle culasse à 16 soupapes. Les trois bouches d'aérations ont été supprimés et une large grille avec des ouvertures transvesales les remplace. Quant à l'aileron arrière fixe à supports noirs qui figure sur le modèle photographié en 2009, il semble rajouté afin de rapprocher le véhicule de la Delta Intégrale 16 V Evolution.

HF sont les initiales pour High Fidelity, du nom du club associant pilotes et clients de Lancia, High Fidelity Racing Team fondé en 1963, et qui en deviendra en 1965 la branche sportive.

En 1991, la Delta connaîtra deux évolutions, dites Evolution I et  Evolution II, qui amélioreront encore le couple et la puissance. L'Evo II ne sera pas homologuée en rallye. Plus de 42 000 unités de Delta HF auront été produites au total.

Pour en savoir plus : Lancia Delta HF

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne essence
Bloc en fonte
Culasse en alliage léger
Emplacement : transversal avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1995 cm3
Alésage x course : 84 x 90 mm
Taux de compression : 8:1

Vilebrequin : 5 paliers, arbre d'équlibrage contre-tournants
Puissance maximale : 200 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 31 mkg à 3000 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16 (4 par cylindre disposées en V ouvert à 65°)

Alimentation : Injection Weber IAW
Suralimentation : turbocompresseur Garrett T3 (1 bar) + intercooler air/air + overboost
Type de transmission : intégrale, différentiel central avec viscocoupleur, différentiel arrière Torsen
Boite de vitesse manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av  : Type Mc Pherson, bras oscillants inférieurs, barre stabilisatrice et amortisseurs hydraulique télescopique à double effet
Suspension ar :  Type Mc Pherson, leviers transversaux, tirants de réaction longitudinaux et barre stabilisatrice
Longueur : 389,5 cm
Largeur : 168,6 cm
Hauteur : 136,5 cm
Empattement : 247,9 cm
Voie av : 144,8 cm
Voie ar : 144 cm

Pneus av : 205/50 VR 15
Pneus ar : 205/50 VR 15
Freins av : disques ventilés (284 mm)
Freins ar : disques (227 mm)

Vitesse maximale : 220 km/h
0 à 100 km/h : 5,7 s
400 m.D.A. : 14,6 s
1000 m.D.A. : 26,1 s
Capacité du réservoir : 57 litres
Consommation moiyenne sur route : 7,9 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 10,5 l/100km
Consommation moyenne en ville :  11,2 l/100 l/100km
ABS en série
Volume du coffre : 260 litres (940 litres banquette arrière rabattue)

Poids : 1250 kg

27 septembre 2016

Chevrolet Bel Air 1953

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

L'appellation Bel Air arrive pour la première fois chez Chevrolet en 1951. Elle désigne alors une version haut de gamme des Chevrolet Styline Deluxe et Special Styline. Elle n'est alors proposée qu'en coupé 2 portes sans montant, mettant en vogue la mode du "hardtop" pour des décennies. Son nom lui provient du quartier huppé de Los Angeles.

De retour en 1953, elle devient officiellement un modèle, en haut de gamme, chapeautant les Chevrolet 150 et 210 qui remplacent respectivement les Fleetline et Styline. Elle conserve la carrosserie coupé hardtop, mais propose aussi la berline sedan avec montant (notre modèle) ou encore le cabriolet et même le break.

Mécaniquement, elle repose sur la même structure que les millésimes précédents (châssis, moteur, boite). Il n'y a guère que des évolutions de carrosserie, notamment à l'avant et à l'arrière, la partie centrale restant très proche des Deluxe et Special. Deux moteurs sont au programme, des 6 cylindres de 3.5 litres (thriftmaster) et 92 ch SAE ou 3.8 litres (Blueflame) de 115 ch. La boite est manuelle à trois rapports, mais sa diffusion se restreint face au succès de la boite automatique powerglide, à deux rapports seulement (notre modèle), associée au moteur Blueflame.

Chevrolet vantait la Bel Air comme entièrement nouvelle, mais en fait, la seule réelle nouveauté tenait dans son pare-brise d'une seule pièce. Au rang des attentions qui en font un haut de gamme on trouve de la moquette au sol, des enjoliveurs chromés, un volant et un klaxon spécifiques.

La Bel Air va devenir rapidement une icône de la production automobile américaine. Vendue à 246284 exemplaires en 1953 rien que pour la version Sedan elle s'installe en haut des ventes sur le marché américain. Selon le rythme américain, chaque millésime apporte son lot de nouveautés. Les renouvellements de générations sont un peu moins fréquents. Retouchée dès 1954, on retrouve une nouvelle silhouette en 1957, et ainsi de suite jusqu'en 1975 aux USA et 1981 au Canada. Elle a toutefois été remplacée en 1958 par la Chevrolet Impala dans son rôle de coupé hardtop et cabriolet.

21 septembre 2016

Simca Aronde 1300 Elysée (1955-1958)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Bourse d'échange Auto-Moto, La Grange Dimier, Heurteauville, Seine-Maritime, mai 2011)

En octobre 1955, la Simca 9 Aronde subit son second lifting, plus profond cette fois. Le style de la calandre de la génération précédente est conservé mais les moustaches sont désormais étirées et non plus arondies. Les phares sont redimensionnés, plus en harmonie avec les traits de la voiture. A l'arrière, la nouvelle ligne, dite "Océane", rallonge la malle et augmente le volume du coffre. Cette ligne avait déjà été annoncée par la "Grand Large". Les feux sont agrandis et étirés vers le haut. A l'intérieur, la planche de bord est entièrement repensée et le cadran principal est rond.

La principale inovation réside sous le capot. Le moteur 1200 de la Simca 8 a fait long feu et c'est le nouveau moteur "Flash" 1300 qui officie. Fort de 48 ch, il rehausse le niveau de performances. La nouvelle Aronde dépasse les 130 km/h contre à peine 120 à la précédente.

L'Aronde est également scindée en deux finitions : la Deluxe propose l'accès de gamme et l'Elysée qui remplace la "Berline Luxe" et offre un confort plus soigné, fait de chromes et de petites attentions. Le modèle 1956 se reconnaît par le monogramme Simca sur la calandre, remplacé par "Aronde" pour le modèle 1957. En 1957 également, la banquette avant est remplacée par des sièges séparés, et les ouvertures de boite à gants sont en plastique teinté dans la masse et non plus en aluminium. C'est alors la version Elysée-Matignon qui prend le haut du pavé.

Théodore Pigozzi fait prélever le 20 mars 1957 sur la chaîne de montage la voiture n° 538 080. La voiture est transportée sur l'anneau de Montlhéry et le 6 avril à 6h 01, la voiture s'élance à la poursuite d'une collection de records. Pendant 38 jours et 37 nuit, soit jusqu'au 16 mai, la voiture va tourner sans arrêt et parcourir 100 000 km/h à la vitesse moyenne de 113 km/h. Ce record retentissant assurera une très bonne publicité à la marque et démontrera encore une fois les talents de communicateur de Pigozzi. Sur l'élan, l'Aronde 1300 Montlhéry sera lancée en 1958 (ici en version Aronde P60 Montlhéry) avec un moteur "Flash Special" de 57 ch tout en haut de la gamme. D'autres déclinaisons seront développées, telles que les Océane et Plein Ciel.

C'est ensuite l'Aronde P60 qui portera le modèle au rang de grand succès commercial.

Pour en savoir plus : Simca, Histoire et Modèles

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1290 cm³
Alésage x course : 74 x 75 mm
Taux de compression : 6,8:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance : 48 ch à 4800 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 2700 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur inversé
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle 4 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts longitudinaux à lames
Longueur : 406,7 cm
Largeur : 155,8 cm
Hauteur : 151 cm
Empattement : 244,3 cm
Voies av : 123,1 cm
Voies ar : 122,6 mm
Pneus av : 5,60 x 14
Pneus ar : 5,60 x 14
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 133 km/h
0 à 100 km/h : 24 s
400 m. D.A. : 23,3 s
Capacité du réservoir : 43 litres
Poids : 953 kg

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18 septembre 2016

Plymouth Volaré Premier 1978

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

De 1977 à 1978, le duo Dodge Aspen et Plymouth Volaré évolue assez peu. On note la calandre qui prend un aspect coupe-frites et le dessin de feux arrière plus épais et monobloc. Pour le reste, il n'y a pas d'évolution notable, si ce n'est la disparition des trois niveaux de finitions qui sont remplacés par des packs d'options.

La production pour l'année 1978 s'élève à 166419 Aspen et 217 795 Volaré. En 1980, elle est remplacée par la Plymouth Reliant

17 septembre 2016

Renault 4 CV Autobleu (1950-1961)

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(Clères, Seine-Maritime, mars 2013)

C'est une affaire de passion. La passion automobile en ce qui concerne Maurice Mestivier et Roger Lepeytre. Le premier est le président de l'Association Generale Automobile des Coureurs Independants (AGACI) et le second en est le sécrétaire. En janvier 1950, ils ouvrent un atelier et embauchent un mécanicien, Roger Normier. Les trois hommes se lancent dans l'amélioration de la voiture la plus populaire du moment : la 4 CV. Ils lui greffent un nouveau carburateur, d'abord un américain, puis un Solex, après avoir changé la tubulure d'admission et d'échappement. Les performances de la voiture sont très nettement améliorées tant en vitesse pure qu'en reprise ou accélération. Ils baptisent alors ce kit "Autobleu". Face à ce premier succès, ils améliorent encore peu à peu leur système et finalement, leur réputation et leurs exploits parviennent à atteindre la direction de la Régie Renault.

Renault leur demande de se lancer dans une production plus importante et non plus artisanale : 80 tubulures par jour ! Ils sont totalement dépourvus des moyens nécessaires à une telle production mais acceptent le marché après un court délai de réflexion. Petit à petit ils parviennent à fournir 30 pièces par jour, puis 50, jusqu'à parvenir à 120 par jour.

Si l'entreprise n'apporte pas la fortune aux deux hommes, elle toutefois rentable. Assez pour envisager de concevoir un modèle dérivé de la 4 CV et qui aurait une silhouette plus digne des performances délivrées par le kit Autobleu. Ceci aboutit dans un premier temps à un coupé produit au compte-goutte dans les ateliers d'Autobleu dans l'attente d'une production industrialisée, avant de finalement confier la production du coupé 4 CV Autobleu à Henri Chapon à partir de 1956.

Par la suite, les kits Autobleu continueront à alimenter les Renault, que ce soient les Renault Dauphine Gordini dans un premier temps, puis des Renault 8 Gordini. Mais Autobleu s'est également occupé de la Simca Aronde, des Peugeot 203 et 403 et a conçu une version orginale de la 204, la 204 GT. Renault a également confié à Autobleu la production d'échappements de tracteur ou de bateaux (Autobleu-marine). Autobleu s'est également lancée dans la fabrication de prototypes pour les 24 heures du Mans.

De fait, l'activité d'Autobleu s'est peu à peu élargie à la confection de tubes grâce à son savoir faire dans le cintrage, le formage et l'assemblage de tubes. Il semble que l'entreprise prenne fin en 1971 avec ses fondateurs après 200 000 kits vendus. Rachetée en 1972, la production est transférée en Loire-Atlantique jusqu'en 1995. Rachetée à nouveau, elle revint provisoirement en région parisienne avant de se stabiliser actuellement à Bourges, exploitée par la société MECA-PARTS.

A noter que le modèle présenté est en outre accessoirisé.

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