28 septembre 2013

Panhard-et-Levassor Dyna Z16 Tigre (1959)

PanhardDynaZ16Tigreav

PanhardDynaZ16Tigreav1
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

PanhardDynaZtrigreav

PanhardDynaZtrigreav1

PanhardDynaZtrigrear
(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

Pour la dernière année de sa commercialisation, avant son remplacement par la PL17, la Dyna Z se voit équipée de la première version du moteur Tigre, M5T. Il faut dire que le remplacement du duralinox par de l'acier a accru considérablement le poids de l'auto et le bicylindre, aussi vaillant soit-il, montre ses limites. Depuis l'année précédente, le refroidissement du moteur a été totalement repensé. Le ventilateur a été remplacé par une turbine qui force l'air à rentrer dans un carénage autour du moteur. Le silence de fonctionnement en est d'autant plus appréciable, surtout à haut régime. Ce moteur est appelé Aérodyne.

Avec le moteur Tigre, le taux de compression est augmenté de 7,2 à 7.8:1. L'effet est immédiat : la puissance grimpe de 42 à 50 chevaux ce qui permet à la Dyna Z Tigre de retrouver son allant, ses montées en régime et ses accélérations. La Dyna Z reprend alors l'avantage par rapport à la concurrence. L'Aronde P60 qui vient de sortir ne dispose pas d'une telle habitabilité et son moteur à quatre cylindres de 45 chevaux peine à trimbaler les 985 kg. Quant à la Dauphine, plus aérodynamique, elle souffre d'un antique moteur de 28 chevaux qui la rend tout juste capable d'atteindre 115 km/h avec une tenue de route des plus capricieuses. En comparaison, les 50 chevaux poussent sur la route une voiture d'envion 875 kg au Cx record de 0,26. Le vitesse de pointe atteint alors 145 km/h ! Sa tenue de route est sans reproche et le confort très correct.

Pourtant ce sera la dernière année pour la Dyna Z qui sera remplacée par la PL 17 l'année même, reprenant le moteur Tigre et ses différentes évolutions. Seulement 169 Dyna Z à moteur Tigre auraient été fabriquées.

Fiche technique :

Type du moteur : 2 cylindres à plat, refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 851 cm3
Alésage X course : 85 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 50 ch à 5300 tr/min
Couple maximal : 6,8 mkg à 3600 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 4
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, deux ressorts à lames transversaux superposés et amortisseurs à bras Houdaille
Suspension ar : roues indépendantes à trois barres de torsion par côté (brevet Panhard) et amortisseurs à bras Houdaille.
Longueur : 457,7 cm
Largeur : 166,8 cm
Hauteur : 142 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 130 cm
Voie ar : 130 cm
Garde au sol : 16 cm
Pneus av : 380 X 145
Pneus ar : 380 X 145
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 145 km/h
Volume du coffre : 254 litres
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 785 kg


22 septembre 2013

Panhard-et-Levassor Dyna Z (1953-1956)

PanhardDynaZ1av

PanhardDynaZ1av1
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Entre l'avant et l'après guerre on retrouve une constante chez Panhard-et-Levassor : l'innovation et l'excellence technologique. Les voitures d'avant-guerre étaient réputées pour leur luxe et leur confort. Le moteur sans soupape était réputé d'un silence impressionnant. Les voitures d'après guerre sont conçues dans un processus industriel intégral, de l'usine à la voiture. La voiture est adaptée aux impératifs de la structure en deux étages de l'usine, et le but est de produire une voiture peu chère et légère, mais avec des performances suffisantes.

Ainsi la voiture, héritière de la baroque et peu aérodynamique Dyna X, est entièrement repensée. D'abord étudiée en soufflerie de l'Institut Aéronautique de Saint-Cyr, elle présente un Cx flatteur de 0,26 grâce à des formes très arrondies (jusqu'au pare-brise) à l'absence d'aspérités. Même l'entrée d'air de refroidissement du moteur est étudiée pour offrir la meilleure efficacité sans créer de résistance trop importante. On y note le feu anti-brouillard central, un originalité qui sera abandonnée par obligation, la loi imposant ensuite que les feux soient de nombre pair. La voiture y gagne cette air de tirer la langue.

Elle est construite sur une structure tubulaire et modulaire. Deux traverses sous chaque rangée de sièges sont réunies à chaque extrémité par deux longerons. Un troisième poutre en acier vient soutenir le moteur et la boite à l'avant, tandis que l'essieu arrière se sert de la traverse arrière pour trouver de la rigidité. La carrosserie est fabriquée par un sous-traitant, Chausson, puis assemblée au premier étage de l'usine. Elle n'a aucun rôle porteur et ne sert que de protection. L'ensemble est ensuite réuni au rez-de-chaussée.

Le moteur n'est pas un foudre de guerre. Refroidi par air, le moteur bicylindre de 851 cm3 repris sur la Dyna 130 (ici en break) délivre tout de même 42 chevaux, ce qui permet à la voiture d'atteindre 130 km/h, lorsque le vent le permet. Ce moteur très vigoureux provoquera des vibrations importantes qui nuiront à la réputation de la Dyna Z à ses débuts.

La voiture est très légère (710 kg). Cet exploit est réalisé grâce à l'utilisation d'un alliage : le duralinox, mélange de cuivre et de magnésium. Seuls les traverses avant et l'essieu arrière sont en acier ordinaire. Grâce à la conception aérodynamique, son poids très léger, son centre de gravité très bas, la voiture offre tout de même des performances honorables et un confort très en avance pour l'époque. Toutefois, le coût élevé de ce matériau dont le volume des chutes après découpe n'a pas été bien apprécié, rogne la marge du constructeur. Pour éviter d'avoir à augmenter le prix, Panhard remplacera peu à peu les pièces par de l'acier. Le poids augmente alors jusqu'à 875 kg, ce qui nuit aux performances de la Dyna Z. Elles seront toutefois compensées par l'arrivée de la version Tigre.

La vie à bord permet d'accueillir jusqu'à 6 personnes grâce aux deux banquettes. Un tableau de bord original et compact autour du volant permet de lire toutes les informations en un clin d'œil. Il n'y aucune aspérité sur la planche de bord qui se trouve assez loin des passagers avant, façon d'éviter des blessures en cas de choc, à condition que les passagers soient attachés. Le volume intérieur est impressionnant, encore plus pour une voiture de cette époque, sensation accrue par une visibilité presque exempte d'angle mort.

En définitive, la Dyna Z est une voiture résolument moderne, offrant des solutions de sécurité inédites jusqu'alors, comme le pare-brise et la lunette arrière éjectables en cas de choc, le réservoir d'essence entre les roues arrière pour le protéger des chocs.

Produite de décembre 1953 à septembre 1959 (avril 1960 pour le cabriolet), la Dyna Z connaîtra de nombreuses évolutions. La Z1 (notre modèle) entame la carrière de la berline de décembre 1953 à mai 1956. De janvier à juillet 1956, la Z5 est une version économique dont l'équipement est simplifié et des performances réduites pour diminuer la consommation. La Z6 d'avril à septembre 1956 est une version mixte duralinox-acier. La Z11, d'août 1956 à juillet 1959, tout acier, reçoit une suspension modifiée pour supporter le poids accru de la voiture. La Z12, d'août 1956 à octobre 1958, se veut être une finition de grand standing, avec aluminium et peinture deux tons. La Z15 est un cabriolet produit de mars 1957 à septembre 1959. La Z16 de juillet 1958 à septembre 1959 est la version à moteur Tigre. La Z17 est la version cabriolet à moteur Tigre. La Z18 de novembre 1958 à janvier 1959 est une variante à grandes roues et équipement à la hausse pour écouler les stocks. On peut noter encore les projets de coupé, coach, berline découvrable, fourgonette et break. Pour l'ensemble, ils sont restés à l'état de prototype. Seule la fourgonette bachée sera produite.

La Dyna Z n'a trouvé que 139 065 preneurs, un chiffre qui semble bien faible par rapport à sa modernité. Sa côte actuelle en collection est entre 1500 et 5500 €, des chiffres également décevants pour une voiture de cette époque. Elle sera remplacée en 1959 par la PL 17.

Pour en savoir plus : le Club Panhard

Fiche technique :

Moteur : 2 cylindres à plat refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 851 cm3
Alésage x course : 85 x 75 mm
Taux de compression : 7,2:1
Puissance maximale : 42 ch à 5300 tr/min
Couple maximal : 6,5 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (1ère non synchronisée et 4è synchronisée à partir de mai 1956)
Suspension av : roues indépendantes, deux ressorts à lames transversaux superposés, amortisseurs à bras Houdaille
Suspension ar : roues indépendantes à 3 barres de torsion par côté, brevet Panhard, amortisseurs à bras Houdaille
Longueur : 457,7 cm
Largeur : 166,8 cm
Hauteur : 142 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 130 cm
Voie ar : 130 cm
Garde au sol : 16 cm
Pneus av : 145 X 380
Pneus ar : 145 X 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 130 km/h
Volume du coffre : 254 litres
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 710 kg

27 juillet 2013

Oldsmobile Super 88 convertible 1958

OldsmobileSuper88cab1958av

OldsmobileSuper88cab1958av1

OldsmobileSuper88cab1958ar1

OldsmobileSuper88cab1958ar

OldsmobileSuper88cab1958int
(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, août 2011)

Introduite en 1949, la 88 - ou "Eighty'Eight" - vient combler un vide entre la 76 et la 98. Construite sur la base de la 76 avec une version plus puissante du fameux V8 Rocket, elle peut être considérée comme la grand-mère des "Muscle-cars" tant elle est la première à combiner une motorisation puissante et un gabarit raisonnable (à l'échelle américaine). Pendant 24 ans, elle va trôner au sommet des ventes de sa catégorie.

Comme de coutume aux Etats-Unis, les modèles changement rapidement. Après de nombreuses modifications les premières années qui ont vu disparaître de pare-brise en deux parties, une boite automatique à trois rapports, et l'abandon du moteur 6 cylindres en ligne, la Super 88 fait son entrée en 1951. Version mieux équipée que la 88 de base, elle restera au catalogue jusqu'en 1964, remplacée par la "Delta" (voir ici en version 1977).

Avec la première évolution en 1954, le style est revu et la voiture agrandie. Le V8 passe à 170 ch pour la 88 et 185 ch pour la Super 88 au moyen d'un carburateur quadruple corps. La hausse de la puissance continue en 1955 et 1956 jusqu'à atteindre 240 ch pour la Super 88. Pour monter en gamme, il faut grimper dans la série 98.

En 1957, c'est le second lifiting (notre modèle, 1958). La voiture prend encore du volume tandis que le V8 reçoit encore plus de puissance. La 88 de base devient "Golden Rocket 88", tandis qu'une "Dynamic 88" vient se positionner en entrée de gamme dès 1958. Toutes les versions obtiennent en revanche le même moteur 371 ci (6.1 l). Les versions diffèrent en raison des choix techniques comme le carburateur double corps (Dynamic et Golden Rocket 88 : 265 ch), carburateur quadruple corps (Super 88 : 300 ch) ou l'option J2 qui permet d'installer 3 carburateur double corps (310 ch). La voiture est disponible en berline 4 portes, coupé, ou même en break, chaque version avec ou sans montant (Holyday hardtop).

Malgré un contexte économique difficile, l'Oldsmobile 88 résiste très bien. Elle permet à Oldsmobile de rester le quatrième constructeur américain, derrière Chevrolet, Ford et Plymouth. La carrière de la 88 se poursuit jusqu'en 1999 et la dixième génération.

Posté par Zorglub34 à 14:34 - - Commentaires [0]
Tags : , , , , ,
15 mai 2013

Renault Frégate Amiral (1955-1958)

RenaultFregateav

RenaultFregateav1

RenaultFregatear1

RenaultFregatear
(Rétro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2012)

RenaultFregateav

RenaultFregateav1

RenaultFregateprof

RenaultFregatear1

RenaultFregatear
(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

En 1951, pour espérer susciter l'intérêt de la clientèle pour la Frégate, Renault lance deux versions en marge de la version standard : la version "Affaires" et la version "Amiral" (notre modèle). La première est destinée aux commerciaux et hommes d'affaires. Elle est dépoulliée de tout équipement superflu, dans l'intérêt de la proposer à un prix concurrentiel. La seconde (notre modèle) se pare de quelques apparâts, qui se limitent à quelques chromes et des pneus à flancs blancs en option.

Deux ans plus tard, à l'occasion de la retouche de la calandre qui perd ses lames horizontales pour une grille ovale (notre modèle), la "Grand Pavois" propose le même équipement, en série, en plus d'autres attentions comme la peinture deux-tons et les pneus à flancs blancs..

Face à l'arrivée de la Peugeot 403 et de la Citroën DS, Renault réagira en l'équipant du moteur "Etendart" de 78 ch (SAE). Toutefois, la mort du PDG de Renault, Pierre Lefaucheux, à bord de sa Fregate aura un grand retentissement et son successeur, Pierre Dreyfus comprend très vite que ce modèle n'a plus d'avenir, quand bien même la Transfluide à boite automatique créée la curiosité. Le break Domaine, ou sa version automatique "Manoir", n'y feront rien, la Fregate, malgré une nouvelle grille de calandre dénuée de fioritures en 1959, est retirée en avril 1960 et 180 000 voitures produites. Elle est remplacée par la Renault Rambler, sans succès, puis la Renault 16.

Pour en savoir plus :
- Club-Frégate
- Planète Renault

Fiche technique : Moteur Etendart

Moteur : 4 cylindres, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 12 CV
Cylindrée : 2141 cm3
Alésage x course : 88 x 88 mm
Taux de compression : 7:1
Puissance maximale : 77 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 16,7 mkg à 2000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports (1ère non synchronisée)
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 10 m
Suspension av : parallélogramme articulé, barre de torsion, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : triangles articulés, barre de torsion, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 470 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 154 cm
Empattement : 280 cm
Voie av : 141,3 cm
Voie ar :ar : 137,5 cm
Pneus av : 165 x 380
Pneus ar : 165 x 380
Freins av : tambours (280 mm)
Freins ar : tambours (280 mm)
Vitesse maximale : 135 km/h
Capacité du réservoir : 60 litres
Consommation moyenne : 10 l/100km
Poids : 1300 kg

01 avril 2013

Cadillac Eldorado convertible 1974

CadillacElDoradoConv1975av

CadillacElDoradoConv1975av1

CadillacElDoradoConv1975ar1

CadillacElDoradoConv1975ar
(10è Expo-Rétro de Pavilly, Seine-Maritime, juin 2011)

On retrouve la Cadillac Eldorado en 1974. Depuis 1971 ella arbore une nouvelle ligne avec une calandre qui reste proche de celle de la Séries 62 (voir ici un modèle 1973). Sous le capot, le V8 a une cylindrée de 500 ci (8,2 litres), soit le plus gros moteur jamais fabriqué en série. Cependant, sa puissance a dégringolé depuis 1970 et de 400 ch, il n'en délivre plus que 210, ce qui est assez peu pour déplacer les 2277 kg du cabriolet.

Choc pétrolier aidant, Cadillac ne vend que 32 812 coupés et 7 600 cabriolets en 1974. Les normes américaines anti-retournement vont mettre un terme aux productions de cabriolets et 1977, l'Eldorado n'existe plus qu'en coupé. En 1982 elle reçoit une option "Full Cabriolet Roof", de fait un vrai toit imitant une fausse capote. Un véritable cabriolet est réinstauré pour 1984.

D'année en année, la Cadillac Eldorado sera reconduite, évoluant au fil des générations jusqu'en 2002. La dernière est produite le 22 avril 2002 et c'est alors la Cadillac XLR, un roadster à deux place qui prend la suite.


27 décembre 2012

Renault Domaine (1956-1960)

RenaultFregateDomaineav

RenaultFregateDomaineav1

RenaultFregateDomainear

RenaultFregateDomaineint
(Grémonville, Seine-Maritime, juillet 2009)

RenaultDomaineav

RenaultDomainear

RenaultDomaineint
(Réunion du Club d'Anciennes Renault de Sandouville/Le Havre, Beuzeville, Eure, avril 2011)

Domaine est le nom donné à la version break de la Frégate. Elle est très souvent appelée "Frégate Domaine". Elle vient remplacer en 1956 la Renault Colorale/Prairie qui faisait office de break campagnard. Cependant sa conception plus élaborée et donc son prix moins abordable l'ont éloigné de la clientèle de la Colorale. Elle souffre également du même manque de succès que la berline.

Elle bénéficie du moteur de la Frégate dans sa version Etendart de 77 chevaux. En 1958, la clientèle peut opter pour la boite de la Frégate Transfluide. La voiture s'appelle alors "Manoir".

Malgré ses qualités de routières, la Domaine ne rencontra jamais son public. La voiture est arrêtée en 1960, alors qu'à la Régie on pense déjà à la suite, pourtant lointaine étant donné que la Renault 16 ne sortira qu'en 1965. Quant au break populaire, il faudra attendre la Renault 12 (ici en berline) en octobre 1970 !

Posté par Zorglub34 à 13:25 - - Commentaires [1]
Tags : , , , ,
15 octobre 2012

Chevrolet Deluxe Styleline Sedan 1951

ChevroletStylelineDeluxe1951av

ChevroletStylelineDeluxe1951av1

ChevroletStylelineDeluxe1951ar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

En 1949, Chevrolet reprend enfin sa gamme et tourne le dos aux modèles conçus avant-guerre. Les voitures entrent dans l'ère "ponton", et les galbes se normalisent. Pour certains, cette voiture est considérée comme au paroxysme du style de l'époque. De nombreuses variantes sont au catalogue (14), en quatre portes (notre modèle), cabriolet deux portes 5 (Bel Air) ou 6 places, coupé 3 (Business) ou 6 places, et même le break familial de 8 places. Deux niveaux de finitions augmentent encore le choix, entre les Special et les DeLuxe, elles-mêmes scindées en Styleline et Fleetline (toutes n'ont pas accès à toutes les carrosseries).

Le moteur est un 6 cylindres en ligne de 216,5 ci (3548 cm3) de 92 chevaux accouplé à une boite de vitesse manuelle à trois rapports. Cependant et après 1950, pour les modèles Deluxe vendus avec la boite automatique PowerGlide à deux rapports, le moteur est un 235,5 ci (3859 cm3) de 105 ch. De fait la PowerGlide n'est pas encore totalement automatique, il faut changer de vitesse à la main mais on est dispensé de pédale d'embrayage.

La production de 1951 s'élève à 1 250 803 Chevrolet dont 380 270 pour la seule berline DeLuxe, tenant ainsi la dragée haute à Ford.

07 octobre 2012

Cadillac Sixty Special Fleetwood 1967

CadillacFleetwood1967av

CadillacFleetwood1967av1

CadillacFleetwood1967ar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Dans le dédale des séries et des sous-séries, cette Fleetwood de 1967 à châssis "court" (3,38 m d'empattement tout de même), semble entrer dans la série Sixty Special et la sous-série 68.

La Sixty-Special et l'ensemnle de la gamme est redessinée en 1967. Depuis 1965, les feux avant sont superposés et cette originalité, partagée avec les Facel Vega (voir ici une FV3) et la Mercedes Classe S (voir ici une 300 SEL 6.3), est conservée. En revanche, les dimensions de la calandre, sa forme, l'arrière sont revus. Sous l'immense capot, on retrouve le classique V8, dans une version de 7 litres (429 ci) et 340 ch, le tout actionné par une boite automatique 3 rapports Turbo-Hydramatic.

L'année 1967 marque un tournant dans l'histoire de Cadillac. Si les ventes se portent à merveille (pour la 3è fois consécutive, la firme bat son record de ventes à plus de 200 000 voitures), une nouvelle venue vient étoffer le choix. L'Eldorado, premier modèle à traction de la marque, d'un empattement de 3,05 mètres, soit le plus court depuis 1913 vient d'entrer dans la gamme. Elle tire les ventes vers le haut, aidant Cadillac à battre tous les records. Pour la première fois en octobre 1967, il tombe plus de 23000 voitures des chaînes. La Fleetwood est produite à 3550 cette année là alors que la version plus luxueuse, dite Fleetwood Brougham, s'écoule à 12 750 unités. Parallèlement, la série 75, qui concerne les versions rallongées, ajoute encore 1800 voitures.

Inchangée ou presque en 1968, la ligne reviendra à une calandre plus classique avec le modèle 1969, l'un des plus marquant (voir ici un Coupé DeVille).

26 septembre 2012

Cadillac Coupé Deville 1970

CadillaccoupeDeville1970av

CadillaccoupeDeville1970av1

CadillaccoupeDeville1970ar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Très peu de différences entre la Cadillac Deville 1969 convertible et le coupé Deville 1970.  On note la calandre qui passe à une grille aux maillons plus fins (treize barrettes verticales) et les clignotants qui sont enchassés dans une grille qui court le long de l'aile avant au dessus du pare-choc. Le "V" qui sous ligne l'emblême de la marque au centre du capot a disparu.

Le moteur est le gros bloc de 7,7 litres (472 ci) gavé par un carburateur quadruple corps. Avec 375 ch, les 2 tonnes sont assez facilement enlevées. Comme toujour aux USA, c'est l'accélération qui prévaut, ainsi qu'une grosse capacité en reprises, la vitesse de pointe n'étant en aucune manière une priorité. D'ailleurs, pour respecter les limitations de vitesse drastiques, mieux vaut pouvoir conduire sur un filet de gaz.

Le coupé Deville est produit à 76043 exemplaires en 1970. La voiture est encore très légèrement modifiée en 1971, et encore en 1972. Elle est plus profondément repensée en 1973 (voir ici une Sedan Deville 1973).

03 août 2012

Cadillac DeVille convertible 1959

CadillacS62-1959av

CadillacS62-1959ar

CadillacS62-1959int
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

En 1959, la Cadillac Séries 62 change de physionomie et son nouveau profil est directement inspiré par la conquête spatiale. Elle change également de nom en s'appelle désormais 6200. Par rapport au millésime 1958, la caisse massive et en rondeurs se mue en une ligne en longueur et lignes tendues, sans pour autant perdre ses ailes effilées à l'arrière. Deux feux logent dans le retrait de cette aile et les extrêmités des pare-chocs qui dissimulent les échappements en dessous prennent l'aspect d'une turbine. La Cadillac est disponible en 13 versions et 7 séries allant de la simple berline 4 portes à la limousine (ici en version 1960) en passant par le coupé (ici en version 1960) et le cabriolet, avec ou sans montant de porte.

Toutes les versions utilisent désormais la même plateforme à empattement de 130 pouces (3,30 m) et le moteur de base est le V8 de 390 ci qui développe 325 ch. La seule variante du moteur est la carburation. Lorsque le carburateur quadruple corps Carter est remplacé par trois carburateurs double corps Rochester, la puissance grimpe alors à 345 ch. Mais ce dernier ne concerne que les séries 6400, 6700 et 6900. L'équipement est des plus complets avec boite automatique, vitres et sièges électriques, direction et freinage assistés, essuie-glaces à intermittence réglable, dégivrage arrière, radio avec antenne électrique rétractable, feux anti-brouillards et la capote électrique.

Le succès ne se dément pas par rapports à la série précédente et ce sont 142 272 voitures vendues cette année là dont 11130 cabriolets. Dès l'année suivante, de menues modifications (feux sous le pare-choc et ailes arrières) viendront donner une identité propre au millesime.

Pour comprendre la signification des différentes séries : http://www.trombinoscar.com/cadcinquante/index.html (en bas de page)

Pour connaître les variantes et les chiffres de production : http://www.trombinoscar.com/cadcinquante/5912.html.