01 avril 2017

Fiat Panda 4x4 (1983-2003)

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(Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

En 1983, alors que la mode est à la GTI, une autre catégorie émerge, portée vers le véhicule de loisir. Popularise par le rallye Paris-Dakar, le 4x4, ou véhicule tout-terrain, est exploité par de nombreux constructeurs et ne reste plus seulement l'apanage des agriculteurs ou des véhicules des chantiers des travaux publics. Avec le Range Rover en tête, qui a montré qu'on pouvait délaisser l'aspect rudimentaire d'une Jeep ou d'un Land Rover, le 4x4 fait lentement sa place en ville, tout en se montrant confortable et apte à sortir des routes goudronnées. Ce sont les constructeurs japonais qui se sont le plus vite engouffrés dans le segment, avec les Toyota Land Cruiser, mais aussi Datsun/Nissan avec le Patrol ou Mitsubishi avec le Pajero. Mais en dehors de ces voitures imposantes, il ne reste que ... la Lada Niva. Ne comptons pas sur le Fiat Campagnola aussi rustique qu'un Land Rover ou sur l'éxotique Volkswagen Iltis. Reste le Mercedes Classe G, aussi chez qu'un Range Rover.

C'est ainsi qu'il apparaît qu'une place est à prendre dans un marché populaire. L'expérience montre que Dangel pour Peugeot ou Sinpar pour Renault peuvent aménager une voiture deux roues motrices en 4x4 à peu de frais. La récente victoire des frères Marrault sur leur Renault 20 Turbo 4x4 au rallye Paris-Dakar montre la voie : une deux roues avant motrices, avec un train arrière enclenchable.

Il n'en faut pas beaucoup plus à Fiat pour sentir le filon et investir ce segment. Après tout, la Panda a de sérieux atouts à faire valoir : un coût de fabrication que seuls les pays de l'Est peuvent concurrencer (la Panda est alors la voiture la moins chère du marché), et une voiture aux dimensions très proches de celles d'un 4x4. Porte-à-faux réduits, empattemement relativement court, deux volumes, elle a tout d'un mini 4x4. Reste donc à lui adapter une transmission qui permette d'entraîner les roues arrière. Fiat fait alors appel à l'autrichien Steyr-Puch qui a déjà travaillé sur de nombreuses Fiat, allant même jusqu'à en produire sous licence. C'est aussi un spécialiste du 4x4 d'une part avec le Puch G qui est devenu Mercedes Classe G, et du fameux Pinzgauer, utilitaire 4x4 ou 6x6 utilisé par les armées suisses et autrichiennes.

L'adaptation ne nécessite pas de changements visibles majeurs. Tout au plus la garde au sol est augmentée de 5 cm et le pneus de 135 passés en 145. A l'intérieur, c'est celui de la Panda Super et seul un petit levier qu'on croirait destiné à régler le siège conducteur permet d'enclenher le train avant. Cependant, l'ensemble a un poids certain et ce n'est plus le moteur 903 cm3 de la Panda 45 qui officie, mais un moteur 965 cm3 emprunté à l'Autobianchi A112. Fort de 48 ch, il permet de compenser de gain de poids (790 kg contre 700 kg à la Panda 34 et 725 kg pour la Panda 45). En revanche, il la fait passer dans la catégorie fiscale des 6 CV.

Et c'est un succès. La Panda 4x4 n'est pas un tout-terrain à proprement parler. Mais elle est fort utile dès que le terrain devient accidenté, ou les conditions mauvaises. Elle trouve gain de cause auprès des agriculteurs qui ne craignent ainsi pas de tâcher les épaisses moquettes des 4X4 luxueux. A la montagne, elle est aussi très prisée pour ses aptitudes à rouler dans la neige ou dans la boue, tout en restant fiable et d'un appétit modeste. A la ville, elle ne rencontre évidemment pas son public, les inconvénients sont supérieurs aux agréments.

Avec la seconde série de la Panda à partir de 1986, la version 4x4 obtient un moteur Fire de 999 cm3 de 50 ch, puis sa version 1108 cm3 avec injection monopoint bosch à partir de 1989, ce qui la fait revenir dans la catégorie des 5 CV. Elle conserve d'ailleurs ce moteur à partir de 1992 lorsque la Panda entre dans la troisième série (notre modèle). sa production cesse en septembre 2003 en toute discrétion. Elle est remplacée par la Panda II 4X4 à partir de 2004.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 1108 cm3
Alésage x course : 70 x 72 mm
Taux de compression : 9.6:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 50 ch à 5250 tr/min
Couple maximal : 8,6 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection monopoint
Type de transmission : traction, arrière enclenchable
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, lame semi-elliptique
Longueur : 341 cm
Largeur : 149,5 cm
Hauteur : 147 cm
Empattement : 216 cm
Voie av : 126,3 cm
Voie ar : 126,5 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 130 km/h
0 à 100 km/h : 19,5 s
Capacité du réservoir : 30 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,6 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 8,8 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 8,4 l/100km
Volume du coffre : 272 litres
Poids : 900 kg

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17 juin 2016

Mercedes Unimog 404 (1955-1980)

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(Touffreville-la-Corbeline, Seine-Maritime, mai 2013)

Conçu après la guerre par Mercedes pour être littéralement le "dispositif motorisé universel" (Universal-Motor-Gerät), l'Unimog est un hybride entre le tracteur, l'utilitaire et le tout-terrain. Le cahier des charges prévoyait qu'il soit équipé de quatre roues de taille équivalentes, d'une forte garde au sol, et qu'il puisse atteindre 50 km/h, dôté d'une prise de force à l'avant. Le moteur est placé au centre, avec une cabine à l'avant et d'un plateau aménageable à l'arrière.

Les premiers exemplaires sont lancés avec un moteur Diesel de 25 ch. Connu sous le nom de série 401, c'est un engin au museau carré pour lequel on sent très bien que les bureaux d'étude ne sont pas trop attardés sur le style. Il fait suite aux différents prototypes du U25 qui avaient été élaborés depuis 1946 et avaient la particularité d'afficher une largeur de voie de 1,27 m, soit exactement la largeur de deux rangs de patates dans un champ. Ces projets n'ont pas tous abouti, Mercedes n'ayant pas, à cette époque, le droit de fabriquer un engin tout-terrain. Il faut attendre alors 1951 et l'ordre des forces d'occupation françaises en Allemagne pour que la production démarre. Officiellement nommé OM636, l'Unimog 401 est nettement plus grand et est conçu pour une utilisation militaire. Sa version longue est le 402. Il évolue en 411 et 404 à partir de 1955

En 1955, le 404 fait donc son entrée. Il est généralement vendu avec une cabine bâchée, plus rarement tôlée. A l'arrière, le plateau est destiné à recevoir des charges, mais il peut aussi bien être aménagé en transport de personne, que recevoir une citerne, quantités d'engin hydrauliques, etc. Il pèse 2,9 tonnes et pour manoeuvrer ce poids, il obtient un moteur 6 cylindres essence de 2.2 litres, le même que celui de la 220 SE W128 mais dans une configuration de 82 ch. L'intérêt est de disposer de couple, pas de puissance. Avec ça il peut gravir une pente de 70 % ou atteindre 95 km/h à fond de 6è.

Mais ce sont des solutions techniques étonnantes qui attirent l'attention. Bien que tout terrain à bien observer les trains roulants de l'Unimog, on s'aperçoit que les ponts ne sont pas dans le centre de la roue. Il utilise le système de pont portique : les essieux actionnent une roue dentée à l'intérieur de la jante ce qui permet de monter énormément la garde au sol (40 cm !). La boite est à 6 rapports, mais les deux premiers sont des vitesses courtes utilisées pour le tout-terrain ou en cas de charge lourde. La marche arrière s'enclenchant par un inverseur sur les vitesses lentes, il y a une marche arrière à deux rapports ! Enfin, une sécurité permet d'éviter de passer la 6è par erreur. Un autre levier permet d'enclencher le train avant en roulant, et de bloquer les différentiels avant et arrière. La manoeuvre nécessite toutefois une bonne poigne.

Strict deux places au confort rudimentaire, le U404 est aussi capable de prouesses en tout-terrain. Sur des jantes de 20 pouces, il grimpe une marche de 40 cm sans sourciller. Ses angles d'entrée et de sortie autorisent des franchissements de premier ordre et avec 42° d'inclinaison latérale maximale, il y a de quoi prendre peur ! L'Unimog passe partout avec aisance, prêt à grimper aux arbres, ou de franchir des gués de 1,20 m ! A cet effet, son allumage est blindé et étanche.

Fabriqué jusqu'en 1980, il a évidemment connu de très nombreuses variantes. Il a été utilisé par les armées allemandes ou suisses, mais aussi anglaises ou amércaines et encore tout autour du monde, y compris en France. Il existe actuellement encore, très modernisé, mais ds générations intermédiaires sont venues remplir les décennies.

Pour en savoir plus : Unimog 404

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13 juin 2016

Aro Trapeurs 10.4 (1991-2000)

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(Le Tôt de Haut, Fermanville, Manche, avril 2013)

En 1992, l'Aro 10 change encore une fois d'importateur et la société Aro France est créée. De nombreux changements interviennent alors.

En premier lieu, le nommé "Aro 10" devient "Trapeurs" (avec un seul "p"). Si la silhouette générale ne change pas, la garde au sol est réhaussée pour améliorer les qualités de franchissement. A cet effet, les roues sont également changées et passent de 14 à 15 pouces, avec six troux au lieu de trois. Leur largeur passe de 175 à 195. Immédiatement, l'engin prend de véritables allures de 4x4 au lieu de tout-chemin façon Citroën Mehari.

Le moteur "Cléon-Fonte" de la Renault 18 est délaissé et dans un premier temps, c'est le Diesel de la Renault 19 qui est installé sous le capot (notre modèle). Le capot reçoit alors une bosse supplémentaire pour pouvoir y longer la mécanique. Combinée au moteur Diesel, la boite du Renault Trafic 5 rapports est installée, sa solidité n'ayant plus à être prouvée. Le freinage est également reconsidérée pour le remettre tout juste à niveau. La direction à vis globique est abandonnée mais la nouvelle à vis et galet lui donne à peine plus de stabilité et de précision. A l'intérieur, on note ce volant tout droit venu de chez Simca et qui paraît emprunté à la 1510. De même, la planche de bord a l'air d'être un savant mélange de Fiat et de Simca.

Mais l'engin reste de performances routières très faibles. Avec tout juste 120 km/h en pointe, il vaut mieux lui éviter les longs trajets, d'autant que la tenue de cap est capricieuse et la prise au vent importante. Il est plus à l'aise à la campagne ou pour tirer un bateau et le mettre à l'eau dans le port.

Le Trapeurs reste quasi inchangé jusqu'en 1999. Pourtant des variations sont venues étoffer la gamme : Spartana, dérivé light et deux roues motrices, et des séries limitées "Green City" (version tolée) ou "Gulf Stream" (version bâchée) avec un équipement amélioré (direction assistée, notament). Elles entrent dans la gamme ordinaire l'année suivante (1997).

En 1999 le moteur de la Renault 19/Clio Diesel est délaissé et c'est celui de la Mégane dT qui entre sous le capot. Avec 93 ch, la voiture a enfin un moteur qui lui permet des performances, mais toujours pas le châssis pour les supporter. Mais en 2000, l'importateur met la clef sous la porte et la commercialisation d'Aro cesse. Il revient en 2000 avec un look modernisé et le moteur de la Megane DTi de 100 ch. En 2005, la version à cinq porte baptisée Carpat est lancée, mais le succès n'aura jamais été au rendez-vous. La production de l'Aro 10 cesse donc définitivement en 2007 malgré quelques débouchés au Brésil ou en Roumanie sous le nom "Duster".

Aro est alors refondue dans sa maison mère, Dacia. Quelques années plus tard, le temps d'une courte gestation, Renault lance le Duster, un petit 4X4 low-cost commercialisé par sa filiale, Dacia.

Pour en savoir plus :
- AroTrappeurs
- molodoi

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17 avril 2016

Toyota Land Cruiser LJ73 (1986-1990)

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(Duclair, Seine-Maritime, janvier 2013)

Le bon vieux Land Cruiser J40 qui date de 1960 est remplacé en novembre 1984 par une nouvelle version qui reste très proche de l'ancienne. La plupart des pièces de carrosserie ont été redessinées et si l'on retrouve nettement l'esprit de la génération précédente, le trait est plus moderne et plus anguleux à la fois. Les principes de construction ont été maintenus ainsi que la complexe nomenclature qui en vient à nommer l'engin. La racine _J7_ est précédée par une lettre qui désigne le type de motorisation (F : essence, H : Diesel 6 cylindres, B : Diesel 4 cylindres), et est suivie par un chiffre qui désigne la longueur du châssis (70/71 : châssis court, 73/74 : châssis moyen, 75/77 : châssis long). La plupart des pièces mécaniques ont aussi été conservées ce qui fait du J70 un engin robuste, mais encore rustique et relativement inconfortable en raison d'une antique suspension à ressorts à lames.

C'est ainsi qu'un an plus tard, Toyota indroduit les Light Duty, une gamme de Land Cruiser développée autour du loisir et de la famille. Extérieurement, il n'y a qu'une petite différence sur le capot, la calandre et les ailes avant. Les différences principales se situent du côté de la mécanique : les ressorts à lames sont remplacés par des ressorts hélicoïdaux bien plus confortables. Autre différence notable, les gros moteurs Diesel sont délaissés pour les "petits" 2.4 du Hilux, essence ou Diesel. C'est ainsi que naissent les RJ70/73 (essence) et LJ70/73 (Diesel, notre modèle). Ces deux moteurs ont encore des puissances très modestes (72 ch pour le 2.4 Diesel) et en 1986 Toyota leur offre un turbo, ce qui porte la puissance à 86 ch et fait nettement progresser le couple. Pour autant, c'est toujours insuffisant pour mouvoir les 1660 kg de l'ensemble (1730 kg pour le LJ73). On peut alors les reconnaître par leur logo "Turbo" rouge à l'avant et à l'arrière. A noter qu'il n'y a pas de version '75 à châssis long.

Ça n'en fait pas un 4x4 au rabais, au contraire. Les ressorts hélicoïdaux apportent un confort supérieur, mais aussi de plus amples débattements ce qui se révèle très efficace en franchissement, aidé par de très bons angles d'attaque et de fuite. Plus long, le LJ73 dispose d'un moins angle ventral que le LJ70, mais cela reste toutefois assez relatif. Sur piste, le LJ70 et bien plus confortable qu'un HJ70 à ressorts à lames. En revanche, il n'y a pas de blocage de différentiel central mais un simple différentiel à glissement limité à l'arrière. La boite à cinq rapports dont les trois premiers sont très courts est relayée par un réducteur qui, associé au couple du moteur Diesel Turbo permet de passer une difficulté sans devoir forcer la mécanique. Le revers de la médaille, c'est que cette transmission est très inégale. Les longs trajets sur autoroute sont pénibles en raison du bruit et tournent à la punition dans les côtes. Le bruit du train avant qui tourne fou quand la motricité n'est pas enclenchée peut-être réduit en débrayant les moyeux avant, ce qui diminue aussi la consommation. L'inconvénient est une usure prématurée de la mécanique en cas d'utilisation intensive sur autoroute.

En matière d'équipement intérieur, le LJ70 fait de nets progrès en comparaison du rustique BJ40. La sellerie en tissus est plutôt agréable et tranche avec le vynil de la génération précédente. Le volant réglable en hauteur, la direction assistée, la boite à gants, les différents rangements, l'inclinomètre, l'autoradio, l'allume-cigare, le compte-tours et même l'essuie-glace arrière sont de nets progrès. Il faut rajouter encoreles vitres électriques, la fermeture centralisée, le mini-ordinateur de bord ramènent l'ensemble à un véhicule de tourisme ordinaire, sans se cantonner au rustique 4x4 qui peut aller partout dans un dépouillement extrême. Le haut de gamme (finition VX) prévoit même des lave-phares et le toit ouvrant !!

En 1990, les choses se compliquent. La gamme des Land Cruiser se mutliplie. Les J70 continuent leur histoire qui se poursuit encore à l'heure actuelle même si le véhicule n'est plus commercialisable en Europe en raison des normes anti-pollution. Quant aux Light Duty, ils donnent naissance à la ligne des Land Cruiser Prado en avril 1990.

Fiche technique : LJ73

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 2446 cm3
Alésage x course : 92 x 92 mm
Taux de compression : 22,3:1
Puissance maximale : 86 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 18,6 mkg à 2400 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : pompe à injection
Suralimentation : turbocompresseur, intercooler
Type de transmission : 4x4 enclenchable
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports + réducteur
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 436 cm
Largeur : 179 cm
Hauteur : 195 cm
Garde au sol : 205 mm
Pneus av : 205 SR 16
Pneus ar : 205 SR 16
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 134 km/h
1000 m.D.A. : 40,3 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Consommation moyenne sur route : 9,2 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 11,2 l/100km
Consommation moyenne en cycle mixte : 10,6 l/100km
Poids : 1730 kg

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09 avril 2016

Nissan Patrol 260 (1990-2003)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, janvier 2013)

En 1984, pour la plupart des marchés, et en tous cas en Europe, Datsun devient Nissan. Le Datsun Patrol devient donc Nissan Patrol et continue d'alimenter le marché du tout-terrain européen grâce à l'implantation d'usines en Europe qui permettent au constructeur japonais de contourner les mesures européennes de quotas d'importation. Ainsi le Nissan Patrol est fabriqué à Barcelone depuis 1982, soit deux ans après sa sortie au Japon. La Patrol est aussi distribué sur la marque Ebro, une manque d'utilitaires espagnols rachetée par Nissan, et qui permet de contourner encore mieux les quotas. On peut le distinguer à ses phares avant carrés.

Si le Datsun Patrol souffrait un peu de la concurrence avec le Range Rover ou le Mercedes Classe G, l'arrivée du moteur Diesel Turbo de 110 ch change la donne. Très coupleux à bas régime, il donne la capacité au Patrol de passer sans forcer sur les obstacles et de pouvoir compter sur la puissance même à bas régime. A l'heure où le Range Rover se lance timidement vers le Diesel, où le Classe G n'offre qu'un 240 GD trop faible ou un 300 GD plus onéreux, où Toyota ne propose le HJ61 qu'en version longue, le Patrol a alors toute sa place. Et la clientèle ne s'y trompe pas. Le Patrol est presque incassable avec son châssis en échelle, il repose sur des solutions simples, et n'est pas très cher. Si bien que le 2.8 essence est très peu vendu et que le 3.3 Diesel de 95 ch est arrêté à la fin de 1984. Quant au Patrol Ebro, il peut aussi être équipé d'un moteur 2.8 Diesel Perkins toujours dans le cadre de la réglementation européenne sur le quotas.

En 1990, alors que le Patrol 160 cotoye au catalogue le Patrol GR Y60 depuis 1987, le modèle ne disparaît pas. Au contraire, il évolue et devient Patrol 260 ou "Misa". Le moteur 3.3 ayant été abandonné, il récupère les moteurs 2.8 litres mis au point pour le Patrol GR Y60. Diesel atmosphérique ou turbo compressé, c'est un 6 cylindres de 72 ou 93 ch. Il se distingue par sa nouvelle grille de calandre avec quatre barrettes verticales, son pare-choc plus rond, ses feux cristal à l'arrière. On note que le hard-top, les rétroviseurs sont peints couleur caisse. A l'intérieur, les vitres électriques sont disponibles en option et la radio a migré du tableau de bord à la console centrale. Plus discrètement, le 24 Volts est abandonné pour un 12 Volts plus classique. En 1994, ces moteurs sont abandonnés pour les 2.7 du Terrano. De "Misa", il devient "Baroud".

Discrètement, sans publicité, sans tapage, le Patrol reste au catalogue jusqu'en 2003, alors que le Patrol GR Y60 a déjà été remplacé par le Y61 en 1997 ! Avec sa disparition, c'est l'esprit du 4X4 baroudeur qui s'échappe. Tous les autres ont gagné en confort et du 4X4 n'ont plus que la mécanique. Ce sont tous de beaux véhicules qu'il devient difficile de faire sortir des routes goudronnées quand on les a payés un prix pareil. Ne reste plus que le Defender pour maintenir la tradition ! Le Patrol connaît une dernière version depuis 2009, mais qui a suivi le sort des Range Rover et autre Classe G AMG et est devenu hors de prix. A telle enseigne qu'il n'est pas importé en Europe.

Pour en savoir plus :

- le site des amis du Troll
- Patrol GR.net

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24 janvier 2016

Jeep CJ-5 (1955-1983)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Alors que Willys-Overland a fourni aux alliés la Jeep qui allait rendre tant de services sur le terrain, l'avenir tend à désigner les vainqueurs avec pour conséquence immédiate un écourtement de la carrière de la déjà célèbre MB. C'est ainsi que Willys envisage dès 1944 de la reconvertir en voiture civile, et que nait la "CJ-1" pour "Civilian-Jeep 1". La documentation est très faible sur cette voiture et l'on ignore combien ont été fabriquées. La seule certitude est qu'aucune n'a servécu.

La même année, la CJ-2, dont la vocation fut plutôt agricole, a été fabriquée à 45 exemplaires seulement dont il n'en reste qu'une dizaine. L'aventure civile de la Jeep démarre réellement avec la CJ-2A, identifiable à sa roue de secours montée sur l'aile arriière droite, ses phares aggrandis et sa calandre à 7 fentes (contre 9 à la MB). Produite entre 1945 et 1949 à 214 760 exemplaires, elle est fabriquée avec un nombre inouï d'options. Elle est remplacée par la CJ-3, dont le passage de roue arrière a été modifié. Mais c'est surtout l'augmentation de puissance du moteur à 60 ch et la modification de la transmission qui ont motivé le changement de dénomination. La CJ-3A est fabriquée de 1949 à 1953 à 131 834 exemplaires auxquels il faut rajouter 550 unités construites sous licence par Mitsubishi. La CJ-4 fut bien fabriquée en 1951, à un seul exemplaire qui n'a pas survécu. Elle se caractérisait par un empattement raccourci et un nouveau moteur "Hurricane" de Willys. Mais son style, qui préfigure pourtant celui de la CJ-5 a été rejeté. Elle est donc relayée par la CJ-3B de 1953 à 1968. Son capot et la grille de calandre sont plus hauts pour pouvoir accueillir le nouveau moteur Hurricane et elle reçoit enfin une boite manuelle à 4 rapports en option à partir de 1963. Elle est produite à 196 000 exemplaires jusqu'en 1968, sans oublier les licences accordées à Mitsubishi, et à Mahindra qui en écoulera des quantités énormes en Inde et Indonésie jusqu'en 2010 !

Mais 1953 est aussi l'année d'un tournant chez Willys-Overlord. En proie à des diffcultés financières, la firme est rachetée par Kaiser qui influe directement sur la conception de la CJ-5. D'abord Kaiser débute par supprimer Overland du nom de la firme dont il ne reste plus que "Willys". Ensuite, des choix importants sont effectués : la CJ-5, qui devait initialement succéder à la CJ-3B, est inspirée par la Willys MC qui officie dans la Guerre de Corée. Elle est plus longue et plus large que cette dernière et se distingue par ses formes plus arrondies. Elle reçoit de nouveaux freins, de nouveaux sièges, la boite à gants ferme enfin. Le tableau de bord est inédit, le pare-brise aggrandi. Et en termes de solidité, elle s'avère tout aussi robuste et fable que ses ancêtres. En 1955, la CJ-6 qui arrive n'est qu'une version à l'empattement rallongé de la CJ-5.

Sa carrrière évoluera au rythme des péripéties de Willys. De 1961 à 1965, en plus du moteur 2.2 litres Hurricane, Kaiser se procure le moteur Diesel Perkins d'une puissance équivalente. Ce 4 cylindres de 3.15 litres n'est pas tellement plus puissant (62 ch), mais se fait remarquer par son couple de 21,3 mkg à 1350 tr/min seulement. En 1964, Kaiser enterre la marque Willys et la "Willys CJ-5" devient "Jeep CJ-5". Puis, à partir de 1965, Kaiser obtient des licences Buick et installe à bord de la CJ-5 un V6 de 3.7 litres de 155 ch tout à fait convaincant, mais bien trop puissant pour les capacités routières de la voiture.

Kaiser vend Jeep à AMC en 1970. Celle qui est alors le quatrième constructeur américain derrière les indéboulonables Ford, General Motors et Chrysler, décide de fournir à la CJ-5 ses propres moteurs. Les moteurs GM et le Hurricane sont évacués  àla fin de l'année modèle 1971 et les modèles 1972 profitent d'un 6-cylindres 3.8 litres (à l'exception de la Californie où le moteur est de 4.2 litres), ou même d'un V8 de 5.0 litres. Afin d'installer ces moteurs, les ailes et le capot sont aggrandis et l'empattement rallongé (76 mm). Le pont avant est également modifié.

La suite est une succession de petites et constantes améliorations qui tendent à rendre ce rustre et austère véhicule un peu plus accueillant. Nouveau tableau de bord en 1973. En 1976, l'ensemble du châssis est redimensionné et les dimensions du pare-brise modifiées. L'essieu arrière est aussi changé, récupéré d'une fabrication d'AMC. 1977 voit l'arrivée de freins assistés, et le moteur californien de 4.2 litres est généralisé en 1979. Enfin, la radio AM/FM est installée en série en 1981. Le moteur Hurricane fait son retour de 1980 à 1983.

La production de la CJ-5 s'interrompt en 1983 après 603 303 exemplaires, mais depuis 1976, la CJ-7 aux dimensions plus importantes avait déà pris le relai. Avec ses accords conclus avec Renault, la CJ-7 sera alors commercialisée en France avec le moteur 2.1 litres Turbo-Diesel de la Renault 18 TD ou de la Renault 20. Aux USA, elle reçoit les mécaniques de la CJ-5 améliorées. Elle sont ensuite remplacées par les Jeep Wrangler.

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24 janvier 2015

Citroën Mehari 4X4 (1980-1983)

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(Les Petites Dalles, Seine-Maritime, juillet 2012)

La fin des années 70 est très propice aux 4X4 et entre l'avènement de la Lada Niva qui a popularisé le véhicule tout-terrain, le Range Rover qui a su montrer qu'on pouvait associer tout-terrain et confort, une multitude de véhicules sont ainsi élaborés chez tous les constructeurs du monde. Mais en France on fait les choses à l'économie. Ainsi Renault ne fera qu'adapter la Rodéo 6 et Citroën en fera de même avec la Mehari.

Le Mehari 4X4 est présentée en mai 1979. Elle reçoit des modifications spécifiques. D'abord elle reçoit un système de transmission à l'arrière. Elle devient alors un des rares 4X4 à être à train arrière enclenchable. Mieux, elle est aussi le seul 4X4 de l'époque à bénéficier de quatre roues indépendantes. Il ne s'agit pas seulement d'une transmission aux quatre roues, car la Mehari 4X4 dispose aussi d'une boite de réduction, ce qui lui permet d'aborder les obstacles avec une démultiplication suffisament faible pour exploiter le peu de couple du moteur.

On peut la reconnaitre au niveau des équipements avec ses protège-phares, ses clignotants spécifiques à l'avant qui la rapproche plus du concept initial de la Mehari. On remarque également que les feux arrière ont été empruntés à l'Acadiane, et que la trappe d'essence a été déplacée. Enfin la roue de secours a été installée sur le capot, façon Land Rover. A l'intérieur, une nouvelle instrumentation moins sommaire avec des compteurs spécifiques en lieu et place du double cadran emprunté à la LN depuis 1978. On remarque enfin les deux leviers de vitesse au tableau de bord.

Bien que légère, la Mehari 4x4 souffre de sa faible motorisation et d'un empattement un peu long qui l'handicape sur les franchissements. Elle est d'un niveau tout à fait acceptable sur la plupart des terrains et sa suspension à grand débattement fait un travail remarquable. Ses roues aux quatre coins lui procurent des angles d'attaque et de sortie dignes des meilleurs tout-terrain. Sa motricité lui permet de grimper des côtes de près de 40 %. En revanche, la rigidité de la caisse plastique n'est pas son fort et les contraintes du tout-terrain ont pu avoir raison de quelques châssis.

Autre inconvénient de la Mehari 4x4 : son prix. Vendue au prix d'une citadine ordinaire, voire plus cher, et surtout le double de la version deux roues motrices, la Mehari 4X4 a manqué sa cible. Un certain nombre d'exemplaires sont produits pour le compte du Ministère de la Défense, avec la spécificité d'être équipées d'un circuit électrique en 24 V. Deux batteries sont montées en série (la seconde sous le tableau de bord) et cette tension sert à alimenter les postes de radio.

Elle est finalement retirée du catalogue en toute discrétion en juin 1983 après seulement 1213 exemplaires vendus ! Si bien qu'à l'heure actuelle est assez difficile à trouver, et que les pièces spécifiques sont presque introuvable. Sa côte est en hausse et elle a allègrement franchi de cap de la collection.

Pour en savoir plus :
- citroen2cv.fr
- http://www.mehari-labaule.fr

Moteur : 2 cylindres à plat, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 3 CV
Cylindrée : 602 cm3
Alésage x course : 74 x 70 mm
Puissance maximale : 29 ch à 5750 tr/min
Couple : 4 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 4
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction + train arrière enchenchable
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports + réducteur
Direction à crémaillère
Suspension av : batteurs à inertie
Suspension ar : batteurs à inertie
Longueur : 350 cm
Largeur : 153 cm
Hauteur : 154 cm
Pneus av : 135 x 15
Pneus ar : 135 x 15
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 100 km/h
Capacité du réservoir : 25 litres
Poids :  580 kg

18 janvier 2015

Mercedes G 55 AMG W463 (2004-2012)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2012)

Il est des dinosaures qui vieillissent bien. Depuis 1979, le Classe G de Mercedes est une sorte d'exception. Seul véhicule de la gamme qui n'est pas de conception interne, il a bénéficié d'évolutions au compte-goutte tout en traversant les décennies sans trop subir les outrages du temps. Par petites touches, avec en particulier une refonte en 1990, le Classe G s'est modernisé pour devenir un 4X4 de haut de gamme, ce qu'il n'était pas à l'origine. Devenu W463 en 1990, la gamme s'est alors enrichie de motorisations plus cossues telles que les 6 cylindres 3.5 litres (350 GD) ou l'improbable 500 GE en série limitée à 500 exemplaires. Avec le quatrième restylage de 1998, une nouvelle série G 500 (nouvelle nomenclature) s'installe en haut de gamme tandis que les V6 prennent la place des 6-en-ligne. Le G 400 CDI verra même l'arrivée du premier V8 Diesel à rampe commune d'injection. En 2004, Mercedes présente le premier G 55 AMG.

Cette nouvelle référence surpasse son prédécesseur, le G 500, de plus de 30 % en puissance ou en couple pour afficher des valeurs insolentes de supercar. Avec 476 ch et 70 mkg de couple, il fait mieux qu'une... Ferrari Testarossa ! D'ailleurs, avec 5,6 s de 0 à 100 km/h, il n'en est pas loin. Il ne lui faut que 23 secondes pour atteindre 200 km/h et sa vitesse maximale est bridée électroniquement à 210 km/h. Evidemment, avec un châssis-échelle et deux essieux rigides, il ne faut pas lui en demander trop en termes de tenue de route. Ainsi, il n'est disponible qu'en version longue, histoire de privilégier la stabilité. Sa puissance demande a être exploitée avec précautions, même si des réglages spécifiques ont été effectués par AMG en termes de compression des ressorts, barre antiroulis, dimension des pneus. Avec une boite automatique à 5 rapports, les glissades sur sol mouillé sont à anticiper avec un oeuf sous le pied.

A bord, c'en est fini de l'austérité qui a présidé aux premières années du Classe G. Celui-ci est devenu de plus en plus cossu, et cette version AMG profite de ce qui existe de mieux, entièrement personnalisable. Le véhicule est équipé de lecteurs DVD dans les appuie-tête avant, et chaque passager peut profiter d'un programme spécifique, tandis que le conducteur écoute de la musique, le tout avec une chaîne Hi-Fi très perfectionnée.

En 2005, la puissance du V8 est portée à 500 ch, puis encore augmentée à 507 ch en 2009. En 2012, un nouveau restylage a vu débouler la G 63 de 544 ch en remplacement du G 55, puis le G 65 équipé du V12 de 6 litres et ... 612 ch... Mais il exite encore au catalogue la G 500 au "petit" V8 de 387 ch "seulement", ou le G 350 CDI de 211 ch pour ceux qui souhaitent rester raisonnables. On est bien loin des 72 ch du 240 GD de 1979.

A l'heure actuelle, le Classe G a été produit à 180 000 exemplaires depuis 1979. Certes, il n'en est plus au niveau de ses plus belles années et des rumeurs laissent penser que la production du Classe G s'arrêtera en 2017. Avec la disparition programmée du Defender pour cette année, ce seront les deux derniers dinosaures de l'automobile à s'éteindre.

Pour en savoir plus :
- Histoire du Classe G
- Chronologie du Classe G

Fiche technique

Moteur : V8, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 44 CV
Cylindrée : 5439 cm3
Alésage x course : 97 x 92 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 500 ch à 6100 tr/min
Couple maximal : 71,4 mkg de 2750 à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête, 3 soupapes par cylindre
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : injection électronique intégrale
Type de transmission : intégrale
Boite de vitesses automatique à 5 rapports
Direction à recirculation de billes
Diamètre de braquage : 13,3 m
Suspension av : essieu rigide, bras longitudinaux et transversaux, barre stabilisatrice, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras longitudinaux et transversaux, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 466,2 cm
Largeur : 476 cm
Hauteur : 193,1 cm
Empattement : 285 cm
Voie av : 147,5 cm
Voie ar : 147,5 cm
Pneus av : 285/55 R 18
Pneus ar : 285/55 R 18
Freins av : disques ventilés (350 mm)
Freins ar : disques ventilés (330 mm)
Vitesse maximale : 210 km/h
0 à 100 km/h : 5,5 s
Consommation urbaine : 21,4 l/100 km
Consommation extra-urbaine : 12,7 l/100 km
Consommation mixte : 15,9 l/100 km
Volume du coffre : de 480 à 2250 litres
Capacité du réservoir : 96 litres
Poids : 2550 kg

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17 janvier 2015

Dodge WC 51 (1942-1945)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2012)

Dodge a toujours fabriqué des véhicules utilitaires. Si les premiers étaient étroitement dérivés des châssis des voitures ordinaires, des châssis spécifiques ont été élaborés à partir des années 20. La gamme comportait alors des véhicules légers ou mi-lourds et ne comportait pas de poids-lourds. A la fin des années 30, une gamme complète de véhicules militaires est conçue et construite à partir de 1940. Les Dodge VC (de VC-1 à VC-6) sont très vite remplacés par la série WC en 1941, une gamme complète de 38 modèles de véhicules légers qui permettent de décliner le concept en fonction des besoins militaires (camionette, ambulance, porte canon, camion radio, etc). 80 % des pièces sont interchangeables d'un modèle à l'autre, ce qui rend les réparations de fortune d'un véhicule à l'autre assez faciles.

On lit souvent que les initiales WC signifient "Weapon Carrier", soit littéralement "transport d'armes". En réalité, le sigle W correspond à l'année 1941, date de conception du modèle, et C à la classe des 1/2 tonne de charge utile. On note d'ailleurs que l'acronyme pour "Weapon Carrier" ne correspondrait pas au WC-54 qui est... l'ambulance. En avril 1942, le WC-51 est mis en chantier dans la catégorie des 3/4 de tonne de charge utile, sans toutefois devenir "WF", selon la nomeclature interne. C'est un pick-up à cabine ouverte, équipé d'une mitraillette automatique Browning 6,7 ou 12,7 mm. Le modèle est doublé du WC-52 qui ne diffère que par son énorme treuil logé derrière la traverse du pare-choc avant, d'une traction de 2,27 tonnes, et même 3,4 tonnes après 1944.

Le WC-51 est un véhicule robuste d'une conception simple. Deux énormes longerons, deux essieux rigides et un moteur 6 cylindres en ligne essence de 3,8 litres à soupapes latérales qui développe 92 ch SAE à 3200 tr/min. C'est un moteur placide et gourmand, mais qui a le talent d'offrir une grande souplesse très utile sur les terrains inégaux, grâce à un couple de près de 25 mkg à 1200 tr/min seulement. Avec 2,5 tonnes sur la bascule, inutile de vouloir faire de la vitesse, il ne dépasse pas 85 km/h en quatrième qui est pourtant en prise directe. Autant dire que les rapports de pont sont courts. D'ailleurs le rapport de première est de 6,40:1, soit plus court que n'importe quelle marche arrière de n'importe quel véhicule actuel, de quoi remplacer une boite de transfert. Il y a pourtant une gamme de rapports courts.

Sa robustesse lui fait traverser les décennies comme les fourrés. Sans faiblir, il avance, quelque soit le terrain et à l'heure actuelle, bon nombre de véhicules sont encore en service, grâce aux passionnés qui les ont restaurés. Le WC 51 a été fabriqué à 123 541 exemplaires entre 1942 et 1945, auxquels il faut ajouter 59114 WC 52. On l'associe généralement à la Jeep et les deux forment une équipe fort symbolique.

Pour en savoir plus :
- Dday-overlord
- un site amateur à consulter

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée ; 3772 cm3
Alésage x course : 82,55 × 117,48 mm
Taux de compression : 6,7:1
Puissance maximale : 92 ch (SAE) à 3200 tr/min
Couple maximal : 24,9 mkg à 1200 tr/min
Nombre de soupapes : 12
Distribution : soupapes latérales
Alimentation : carburateur
Type de transmission : 4X4
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Suspension av : essieu rigide
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 4,24 m
Largeur : 2,10 m
Hauteur : 1,71 m (2,17 m avec bâche)
Empattement : 2,95 m
Voie av : 164,5 cm
Voie ar : 164,5 cm
Pneus av : 9.00 x 16
Pneus ar : 9.00 x 16
Freins av : tambours (358,8 mm)
Freins ar : tambours (358,8 mm)
Vitesse maximale : 85 km/h
Capacité du réservoir : 115 litres
Consommation moyenne : de 20 à 25 litres au cent
Poids : 2560 kg

16 janvier 2015

Jeep Willys MB (1941-1954)

 

 

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2008)

L'histoire de cette voiture appartient au patrimoine de l'humanité, ou elle le devrait. Le Jeep est un modèle de rapidité dans sa conception, un exemple de solidité et de polyvalence, et un symbole de liberté pour tout tous ceux qui ont connu l'occupation. La Jeep tient son nom des initiales de son cahier des charges : G.P. : General Purpose soit Rôle Multiple. Très vite G.P. [dji.pi en anglais] deviendront Jeep.

Le 27 mai 1940, l'armée américaine soumet un appel d'offre  à 135 sociétés devant présenter un prototype d'un véhicule léger de reconnaissance. Le 17 juillet, Karl Probst de la société American Bantam Car accepte d'étudier le cahier des charges et le 22 juillet un projet est présenté à l'US Army. Il n'aura fallu que 5 jours à la Jeep pour sortir de l'esprit de Probst. C'est pourquoi on peut lire parfois que la Jeep est née en 5 jours.
Le 23 septembre 1940, c'est un prototype qui est présenté à l'US Army. Il ressemble à peu près à la Jeep telle qu'on la connait, avec des feux un peu plus excentrés à l'avant et une calandre légèrement plus large. Le 11 novembre 1500 exemplaires de Jeep sont présentés par les trois constructeurs retenus : Bantam, Willys et Ford. En décembre 1940, Bantam livre 70 unités de sa Jeep (modèle 40 BRC) dont huit à quatre roues motrices et directrices.

Pourtant c'est Willys qui obtient le droit de produire la Jeep à partir de 1941. Bantam se contentera de fabriquer les remorques. Le Jeep est appelée MA, puis MB. C'est celle que les européens verront sur leur territoire pendant la guerre mondiale. Willys ne pouvant suivre la cadence de production, Ford obtient sa licence en novembre 1941 et appelle alors sa Jeep GPW. A la suite de l'attaque de Pearl Harbor les autorités américaines se rendent alors compte de la nécessité d'avoir deux constructeurs pour sa Jeep. Les deux voitures sont identiques, sauf la traverse sous le radiateur et toutes les pièces des Ford sont marquées d'un F.

Hotchkiss n'obtient la licence qu'en 1952. La Jeep française diffère par le nombre de barres dans sa calandre, et bien souvent dans les rassemblements, il s'agit d'Hotchkiss dont les propriétaires vous assurent qu'elles ont fait le débarquement. Pour la liste des différences cliquez ici.
Willys cessera de fabriquer la Jeep en 1954 tandis que les Hotchkiss seront entretenues par l'armée française jusqu'en 1978.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne (Willis), essence
Emplacement : longitudinal, avant
Cylindrée : 2199 cm3
Alésage x course : 79,38 x 111,13 mm
Taux de compression : 6,5:1
Puissance maximale : 55 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 13,2 mkg à 2000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes latérales
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : propulsion, 4x4 enclenchable
Boite de vitesses à 3 rapports + réducteur
Direction à vis et galet
Suspension av : essieu rigide, lames semi-elliptiques
Suspension ar : essieu rigide, lames semi-elliptiques
Longueur : 332,7 cm
Largeur : 157,5 cm
Hauteur : 182,9 cm (capote rabattue)
Empattement : 203,2 cm
Voie av : 122,6 cm
Voie ar : 122,6 cm
Garde au sol : 22,2 cm
Pneus av : 6.00 x 16
Pneus ar : 6.00 x 16
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 105 km/h
1000  m D.A. : 41 s
Réservoir : 30 litres
Poids : 1113 kg

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