20 janvier 2018

Dodge WC 56 (1942-1944)

DodgeWC56av

DodgeWC56av1

DodgeWC56ar1

DodgeWC56ar

DodgeWC56int
(Musée du Débarquement, Duclair, Seine-Maritime, mai 2014)

Le Dodge WC 46 est souvent appelé Command Car. Il est le véhicule des officiers supérieurs et d'éat-mjor chargés de superviser les opérations depuis l'arrière. Dérivé du WC 51 avec lequel il partage la plupart des pièce mécaniques, il dispose de 5 places assises plus des planchettes pour y installer les cartes. Il est revêtu d'une capote en toile et de portières amovibles, si bien qu'il peut être entièrement découvert.

En principe, le WC 56 était dépourvu d'arme. Mais certains ont été équipé d'un mitrailleuse 12,7 mm sur l'aile avant droit. Il peut être en outre équipé d'un treuil, c'est alors un WC 57, ou d'une radio, c'est le WC 58.

Le moteur est le même que celui du WC 51, un 6-cylindres en ligne de 3.8 litres développant 92 ch (SAE) à 3200 tr/min. Il est surtout d'une souplesse extrême, et l'on peut profiter de sa couple maximum à 1200 tr/min seulement (117,88 mm de course !). En revanche, il ne dispose que d'une boite de vitesse assez courte (et d'une gamme de rapports courts supplémentaire) et sa vitesse maximale est de 85 km/h. Avec une capacité de 115 litres d'essence dans le réservoir, son autonomie moyenne est de 385 km...soit presque 30 litres au cent kilomètres...

Classé dans les ¾ de tonne de charge utile, c'est un véhicule lourd, robuste, puissant. Mais avec 2,5 tonnes à vide, il n'est pas très commode à utiliser dans des conditions difficiles. C'est pourquoi il a souvent été délaissé par les officiers au profit de la Jeep, plus légère, maniable, rapide, discrète. Il est finalement délaissé et son usage est plus cérémonial que stratégique. Il est utilisé longtemps après la fin des combats, mais comme véhicule de parade.

Construit à 21 156 exemplaires, sa diffusion est plutôt limitée. Il faut en outre rajouter 6010 unités du WC 57 (avec treuil) et 2344 véhicules supplémentaires pour le WC 58 (avec radio). 

Pour en savoir plus : afcvm.com (au bas de la page, vous trouverez la notice technique complète).

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée ; 3772 cm3
Alésage x Course : 82,55 × 117,48 mm
Taux de compression : 6,7:1
Puissance maximale : 92 ch (SAE) à 3200 tr/min (76 ch DIN)
Couple maximal : 24,9 mkg à 1200 tr/min
Nombre de soupapes : 12
Distribution : soupapes en L
Alimentation : carburateur
Type de transmission : 4X4
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Suspension av : essieu rigide
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 422 cm
Largeur : 200 m
Hauteur : 171 cm sans capote, 207 cm avec capote
Empattement : 249 cm
Voie av : 164,5 cm
Voie ar : 164,5 cm
Garde au sol : 27 cm
Pneus av : 9.00 x 16
Pneus ar : 9.00 x 16
Freins av : tambours (358,8 mm)
Freins ar : tambours (358,8 mm)
Vitesse maximale : 85 km/h
Capacité du réservoir : 112 litres
Consommation moyenne : 30 l/100km
Poids : 2440 kg

Posté par Zorglub34 à 16:34 - - Commentaires [0]
Tags : , , ,

19 janvier 2018

Jeep Willys MB (1941-1954)

WillysJeepMBav

WillysJeepMBav1

WillysJeepMBpf

WillysJeepMBar1

WillysJeepMBar
(Musée du Débarquement, Duclair, Seine-Maritime, mai 2014)

Rarement dans l'histoire de l'automobile une voiture aura généré autant de passion, n'aura été le symbole à la fois de la liberté et du libérateur. La Jeep, presque 80 ans après sa conception, est encore l'objet de passions intenses, de débats houleux sur des détails de son hsitoire. Les anecdotes sont nombreuses, pas toujours authentiques, et tout une fantasmagorie est véhiculée par ce véhicule hors norme.

Depuis la fin des années 30, l'armée américaine est à la recherche d'un véhicule polyvalent et tout-terrain qui pourrait servir de véhicule de liaison et de reconnaissance. Pour le moment, un véhicule 4x4 est encore un poids-lourd. L'armée sollicite différents constructeurs à la fin des années 30 et ces derniers répondent avec des solutions assez peu originales : side-car, Ford tranformée en tout-terrain. Ford répond néanmoins avec la Ford Marmon-Herrington, un 4X4 à l'empattement long. En 1938, American Banta, qui produit des Austin sous licence, propose également un dérivé d'une Austin roadster. Sans succès.

Le 11 juillet 1940, l'armée américaine soumet un appel d'offre à 135 sociétés devant présenter un prototype d'un véhicule léger de reconnaissance. Le cahier des charges est enfin précis et doit répondre à des objectifs clairement définis : 

Poids de 545 kg maximum (augmenté à 579 kg le 1er Juillet et par la suite à 595 kg).
Capable de transporter 273 kg de matériel militaire lors d’opération tout-terrain
Empattement maximum de 1,90 m (augmenté à 2 m le 1er Juillet)
Hauteur maximale de 90 cm (augmentée à 1m le 1er Juillet)
Hauteur au sol de 15 cm minimum
Double boîte de vitesse, dont une 4x4, avec vitesse de 80km/h sur route et 5km/h en tout-terrain
Montage d’une mitrailleuse Cal. 30.
Angle d’approche de 45° et de départ de 40°
Corps rectangulaire
Sièges pour 3 soldats
Lumières Blackout
(Source : https://www.us-militaria.com/vehicules/vehicules-legers/origines-de-la-jeep.html)

Le 17 juillet, Karl Probst de la société American Bantam accepte d'étudier le cahier des charges et le 23 juillet un projet est présenté à l'US Army. Il n'aura fallu que 5 jours à la Jeep pour sortir de l'esprit de Probst. C'est pourquoi on peut lire parfois que la Jeep est née en 5 jours. Toutefois entre le dépot du projet et l'industrialisation, il y aura des évolutions. Seuls Willys et Bantam ont été capables de répondre à l'appel d'offre. Si la Willys est moins chère, c'est Bantam qui remporte le marché avec une commande 70 voitures (pour un total de 171 000 dollars) à livrer pour le 23 septembre. Bantam est en effet le seul à avoir la capacité de production pour pouvoir tenir les délais. Pendant ce temps là, la limite de poids visiblement excessivement faible, est relevée à 980 kg.

Le 23 septembre 1940, le premier protoype est présenté à l'US Army. Il ressemble à peu près à la Jeep telle qu'on la connait, avec des feux un peu plus excentrés à l'avant et une caland reronde façon Dodge. Les essais (du 27 septembre au 16 ocotbre) sont concluants et Willys et Ford n'en perdent pas une miette. Ils sont assez puissants pour encore influencer la décision du gouvernement et ne tiennent pas à perdre la manne financière que représente un tel véhicule produit à peu de frais, d'autant plus que la recherche a été faite par un autre. De son côté, le gouvernement est conscient que les quantités qui seront demandées dépasseront de loin les capacités de Bantam. Il incite alors Willys et Ford à continuer leurs travaux sur la base du prototype de Bantam en tenant toutefois compte des observations faites pendant le premier essai. Pour parer toute contestation juridique, le gouvernement américain décide que les plans lui appartiennent ce que Bantam, déjà en diffcultés financières, ne contestera pas.

Le 11 novembre, les 3 constructeurs présentent chacun leur prototype : Bantam BRC-60, Willys Quad et Ford Pigmy. Les trois voitures sont déclarées comme acceptables et une commande de 1500 voitures est lancée. La production prend du retard, Bantam ayant du mal à lancer son appareil industriel, Ford est englué dans des grèves et Willys cale sur un problème de poids. Wllys ne parvient pas à la maitriser les 980 kg autorisés. Les voitures livrées sont alors des Willys MA, des Bantam BRC-40 et des Ford G.P.

Mais la guerre fait rage en Europe et pour aider l'Angleterre et l'URSS, de nouvelles commandes sont lancées au printemps 1941. A l'automne, il est temps de choisir le bon véhicule qui n'a cessé d'être testé, utilisé sur le terrain pour en identifier les points d'amélioration. C'est la version de Ford qui gagne, mais la pastille est trop grosse à faire avaler. C'est Bantam qui fait tout le travail et c'est Ford qui en récolte les lauriers. Objectivement, Ford était le moins cher, ce qui est compréhensible dans la mesure où il a le meilleur appareil industriel. Toutefois, afin de préserver les susceptibilités et l'union nationale, c'est à Willys qu'est attribue le marché en principal. Elle avait l'avantage du moteur le plus puissant et il est finalement assez facile de lui apporter les points forts créés par les deux autres. La Willys MB est en définitive une synthèse des trois modèles.

Le contrat est signé le 23 juillet 1941, pour 16 000 voitures livrables en octobre. Mais cette cadence dépasse celle de Willys. Willys accepte de livrer ses plans et de les confier à Ford qui viendra en aide à Willys dans la production avec un contrat signé le 10 novembre 1941. La version Ford s'apelle alors Jeep GPW. Quant à Bantam, elle est totalement écartée de la production et ne se voit confiée que la production des remorques ! Finalement Willys produira un peu plus de 360 000 voitures jusqu'en 1945 et Ford en ajoutera environ 278 000.

La Jeep tient son nom des initiales de son cahier des charges : G.P. : General Purpose soit Rôle Multiple. Très vite l'acronyme G.P. [dji.pi en anglais] deviendra "Jeep". Cependant, cette origine est contestée par certains.

Il existe quelques infimes différences entre les Ford et les Willys qui sont décrites ici.

Hotchkiss n'obtient la licence d'explitation au profit de l'armée française qu'en 1952. La Jeep française prend le nom de M201. Elle diffère par une grande quantités de détails, et bien souvent dans les rassemblements, il s'agit d'Hotchkiss dont les propriétaires vous assurent qu'elles ont fait le débarquement. Pour autant, il est facile de distinguer une MB d'un M201 et la liste des différences peut se trouver en cliquant ici.

Willys cessera de fabriquer la Jeep en 1954 tandis que les Hotchkiss (M201) seront entretenues par l'armée française jusqu'en 1978. Mais entre temps, Wllys a déposé la marque Jeep, qui va transiter de mains en mains jusqu'à appartenir à A.M.C. Depuis la fin de la guerre, la Jeep est aussi fabriquée dans des versions civiles dénommées C.J. pour "Civilian Jeep". En 1955, lorsque Willys abandonne Jeep à Kaiser, la CJ-5 est en gestation. Et lorsque Renault prend une part prépondérante dans l'activité d'A.M.C pour s'implanter aux Etats-Unis, elle trouve la Jeep CJ-7 dans la corbeille. Aussitôt la décision est prise de commercialiser la Jeep CJ-7 avec le moteur Diesel de la Renault 20 GTD. En 1987, quand finalement, Renault revend A.M.C à Chrysler, Jeep est également dans le lot et Renault ne conserve que le Cherokee. La CJ-7 devient alors Jeep Wrangler. On note aussi l'utilisation philippine de la Jeep, la Jeepney de Sarao.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne (Willys), essence
Emplacement : longitudinal, avant
Cylindrée : 2199 cm3
Alésage x course : 79,38 x 111,13 mm
Taux de compression : 6,5:1
Puissance maximale : 55 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 13,2 mkg à 2000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes latérales
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : propulsion, 4x4 enclenchable
Boite de vitesses à 3 rapports + réducteur
Direction à vis et galet
Suspension av : essieu rigide, lames semi-elliptiques
Suspension ar : essieu rigide, lames semi-elliptiques
Longueur : 332,7 cm
Largeur : 157,5 cm
Hauteur : 182,9 cm (capote rabattue)
Empattement : 203,2 cm
Voie av : 122,6 cm
Voie ar : 122,6 cm
Garde au sol : 22,2 cm
Pneus av : 6.00 x 16
Pneus ar : 6.00 x 16
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 105 km/h
1000  m D.A. : 41 s
Réservoir : 30 litres
Poids : 1113 kg

JeepWillysav

JeepWillysar1
(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2012)

Jeepav1

Jeepprof1

Jeepprof2
(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2008)

Posté par Zorglub34 à 17:44 - - Commentaires [0]
Tags : , , , ,
07 janvier 2018

Auverland A3 SL (1999-2002)

AuverlandA3SLav

AuverlandA3SLav1

AuverlandA3SLpf

AuverlandA3SLar
(Yébleron, Garage Motoroom, Seine-Maritime, avril 2014)

A partir de l'Auverland A3, de nombreuses déclinaisons sont possibles. La principale est l'A4, sur châssis rallongé qui permet de transformer le petit chamois en véhicule à quatre portes. Selon le site mirandon-auverland.fr, l'arrivée du A3 SL a lieu en 1999. Selon d'autres sources, ce serait en septembre 2000.

L'A3 SL dispose d'un châssis encore rallongé par rapport à l'A4. Il est ainsi transformé en pick-up, ou pick-up double cadine avec l'empattement le plus long de la gamme. Il servira également à d'autres type d'adaptations pour des professionnels.

Sous le capot, on retrouve le moteur 1.9 turbo Diesel PSA, fort de 92 ch et de 19,6 mkg. On peut l'identifier à la prise d'air installée sur le capot. On note également que les ouvertures de la calandre sont remplies d'une grille fine.

Il est difficile de savoir quand la production termine. La faillite d'Auverland intervient en juillet 2001, mais la production de l'A3 continue jusqu'en 2004, suite à la reprise de l'entreprise par la Société Nouvelle des Automobiles Auverland. Quelques indices laissent penser que la production de l'A3 SL cesse en janvier 2002, mais rien n'est sûr. Quant à savoir combien de voitures ont été produite, là encore, c'est le mystère.

Pour en savoir plus : Mirandon-Auverland

Remercions Jean-Christophe pour ces photos. Si vous cherchez un garagiste sérieux, pas cher, débrouillard et consciencieux, passez à Yébleron. Jean-Christophe se fait une règle de ne pas dépouiller ses clients et tente toujours de trouver des solutions fiables et économiques :

MOTOROOM
447, Route de Fauville
76640 Yébleron

02 35 95 34 62

27 décembre 2017

Toyota Land Cruiser HJ61 (1987-1990)

ToyotaHJ61av

ToyotaHJ61av1

ToyotaHJ61ar1

ToyotaHJ61ar
(Betteville, Seine-Maritime, janvier 2014)

ToyotaLandCruiserHJ61av

ToyotaLandCruiserHJ61av1

ToyotaLandCruiserHJ61ar2

ToyotaLandCruiserHJ61ar
(La Folletière, Seine-Maritime, février 2012)

En 1987, la face avant du Land Cruiser HJ61 est redessinée. Quatre phares rectangulaires remplacent les deux sages phares ronds. L'impression d'agressivité et de massivité est immédiate. A bord, la décoration s'adoucit avec l'introduction de formes arrondies, mais ça n'a toujours rien de jovial. C'est fonctionnel. Une barre de maintien est ajoutée face au passager avant, afin qu'il puisse se cramponner sur les terrains escarpés.

Sous le capot on retrouve le moteur Diesel turbo 6 cylindres 4 litres de 136 ch qui dispose d'un couple à la valeur considérable de 32,1 mkg à 1800 tr/min. L'avantage hors asphalte est nettement perçu. Le moteur permet de grimper n'importe quel talus dans devoir appuyer sur l'accélérateur, juste au couple. Sur route ouverte, il est moins à son aise. Entre son châssis à échelle, les ressorts à lames, l'absence de barre anti-roulis (contre-indiqué en tout terrain), un centre de gravité haut et une monte de pneus agricole, la conduite sur route demande des précautions. Il faut anticiper la prise de roulis, constamment corriger le cap et ne pas hésiter à freiner tôt. Aussi les 155 km/h annoncés demandent un certain courage, car la prise au vent est, elle aussi, particulièrement importante.

En octobre 1989 est présentée la série 80 qui doit remplacer la série 60. Dans la tendance de l'époque (qui sévit toujours), la nouvelle série s'oriente vers des prestations toujours plus tournée vers le confort et de moins en moins vers le tout-terrain. C'est plus l'aspect statutaire, le volume et la hauteur de la position de conduite au dessus de la mêlée qui attirent les acheteurs plus que les capacités de franchissement. Bon nombre de ces véhicules n'ont jamais mis un pneu dans la moindre parcelle de boue. Les derniers "60" sont alors écoulés jusqu'en 1990, mettant fin alors à l'ère des 4X4 barroudeurs au profit des 4x4 citadins.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 16 CV
Cylindrée : 3980 cm3
Alésage x course : 91 x 102 mm
Taux de compression : 18,6:1
Puissance maximale : 136 ch à 3500 tr/min
Couple maximal : 32,1 mkg à 1800 tr/min
Distribution : arbreà cames latéral
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection directe
Suralimentation : turbocompresseur
Transmission : propulsion, roues avant enclenchables, moyeux débrayables
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports + réducteur
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques longitudinaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques longitudinaux
Longueur : 475 cm
Largeur : 180 cm
Hauteur : 180 cm
Empattement : 273 cm
Voie av : 147,5 cm
Voie ar : 146 cm
Pneus av : 205 R 16
Pneus ar : 205 R 16
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 155 km/h
1000 m D.A. : 36 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 8 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 11,8 l/100km
Consommation moyenne en ville : 12 l/100km
Volume du coffre : de 1088 à 2050 litres
Poids : 1985 kg

Posté par Zorglub34 à 11:23 - - Commentaires [2]
Tags : , , , ,
16 décembre 2017

Auverland A3 (1988-2004)

AuverlandA3av

AuverlandA3av1

AuverlandA3ar

AuverlandA3int
(Yébleron, Garage Motoroom, Seine-Maritime, avril 2014)

Pour comprendre les origines d'Auverland, il faut retourner à Aurillac et à la concession Hotchkiss de Bernard Cournil. Cet homme ingénieux et infatigable a commencé par adapter des Jeep pour les transformer en tracteur en les munissant d'une prise de force. Petit à petit est né le Cournil, cet engin aussi disgracieux qu'efficace, bête de somme de l'agriculture.

Mais il faut bien reconnaître que les ventes du Cournil n'ont jamais atteint des sommets et l'entreprise. En 1977, après seulement 80 véhicules vendus depuis 1971, le père et le fils cèdent leurs parts à Gevarm et U.M.M. Le premier est fabricant d'armes et l'autre est l'União Metalo-Mecânica, une société portugaise spécialisée dans la construction métallique. Les Cournil père et fils ont confié à la Gevarm une licence pour la France et le marché militaire mondial, et à l'UMM le marché mondial, sauf français et militaire. Bernard Cournil ne s'en remettra jamais en voyant échapper sa propre création.

Très vite, Gevarm revend la société à SIMI tandis que UMM rompt les accords et vient vendre des Cournil rebaptisés "Alter" en France. De son côté, SIMI revend encore la société en 1984 à François Servanin qui est concessionnaire BMW. Il la rebaptise "Autoland" mais doit changer le nom car il est déjà déposé. C'est ainsi qu'Auverland est crée, associant l'Auvergne et "Land" comme un Land Rover ou un Land Cruiser.

La fabrication se limite alors au traditionnel tracteur que Servanin rebaptise alors A2. Mais c'est un engin rudimentaire, peu esthétique, plutôt volumineux. Si l'entreprise doit se développer, il est hors de question que ce soit avec un tel modèle. Autant imaginer un véhicule plus adapté aux besoins du marché.

Il crée alors un véhicule compact et léger, voué à une utilisation tout-terrain. Sur un châssis échelle, il installe un moteur en position centrale avant, crée une boite de transfert maison en collaboration avec "Pont-à-Mousson". Les suspensions sont dotées de ressorts hélicoïdaux pour améliorer le débattement et les croisements de ponts. La motricité est améliorée avec un différentiel à glissement limité à l'arrière. Avec un empattement court (2,25 m), des angles d'attaque et de sortie très ouverts, un gabarit court (3,85 m de long) les capacités de franchissement sont alors des plus prometteuses.

Le moteur est le XUD9 Peugeot, celui qui équipe tant d'autres véhicule de la marque. Sa grande robustesse et sa fiabilité seront un atout de plus. Et si les 64 ch de la configuration atmosphérique semblent bien faibles, le poids léger de l'ensemble (1330 kg) permet de pas trop pénaliser le moteur. Il faut garder à l'esprit que c'est un tout-terrain et que sa vocation première, c'est le franchissement. Et ça, il le fait très bien. En trial 4x4, il remporte dix titres consécutifs en championnat de France, « série améliorée », entre 1989 et 1998, trois titres de champion de France « toutes catégories », entre 1995 et 1998, deux titres de champion d’Europe en 1994 et 1998, le plus souvent avec Jean-Pierre Marin au volant.

Le A3 est mis en commercialisation début 1988. Au passage, le A2 n'est plus produit, signant la mort de fait de Cournil. Les débuts commerciaux du A3 produit à Saint-Germain-Laval, à quelques kilomètres de Roanne (Loire), sont prometteurs mais spéciaux. Ne disposant pas de réseau de vente, Auverland a réussi à obtenir des commandes importantes auprès de l'Administration et notamment pour le Ministère de la Défense. Ses capacités de franchissement, son poids léger en font un excellent candidat pour remplacer le Peugeot P4. Il est ainsi entré en dotation de nombreux régiments français.

En 1989, Auverland est en bonne situation financière et choisit de racheter Sovamag qui est spécialisée dans les véhicules militaires d'un poids inférieur à 6 tonnes. Mais ce choix va accentuer la dépendance de l'entreprise à l'égard de l'administration. Aussi à la fin de l'année, Auverland prend l'initiative de créer un réseau de concessionnaire. Mais inutile d'aller s'implanter dans les villes. C'est dans les campagnes de France que le réseau aura les meilleures chances. C'est ainsi que la concession de Yébleron (où Jean-Christophe a gentiment accepté de laisser prendre ces photos) a ouvert. De même, la concession Cournil d'Aurillac, peu rancunière, devenant concessionnaire Auverland.

Pour améliorer la rentabilité de l'entreprise Auverland accepte aussi de céder une licence à un constructeur brésilien. D'autres version 4x2 ont été proposées, sans trop de succès. D'autres moteurs sont proposés, dont le 2,1 litres atmosphérique qui équipe la 605.

Plus tard c'est l'A4 qui sera au menu en 1995. C'est un A3 rallongé avec 4 portes. On peut aussi lui installer une benne, l'obtenir en pick-up. 

En 1996, l'offre de l'A3 sera aussi élargie avec de nouveaux moteurs Peugeot, dont le 1.9 litres Turbo D version 92 ch, celui qui équipait notamment la ZX Turbo-D ou la 405 SRD Turbo. Et en termes de performances, il rivalise dépasse le 2.1 Diesel avec 92 ch et surtout un couple disponible nettement supérieur. La voiture est transfigurée, mais n'est toujours pas très rapide. On peut la reconnaître à son entrée d'air sur le capot.

Mais la dépendance vis à vis de l'administration va couler Auverland. Une large commande est lancée par un pays étranger pour équiper ses forces militaires. Mais un changement de majorité politique intervient, et la commande est partiellement annulée. Auverland qui a investi dans des machines pour satisfaire à la commande dans les délais impartis ne s'en remet pas. La faillite intervient début 2001 et le salut n'est dû qu'à la création de la Société Nouvelle des Automobiles Auverland qui absorbe l'activité d'Auverland.

La production des A3 se poursuit jusqu'en 2004 avec des versions diverses mais c'est en se recentrant sur la production de véhicules militaires que l'activité est sauvée. La société est ensuite vendue au groupe Panhard qui, lui aussi, ne fabrique plus que des véhicules militaires. L'ensemble est ensuite absorbé par Renault Trucks en 2012 qui appartient à ... Volvo !

Aujourd'hui, l'Auverland est plutôt rare et c'est dommage. C'est une voiture robuste et fiable et une tout-terrain si agile qu'il est surnommé le Chamois. Certes, il est rudimentaire, mais à la campagne, il est dans son élément.

Pour en savoir plus : Mirandon-Auverland

Merci à Jean-Christophe pour ces photos. Si vous cherchez un garagiste sérieux, pas cher, débrouillard et consciencieux, passez à Yébleron. Jean-Christophe se fait une règle de ne pas dépouiller ses clients et tente toujours de trouver des solutions fiables et économiques :

MOTOROOM
447, Route de Fauville
76640 Yébleron

02 35 95 34 62

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne d'origine PSA, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1905 cm3
Alésage x course : 83 x 88 mm
Taux de compression : 24:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 64 ch à 4600 tr/min
Couple maximal : 11,5 mkg à 2500 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection indirecte
Type de transmission : 4X4 enclenchable
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports + réducteur
Direction à crémaillère
Suspension av : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 385 cm
Largeur : 154 cm
Hauteur : 170 cm
Empattement : 225 cm
Voie av : 134,2 cm
Voie ar : 134,2 cm
Garde au sol : 25 cm
Pneus av : 175 R 16
Pneus ar : 175 R 16
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 115 km/h
0 à 100 km/h : 17,9 s
1000 m.D.A. : 42,6 s
Capacité du réservoir : 80 litres
Consommation moyenne sur route : 8,9 l/100km
Consommation moyenne sur auto route : 11,9 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 9,8 l/100km
Poids : 1330 kg


02 décembre 2017

Toyota Land Cruiser BJ40 (1973-1982)

ToyotaBj40av

ToyotaBj40av1

ToyotaBj40ar1

ToyotaBj40ar
(Yvetot, Seine-Maritime, janvier 2014)

Le Toyota Land Cruiser BJ40 ne diffère du BJ42 que par son moteur. En remplacement du 6 cylindres de 3.9 litres essence disponible depuis 1960, il est désormais possible d'opter pour un moteur 4 cylindres de 3.0 litres Diesel. Ce nouveau moteur va relancer les ventes du Land Cruiser au Japon grâce à des taxes moins importantes.

S'il n'offre que 80 ch à 3600 tr/min, il dispose d'un couple de 19,5 mkg bien utiles en tout-terrain. A ce stade, c'est de l'utilitaire à l'état brut. Il ne faut pas lui demander des performances, mais de la force. La vitesse maximale est de 120 km/h, et le kilomètres départ arrêté s'effectue, au mieux, en 51 secondes !! Son terrain de prédilection, c'est la campagne, ses chemins boueux, ses ornières et talus à franchir. Alors, là, il est souverain. Demandez-lui de tracter (bateau, voiture, bois, etc) il est encore un partenaire de choix.

Le BJ42 et son moteur 3.4 n'arrivent qu'en 1982 et en viennent à remplacer le BJ40. Il offre alors 90 ch et un couple encore supérieur.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 12 CV
Cylindrée : 2977 cm3
Alésage x course : 95 x 105 mm
Puissance maximale : 80 ch à 3600 tr/min
Couple maximal : 19,5 mkg à 2200 tr/min
Taux de compression : 21:1
Distribution  : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection indirecte
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports + réducteur
Type de transmission : propulsion, 4x4 enclenchable, moyeux avant débrayables en option
Direction à recirculation de billes
Suspension av : essieu rigide, ressorts à lames longitudinaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames longitudinaux
Longueur : 391 cm
Largeur : 166 cm
Hauteur : 195 cm
Pneus av : 7.60 x 15
Pneus ar : 7.60 x 15
Freins av : tambours (disques après 1981)

Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 120 km/h
1000 m.D.A. : 51 s
Capacité du réservoir  : 62 litres
Poids : 1830 kg

Posté par Zorglub34 à 14:18 - - Commentaires [0]
Tags : , , ,
09 novembre 2017

Toyota Land Cruiser HJ61 (1985-1987)

ToyotaLandCruiserHJ61av

ToyotaLandCruiserHJ61av1

ToyotaLandCruiserHJ61ar1

ToyotaLandCruiserHJ61ar

ToyotaLandCruiserHJ61int
(Luneray, Seine-Maritime, novembre 2016)

A la fin des années 1970, la concurrence n'a toujours pas réagi face au Range Rover. Hormis les 4X4 américains (Ford Bronco, Jeep Wagoneer ou Cherokee Chief), aucune autre marque ne propose le compromis entre une voiture qui soit à la fois tout-terrain et confortable. L'offre se limite à des véhicule similaires aux Land Rover ou Land Cruiser de Toyota qui sont réputés pour leur solidité mais pas pour leur confort. Même le Mercedes Classe G souffre en termes de confort face au Range. Toyota dispose d'un 4X4 dérivé de la série 40 du Land Cruiser, le FJ55, qui est est une version fermée et allongée d'un BJ45. Surnommé "cochon d'acier" (Iron Pig) pour son allure étrange, celui-ci n'est pas importé en Europe, et se contente des marchés américains ou australiens. Sentant que le Range Rover a ouvert la voie à une nouvelle génération de véhicules 4X4, Toyota réagit et se lance dans la conception d'un concurrent.

C'est à partir du châssis du FJ55 que la série 60 est élaborée sous la direction de Hiroshi Ohsawa. Les traverses sont rallongées afin d'augmenter la largeur du véhicule à 1m 80. Il s'ensuit qu'il faut également élargir les voies avant et arrière et réajuster l'empattement pour mieux équilibrer les masses afin de répondre au besoin de confort et d'espace. Ohsawa renonce aux ressorts hélicoïdaux et conserve les suspensions à ressort à lames, ce qui limite le débattement mais préserve la solidité. L'idée est que le HJ60 doit être aussi solide que le BJ40.

L'habitacle est conçu dans l'esprit d'un grand break à quatre portes et avec un immense hayon arrière. Le HJ60 est équipé de tout le confort nécessaire, mais dans des matériaux (moquettes, tissus, plastiques) qui ne souffrent pas de l'usure ni les conditions difficiles que peut générer le tout-terrain. La position de conduite peut surprendre dans la mesure où il faut véritablement grimper à bord, mais où on se retrouve assis comme dans une berline ordinaire quand on s'attend à se trouver assis comme dans un utilitaire. Le tableau de bord est rectiligne, sans fantaisie. La direction à billes tend à ne jamais vouloir finir de tourner tant elle est démultipliée, alors même qu'elle est assistée.

La série 60 fait ses débuts en 1980. Elle est livrée aux USA uniquement en moteur essence 6 cylindres de 4,2 litres (FJ60). Le Japon dispose en plus du moteur Diesel 4 cylindres de 3.4 litres (BJ60). Le HJ60 n'arrive en France (et en Europe) qu'en 1982, directement avec des moteurs 6 cylindres Diesel de 4 litres qui sont ajoutés à la gamme, d'où le label HJ60 (H = Diesel 6 cylindres). Ce dernier procure une puissance de 105 ch seulement, mais un couple camionesque qui permet de se sortir des ornières sans devoir forcer, avec une boite 5 rapports et un réducteur. La transmission se fait aux roues arrière, et en positionnant le levier du réducteur sur le position H4, les roues avant sont enclenchées (à condition de penser à vérouiller les moyeux débrayables). La position L4 actionne la gamme de rapports courts tout en bloquant le différentiel central. Le Land Cruiser se révèle alors un solide tout-terrain, mais qui reste un ton au-dessous du Range Rover faute de débattement en raison des ressorts à lames, d'un empattement et d'un angle de sortie moins favorable, et d'un poids supérieur. Mais il semble toutefois plus robuste, moins délicat à manipuler.

En 1985, alors que le Range Rover a riposté en offrant une version Diesel qui, outre le fait qu'elle est moins vorace, délivre également un couple appréciable en tout-terrain, que Nissan a suivi le mouvement avec le Patrol 3300 Turbo, Toyota introduit le HJ61 équipé d'un moteur Turbo Diesel de 136 ch. Ce 6-cylindres de 4 litres est alors tout simplement le moteur Diesel le plus puissant du monde sur une voiture de série. Autre particularité, c'est le premier moteur Diesel avec injection directe sur une voiture de série, bien avant la Fiat Croma. Avec 32,1 mkg il est très efficace en tout-terrain mais l'effet on/off du turbo le rend parfois difficile à maîtriser. Autre inconvénient, la boite de transfert semble peiner à la délivrance de toute cette puissance. S'il se régale sur piste, sur route ouverte il est moins à son aise. Entre son châssis à échelle, les ressorts à lames, l'absence de barre anti-roulis (contre-indiqué en tout terrain), un centre de gravité haut et une monte de pneus agricole, la conduite sur route demande des précautions. Il faut anticiper la prise de roulis, constamment corriger le cap et ne pas hésiter à freiner tôt. Aussi les 155 km/h annoncés demandent un certain courage, car la prise au vent est, elle aussi, particulièrement importante.

En 1987, le Land Cruiser est modernisé avec une nouvelle calandre et un nouvel intérieur. On retrouve la mécanique à l'identique.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 16 CV
Cylindrée : 3980 cm3
Alésage x course : 91 x 102 mm
Taux de compression : 18,6:1
Puissance maximale : 136 ch à 3500 tr/min
Couple maximal : 32,1 mkg à 1800 tr/min
Distribution : arbreà cames latéral
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection directe
Suralimentation : turbocompresseur
Transmission : propulsion, roues avant enclenchables, moyeux débrayables
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports + réducteur
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques longitudinaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques longitudinaux
Longueur : 475 cm
Largeur : 180 cm
Hauteur : 180 cm
Empattement : 273 cm
Voie av : 147,5 cm
Voie ar : 146 cm
Pneus av : 205 R 16
Pneus ar : 205 R 16
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 155 km/h
1000 m D.A. : 36 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 8 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 11,8 l/100km
Consommation moyenne en ville : 12 l/100km
Volume du coffre : de 1088 à 2050 litres
Poids : 1985 kg

Posté par Zorglub34 à 13:11 - - Commentaires [0]
Tags : , , , ,
05 novembre 2017

Renault Rodeo 6 4X4 Sinpar (1975-1981)

RenaultRodeo6-4x4av

RenaultRodeo6-4x4av1

RenaultRodeo6-4x4pf

RenaultRodeo6-4x4ar

RenaultRodeo6-4x4int
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

RenaultRodeo6av2

RenaultRodeo6av3

RenaultRodeo6ar1
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

RenaultRodeo6ar
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

Sinpar a été fondée en 1907 et fabrique à Courbevoie des voitures équipées de moteur De Dion. De leur côté, Léon Demeester et Dominique Lamberjack, ont également créé leur entreprise éponyme en 1905. Leur amour de la compétition des conduit à participer aux courses de voiturettes de Dieppe. Peu à peu, ils finissent par utiliser une licence Sinpar pour leur voitures. Cette association finit par l'absorption de Demeester et Lamberjack au sein de Sinpar. Mais la guerre met fin à l'activité de l'entreprise.

On retrouve Demeester juste après la Seconde Guerre Mondiale. Il exhume Sinpar qui se spécialise dans la fabrication de treuils, de boite de transfert et finit par se spécialiser dans la transformation de camions en 4x4 et en 6x6. Peu à peu, une relation s'installe avec Renault, avec notament la Sinpar Castor, une Estafette haut-perchée sur son châssis 4x4, à la façon d'un Unimog. Mais il y a eu pour le bénéfice du Ministère de la Défense la transformation de la Goëlette en 4x4, puis la fabrication de Renault 4 Torpedo 4x4 pour quelques régiments spécifiques. Sinpar fabriquera aussi la Renault 4 Plein Air. Aussi, c'est logiquement que Sinpar adapte la Renault 4 en 4X4. L'heure de gloire viendra avec la 5è place puis la 3è place des frères Marrault sur les premières édition du Rallye Paris-Dakar.

Et pour un véhicule aussi ludique que la Rodeo 6, la conversion de ce tout-chemin en 4x4 apparaît comme une évidence. Aussi, Sinpar qui vient d'être absorbé par Saviem (une filiale de Renault spécialisée dans les véhicules industriels), se rapproche d'ACL qui produit la Rodeo 6. Saviem crée SINPAR, Société Industrielle de Production et d'Adaptations Rhodanienne, sur les cendres de l'entreprise de Demeester dont le nom voulait dire "Sans Pareil". 

Pour transformer la Rodeo 6 en 4x4 quelques adapations sont nécessaires. La voiture est directement équipée du moteur de la R5 GTL, c'est à dire un 1289 cm3 de 45 chevaux qui a l'inconvénient de compter 7CV fiscaux (elle descendra dans les 4 CV après 1981) ! La boite est modifiée par Sinpar afin d'offrir une petite première supplémentaire pour les franchissements difficiles. Sur le tableau de bord une tirette est installée à droite du tableau de bord avec trois positions. La position intermédiaire permet d'enclencher la transmission vers l'arrière sans que les roues ne soient en prise. Le cran supplémentaire effectue la mise en service de la transmission intégrale. Par la suite, ce système sera effectué au moyen de deux leviers au plancher assez peu gracieux.

Avec un prix de transformation élevé, les ventes restent somme toute confidentielles, le développement des 4x4 étant encore un peu précoce. Dès que la mode des 4x4 a été lancée, c'est alors la Lada Niva qui a emporté tous les suffrages sur le marché. Du côté plus ludique, la Mehari 4x4 est venue elle aussi sur le marché, avec aussi peu de réussite. Pourtant, à la fin de la production de la Rodeo 6, en septembre 1981, la Renault Rodeo 5 4x4 sera elle aussi au programme.

16 octobre 2017

Toyota Land Cruiser LJ73 (1986-1990)

ToyotaLandCruiserLJ73av

ToyotaLandCruiserLJ73av1

ToyotaLandCruiserLJ73pf

ToyotaLandCruiserLJ73ar

ToyotaLandCruiserLJ73int
(Duclair, Seine-Maritime, octobre 2013)

ToyotaLandCruiserLJ70av

ToyotaLandCruiserLJ70av1

ToyotaLandCruiserLJ70pf
(Duclair, Seine-Maritime, janvier 2013)

Le bon vieux Land Cruiser J40 qui date de 1960 est remplacé en novembre 1984 par une nouvelle version qui reste très proche de l'ancienne. La plupart des pièces de carrosserie ont été redessinées et si l'on retrouve nettement l'esprit de la génération précédente, le trait est plus moderne et plus anguleux à la fois. Les principes de construction ont été maintenus ainsi que la complexe nomenclature qui en vient à nommer l'engin. La racine _J7_ est précédée par une lettre qui désigne le type de motorisation (F : essence, H : Diesel 6 cylindres, B : Diesel 4 cylindres), et est suivie par un chiffre qui désigne la longueur du châssis (70/71 : châssis court, 73/74 : châssis moyen, 75/77 : châssis long). La plupart des pièces mécaniques ont aussi été conservées ce qui fait du J70 un engin robuste, mais encore rustique et relativement inconfortable en raison d'une antique suspension à ressorts à lames.

C'est ainsi qu'un an plus tard, Toyota indroduit les Light Duty, une gamme de Land Cruiser développée autour du loisir et de la famille. Extérieurement, il n'y a qu'une petite différence sur le capot, la calandre et les ailes avant. Les différences principales se situent du côté de la mécanique : les ressorts à lames sont remplacés par des ressorts hélicoïdaux bien plus confortables. Autre différence notable, les gros moteurs Diesel sont délaissés pour les "petits" 2.4 du Hilux, essence ou Diesel. C'est ainsi que naissent les RJ70/73 (essence) et LJ70/73 (Diesel, notre modèle). Ces deux moteurs ont encore des puissances très modestes (72 ch pour le 2.4 Diesel) et en 1986 Toyota leur offre un turbo, ce qui porte la puissance à 86 ch et fait nettement progresser le couple. Pour autant, c'est toujours insuffisant pour mouvoir les 1660 kg de l'ensemble (1730 kg pour le LJ73). On peut alors les reconnaître par leur logo "Turbo" rouge à l'avant et à l'arrière. A noter qu'il n'y a pas de version '75 à châssis long.

Ça n'en fait pas un 4x4 au rabais, au contraire. Les ressorts hélicoïdaux apportent un confort supérieur, mais aussi de plus amples débattements ce qui se révèle très efficace en franchissement, aidé par de très bons angles d'attaque et de fuite. Plus long, le LJ73 dispose d'un moindre angle ventral que le LJ70, mais cela reste toutefois assez relatif. Sur piste, le LJ70 et bien plus confortable qu'un HJ70 à ressorts à lames. En revanche, il n'y a pas de blocage de différentiel central mais un simple différentiel à glissement limité à l'arrière. La boite à cinq rapports dont les trois premiers sont très courts est relayée par un réducteur qui, associé au couple du moteur Diesel Turbo permet de passer une difficulté sans devoir forcer la mécanique. Le revers de la médaille, c'est que cette transmission est très inégale. Les longs trajets sur autoroute sont pénibles en raison du bruit et tournent à la punition dans les côtes. Le bruit du train avant qui tourne fou quand la motricité n'est pas enclenchée peut-être réduit en débrayant les moyeux avant, ce qui diminue aussi la consommation. L'inconvénient est une usure prématurée de la mécanique en cas d'utilisation intensive sur autoroute.

En matière d'équipement intérieur, le LJ70 fait de nets progrès en comparaison du rustique BJ40. La sellerie en tissus est plutôt agréable et tranche avec le vynil de la génération précédente. Le volant réglable en hauteur, la direction assistée, la boite à gants, les différents rangements, l'inclinomètre, l'autoradio, l'allume-cigare, le compte-tours et même l'essuie-glace arrière sont de nets progrès. Les vitres électriques, la fermeture centralisée, le mini-ordinateur de bord ramènent l'ensemble à un véhicule de tourisme ordinaire, sans se cantonner au rustique 4x4 qui peut aller partout dans un dépouillement extrême. Le haut de gamme (finition VX) prévoit même des lave-phares et le toit ouvrant !!

En 1990, les choses se compliquent. La gamme des Land Cruiser se mutliplie. Les J70 continuent leur histoire qui se poursuit encore à l'heure actuelle même si le véhicule n'est plus commercialisable en Europe en raison des normes anti-pollution. Quant aux Light Duty, ils donnent naissance à la ligne des Land Cruiser Prado en avril 1990.

Fiche technique : LJ73

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, Diesel
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 2446 cm3
Alésage x course : 92 x 92 mm
Taux de compression : 22,3:1
Puissance maximale : 86 ch à 4000 tr/min
Couple maximal : 18,6 mkg à 2400 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : pompe à injection
Suralimentation : turbocompresseur, intercooler
Type de transmission : 4x4 enclenchable
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports + réducteur
Direction à recirculation de billes, assistée
Suspension av : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 436 cm
Largeur : 179 cm
Hauteur : 195 cm
Garde au sol : 205 mm
Pneus av : 205 SR 16
Pneus ar : 205 SR 16
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 134 km/h
1000 m.D.A. : 40,3 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Consommation moyenne sur route : 9,2 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 11,2 l/100km
Consommation moyenne en cycle mixte : 10,6 l/100km
Poids : 1730 kg

Posté par Zorglub34 à 10:38 - - Commentaires [0]
Tags : , , , ,
01 avril 2017

Fiat Panda 4x4 (1983-2003)

FiatPanda4x4av

FiatPanda4x4pf

FiatPanda4x4ar
(Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

En 1983, alors que la mode est à la GTI, une autre catégorie émerge, portée vers le véhicule de loisir. Popularise par le rallye Paris-Dakar, le 4x4, ou véhicule tout-terrain, est exploité par de nombreux constructeurs et ne reste plus seulement l'apanage des agriculteurs ou des véhicules des chantiers des travaux publics. Avec le Range Rover en tête, qui a montré qu'on pouvait délaisser l'aspect rudimentaire d'une Jeep ou d'un Land Rover, le 4x4 fait lentement sa place en ville, tout en se montrant confortable et apte à sortir des routes goudronnées. Ce sont les constructeurs japonais qui se sont le plus vite engouffrés dans le segment, avec les Toyota Land Cruiser, mais aussi Datsun/Nissan avec le Patrol ou Mitsubishi avec le Pajero. Mais en dehors de ces voitures imposantes, il ne reste que ... la Lada Niva. Ne comptons pas sur le Fiat Campagnola aussi rustique qu'un Land Rover ou sur l'éxotique Volkswagen Iltis. Reste le Mercedes Classe G, aussi chez qu'un Range Rover.

C'est ainsi qu'il apparaît qu'une place est à prendre dans un marché populaire. L'expérience montre que Dangel pour Peugeot ou Sinpar pour Renault peuvent aménager une voiture deux roues motrices en 4x4 à peu de frais. La récente victoire des frères Marrault sur leur Renault 20 Turbo 4x4 au rallye Paris-Dakar montre la voie : une deux roues avant motrices, avec un train arrière enclenchable.

Il n'en faut pas beaucoup plus à Fiat pour sentir le filon et investir ce segment. Après tout, la Panda a de sérieux atouts à faire valoir : un coût de fabrication que seuls les pays de l'Est peuvent concurrencer (la Panda est alors la voiture la moins chère du marché), et une voiture aux dimensions très proches de celles d'un 4x4. Porte-à-faux réduits, empattemement relativement court, deux volumes, elle a tout d'un mini 4x4. Reste donc à lui adapter une transmission qui permette d'entraîner les roues arrière. Fiat fait alors appel à l'autrichien Steyr-Puch qui a déjà travaillé sur de nombreuses Fiat, allant même jusqu'à en produire sous licence. C'est aussi un spécialiste du 4x4 d'une part avec le Puch G qui est devenu Mercedes Classe G, et du fameux Pinzgauer, utilitaire 4x4 ou 6x6 utilisé par les armées suisses et autrichiennes.

L'adaptation ne nécessite pas de changements visibles majeurs. Tout au plus la garde au sol est augmentée de 5 cm et le pneus de 135 passés en 145. A l'intérieur, c'est celui de la Panda Super et seul un petit levier qu'on croirait destiné à régler le siège conducteur permet d'enclenher le train avant. Cependant, l'ensemble a un poids certain et ce n'est plus le moteur 903 cm3 de la Panda 45 qui officie, mais un moteur 965 cm3 emprunté à l'Autobianchi A112. Fort de 48 ch, il permet de compenser de gain de poids (790 kg contre 700 kg à la Panda 34 et 725 kg pour la Panda 45). En revanche, il la fait passer dans la catégorie fiscale des 6 CV.

Et c'est un succès. La Panda 4x4 n'est pas un tout-terrain à proprement parler. Mais elle est fort utile dès que le terrain devient accidenté, ou les conditions mauvaises. Elle trouve gain de cause auprès des agriculteurs qui ne craignent ainsi pas de tâcher les épaisses moquettes des 4X4 luxueux. A la montagne, elle est aussi très prisée pour ses aptitudes à rouler dans la neige ou dans la boue, tout en restant fiable et d'un appétit modeste. A la ville, elle ne rencontre évidemment pas son public, les inconvénients sont supérieurs aux agréments.

Avec la seconde série de la Panda à partir de 1986, la version 4x4 obtient un moteur Fire de 999 cm3 de 50 ch, puis sa version 1108 cm3 avec injection monopoint bosch à partir de 1989, ce qui la fait revenir dans la catégorie des 5 CV. Elle conserve d'ailleurs ce moteur à partir de 1992 lorsque la Panda entre dans la troisième série (notre modèle). sa production cesse en septembre 2003 en toute discrétion. Elle est remplacée par la Panda II 4X4 à partir de 2004.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 1108 cm3
Alésage x course : 70 x 72 mm
Taux de compression : 9.6:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 50 ch à 5250 tr/min
Couple maximal : 8,6 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection monopoint
Type de transmission : traction, arrière enclenchable
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, lame semi-elliptique
Longueur : 341 cm
Largeur : 149,5 cm
Hauteur : 147 cm
Empattement : 216 cm
Voie av : 126,3 cm
Voie ar : 126,5 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 130 km/h
0 à 100 km/h : 19,5 s
Capacité du réservoir : 30 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,6 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 8,8 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 8,4 l/100km
Volume du coffre : 272 litres
Poids : 900 kg

Posté par Zorglub34 à 18:46 - - Commentaires [0]
Tags : , , ,