19 mai 2013

Donnet CI-6 cabriolet 1923

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

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(Rassemblement Fauville-en-Caux 2010, Seine-Maritime, mai 2010)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

Jérôme Donnet a fait fortune très tôt en vendant des voitures alors qu'il provient de l'école hôtelière. Tout en étant directeur de palaces, il fonde un réseau de concessions Renault dans les pays scandinaves et la fortune lui sourit alors qu'il n'a pas 25 ans. La firme Donnet est fondée en 1910 par association avec Levêque qui fabrique des hydravions conçus par Denhaut. L'entreprise Donnet-Levêque fabrique alors de milliers d'hydravions pendant la Grande Guerre. Cependant, il faut trouver un autre débouché à l'issue de la guerre et c'est naturellement que Donnet se tourne vers un constructeur mal en point, Zedel. Zedel est une firme suisse qui a été créée par un ingénieur, Ernest Zürcher, et un mécanicien, Herman Lüthi. Ils unissent leur initiale pour former la marque Zedel. A l'origine, ils fabriquent des moteurs de motocyclettes. L'entreprise prend de l'ampleur et les ateliers suisses ne suffisent plus. Entre temps Lüthi a quitté l'entreprise et des capitaux français sont venus aider à l'expansion de l'entreprise, conduisant également à l'éviction de Zürcher. Les ateliers s'installent à Pontarlier (Doubs), ce qui permet en outre de contourner les droits de douane à l'importation. Les voitures Zedel sont très réputées pour leur confort et leurs aptitudes montagnardes. En effet, elles disposent toutes d'une boite à quatre rapports, chose plutôt rare à l'époque. L'entreprise est conduite par Samuel Graf qui doit mettre un terme à l'activité pendant la guerre. C'est alors que la rencontre avec Jérôme Donnet est essentielle.

La gamme Zedel est ancienne et sa conception remonte à l'avant-guerre. Les moteurs à soupapes latérales et longue course sont certes fiables, mais peu performants. Toutefois la concurrence n'est guère plus avancée et les Zedel jouissent d'une clientèle tournée vers les voitures de luxe pour laquelle le prix n'est pas un souci. Donnet remet la gamme au goût du jour et supprime le modèle de trois litres de cylindrée. En 1920, il adapte le modèle d'avant-guerre de deux litres qui date de 1912, la CI. Par augmentation de l'alésage et adaptation d'un vilebrequin à trois paliers, il améliore les performances du moteur. Suspendue par un classique ressort à lames semi-elliptique, et bénéficiant de la boite quatre rapports Zedel, la CI-5 est un succès. Parallèllement, Donnet supprime du catalogue les voitures difficiles à vendre et lance la conception d'une voiture de 7 CV et 1100 cm3 dont le but et de venir concurrencer les Renault KZ et Citroën B2.

En 1922, la CI-5 est transformée en CI-6 et passe dans la catégorie des 11CV. Dès 1923, elle se vend à plus de 2000 exemplaires, soit cinq fois plus que l'année précédente. A compter de 1924, la marque change de nom et devient Donnet-Zedel, ce qui coïncide avec la sortie de la "petite" type G de 7 CV.

Pendant le reste des années 20, la CI-6 sera améliorée tout en restant au catalogue. La production augmente au point que l'usine de Pontarlier devient trop petite. Donnet débute le déménagement de la production vers Paris et le site de Pontarlier est définitivement fermé en 1929. Les moteurs de la 7 CV sont fabriqués sur le site de l'ancienne usine Donnet de Gennevilliers tandis les châssis sont quant à eux assemblés dans sur l'ile de la Jatte près de Paris où Donnet-Levêque fabriquait ses hydravions. Mais le succès de la 7CV incite Donnet regrouper sa production en 1925 sur un seul site : Nanterre.

Le nom Zedel est à nouveau abandonné en 1926. La CI-6 est devenue CI-16 sans grand changement, et la gamme s'étoffe de nouveaux modèles dont une Type K à 6 cylindres inaugurant un vilebrequin à 7 paliers dont le créateur est un certain Maurice Sainturat que l'on retrouvera chez Citroën pour la future Traction. Parallèlement, la tentation de course automobile est grande et un département spécial est créé. Des voitures à vocation plus sportive sont assemblées, sans trouver de succès commercial. Un département de véhicules utilitaires est également lancé. Donnet investit dans des moyens de communication afin de faire connaître sa marque : journal d'entreprise, publicité, panneaux au bord des routes. En définitive, en 1927, Donnet est le cinquième constructeur français.

Mais tous ces investissements ont mis les finances de l'entreprise dans le rouge et la crise de 1929 ne vient pas apporter un souffle d'air frais à la situation. Les nouveaux modèles ne se vendent pas et les stocks s'accumulent. Les premiers dégraissages de personnel ont lieu. Donnet tente d'investir vers les modèles populaires mais les banques freinent des quatre fers pour injecter de l'argent frais dans un contexte très défavorable, similaire à la crise actuelle. La faillite est alors prononcée en 1934 et Donnet n'a pas la chance d'être sauvée par Michelin comme c'est le cas pour Citroën. Un fournisseur, Contin, rachète le stock de voitures pour tenter de retrouver une partie de sa créance en les revendant sous le nom Donnet-Contin. Quant à l'usine de Nanterre elle est rachetée par un certain Henri-Théodore Pigozzi qui fonde la marque Simca qui fabrique des Fiat sous licence. Plus tard cette même usine sera reprise par Citroën pour y fabriquer des pièces destinées à la 2CV. Donnet aura vécu et une nouvelle marque française n'aura pas pu passer le cap des années 30.

Merci au site Mini.43 pour les éléments.

Pour en savoir plus : Club Donnet-Zedel

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15 mai 2013

Renault Frégate Amiral (1955-1958)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

En 1953, pour espérer susciter l'intérêt de la clientèle pour la Frégate, lance deux versions en marge de la version standard : la version "Affaires" te la version "Amiral" (notre modèle). La première est destinée aux commerciaux et hommes d'affaires. Elle est dépoulliée de tout équipement superflu, dans l'intérêt de la proposer à un prix concurrentiel. La seconde (notre modèle) se pare de quelques apparâts, qui se limitent à quelques chromes et des pneus à flancs blancs.

Deux ans plus tard, à l'occasion de la retouche de la calandre qui perd ses lames horizontales pour une grille ovale (notre modèle), la "Grand Pavois" propose le même équipement, en série, en plus d'autres attentions pour justifier son prix.

Face à l'arrivée de la Peugeot 403 et de la Citroën DS, Renault réagira en l'équipant du moteur "Etendart" de 78 ch (SAE). Toutefois, la mort du PDG de Renault, Pierre Lefaucheux, à bord de sa Fregate aura un grand retentissement et son successeur, Pierre Dreyfus comprend très vite que ce modèle n'a plus d'avenir, quand bien même la Transfluide à boite semi-automatique créée la curiosité. Le break Domaine, ou sa version haut de gamme "Manoir", n'y feront rien, la Fregate, malgré une nouvelle grille de calandre dénuée de fioritures en 1959, est retirée en avril 1960 et 180 000 voitures produites. Elle est remplacée par la Renault Rambler, sans succès, puis la Renault 16.

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09 mai 2013

Volkswagen Golf II GTI 16S (1985-1991)

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(Barentin, Seine-Maritime, juin 2011)

Dans la catégorie des successions difficiles, celle de la Golf GTI était sans doute l'une de plus dures à relever. Déjà classée "icône" avant même la fin de sa commercialisation, elle avait été améliorée par les versions 16S et 1800. Cependant la concurrence n'était pas en reste et la 205 GTI avait sérieusement revu le niveau à la hausse. La nouvelle GTI devait relever le défi.

La Golf II a pris un sérieux embonpoint en passant entre les crayons du bureau de style interne à Volkswagen. Si elle conserve les traits lancés par Giugiaro presque dix ans plus tôt, la nouvelle mouture se veut plus habitable, plus polyvalente, plus familiale que son aînée et ces exigences ont leurs conséquences sur les dimensions de la voiture et, bien évidemment, son poids. Or la Golf II GTI conserve le moteur 1800 à 8 soupapes de la GTI 1800 et ses 112 ch font bien pâles face au gain de presque 100 kg sur la bascule. Les critiques sont unanimes : la Golf GTI s'est embourgeoisée. Son comportement n'est plus aussi incisif et son moteur devenu un peu trop indolent. Tous les regards se tournent alors vers la 205 GTI qui demeure la référence ultime.

A Wolfsburg, on se remet sur les planches à dessin. VW lorgne du côté d'Oettinger, qui avait mis au point une culasse à 16 soupapes pour le moteur 1600 de la Golf I quatre ans plus tôt. Sur le bloc de la GTI 8 soupapes, une nouvelle culasse est installée, avec un double arbre à cames en tête et 16 soupapes, un moteur déjà utilisé depuis peu dans la Scirocco II (ici en GT). L'injection est conservée, et la puissance grimpe à 139 ch. Mais ce gain n'est pas sans inconvénient : comme tous les moteurs multi-soupapes de l'époque le moteur est très creux en bas et ne délivre sa puissance que passés les 4000 tr/min. Alors il devient rageur. Il est alors nécessaire de jouer de la boite pour en extirper la quintessence, tandis que le 8 soupapes peut se conduire au couple. Là où le 8 soupapes montre ses limites, le 16 soupapes commence à s'exprimer, avec un réel caractère sportif.

Critiquée pour le comportement trop lascif de la GTI, la Golf GTI 16s est présentée en mars 1985 avec les modifications adéquates : les trains roulants de la 16 soupapes sont réglés de façon à obtenir un comportement plus incisif. Le freinage est rehaussé par deux disques ventilés à l'avant et deux disques à l'arrière. Le comportement est alors très rigoureux, mais conserve une tendance sur-vireuse et un tempérament peu joueur. Le résultat est incontestablement à la hauteur des attentes et se place à nouveau en référence sur le segment. Elle reprend la tête un court moment, le temps que la 205 GTI obtienne le 1.9 litres, devenant à son tour une nouvelle référence.

Esthétiquement la 16s (16v hors des pays francophones) se distingue par son spoiler à écopes latérales pour refroidir les freins, une antenne de toit placée près du hayon arrière, et ses logos 16s. Les plus aguérris remarqueront les jantes de 14 pouces et la garde au sol diminuée d'un centimètre. Le compteur est gradué jusqu'à 260 km/h et le zone rouge ne démarre qu'à 6800 tr/min contre 6200 à la version 8 soupapes.

Les évolutions seront très peu nombreuses au cours de la longue carrière de la 16s. Les déflecteurs des portes avant seront supprimés en juillet 1987, tandis que la calandre ne compte plus que 4 lames. Les rétros sont placés alors plus en avant sur la portière et des baguettes latérales plus larges améliorent l'ordinaire. En 1989 de nouveaux boucliers plus enveloppants remplacement les pare-chocs. Après des séries spéciales qui sont le plus souvent synonymes de "chant du cygne", la Golf II GTI 16s est arrêtée en 1991, au lancement de la Golf III. La nouvelle Golf III GTI souffre alors du même problème, encore accentué par un embompoint accru. C'est alors via la Golf II VR6 que la sportivité reviendra prendre place, ouvrant une lignée qui amène, peu à peu, à la Golf IV R32.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1781 cm3
Alésage x course : 81 x 86,4 mm
Taux de compression : 10:1
Puissance maximale : 139 ch à 6100 tr/min
Couple maximal : 17,7 à 4600 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection Bosch K-Jetronic
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée en option (série après 1989)
Diamètre de braquage : 10,5 m
Suspension av : roues indépendantes, bras inférieurs triangulés, barre stabilisatrice
Suspension ar : essieu déformable, barre stabilisatrice
Longueur : 398,5 cm
Largueur : 168 cm
Hauteur : 140,5 cm
Empattement : 247,5 cm
Voie av : 142,7 cm
Voie ar : 142,2 cm
Garde au sol : 12,5 cm
Pneus av : 185/60 VR 14
Pneus ar : 185/60 VR 14
Freins av : disques ventilés (239 mm, 256 ap 1988), assistés
Freins ar : disques (226 mm), assistés
Vitesse maximale : 206 km/h
0 à 100 km/h : 9,2 s
400 m D.A. : 16,2 s
1000 m D.A. : 29,6 s
Consommation moyenne : 9 l/100km
Capacité du réservoir : 55 litres
Volume du coffre : 345 litres
Poids : 990 kg

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08 mai 2013

Renault 18 Type 2 GTX (1984-1985)

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(Bourse d'échange Auto-Moto, La Grange Dimier, Heurteauville, Seine-Maritime, mai 2011)

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(Bouville, Seine-Maritime, juin 2011)

Succédant à la Renault 12 née en 1969, la nouvelle Renault 18 affiche d'emblée des ambitions plus larges. Si la Renault 12 a été produite dans plusieurs pays autour du monde (Espagne, Roumanie, Afrique du Sud, Argentine, pour ne citer que les principaux), la Renault 18 est conçue pour s'attaquer à la planète. Elle tente de répondre au besoin de confort que privilégient les anglais, à l'exigence de sécurité des suédois, à la variété des modèles chère aux hollandais, à la qualité d'assemblage propres aux allemands, à la performance italienne.

On lit parfois que la conception de la Renault 18 n'a pris que 18 mois. De fait les premières esquisses qui aboutiront à la Renault 18 datent de janvier 1971. Le "projet 134", destiné à succéder à la jeune Renault 12, est détaillé en janvier 1972. On décèle dans les maquettes les traits de la future Renault 14 et c'est au cinquième essai que les formes presque définitives sont adoptées en septembre 1974, affinées jusqu'en janvier 1975.

Produite dans l'usine de Flins (Yvelines) réaménagée pour y recevoir des lignes de montage, la nouvelle venue reprend bon nombre d'éléments de sa devancière. Ainsi on retrouve le moteur culbuté et à arbre à cames latéral, monté longitudinalement. L'essieu arrière est également conservé. La nouvelle usine est conçue pour optimiser le coût et la qualité, pour automatiser tout ce qui peut l'être (port des pièces les plus lourdes, soudure) et 11 robots conçus en interne sont chargés des tâches les plus répétitives. 4549 points de soudure sont nécessaires, mais 532 points sont considérés comme des points de sécurité et doivent être humainement contrôlés. Les conditions de travail n'ont pas été oubliées avec un effort particulier sur l'éclairage. La ligne de montage veille à ce qu'aucun ouvrier ne travaille les bras en l'air. La voiture est retournée sur la chaîne pour les opérations sur le soubassement.

La 18 est présentée en mars 1978 mais elle est entrée en production en décembre 1977. Elle propose des lignes nouvelles, avec une calandre arrondie, deux feux affleurant, des clignotants intégrés à l'arrondi de l'aile. Les lignes sont adoucies au possible et la rupture avec les angles des années 70 est consommée, pense-t-on. De fait, les angles reviendront dans les années 80 avec la période des boites à chaussures conçues par ordinateur. Cependant, la Renault 18 avec sa calandre inversée lance un mouvement dans l'esthétique mondiale qui ne se démentira plus, l'aérodynamique lui donnant raison.

Elle est disponible en berline quatre portes avec quatre niveaux de finition. Les TL et TS se distinguent par leur moteur. La TL jouit du modeste moteur Cléon de la Renault 12 réalésé à 1397 cm3 de 64 ch tandis que la TS profite du plus rond 1647 cm3 de 79 ch issu de la Renault 16 TX ou de la  Renault 17 TS phase II. Chaque version est scindée en deux niveaux d'équipement, distinguant alors les TL des GTL et les TS des GTS. La GTS est la seule à disposer d'une boite à 5 rapports, mais aussi le rétroviseur droit en série, l'essuie-lave-phares.

Il faut attendre un an pour voir entrer en scène le break qui fit pourtant partie du succès de la Renault 12. D'un volume appréciable, il permet à une famille de cinq personnes de partir confortablement sans devoir se restreindre concernant les bagages. Au départ, il n'est disponible qu'en TS ou TL, les GTL et GTS lui étant inaccessibles, sauf en Australie. Le break rencontre immédiatement un grand succès. Les breaks disposent de l'équipement de la berline à l'identique.

En 1980, une version de base est aménagée pour les plus petits budgets ("L" pour la berline, "Renault 18" pour le break), ainsi qu'une automatique chère à la Régie. Le moteur Diesel entré dans la Renault 20 en décembre 1979 est logé sous le capot de la 18. Le lourd bloc (même s'il est conçu en alliage) est assez apathique, avec 67 ch, mais la 18 TD soutient la comparaison avec la TL. Encore une fois le break est privé de GTD. Les versions Diesel obtiennent de nouvelles jantes à quatre goujons.

A l'opposé du Diesel, la nouvelle venue, la Renault 18 turbo lance un véritable pavé dans la marre. Avec 110 ch, une livrée résolument tapageuse, un couple qui provoque un effet "coup de pied au cul", elle aura un très vif succès.

En 1982, les 18 TS disparaissent et les GTL, GTS et GTD sont enfin accessibles au break. La GTL adopte le moteur 1647 cm3 dans une version dégonflée à 73 ch, une boite 5 rapports, ce qui lui permet de rester dans la catégorie des 7 CV. Le moteur de la GTS est porté à 96 ch. La gamme entière profite alors de nouveaux boucliers plus enveloppants à l'avant comme l'arrière et qui viennent remplacer les pare-chocs chromés. En 1983, toutes les Renault 18 reçoivent un train avant à déport négatif qui supprime l'effet de plongée au freinage, un défaut partagé avec les Renault 20 et Renault 30. Les poignées de portes sont désormais noires et non plus chromées. Le moteur de la Turbo est poussé à 125 ch, elle reçoit quatre freins à disque et, fait plus marquant encore, elle est disponible en break. A la fin de l'année, la GTS est remplacée par la GTX à moteur 2 litres de 104 ch (notre modèle), reprenant à son compte la position abandonnée par la Renault 20 TS. Une série spéciale est lancée en novembre 1983, baptisée "American", à peinture deux tons. En décembre, l'arrivée du moteur Turbo Diesel donne un nouvel élan au Diesel dont les parts sont de plus en plus importantes chaque année.

Si la Renault 18 a été la berline la plus vendue au début des années 80 avec plus de 300 000 exemplaires écoulés chaque année, la concurrence n'a pas renoncé pour autant. L'arrivée d'une Citroën BX, d'une Ford Sierra, d'une Peugeot 305 restylée, contraint Renault à faire évoluer la Renault 18 dont l'âge commence à se faire ressentir. Après un pic des ventes en 1980, elles n'ont cessé de décroître.

Pour 1984, la Renault 18 revient avec une "Type 2" (notre modèle). Les modifications sont minces : adoption de jantes à quatre trous des TD pour toute la gamme, baguettes latérales élargies sur les portes, nouvelles garnitures de sièges. Une barrette de couleur apparaît sur la calandre pour prolonger la lèvre du capot. Cependant, contrairement à la Fuego Turbo-D, elle n'est pas mobile en fonction des besoins de refroidissement du moteur. La série limitée "American" est réitérée et s'appelle "American 2"

1985 ne voit que l'apparition de la Renault 18 break 4x4. La chute des ventes se poursuit et à l'été toute la gamme prend l'appelation "Gala" (notre modèle), détail qui généralement sonne le glas d'un modèle. En effet, Renault poursuit le rajeunissement de la gamme entamé avec la Renault 25. La Renault 21 est prête à être lancée. La 18 Gala dispose d'une peinture à rayures sur les bas de caisse reprise de la 18 Turbo, d'enjoliveurs spécifiques, une baguette noire sous la calandre.

La production de la Renault 18 est interrompue en France fin juin 1986. La Renault 21 est lancée dans l'usine de Sandouville. A noter qu'il semble (à prendre au conditionnel) que la Renault 18 ait également été produite à Sandouville pour les dernières versions (R18 GTX par exemple) et à Maubeuge, après l'arrêt des Renault 15 et 17. Cependant, la carrière de la 18 se poursuit à l'étranger, notament en Argentine jusqu'en 1993.

Au bout du compte, la Renault 18 a été produite à 2 028 964 exemplaires, un très belle réussite dans ce segment. Elle est remplacée par la Renault 21 qui parviendra sensiblement au même score, tandis que le break, dit "Nevada", né directement d'un cahier des charges issu du marketing-client connaîtra un succès phénoménal.

A l'heure actuelle, la Renault est pourtant rare, la plupart des survivantes étant parties en Afrique où elles sont très prisées pour leur robustesse et leur facilité à réparer. Elle jouent le même rôle qu'autrefois la Peugeot 504.

Pour en savoir plus : Renault18.net

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1995 cm3
Alésage x course : 88 x 82 mm
Taux de compression : 9,2:1
Puissance maximale : 104 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 16,3 mkg à 2500 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Nombre de tours de butée à butée : 2,75
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, barre antiroulis ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, triangle supérieur, bras tiré inférieur, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 437 cm
Largeur : 167,6 cm
Hauteur : 140,5 cm
Empattement : 256,6 cm
Pneus av : 185/65 HR 14
Pneus ar : 185/65 HR 14
Freins av : disques, assistés
Freins ar : tambours, assistés
Vitesse maximale : 178 km/h
0 à 100 km/h : 11,2 s
1000 m D.A. : 32,5 s
Capacité du réservoir : 53 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 5,8 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 7,6 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 10,9 l/100km
Volume du coffre : 396 litres
Cx : 0,34
Poids : 1070 kg

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04 mai 2013

Simca 9 Aronde (1954-1955)

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(Rassemblement Fauville-en-Caux 2010, Seine-Maritime, mai 2010)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2010)

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SimcaAronde9ar(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

En 1954 a lieu un premier lifting de la Simca 9. Le calandre en podium disparaît contre une moustache arrondie dans un style évoquant les berlines américaines. A l'arrière, les feux en plastique cerclé de métal deviennent entièrement en matière plastique. Ce sont là les seuls changements concernant cette première génération, mis à part la direction retouchée dans l'idée de lui donner une plus grande précision. Autre détail, les roues sont réduites de 15 à 14 pouces, ce qui a le double avantage d'abaisser la caisse et de lui donner une meilleure tenue de route grâce à l'élargissement des bandes de roulement. La voiture se décline alors en deux finitions : Quotidienne et Luxe.

Elle conserve le moteur 1221 cm3 hérité de celui de la Simca 8. Avec sa boite à 4 rapports, les 45 chevaux emmènent la berline à près de 130 km/h et compte sur quatre freins à tambour pour s'arrêter. La consommation moyenne se situe autour de 8 l/100km, une très belle valeur dans la classe des 7 CV à l'époque.

Très vite, comme à son accoutumée, la voiture sera remplacée par une nouvelle génération qui prend alors l'appelation Aronde 1300.

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01 mai 2013

Austin FX4 (1958-1997)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

Avec la Reine d'Angleterre et ses chapeaux, les Horse Guards et leur flegme à toute épreuve, Big Ben, les Bobbies et leur curieux couvre-chef, les Rolls-Royce, les bus à impériale, l'un des symboles de l'Angleterre réside dans ses fameux taxis londoniens. Son histoire est assez mouvementée, contrairement aux lignes qui restent stables.

Le FX4 est commercialisé en septembre 1958 en remplacement de l'antique FX3, produit pendant dix ans et pur produit de l'avant-guerre. Il tranche par ses lignes modernes de style ponton, ses rondeurs au style anglais sans concession dans lequel on reconnait le trait des bureaux Austin, en collaboration avec Carbodies et Mann & Overton. Pourtant, sous la robe on retrouve bien le châssis sur lequel on a assemblé une carrosserie, l'essieu arrière rigide avec lames semi-elliptiques, le moteur 2,2 litres Diesel en place dans le FX3 depuis 1954. En revanche, à l'avant des roues indépendantes améliorent le confort et la conduite et une boite automatique Borg-Warner à deux rapports vient simplifier la tâche du chauffeur. Cependant, peu de chauffeurs ont choisi cette possibilité (11 %) et la plupart des modèles vendus ont été choisis avec une boite manuelle à 4 rapports. Au rang des innovations on note la suppression du marche-pied, une carrosserie à quatre portes, un compartiment fermé pour les bagages. Un hublot logé dans la cloison de séparation entre le chauffeur et ses passagers permet les échanges.

Les premiers pas du FX4 sont lents et seulement 150 exemplaires sont vendus la première année. Des évolutions ont permis de faire croître les ventes si bien qu'on en dénombre près de 1300 en octobre 1971. D'abord, le retour du moteur 2,2 essence qui était disponible sur le FX3 offre une alternative. Cependant, son quart de puissance en plus séduit peu de chauffeurs. En 1969, la lunette arrière n'est plus teintée et la vitre devient claire. Le chauffeur y gagne en visibilité ce que les passagers perdent en intimité. Plus symbolique encore, le mot "Taxi" vient remplacer le "For Hire" national. En 1970, la première évolution esthétique voit les clignotants migrer à l'avant du dessus de l'aile jusque sous le phare, tandis qu'à l'arrière, les curieux clignotants juchés sur le toit rejoignent les feux traditionnels ce qui implique une modification du profil de l'aile. Le nez est modifié également et le capot rallongé. En 1972, le 2,2 litres est remplacé par un moteur 2,5 litres de 60 ch

En 1982, Austin arrête la production du 2,5 litres (sauf en Inde), et c'est le moteur du Land Rover qui prend place sous le capot. Dans le même temps, les logos Austin disparaissent, et ceux de Carbodies les remplacent. Le FX4 devient alors FX4R, R, pour "Rover". Il est même disponible en plusieurs couleurs. Mais le manque de puissance du vieux moteur de Land Rover conduira Carbodies à tester un moteur 3 litres Perkins ou un moteur Nissan 2,5 litres. Mais ni l'un ni l'autre ne recevront l'adoubement de Carbodies et seulement 500 taxis en seront équipés. Après une incursion sur un Ford 2,5 litres, c'est en réimportant le bon vieux Austin 2,5 litres des Indes que le FX4 reçoit un second souffle. Avec une immatriculation qui commence par "Q", ils sont baptisés "Q-cabs". Cependant, le remplaçant du FX4, sur une base de Range Rover est dans les cartons et les développements sont mis au ralenti.

Finalement, le CR6 ne voit pas le jour et en 1985 London Taxis International, la nouvelle firme créée à cet effet, lance un nouvel FX4 avec un moteur 2,5 litres encore une fois emprunté au Land Rover : c'est le FX4S. Il se distingue par ses pare-chocs noirs, son radiateur agrandi et des clignotants plus gros à l'avant. Le moteur a toutefois le désavantage de ne plus avoir de chaîne de distribution et mais une courroie à changer tous les 80 000 km. L.T.I propose même un forfait pour échanger le vieux 2,2 litres contre le nouveau moteur. Dès 1986, la voiture est modifiée pour être accessible aux fauteuils roulants. (FX4W) : pour cela, une partie de la séparation devient transformable, réduisant le compartiment bagage à côté du chauffeur et augmentant d'autant la partie arrière. La porte arrière gauche s'ouvre à 180° et est maintenue sur l'aile par un taquet. Des rampes sont fournies pour faciliter la manœuvre. Repliées, elles trouvent place dans le coffre (source). En 1987, l'intérieur est rénové.

En 1988, L.T.I.  adapte le moteur 2,7 litres du Nissan Terrano dans le FX4 qui prend alors le nom de "Fairway" (notre modèle). S'il n'est disponible qu'en boite manuelle, il gagne une nouvelle suspension arrière, un feu de recul, un troisième feu stop, un feu de brouillard arrière, le verrouillage centralisé. Le chrome disparaît sauf autour de la calandre.

Finalement, le FX4 disparaît en août 1997 après 75 000 unités produites. S'il apparaît n'avoir presque pas changé, la légende dit que la seule pièce qui n'ait pas changé en 40 ans de production, c'est la poignée de la porte du chauffeur. Remplacé par le TX1 depuis cette date, il n'en finit pas de continuer sa carrière dans les rues de Londres, véhiculant avec lui un art de vivre et une nostalgie de bon aloi.

Pour en savoir plus : LondonStreet.

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27 avril 2013

Sunbeam Alpine V (1965-1968)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

A l'origine, William Rootes est un concessionnaire automobile qui s'est consacré à l'entretien et à la réparation des moteurs d'avion pendant la Première Guerre Mondiale. Dès 1924, alors qu'il est le premier concessionnaire du pays, il commence par racheter des marques en difficulté, à commencer par kle carrossier Thrupp & Marbely, les marques Hillman, Humber et Commer en 1929, Karrier en 1934 et puis deux marques en larges difficultés financières mais qui ont un capital d'image sportive très important : Sunbeam et Talbot en 1935. Ce dernier est la propriété de Clément qui figure dans le lot et dont la présence dans le groupe n'est pas sans influence pour l'avenir. Le groupe détient encore les marques Singer et de nombreuses enseignes moins connues. William Rootes est l'un des premiers à initier le rebadging, c'est à dire à concevoir des véhicules au sein du groupe et à les vendre sous différentes enseignes en fonction des modes, des marques les plus en vogue, des positionnements stratégiques de ce qu'on ne nomme pas encore le marketing.

En 1959, le groupe lance donc la Sunbeam Alpine, du nom d'un modèle de compétition qui a brillé dans le début des années 50. Elle est la réponse à la Triumph TR3 ou à la MG-A.  Conçue dans les bureaux d'étude interne par Kenneth Howes, transfuge de Ford, la ligne est très séduisante par ses rondeurs presque italiennes et ses ailerons arrière très américains. Produite pour le marché américain, la voiture est inspirée par la Ford Thunderbird. Ainsi habillée, elle profite d'une image très moderne et dynamique. Pourtant le soubassement provient du break Husky et la mécanique de l'antique Hillman Minx : un moteur de 1500 à trois paliers,  avec culasse en aluminium et deux carburateurs Zénith. La puissance de 78 ch, lui permet de dépasser les 155 km/h, restant toutefois en deça de ses principales rivales. Elle profite de freins à disques à l'avant, de sièges réglables et dossiers inclinables, et d'un tableau de bord complet qui n'oublie pas ses ornements en bois si chers aux anglais.

En 1960, la l'Alpine II reçoit un moteur 1600 de 80 ch. L'Alpine III de 1963 se distingue par un nouveau tableau de bord et surtout une version dite "GT" qui se contente d'un hard-top amovible et sans capote. Un an plus tard, l'Alpine IV propose une véritable rajeunissement de la ligne. Les ailerons arrière sont supprimés pour des ailes plus conventionnelles. La calandre est modifiée et les quatre lames qui la traversent sont remplacées par une seule barre soulignée par un chrome qui parcourt la lèvre du capot. Elle profite également d'une nouvelle boite entièrement synchronisée et, en option d'une boite automatique Bord-Warner à trois rapports qui convient particulièrement au marché américain.

En 1965, l'Alpine V (notre modèle) constitue la dernière évolution de l'Alpine. Sans évolution esthétique, les nouveautés sont sous le capot. Le moteur est un 1750 à cinq paliers et deux carburateurs Zenith-Stromberg. Avec 92 ch, ce moteur permet de rattraper le retard par rapport à la concurrence, sans la rejoindre. L'Alpine ne parvient toujours pas à accrocher les 100 mph, soit 161 km/h que ses concurrentes franchissent allègrement, en particulier la TR4, plus difficilement pour la MG-B.

La production de l'Alpine cesse le 26 janvier 1968, après le rachat du groupe Rootes par Chrysler. Dans le panier se trouve le nom Alpine et la marque Talbot qui seront cédés à Peugeot dans le rachat de Simca-Chrysler qui donnera lieu à la renaissance de la marque Talbot. La conséquence sera plus tard, l'impossibilité pour Renault d'importer la Renault 5 Alpine sur le marché anglais. Elle sera alors appelée outre-manche Renault 5 Gordini. En revanche, la Talbot 1510 sera baptisée Talbot Alpine sur le territoire Grand-Breton, manière de faire un pied-de-nez au constructeur au losange.

La Sunbeam Alpine reste aujourd'hui un cabriolet au charme indéniable, un véhicule à la ligne indémodable. Produite à 69 251 exemplaires de 1959 à 1968 et 19 122 pour la seule Alpine V, elle est entrée dans les voitures d'exception, celles qu'on ne rencontre pas si souvent dans les concentrations de voitures anciennes.

Pour en savoir plus : une page perso sur la Sunbeam Alpine.

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13 avril 2013

Riley RME (1951-1957)

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(Bouville, Seine-Maritime, juin 2011)

En 1951, la RME (notre modèle) remplace la RMA. Il s'agit peu ou prou de la même voiture et les différences sont ténues. Extérieurement, on note les feux additionnels incorporés à l'aile et non plus posés sur le pare-choc. A l'arrière, la vitre a été agrandie et les roues sont ornées de flasques à l'arrière. Les autres modifications concernent le freinage hydraulique, un nouvel arbre de transmission, et un pont arrière hypoïde pour améliorer la tenue de route. Elle conserve également le moteur 1,5 litres. L'année suivante, la RMB reçoit ces modifications (sauf les feux dans les ailes et les flasques sur les roues arrière) et devient RMF (avec le moteur 2,5 litres).

La RME termine sa carrière en 1955 et 3446 voitures produites. Elle devait être remplacée par la RMG, clône de la MG Magnette ZA (ici en Magnette ZB). Mais le projet a été simplement annulé. La RME est remplacée par la One-Point-Five, un clône de la Wolseley 1500. C'est finalement la Riley Pathfinder, ou RMH, qui sera la dernière vraie Riley en 1957. Les suivantes seront des voitures du groupe BMC rebadgées en fonction des stratégies de positionnement des produits. La marque a transité de main en main au gré des cessions du groupe BMC, jusqu'à appartenir à BMW. Elle a été engloutie avec la faillite et la disparition du groupe Rover. Mais Riley reste un nom qui évoque le raffinement et la sportivité à l'anglaise.

Pour en savoir plus : le site de Rob Riley (en anglais)

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1496 cm3
Alésage x course : 69 x 100 mm
Taux de compression : 6,8:1
Puissance maximale : 54 ch à 4500 tr/min
Couple maximal : 10,8 mkg à 2500 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur SU
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes, doubles triangles, barre de torsion
Suspension ar : pont hypoïde, ressort à lame transversal
Longueur : 454,7 cm
Largeur : 161,3 cm
Hauteur : 150 cm
Empattement : 285,8 cm
Voie av : 132,7 cm
Voie ar : 132,7 cm
Garde au sol : 19,1 cm
Freins av : tambours Girling (254 mm)
Freins ar : tambours Girling (254 mm)
Vitesse maximale : 120 km/h

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07 avril 2013

Renault 5 Maxi Turbo (1985-1986)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(10è Expo-Rétro de Pavilly, Seine-Maritime, juin 2011)

Depuis l'arrivée de l'Audi Quattro, puis plus tard les Peugeot 205 Turbo 16 et autres Lancia Delta S4, la Renault 5 Turbo (voir ici une "Tour de Corse") peine face à la concurrence avec ses roues arrières motrices quand la concurrence est passée à la transmission intégrale. Par ailleurs, le choix du moteur Cléon de 1397 cm3 devient un handicap quand les mêmes concurrentes ont opté pour des versions Turbo de plus grosse cylindrée. L'avantage de la Renault 5 est perdu. Aussi, elle reçoit un nouveau bloc de 1586 cm3, ce qui fait faire un bond à la puissance à 350, voire 360 ch, et le couple passe à 43 mkg ! Et surtout, le temps de réponse du turbo est très fortement réduit. L'aérodynamique est retravaillée, les suspensions corrigées. L'arceau de sécurité 16 points est en aluminium pour contenir le poids, de même que la coque et le nouveau pavillon arrière. La voiture ne pèse alors que 905 kg !

La suppression du groupe B écourtera très vite la carrière de la "Maxi" qui n'aura pas vraiment le temps de prouver ses qualités. Elle aura néanmoins le temps de briller un peu en Championnat de France avec François Chatriot, et dans quelques épreuves internationales avec le légendaire Jean Ragnotti. Des 20 exemplaires commercialisés, on ne sait combien ont survécu. En revanche, l'exemplaire la sellerie beige (haut de page) est une voiture de série adaptée.

06 avril 2013

Alpine A106 Mille Miles (1955-1961)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(10è Expo-Rétro de Pavilly, Seine-Maritime, juin 2011)

Par rapport à l'A106, la version Mille Miles reçoit une suspension à quatre amortisseurs à l'arrière, une boite cinq rapports Pons fabriquée sous licence (qui vaut a elle seule le prix d'une 4CV), et une profonde modification du moteur de la 4CV qui de 21 chevaux passe à 38 (l'A106 de série recevait déjà une version 35 chevaux) ! La voiture affiche une vitesse de pointe de 154 km/h, soit mieux qu'une Traction.

Le nom est issu des victoires acquises dans la fameuse course des Miles Mille, en 1952 avec une 4CV améliorée. Cette course est à nouveau remportée en 1956 dans la catégorie 750 cm3. Les modifications seront continues chaque année, le moteur prenant de la cylindrée grâce à l'apparition de la Dauphine. Sur la base de cette dernière apparaitra à l'A108 qui préfigure l'A110 plus connue sous le nom de Berlinette.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : porte à faux arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 747 cm3
Alésage x course : 54,5 x 80 mm
Taux de compression : 8,4:1
Puissance : 38 ch à 6200 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés
Suspension ar : roues indépendantes, demi-essieux oscillants
Longueur : 370 cm
Largeur : 145 cm
Hauteur : 127 cm
Empattement : 210 cm
Pneus av : 135 x 380
Pneus ar : 135 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 154 km/h
Poids : 530 kg