04 avril 2021

Renault 19 16S (1990-1995)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2013)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

La Renault 19 est apparue en 1988 en remplacement des Renault 9 et Renault 11. Mais depuis la disparition des Renault 9 et 11 turbo, Renault est absent du segment des GTI. Seule la Renault 5 GT Turbo occupe encore le macadam. Renault 19 16s apparaît donc en mai 1990 après une longue, trop longue gestation. Le délai tiendrait à la mise au point de la culasse atmosphérique et multisoupapes, non pas de la 19 mais de la 25 TXI. Elle est immédiatement disponible en 3 ou 5 portes, et la Chamade à trois volumes n'intervient qu'en 1991. Le cabriolet est aussi au menu à partir de juillet 1991.

Comme toute bonne sportive, elle reçoit un kit carrosserie spécifique : boucliers sports, sortie d'échappement ovale, des jupes latérales, feux arrière cristal, aileron sur le hayon, des phares plus larges sans les clignotants qui, eux, sont déplacés dans le bouclier. Les jantes alliage sont en option. D'ailleurs presque tout est en option : vitres et rétroviseurs électriques et fermeture centralisée dans pack option 1, alors l'ordinateur de bord, l'intérieur cuir, le toit ouvrant, la peinture métal...

Selon le souhait de Raymond Lévy, la finition est en net progrès afin de pouvoir soutenir la concurrence, qu'elle soit allemande, ou japonaise. Les plastiques sont de qualité, les assemblages soignés. On trouve une console centrale légèrement orientée vers le conducteur, un peu à la façon des BMW E21. Les sièges baquets sont de série et offrent un très bon maintien latéral. Pour preuve, on les retrouve plus tard dans la Clio Williams.

Dans la mesure où les turbos ont été interdits en Formule 1 et que Renault est de retour avec un nouveau V10 multisoupapes, et que, de toute façon, toute la concurrence en est venue aux culasses à 16 soupapes, Renault finit par rattraper son retard en laissant tomber le turbo. Il s'agit alors de se hisser au moins à la hauteur de la référence du moment en la matière, la Golf II GTI 16s très vite dépassée par la Peugeot 309 GTI 16s.. A partir d'un moteur F2N de 1 721 cm3 réalésé et déjà utilisé sur les Renault 9 TXE et 11 TXE, Renault développe le moteur F7P. Avec 1 764 cm3 il développe, grâce à sa culasse 16 soupapes, 140 ch puis 137ch CEE en 1992 en raison de l'installation obligatoire d'un catalyseur. Si les moteurs multisoupapes sont aussi plus fiables et moins coûteux à fabriquer que les modèles turbocompressés, ils n'en sont pas moins complexes. Le F7P dispose d'une culasse en alliage léger, de soupapes d'échappement refroidies au sodium, de pistons dont les jupes ajourées et les segments sont d'une épaisseur réduite, de gicleurs d'huile logés à la base des chemises refroidissant les fonds des pistons… Bien sûr, allumage et injection sont entièrement intégrés.

Et si l'on juge le résultat, on peut être déçu. Le moteur est creux en bas des tours et ne donne pas grand chose en dessous de 4500 tr/min. Il faut sans cesse jouer de la boite pour aller chercher la puissance près de la zone rouge à 7200 tours/min. Il faut toutefois relativiser, le moteur est suffisamment souple pour une utilisation apaisée, dans le flot de la circulation. Certes, il permet une vitesse de pointe de 215 km/h mais pour la sportivité, il n'impressione pas autant qu'une Peugeot 309 GTI 16s, plus puissante de 20 ch et plus légère de 100kg. A la faveur d'un CX de 0.30 la Renault 19 16S a une bonne vitesse de pointe (215 km/h), de bonnes accélérations (8,2 s de 0 à 100 km/h et moins de 30 secondes au kilomètre départ arrêté) mais de moins bonnes reprises (9,5 s de 80 à 120 km/h en 4è, et 13,5 s en 5è).

Là où elle se rattrape, c'est sur la route. Avec de classiques trains pseudo mc-Pherson triangulés à l'avant et à l'arrière le fameux essieu maison à 4 barres de torsion, la Renault 19 offre une excellent rapport confort/tenue de route. Le confort est fort appréciable au quotidien, ce qui est assez rare dans la catégorie des sportives, surtout des GTI, mais ce n'est pas au détriment de la tenue de route. C'est en virage que la Renault dépasse ses concurrentes avec une vitesse de passage en courbe surprenante tout en restant très prévenante pour le pilote. Les dérives se contrôlent d'un simple lever de pied et la motricité excellente du train avant l'amène souvent à lever la roue arrière intérieure, comme la Clio. L'ensemble permet finalement des performances sur route sinueuse aussi rapides que la Peugeot 309 GTI et en définitive, ce manque de couple autorise peut-être des attaques plus vives. Le train avant est très précis avec une qualité de retour des informations sans faille. Les quatre freins à disques, ventilés à l'avant, sont puissants et endurants.

Vendue 107 500 F en 1990 (16 400 €, soit 24 358 € en 2016), la Renault 19 16S se positionne très bien avec un prix très concurrentiel. Pour le prix, il n'y a aucune option, et quand on veut améliorer l'ordinaire, le tarif vaut très vite celui de ses rivales.

Restylée en 1992, avec un intérieur rénové (nouvelle planche de bord et sièges), la 16S perd son bouclier et ses phares spécifiques. A l'arrière, le panneau entier ainsi que les blocs optiques sont totalement modifiés. Si la Renault 19 persiste en 1995, la 16S s'efface au profit de la nouvelle Mégane en octobre 1995 (début de la commercialisation en janvier 1996). Elle est alors remplacée par la Mégane Coupé 2.0.

Actuellement, la Renault 19 16S est en passe de rentrer dans le monde de la collection. Si la version Chamade se négocie autour de 3000 €, il faut compter autour de 5000 € pour une version 3 portes, et un peu plus pour la version cabriolet plus rare.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Culasse : alliage léger
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1764 cm3
Alésage x course : 82 x 83,5 mm
Taux de compression : 10:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 140 ch à 6500 tr/min
Régime maximal : 7200 tr/min
Couple maximal : 16,4 mkg à 4250 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection électronique multipoint
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes pseudo McPherson, triangles, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, barres de torsion
Longueur : 415 cm
Largeur : 167,6 cm
Hauteur : 138,9 cm
Empattement : 253,8 cm
Voie av : 142,9 cm
Voie ar : 140,6 cm
Pneus av : 195/50 VR 15
Pneus ar : 195/50 VR 15
Freins av : disques ventilés (259 mm)
Freins ar : disques (238 mm)
Vitesse maximale : 215 km/h
0 à 100 km/h : 8,2 s
400 m.D.A. : 16,3  s
1000 m.D.A. : 29,6 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Consommation mixte normalisée : 8,6 l/100km
Volume du coffre : 386 litres
Cx : 0.30
Poids : 1050 kg

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03 avril 2021

Fiat 850 Special (1968-1971)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

En février 1968, la Fiat 850 est remaniée pour entrer dans une phase II. La pseudo grille de calandre est agrandie et des joncs chromés sont ajoutés un peu partout autour des vitres. Une baguette latérale est installée sur les flancs.

C'est à l'intérieur que les changements sont les plus importants. Dans l'habitacle, des rangements apparaissent sous la planche de bord et aux sièges arrière. La banquette arrière est modifiée pour plus de confort. Un volant plus sportif est installé avec une jante en faux bois.

C'est aussi du côté du moteur qu'on trouve une nouvelle mécanique. En fait de nouveauté, la 850 Special, qui remplace la 850 Super, récupère le moteur à carburateur double corps de la 850 Coupé qui, lui, adopte le moteur 903 cm3 de la future Fiat 127 et devient "850 Sport Coupé".. Avec 47 ch, la 850 est enfin un peu plus nerveuse, à tel point qu'elle obtient des freins à disques à l'avant ! Elle atteint désormais 135 km/h.

La production de la 850 s'arrête en août 1971 pour céder la place à celle qui va créer un véritable tournant chez Fiat : la 127.

29 mars 2021

Volkswagen Golf 3 portes (1974-1983)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

A la fin des années 60, Volkswagen est dans une situation délicate. Elle survit grâce au succès de la Coccinelle et du Combi. En revanche, le coupé Ghia-Karmann, la Typ 3 et la 411 sont des fiasco commerciaux. Depuis plusieurs années, la firme allemande cherche à créer une nouvelle voiture, compacte. De nombreux prototypes sont élaborés, mais aucun aboutit.

La fin de la décennie arrive et le Président est limogé en 1971 face à la chute dramatique des bénéfices de l'entreprise. Le nouvel arrivant donnera l'impulsion qui mènera à révolutionner la philosophie de la marque.

Entre le rachat d'Auto-Union en 1965 et celui de NSU en 1969, Volswagen dispose d'une pléthore d'ingénieurs et de talents. Elle trouve également dans la corbeille le savoir faire d'Auto-Union en termes de moteurs et de traction. Justement, un moteur à 4 cylindres en ligne de 1.5 litres et refroidi par eau est disponible, et celui-ci conviendrait bien à la future compacte. Tous les projets en cours sont stoppés car jugés trop onéreux. Et puis il faut s'y résoudre : le moteur arrière n'est plus en vogue et le flat-four est un peu daté. La Coccinelle survit grâce à son charme, mais cela tient du miracle. La prochaine voiture devra être une traction, à moteur en ligne et à refroidissement par eau. La mécanique est confiée à Audi et la transmission à NSU

Or il se trouve qu'en 1970, un projet a été confié à un styliste italien, adepte des formes géométriques et des lignes tendues : Giugiaro. Celui-ci a dessiné une voiture qui convient pafaitement au groupe et le projet en très vite adopté. C'est une voiture bi-corps à hayon, trois ou cinq portes.

Dans la foulée, Volswagen rebadge une NSU et la nomme K70. C'est alors la première traction de la marque. Vient ensuite la Passat, elle-même dérivée de l'Audi 80.

Avec l'arrivée de la Golf, la clientèle a été habituée au changement. La traction, le refroidissement par eau, et les 4 cylindres en ligne, c'est désormais l'ADN de Volkswagen, d'autant que la Scirocco a également ces attributs depuis mars 1974. La Golf est présentée en mai 1974. Elle ne révolutionne rien, mais elle fait la synthèse de ce qui se fait de mieux : bicorps, hayon, banquette rabattable, moteur transversal avec arbre à cames en tête avec boite en bout de vilebrequin, suspension McPherson, barres de torsion à l'arrière. Elle est d'emblée proposée en 3 ou 5 portes. Pour le moteur, dans un premier temps c'est le 1500 cm3 Audi et ses 70 ch qui officient. Plus tard, le 1100 de 50 ch issu de l'Audi 50 (qui ne s'appelle pas encore Polo) qui sera installé dans les versions d'accès de gamme (notre modèle).

Le prix de la voiture est plutôt bien positionné : un peu moins de 15000 F (12000 € en 2020), c'est dans la moyenne de la concurrence. Elle est légère, elle est agile, elle est peu gourmande, elle est confortable, elle est assez grande pour une famille. Le succès sera là, évidemment même si elle est battue par la CX pour le titre de voiture de l'année 1975.

Il y aura beaucoup d'évolution de la Golf. Très vite, fin 1975, le 1500 sera remplacé par un 1600. Les sièges sont modifiés. Fin 1976, la 1100 obtient enfin des disques de frein à l'avant ! En même temps, une version Diesel fait son entrée !! Ce petit Diesel de 1500 cm3 procure la même puissance et les mêmes performances que le 1100 esence, tout en étant plus sobre et pas plus bruyant. C'est aussi l'année de l'arrivée de celle qui contribuera non seulement à faire entrer la Golf dans la légende mais encore de créer un genre à elle seule : la GTI.

L'année suivante, c'est le retour du 1500. Les pare-chocs sont modifiés en 1978. Ils entourent désormais la voiture et reviennent vers les roues, Le cabriolet fait son entrée en 1979 tandis qu'un 1300 de 60 ch vient s'intercaler. Le 1500 n'est à nouveau plus disponible sauf dans le cabriolet ou avec la boite auto. Le pick-up nommé Caddy est fabriqué aux USA.

En 1981, les modifications sont plus visibles : nouveaux feux à l'arrière, plus grands et nouvelle planche de bord reprise de la Jetta (version trois volumes de la Golf) sortie l'année précédente. Le 1300 disparaît et le 1500 fait son retour. Le 1100 est modifié pour qu'il soit encore plus économique (Formel E : allumage électronique, 4è longue, Cx abaissé). Le Diesel gagne 4 petits chevaux en passant à 1600. La 1500 reçoit une boite 5 en option.

Enfin, en 1982, la Golf innove en installant pour la première fois un moteur turbo Diesel dans une compacte. Avec 70 ch et une boite 5 rapports, il emmène la voiture à près de 155 km/h, une belle performance pour un Diesel à l'époque.

En 1983, c'est l'année du remplacement. la Golf II est lancée et les dernières voitures sont vendues sous le nom Rabbit, le nom de la Golf outre-Atlantique. A ce stade, la Golf aura été vendue à plus de 5 millions d'exemplaires et aura sauvé Volswagen du goufre. Le cabriolet sera construit sur la base de la Golf I jusqu'à l'arrivée du cabriolet Golf III, et la petite compacte sera encore produite en Afrique du Sud jusqu'en 2009. Au bout du compte, ce sont 6,72 millions de Golf I qui auront été produites. Actuellement à la 8è génération, la Golf a dépassé les 34 millions d'exemplaires.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 6 CV
Cylindrée : 1093 cm3
Alésage x course : 69,5 x 72 mm
Taux de compression : 8:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 50 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 7,9 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : barres de torsion
Longueur : 370,8 cm
Largeur : 161,3 cm
Hauteur : 141 cm
Empattement : 240 cm
Voie av : 139,1 cm
Voie ar : 134,6 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 141 km/h
0 à 100 km/h : 14,8 s
400 m.D.A. : 20,1 s
1000 m.D.A. : 38,1 s
Capacité du réservoir : 45 litres
Consommation moyenne  : 6,5 l/100km
Volume du coffre : 247 litres
Cx : 0,42
Poids : 750 kg

 

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27 mars 2021

Austin 850 (1959-1967)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

En 1957, à la suite de la crise du Canal de Suez, le patron de la BMC (British Motor Corporation), Leonard Lord, décide de lancer un nouveau modèle. Le code du projet est « ADO15 » pour « Austin Drawing Office project number 15 ». Il s'agit de concevoir une voiture économique et compacte. Trois équipes d'ingénieurs sont mises en concurrence est c'est Alec Issigonis qui remporte le droit de voir son projet aboutir.

A l'opposé des standards habituels du tout à l'arrière que l'on trouve sur la Coccinelle, la 4CV ou la Dauphine, la Fiat 500, Issigonis opte pour un moteur avant. Mais pour gagner de la longueur, il place le moteur en position transversale, choix qui simplifiera les problèmes de transmission. Le hic, c'est le ventilateur. Qu'à celà ne tienne, il est placé en position latérale en bout du moteur, côté droit. Autre solution innovante : la boite est placée sous le moteur et partage le même carter. Le volume est encore diminué au profit de l'habitacle. Posé sur des roues de 10 pouces, l'habitacle occupe 80 % du volume de la voiture ! On tient facilement à quatre à bord, même de grand gabarit.

La première version se reconnaît à sa calandre en forme de moustache avec 9 barres ondulées. On note les charnières des portes visibles à l'extérieur, les vitres coulissantes. A l'intérieur, le service est minimaliste. Un bloc central regroupe les instruments. Dans le grand rond central on trouve le tachymètre et la jauge d'essence, le témoin de batterie, des phares et des clignotants. Devant les passagers, une large planche traverse l'habitacle et sert de débarras. Au centre de la planche, on trouve la commande de chauffage, celle des essuie-glace, le starter et le warning. A partir de 1961, deux petits cadrans rajoutent la pression d'huile et la température de l'eau. Plus haut en gamme, la planche est revouverte de bois et une véritable boite à gants est installée. Les instruments y sont alors encastrés.

La Mini est sans doute la reine de la ville. Grâce à son faible gabarit la Mini se faufile partout, et lorsqu'on a le compas dans l'œil, elle passe véritablement partout, surtout là où les autres ne peuvent pas. Dotée d'une direction qui lui offre un rayon de braquage ridicule, elle se faufile dans les endroits les plus inaccessibles pour toute autre voiture qu'elle. Elle dispose d'une tenue de route somme toute paradoxale. Elle sautille sur les bosses, le relief de la route est très bien ressenti à bord. Tout voyage de plus de 50 km devient rapidement éprouvant. Mais elle tourne à plat comme un kart, peut prendre des virages à une vitesse qui colle les passagers contre les vitres. C'est la reine des lacets et des ronds-points.

A partir de 1964, elle est équipée de la fameuse suspension hydroeslatique inventée par Alex Issigonis.

Les débuts commerciaux de la Mini ne sont pas fameux. La clientèle boude une voiture trop spartiate. Mais avec une bonne campagne de communication, la voiture deviendra iconique. Il aura suffi d'en offrir une à chacun des Beatles pour la rendre populaire. La décoration imaginée par un George Harrisson en pleine période lui offrira un capital sympthie important. Plus tard, les images de Brigitte Bardot à Saint-Tropez en Mini feront d'elle une icone.

Elle aura sont lot d'évolution, tant en nombre de moteurs, de versions sportives avec la "Cooper", les Clubman, les 1275 GT, la Mini Moke, la Traveller, Estate, les Pick-up, etc. Elle sera commercialisée par Austin et Morris, et aura ses dérivés chez Wolseley et Riley. En 1967, avec la naissance de British Leyland en remplacement de la BMC elle devient Mk II puis Mk III en 1969, Mk IV en 1976. Elle aurait dû être remplacée par la Metro en 1980, mais comme la Dyane pour la 2 CV, la Mini lui survivra. Sa production cesse en 2000 après de très nombreuses versions spéciales tout au long des années 90.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 848 cm3
Alésage x course : 62,9 x 68,3 mm
Taux de compression : 8,3 : 1
Puissance maximale : 35 ch à 5500 tr/min
Couple maximale : 5,5 mkg à 2900 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Type de transmission : traction
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, bras transversaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras transversaux
Longueur : 305 cm
Largeur : 141 cm
Hauteur : 135 cm
Pneus av : 145 SR 10
Pneus ar : 145 SR 10
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 120 km/h
Capacité du réservoir : 25 litres
Volume du coffre : 160 litres
Poids : 580 kg

 

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20 mars 2021

Simca 1301 GLS Break (1966-1968)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

En septembre 1966, les Simca 1300 et 1500 sont remplacées par les 1301 et 1501. Il ne s'agit encore une fois que d'une mise à jour esthétique selon les habitudes instaurées par Pigozzi, décédé depuis 1964. A l'avant on note le déplacement des clignotants vers l'extérieur et l'installation des veilleuses à leur côté. Une baguette souligne la calandre et les courbes du capot sont très discrètement revues pour donner à la nouvelle 1301 un air un tantinet plus sévère (ou plus sérieux, selon sa sensibilité). Sur les berlines, le coffre est rallongé, ce qui donne un volume de coffre important, tout autant que le porte-à-faux qui en découle. Sur le break, seul l'avant est modifié, si bien que ne bénéficiant pas du large porte-à-faux arrière, le break est plus court que la berline (432 cm contre 446) ! La porte du break s'ouvre du haut vers le bas, avec la vitre. Le seuil de chargement est alors très important. Le gros bouton sur le hayon cache une manivelle qui, une fois dévérouillée, permet de baisser la vitre arrière et de diminuer la distance. Pas très pratique par mauvais temps.

L'évolution est surtout à l'intérieur. Le tableau de bord est entièrement neuf. Le monobloc rond est remplacé par une planche avec un décrochement qui traverse l'habitacle dans lequel est encastré un compteur horizontal, le tout plaqué de bois. Le levier de vitesses est toujours monté au volant, un plafonnier est installé au dessus du rétroviseur et les cadrans ronds redeviendront en 1969. La gamme se décompose en trois niveaux de finition : LS, GL et GLS. La LS est la plus dénuée. Dépourvue de chrome, une banquette à l'avant remplace les sièges séparés. Sur la GL, les chromes font leur apparition. Les pare-chocs sont plus enveloppants, les enjoliveurs plus élaborés. Sur la GLS, les baguettes chromées de bas de caisse sont plus larges, les enjoliveurs sont percés de trous, un logo GLS s'installe sur les ailes et à l'intérieur la montre et l'allume-cigare justifient le niveau d'équipement.

D'un point de vue mécanique, les moteurs de la 1301 proviennent toujours du moteur Rush de l'Aronde. Il faut attendre 1969 et la 1301 Special pour que le moteur de la Simca 1501 soit dégonflé à 1300 cm3 et améliore nettement les performances (au point même ou la 1501 semble inutile et disparaît en 1972). Avec 62 ch SAE (54 ou 57 ch DIN selon les sources), le moteur de la 1301 est digne d'une voiture à vocation familiale et populaire. Il emmène une famille à l'autre bout de la France avec bagages et matériel de plage, mais à une allure placide. Pas question de vouloir tenir la file de gauche des rares autoroutes sur la route des vacances, la moindre côte rappelant que le bon vieux Rush manque de souffle. La voiture est freinée par des disques montés sur les roues avant.

En 1967, les changement sont très menus : apparition d'un interrupteur pour les essuie-glace en remplacement du bouton tournant, et déplacement de la tirette de starter sur la colonne de direction.

Le break LS et GLS sont supprimés pour le modèle 1969, en septembre 1968. Ne reste plus que la GL. Mais l'apparition de la 1301 Special vient étoffer la gamme, même en break.

Pour en savoir plus :
- Simca Histoire et Modèles
- Sujet sur le forum Chrysler France & Talbot

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1290 cm3
Alésage x course : 74 x 75 mm
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 62 ch (SAE) (54 ch DIN) à 5200 tr/min
Couple maximal : 9,3 mkg à 2600 tr/min
Taux de compression : 8,8:1
Alimentation : carburateur simple corps
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête
Nombre de soupapes : 8
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras oscillants, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 430,5 cm
Largeur : 157,5 cm
Hauteur : 139,7 cm
Empattement : 254 cm
Voie av : 132,2 cm
Voie ar : 130 cm

Pneus av : 5,90 x 13
Pneus ar : 5,90 x 13
Freins av : tambours
Freins ar : tambours

Poids : 1080 kg
Vitesse maximale : 135 km/h
Réservoir : 55 litres

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13 mars 2021

Porsche 944 Turbo (1985-1991)

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(Rétro-Mobile 2012, Pont de l'Arche, Eure, mars 2012)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

L'histoire de la 944 Turbo démarre avec celle de la 944. En juin 1981, Porsche inscrit un prototype "type 951" aux 24 heures du Mans, sous le nom "944 GTP". Or il s'avère que la voiture est d'une remarquable fiabilité et possède une vitesse de pointe assez élevée. Au bout des 24 heures, la voiture pilotée par Walter Rörhl et Jürgen Barth, elle se classe 7è au général ! Encouragée par ce résultat, Porsche engage trois ans plus tard une 944 Turbo dans la course de Nelson Edges, une course sur circuit routier dans l'Ohio qui exige des voitures conformes à la législation. La voiture est alors équipée d'un catalyseur pour respecter les normes américaines, ce qui ne l'empêche pas de remporter la course. C'est ainsi que le projet de Type 951 revient sur le bureau d'études pour une présentation au Salon de Franfort de 1985 et une commercialisation à partir du mois de juillet. Parallèlement, l'installation d'un turbo sur la 911 et sur la 924 avait déjà démontré les bien-faits du procédé.

C'est ainsi qu'en février 1985 est présentée la 944 turbo. On remarque aussitôt son bouclier modifié. Non seulement une aération a été aménagée afin d'apporter un flux d'air plus important vers le moteur, mais il est également pourvu d'une lèvre inférieure qui a pour effet de créer un effet ventouse sous la voiture, en témoigne le diffuseur qu'on décèle sous le bouclier arrière. Si les phares sont toujours escamotables, deux blocs de feux longue portée et anti-brouillards sont incrustés de chaque côté de la plaque, recouverts par les clignotants. Un aileron s'installe tout au tour de la bulle de la vitre arrière. L'allure générale est grandement modernisée et le Cx descend de 0.35 à 0.33.

Le turbo installé sur le demi-V8 de la 928 de 2.5 litres fait grimper la puissance de 163 à 220 ch. Ce surcroît de puissance a engendré les modifications aérodynamiques déjà évoquées, mais également des adaptations du moteur ou de la suspension. De nouveaux pistons forgés encaissent mieux la puissance. Pour la première fois, un revêtement en céramique tapisse le collecteur d'échappement à la sortie de la culasse pour favoriser le maintien des températures dans le catalyseur et ce afin de le rendre plus efficace. Des radiateurs d'huile ont été rajoutés, au profit du moteur et de la boite. Celle-ci, toujours montée sur le train arrière, a également été renforcée et son rapport de pont rallongé. La suspension a été durcie pour mieux supporter l'alourdissement de la voiture (70 kg). Enfin, le freinage a directement été récupéré sur la 911 avec 4 disques Brembo avec étriers 4 pistons, et ABS en série. Les jantes spécifiques style "téléphone" aident à mieux refroidir les freins.

Pour un moteur turbo, le 2.5 de la 944 est très progressif et ne provoque pas l'effet "on/off" ou "coup de pied aux fesses". Le couple maximal de 33 mkg est disponible à 3500 tr/min, ce qui rend la mise en action du turbo plus progressive. L'allongement du rapport du pont participe à gommer cet inconvénient. Pour autant la voiture n'est pas mollassone puisqu'elle franchit le kilomètre en 26,6 secondes, atteint 100 km/h en 6,4 s et 245 km/h en pointe. Avec son système Transaxle, l'équilibre est sain, très sécurisant.

En 1988, alors que la 944 Turbo évolue peu, une nouvelle 944 Turbo S ou 944 Turbo Cup est commercialisée. Dérivée de la Turbo Cup, elle procure alors 250 ch. Un an plus tard, la 944 Turbo S disparaît mais la nouvelle 944 turbo en reprend la mécanique, tandis que la version 220 ch (notre modèle) disparaît, trop concurrencée par la 944 S2 et ses 211 ch.

La 944 turbo a été produite à 17 627 exemplaires en version 220 ch, auxquels il faut rajouter 1 635 unités de Turbo Cup et 3 788 châssis de 944 turbo version 250 ch. Sa production s'arrête en juillet 1991 au profit de la Porsche 968. Sa côte actuelle se situe entre 7 500 et 10 000 € pour une 220 ch, mais plus de 20 000 € pour une Turbo Cup !

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement  : longitudinal avant
Puissance fiscale : 1 CV
Cylindrée : 2479 cm3
Alésage x course : 100 x 79,8 mm
Taux de compression : 8 : 1
Vilbrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 220 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 33,6 mkg à 3500 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection électronique Bosch L-Jectronic
Suralimentation : turbocompresseur KKK + échangeur air/air
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (3,5 tours)
Diamètre de braquage : 10,75 m
Suspension av : McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : bras tirés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 423 cm
Largeur : 173,5 cm
Hauteur : 127,5 cm
Voie av : 147,7 cm
Voie ar : 145,1 cm
Empattement : 240 cm
Pneus av : 205/55 ZR 16
Pneus ar : 225/50 ZR 16
Freins av : disques ventilés (298 mm)
Freins ar : disques ventilés (299 mm)
Vitesse maximale : 245 km/h
0 à 100 km/h : 6,4 s
400 m.D.A. : 14,5 s
1000 m.D.A. : 26,6 s
Capacité du réservoir : 80 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 6,8 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 5,8 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 12,3 l/100km

Cx : 0,33
ABS en série
Poids : 1280 kg

07 mars 2021

Volvo 244 GLE (1979-1983)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2015)

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(Rouen, Seine-Maritime, mai 2012)

En juillet 1979 (pour le millésime 1980), la Volvo 244/245 accède à son second lifting. Les phares ronds deviennent rectangulaires en intégrant les longue-portée. Le dessin du capot est également revu. A l'arrière, le dessin du panneau est complètement transformé. L'arête du coffre est plus douce, et les feux habillent la hauteur entre le pare-choc et le seuil de chargement. La conception du feu ne trahit pas l'esprit de la génération précédente, mais est bien plus moderne.

La finition GLE est située en milieu de gamme, vers le haut. "Grand Luxe Executive", elle se place sous les GT et GLT. Elle profite de la calandre avancée et chromée des versions à 6 cylindres alors que sous le capot c'est de 4 cylindres de 2.3 litres qui officie. Avec 123 ch et 17,5 mkg de couple, c'est un moteur souple et disponible. S'il n'a pas un tempérament sportif, il est nettement suffisant pour une utilisation tranquille en ville, et assez puissant pour s'imposer sur la file de gauche sur l'autoroute. Avec une boite 4 rapports avec overdrive en série qui lui permet d'atteindre 170 km/h en pointe, la 244 du début des années '80 se place dans les berlines rapides.

Mais la 244 s'illustre surtout par son niveau de sécurité et sa fiabilité hors du commun, qui fait d'elle le véhicule à la plus grande longévité du marché. Les Volvo de cette série ont été utilisées en moyenne pendant 22 ans et l'on en trouve beaucoup qui sont utilisées quotidiennement par leur propriétaire, surtout en break. Les kilométrages de certains exemplaires avoisinent les 500 000 km, sans pépin majeur, pour peu que l'entretien courant soit assuré correctement.

Alors que la série 700 qui devait en principe lui succéder pour la partie haut de gamme arrive en 1982, la série 200 est encore renouvelée en 1983, puis encore en 1986. Elle est maintenue au catalogue jusqu'en 1994 alors même que la série 800 est intervenue en 1992 pour prendre le relai en bas de gamme. Mais en cette fin de carrière, c'est surtout le break qui assure le gros des ventes, porté par sa réputation de sécurité et de fiabilité, et grâce à son volume utile sans rival.

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01 mars 2021

Peugeot 305 SR (1977-1982)

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(Jumièges, Seine-Maritime, septembre 2015)

Dans la gamme 305, la SR commence sa carrière par le rôle titre de haut de gamme. Et en cette fin de décénnie, en 1977, son positionnement semble particulièrement judicieux.

En effet, à la même époque, le marché est très épars. Sans aller voir vers les concurrents étrangers qui ne représentent pas autant de parts de marché qu'aujourd'hui, les constructeurs français se sont lancés chacun dans une aventure différente, et finalement, par son classicisme et sa motorisation, étant donné son segment, la 305 SR a tout pour elle.

Si l'on regarde chez Renault, la R12 est déjà vieillissante et dans la meilleure version, la 12 TS, elle ne propose qu'un petit 1300 de 60 ch. Quant à la R18, elle ne sortira qu'un an plus tard et si la 18 TS offre 79 chevaux, elle est tout de même 15 cm plus longue. Quant à la 14, c'est un deux volumes et elle ne dispose pour le moment que du Moteur Douvrin commun à Peugeot dans sa version 57 ch. Du côté de chez Citroën, la GS aussi culmine à 60 ch et sa suspension hydraulique, ses formes particulières sont de nature à faire fuir le client naturel de Peugeot, armé de traditionnalisme. Chez Simca, l'Horizon est annoncée, mais c'est un deux volumes et quant à la Simca 1100, ses jours sont comptés, et les versions les plus puissantes ne peuvent pas compter sur plus de 60 ch, hormis la sportive TI..

Alors avec ses trois volumes, son moteur 1500 de 74 ch et son poids plume, la 305 SR est finalement bien seule. Seule car la combinaison la place très nettement au-dessus de la concurrence en termes de performances et de confort. La vitesse est certes limitée par une boite à 4 rapports étagée courte, mais en contrepartie, elle se distingue en reprises. Pour la consommation, juste avant le second choc pétrolier, une moyenne de 9 litres semblait raisonnable....

Mais là où la 305 SR se rattrape, c'est sur l'équipement. Car en sus de ce qu'il y a déjà sur la GR, la SR rajoute en série des appuie-tête à l'avant, un accoudoir central à l'arrière, une serrure à la boite à gants, un compte-tour et un montre à quartz. L'emplacement pour l'autoradio est prévu mais pas le prééquipement (cables, haut-parleurs, antenne). Pour l'extérieur, seules les baguettes latérales la distinguent des autres versions. Mais c'est aussi la seule version à ce stade à pouvoir profiter de l'intégralité des options au catalogue ce qui peut lui valoir une fermeture centralisée, des vitres électriques, voire teintées, un toit ouvrant. Et là, le niveau de confort lui permet de rivaliser avec des modèles sur des segments plus élevés et à un coût inférieur.

Trois ans après sa sortie, la 305 SR est chapeautée par une nouvelle version haut de gamme, la 305 S, qui avec un moteur 1600 et 89 ch vient redonner des couleurs au modèle. La SR glisse alors lentement vers le milieu de gamme. En 1982, avec la seconde phase de la 305, la 305 SR se voit encore dépassée par la 305 S5 et ses 94 ch mais l'équipement de la GR. En 1983, la 305 GT tout en conservant le moteur de 94 ch s'offre un équipement plus haut de gamme qui fait encore descendre la SR d'un cran. En 1985, la GT reçoit le moteur 1905 cm3 qui fera les beaux jours de la 205 GTI 1.9 ! Mais avec une simple version carburateur, le moteur se contente de proposer 105 ch assorti d'une boite 5 rapports. Elle est elle-même remplacée en 1986 par la 305 GTX qui tiendra le flambeau du haut de gamme jusqu'au bout, en 1988. Entre temps, en 1985, la 305 SR délaisse l'antique moteur Peugeot de 1472 cm3 pour le plus récent de 1580 cm3 avec 80 ch et une boite 5 rapports. Ses performances s'en ressentent avec 164 km/h en pointe, une fiscalité qui baisse de 8 à 7 CV et une consommation hélas stable.

Discrète en fin de carrière, mais particulèrement affutée au début la 305, dans la première série était le bon compromis. Une façon de rouler surclassé, à la hauteur de l'équipement de véhicules plus cossus sans avoir à débourser un chèque trop important.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1580 cm3
Alésage x course : 78 x 77 mm
Taux de compression : 9,2:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 74 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 11,8 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère (3,6 tours)
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangles inférieurs, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 424 cm
Largeur : 163 cm
Hauteur : 140 cm
Empattement : 261,9 cm
Voie av : 138 cm
Voie ar : 133 cm
Pneus av : 155 SR 14
Pneus ar : 155 SR 14
Freins av : disques (263 mm)
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 153 km/h
0 à 100 km/h : 13,2 s
Capacité du réservoir : 43 litres
Poids : 985 kg

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13 février 2021

Renault 5 L (1972-1977)

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(Honfleur, Calvados, septembre 2015)

Dans l'histoire de l'automobile de l'après-guerre, la Renault 5 aura marqué les esprits. Cette petite citadine polyvalente n'avait à l'époque pour seule concurrente que la Fiat 127 et la Peugeot 104. Sans s'en inspirer directement, elle est venue non seulement marcher sur leurs plate-bandes, mais encore dominer totalement le marché grâce à un certain nombre d'innovations.

Renault entre dans le marché de la petite citadine pour la première fois le 28 janvier 1972 en présentant son modèle. Pour ne pas alourdir les coûts de production, et donc le prix de la voiture, la Régie s'est inspirée de quelques recettes éprouvées. La plate-forme est directement reprise de la Renault 4, y compris le moteur 782 cm3 à arbre à cames latéral avec sa boite en porte-à-faux avant dont la commande passe par une tringlerie qui enjambe le moteur pour finir au tableau de bord, tout comme sur la R4. Comme pour la Renault 4, le pot d'échappement souffle sur la roue arrière gauche. Les suspensions sont aussi identiques, avec les barres de torsion arrière impliquant deux empattements différents à droite et à gauche. Elle possède également les mêmes roues. Autre reprise : le hayon arrière qui a tant réussi à la Renault 4, à la Renault 6 et à la Renault 16. La 5 devait emboiter le pas. La réussite sera telle que plus aucune voiture à deux volumes n'est vendue sans hayon de nos jours. Ainsi avec un coffre de 270 litres, le volume est porté à plus de 900 litres banquette rabattue. La polyvalence, c'est l'atout de la Renault 5. En comparaison, ni la 104 ni la 127 ne disposaient d'un hayon... Tant Peugeot que Fiat finiront par adapter leur citadine à cette exigence... dix ans plus tard.

En guise d'innovation, la R5 est la première voiture équipée de pare-chocs en polyester et non en métal chromé. Renault invente là le concept du bouclier, à l'avant comme à l'arrière. Là encore, il faudra près d'une décennie avant que la concurrence ne l'imite. Pour limiter les coûts, la voiture ne possède aucune baguette chromée, et emprunte ses enjoliveurs à la Renault 12 avant de les perdre pour la saison 1975. Mais la principale nouveauté est l'absence de poignée de porte à l'extérieur. Seul un bouton et le barillet de fermeture figurent sur la porte. La carrosserie comporte une encoche pour glisser la main afin d'enfoncer le bouton de porte en se servant du pouce. A l'intérieur, une sangle fait office de poignée, comme dans la Renault 6. La 5 L est une version ouvertement dépouillée, dénuée d'artifices. Les dossiers des sièges, confortables par ailleurs, sont fixes. il n'y a pas de tablette arrière ou de lunette arrière dégivrante, pas de baguette chromée. Un moteur, une carrosserie, des essuie-glace et du chauffage, c'est tout. Le lave-glace s'actionne au pied en pressant sur une poire sur l'aile gauche. Il y a un petit bac pour ranger les objets bien pratique entre le volant et les compteurs, réduits aux fonctions minimales. Ailleurs, la planche de bord de comporte pas de rangements, et s'il y a une boite à gants, elle est sans porte. La Renault 5 L, c'est l'entrée de gamme, le minimalisme.

Le petit moteur 782 cm3 est surtout fait pour la ville. Il est fort peu puissant et se distingue surtout par sa souplesse. Avec à peine 34 chevaux, la route devient un exercice ennuyeux qui consiste à rester dans le flux ou à se faire doubler. La voiture est techniquement capable d'atteindre 120 km/h, mais au terme d'une lente accelération qui demande une longue route. Mais s'il s'agit de doubler, l'exercice devient périlleux. Si bien qu'en 1977, la Renault 5 (qui perd le L) obtient le moteur Billancourt de 845 cm3 de la Renault 6. Pour autant, les performances sont en très faible hausse, puisque la puissance n'atteint que 36 ch et la vitesse maximale atteint péniblement 126 km/h.

Mais ce n'est pas cette version qui fera le succès de la Renault 5. Pour la première fois, Renault propose dès la commercialisation deux niveaux de finition. Et c'est la Renault 5 TL, plus puissante, mieux équipée qui fera les beaux jours de la Renault 5 jusqu'à l'arrivée de la Renault 5 GTL. C'est ensuite l'arrivée de la Renault 5 à 5 portes qui renforcera encore sa domination sur le marché, malgré l'arrivée de la 205.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Culasse en alliage léger
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 782 cm3
Alésage X course : 56 x 80 mm
Taux de compression : 8,5:1
Puissance maximale : 34 ch à 5200 tr/min
Couple maximal : 5,3 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 9,7 m
Suspension av : roues indépendantes, barres de torsion longitudinales, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, barres de torsion transversales, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 350 cm
Largeur : 152 cm
Hauteur : 140 cm
Empattement : 240 cm
Pneus av : 135 SR 13
Pneus av : 135 SR 13
Freins av : tambours
Freins ar : tambours (180 mm)
Vitesse maximale : 126 km/h
Capacité du réservoir : 41 litres
Volume du coffre : 270 litres
Poids : 730 kg

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06 février 2021

Suzuki X-90 (1995-1997)

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SuzukiX90av1

SuzukiX90ar1

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