09 juillet 2016

Oldsmobile 88 Holiday 2 portes 1956

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Entre 1954 et 1956, l'Oldsmobile 88 évolue peu. La nouvelle grille inclut une arête centrale verticale, ce qui lui donne un air de requin baleine. Les extrêmités des ailes reçoivent des feux un peu plus proéminents. A l'intérieur, les cadrans deviennent ovales.

La puissance du gros V8 de 324 ci (5,3 litres) parvient maintenant à 230 ch. Ce moteur est associé à une boite automatique Hydramatic à quatre rapport, très vite remplacée par une nouvelle Jetaway Hecramatic, plus rapide.

En 1955, la 88 est la première voiture "hartop", c'est à dire sans montant central. La gamme est alors déclinée en Sedan et Coupé, avec montant, et Holiday, deux ou quatre portes, sans montant.

On retrouve la 88 au travers de la moitié du siècle, la production cessant en 1999 avec la 11è génération. On retrouve la 88 en 1958, 1959, puis en 1977.

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07 juillet 2016

Ford Taunus 12 M P4 (1962-1966)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Il s'en eut fallu de peu que cette voiture fût américaine. A l'origine, elle est conçue dans les bureaux d'étude de Détroit, Michigan, pour être produite à Louisville, dans le Kentucky, dans le cadre du projet "Cardinal". Il s'agissait alors de répondre directement à Volkswagen et contrer la Coccinelle qui se vend très bien aux USA grâce à un prix défiant toute concurrence. Ford réalise alors une voiture aux petites dimensions, la plus petite voiture américaine, avec une motorisation légère et frugale venant de la filiale allemande, un grand coffre (ce dont ne dispose pas la Coccinelle) et un habitacle spacieux. Mais les études de marché montrent que la voiture n'aura guère de succès (20 000 ventes annuelles selon l'étude) et Henri Ford II décide donc de transférer le projet à Cologne pour sa filiale allemande, considérant qu'un tel véhicule était finalement plus adapté au marché européen, tandis que sur le marché intérieur, Ford allait rencontrer le succès avec la Ford Mustang dont le prix en 1965 et en version de base est inférieur de 10$ à celui de la Coccinelle.

De son origine américaine, on remarque le tableau de bord vertical, un volant très tulipé et la commande de boite très haute près du volant, ou les feux arrière intégralement rouges. Pour le reste, la Ford qui est finalement intégrée à la gamme Taunus en remplacement de la 12M vieillissante, colle parfaitement aux canons esthétiques européens. Elle est d'abord commercialisée en berline 2 portes avant d'être proposée en coupé 2 portes (pavillon abaissé, lunette arrière plus grande et plus fuyante), en berline 4 portes et enfin en break 3 portes ou fourgonette.

D'un point de vue technique, elle a le mérite d'être la première traction de Ford. Elle étrenne également un nouveau moteur V4 ouvert à 60° qui a le mérite d'être bien plus compact qu'un moteur à 4 cylindres en ligne, ce qui privilégie l'habitacle. Ce moteur est incliné de 60° et monté en avant du train avant. C'est en réalité un V6 amputé de deux cylindres ce qui explique son angle d'ouverture. Cet angle génère alors un déséquilibre du vilebrequin, problème qui a été réglé par un arbre d'équilibrage tournant en sens inverse, mais qui tend à manger de la puissance du moteur. Dans sa version initiale, il délivre 40 maigres chevaux DIN (51 ch SAE) qui ont plus vocation à déplacer la voiture qu'à lui procurer des performances. Plus tard, il sera décliné dans des versions 1.5 litres progressant peu à peu jusqu'à 72 ch SAE dans la Taunus 15M TS. La Taunus 12M est alors une voiture placide, douce à conduire avec sa boite à quatre rapports tous synchronisés. Le V4 est souple et la boite bien étagée si bien que le moteur n'a jamais l'air de forcer, sauf à le faire monter dans les tours inutilement. Il est toutefois bruyant mais très fiable. La direction à vis et galets implique évidemment une direction un peu floue et sa forte démultiplication implique des mouvements du volant impensable à l'heure actuelle.

La suspension, en revanche est plus archaïque. Le train avant est suspendu par un ressort à lames transversal, et les deux bras oscillants ne sont pas fixés dans les premières années sur la caisse, mais sur la boite-pont. En termes de rigidité, le résultat n'est pas très efficace et explique aussi un peu du flou dans le comportement de la voiture. A l'arrière aussi, c'est traditionnel : essieu rigide et lame transversale. Si le coffre n'est pas chargé, il a tendance à tressauter un peu. Bref, la Taunus P4 n'est pas taillée pour la course. Et tant mieux, parce que de toute façon, les freins à tambours ne sont pas calibrés pour, et leur réglage tend à faire passer l'arrière devant. Ses 120 km/h en pointe sont amplement suffisants et le bruit qui accompagnent cette vitesse suffit à tempérer les ardeurs (140 km/h dans la 15M TS).

Elle fait toutefois une très belle carrière en Europe et en particulier en Allemagne grâce à un prix très compétitif et un équipement correct pour l'époque. Entre septembre 1962 et 1966, elle est distribuée à 672 695 exemplaires, un très bon chiffre dans ce segment dans les années 60. Elle est remplacée par la Taunus 12M P6.

Pour en savoir plus : taunusmania

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres V ouvert à 60°, essence
Emplacement : longitudinal, avant, incliné de 60°
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1183 cm3
Alésage x course : 80 x 59 mm
Puissance maximale : 51 ch SAE à 4500 tr/min
Couple maximal : 8,5 mkg à 2700 tr/min

Taux de compression : 7,8:1
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à recirculation de billes
Diamètre de braquage : 11,5 m
Suspension av : roues indépendantes, bras oscillants, ressort à lames transversal
Suspension ar : essieu rigide, lames transversales
Longueur : 424,8 cm
Largeur : 159,4 cm
Hauteur : 145,8 cm
Empattement : 252,7 cm
Pneus av : 5,60 x 13
Pneus ar : 5,60 x 13

Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 120 km/h
Volume du coffre : 560 litres
Capacité du réservoir : 38 litres
Poids : 845 kg

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03 juillet 2016

Mazda RX-7 FD3S (1991-1995)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Depuis la première génération de Mazda RX-7, que de chemin parcouru. Même si le succès a été modeste, la réputation du coupé Mazda à moteur rotatif Wankel s'est forgée au fil des versions. La SA22 de 105 ch a essuyé les plâtres, la FB a insisté avec guère plus de succès en Europe. Toutefois, ces deux versions ont permis à Mazda d'en écouler plus de 470 000 ! Mazda a persévéré et la FC s'est nettement plus sportive grâce à ses moteurs de 150 à 215 ch, mais également moins intéressante au niveau su style, alors même que le but poursuivi était d'offrir une rivale à la Porsche 944. Malgré tout, Mazda a vendu un peu plus de 270 000 RX-7 FC entre 1985 et 1991.

Lorsque vient le temps de remplacer la FC, l'époque est aux coupés sportifs japonais. L'industrie nippone rivalise de voitures qui auront marqué leur époque (Honda NSX, Mitsubishi 3000 GT, Toyota Supra, Nissan 300 ZX...). L'ère est aussi au biodesign qui livre ses formes bulbeuses dépourvues d'angles dont la Toyota Celica sera l'initiatrice. Porsche est en train de transformer la 944 S2 en 968, BMW en est à peaufiner une M3 qui fera date. La concurrence est donc relevée, et Mazda a tout intérêt à sortir un véhicule qui se fasse remarquer.

C'est donc une voiture arrondie, très aérodynamique que livre Mazda en décembre 1991. Par rapport à la version précédente, elle est plus large de 6 cm, plus basse de 3,5 cm. Dépourvue d'aspérité, la silhouette oscille entre douceur et agressivité, sportivité et arrogance. Les phares escamotables soulignés par des écopes d'air participent pour beaucoup à cette impression et les feux arrière fumés, la plaque carrée en bas du bouclier renforcent cette sensation. Les rétroviseurs perchés sur les portières sont profilés, la poignée de porte a disparu au profit d'un dispositif encastré dans l'encadrement de la vitre. Seul un aileron arrière rompt la fluidité du style. L'ensemble respire la puissance et, posée sur des pneus taille basse, la RX-7 FD3S semble attendre qu'on lui demande de bondir.

A l'intérieur, on se retrouve dans une ambiance de cockpit. Le conducteur est entouré par la console d'instruments et l'épais tunnel remonte haut entre les passagers. Le levier de vitesse est petit et l'idée que son débattement soit court laisse envisager de passer les vitesses à la volée. Le pédalier en alu ajouré est une invitation au talon-pointe et le gros compte-tour au centre donne le ton. La qualité des matériaux est un peu décevante pour une auto de ce calibre, mais elle a le mérite de tenir face aux outrages du temps. Comme pour toute japonaise qui se respecte, l'équipement est complet, incluant l'autoradio de série, la climatisation, l'air-bag et la sellerie en cuir. La position de conduite et bonne et la jante du volant très agréable à prendre en main.

Une fois la clef de contact tournée, le son est différent. Le birotor siffle, crachote. Mis au point par Takaharu Kobayakawa qui a pour fait d'armes d'avoir mis au point le quadri-rotor de la célèbre 787 victorieuse au 24heures du Mans en 1991, le birotor de la RX-7 est livré en Europe dans une unique version turbo-compressée très complexe. Deux turbos se déclenchent à des régimes différents pour maintenir une courbe de couple plate et permettre au moteur rotatif de combler un de ses principaux défauts : la faible puissance à bas régime. Le premier turbo maintient une pression de 0.7 bar à partir de 1800 tr/min et jusqu'à 4000. Le second turbo se réveille alors et la puissance ne cesse d'augmenter linéairement, jusqu'au buzzeur puis au limiteur. Si bien que la RX-7 est presque facile à utiliser en condition de conduite ordinaire, et très efficace en conduite sportive. Le moteur se révèle souple dans les bas régimes et permet d'enrouler les courbes sans difficulté. Le train avant est très précis sans que la direction à assistance variable ne soit un inconvénient. L'arrière est stable et autorise des dérives légères en sortie de courbe, d'autant qu'un viscocoupleur à l'arrière limitera les ardeurs de la roue intérieure. Avec sa taille basse, son centre de gravité bas, son châssis très rigide, un poids réparti à 52 % sur l'avant, les multiples réglages offerts par les suspensions, la RX-7 FD est terriblement efficace. Malheureusement l'appétit excessif du moteur Wankel n'autorise pas de descendre en dessous des 14 litres au cent kilomètres, même en restant sage sur la pédale d'accélérateur. Ensuite, ses suspensions dures la rendent difficile à utiliser au quotidien et en ville. En revanche, c'est une très bonne candidate pour les courses de "drift".

Dans sa première version, la RX7 FD arrive avec 239 ch et un couple de 30 mkg. Cette puissance sera augmentée à 252 ch en 1993, mais cette version ne sera pas disponible en Europe. La RX-7 souffre d'un autre problème : ses dimensions trop importantes lui causent du tort sur le marché japonais qui taxe les voitures en fonction de leur encombrement. Les ventes en seront alors diminuées au profit d'autres modèles aux dimensions plus conformes aux attentes des politiques nippones.

La voiture est vendue en France jusqu'en 1995 et en Europe jusqu'en 1996. Elle est maintenue au catalogue japonais jusqu'en 2002 tandis que les évolutions se multiplient. Si trois versions ont été commercialisées en Europe, six ont été diffusées au Japon. La puissance est même parvenue à 280 ch au Japon. Finalement, la RX-7 est vendue à 68 859 exemplaires au cours de sa carrière, soit le plus mauvais chiffre de la RX-7. En outre, seuls 1172 exemplaires sont parvenus jusqu'en Europe, dont 446 en Allemagne, 210 en Angleterre et 168 en Grèce. Autant dire que les exemplaires français sont très rares. Les quelques exemplaires à la vente sont proposés à environ 14 000 €.

Elle a été remplacée par la RX-8 en 2003.

Fiche technique :

Type du moteur : birotor, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 15 CV
Cylindrée : 2 x 654 cm3 (1308 cm3) équivalent 2616 cm3
Alésage x course : 80 x 105 x 15 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 239 ch à 6500 tr/min
Couple maximal : 30 mkg à 5000 tr/min
Alimentation : injection
Suralimentation : 2 turbo-compresseurs Hitachi (0.7 bars) + 2 intercoolers
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (2,9 tours)
Diamètre de braquage : 10,2 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles, barre-antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, triangles, barre-antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 429,5 cm
Largeur : 175 cm
Hauteur : 123 cm
Empattement : 242,5 cm
Voie av : 146 cm
Voie ar : 146 cm
Pneus av : 225/50 ZR 16
Pneus ar : 225/50 ZR 16
Freins av : disques ventilés (294 mm)
Freins ar : disques ventilés (294 mm)
Vitesse maximale : 253 km/h
0 à 100 km/h : 5,6 s
400 m D.A. : 14,5
1000 m.D.A. : 25,6 s
Capacité du réservoir : 77 litres
Cx : 0.31
Poids : 1310 kg

01 juillet 2016

Car Système Style JP4 (1981-1989)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

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(Réunion du Club Renault, La Bouille, Seine-Maritime, mai 2012)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

L'histoire commence en 1979 à Redon (Ille-et-Vilaine). Patrick Faucher possède une 4L qu'il trouve triste. L'été approchant, il la débarasse de ses portières et lui découpe la toiture. Il grimpe ensuite dans sa nouvelle décapotable sans s'inquiéter des problèmes de rigidité qu'aurait pu rencontrer sa monture, et file présenter le résultat à son ami Gérald Maillard. Ce dernier est séduit par l'idée mais reproche à la voiture l'échancrure laissée par les portes arrière et trouve qu'elle est un peu longue. Qu'à celà ne tienne, ils s'enhardissent à découper la coque au niveau du montant central et à la raccourcir de 27 cm. Un coup de peinture et la JP4 était née. Le succès des deux compères lors de leurs vacances leur donna ensuite l'idée de commercialiser l'engin.

A peine deux ans plus tard, la société Car Système est devenue spécialiste de la transformation de la Renault 4 (mais aussi de la Renault 6) en cabriolet. Les modifications sont faites avec tout le professionnalisme requis. La rigidité de la caisse est assurée par l'arceau de sécurité fixé à six points d'ancrage. La suppression des éléments de carrosserie vient diminuer le poids total de quelques dizaines de kilos (de 550 à 635 kg selon les sources). Pour autant, la suspension n'est pas modifiée, les deux créateurs se contentent de modifier le réglage de la barre de torsion dans les limites déterminées par Renault. Effet, l'allégement de la voiture entraîne la hausse de la garde au sol et les cardans risquent alors de travailler dans des conditions difficiles, ce qui les fragiliserait. Pour autant, cette hausse et la réduction de l'empattement améliorent les capacités déjà importantes avec la voiture de série en tout-chemin.

La JP4 est disponible en de multiples versions "de série". Elles portent des appellations originales : "Belle-Ile", "Noeud Papillon" (notre modèle blanc), "Bebop" (modèle marron). A chacune correspond un niveau croissant d'équipements. Les voitures bénéficient toutefois de peintures deux tons, de jantes spécifiques, d'un calandre maison, et maintes attentions amusantes. Le hayon s'ouvre vers le bas, le haut ayant disparu. Plus loin, Car Système Style permet de modifier sa Renault 4 (ou Renault 6) à loisir. Ainsi il est possible d'adapter la Renault 4X4 Sinpar et de la découvrir. Toutefois l'opération coût environ 15 000 F soit un tiers du prix d'une Renault 4 neuve.

La société a connu plusieurs vicissitudes. Un premier dépôt de bilan incite Maillard à reprendre son activité initiale d'architecte. Un deuxième dépôt de bilan dès l'année suivante incite Maillard à revenir de manière plus "honorifique" et c'est au tour de Patrick Faucher de quitter l'entreprise. Elle devient alors "Car Système Style". Transformée en coopérative ouvrière, le défi est de conquérir un marché plus large, c'est à dire européen. Le succès intervient en 1986 lorsque les JP4 et JP6 sont directement distribuées par le réseau Renault. Cependant, le chemin de l'homologation est long et difficile et en définitive aura raison de l'entreprise en 1989. En définitive, et au rythme de quelques voitures par semaine, près de 2000 JP4 sont sortis des ateliers de Redon entre 1980 et 1989. D'autres voitures seront proposées pendant cette période, comme la JP5 et quelques rares JP6. Une version découvrable Renault 5, appelée "Belle-Île" est également produite. La plupart des voitures sont construites à partir de voitures neuves, mais aussi à partir de voitures d'occasion. Au dernier recensement, il ne resterait que 98 voitures en circulation sur les 2500 JP4 fabriqués.

Un site dédié à la JP4.
Le club de la JP4

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 956 cm3
Alésage x course : 65 X 72 mm
Taux de compression : 8,3:1
Puissance maximale : 34 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 6,2 mkg à 2500 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage entre trottoirs : 8,65 m
Suspension av : barre de torsion, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : barre de torsion, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 340 cm
Largeur : 156 cm
Hauteur : NC
Empattement : 213 cm
Pneus av : 155/70 R 13
Pneus ar : 155/70 R 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 115 km/h
Consommation moyenne : 7,1 l/100km
Capacité du réservoir : 34 litres
Poids : 635 kg

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30 juin 2016

Ford Mustang Coupé Hardtop 1967

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Après avoir franchi le million d'exemplaires produits en moins de deux ans, la Ford Mustang évolue un peu plus profondément avec le millésime 1967. On pourrait croire que les évolutions ne tiennent que dans le dessin des faces avant et arrière mais ça ne se limite pas à ça. Sur un empattement inchangé (108 pouces : 2,74 m), la carrosserie s'étire et s'élargit de quelques centimètres. Cet allongement permet de transformer la version fastback en véritable voiture à quatre places. Elle gagne aussi 10 cm en largeur et repose alors sur des voies élargies qui améliorent sa stabilité en virage ainsi que son habitabilité. La face avant est un peu étirée en avant et la calandre s'éloigne un peu plus des phares. L'air de squale est nettement renforcé et la Mustang parvient là à un très bel équilibre esthétique. Tant est si bien d'ailleurs qu'elle inspirera la Mustang V près de quarante ans plus tard. A l'arrière, la jupe arrière devient concave et les triple feux agrandis se courbent dans l'autre sens, encastrés dans la jupe cerclée de chrome. Le décroché entre les six feux fait écho aux ailes légèrement saillantes et rompt un ovale qui n'aurait pas été du meilleur goût. Ainsi parée, la Mustang '67 est sans doute au pinacle de son style flamboyant. A l'intérieur aussi la Mustang évolue. On retrouve le volant tulipé typiquement américain, mais l'agencement des commandes a été modifié en particulier pour les commandes de la climatisation.

Pour les parties mécaniques, le système de freins à disques en option peut-être assorti d'une assistante à double circuit. La géométrie du train avant a été reconsidérée également et la précision du train avant s'en ressent nettement, de même que le comportement général de la voiture. Pour les moteurs, le moteur à 6 cylindres en ligne est toujours au tableau, mais ses 120 ch sont peu convaincants. Le V8 289 ci (4,7 litres) est toujours le moteur standard, et se décline en trois configurations : le moteur C avec taux de compression de 9,3:1, carburateur double corps fournit 200 ch en entrée. Avec le moteur A, le taux de compression grimpe à 10:1 et avec un carburateur quadruple corps, la puissance monte à 225 ch. Avec le moteur K ou "HP" pour "High Performance", le taux de compression culmine à 10,5:1 et la puissance atteint 271 ch. Mais moins de 500 exemplaires ont été produits dans cette configuration K. Tout en haut, un nouveau V8 de 390 ci (6,4 litres) propose 320 ch SAE, soit sans les accessoires. En réalité ces moteurs délivraient une puissance DIN plus faible de 25 %. En revanche, ils se distinguent tous par leur couple onctueux qui autorise des reprises infernales. Généralement ces mécaniques sont associées à des boites automatiques à trois rapports, même si les boites manuelles à trois ou quatre rapports pouvaient être installées.

La Mustang 67 était donc disponible en coupé hardtop (sans montant, notre modèle), en cabriolet ou en fastback. Elle a été fabriquée au total à 394 482 exemplaires, soit près d'une Ford sur quatre cette année-là. Si l'on prend en compte le millésime 1967 dont la période de production déborde un peu l'année civile, ce sont alors  472 121 voitures. Rien que le coupé occupe 356 271 unités et il reste alors 71 042 fastback et 44808 cabriolets. 330 600 Mustang ont été équipées en V8 et seulement  141 500 avec le moteur 6 cylindres.

Elle est reconduite avec de menues modifications en 1968. Mais ce nouveau millésime sera surtout connu pour sa version 390 GT rendue célèbre par la course poursuite du film "Bullit".

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18 juin 2016

Wolseley Hornet (1961-1969)

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(Les Monts de la Locomotion, Bernay, Eure, mai 2013)

Alors que la Mini est produite depuis deux ans, le groupe BMC cherche une solution pour augmenter la rentabilité du modèle, qui est assez faible. Les variantes ont déjà été mises en chantier : Cooper, Van, Traveller. Mais le plus simple est de concevoir une version réellement luxueuse qui permettrait d'augmenter nettement les marges. Et BMC, rarement à court d'idées étranges, exhume deux marques qui avaient été achetées par Herbert Austin avant guerre : Wolseley et Riley. Chacune aura pour rôle de représenter une version haut de gamme, respectivement pour Austin et Morris, qui distribuent chacune la Mini. Reste à donner une identité propre à la voiture.

Sur la base du break (van ou traveller), plus long de 20 cm, la compacte Mini est transformée en trois volumes par la greffe d'un coffre aux ailes saillantes ornées de feux d'Austin 1100 (ici en MG 1300) ; une transformation qui a d'ailleurs été reniée par Alex Issigonis qui y voyait une inutile transgression de la pureté de la ligne de la Mini. Le coffre de la Mini étant proprement ridicule à l'origine, mangé pour un tiers par le réservoir, pour le reste par la batterie et la roue de secours, le coffre ainsi créé est en réalité à peine plus grand ! A l'avant, la calandre s'orne d'une curieuse grille verticale parée de deux grilles supplémentaires latérales (à partir de la Mk II). Le capot est adapté à la forme de la calandre, mais le seul avantage est ésthétique. La grille centrale forme une dent contre laquelle la tête ou le dos vient se cogner une fois le capot ouvert. Pour le refroidissement, de toute façon, le radiateur est placé longitudinalement sur le côté de gauche du logement moteur. Signe ostentatoire du luxe : le logo Wolseley s'éclaire en même temps que les phares !

C'est à l'intérieur que le luxe se fait la mieux ressentir. La sellerie en cuir habille les sièges de la Mini, et ceux-ci basculent toujours d'une seule pièce pour permettre l'accès aux places arrière, toujours sans système pour les bloquer. Le volant est également gainé de cuir, puisé dans les banques d'organes du groupe, toujours aussi incongru, décalé par rapport au siège, tout comme le pédalier. La planche de bord est garnie de bois et les cadrans sont installés au centre. A la différence de la Mini, le contact se fait au centre du tableau du bord.

Une fois assis à bord, on retrouve la Mini dans toutes ses dimensions. L'espace à bord est tel qu'on ne ressent absolument pas la taille réelle de la voiture. Quatre personnes peuvent s'installer dans difficulté, même des grands gabarits. Pire, on a l'impression d'être loin du tableau de bord et il faut se penser pour y prendre un objet. On retrouve aussi la suspension sèche, avec cette sensation d'être assis sur un ballon gonflable. La boite est courte en première mais souple sur les autres rapports grâce au bon vieux moteur A.

En 1961, c'est le moteur de 848 cm3 qui est retenu, la version 997 cm n'étant pas jugée assez fiable à haut régime. La version Mk I ne dispose pas encore des moustaches chromées de chaque côté de la grille verticale. Elles n'apparaîssent qu'en janvier 1963 avec la Mk II. Le moteur 848 cm3 est alors délaissé pour une version 998 cm3 fiabilisée. A partir de septembre 1964, la suspension hydrolastic est intégrée, comme sur la Mini. Pour la Mk III (notre modèle) en septembre 1966 les vitres descendantes sont installées, trois ans avant la Mini. Les charnières extérieures ont alors disparu. En 1967, la boite automatique est disponible.

En août 1969, BMC met fin à la Wolseley Hornet et à la Riley Elf après en avoir vendu environ 30 000 de chaque (28455 pour la Wolseley et 30 912 pour la Riley). L'entreprise se recentre sur la Mini et remplace les deux modèles par les Mini Clubman (ici en Clubman Estate).

Pour en savoire plus : datch.fr

Fiche technique : Hornet Mk III

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 6 CV
Cylindrée : 998 cm3
Alésage x course : 64,59 x 76,2 mm
Taux de compression : 8,3:1
Puissance maximale : 38 ch à 5250 tr/min
Couple maximal : 7;2 mkg à 2700 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : hydrolastic
Suspension ar : hydrolastic
Longueur : 330,54 cm
Largeur : 139,7 cm
Hauteur : 134,6 cm
Empattement : 213,8 cm
Voie av : 120,4 cm
Voie ar : 116,6 cm
Pneus av : 5.20 x 10
Pneus ar : 5.20 x 10
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 123 km/h
Capacité du réservoir : 25 litres
Volume du coffre : 170 litres
Poids : 632 kg

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17 juin 2016

Mercedes Unimog 404 (1955-1980)

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(Touffreville-la-Corbeline, Seine-Maritime, mai 2013)

Conçu après la guerre par Mercedes pour être littéralement le "dispositif motorisé universel" (Universal-Motor-Gerät), l'Unimog est un hybride entre le tracteur, l'utilitaire et le tout-terrain. Le cahier des charges prévoyait qu'il soit équipé de quatre roues de taille équivalentes, d'une forte garde au sol, et qu'il puisse atteindre 50 km/h, dôté d'une prise de force à l'avant. Le moteur est placé au centre, avec une cabine à l'avant et d'un plateau aménageable à l'arrière.

Les premiers exemplaires sont lancés avec un moteur Diesel de 25 ch. Connu sous le nom de série 401, c'est un engin au museau carré pour lequel on sent très bien que les bureaux d'étude ne sont pas trop attardés sur le style. Il fait suite aux différents prototypes du U25 qui avaient été élaborés depuis 1946 et avaient la particularité d'afficher une largeur de voie de 1,27 m, soit exactement la largeur de deux rangs de patates dans un champ. Ces projets n'ont pas tous abouti, Mercedes n'ayant pas, à cette époque, le droit de fabriquer un engin tout-terrain. Il faut attendre alors 1951 et l'ordre des forces d'occupation françaises en Allemagne pour que la production démarre. Officiellement nommé OM636, l'Unimog 401 est nettement plus grand et est conçu pour une utilisation militaire. Sa version longue est le 402. Il évolue en 411 et 404 à partir de 1955

En 1955, le 404 fait donc son entrée. Il est généralement vendu avec une cabine bâchée, plus rarement tôlée. A l'arrière, le plateau est destiné à recevoir des charges, mais il peut aussi bien être aménagé en transport de personne, que recevoir une citerne, quantités d'engin hydrauliques, etc. Il pèse 2,9 tonnes et pour manoeuvrer ce poids, il obtient un moteur 6 cylindres essence de 2.2 litres, le même que celui de la 220 SE W128 mais dans une configuration de 82 ch. L'intérêt est de disposer de couple, pas de puissance. Avec ça il peut gravir une pente de 70 % ou atteindre 95 km/h à fond de 6è.

Mais ce sont des solutions techniques étonnantes qui attirent l'attention. Bien que tout terrain à bien observer les trains roulants de l'Unimog, on s'aperçoit que les ponts ne sont pas dans le centre de la roue. Il utilise le système de pont portique : les essieux actionnent une roue dentée à l'intérieur de la jante ce qui permet de monter énormément la garde au sol (40 cm !). La boite est à 6 rapports, mais les deux premiers sont des vitesses courtes utilisées pour le tout-terrain ou en cas de charge lourde. La marche arrière s'enclenchant par un inverseur sur les vitesses lentes, il y a une marche arrière à deux rapports ! Enfin, une sécurité permet d'éviter de passer la 6è par erreur. Un autre levier permet d'enclencher le train avant en roulant, et de bloquer les différentiels avant et arrière. La manoeuvre nécessite toutefois une bonne poigne.

Strict deux places au confort rudimentaire, le U404 est aussi capable de prouesses en tout-terrain. Sur des jantes de 20 pouces, il grimpe une marche de 40 cm sans sourciller. Ses angles d'entrée et de sortie autorisent des franchissements de premier ordre et avec 42° d'inclinaison latérale maximale, il y a de quoi prendre peur ! L'Unimog passe partout avec aisance, prêt à grimper aux arbres, ou de franchir des gués de 1,20 m ! A cet effet, son allumage est blindé et étanche.

Fabriqué jusqu'en 1980, il a évidemment connu de très nombreuses variantes. Il a été utilisé par les armées allemandes ou suisses, mais aussi anglaises ou amércaines et encore tout autour du monde, y compris en France. Il existe actuellement encore, très modernisé, mais ds générations intermédiaires sont venues remplir les décennies.

Pour en savoir plus : Unimog 404

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14 juin 2016

Fleur de Lys Newark (1983-1990)

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(Saint-Vaast-la-Hougue, Manche, avril 2013)

Andreas Liveras est un homme d'affaire d'origine chypriote qui vit dans la région de Newark, en Angleterre. Il a débuté sa carrière en arrivant de Chypre en 1963 en devenant livruer pour la pâtisserie "Fleur de Lys". En quelques années, il progresse dans l'entreprise et finit par la racheter. Pour livrer ses produits il imagine se doter d'un véhicule ancien qui serait reconnaissable dans toute la ville et serait un très élégant moyen de promotion de son commerce. Seulement il ne trouve rien qui soit assez fiable pour être utilisé au quotidien et pas trop usé par le temps. Il se décide alors à fabriquer son propre véhicule, avec Len Terry, un ancien ingénieur spécialiste de la course automobile qui a travaillé en Formule 1 pour Lotus et BRM et même pour Caroll Shelby dans la Can-Am !

Len Terry conçoit un châssis sur lequel il pourra adapter une carrosserie et une mécanique relativement commune pour éviter qu'elle soit trop chère et pour qu'elle soit à la fois facile à réparer et que les pièces soient aisément trouvables. C'est donc une mécanique de Ford Transit Mk II qui est choisie avec un moteur 2 litres de 80 ch. Le véhicule est alors dôté d'un confort moderne et d'une sécurité aux normes. Reste à l'habiller.

C'est le choix d'une Ford T qui est retenu, celle-ci représentant les balbutiements de l'automobile moderne et populaire. Elle existait aussi en version utilitaire ce qui devait la rendre plus facile à copier. Mais il ne s'agit que d'une imitation. Toutes les pièces sont faites par "Fleur de Lys". Les portes et le capot sont en aluminium et les jantes sont en fonte d'aluminium. Le radiateur est en laiton, ce qui donne une touche finale plus que convaincante. A l'intérieur, le laiton pour les boutons et l'acajou pour la décoration apportent cette touche d'ancien qui pourrait convaincre d'être réellement dans un véhicule ancien.

A bien y regarder, on se rend compte que la voiture n'a pas les dimensions d'une Ford T et qu'elle est plus longue, plus large. Mais le charme opère et le novice pourrait s'y laisser prendre. Fleur de Lys a proposé bien des carrosseries à sa Newark, du simple fourgon au minibus de 8 places. Fleur de Lys est alors une patisserie qui vend aussi des voitures. L'entreprise propère et Liveras la revend en 1985 à Express Diaries pour 10 millions de livres sterling. Il se lance alors dans la production de yachts et éparpille sa vie entre Londres et Monaco, avant de se relancer en 1992 avec succès dans la pâtisserie industrielle. La construction de véhicule se poursuit jusqu'en 1990, année de la fin de l'entreprise "Fleur de Lys". Si l'on veut pouvoir trouver un produit équivalent, il faut désormais de tourner vers Asquith. Quant à Liveras il est hélas victime de l'attentat du Taj Mahal Hotel le 27 novembre 2008, en Inde.

Le véhicule présenté est la propriété de la Maison Gosselin à Saint-Vaast-la-Hougue, petit port charmant près de Barfleur. Ce fourgon est bien connu des habitants de la commune et des touristes qui le prennent très régulièrement en photo. Cette maison fondée en 1889 propose une gamme de produits d'épicerie fine et produits du terroir qui font sa réputation depuis plus d'un siècle. Passez devant, vous aurez envie d'y entrer !

Nos remerciements à la Maison Gosselin pour leurs renseignements qui ont permis la rédaction de cet article.

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12 juin 2016

Ford Fiesta Mk II 1.6 D (1983-1989)

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(Barfleur, Manche, avril 2013)

Si l'arrivée de la seconde génération de Fiesta n'était pas réellement une nouveauté tant elle se résumait à un restylage, le véritable évènement est l'arrivée au catalogue en septembre 1983 d'une version mazoutée. A l'époque, le Diesel est très peu répandu dans les citadines et seule la Fiat 127 et Volkswagen avec la Polo proposent cette carburation. Peugeot s'y lance avec la 205 en même temps que Ford avec la Fiesta et ces deux-là sont les pionnières dans le secteur, la 127 D étant restée assez confidentielle.

La surprise est assez grande chez les commentateurs qui y voient un mauvais calcul. Le surcoût du Diesel pour des voitures destinées à un kilométrage limité engloutira les économies de carburant, tout en augmentant le bruit et les mauvaises odeurs. Car la Fiesta annonce une consommation moyenne à 90 km/h de seulement 3,8 litres au cent kilomètres, de quoi envisager 1000 km avec un seul plein ! Le surcoût à l'achat et à l'entretien devrait limiter l'intérêt. Mais les promotions se multiplient pour vendre "le Diesel au prix de l'essence". Finalement la clientèle est séduite et, pour les deux modèles, le Diesel prend régulièrement de la place et envahit le marché. Si bien d'ailleurs que tous les autres constructeurs se voient dans l'obligation de fournir une version mazoutée dans leur gamme. Renault, Opel, Citroën suivront le mouvement en installant des moteurs Diesel dans la Renault 5, la Corsa ou l'AX.

A l'époque encore, Diesel est synonyme d'économie de carburant et donc les finitions proposées de reluisent pas par leur équipement. Les constructeurs rognent sur les équipements pour ne pas faire monter le prix. La Fiesta 1.6 D est donc assez peu richement dotée, et se contente d'un essuie-glace arrière, d'appuie-tête ajourés en supplément de la version de base. Il n'y a pas de compte-tours, pas de fermeture centralisée, pas de radio. Mais effectivement, la petite Fiesta est bien frugale et ses 54 ch se départissent très bien de la ville où elle se montre souple. Elle est certes bruyante, mais finalement elle est aussi très fiable, au point que l'entretien n'est pas aussi onéreux qu'envisagé par les commentateurs. Si bien qu'en Allemagne en 1988, pays où le Diesel n'a jamais eu les faveurs du public, une Fiesta sur quatre vendue est une 1.6 D en 1988 !

Elle est remplacée en février 1989 par la Fiesta Mk III qui profite d'un nouveau moteur Diesel de 1.8 litres de 60 ch.

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10 juin 2016

Volkswagen Caddy Pick-up 1.6 D (1982-1992)

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(Avranches, Manche, février 2013)

Hormis une Coccinelle transformée pour les besoins de l'usine, Volkswagen n'avait jamais produit de véhicule utilitaire. Mais face au marché américain où les pick-ups sont les voitures les vendues chaque année (le Ford Ranger a été n°1 des ventes pendant 25 ans), Volkswagen ne pouvait pas laisser passer une telle occasion. Et dès 1978, la production du Typ 14, nommé Rabbit Pick-up, est lancée à Westmoreland, en Pennsylvanie. L'engin est fabriqué sur une base de Golf I avec empattement rallongé à 262 cm. La partie avant est conservée en conservant deux places assises, et la benne rallongée offre un volume de 2,4 m3. La version américaine se distingue par ses phares spécifiques rectangulaires, les phares H4 ronds n'étant pas homologués aux USA. Il y a deux niveaux de finition, Sportruck et LX, et deux motorisations : 1.7 essence (74 ch) ou 1.5 Diesel (48 ch).

La commercialisation en Europe n'intervient qu'en 1982. Une chaîne d'assemblage a été construite à Sarajevo (Yougoslavie, actuellement Bosnie-Herzegovine). Elle conserve la structure de Golf I et adopte le nom "Caddy". Les moteurs sont plus variés : 1.5 essence de 70 ch, 1.6 de 74 ch, voire 1.8 litres de 95 ch ou 1.6 Diesel de 54 ch (notre modèle). La voiture est produite jusqu'en 1992 sans changer la plate-forme alors même que la Golf II a pris le relai. Par la suite, la guerre et le siège de Sarajevo empêchant la production, la fabrication est transférée en Afrique du Sud où une partie de l'outillage de l'usine de Westmoreland a été transféré en 1984. Le Caddy y est alors produit avec la Citi Golf, une version low-cost de la Golf I. Il y est maintenu jusqu'en 2009 ! Le Caddy est alors remplacé par une nouvelle version, basée sur la Polo III.

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