19 mars 2010

Citroën SM (1970-1972)

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(Retromobile, Février 2006)

A la fin des années 1960, alors que les constructeurs prestigieux ont disparu, et que Citroën vient de racheter Maserati, les bureaux d'étude de l'Opéra ont l'idée de construire un véhicule de prestige. Citroën veut construire un coupé à traction avant, marque de fabrique de la maison, aux performances rivalisant avec des grandes marques italiennes.

La légende veut qu'en deux mois les bureaux d'étude de Maserati amputent deux des huit cylindres du V8 de la Maserati Indy pour fournir à Citroën un V6 puissant (environ 170 chevaux). De fait, l'ingénieur Alfieri avait déjà travaillé sur un V6 ouvert à 90° et a pu fournir rapidement un moteur à Citroën. Bien qu'ouvert à 90°, il a depuis l'origine bénéficié d'un vilebrequin modifié de façon à faire fonctionner les cylindres deux par deux tous les 120°. Ainsi était contournée la difficulté liée à son angle.

Le moteur est testé sur une DS raccourcie pour examiner les effets d'un moteur puissant avec traction avant. On retrouve sur ce prototype la ligne de la vitre latérale arrière sur la SM. Les voies avant sont élargies afin de donner de la stabilité et de mieux transmettre la puissance au sol. Les lignes de la SM sont jetées à partir de ces quelques éléments.

Au salon de Genève en mars 1970, la SM est présentée et elle fait l'effet d'un ovni. Une calandre vitrée intègre six phares, dont deux orientables, la plaque d'immatriculation, le tout cerclé de chrome. Elle est longue et profilée, racée. Un long capot annonce les intentions routières de la machine. Opron et Giret ont recherché la meilleure pénétation dans l'air possible et obtiennent un Cx de 0,339, un chiffre exceptionnel pour l'époque.

A bord une console de cadrans ovales (ainsi que le volant) rompt avec les rondeurs traditionnelles. Sièges enveloppants, deux places à l'arrière, étriquées mais existantes, climatisation, cette voiture est faite pour le confort et les longues distances, en dépit de son coffre trop petit pour cause de roue de secours.

Le talon d'Achille de cette SM sera ce moteur Maserati. Des problèmes récurrents de tension de chaîne de distribution obligeaient revenir régulièrement au garage au risque de casser purement et simplement la moteur, voire de voir les tendeurs tomber dans le carter. A cela s'ajoutait que lors des hauts régimes les soupapes pouvaient toucher le piston, et que le moteur avait tendance à surchauffer. L'écoulement de l'air ne se faisait pas sous le capot et l'air chaud se concentrait à l'arrière du moteur mettant les cylindres du fond à rude épreuve. Enfin, des petits soucis de démarrage à froid (il fallait pomper à froid et ne pas mettre de starter) et des difficultés à régler les trois carburateurs double corps Weber ont nui à sa réputation de la belle. Originalité, les chaînes de distribution ne sont pas au bout du bloc, mais en plein milieu des rangs de cylindres, ce qui ne simplifie pas la tâche.

En 1972, une injection électronique fait son apparition (modèle bleu), réglant les problèmes de démarrage à froid, améliorant les vibrations à bas régime, et anéantissant les difficultés de réglage à la rampe à mercure des carburateurs. La puissance passe de 170 à 178 chevaux. En 1974, une boite automatique à 3 rapports est disponible, couplée à un moteur porté à 3 litres contre 2,7 jusque là pour compenser la perte de puissance due au convertisseur. La puissance est alors de 180 chevaux. C'est alors la traction avant la plus rapide du monde : 225 km/h.

La production s'arrête en 1975 après 12920 exemplaires. Les lignes spécifiques de la SM auront préfiguré les lignes générales de la CX. La SM reste à ce jour une voiture de rêve, un de celles sur lesquelles on se retourne ou sur laquelle on s'arrête en se disant qu'on aimerait bien être à son volant.

A noter également les essais de haute puissance sur un train avant avec la SM Michelin.

Merci aux Membres du forum CitroBreizh pour les précisions techniques qui ont permis d'améliorer le contenu de cette page (et d'autres).

Pour en savoir plus sur la SM et ses nombreuses déclinaisons y compris en Diesel, c'est ici.

Fiche technique :

Moteur : V6 à 90° d'origine Maserati, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 15 CV
Cylindrée : 2670 cm3
Alésage x course : 87 x 75 mm
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 4 paliers

Puissance maximale : 170 ch à 5500 tr/mn
Couple maximal : 23,5 mkg à 4000 tr/mn
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 12

Alimentation : 3 carburateurs double corps

Boite de vitesse manuelle à 5 rapports
Type de transmission : traction
Direction à crémaillère assistée, système DIRAVI (2 tours)
Diamètre de braquage : 11 m

Suspension av : roues indépendantes, triangles, amortissement hydraulique
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, amortissement hydraulique
Longueur : 489,3 cm

Largeur : 183,6 cm
Hauteur : 132,4 cm

Empattement : 295 cm
Voie av : 152,6 cm
Voie ar : 132,6 cm
Garde au sol : 15,5 cm
Pneus av :195/70 VR 15
Pneus ar : 195/70 VR 15
Freins av : disques (300 mm)
Freins ar : disques (256 mm)
Vitesse maximale : 225 km/h
0 à 100 km/h : 8,9 s
1000 m D.A. : 29,9 s
Capacité du réservoir : 90 litres
Cx : 0,339
Poids : 1450 kg

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Triumph Herald 1200 Estate (1961-1967)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Version Break (Estate en anglais) de la Triumph Herald dont les commentaires se trouvent ici.
Avec près de 40000 exemplaires vendus le succès est honorable.
A noter la double poignée d'ouverture du coffre.

Posté par Zorglub34 à 09:59 - - Commentaires [0]
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14 mars 2010

Porsche 928 S (1980-1986)

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(Angoulême, Charente, Circuit des Remparts, Septembre 2004)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Porsche 928 est, dans le monde des GT de prestige, un paradoxe automobile. Conçue pour le marché américain, elle est à la fois trop parfaite et trop peu sportive lors de sa sortie.

Porsche voulait rompre avec le moteur en porte-à-faux arrière qui faisaient sa marque de fabrique et que l'on retrouvait dans les 356 et les 911. Aussi dès 1971 est lancé un projet de GT de prestige et un tranfuge de chez Général Motors, Anatole Lapine, fut chargé du dessin. Il en résulte cet voiture unique en son genre, arrondie et profilée, futuriste, indémodable. Sortie au Salon de Genève en 1971, elle dénotait trop par rapport à l'esprit des purs adeptes de Porsche pour les séduire complètement. Mais le marché américain, cible privilégiée du modèle, l'accueillit bien plus favorablement. Son confort, son V8 à l'avant, voilà qui leur parlait. L'écueil pour l'Europe était sa trop faible puissance (240 chevaux seulement pour 4,4 litres) et des trains roulants tellement parfaits qu'ils ôtaient la sensation de devoir dompter la bête.

En 1979 sortait la version S dont le moteur fut porté à 300 chevaux et la cylidrée portée à 4664 cm3 par augmentation de l'alésage de 2 mm, mais qui n'était pas homologuée aux Etats-Unis. Dans cette version elle était capable de lutter avec une Ferrari 400, voire de la surpasser d'un point de vue confort et agrément de conduite. Les performances devenaient significatives pour un marché européen très exigeant. La 928 S est alors la plus vendue si bien que la 928 disparaît du catalogue en 1982.

La puissance augmente encore en 1983 avec le passage à l'injection électronique. C'est alors la 928 S2. En 1984, la S3 est introduite pour répondre aux exigences américaines : moteur de 5 litres, injection électronique, doubles arbres à cames en tête et culasses multisoupapes. Elle n'est pas commercialisée en Europe.

Elle est réputée fiable, mais chère à l'entretien et gourmande en huile. En revanche, construite en acier galvanisé, elle est insensible à la corrosion. Equipée d'une boite 5 rapports, elle se montre rétive à froid. La particularité est le système "transaxle", le moteur à l'avant, et une boite-pont à l'arrière. Entre les deux un tunnel voit passer un arbre qui tourne à haute vitesse. Le tout confère une grande rigidité à l'ensemble. Dès 1986, elle sera la première voiture équipé d'un ABS en série. L'habitacle est à l'opposé des 911, très spartiates à l'origine. La 928 est une voiture de luxe haut de gamme, aussi tout les équipements sont offerts (climatisation, réglage des phares depuis l'habitacle, réglage électrique des sièges etc) et c'est un salon en cuir qui peut vous emmener en silence à plus de 200 km/h, hormis un léger bruit d'air au-dessus de 160 km/h.

Proposée en 1981 à un prix supérieur à 250 000 F (92 000 € actuels) et à celui d'une 911, le succès de la 928 S fut relatif. 60 000 exemplaires de la 928 ont été fabriqués entre 1977 et 1995 dans les six évolutions différentes, du moteur 4,4 litres au moteur 5,4 litres, de 240 à 350 chevaux (version GTS). Le prix des pièces de rechange explique largement sa raréfaction sur les routes.

En 1986, avec la 928 S4, un niveau de performances est franchi.

Fiche technique :

Moteur : V8 ouvert à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 25 CV
Cylindrée : 4664 cm3
Alésage x course : 97 x 78,9 mm

Taux de compression : 10,4:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 300 chevaux à 5900 tr/min
Couple maximal : 40,7 mkg à 4500 tr/min
Distribution : 2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection mécanique
Type de transmission : propulsion

Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 11,5 m
Suspensions av : roues indépendantes type McPherson, triangles, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspensions ar : essieu semi-rigide, triangles obliques, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 444,7 cm
Largeur : 183,6 cm
Hauteur : 128,2 cm
Empattement : 250 cm
Voie av : 154,9 cm
Voie ar : 152,1 cm
Pneus av : 225/50 VR 16
Pneus ar : 225/50 VR 16
Freins av : disques ventilés (282 mm)
Freins ar : disques ventilés (289 mm)
Vitesse maximale : 250 km/h
0 à 100 km/h : 6,7 s
400 m D.A. : 14,7 s
1000 m D.A. : 26,5 s
Capacité du réservoir : 86 litres
Consommation moyenne : 13,6 l/100km
Volume du coffre : 160 litres
Cx : 0,38
Poids : 1450 kg à vide

13 mars 2010

Volvo 66 DL (1975-1980)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Cette petite citadine aux dimensions modestes est un produit non pas conçu par Volvo, mais par la firme néerlandaise DAF.

En rachetant la compagnie en 1974, Volvo s'est retrouvée avec l'unique modèle de route, la DAF 66, qu'elle produisait depuis 1972 et qui succédait elle-même aux DAF 33, DAF 44 et DAF 55, à la DAF Daffodil de 1961, toutes héritères de la DAF 600 de 1959. Autant dire que la Volvo 66 est le fruit d'un concept très étudié et modeste. Un voiture citadine à la motorisation suffisante pour la ville, pouvant transporter quatre passagers et les courses.

La DAF 66 née en 1972 reprend le concept même si depuis la DAF 600 Giovanni Michelotti a déposé sa touche personnelle. Les formes se sont banalisées mais dans le sens de toujours plus de confort et d'habitabilité. Le moteur qui était à l'origine un petit bicylindre est abandonné pour une collaboration avec Renault qui fournit celui de la Renault 8. En revanche, la voiture a toujours sa transmission originale. Ce n'est pas à proprement parler une boite automatique, c'est un variateur comme pour les cyclomoteurs. Ce système nommé "Continuously Variable Transmission" (CVT) sera aussi appelé Variomatic. C'est système formé de deux poulies à gorges variables en fonction de la force centrifuge. Il en résulte une infinité de rapports de démultiplication, ce qui permet une parfaite adaptation aux conditions de la route en fonction du poids de la voiture et de ses passagers.

La Volvo 66 DL renait en 1975 après un an d'absence. La voiture conserve exactement les mêmes caractéristiques à la touche Volvo près : une calandre qui intègre la signature Volvo de l'époque, un nouveau volant, des appuie-tête au design Volvo, les barres de renfort dans les portes pour être conforme aux standards de sécurité de la marque, des pare-chocs plus importants.

On retrouvera la transmission CVT dans les premières versions de la Volvo 343, issue du projet DAF 77 et qui devait succéder à la DAF 66. De fait les deux voitures coexisteront pendant presque cinq ans.

Chevrolet Impala Coupé Hardtop 1963

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

L'Impala est certainement le modèle phare de la marque Chevrolet. Née en 1958 sur un chassis dérivé de celui de la Corvette, elle est proposée comme une version haut de gamme de la Chevrolet Bel-Air et uniquement dans les version coupés et cabriolet. Elle devient rapidement un succès commercial, meilleure vente de voiture en 1960 alors qu'elle est devenue un modèle à part entière en 1959, incluant les versions à quatre portes. Dans son segment, celui des grandes limousines, elle devient même n°1 jusqu'au milieu des années 1980.

Positionnée en haut de gamme jusqu'en 1965 année lors de laquelle elle sera coiffée par la Chevrolet Caprice, la voiture écrase la concurrence des Ford Galaxie et des Plymouth Fury. La voiture est disponible en douze moteurs au choix et presque autant de carrosseries, la sport sedan étant la plus prisée. Avec seulement deux portes et sans montant central, elle ne transige pas sur le confort et l'espace pour autant.

Livrée en vert d'eau avec un intérieur cuir blanc, elle est très élégante. Elle se distingue par ses six feux à l'arrière. A l'origine elle a un coffre si long que les plaisantins disent qu'il peut servir de plate-forme d'hélicoptère. Les ailes arrières se prolongaient en forme d'élytres à la manière d'un scarabée. Cette distinction disparut en 1961.

Pour les performances, du petit 6 en cylindres de 3,8 litres en ligne au gros V8 de 7 litres à arbres cames central, la puissance oscille entre 135 et 335 chevaux ! Servie par une boite automatique à deux rapports, il n'était pas question de sportivité, tout au plus d'accélération.

Avec la troisième génération créée en 1961, le modèle de 1963 est devenu très populaire par la sobriété de sa ligne même si l'arrière est toujours aussi long. Les ailes en élytres ont disparu et ne sont plus rappelées que par un léger décrochement de la ligne arrière et les six feux sont toujours présents, intégrés à un panneau chromé du plus bel effet.

En quelques années il se sera plus vendu de Chevrolet Impala que de 4CV Renault en quinze ans alors que la voiture est considérée comme luxueuse. C'est dire à l'époque la différence de conception de l'automobile entre la France et l'Amérique, où les deux modèles sont considérés comme populaires.

 


12 mars 2010

Volkswagen Karmann Ghia Cabriolet (1958-1974)

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(Aire des Volcans d'Auvergne, Puy-de-Dôme, Août 2007)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Version cabriolet du coupé présenté ici. Toujours aussi peu performant, mais toujours aussi élégant.

Le cabriolet n'est apparu que trois ans après le coupé, soit en 1958.

Ces deux modèles comptent parmi les 80 000 pièces produites au cours de la carrière de cette voiture atypique.

06 mars 2010

Lancia Beta HPE 2000 (1975-1984)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Dérivée de la berline née en 1972 et du coupé sorti en 1973, la Beta HPE est un subtil mélange de coupé-break. Ses initiales signifient "High Performance Estate", soit "break de hautes performances", un créneau ou à l'époque seules les Volvo 1800 ES et la Reliant Scimitar GTE se sont aventurées, avec succès.

Le tour de force réside dans la ligne de la voiture. La voiture reprend exactement l'avant du coupé sur l'empattement plus long de la berline et se termine par un grand hayon et une banquette rabattable. Le résultat est une voiture à la ligne très fluide à mi-chemin entre la berline et le break. Elle est réputée pour son homogénéité sur la route grâce aux moteurs dérivés de la Fiat 124 sport signés Aurelio Lampredi. D'emblée la voiture profite de trois motorisation en 1600, 1800 et 2000 qui délivrent de 100 à 115 chevaux. Ce n'est qu'en 1982 que la voiture profite du compresseur Volumex provenant de la Lancia Trevi. Elle s'appelle alors "HP Executive". Avec 135 chevaux les performances deviennent sérieuses avec plus de 200 km/h en pointe et moins de 30 secondes au 1000 mètres départ arrêté. C'est ainsi qu'une Lancia Beta HPE remporta le rallye Monte-Carlo en 1983 dans le Groupe N. Malheureusement ce moteur à compresseur s'avèrera fragile.

En 1979, l'ensemble de la calandre est modifiée et bénéficie de la signature inaugurée sur la Delta. La production est arrêtée en 1984. Plus de 72000 unités de la Beta HPE ont été fabriquées, ce qui permet de considérer que cette variante a été un succès commercial. Pourtant, elle n'a pas de descendante à l'heure actuelle.

01 mars 2010

Triumph Herald 1200 cabriolet (1961-1967)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Emportée dans des difficultés financières en 1960, la compagnie Standart-Triumph est rachetée par British Leyland Motors en 1961. La petite Herald apparue en 1959 est modifiée en 1961. Elle prend une calandre plus discrète, des clignotants qui ne sont plus ronds mais oblongs avec veilleuse intégrée. Les pare-chocs sont toujours peints en blanc.
Sous le capot, le 948 cm3 se montre un peu juste, il est épaulé par un 1200 plus nerveux, moins poussif, même si la puissance change peu (39 chevaux contre 38). La voiture garde ses roues indépendantes et sa transmission aux roues arrières, mais elle perd ses freins à disques.

A l'intérieur, la plus grande innovation est un tableau de bord en bois, chose dont les anglais sont friands et que l'on peut retrouver par ailleurs dans la Mini Morris (ou Austin Mini selon les époques). Cependant, en 1962 un nouveau un moteur de 10 chevaux de plus grâce à une nouvelle culasse et un nouvel arbre à cames. C'est la Triumph Herald 12/50 qui trônera jusqu'en 1967 tandis que la berline 1200 sera maintenue au catalogue jusqu'en décembre 1970. Relevée par la 13/60 l'Herald recevra alors une nouvelle calandre plus agressive. Le coupé est abandonné en 1964 au profit de la Spitfire.

Les ventes grimpent alors significativement, les 200 000 exemplaires de la berline sont passés dès 1970. Parallèlement, plus de 40 000 unités de cabriolet sont vendues, 5000 coupés et 40 000 breaks.

21 février 2010

Fiat 124 Sport Spider type BS (1970-1972)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Première évolution du Spider Fiat apparu en 1966. Les retouches sont nombreuses. La calandre est modifiée et devient nid d'abeilles. A l'arrière, les feux sont élargis et comprennent des feux de recul.

Sous le capot la motorisation change également. La motorisation provient de la Fiat 125. Le nouveau moteur 1600 offre un regain de puissance qui s'avère bénéfique. Avec deux carburateurs double corps et 110 chevaux, le caractère sportif du spider s'affirme. La vitesse de pointe s'élève à 180 km/h, mais c'est surtout l'agrément de conduite qui augmente. Ce moteur se montre encore plus souple mais très difficile à régler. La boite cinq rapports aide également à améliorer la sportivité.

A l'arrêt de la Fiat 125 fin 1972, le spider reçoit les mécaniques de la nouvelle Fiat 132, soit un nouveau moteur 1600 jusqu'en 1973 et surtout un 1800 de 1973 à 1978. Le type CS est né et dès 1975, le type CS1 apparaît pour le marché américain, reconnaissable à ses pare-chocs à absorption d'énergie. Dès 1978, le moteur passe à deux litres. Ce moteur de 120 chevaux correspond bien au caractère de la voiture, mais il ne fournit que 87 chevaux dans sa version américaine.

Dès 1981, Fiat transfère la production à Pininfarina, tout comme la Fiat X1/9 est produite par Bertone. Les évolutions DS du Spider 124 s'appelleront alors Pininfarina SpiderEuropa.

Un version 2 litres à compresseur volumétrique a été produite en 1983. Délicate à entretenir cette mécanique donnait des résultats encourageants, avec 135 chevaux et 195 km/h en pointe. Mais les soucis techniques n'encouragèrent pas à continuer cette motorisation que l'on a pourtant retrouvée sur la Fiat Croma et la Lancia Thema.

La production durera jusqu'en 1985, soit près de vingt ans de carrière pour ce coupé que les premiers critiques ont qualifié de timide. Uniquement construit en Italie, près de 200 000 exemplaires y ont été fabriqués, y compris ceux destinés au marché américain. Seuls 27000 unités sont restées en Europe !

Fiche technique :

Cabriolet 2+2
Disposition  Moteur avant
Type  4 cylindres en ligne
Cylindrée : 1608 cm3
Alésage X Course : 80 mm x 80 mm
Distribution  2 arbres à cames en tête type Lampredi
Distribution à courroie crantée,
Taux de compression : 9,8 : 1
Puissance : 110 ch à 6400 tr/min
Couple : 14,1 mkg à 3800 tr/min
Alimentation : 2 carburateur double corps Weber ou Solex
Boîtes  5 vitesses
Propulsion
Réservoir : 45 litres
Jantes en 5 j x 13
Pneumatiques : 165 - 13
Freins à disque sur les 4 roues
Longueur : 397 cm
Largeur : 161cm
Hauteur : 125 cm
Empattement : 228 cm
Voie av : 134 cm
Voie ar  : 131 cm
Poids : 993kg
Vitesse maximale : 180 km/h

19 février 2010

Volvo 123 GT Amazon (1966-1970)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Volvo Amazon est née en 1956. Appelée ainsi pour le marché scandinave, le nom dut changer au fur et à mesure que le sucès grandit, le nom "Amazon" étant déposé sur les autres marché par une société allemande.

Elle construit sa réputation sur ses airs indestructibles et sa fiabilité. Si les solutions technologiques ne sont pas innovantes elles sont en revanche d'une solidité à toute épreuve, ce qui bénéficiera à toute la gamme des décennies durant.

Elle est présentée d'abord avec un moteur "B16" de 1600 cm3 issu de la PV444 et en berline quatre portes, c'est la 121. Avec 60 chevaux, elle n'a qu'une vocation familiale. Avec plus de 17 secondes de 0 à 100, elle n'est pas une foudre de guerre, alors qu'elle ne pèse que 1000 kg. Elle est cependant mal desservie par une antique boite à trois rapports.

En 1958, la 122 S vient rehausser les performances. Grâce à une augmentation du taux de compression et l'adjonction d'un second carburateur, la puissance passe à 76 chevaux. Ce n'est qu'en 1961 qu'est installé le moteur "B18" de 1800 cm3. Le B18A type 1 équipe la 121 avec une première version de 68 chevaux ou 75 avec le B18A type 2. La barre des 150 km/h est atteinte. Les carosseries se diversifient avec soit deux portes, soit un break 5 portes en remplacement de la PV544.

De son côté la 122 S reçoit le même moteur B18 mais en version D avec deux carburateurs. Ce moteur provient du coupé Volvo P1800. Il en ressort 80, 86 ou 90 chevaux selon le type. La voiture atteint alors 160 km/h et les freins à disques sont alors indispensables à l'avant. Ils seront généralisés à toute la gamme en 1964.

En 1966 surgit la 123 GT. Elle jouit du moteur B18 version B avec un taux de compression élevé (10,1 : 1) et deux carburateurs comme le coupé P1800 S et qui équipe également la Facel Vega III. Le moteur est de 96 chevaux, de quoi commencer une vocation sportive. Elle dispose d'une boite quatre rapports avec overdrive. Les freins assistés sont alors de rigueur.

Dès 1968, c'est le moteur B20 qui est installé dans toutes les versions. Il fournit de 80 à 118 chevaux selon les versions, toujours en faisant varier le taux de compression et le nombre de carburateurs. Mais les moteurs B20 ne seront jamais importés en France. Ils équiperont la future série 140.

La 123 GT se distingue par ses deux feux additionnels sur le pare-choc. A l'intérieur, le tableau de bord est d'équipé d'un compte-tours et d'un volant spécifique. Avec 170 km/h en vitesse de pointe, elle entre dans la catégorie des berlines rapides de la fin des années 60 à côté des Alfa Romeo Guilia ou des BMW 1800. En juillet 1970, la voiture cède sa place à la série 140 après plus de 670 000 voitures produites, à tel point que Volvo a construit une usine à Gand pour l'Europe et une autre à Halifax (Canada) pour le marché nord-américain.

Des versions sportives ont marqué également les esprits en rallye, notament de 1963 à 1965 en gagnant le championnat d'Europe et différents rallyes, avec des moteurs préparés allant jusqu'à 180 chevaux. Un tragique accident en 1966 emporta la décision de Volvo de ne plus participer en tant que constructeur à des rallyes, mais à se contenter d'apporter une assistance technique à certains pilotes privés.

Fiche technique :

Type du moteur    4 cylindres en ligne
Energie     Essence
Disposition    Longitudinal avant
Alimentation     2 carburateurs SU HS 6
Distribution     Arbre a cames lateral
Nombre de soupapes     2 par cylindre
Alésage & Course     84,1 x 80 mm
Cylindrée     1780 cm3
Compression     10,1 : 1
Puissance     96 chevaux à 5600 tr/min
Couple     14,1 mkg à 3600 tr/min
Boite de vitesse     4 rapports + overdrive
Type    Propulsion
Direction    Vis et galet
Suspensions Av    Roues avant indépendantes, ressorts hélicoïdaux.
Suspensions Ar    Essieu rigide, ressorts hélicoïdaux, barre Panhard
Freins avant    Disques assistés
Freins arrière    Tambours
PneuAv    165 x 13
PneuAr    165 x 13
Longueur    445 cm
Largeur    161 cm
Hauteur    150 cm
Empattement 260 cm
Poids    1000 kg
Vitesse max    170 km/h