30 janvier 2011

Porsche 911-964 cabriolet (1989-1994)

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(Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Depuis la sortie de la 964, trois carrosseries sont disponibles : coupé, cabriolet ou Targa. A l'origine, les trois sont des Carrera 4, c'est à dire à 4 roues motrices. Mais la levée de boucliers des puristes a conduit Porsche à présenter dès 1990 une version à deux roues motrices, pour retrouver le côté "moteur dans le sac à dos" de la 911. La Carrera 2 fit alors la joie des amateurs de 911 car le "flat-6" porté à 3,6 litres a beaucoup gagné en souplesse. Les performances sont alors remarquables grâce aux 250 chevaux positionnés en porte-à-faux arrière, ce qui procure une motricité exceptionnelle à la voiture. De plus, le couple est en nette augmentation à plus de 31 mkg.

Côté comportement, des modifications de certains réglages du train avant ont permis d'effacer le flou dans la direction caractéristique de la génération précédente et d'ainsi améliorer la tenue de cap. Des ressorts hélicoïdaux permettent également de hausser le niveau de confort.

La 964 cède aussi à la modernité et les aides électroniques viennent épauler le conducteur. Ainsi l'ABS et une boite semi-automatique à quatre rapports entrent dans la voiture. A l'extérieur, la grille d'aération du moteur se soulève dès 80 km/h pour servir d'appui aérodynamique à l'arrière. Il se rétracte automatiquement dès l'arrêt du véhicule ou en cas de conduite prolongée à faible allure.

A l'intérieur, la console et les assises sont conservées tout en étant améliorées. Les cadrans ronds sont toujours au nombre de quatre et le central est toujours le compte-tours. Mais un bon nombre de témoins ont été regroupés au centre afin de ne pas devoir attirer l'attention du pilote trop loin hors de la route. Sur la Carrera 2 le bouton de blocage de différentiel central devient commande d'ouverture manuelle de l'aileron arrière.

En 1992, les rétroviseurs rectangulaires disparaissent pour ceux en forme d'obus de la Carrera RS. En 1994, la 964 cède la place à la 993. Au total, la 964 aura été fabriquée à 62 000 exemplaires, et les cabriolets représentent à eux seuls près de 16000 exemplaires, soit le quart de la production. A noter que la Carrera 4 cabriolet a été produite à 4 802 exemplaires, contre plus de 11 000 à la Carrera 2.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres à plat, essence
Emplacement : porte à faux arrière, longitudinal
Puissance fiscale : 20 CV
Cylindrée : 3600 cm3
Alésage X course : 100 x 76,4 mm
Taux de compression : 11,3:1
Puissance maximale : 250 ch à 6100 tr/min
Couple maximal : 31,6 mkg à 4800 tr/min
Distribution : 2 simples arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : injection Bosch Motronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : pseudo McPherson
Suspension ar : bras obliques
Longueur : 425 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 132 cm
Pneus av : 205/55 ZR 16
Pneus ar : 225/50 ZR 16
Freins av : disques ventilés (298mm)
Freins ar : disques ventilés (299mm)
Vitesse maximale : 260 km/h
0 à 100 km/h : 6 s
400 m.D.A. : 13,8 s
1000 m.D.A. : 25,7 s
Capacité du réservoir : 77 litres
Volume du coffre : 90 litres
Cx : 0,32
ABS en série
Poids : 1350 kg


28 janvier 2011

Jaguar XK8 (1996-2005)

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(Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Apparue en 1997, la Jaguar XK8 mérite qu'on s'y attarde. Issue du renouveau de Jaguar quand la marque appartenait encore au groupe Ford (depuis 2008 elle appartient au groupe Tata), elle est le fruit d'une volonté de rehausser le niveau de confort et d'équipements, et des performances. Elle succède à la XJS qui pendant plus de vingt ans à fait la joie des amateurs de V12. Réalisée tout en alu, elle revendique 1600 kg sur la balance. Mais mue par un moteur V8 de 4,2 litres de 294 chevaux à l'origine, puis 304 à partir de 2003, elle joue dans la cour des GT. Accouplé à un boite automatique 5, puis 6 rapports, elle atteint le 100 km/h en moins de 7 secondes et elle est bridée électroniquement à 250 km/h.

Sa ligne est inspirée de l'avion de la seconde guerre, le Spitfire. Pour autant, on peut lui trouver de larges air de ressemblance avec l'Aston-Martin DB9, qui appartient également à Ford. De fait la plate-forme est commune avec la DB7. On distingue deux phases dans la carrière de la "8", ainsi appelée en raison de son fameux V8. Pour ceux qui seraient déçus des performances, la version XKR équipée d'un compresseur affiche 416 chevaux et des sensations plus musclées.

Retravaillée en 2005, ces modèles affichent un V8 de 5,0 de 385 à 510 chevaux selon les versions. L'appellation "XK8" est abandonnée pour celle toute simple de "XK" ou, pour certains, "New XK".

Fiche technique : Jaguar XK8 4.2 (2003-2005)

Moteur : V8 à 90°, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 4196 cm3
Alésage x course : 86 x 90,3 mm
Taux de compression : 10,75:1
Puissance maximale : 304 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 42,9 mkg à 4100 tr/min
Distribution : 2 doubles arbres à cames en tête + VVT
Nombre de soupapes : 32
Alimentation : injection NipponDenso
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 6 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : triangles superposés
Longueur : 476 cm
Largeur : 183 cm
Hauteur : 130 cm
Pneus av : 245/50 ZR 17
Pneus ar : 245/50 ZR 17
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques ventilés
Vitesse maximale : 250 km/h (bridée)
0 à 100 km/h : 6,7 s
Capacité du réservoir : 75 litres
Cx : 0,35
Poids : 1680 kg

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23 janvier 2011

Saab 900 Turbo S 16S (1991-1993)

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(Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2009)

Après plusieurs décennies passées avec les Saab 92, 93, 96, les ventes de Saab restent confidentielles. En passant à la 99, Saab se cantonne dans le segment de la voiture moyenne inférieure. Les dimensions de la 99 sont à peine supérieures à celles d'une Renault 12. La 99 se vend mal, tout juste 25000 unités tout au long de sa commercialisation.

En passant à la 900 en 1978, Saab se lance dans un créneau supérieur, habituellement occupé par BMW et Mercedes. Pour indication la 900 a la même longueur qu'une Peugeot 604. Saab impose un cahier des charges draconien pour éviter un échec cuisant. Des batteries de test sont effectuées et l'analyse des résultats est impitoyable. Que ce soit pour la qualité de fabrication, la fiabilité, l'endurance, ou les normes de sécurité, tout doit être au niveau mondial sous peine de disparition de la firme. Il faut dire que Volvo montre la marche à suivre sur le marché intérieur et Saab ne doit pas avoir à rougir devant la comparaison.

Sur la base du châssis de la 99, la 900 propose un dessin tout à la fois original et fonctionnel. Tout est pensé, depuis la première minute, pour l'ergonomie. Les surfaces de la carrosserie sont pensées pour être facilement déneigées, les poignées de porte sont conçues pour être ouvertes avec des moufles, la signalétique des commandes étudiée pour être comprise par toute la terre. Le coffre, le poste de conduite, tout est voué au confort du conducteur. Il en ressort cette voiture dont la forme est inédite, et le restera. Le pare-brise, très vertical mais très arrondi, planté juste après un long capot droit, donne la voiture des allures de Spitfire (l'avion, pas la Triumph). Et cette ligne séduit, notamment les cadres qui veulent se démarquer des BMW ou Mercedes. Indémodable, elle va traverser les décennies presque inchangée. Bjorn Börg, champion de tennis indétrônable de l'époque, vanta les mérites de la voiture à travers de nombreuses publicité, Saab ayant appris qu'il en possédait une.

Il faut dire qu'outre le confort, la motorisation séduit. Les premiers moteurs à carburateur offrent 108 chevaux et le 2 litres turbo en propose 145, soit autant qu'une BMW 525 de l'époque. Disponible en trois ou cinq portes, la voiture est disponible en 1980 avec un simili trois volumes, la ligne arrière ayant été cassée et le hayon transformé en simple porte de coffre. Mais cette version eut peu de succès. En revanche, la 900 classique fascine et la revue allemande "AUTO MOTOR UND SPORT" lui décerne le titre de "la meilleure voiture du monde" dans sa catégorie en 1981 et en 1982.

Pendant toutes les années 80, Saab n'aura de cesse que d'améliorer les moteurs de la 900 et déjà en 1983 la 900 Turbo dévoile 175 chevaux. En 1985, le magasine 'l'Auto-Journal' ne tarit pas d'éloges sur la 900 Turbo 16 S dont les 183 chevaux font merveille. La grande différence par rapport aux concurrents, au milieu des années 80, tenait au développement et à l'utilisation de l'Automatic Performance Control (APC). Ce système électronique permettait d'exploiter toute la puissance développée par le turbo sans risquer le phénomène de cliquetis. Un capteur piézoélectrique intégré au bloc moteur détectait le risque; le module de contrôle électronique commandait alors l'ouverture d'une soupape de décharge (wastegate) chargée de dévier directement vers la tubulure d'échappement une partie du gaz d'échappement destiné à la turbine. Ce système autorisait l'utilisation d'indices d'octane plus variés et rendait également l'usage du turbo plus sûr pour le moteur. La réputation de fiabilité des Saab allait faire alors le tour du monde.

En 1986, la voiture reçoit son premier lifting. De fait, seule la calandre qui reçoit des feux plus grands et un dessin de grille modifié, et les deux blocs optiques à l'arrière sont modifiés. Ce sont là les seuls changements. Ce n'est qu'en 1993 que la nouvelle 900, dite 900 NG (pour nouvelle génération), emprunte la plate-forme de la nouvelle Opel Vectra, fusion avec Général Motos en 1990 oblige. Mais au travers des années 1980, la Saab 900 aura su créer sa propre empreinte, imposant son style puissant et original, séduisant sans ostentation, alliant souplesse et puissance sans céder sur le confort. Sans doute la voiture la plus séduisante de la fin du XXè siècle.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1985 cm³
Alésage X course : 90 x 78 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 185 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 28 mkg à 2800 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection
Suralimentation : turbocompresseur
Type de transmission : traction
Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : McPherson
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 468 cm
Largeur : 169 cm
Hauteur : 142 cm
Pneus av : 195/60 VR 15
Pneus ar : 195/60 VR 15
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 226 km/h
0-100 km/h : 8 s
400 m.D.A. : 15,6 s
1000 m.D.A. : 28,8 s
Capacité du réservoir : 68 litres
Volume du coffre : 480 litres
Cx : 0,37
Poids : 1325 kg

Poids : 1325 kg

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05 janvier 2011

Jaguar XK140 Drophead Coupé (1954-1957)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, septembre 2009)

Pour différencier l'XK120 de l'XK140 à coup sûr, il faut la regarder de face. Le pare-choc de l'XK120 est en deux parties de chaque côté de la calandre, tandis qu'il est d'une seule pièce sur l'XK140. Pour les plus aguerris, les lames de la grille de la calandre sont plus épaisses et moins nombreuses sur l'XK140 et du fait du pare-choc, la grille plonge derrière celui-ci. Enfin, un jonc chromé souligne l'arête centrale de la voiture sur l'XK140. La voiture est toujours disponible en trois versions : un cabriolet (nommé Drop Head Coupé, notre modèle), un coupé (Fixed Head Coupé) et un Roadster (Open Two Seater, ici en XK120) qui se distingue du cabriolet par un pare-brise plus fin.

Point de vue mécanique, c'est toujours le 6 cylindres qui officie. Avancé de 10 centimètres vers l'avant, il permet de libérer de la place pour les deux passagers, et d'améliorer encore l'équilibre de la voiture. Cette modification, accompagnée d'une nouvelle direction à crémaillère augmente encore l'agrément de conduite. L'XK140 reçoit en série une version spéciale du moteur de l'XK120 qui développe 180 chevaux. Mais on peut demander en option que soit installée la culasse de la Type-C qui porte alors la puissance à 210 chevaux (c'est le cas du modèle bleu). Car la Type-C qui gagna le Mans de 1951 à 1953 n'était autre qu'une dérivée de l'XK120 dont elle conservait le châssis et le moteur.

Pour autant la voiture est moins typée sport que son aînée, et se montre bien mieux équipée et confortable. Le cuir et le bois ont envahi l'habitable ainsi qu'une profonde moquette. Le mode de construction du nom n'a pas suivi l'évolution. L'XK140 n'atteint pas 140 mile par heure (225 km/h), mais se contente d'un très honorable 207 km/h en pointe.

En 1957, l'XK150 prend la suite, en conservant la ligne générale, mais avec des changements importants. C'est ensuite la légendaire Type E qui reprend le flambeau.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée:    3442 cm³
Alésage X course : 83 x 106 mm
Taux de compression : 8:1
Puissance maximale : 193 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 29,1 mkg à 2500 tr/min
Nombre de soupapes : 12
Distribution : double arbre à cames en tête
Alimentation : 2 carburateurs SU
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 10,1 m
Longueur : 447 cm
Largeur : 164,5 cm
Hauteur : 133,4 cm
Empattement : 259,1 cm
Voies av : 131 cm
Voies ar : 128 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 207 km/h
0-100 km/h : 9,5 secondes
Capacité du réservoir : 64 litres
Poids : 1295 kg

28 décembre 2010

MG Midget J2 (1932-1934)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La Midget J2 est l'archétype de voiture de sport des années 30. Descendante de la M.G. Midget C dont elle reprend le châssis, elle va poser pour plusieurs décennies la ligne des voitures de la marque et ce jusqu'aux Midget TF1500 en 1955. En particulier, le réservoir d'essence plat positionné entre les sièges arrières et la roue de secours va faire des émules, notamment chez Jaguar.

La J2 est une deux places dont les portes s'ouvrent d'avant en arrière (suicide-doors). Avec ses roues aux quatre coins, un habitacle exigu et un poids très limite (500 kg) les prédispositions de la voitures à une conduite sportive sont très développées. Le moteur quatre cylindre à deux paliers de 847 cm3 dispose de deux carburateurs SU et de soupapes en tête qui lui permettent de développer la puissance de 36 chevaux. Il convient de comparer cette puissance avec les 46 chevaux de la Traction Avant équipée d'un moteur 1900 ! Aussi le bloc d'origine Wolseley permet à la voiture d'atteindre la vitesse impressionnante de 135 km/h. Pour autant certains clients se sont plaints de ne jamais être parvenus à atteindre ces sommets. Il faut peut-être songer que cette vitesse a été enregistrée par des journalistes sur une piste et non sur route ouverte. Mises à rude épreuve, certaines mécaniques n'ont pas résisté à l'effort demandé au moteur à deux paliers. En revanche, les aptitudes à la conduite sportive ont permis à la bon nombre de conducteurs, professionnels ou amateurs, de remporter un grand nombre de courses.

En 1933, les voitures ne sont plus équipées de garde-boue du type motocyclette, mais de véritables ailes qui fuient sous le marchepied jusqu'à l'aile arrière. Signe distinctif : au tableau de bord, les cadrans sont divisés en deux groupes et insérés dans des emplacements octogonaux.

En 1934 elle sera remplacée par la MG Midget PA. 2000 unités de Midget J2 ont été fabriqués dont quelques uns équipés d'un compresseur.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 847 cm3
Alésage X course : 57 X 83 mm
Taux de compression : 6,2:1
Vilebrequin : 2 paliers
Puissance maximale : 35 ch à 5500 tr/min
Nombre de soupapes : 8, en tête
Distribution : arbre à cames en tête
Alimentation : 2 carburateurs S.U.
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports synchronisés
Suspension av : ressorts à lames semi-elliptiques, amortisseurs hydrauliques
Suspension ar : ressorts à lames semi-elliptiques, amortisseurs hydrauliques
Longueur : 325 cm
Largeur : 131 cm
Voies av/ar : 107 cm
Pneus : 19 X 4,00
Freins à tambours aux quatre roues
Vitesse max : 137 km/h
Poids : 495 kg


26 décembre 2010

Ford A (1927-1932)

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La Ford A succède à la célébrissime Ford T en 1927. Elle est la deuxième "Ford A", une première ayant été produite de 1903 à 1904. Elle est aussi le second grand succès de Ford, en continuant la politique prospère initiée avec la T. Les modèles d'accès sont vendus autour de $385 et les modèles le plus luxueux (notre modèle), plus de $1400.

Elle est animée par un moteur 4 cylindres de 3,3 litres refroidi par eau qui lui fournit 40 chevaux ce qui lui permet d'atteindre la vitesse de 105 km/h. La boite de vitesse est à trois rapports non synchronisés dont la marche arrière n'est rien que la première inversée. Les roues sont freinées par des tambours. Le pédalier est enfin aux normes internationales.

La Ford A est construite en 18 carrosseries déclinées en de multiples finitions et assemblées dans 7 usines à travers le monde (Detroit (USA), Windsor (Canada), Buenos Aires (Argentine), Cologne (Allemagne), Cork (Irlande), Trattford Park (Angleterre), Geelong, (Australie)), si bien qu'en 5 ans de production elle a été distribuée à 4 850 000 unités. L'arrêt de la production est décidé en 1931, mais les dernières voitures sortent des chaînes de montage en mars 1932. Elle est remplacée par la Ford B que l'on retrouve très souvent en "hot-rod".

20 décembre 2010

Cadillac Convertible 1958

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(Retro-enCaux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

En 1958, et comme chaque année, la Série 62 de Cadillac est revue. Par rapport à 1957, les changements se situent dans la calandre. Un nouveau regard à quatre phares habille la proue, et les doubles feux sous le pare-choc redeviennent simples. La grille de calandre s'élargit et occupe presque toute la largeur de la voiture tandis que le pare-choc perd son dièdre si caractéristique. Les bumpers poursuivent leur course vers l'extérieur de la voiture jusqu'à disparaître avec la génération suivante. A l'arrière, les feux restent à la même place mais les ailes sont particulièrement allongées portant la mode du "fintail" à son paroxysme.

Le moteur de 365 ci (6 litres) est gavé par un carburateur quadruple corps. La puissance est de 310 chevaux à 4800 tr/min.

Construit à 7825 unités, ce cabriolet fait partie de la grande famille de la série 62 produite, tous modèles confondus, à plus de 100 000 exemplaires rien que pour cette année 1958. En 1959, la série 62 connaîtra une très profonde évolution avec la génération suivante qui changera totalement la ligne de la voiture sans rien perdre de ses dimensions hors norme et de son confort sans concession.

17 décembre 2010

Citroën C4 faux cabriolet 1929

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La Citroën C4 est entrée dans les concessions sous le nom de AC4 en 1928, en succédant à la B14. Dès 1929, elle devient C4 et reçoit un nouveau tableau de bord, un nouveau frein à main et des modifications des pistons qui améliorent la puissance du moteur.

Elle est commercialisée en plusieurs versions, dont ce magnifique faux cabriolet quatre places (voir commentaires ci-dessous).

12 décembre 2010

Buick Riviera 1966

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La Buick Riviera fait son entrée en 1949 comme version hardtop (sans montant de porte) de la Roadmaster puis devient, pour les années 50, l'appellation de tous les "hardtop" de Buick. Cette structure de voiture lancée avec la Cadillac Coupe De Ville était le nec plus ultra de l'époque. Parallèlement, chez Buick on s'aperçoit que le marché se développe vers la voiture personnelle de luxe, secteur sans concurrence à l'exception de la Ford Thunderbird qui fait un tabac. Une nouvelle Riviera est dessinée mais elle provient directement des dessins de Cadillac et sa parenté avec la séries 62 de 1958 est évident. Le projet échoue.

Il faut attendre 1963 pour que la Riviera devienne un modèle à part entière sous la forme d'un coupé 4 places racé, aux lignes très musclées. Sous le capot, un V8 de 6,6 litres et 325 ch ne dément pas cette impression. Servi par une boite automatique à trois rapports, les performances restent relatives : 0 à 100 km/h en 8 secondes, vitesse maximale 185 km/h, la faute à un poids de plus de 1800 kg.

La deuxième génération arrive en 1966 et elle marque les esprits. La nouvelle ligne est encore plus musclée et laisse apparaître au milieu de la voiture un angle saillant à l'avant comme à l'arrière. Accentué sur la génération suivante, cette particularité lui vaudra le surnom de "queue de bateau". Mais le plus marquant est la calandre sans phare. Neuf lamelles viennent tailler horizontalement la ligne et se prolongent dans les feux de position et clignotants dissimulés dans les ailes. Les phares sont escamotés et apparaissent en pivotant de 90° vers l'avant dans la partie centrale de la calandre (voir photo 3). Le modèle de 1966 était deux pouces (5 cm) plus long et de quatre pouces plus large que la version précédente, en raison du nouveau châssis conçu pour améliorer la tenue de route. Le nouveau modèle propose un capot et des ailes plus allongés, un pare-brise et un toit "fastback" plus inclinés. Le magasine Car Life l’a consacrée la "voiture la plus élégante de l’année". Pour 1966, la Riviera partage son châssis avec l'Oldsmobile Toronado et à partir de 1967 avec la Cadillac Eldorado. Elle reste une voiture à propulsion jusqu'en 1979 alors que les deux autres deviendront très vite des voitures à traction.

Plus lourde de près de 100 kg que la génération précédente, elle dispose pourtant du même moteur, à l'exception de nouveaux carburateurs. Deux possibilités sont offertes : un carburateur quadruple corps et 340 chevaux, ou deux carburateurs quadruple corps et 360 chevaux. De fait les performances sont à peine meilleures que celles de la première génération. Seule la vitesse de pointe augmente à 192 km/h.

Buick vend 45348 Riviera cette année 1966. En 1967, de nouveaux moteurs 7 litres viennent améliorer les performances. La troisième génération prend la suite à 1971.

11 décembre 2010

Oldsmobile F-85 Cutlass 1964

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

L'Oldsmobile F-85 est plus connue sous le nom "Cutlass" qui a l'origine n'est que le niveau supérieur de finition de la F-85. Mais la réputation aidant, Cutlass devint le nom de la voiture, puis Oldsmobile en fit même une marque dans les années 80.

La première génération de Cutlass en 1954 est un coupé sportif basé sur le châssis de la Pontiac Tempest ou de la Chevrolet Chevelle. Elle est toutefois déclinée en coupé et cabriolet quatre places ou en berline ou même break. L'avantage est un coût assez faible et, partant, la Cutlass est la voiture la moins chère de la marque. Dotée de roues avant indépendante (double triangles) elle utilise néanmoins un essieu rigide à l'arrière, même s'il est suspendu par des ressorts hélicoïdaux. Le moteur est bien entendu un V8 de 3,5 litres alimenté par un carburateur double corps, ce qui lui procure 155 chevaux, le tout animé par une boite à trois rapports, manuels ou automatiques.

L'arrivée de la Ford Fairlane en 1962 a provoqué une chute des ventes et Oldsmobile modifie la Cutlass en 1964. La nouvelle génération se trouve agrandie et utilise un châssis d'une taille supérieure. La voiture prend 140 kg et s'allonge à 5,20 m. Du coup le V8 de 3,5 litres est abandonné au profit d'un bloc plus moderne en alu de 5,4 litres. Cependant, un V6 de 3,7 litres d'origine Buick reste disponible.Le V8 procure alors 290 chevaux SAE contrôlés par une boite automatique à deux rapports Jetaway. La suspension reste classique avec des roues avant indépendantes et un essieu arrière rigide. Le freinage est assuré par quatre tambours assistés par un circuit hydraulique.

Oldsmobile vendra alors plus de 160 000 unités de la Cutlass en 1964, dont 12822 en cabriolet à un prix tout juste inférieur à $3000. Dès 1965, des évolutions viendront améliorer le modèle et une troisième génération sera installée en 1968, puis une quatrième en 1976.