21 octobre 2014

Excalibur Série IV (1980-1985)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

En 1980, la Série IV (notre modèle), marque une nette évolution de l'Excalibur. Son look évolue plus nettement vers la Mercedes 540 K. Elle reçoit des vitres latérales, une capote électrique et une malle à l'arrière. Le châssis est encore allongé de plus de 25 centimètres. Le moteur revient à une cylindrée plus raisonnable avec 5 litres de cylindrée, mais toujours issu du groupe General Motors, avec boite automatique, amérique oblige.

Mais l'entreprise doit affronter une nouvelle difficulté : une inflation importante érode les marges financières. Face à celà, il y a deux types de réactions : soit on augmente la production, soit on augmente les prix. Il faut alors justifier cette augmentation par une amélioration des prestations. Ne voulant pas sacrifier au productivisme, encore une fois, l'Excalibur reçoit alors des vitres électriques, une fermeture centralisée, un autoradio Blaupunkt haut de gamme, des sièges électriques, une régulateur de vitesses, et même un hard-top amovible. Les ventes marquant alors un pas, les performances ayant par la même occasion nettement reculé. Mais elles remontent peu à peu et finalement, la Série IV est vendue à 935 exemplaires dont une cinquantaine d'unités d'une série spéciale célébrant le vingtième anniversaire de la voiture. Vient alors la Série V en 1985, Les ventes chutent malgré tout, même si la dernière année de production, 1989, renoue avec la centaine d'exemplaires.

L'aventure se termine et la voiture conserve, plus de vingt après l'arrêt de la production, cette aura particulière. Mélange de rêve et d'exubérance, de charme et d'audace, elle a charmé des grands noms de la planète comme Tony Curtis, Dean Martin, Peter Ustinov, Ronald Reagan, Steev McQueen, Rod Stewart, le Prince Rainier de Monaco, Sonny et Cher (une chacun) et même Arnold Schwartzenegger.

Pour en savoir plus :
- Excalibur Classics
- Excalibur Europe


18 octobre 2014

Skoda Octavia (1959-1971)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

C'est le fait d'être la huitième voiture depuis la célèbre Skoda Popular de 1933 (ici en cabriolet) qui vaut l'honneur à la descendante de la Skoda 440 de s'appeler "Octavia". Présentée au salon de Genève de mars 1959, elle jouit d'une esthétique plus discrète que sa devancière. Les aérations façon moustache de Clark Gable (ou Finn MacMissile pour les amateurs de Cars 2) sur le haut de la calandre ont disparu, et des retouches discrètes ont été opérées ici ou là sur la carrosserie. L'accent a surtout été mis sur l'intérieur qui reçoit une nouvelle planche de bord et sur le confort grâce à l'adoption de ressorts hélicoïdaux à l'avant.

L'Octavia est secondée par l'Octavia Super qui remplace la 445. Les deux voitures se distinguent pas un niveau de finition différent, mais aussi par le fait que l'Octavia Super est animée par un moteur 1200 cm3 de 45 ch provenant de la 445, tandis que la version de base conserve le 1100 de la 440 et ses 40 ch. Quant au cabriolet qui remplace la 450, s'il profite du même moteur de 50 ch, il prend alors le nom de Felicia. La Felicia dispose alors d'une calandre propre qui n'est généralisée aux Octavia qu'à partir de 1961. Les moteurs évoluent pour gagner deux chevaux chacune (42 et 47 ch) et en 1963, les versions Octavia TS et Felicia Super complètent la gamme. L'arrivée d'un break trois portes sauvera la carrière de l'Octavia alors que la nouvelle Skoda 1000 MB la pousse vers la sortie. En effet, le break n'ayant pas de remplaçante (la 1000 MB est pourvu d'un moteur à l'arrière qui entrave la conception d'un break qui en serait dérivé), la production de l'Octavia se poursuit jusqu'en 1971.

En définitive, l'Octavia aura été produite à 365 379 exemplaires, dont 54 086 breaks, 78 489 Octavia Super et 2 273 Octavia TS et "1200 TS".

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1089 cm3
Alésage x course : 68 x 75 mm
Taux de compression : 7:1
Puissance maximale : 42 ch à 4600 tr/min
Couple maximal : 7 mkg à 2800 tr/min
Nombre de soupapes : 8
Distribution  : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Alimentation : carburateur Jikov
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, ressorts à lames
Longueur : 406,4 cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 142,2 cm
Empattement : 240 cm
Voie av : 121 cm
Voie ar : 124,8 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 126 km/h
Poids : 920 kg

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15 octobre 2014

Bristol 403 (1953-1955)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

Bristol est une compagnie anglaise qui fabrique des avions depuis 1910. Non seulement elle élabore les châssis mais encore les moteurs. Autant dire qu'elle a un important savoir-faire en ce qui concerne les deux parties. Pendant la première partie du siècle, Bristol Aeroplane Company est un des plus gros fabricants d'avions au monde. Elle s'illustre pendant la Première Guerre Mondiale avec la fabrication du biplan F2 qui initiera le combat aérien. Entre les deux guerres, la compagnie développe ses activités à travers le monde et retrouve l'équipement militaire pour la Seconde Guerre Mondiale. Une fois la guerre achevée, l'ennemi vaincu, Bristol obtient des américains le droit d'exploiter sous licence très avantageuse les brevets déposés par un autre constructeur de moteurs d'avions, BMW, et ce à titre d'indemnité de guerre. Or, dans la liste des brevets, il y a des voitures, moteurs et carrosseries.

Diversifiant alors ses activités, le groupe fonde Bristol Cars et commercialise son premier modèle en 1947, la Bristol 400, à partir d'un châssis de BMW 326 et d'un moteur de BMW 328. Le moteur 6 cylindres de 2 litres lui procure 80 chevaux et elle affiche une vitesse de pointe considérable de près de 150 km/h. L'aérodynamique est soignée, héritage de l'aviation sans doute et le double haricot de la calandre rappelle la génétique bavaroise. Dès 1948, la 401 vient se joindre au catalogue, et annonce déjà les lignes de la 403, à la différence près que les feux le plus gros sont à l'extérieur. Le moteur 6 cylindres reçoit un nouveau carburateur Solex, ce qui lui offre 5 chevaux de plus à 85. Si le châssis est de dimensions plus importantes que celui de la 400, l'aérodynamique offre un Cx de seulement 0,36, une valeur exceptionnelle pour l'époque, et même en rapport avec les modèles actuels. On remarque l'absence de poignées de porte, remplacées pour un unique bouton pour ouvrir les portes.

Après un passage par une version cabriolet de la 401 dont la calandre est modifiée et annonce celle de la suivante, la 403 vient remplacer la 401 en 1953. Sur le moteur, le diamètre des soupapes est agrandi et la puissance est alors de 100 chevaux, de quoi franchir le seuil symbolique des 100 mph (161 km/h). Une barre anti-roulis est installée et de nouveaux freins à tambours en aluminium sont installés.

La Bristol 403 n'a été produite qu'à 287 unités entre 1953 et 1955. Elle est remplacée par la 404 en 1955. Bristol continuera d'utiliser le moteur BMW jusqu'à la 406 en 1961. En 1961, la Bristol 407 sera équipée d'un moteur V8 Chrysler, changeant les Bristol de niveau de performances.

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1971 cm³
Alésage X course : 66 x 96 mm
Taux de compression : 7,5:1
Puissance maximale : 105 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 17 mkg à 3750 tr/min

Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 3 carburateurs
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 11,5 m
Suspensions av : roues indépendantes, barre anti-roulis, ressort à lames transversal
Suspensions ar : essieu rigide
Longueur : 4864 mm
Largeur : 1702 mm
Hauteur : 1524 mm
Empattement : 2896 mm
Voie av : 1314 mm
Voie ar : 1372 mm
Garde au sol : 165 mm
Pneus av : 5,75 x 16
Pneus ar : 5,75 x 16

Freins : tambours (279 mm)
Vitesse maximale : 167 km/h
0 à 100 km/h : 13,7 s
Capacité du réservoir : 77 litres
Consommation moyenne : 11,8 l/100km
Poids : 1225 kg

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05 octobre 2014

Mini 1000 Mk IV (1976-1984)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

Tandis que la Mini change sans cesse de marque, passant alternativement, puis simultanément de Morris à Austin, la marque Mini est créée afin de la libérer de ces aller-retour. Ce qui n'empêchera pas qu'elle soit badgée British Leyland pui Rover des années plus tard.

En 1976, la nouvelle mouture de la Mini, la quatrième, entre en scène. La calandre se pare de lames noires et non plus chromées et les deux blocs de feux arrière sont agrandis pour incorporer les feux de recul dès 1977. Elle reçoit sur certaines versions les élargisseurs d'ailes de la Cooper. D'autres versions ornent les feux avant et arrière de barres de renfort, dites "super-pare-chocs", qui permettent de les protéger des autres véhicules. En effet, la Mini est plus basse que les autres voitures et ses feux sont à hauteur des pare-chocs des autres voitures. Les dégâts sont fréquents dans les manoeuvres de stationnement (on constate un pli typique sur la gauche de la plaque arrière de notre modèle). Elle conserve encore ses jantes et ses pneus de 10 pouces.

Côté moteurs, si les 850 et 1275 sont toujours en vente jusqu'en 1980, une 1000 et une 1100 sont venues s'intercaler. Après leur disparition, seules demeurent les 1000 et 1100 dans des versions 1000, 1000 HL, ou 1100 Special. Cependant, la 1100 sera retirée en 1982 avec la venue du moteur "Economy" qui offre 3 ch de plus à 42 ch, mais surtout un gain de couple considérable qui permet une conduite souple en ville en troisième. La Mini se résume alors à la 1000 E et à la 1000 HLE. La première est rudimentaire avec une planche de bord qui traverse le tablier avant, et au milieu duquel un unique cadran central regroupe les informations et témoins. Il n'y a pas de dégivrage de la lunette arrière, toutes les commandes sont manuelles. Heureusement, le chauffage est très efficace ! Sur la HLE, trois cadrans sont installés devant le conducteur et le bois habille l'avant. Il y a des vide-poches et une boite à gants. Elle devient au cours de l'année 1000 HLS Mayfair.

En 1985, la nouvelle Mini Mk V fait son entrée avec des jantes 12" qui permettent l'installation de freins à disques à l'avant.

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28 septembre 2014

Simca Intendante (1958-1964)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2010)

Après le second conflit mondial, l'Europe est à reconstruire. Si les camionnettes existent, les petits utilitaires sont rares. L'arrêt de la Rosalie avant-guerre a fait disparaître Citroën de ce segment et réapparaît avec la 2CV AU en 1951 puis l'AZU en 1954. De son côté, Peugeot ne propose plus la 202 utilitaire, et c'est la 203 plateau qui est chargée de ce rôle. Quant à Renault, la Juvaquatre avoue son âge et ses 300 kg de charge utile limitent bien des usages. Le fourgon Panhard PL17 n'est pas encore produit. C'est dans ce contexte que Simca se lance dans le segment en 1954 avec la Simca 9. Cette version nommée "Intendante" va suivre toutes les évolutions de la berline, adoptant tour à tour les modifications de la mécanique, et en suivant les diverses évolutions de la carrosserie de l'Aronde 1300 ou de la P60 en 1958.

L'avantage de l'Intendante est de proposer en cabine le même confort que la berline. Certes, dans les années 50, les équipements sont assez rudimentaires, mais les utilitaires sont carrément rustiques. L'idée d'associer le confort et le travail est antinomique et tout ce qui n'est pas indispensable est donc superflu. En ce sens, l'Intendante se distingue et finit par attirer certains artisans. Son autre atout est sa charge utile de 500 kg.

Associé au moteur de 52 chevaux, elle n'a pas l'apathie de la 2CV AZU, elle emporte plus de charge que la Juvaquatre, et elle est plus confortable que la 203. De sorte qu'en 10 ans, jusqu'en 1964, Simca en vendra près de 475 000 ! Cependant, l'arrivée de la 403 plateau lui aura causé bien des soucis à la fin de sa carrière.

Le modèle présenté date de 1961 et a été utilisé jusqu'en 1974. Après un long sommeil dans une grange, il a été restauré en 2010.


27 septembre 2014

Chevrolet El Camino SS 1976

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(Duclair, Seine-Maritime, juin 2012)

On dit que l'origine du coupé pick-up est due à une demande d'un agriculteur australien à Ford. Il voulait pouvoir aller à la messe le dimanche avec sa femme, et partir livrer des cochons le lundi. Deux ans plus tard, en 1934, Ford produisait le premier coupé pick-up, suivi par Chevrolet un an plus tard. Il a fallut toutefois attendre 1957 pour voir apparaître ce type de carrosserie aux USA avec la Ford Ranchero. Il faut attendre deux ans de plus pour que Chevrolet réagisse, avec la première El Camino, basée sur une plate-forme de Brookwood break. D'emblée, avec un style très marqué, les ventes sont plus importantes que celles du Ford Ranchero. Pour la General Motors, le but est atteint.

En 1960, après une brève période de ressemblance avec la Bel Air, la production du coupé pick-up est interrompue. Ce n'est qu'en 1964 qu'une nouvelle génération d'El Camino fait son retour, en reposant sur la plateforme de la Chevelle (ici en modèle 1971), cette fois. Elle en suivra toutes les évolutions, jusqu'en 1978.

Pour l'année 1976, l'El Camino est toujours basée sur la Chevelle dont elle adopte les doubles phares superposés. La gamme des moteurs s'étale d'un moteur 6 cylindres de 250 ci (4.1 litres), et des V8 de 305 ci (5.0 litres, 140 ch) et de 350 ci (5.7 litres, au choix carburateur double ou quadruple corps), et même un 400 ci (6.6 litres) de seulement 175 ch. Le modèle présenté est équipé d'un moteur de 502 ci (8,2 litres) qui développerait en 500 et 540 ch selon son propriétaire. Tous les moteurs sont associés à une boite turbo-hydramatic à trois rapports, à l'exception du 6 cylindres qui n'en dispose qu'en option, une boite manuelle à trois rapports étant montée en série. Trois niveaux de finitions sont proposés. La "SS" (pour Super Sport) est intercalée entre la version de base et la plus luxueuse "Classic". En 1977, quelques très légères modifications cosmétiques sont apportées, mais c'est à partir de 1978 qu'à lieu la bascule vers la plateforme de la Chevrolet Malibu.

En 1976, la Chevrolet El Camino a été produite à 44 890 exemplaires, dont 5163 en finition "SS".

NB : le modèle présenté est un modèle 1975 qui dispose des doubles phares du millésime 1976.

Pour en savoir plus : Chevelle.fr

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22 septembre 2014

Zastava Yugo 65A (1988-1999)

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(Rouen, Seine-Maritime, juin 2012)

Alors que, contre toute attente, la Yugo 45 fait une jolie carrière aux USA en raison d'un prix de vente imbattable, la clientèle américaine tend à se plaindre d'un manque chronique de fiabilité, et d'un manque cruel de puissance. En 1988, Zastava monte un moteur 1300 de 65 ch censé redonner du punch à la citadine histoire de faire oublier le passé. Mais le mal est fait, la réputation de la Yugo est scellée. L'importateur américain n'y résiste pas et fait faillite en 1989. Il reste alors la Yugo 65A pour l'Europe. La carrière de la Yugo est alors à son sommet avec 180 000 unités construites cette année-là.

C'est la guerre d'ex-Yougoslavie qui va freiner les ventes. Le conflit entre la Croatie et la Serbie nuit aux approvisionnements, les différentes parties de la voiture étant produites des deux côtés de la frontière. Peu à peu les voitures reçoivent des pièces de remplacement, et les voitures dépareillées sont de plus en plus nombreuses. L'embargo sur les belligérants en 1992 continue à affaiblir les ventes, et à peine 7000 voitures sont vendues chaque année. En 1996, une délocalisation en Italie sous le nom Innocenti Koral sera vaine. La production repart en 1996 suite à la levée des sanctions internationales, mais le coup de grâce est porté en 1999 avec le bombardement de l'usine par l'OTAN. La Yugo revient alors en 2000 avec une proue revisitée, de même que l'arrière et l'intérieur. Elle est alors vendue sous le nom Zastava Koral jusqu'en 2008 et 794 428 exemplaires produits.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1299 cm3
Alésage x course : 86,4 x 55,4 mm
Taux de compression : 9,1:1
Puissance maximale : 65 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 10 mkg à 3500 tr/min
Nombre de soupapes : 8
Distribution : arbre à cames en tête
Alimentation : carburateur Weber
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,4 tours)
Diamètre de braquage : 10,4 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes type McPherson, triangles inférieurs, ressort à lames transervsal
Longueur : 352,8 cm
Largeur : 154,2 cm
Hauteur : 138,9 cm
Empattement : 214,9 cm
Voie av : 130,8 cm
Voie ar : 129,5 cm
Garde au sol : 17,8 cm
Pneus av : 155/70 R 13
Pneus ar : 155/70 R 13
Freins av : disques, assistés (227 mm)
Freins ar : tambours, assistés (185 mm)
Vitesse maximale : 153 km/h
1000 m.D.A. : 36,4 s
Consommation moyenne à 90 km/h : 5,1 l/100km
Consommation moyenne à 120 km/h : 7,7 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 10,9 l/100km
Capacité du réservoir : 30 litres
Poids : 806 kg

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21 septembre 2014

Toyota Celica Supra Mk II A60 (1981-1986)

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(Caumont, Eure, mai 2012)

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(Caumont, Eure, janvier 2012)

En matière de coupé sportif, Toyota avait été un précurseur et la mythique Toyota 2000 GT reste encore à ce jour une référence, aussi belle que performante. Cependant, après 1970, sa production avait été interrompue et le terrain abandonné à la concurrence et la Dastun 240 Z notamment. Avec la 260 Z qui offre 2 sièges supplémentaires, les ventes augmentent considérablement et chez Toyota on prend la mesure du marché laissé vacant et de son potentiel autour du monde.

La Toyota Celica Supra, dite Mk I a posteriori, est la réponse directe à Dastun/Nissan. Commercialisée en avril 1978 au Japon sous le nom de Celica XX, elle emprunte la plate-forme de la Celica TA 40. Ses porte-à-faux sont néanmoins rallongés pour embarquer le long six cylindres sous le capot. Aux USA, elle est disponible avec un 6 cylindres de 2,6 litres développant 110 ch seulement, comparés aux 150 ch de la 260 Z. Mieux, au Japon elle est disponible avec un petit 2 litres (toujours 6 cylindres) mais de puissance égale (110 ch) pour contourner les taxes sur les voitures dont la taille ou la cylindrée est trop importante. Plus amusant encore, ce moteur sera dôté d'un turbo et sa puissance s'en verra gonflée à 145, ch, soit la puissance la plus importante pour cette version, tous les autres restant à 110 ch, malgré l'augmentation de la cylindrée du 6 cylindres à 2,8 litres pour 1980. En outre, les clients peuvent opter pour une boite 5 rapports ou automatique à 4 rapports.

En 1981, lors de la refonte de la Celica, la Celica Supra (ou Celica XX au Japon) est aussi revue. Elle jouit alors d'un design spéifique et n'est plus directement liée à la Celica, même si elle en emprunte toujours la plate-forme. L'avant et l'arrière sont totalement différents et une calandre à phares escamotables est installée. Au Japon elle est commercialisée avec un moteur 6 cylindres de 2 litres turbo qui lui fournit 145 ch puis 160 ch à la fin de 1983. Dans le reste du monde, elle jouit d'un vaillant 6 cylindres double arbre à cames en tête et 24 soupapes qui procure 174 puis 178 ch après 1984. En Australie, Suède et Suisse, la voiture n'entre en scène qu'en 1984 avec un moteur 6 cylindres en ligne qui se contente d'un simple arbre à cames en tête et de 140 ch. Ce même moteur utilisé aux USA procure progressivement de 145 ch en 1982 à 160 ch en 1985.

Deux versions existent : "L", axée sur la finition et "P" axée sur la performance. Elles diffèrent évidemment par leur équipement : la "P" est équipée de pare-chocs et élargisseurs d'aile en fibre de verre, de jantes larges, des rapports de boite un peu plus courts et un différentiel à glissement limité. La "L" est équipée d'un tableau de bord digital avec ordinateur de bord et pouvait recevoir à partir de 1982 une boite automatique à 4 rapports (surtout aux USA) en lieu et place de la boite 5 rapports. En 1983, la Supra à boite automatique est la première voiture a être équipée d'un bouton permettant de choisir entre deux modes : économique ou puissance. La "L" est en outre équipée de rétroviseurs et vitres électriques, radio/cassette AM/FM avec 5 haut-parleurs, toit ouvrant (notre modèle). En 1985, la Celica Supra obtient un nouveau toilettage. Les modifications esthétiques sont discrètes, avec un aileron arrière en deux parties, notamment.

Avec cette silhouette et cette motorisation, la Supra entre dans le clan fermé des voitures de Grand Tourisme. La puissance semble encore modeste avec nos repères actuels, mais 174 ch au début des années 80 était une valeur respectable, proche d'une BMW 528i ou d'une Mercedes 280 SE. Avec un Cx de 0,348, un poids de seulement 1235 kg, ses performances sont tout à fait honorables avec 210 kmh en pointe, un 0 à 100 km/h accompli en 9 secondes. Guidée par quatre roues indépendantes, elle offre un confort et une tenue de route exempts de reproches. Toutefois, la Celica Supra est encore derrière sa principale concurrente, la Nissan 300 ZX. Un retard qui sera comblé avec la Supra Mk III en 1986 qui perd son appelation "Celica Supra".

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2759 cm3
Alésage x course : 83 x 85 mm
Taux de compression : 9,2:1
Puissance maximale : 178 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 23,5 mkg à 4600 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection Denso
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Suspension av : roues indépendantes, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras oscillants, barre Panhard, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 466,1 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 132,1 cm
Empattement : 261,4 cm
Voie av : 142 cm
Voie ar : 138 cm
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 209 km/h
0 à 100 km/h : 9 s
Cx : 0,348
Capacité du réservoir : 61 litres
Poids : 1235 kg

13 septembre 2014

Toyota Celica 1.8 ST AT200 (1993-1999)

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(La Bouille, Seine-Maritime, mai 2012)

Si la cinquième génération de Celica (ST180) a marqué un point d'orgue dans l'histoire du modèle, la sixième version amorçait le déclin. Pourtant la nouvelle génération lancée en octobre 1993 avait tout sur le papier pour bien réussir.

Certes, elle n'a plus l'originalité esthétique de sa devancière et doit lutter contre une Honda Prélude fort aguicheuse. Les formes du bio-design se sont éloignées pour des courbes plus discrètes mais pas moins efficaces. Les feux escamotables ont disparu à la faveur de 4 optiques rondes insérées dans le capot. A l'arrière, le dessin revient dans la norme et au résultat général, la voiture manque de caractère.

La gamme se compose, en Europe, de trois modèles : la ST (notre modèle, AT200) se contente d'un moteur 1.8 litres et 115 ch (7A-FE) issu de la Corolla. La GT (ST202) profite du 2.0 litres de 175 ch (3S-GE). Lancée en février 1994, la GT-Four (ST205) avec quatre roues motrices et un moteur 2.0 litres turbo de 239 ch (3S-GTE) devient la Celica la plus puissante jamais produite. Sa production est limitée à 2500 exemplaires pour satisfaire aux exigences du Groupe A. Elle s'illustrera en Championnat du Monde des Rallyes (WRC) jusqu'à la disqualification de Toyota en 1995 pour un problème de bride de turbo non conforme. Elle est, comme d'habitude, proposée en trois carroseries : notchback, hatchback et cabriolet à partir de 1995. L'AT200 n'est pas disponible en cabriolet et la ST202 n'existe pas en notchbak (sans hayon). De fait, la plupart des voitures vendues en Europe sont des hatchback, avec hayon (notre modèle). D'autres versions existent, adaptées aux marchés américains, australien ou japonais.

La sixième version de la Celica évoluera très discrètement jusqu'en juin 1999. Elle est alors remplacée par la ST230 qui sera la dernière.

Pour en savoir plus :
- Forum Celica Génération 6- 2000gt.net
- Celica.fr

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1762 cm3
Alésage x course : 81 x 85,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 115 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 15,4 mkg à 4800 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée (2,9 tours)
Diamètre de braquage : 11,2 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, bras inférieurs en L, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes type McPherson. 2 bras inférieurs et tirants. Amortisseurs télescopiques à double effet. Barre stabilisatrice.
Longueur : 442,5 cm
Largeur : 175 cm
Hauteur : 130,5 cm
Empattement : 254 cm
Voie av : 151 cm
Voie ar : 149 cm
Garde au sol : 13,5 cm
Pneus av : 195/65 VR 14
Pneus ar : 195/65 VR 14
Freins av : disques ventilés (255 mm)
Freins ar : disques (260 mm)
Vitesse maximale : 200 km/h
0 à 100 km/h : 10,2 s
400 m D.A. : 17,1 s
1000 m D.A. : 30,6 s
Capacité du réservoir : 60 litres
Consommation moyenne à 90 km/h : 5,8 l/100 km
Consommation moyenne à 120 km/h : 7,4 l/100 km
Consommation moyenne en cycle urbain : 9,1 l/100 km
Volume du coffre : 283 litres
Cx : 0,32
Poids : 1130 kg

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11 septembre 2014

Renault 5 Belle-Ile Gruau (1990-1991)

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(Réunion du Club Renault, La Bouille, Seine-Maritime, mai 2012)

Alors que Car Système Style écoule plutôt bien la JP4, que la JP5 et la JP6 restent confidentielles, l'entreprise cherche une nouvelle base pour se développer. En 1988, elle se tourne vers la Renault Super 5 qui en est déjà à se deuxième phase mais dont la production semble assurée pour plusieurs années encore en dépit de l'arrivée imminente de la Clio. C'est ainsi qu'est présenté le premier prototype de Super 5 cabriolet nommé "Belle-Ile", au Mondial de l'Automobile le 29 septembre 1988. Le concept est original, mi-cabriolet, mi-pick-up, avec un panneau arrière qui s'ouvre dans les deux sens, un avant coupé qui profite d'un toit ouvrant amovible (sunroof).

Si la voiture fait bonne impression et que les commandes affluent, la production en série n'est pas encore à l'ordre du jour. L'homologation par Renault n'intervient qu'au cours de l'année 1989, et le services des Mines (l'actuelle DRIRE) ne délivre ses autorisations qu'au cours du second semestre. En attendant, les finances de Car Système Style se sont effondrées et l'entreprise est placée en redressement judiciaire. Car Système Style a tout de même le temps de produire cinquante-cinq voitures.

L'entreprise est reprise par Gruau, qui est surtout connu pour ses aménagements de véhicules utilitaires (ambulances, véhicules de pompiers, aménagements de fourgons, véhicules frigorifiques, etc). Mais outre un savoir-faire particulier dans l'adaptation de véhicules qui est un atout, Gruau se révèle géographiquement proche, ce qui permet de transférer la production de Redon à Laval à peu de frais, en préservant une partie de l'emploi. Donc Gruau continue de produire la "Belle-Ile" en passant d'une production de type artisanale à une production semi-industrielle. Toutefois la fabrication des JP4 et JP5 est abandonnée. Environ 160 voitures sont produites selon les plans de Car Système Style.

Toutefois, une étude est menée et aboutit à la modification d'un certain nombre de pièces, en particulier la capote, le système d'ouverture, les montants latéraux. La production de la version Gruau démarre alors en juin 1990. D'autres détails identifient une "Gruau" à savoir les garnitures intérieures, le type de toit ouvrant à l'avant, et les enjoliveurs qui remplacent les jantes peintes.

En 1991, l'heure est au premier bilan. Gruau a vendu 500 voitures supplémentaires via le réseau Renault, ce qui laisse penser que la réussite n'est pas loin. Mais le bilan financier est examiné de près et révèle que la voiture ne rapporte presque rien. Aussi est-il mis un terme à la Belle-Ile au second semestre 1991. Ce sera la seule voiture jamais produite par Gruau.

Pour en savoir plus :

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