14 octobre 2016

Vauxhall VX4/90 FB (1961-1964)

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(On the road, Croix-Mare, Seine-Maritime, juin 2013)

Filiale de la General Motors depuis 1925, Vauxhall occupe en Angleterre le même rôle qu'Opel sur le marché allemand. Mais plus loin, les deux marques se battent pour ne pas être sacrifiée par l'autre sur l'autel de la rentabilité et rivalisent de projet pour démontrer à Détroit qu'elles existent. Pourtant c'est bien de Detroit que va provenir le dessin d'une voiture qui va rester au catalogue anglais pendant plus de 20 ans.

Du côté de Detroit, on s'intéresse de plus en plus au marché européen qui se développe en ces années 50. Les stylistes de la General Motors fournissent à Vauxhall une voiture dont le clacissisme est établi et qui n'apporte aucune nouveauté. On notera juste une forte ressemblance avec l'Opel Olympia-Rekord. Du style américain on retrouve les ailes saillantes ou le pare-brise panoramique qui revient sur les portières à l'avant

Produite à Luton, en Angleterre, la Vauhhall Victor est une berline sage, caisse autoporteuse, carrosserie ponton, roues indépendantes à l'avant, propulsion et essieu rigide sur ressorts à lames à l'arrière. Une boite à trois vitesses pour commander un moteur 4 cylindres de 1500 cm3 et 56 ch, rien de bien folichon. Ce qui n'empêche pas la Victor de se vendre à 390 000 exemplaires de 1957 à 1961, grâce à des exportations sur le marché américain.

En septembre 1961, la seconde génération intervient, dite FB. La ligne est nettement plus tendue, plus à l'image de cette décennie qui arrive ou la ligne droite va progressivement s'instaurer dans les dessins. L'arrondi fait son retour quand on observe les ailes aarrière, mais les galbes de la génération précédente dont résolument abandonnés. Cette voiture est considérée par la clientèle comme très aboutie, sobre esthétiquement, et solide mécaniquement. Elle est plus légère mais aussi plus rigide. Il n'y aucune nouveauté sous la carrosserie, si ce n'est l'arrivée d'une boite manuelle à 4 rapports en option. Le moteur est quelque peu amélioré, et le 1500 délivre alors 57 ch.

Mais le changement de génération apporte aussi une nouveauté dans la gamme. Au côté des "Standard",  "Super" et "Deluxe" se joint une VX 4/90 dite aussi "four ninety". Elle est plus luxueuse que ses soeurs et surtout, avec son double carburateur et culasse en alliage, elle peut se vanter de ses 71 ch et d'une vitesse de 144 km/h quand ses soeurs se contentent de 120 à 125 km/h. Elle reçoit des freins assistés pour accueillir cette débauche de puissance et la boite manuelle à quatre rapports est de série. On la reconnait à sa calandre spécifique et à la bande qui parcourt la caisse à mi-hauteur sur les flancs et à l'arrière par ses deux agrandis.

En 1964, les moteurs de la FB sont revus et leur cylindrée portée à 1594 cm3, y compris pour la VX 4/90. Sa puissance est portée à 87 ch et avec un rapport de pont rallongé, elle dépasse le seuil de 150 km/h en vitesse de pointe.

Mais dès le mois de septembre 1964, la FB est remplacée par la FC, après 328 000 exemplaires. La Victor et la VX 4/90 sont ensuite régulièrement renouvelés jusqu'en 1978, tout en montant progressivement en gamme jusqu'à obtenir le moteur 6 cylindres de la Cresta dans un dérivé dénommé Ventora. Après 1978, les Vauxhall perdent leur identité propre et deviennent des Opel rebadgées.

Posté par Zorglub34 à 18:24 - - Commentaires [0]
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31 juillet 2009

Vauxhall Cresta PB 3,3 litres (1962-1965)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

En ce temps là, Vauxhall appartenait déjà au groupe Général Motors (depuis 1925) mais avait une production originale distincte de celle d'Opel. Les Vauxhall étaient connues pour être des voitures confortables et généreusement équipées, à l'image de la production anglaise de l'époque entourée de Jaguar, Bentley et autres.

La Cresta est apparue en 1954 pour coiffer une haut de gamme tenu jusque là par la Vauxhall Velox. La Cresta E a encore en ce temps là les forme arrondies que l'on peut retrouver dans une Simca Aronde 1300.
Ce n'est qu'avec les version PA qu'elle prend ces allures de grosse berline cossue. La PA rappelle, quant à elle, la Simca Vedette Chambord. La version PB se démarque enfin et adopte ces lignes très tendues, ces formes anguleuses qui feront école pour toute la production européenne des années 60.

Le moteur est un 6 cylindres en ligne de 2,3 litres sur la Cresta E. Puis la PA offre deux cylindrées de 2,2 litres et 2,6 litres. La PB apparait avec le 2,6 litres et ce n'est qu'en 1965, la dernière année, que le 3,3 litres est à la disposition de la clientèle. Coupleux, il permet une conduite souple pour une boite quatre rapports manuels ou au moyen d'un choix entre deux boites automatiques à trois rapports ou deux seulement avec la boite Powerglide. La vitesse de pointe est de 167 km/h avec la boite manuelle, mais de seulement 152 km/h avec la boite automatique !

82 000 unités de la PB ont été fabriquées avant de céder sa place à la PC de 1966 à 1972.

Fiche technique :

Moteur  6 cylindres en ligne
Disposition : longitudinal avant
Alimentation : carburateur
Cylindrée : 3299 cm3
Alésage x Course : 92,1 mm X 82,6 mm
Taux de Compression : 8,5 : 1
Puissance : 128 ch à 4800 tr/min
Couple : 238 mdaN à 2200 tr/min
Transmission : manuelle à 4 rapports, automatique 3 rapports ou 2 rapports Powerglide
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Pneus : 5,90 X 14
Longueur : 462 cm
Largueur : 179 cm
Hauteur : 149 cm
Empattement : 273 cm
Voie av : 139 cm
Voie ar : 143 cm
Poids : 1240 kg
Réservoir : 49 litres

Posté par Zorglub34 à 12:56 - - Commentaires [8]