29 mars 2016

Seat Ibiza 1.2 Crono (1988-1989)

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(Duclair, Seine-Maritime, janvier 2013)

En novembre 1988, la Seat Ibiza reçoit sa première retouche. C'est très discret de l'extérieur puisque ça se limite à une nouvelle grille de calandre à quatre barrettes peintes couleur caisse, une nouveauté qui avait été apportée par une série spéciale : l'Ibiza Crono. A l'intérieur, le mobilier est renouvelé, avec une nouvelle sellerie dôtée de plus de réglages, une nouvelle planche de bord avec plus de rangements, des commandes de chauffage réagencées. On retrouve l'étrange mais néanmoins pratique bloc de commandes à portée de doigts, une réinterprétation des sattelites de commandes imaginés par Citroën dans la CX puis la Visa et la GSA et enfin la BX.

Mais en 1988, l'Ibiza a aussi besoin d'un nouveau souffle. Les moteurs 1.2 et 1.5 sont rejoints par une Ibiza Junior qui récupère l'antique mais robuste moteur 903 cm3 de Fiat. A l'opposé de la gamme, la nouvelle Ibiza SXi reprend la place laissée vacante par l'arrêt de la Ronda SX 1.6. Elle reprend le moteur 1.5 litres mais avec une injection concoctée par Porsche et Bosch (LE-Jetronic) ce qui lui permet de revendiquer 100 ch et des performances qui la laissent loin derrière une Golf GTI ou sa rivale, la 205 GTI, mais qui ne la laissent pas ridicule face à la voiture moyenne de monsieur Tout-le-monde. Ceci dit, la SXI n'est pas la version la plus abordable.

Qu'à celà ne tienne ! Si l'on veut, Seat offre le plumage, sans le ramage. La série spéciale Seat Ibiza Crono est lancée en août 1988 reprend les codes extérieurs de la SXI : bandes décoratives latérales, écussons rouges, double béquet arrière (l'un en haut de la vitre arrrière, l'autre sur l'arête du hayon), volant et planche de bord de la SXI. A cette dotation sont rajoutés des enjoliveurs pleins, une nouvelle calandre à quatre barrettes couleur caisse (qui sera reprise en suite par l'ensemble de la gamme), des rétroviseurs peints, des sièges en tissu, un banquette fractionnable 50/50 et les vitres teintées en série. Quatre couleurs sont au programme : noir, bleu Europe métallisé, blanc Alpin, rouge Tornade et les liserais sont assortis.

Et si le client n'a pas droit au moteur 100 ch, il peut choisir entre le 1.2 de 63 ch (notre modèle) et le bon vieux 1.5 de 85 ch qui n'est pas anémique. Le choix est laissé quant au nombre de portes, trois ou cinq. Le tout pour moins de 60 000 F de l'époque, ce qui était très concurrentiel (11 500 € actuels en monnaie constante).

Cette série limitée à 4000 exemplaires va trouver largement preneur et tous les exemplaires seront écoulés au cours de l'année 1989. Si bien qu'une seconde série est lancée, avec un coloris supplémentaire : gris.

Mais en 1991, l'Ibiza qui commence à accuser son âge va avoir réellement besoin d'un coup de jeune (intérieur et extérieur), avant d'être remplacée par l'Ibiza II en 1993.

Pour en savoir plus : les séries spéciales de aebergon

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal avant
Bloc en fonte
Culasse en alliage léger
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 1193 cm3
Alésage x course : 75 x 67,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 5 paliers

Puissance maximale : 63 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 3500 tr/min

Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,5 tours)
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, triangles inférieurs, ressort à lames transversal
Longueur : 363,8 cm
Largeur  : 160,8 cm
Hauteur : 139,4 cm
Empattement : 244,8 cm
Voie av : 142 cm
Voie ar : 140,5 cm

Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13

Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 155 km/h
0 à 100 km/h : 16 s
400 m.D.A. : 20,9 s
1000 m.D.A. : 37,2 s
Consommation moyenne : 7,1 l/100km
Cx : 0,38
Capacité du réservoir : 50 litres
Volume du coffre : 320 litres
Poids : 900 kg

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11 mars 2016

Seat Marbella Dim Dam Dom

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(Barentin, Seine-Maritime, novembre 2012)

Au cours de sa carrière, la Seat Marbella a surtout survécu au travers de nombreuses séries spéciales censées booster les ventes. Parmi elles, on peut citer la Sprint, la "Le Jouet" et ses deux sun-roofs, la "Friend" et les "Color Edition" Black, Red, Yellow, puis Blue, Green et Pink et enfin Orange. Dernière en date, la Dim Dam Dom semble spécifique à la France. Elle se caractérise par cette improbable couleur turquoise mais d'autres coloris sont disponibles, en particulier le noir, plus discret.

Du côté des équipements, il semble difficile d'y distinguer des apports particuliers tant la dotation est faible. La radio, semble être la seule fantaise au menu. Quant au moteur, c'est le robuste 903 cm3 hérité des accords avec Fiat avant le rachat par Volkswagen. Peu chère à produire, elle reste au catalogue et est souvent proposée à des prix très concurrenciels. C'est sans doute là un de ses seuls atouts. La Marbella est une voiture rustique, assez peu confortable, mal suspendue, dôtée d'un moteur poussif. Son terrain de prédilection, c'est la ville, rien que la ville. Elle s'y montre agile à se faufiler partout avec une direction légère et sans assistance, et un bon rayon de braquage qui lui permet de lorgner sur les places les plus étriquées.

La série spéciale Dim Dam Dom marque la fin de la Marbella qui approche, en 1998, remplacée par la Seat Arosa.

 

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03 janvier 2013

Seat Malaga 1.2 GLX (1985-1992)

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(Saint-Valéry-en-Caux, Seine-Maritime, avril 2011)

Alors que la bataille fut rude entre Seat et Fiat sur la paternité de la Ronda, accusée par la firme italienne d'être trop proche de la Fiat Ritmo, le constructeur espagnol développe une version tricorps de la Ronda à l'instar de la Renault Siete, développement de la Renault 5. Les voitures tricorps avaient beaucoup de succès en Espagne et le succès de la FASA-Renault 12 témoigne de l'engouement ibérique pour cette architecture, ce qui est confirmé par la Renault 19 Chamade, la Volkswagen Jetta puis Vento.

Une fois que Fiat a eu perdu son procès face à Seat au sujet de la Ronda, le développement de la gamme espagnole peut se poursuivre, avec la bienveillance de Volkswagen. Inspirée alors par la Fiat Regata, Seat ajoute un coffre sur la Ronda et modifie la calandre afin de la rapprocher de la nouvelle Seat Ibiza. Elle a l'avantage d'un coffre de 510 litres, de quoi loger les bagages d'une famille complète.

Les motorisations sont identiques à celles des Ronda et ibiza et l'on peut opter pour le 1200 de 63 ch (notre modèle) ou le 1500 de 85 ch. A la différence de la Ronda, il n'est pas possible d'opter pour la version à boite courte (GLX S) mais la 1600 injection de 100 ch est toutefois disponible dès 1988. Ces moteurs d'origine Fiat dont les culasses ont été revues avec l'aide de Volkswagen et la gestion de l'allumage par Porsche proposent une souplesse d'utilisation qui pallie la relative faiblesse des puissances. Si le train avant est bien guidé, la direction quoique très démultipliée (4,5 tours de butée à butée) est lourde et élastique. Le train arrière est un peu raide et la voiture tressaute un peu sur route détériorée. Si la mécanique ne souffre que peu de critiques, en revanche les plastiques de mauvaise qualité craquent très vite suite aux mouvements de caisse, et les interrupteurs tendent à griller fréquemment. Sans parler des soucis d'allumage par forte pluie.

Esthétiquement mal accueillie, la Malaga a connu surtout le succès en Espagne. Dans le reste de l'Europe son succès a été plus relatif et la propension française à préférer les voitures à hayon a laissé une place plus importante à la Ronda et l'Ibiza. Aujourd'hui la Malaga est une voiture rare. Elle a été remplacée par la Seat Toledo en 1992, suite à la reprise en main de la marque par le groupe Volkswagen.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 1193 cm3
Alésage x course : 75 x 67,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 63 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, triangles inférieurs, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 427,2 cm
Largeur : 165,1 cm
Hauteur : 140 cm
Empattement : 244,8 cm
Pneus av : 155 SR 13
Pneus ar : 155 SR 13
Freins av : disques, assistés
Freins ar : tambours, assistés
Vitesse maximale : 155 km/h
Volume du coffre : 510 litres
Capacité du réservoir : 50 litres
Poids : 980 kg

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18 septembre 2011

Seat Ibiza (1984-1993)

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(Veules-les-Roses, Seine-Maritime, avril 2010)

Alors que le divorce est consommé avec Fiat et que les noces avec Volkswagen ne sont pas encore célébrées, il est temps pour la firme espagnole de se forger un caractère propre. Les années 80 ont mis fin au contrat entre Fiat et Seat et la firme espagnole s'était peu à peu éloignée de la conception de voiture, se contentant de fabriquer des Fiat sous licence. Mais la compagnie italienne connaît bien des difficultés au début des années 80 et souhaite se désengager de sa filiale espagnole. Ses parts sont cédées à Institut National de l'Industrie pour une peseta symbolique. Mais il faut poursuivre l'activité et continuer de produire des voitures. Cependant l'outillage est adapté à la fabrication de Fiat et le lancement de nouveaux modèles prend des années. Il faut continuer à produire d'autant que Seat présente un bilan négatif dès sa première année d'indépendance. Un procès est intenté par Fiat pour contrefaçon à propos de la Ronda qui a pourtant été modifiée tant à l'avant qu'à l'arrière. La Chambre de Commerce de Paris intervient en tant qu'arbitre et juge que la Ronda est trop différente de la Ritmo pour être considérée comme une contrefaçon. La Seat Ronda est alors maintenue, assurant un volume de ventes intéressant. En revanche, la Seat Fura n'a pas pu être reconduite car trop proche de la Fiat 127. Reste alors la Marbella qui subit le traitement esthétique de la Ronda (modifications à l'avant et à l'arrière), si bien que Fiat, concentrée sur la nouvelle version de la Panda, ne chercha pas à interdire, de crainte d'obtenir le même sort qu'avec la Ronda. Seat se trouve alors dépourvu de modèle intermédiaire, dans la catégorie berline citadine compacte. On se tourne d'abord vers Mitsubishi et Nissan pour une coopération sur plusieurs nouveaux modèles, sans succès.

Par ailleurs, le célèbre designer italien d'Italdesign, Giorgetto Giugiaro, vient de se faire retoquer par Volkswagen le projet de la Golf II. Aussitôt approché par Seat, il lui est confié la conception d'une voiture basée sur la Seat Ronda, mais qui aurait pour cible de concurrencer les Peugeot 205, Renault 5 et autres Ford Fiesta ou Opel Kadett. C'est ainsi qu'est lancé le projet de l'Ibiza qui sera qualifié plus tard de germano-italien. En effet, si le style émane bien de Giugiaro, l'industrialisation a été confiée à Karmann. Les moteurs, issus tout droit de ceux de la Ronda (1.2 et 1.5) sont des blocs moteurs d'origine Fiat dont les culasses sont revues par Volkswagen et Porsche. Elle hérite également du train avant et de la boite de la Ronda dont la conception avait déjà été confiée à Porsche. Ainsi équipée, à l'instar de la Ronda, l'Ibiza peut arborer sur ses flancs et sur le panneau arrière, un rutilant monogramme "System Porsche".

Avec ses formes géométriques, son arrière haut, elle offre un volume habitable intéressant. Sur la tenue de route, l'Ibiza est un curieux mélange. Avec un train avant très sain, quoiqu'avec une direction lourde et "élastique", elle souffre d'un arrière suspendu par un ressort à lames transversal. Le résultat est un arrière un peu cahoteux, instable sur route bosselée. Le confort est à la hauteur d'une citadine de sa catégorie, sans excès. Elle inaugure une planche de bord assez originale, dont les commandes sont disposées en boutons placées sur le haut de la colonne de direction, à l'intérieur du diamètre du volant, réinterprétation des satellites de commande chers à Citroën. Quant au levier de clignotants, il prend la forme d'un gros interrupteur placé sur le côté gauche du volant. Pour le reste, rien de plus classique, si ce n'est une piètre qualité de finition et des plastiques qui se révèleront bruyants à l'usage. Cette finition peinera longuement la marque espagnole et il faudra beaucoup de temps et de soin pour changer la réputation de Seat. Heureusement, la présence de Volkswagen dans le capital de Seat à partir de 1986 aidera à changer cette image.

Côté moteur, le 1.2 affiche tout de même 63 ch ce qui, adjoint aux 900 kg de la voiture, assure des performances honorables. Avec la boite 5 rapports, le niveau sonore et la consommation restent raisonnables. La 5è, qui n'est qu'une surmultipliée, n'a pour objet que de faire baisser la consommation une fois l'allure de croisière obtenue.

Le succès est très vite au rendez-vous grâce, en outre, à un prix fort compétitif. Mais il faut attendre 1988 pour que Seat renoue avec les bénéfices. Cette même année, l'Ibiza est très légèrement liftée, avec une nouvelle calandre (voir l'Ibiza Crono) et des moteurs améliorés par l'introduction de l'injection. C'est en 1991 qu'un restylage plus profond est opéré. Enfin, en 1993, l'Ibiza laisse la place à une nouvelle génération, radicalement différente. La première Ibiza aura été fabriquée à plus de 1,342 millions d'exemplaires, soit un beau succès.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal avant
Bloc en fonte
Culasse en alliage léger
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 1193 cm3
Alésage x course : 75 x 67,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 5 paliers

Puissance maximale : 63 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 9 mkg à 3500 tr/min

Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,5 tours)
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, triangles inférieurs, ressort à lames transversal
Longueur : 363,8 cm
Largeur  : 160,8 cm
Hauteur : 139,4 cm
Empattement : 244,8 cm
Voie av : 142 cm
Voie ar : 140,5 cm

Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13

Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 155 km/h
0 à 100 km/h : 16 s
400 m.D.A. : 20,9 s
1000 m.D.A. : 37,2 s
Consommation moyenne : 7,1 l/100km
Cx : 0,38
Capacité du réservoir : 50 litres
Volume du coffre : 320 litres
Poids : 900 kg

 

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05 novembre 2010

Seat Marbella (1986-1998)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juillet 2009)

Depuis 1953, Seat construit en Espagne sous licence Fiat les répliques de la marque italienne. Mais dans ces années 80, la marque étatique espagnole connaît des difficultés financières et Fiat, déjà dans une passe difficile, ne souhaite pas renflouer Seat. Les tensions vont au clash et l'accord de coopération est rompu. Cependant Seat continue de produire les Seat 127 rebaptisées Fura, les copies des Fiat Ritmo rebaptisées Ronda, et les Seat Panda, identiques à la Panda italienne. Condamnée pour plagiat, Seat se trouve peu à peu rachetée par le groupe Volkswagen. Afin de ne plus craindre le plagiat, la Fura est abandonnée, les calandres et les panneaux arrières des Ronda et Panda sont modifiées afin de ne plus ressembler à leurs aînées italiennes. La Ronda hérite de moteurs d'origine Volkswagen et d'un système de lubrification des bielles baptisé "System Porsche", tandis que la Panda, devenue Marbella, continue d'utiliser la mécanique de la Panda. Fiat n'en garde pas ombrage dans la mesure où la Panda de deuxième série est déjà en vente et qu'elle ne comporte plus de pièces communes avec la première génération à commencer par les moteurs Fire. Une nouvelle licence de dix ans est alors signée. La Marbella continue d'être motorisée par le moteur de la Fiat 850 (35 chevaux) et celui de la Fiat 127 (45 chevaux) ! En 1990, le moteur de la 850 disparaît et seule la version à 40 chevaux demeure, poussive, puis à 42 chevaux en 1992 suite à l'implantation d'une injection monopoint, pot catalytique oblige.

La Marbella reste une voiture citadine, légère, mais peu alerte à côté d'une Citroën AX ou d'une Peugeot 106 à peine mieux motorisées. La commande de boite est floue et rugueuse, la direction peu précise quoique légère, la tenue de cap est des plus fantaisistes. Le train arrière, d'une conception archaïque, sautille sur les bosses créant une fâcheuse tendance à se déporter vers l'extérieur des virages ce qui impose de constamment rattraper la voiture sur la route. D'un équipement des plus sommaires, elle peut toutefois bénéficier dans certaines séries spéciales de toits ouvrants très agréables. En définitive, le terrain de prédilection de la Marbella est la ville, rien que la ville. Facile à manœuvrer, peu large, elle se faufile dans la circulation avec agilité. Mais ce sont bien là ses seules qualités, à l'exception d'un prix de vente imbattable, moins de 5000 € à la fin des années 80. Seat vendra plus de 500 000 exemplaires de la Marbella jusqu'à son remplacement par la Seat Arosa, copie de la Volkswagen Lupo, en 1998

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 4 CV
Cylindrée : 843 cm3
Alésage X course : 65 x 63,5 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 35 ch à 5400 tr/min
Couple maximal : 5,7 mkg à 2800 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : McPherson
Suspension ar : essieu rigide, lames
Pneus av : 135 SR 13
Pneus ar : 135 SR 13
Longueur : 338 cm
Largeur : 146 cm
Hauteur : 144 cm
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 125 km/h
Volume du coffre : 272 litres
Poids : 680 kg

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