25 octobre 2013

Datsun Sports 1600 (1965-1970)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

A l'aube des années 60, les constructeurs européens se taillent la part du lion sur le marché américain des petits roadsters. Les MG-A, Triumph TR3, ou Alfa Romeo Giulia Spider règnent en maître sur les côtes du Pacifique ou du Golfe du Mexique.

C'était sans compter sur le Japon. Tandis que Honda prépare sa S800, Datsun innovait avec un petit roadster léger conçu en fibre de verre. Ce prototype ne fut construit à qu'à 20 exemplaires mais donna naisance à la SPL212 qui lui ressemble trait pour trait. Elle est toutefois légèrement plus grande que le prototype S211 et construite en acier. Le "L" signifie "Left Hand Drive" soit "conduite à gauche". C'est avec ce modèle que Dastun met une roue sur le sol américain et 288 voitures sont produites. Elle est remplacée par la SPL213 en 1961 et son carburateur double corps construit à 217 unités.

C'est en août 1963 que la SP310 (ou SPL310 selon le côte du volant) est introduite sur le marché. Elle pose les lignes du coupé présenté sur cette page, avec un moteur 1500 4 cylindres de 77 chevaux qui font faire un bond aux performances. En janvier 1964 et après 300 exemplaires, le carburateur reçoit un second corps et le moteur affiche alors 85 ch. La production reste identique jusqu'en janvier 1965.

En 1965, la nouvelle Datsun SP311/SPL311 est animée par un moteur 1600. Apparaît alors l'appellation "Sports" ou "Fairlady", selon les marchés et des changements mineurs sont apportés à la carrosserie. Le moteur 1600 développe alors 96 ch mais les versions compétitions (notre modèle) parviennent à plus de 140 ch. En 1967, la SR311/SRL311 reçoit un moteur de 2 litres de 133 ch, de quoi dépasser les 190 km/h.

La SP311, ou Datsun Sports 1600, ou Datsun Fairlady, a également donné lieu à une version compétition (notre modèle) qui s'est illustrée en catégorie GP2 en 1966 au nez et à la barbe des Porsche 911 2.0 et des Lotus Elan.

Le modèle présenté de 1966 a subi une restauration complète qui a duré deux ans. Cette durée s'explique notamment par la difficulté de trouver des pièces originales et homologuées. Si la voitures a été fabriquée à environ 40 000 exemplaires entre 1959 et 1970, 90 % des voitures ont été vendues en Amérique et elle n'a pas été importée en Europe.

C'est la fameuse 240 Z qui lui succède en 1970.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1595 cm3
Alésage x course : 87,2 x 66,8 mm
Taux de compression : 9.5:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 96 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 14,4 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : 2 carburateurs
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (3,1 tours)
Diamètre de braquage : 9,8 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques
Longueur : 395,5 cm
Largeur : 149,5 cm
Hauteur : 132,5 cm
Empattement : 228 cm
Voie av : 127,5 cm
Voie ar : 120 cm
Garde au sol : 14 cm
Pneus : NC
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 170 km/h
Capacité du réservoir : 43 litres


21 octobre 2013

Renault PrimaQuatre Sport BDS2 (1939)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Primaquatre est apparue en 1931 dans la gamme Renault. Pendant près de dix ans, elle sera synonyme du milieu de gamme et presque chaque année vera son évolution, notament la calandre qui s'arrondira d'année en année pour s'approcher du style "Airflow" (issu de la Chrysler Airflow) que l'on peut retrouver sur la Peugeot 402.

Un deuxième génération de la PrimaQuatre nait en 1935. Elle abandonne les formes anguleuses des type KZ pour retenir les formes plus arrondies, c'est la type ACL1.

En 1937, Renault commercialise une déclinaison de la Primaquatre, la Primaquatre Sport, un cabriolet à deux portes. Cette version BDS1 est équipée du nouveau moteur dit "85" apparu en 1935. C'est un moteur à quatre cylindres en ligne de 2,4 litres de cylindrée qui classe la voiture dans la catégorie des 14 CV. Avec ses soupapes latérales et un faible taux de compression, il offre 52 chevaux à 3200 tr/min pour la première version. La voiture peut alors filer à 120 km/h maximum sur les routes cahotiques de l'époque. Un moteur qu'on retrouvera encore vingt ans plus tard plus tard dans la Prairie.

La BDS2 n'est produite qu'en 1939, interrompue par la seconde guerre mondiale. Sa particularité est de disposer d'une commande de freins qui agit directement depuis le servo-frein sur les roues avant et de bénéficier d'une version de 56 chevaux du fameux moteur "85".

La BDS2 a été la dernière voiture produite sous l'ère de Louis Renault.

20 octobre 2013

MG Midget Mk II (1964-1966)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En 1964, avec l'apparition de la Triumph Spitfire, MG est contraint de réhausser le niveau de finition et de performances de la Midget Mk I. La Midget Mark II (et Austin-Healey Sprite Mark III) reçoit de nouvelles soupapes plus grandes, un nouveau collecteur d'échappement, et la puissance atteint alors 59 chevaux ce qui la rapproche de sa principale concurrente.

BMC en profite pour améliorer également le niveau d'équipement. Le pare-brise est arrondi, les portières sont élargies pour accueillir vitres montantes, déflecteurs, poignées de porte et serrure. Un rail est incorporé à la capote de façon à mieux s'arrimer au pare-brise.

Les ventes de la Mk I passent de 25 600 en trois ans à 26 601 en deux ans. Mais c'est la Midget Mark III (et Austin-Healey Mark IV) qui améliorera encore les ventes à compter de 1966.

A noter que le modèle photographié en 2011 est équipé d'un hard-top Asley.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1098 cm3
Alésage x course : 64,6 x 83,7 mm
Taux de compression : 9:1
Puissance maximale : 59 ch à 5750 tr/min
Nombre de soupapes : 2 par cylindre
Alimentation : 2 carburateurs SU
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes, amortisseurs à levier, ressort hélicoïdaux
Suspension ar : lames semi-elliptiques, amortisseurs à levier
Longueur : 346,2 cm
Largeur : 139,4 cm
Hauteur : 123,5 cm
Empattement : 203,2 cm
Voie av : 116,2 cm
Voie ar : 113,7 cm
Pneus av : 13'' X 5,20
Pneus ar : 13'' X 5,20
Freins av : disques
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 145 km/h
Poids : 715 kg

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19 octobre 2013

Panhard-et-Levassor CD (1962-1964)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Les initiales "CD" de cette voiture viennent directement de celles de son inventeur, l'ingénieur Charles DEUTSCH, l'un des deux fondateurs de la marque "DB" de Charles Deutsch et René Bonnet. Ces deux là avaient l'habitude de produire des voitures utilisant des composants de la marque Panhard-et-Levassor et il n'était pas rare qu'ils réalisent des études en retour.

Depuis l'après-guerre, Deutsch et Bonnet sont spécialisés dans la fabrication de petites voitures de sport légères à moteur Panhard. Ils élaborent des modèles très étudiés et au cours des années 50 vont participer aux 24 heures du Mans cherchant à gagner l'indice de performance. C'est ainsi que "DB" acquiert une notoriété importante à l'époque, notament l'HBR 5 et le cabriolet Le Mans. Mais rapidement, les deux ingénieurs ont une vision différente de leur entreprise, et lentement les finances s'effondrent. René Bonnet après une période courte pendant laquelle il continue de produire le cabriolet "Le Mans" sous la marque "Réné Bonnet" se tourne alors vers Renault et Matra ce qui donnera naissance à la Djet. Charles Deutsch, quant à lui, reste fidèle à Panhard.

Toujours dans l'objectif de participer au Mans dans la catégorie "Indice de Performance", Charles Deutsch élabore une voiture dont les deux principaux axes de développement sont la légèreté et l'aérodynamique. Grâce au talent de deux ingénieurs, Chappe et Gessalin (qu'on retrouvera plus tard avec les CG 1200 et CG 1300) la voiture de course affiche un Cx de 0,13 ! Elle a un profil en goutte d'eau et sous le bas de caisse. Tout est étudié pour guider l'air sous la voiture si bien que l'effet de sol est inventé. A tel point que plus la voiture va vite, plus elle est stable et améliore sa vitesse de passage en courbe. La voiture gagne alors l'indice de performance en 1962 avec un alésage réduit pour une cylindrée de 702 cm3 et connait l'échec par abandon en 1963 (mécanique DKW) et 1964 (mécanique Panhard).

Côté production grand public la CD est une voiture artisanale. Sa structure est un châssis acier soudé à une poutre centrale. Une traverse à l'arrière et une autre à l'avant viennent supporter les trains roulants empruntés à la PL17. A l'avant, la traverse est renforcée par quatre tubes qui aident à maintenir la direction, la suspension, le moteur et la transmission. L'intérieur est très typé compétition avec une équipement rudimentaire : volant en acier ajouré cerclé de bois, deux bacquets, deux cadrans, une console avec les boutons et une barre de maintien face au copilote, juste au dessus d'une boite à gants. Le levier est au plancher et commande un boite 4 rapports.

Chaque exemplaire produit est presque unique. Equipée du moteur Tigre de la PL17 L7, la CD atteint 160 km/h grâce aux 60 chevaux du moteur Tigre et son carburateur double corps, mais aussi en raison de son faible poids, 580 kg, et un Cx record de 0,22. La version "rallye" avec deux carburateurs double corps atteignait même 180 km/h ! Traction avant, c'est une des rares sportives de l'époque à adopter ce type de transmission. Elle inaugure des freins tout droit issus de la compétition et mis au point par Deutsch : les freins à évacuation thermique accélérée (dits ETA). Pour autant ce sont des freins à tambour. Mais plus chère de près de 50 % qu'une PL17 ou d'une 24 CT, la CD n'a pas rencontré un granc succès.

Avec seulement 159 exemplaires produits, autant dire que cette voiture est très rare. La côte est très élevée, même s'il est difficile de donner un chiffre. L'une des quatre voitures version course se négocie autour de 350 000 €. Le modèle exposé lors de cette édition de Caux-Retro a gagné le prix d'élégance.

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat, refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 848 cm3
Alésage x course : 84,95 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 60 ch (SAE) à 5300 tr/min
Couple maximal : 7,5 mkg à 3600 tr/min
Nombre de soupapes : 4
Distribution : arbre à cames central
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports

Direction à crémaillère
Suspension av : ressort à lame tranversal
Suspension ar : essieu semi-rigide

Longueur : 406 cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 118,5 cm
Empattement : 225 cm
Voie av : 120 cm
Voie ar : 110 cm
Garde au sol : 13 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 160 km/h
Capacité du réservoir : 42 litres
Poidds : 580 kg

14 octobre 2013

Renault IG 1921

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

1921 est une année noire pour Renault. La production annuelle de voitures passe de 10700 en 1920 à 5500 en 1921. S'ensuivent les inexorables dégraissements de personnel qui mènent au chômage 9800 personnes sur les 20200 de l'époque. Des restructurations importantes sont indispensables et la première d'entre elles va conduire à envisager la production en série, et même à la chaîne, fort des réussites de la Ford T et Citroën A.

Ainsi la nouvelle Renault IG vient remplacer la GS de l'année précédente. A vrai dire, elle en est très peu différente mis à part des roues pleines, une suspension à ressort à lames central à l'arrière. Le moteur 4 cylindres borgnes (culasse solidaire du bloc) de 2120 cm3 à soupapes latérales reste le même et emmène la voiture à une vitesse de 56 km/h au moyen d'une boite à 3 rapports non synchronisés. Le freinage est assuré par deux tambours sur les roues arrière et actionnés par une commande par câble.

Elle est proposée en conduite à gauche en série, mais la conduite à droite est encore proposée pour ne pas dépayser une clientèle trop peu encline aux changements.

Disponible en conduite intérieure, torpédo (notre modèle), landaulet et taxi, elle constitue alors l'entrée de gamme de Renault. A 17500 F (env 15 800 €) elle est loin derrière la petite Citron qui se brade à 7250 F et qui remporte tous les suffrages, faisant du nouveau venu le premier constructeur français et le troisième constructeur mondial en un temps record.

Il faudra alors attendre 1922 pour voir l'élaboration d'une chaîne de montage se mettre en place chez Renault. La fameuse KZ et la NN font alors entrer Renault dans le cercle des constructeurs industriels et non plus artisanaux.


12 octobre 2013

Panhard-et-Levassor PL 17 L6 (1963-1965)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En août 1963, la PL17 est revisitée. La version à moteur de base devient L6 (notre modèle) et celle à moteur Tigre devient L7.

Les "chromes" (en fait, de l'aluminium) ont été discrètement réduits. On les retrouve surlignant les feux arrière devenus monoblocs, ceignant la ceinture de caisse, sur les bas de porte et les pare-chocs. A l'avant, l'aérateur entre les phares a disparu, et les phares sont simplement entourés d'une plaque alu qui se prolonge avec le clignotant/feu de position dans le profil de l'aile pour se terminer par un filet vers la porte.

Lorsqu'on regarde la voiture de profil, on constate un changement. Pour améliorer la garde au toit pour les passagers arrière, un des défaut des versions précédentes, le pavillon a été retravaillé. Il en résulte un casquette qui déborde par dessus la lunette arrière et qui a le désavantage de créer une turbulence aérodynamique qui coûte 5 km/h en pointe à la berline.

Pour compenser celà, une nouvelle version des moteurs est également proposée. Le moteur M6 remplace le M5 sans que la cylindrée en soit modifiée. La puissance augmente de 42 à 50 ch pour le moteur ordinaire grâce à l'augmentation du taux de compresion, et de 50 à 60 ch pour le moteur Tigre (M6 Tigre B) par implantation d'un carburateur double corps. Au résultat, les performances sont constantes. Au rang des autres nouveautés on trouve les freins dits "ETA" pour "Evacuation Thermique Accélérée", une nouvelle planche de bord et de nouveaux coloris.

En 1964, pour s'aligner sur la nouvelle 24 CT qui vient de sortir, l'appelation change et la PL17 devient 17B (PL17 L6, notre modèle) ou 17 BT (ou PL17 L7). La 17 voit sa dernière année en 1965. Alors qu'elle devait être remplacée par une version 4 portes de la 24 CT, Citroën préfére orienter la production de Panhard vers la 24 BT pour ne pas concurrencer l'Ami 6, tandis que la développement de celle qui s'appelera GS se poursuit.

Pour en savoir plus : Le Club Panhard

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat refroidi par air, essence
Emplacement : porte-à-faux avant, longitudinal
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 851 cm3
Alésage x course : 84,95 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 50 ch (SAE) à 5300 tr/min
Couple maximal : 7 mkg à 3500 tr/min
Nombre de soupapes : 4
Distribution : arbre à cames central
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 9 m
Suspension av : ressort à lame tranversal
Suspension ar : essieu semi-rigide
Longueur : 457,7 cm
Largeur : 167 cm
Hauteur : 143 cm
Empattement : 257 cm
Voie av : 130 cm
Voie ar : 130 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 130 km/h
Capacité du réservoir : 40 litres
Poids : 805 kg

09 octobre 2013

Ferrari 330 GT 2+2 (1964-1965)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Ferrari avait brisé le tabou avec la 250 GTE, le premier coupé 2+2 de la marque. Les puristes en étaient pour leur frais puisque près de 1000 exemplaires en ont été vendus de 1960 à 1963. Jugée trop sage, en tout cas loin de la 250 GT, il fallait améliorer le modèle. Mieux, le Commandatore lui-même avait fait fabriquer une voiture pour son propre usage à partir d'un châssis de 250 GTE et d'un moteur de Ferrari 410 Superamerica. Le ton était donné.

Après une rarissime 330 America, Ferrari présente la nouvelle 330 GT 2+2 au salon de Bruxelles en 1964. Sous le trait de Tom Tjaarda pour Pininfarina, elle s'embourgeoise sans pour autant perdre l'esprit de Maranello. Sur la base d'un châssis tubulaire à section ovale de Ferrari 250, le designer italien a livré une voiture aux formes équilibrées. L'empattement est rallongé de 5 cm, ce qui permet de rajouter 10 cm de longueur aux jambes des passagers arrière. Pour autant, la 330 GT 2+2 n'a pas l'air excessivement longue grace à une ligne étirée de la glace latérale arrière et un angle savamment incliné de la vitre arrière. Elle dénote surtout par ses extrêmités. A l'arrière, la jupe est arrondie et présente deux feux en amande. A l'avant, les phares doubles  de tailles différentes, un peu à la façon des "Chinese Eyes" de la Rolls Royce Silver Cloud II carrossée par Mulliner, surmontent une grille de calandre élargie. L'ensemble offre une signature originale, tellement orginale qu'elle ne sera pas reprise à partir de 1965 en revenant à deux phares ronds, une bouche plus étroite qui sépare deux pare-chocs banane.

Comme toute Ferrari qui se respecte à l'époque, elle est animée par un V12. Le moteur est repris de la Ferrari 410 Superamerica mais soigneusement amélioré. D'une part le bloc a été rallongé et l'espace entre les axes des cylindres augmenté de 4 mm afin d'améliorer la circulation d'eau et, partant, le refroidissement. Au passage, la pompe à eau et la disposition des bougies sont modifiées. L'alésage et la course restent inchangées et la cylindrée unitaire est de 330 cm3, ce qui lui vaut son nom. La distribution se fait par un arbre à cames en tête par rangée de cylindres tandis que trois carburateurs double corps Weber viennent gaver la machine. Au résultat, le moteur annonce 300 ch (SAE) à 6600 tr/min et un couple confortable de 39,8 mkg à 5000 tr/min.

A bord, le cuir est omniprésent et sur la planche de bord, le bois et les chromes offrent une prestation un peu triste. Pour autant tous les instruments sont à leur place, mais sans réel charme. Seul le grand volant en bois vient compenser le soufflet de cuir qui a pris place au pied du levier de vitesses. Le choix est délibéré : la 330 GT 2+2 est une voiture confortable avant d'être une sportive nantie d'une boite de vitesses à 4 rapports et overdrive.

Et sur la route la Ferrari confirme cette caractéristique. Si l'allongement de l'empattement a amélioré la stabilité, si le châssis en tubes ovales procure une bonne rigidité, l'amortissement et la suspension sont plutôt typés confort. Sur la route, avec 1380 kg à vide sur la bascule, il n'est pas question d'en lui demander d'enfiler les épingles en travers, mais elle est capable de mener grand train sur les routes départementales dans le feulement du V12. Pour une version plus sportive, autant viser la 330 GTC. Le freinage est assuré par 4 disques commandés par deux circuits hydrauliques indépendants (un pour l'avant et l'autre pour l'arrière, soit deux maîtres-cylindres sous le capot) et les disques sont abrités pour ne pas être mouillés et perdre en efficacité.

Contre l'avis des puristes, la 330 GT 2+2 est un succès. Les clients peuvent enfin concilier voiture performante et vie de famille et ne plus seulement vivre leur passion devoir la restreindre au week-end. Ils peuvent emmener les enfants à l'école avant d'aller faire chanter le V12, où imaginer partir en week-end en famille avec un volume de bagages non négligeable. Tant et si bien qu'en 1965, la 365 GT 2+2 est reconduite dans une seconde série qui se distingue par ses deux phares plus classiques, proches des 275. Jusqu'en 1967, elle est produite à 1088 exemplaires et est remplacée par la 365 GT 2+2. La lignée se poursuit par la 365 GT4 2+2 qui devient ensuite 400, puis 412. Viennent ensuite la 456 GT, la 456 M GT, la 612 Scalietti et actuellement la FF.

Fiche technique :

Moteur : V12, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 23 CV
Cylindrée : 3967 cm3
Alésage x course : 77 x 71 mm
Taux de compression : 8,8:1
Puissance maximale : 300 ch (SAE) à 6600 tr/min
Couple maximal : 39,8 mkg à 5000 tr/min
Distribution : deux arbres à cames en tête
Nombre de soupapes : 24
Alimentation : trois carburateurs double corps Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports + overdrive
Direction à vis et secteur (3,3 tours)
Diamètre de braquage : 13,4 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles inégaux, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques, bras radiaux, barre anti-roulis
Longueur : 484 cm
Largeur : 171,5 cm
Hauteur : 136 cm
Empattement : 265 cm
Voie av : 139,7 cm
Voie ar : 138,9 cm
Pneus av : 205 x 15
Pneus ar : 205 x 15
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 245 km/h
0 à 100 km/h : 7,5 s
400 m D.A. : 15 s
1000 m D.A. : 27 s
Consommation moyenne : 26,5 l/100km
Poids : 1380 kg

07 octobre 2013

Panhard-et-Levassor PL 17 L5 cabriolet (1960-1963)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

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PanhardPL17L5cabint

(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Tout comme la PL17, le cabriolet est une évolution du cabriolet Z17 de la Dyna Z. Dans un premier temps, les cabriolets L2 sont distribués uniquement aux Etats-Unis (tout comme la berline export qui prend le type L3). Elles adoptent alors exclusivement le moteur Tigre de 50 ch. Toutefois le succès escompté n'est pas au rendez-vous et seulement 47 cabriolet L2 sont vendus et 500 de berlines export L3.

Lorsque le cabriolet est présenté en France, la PL 17 est déjà entrée en version L4. Les différences sont assez légères : d'une part les portes s'ouvrent dans le "bon sens". D'autre part les clignotants ont quitté l'angle de l'aile au pied du montant de pare-brise pour revenir s'installer à l'angle de la baisse, à côté du phare.

Plus discrètement, l'alésage des cylindres a perdu 0,05 mm, et la cylindrée baisse de 3 cm3 à 848. Les performances restent totalement inchangées. Le cabriolet est exclusivement équipé du moteur Tigre.

En 1962, les L4 et L5 reçoivent une nouvelle sellerie Relmax (Relaxe maximum), des sièges séparés et en velours, qui offrent près d'une trentaine de réglages différents.

En août 1963, les L4 et L5 sont remplacés par les L6 (berline), L7 (berline moteur Tigre B) et L8 (cabriolet moteur Tigre B) suite à une modification des moteurs et de la carrosserie. Le cabriolet L5 aurait été produit à 400 exemplaires, mais ce chiffre est incertain.

Pour en savoir plus : le club-panhard

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat refroidi par air, essence
Emplacement : porte-à-faux avant, longitudinal
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 848 cm3
Alésage x course : 84,95 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 50 ch (SAE) à 5700 tr/min
Couple maximal : 6,8 mkg à 3600 tr/min
Nombre de soupapes : 4
Distribution : arbre à cames central
Alimentation : carburateur simple corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 9 m
Suspension av : ressort à lame tranversal
Suspension ar : essieu semi-rigide
Longueur : 458 cm
Largeur : 167 cm
Hauteur : 143 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 145 km/h
Capacité du réservoir : 41 litres
Poids : 850 kg

05 octobre 2013

Renault 15 TL (1971-1975)

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Renault15TLar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Renault15TLav

Renault15TLprof

Renault15TLar
(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

La Renault 15, et sa sœur jumelle la Renault 17, sont deux voitures dérivées de la Renault 12 apparue en 1969. Elles lui reprennent les trains roulants (roues avant indépendantes, essieu arrière) et l'architecture avec moteur en porte-à-faux avant. En revanche, elles affichent quelques nouveautés comme le pare-choc faisant le tour de la calandre, le bouclier arrière en matière plastique, les poignées de porte encastrées. De face, la 15 ne dispose que de deux feux quasi rectangulaires à l'avant, identiques à ceux de la Renault 12. De profil, la 15 est un coupé tandis que la 17 est un coach sans montant de porte. La 15 est équipée d'une vitre latérale arrière qui suit montant et qui ne s'ouvre qu'en soufflet. alors que la 17 dispose d'une vitre descendante séparée par un montant supplémentaire d'une vitre de custode équipée de jalousies. De ce fait, la 15 ne pourra jamais être équipée du toit découvrable de la 17. A l'arrière, un panneau noir et un petit béquet sur l'angle du hayon permet de les différencier avant de lire leur nom.

C'est sous le capot que se situe la différence. La 15 TL, modèle d'accès, est équipée du moteur 1300 de la Renault 12 TL dont on a remplacé le carburateur par un double corps. Avec 60 chevaux, il offre des performances honnêtes, à tel point que dès l'année suivante apparaît la Renault 12 TS équipée de ce moteur. La version supérieure, la R15 TS, profite du moteur de la Renault 16 TS, ce qui lui vaut de bien meilleures performances, avec un 170 km/h en pointe qui la classe dans les meilleures françaises. On retrouve ce moteur sur la 17 TL, tandis la 17 TS hérite du moteur de la R12 Gordini, lui-même dérivé de celui-ci de la R 16 TS et modifié par les mécaniciens d'Amédée Gordini. Il est cependant légèrement dégonflé dans la R 17 TS puisqu'il ne délivre que 108 chevaux contre 113 à la R12.

A l'intérieur, la Renault 15 est un coupé 4 places. Les places ne sont pas symboliques à l'arrière. Il est facile de voyager à quatre ou avec des enfants, d'autant que le coffre présente un volume utile dans la moyenne de la production, et que le hayon arrière facilite le chargement.

Les modèle présentés ici ont l'originalité d'être équipé du lettrage utilisé jusqu'en 1972. Le modèle marron est pourvu du logo à l'avant (Vasarely) qui ne sera utilisé qu'en remplacement de la précédente signalétique, après 1972. Avec les clignotants blancs à l'avant, on peut dater ces modèles de 1972. Le modèle orange arbore un logo sur le capot qui n'est pas d'époque.

L'atout de cette voiture a été sa polyvalence et sa sportivité. Elle a été un succès pour Renault et une deuxième phase a été mise en vente dès 1976.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1289 cm3
Alésage x course : 73 x 77 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 60 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 9,3 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, parallélogramme déformable, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 426 cm
Largeur : 163 cm
Hauteur : 131 cm
Pneus av : 145 SR 13
Pneus ar : 145 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 153 km/h
400 m D.A. : 19 s
1000 m D.A. : 35,8 s
Capacité du réservoir : 55 litres
Poids : 930 kg

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01 octobre 2013

MG Midget TA (1936-1939)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

La Midget TA est l'héritière de la Midget J2 par l'intermédiaire des PA et PB. Sa sortie coïncide avec l'absorption de MG (Morris Garages) dans le groupe Morris Motors Ltd, les deux appartenant au même William Morris. Il s'ensuit un abandon de la compétition au profit des voitures de série et une vision d'économie d'échelle qui conduit à partager des pièces avec d'autres modèles du groupe. Ce changement sera fort mal accueilli par les puristes qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée d'un moteur culbuté de la Morris 10 quand les générations précédentes profitaient d'un moteur à arbre à cames en tête. De même, la boite synchronisée est décriée comme moins sportive. En revanche, la TA reçoit un freinage hydraulique bien plus efficace que la commande à cable qui équipait les voitures jusque là.

La Midget TA est légèrement plus grande que la PB. Elle gagne 76 mm en largeur et son empattement est rallongé de 18 cm. Elle en conserve toutefois ses aptitudes sportives et dès 1937, ses résultats en compétition parlent pour elle. Son moteur a beau être culbuté, il n'en possède pas moins des soupapes en tête et délivre la puissance de 50 ch. Les voitures utilisées en compétition bénéficiaient alors d'un pack spécial pour palier le défaut de ce moteur qui est son faible régime maximal (moteur culbuté à course longue). Avec 800 kg sur la balance, la MG TA atteint la vitesse de 130 km/h.

Environ 3000 voitures (3003 selon certaines sources) sont fabriquées de 1936 à 1939. Elle est remplacée en mai 1939 par la TB qui troque le moteur Morris contre le fameux moteur XPAG qui équipera les voitures jusqu'à la TD2. La production de la TB sera interrompue par la guerre, et il faudra attendre la fin du conflit pour voir la Midget réapparaître en version TC. La génération "T" sera poursuivie ainsi jusqu'en 1955 avec la TF.

Pour en savor plus : Malachite Gold, le site du spécialiste de MG

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Morris, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1292 cm3
Alésage x course : 63,5 X 102 mm
Taux de compression : 6,5:1
Puissance maximale : 50 ch à 4500 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8, en tête
Alimentation : deux carburateurs SU
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : essieu rigide, ressorts à lames
Suspension ar : essieu rigide, lame semi-elliptique

Longueur : 354,3 cm
Largeur : 142,2 cm
Hauteur : 134 cm
Empattement : 238,8 cm
Voie av/ar : 114,3 cm
Pneus av/ar : 19 x 4,5
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 127 km/h
Poids : 800 kg