28 décembre 2013

Panhard-et-Levassor Lhuillier (1953)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Sous ces airs de citadine anglaise de cache une authentique voiture française. A l'origine, cette voiture est une Dyna X 87 qui a été accidentée. C'est alors un carrossier dijonnais, Lhuillier, qui a entrepris de créer une voiture originale à partir de la plateforme et la mécanique. Elle reprend également des pièces de Renault Frégate et de Simca Aronde. Cette pièce unique fait également partie de l'impressionnante collection de Joël Brunel avec la Dyna Ghia Aigle, la Rafale, la Dolomites, la Dyna X Coupé, la 24CT Bermuda, la Parat-Pichon Tigre ou encore la Dyna Junior Coupé.


Opel Manta B1 hatchback (1977-1982)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En 1977, la Manta B se double d'une seconde carrosserie. Au coupé 2 portes (notchback ou coach) s'ajoute une version trois portes plus polyvalente. Outre le hayon, un essuie-glace arrière, la version "hatchback" ajoute une banquette rabattable qui lui procure une habitabilité plus proche de l'Ascona dont elle est dérivée.

Le coupé trois portes partage les mêmes mécaniques et ses performances sont sensiblement identiques. Elle est ici présentée en version S, c'est à dire avec taux de compression augmenté par rapport à la N pour une cylindrée donnée. Sur le moteur 1600, avec un taux de compression passé de 8,2:1 à 9,5:1, la puissance augmente de 68 ch à 5200 tr/min à 75 ch à 5000 tr/min tandis que le couple progresse de 11 mkg à 3400 tr/min à 11,7 mkg à 3800 tr/min. La vitesse de pointe augmente de 154 km/h à 163 km/h, ce qui la rapproche de ses ambitions sportives et de la Ford Capri avec laquelle elle entend rivaliser.

En 1982, la Manta B est légèrement retouchée, devenant Manta B2. La fente sur le capot est doublée et les boucliers avant et arrière, plus enveloppants sont peints couleur caisse. La B2 continue alors sa carrière jusqu'en 1988, remplacée par la Calibra.

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24 décembre 2013

Ford F-100 Sport Custom 1972

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Depuis le Ford F-1, la gamme des utilitaires Ford s'est déclinée en différentes versions : F-150, F-250 et F-350, le chiffre désignant la charge utile (500 kg, 750 kg et tonne). Chaque génération a vu arriver son lot d'améliorations et en 1967, c'est la cinquième génération des "F-Series" qui prend le relai.

Plus large que la génération précédente de 3 pouces (7,6 cm), elle obtient un nouvelle calandre, un châssis renforcé. L'esthétique évolue un peu, mais ce sont les motorisations qui changent le plus.

En 1969, un V8 de 302 ci (4,9 litres) vient s'intercaler entre les deux 6 cylindres (240 ci : 3,9 litres de 150 ch, ou 300 ci : 4,9 litres de 170 ch) et les deux V8 (352 ci en 1967, puis 360 ci ensuite : 5,7 litres puis 5,9 litres, 208 ch puis 215, ou 390 ci : 6,4 litres, 255 ch). Le nouveau V8 Windsor offre une solution intermédiaire à 205 ch.

La gamme se compose de trois niveaux de finitions : Custom, Custom Cab et Ranger. En 1970, Custom Cab est remplacé par Sport Custom (notre modèle). Un niveau supérieur est rajouté : Ranger XLT. En 1971, la grille est encore modifiée, de nouveaix coloris sont disponibles et la radio AM/FM est montée en option.

Pour 1972, très peu de changements interviennent. La cinquième génération cède la pas à la sixième qui fera entrer la "F-Series" dans le rang des institutions et deviendra la voiture la plus vendue au monde pour longtemps.

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22 décembre 2013

Triumph Vitesse 2 Litres cabriolet (1966-1968)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

En 1966, la Triumph Vitesse 6 évolue. Depuis la venue de la Triumph 2000 (ici en break), il semble évident que son moteur doit être adapté à la Vitesse et ce d'autant plus que la Triumph GT6 doit, elle aussi, en profiter.

Ainsi en octobre 1966, la nouvelle Triumph Vitesse est présentée, identique à la précédente avec un logo "2 litres" à l'avant comme à l'arrière. A l'intérieur, seul le volant de la TR4 A s'est invité au menu. Le reste n'est que détails : garnissage en simili-cuir, sièges au dessin modifié pour une meilleure assise, moquette au plancher. C'est sous le capot que les évolutions sont les plus notables. Le 2 litres de la 2000 est ainsi entré dans la Vitesse, avec un taux de compression augmenté de 9,1 à 9,5:1 ce qui fait passer la puissance de 91 ch à 4750 tr/min à 95 ch à 5000 tr/min avec l'aide de deux nouveaux carburateurs Zenith-Stromberg. Au passage, la transmission gagne 4 rapports synchronisés et à engrenages hélicoïdaux, donc silencieux. L'étagement en est revu en rallongeant la première et en raccourcissant la quatrième qui devient une prise directe. Le freinage est également amélioré en agrandissant le diamètre de disques à l'avant. Côté suspension pas de nouveauté, sauf un différent ancrage des amortisseurs à l'arrière. Mais la géométrie du train arrière n'est pas reconsidérée, ce qui va causer des surprises en cas de transfert de masses un peu brutal.

Toutefois les ventes ne décollent pas. BMC, devenue British Leyland, souhaite surtout communiquer autour de la nouvelle GT6 qui doit permettre de mettre un pied aux USA où un boulevard pourrait s'ouvrir. La Vitesse 2 litres est alors délaissée et ses ventes ne se font que par le bouche à oreille. En deux ans, seulement 7 328 coupés et 3 502 cabriolets sont écoulés. Il faut alors attendre juin 1968, pour qu'une nouvelle version de la Vitesse soit commercialisée. La Vitesse Mk II, au moteur et à la suspension améliorés terminera la carrière du modèle. Elle est remplacée par la Dolomite.

Pour en savoir plus :- Allons-y en Vitesse
- Triumph Club de France

Fiche technique :

Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 11 CV
Cylindrée : 1998 cm3
Alésage x course : 74,7 x 76 mm
Taux de compression : 9,5:1
Puissance maximale : 95 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 15,9 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 2 carburateurs Zeniith-Stromberg 150CD
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelles à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, double triangles superposés, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, essieu brisé, ressort à lames transversal, bras stabilisateurs
Longueur : 388,6 cm
Largeur : 152,4 cm
Hauteur : 132,1 cm
Empattement : 232,4 cm
Voie av : 124,5 cm
Voie ar : 121,9 cm
Pneus av : 5.60 x 13
Pneus ar : 5.60 x 13
Freins av : disques (246 mm)
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 161 km/h
0 à 100 km/h : 13,2 s
1000 m D.A. : 33 s
Capacité du réservoir : 40 litres
Poids : 927 kg

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21 décembre 2013

Renault 9 Turbo (1986-1989)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Lancée dans l'ombre de la Renault 11 turbo, elle même occultée par les Renault 5 GT Turbo et Renault 18 turbo, l'arrivée de la Renault 9 turbo en juin 1985 est passée inaperçue. A telle enseigne que seulement 421 voitures sont vendues jusqu'à l'arrivée de la phase 2 en juillet 1986 (millésime 1987), alors même que sa commercialisation avait pour ambition de relancer les ventes de Renault 9 qui s'essouflaient.

Avec la phase 2, les Renault 9 et 11 sont encore plus proches l'un de l'autre. Extérieurement, elles partagent tout ou presque, à l'exception de l'arrière. A l'avant la calandre inclinée avec double phares encastrés (sur Turbo) est commune aux deux voitures. Les boucliers sont transformés et l'aspect de la voiture s'en trouve à la fois plus cossu et plus anodin. A l'arrière, la Renault 9 reçoit simplement un nouveau bouclier arrière et le haut du bloc optique est désormais fumé. Pour les turbo, des bas de caisse spécifiques sont installés. La 9 turbo obtient un béquet sur l'angle de la malle. Le modèle présenté dispose d'un aileron qui n'est pas de série et qui est sans doute emprunté à une Renault 21 turbo ou un Renault 19 16 S.

Sous la carrosserie, Renault a enfin retiré l'essieu arrière un peu ancestral pour le remplacer par celui de la Renault 5 GT Turbo phase 2. Ce train arrière à quatre bras (tirés et radiaux) apporte un réel plus en termes de comportement et de précision. Et ce n'est pas de trop car la nouvelle mouture accueille également le moteur 115 ch de la Renault 5 GT Turbo phase 2. Ce moteur, plus explosif que le précédent, améliore un peu les performances en abaissant le 0 à 100 km/h de 9,3 à 8,5 secondes et le kilomètres départ arrêté de 31 à 29,8 secondes, de quoi enfin rivaliser avec les 205 GTI et autres Golf GTI. La vitesse de pointe évolue peu, en revanche, à 193 km/h, défavorisée par une aérodynamique vieillote. Plus typée confort que sportive son comportement est néanmoins sans reproche avec un bel équilibre avant/arrière et un rapport poids puissance intéressant, eu égard aux 900 kg de la berline. Seul le freinage est en dessous de la moyenne avec des tambours à l'arrière qui s'essoufflent vite, alors que la 5 GT Turbo a reçu des disques.

Mais sans promotion, le succès ne pouvait pas arriver. Toujours eclipsée par la Renault 11 turbo ou les GTI pures et dures comme les 205 GTI 1.9 et les Golf II GTI 16s nettement plus performantes, la Renault 9 turbo reste rare. Sans doute l'image trop familiale de la Renault 9, sa planche de bord un peu vieillote, sa qualité de finition en dessous de la concurrence et la fiabilité d'un turbo T2 ont eu raison de sa carrière. Sans chiffre exact sur sa production la Renault 9 turbo est elle aussi rare. Pour autant, sa côte en occasion remonte péniblement à 2 500 € pour un modèle en bon état. La Renault 9 est remplacée en 1989 par la Renault 19. La 11 turbo est alors remplacée par la Renault 19 16 S dès 1990. Quant à la 9 turbo, il faut attendre 1992 pour lui trouver une descendance au travers de la Renault 19 Chamade 16 S.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement  : transversal, avant
Puissance fiscale : 6 CV
Cylindrée : 1397 cm3
Alésage x course : 76 x 77 mm
Taux de compression : 7,9:1
Puissance maximale : 115 ch à 5750 tr/min
Couple maximal : 16,8 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral entraîné par chaîne, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps Solex
Suralimentation : turbocompresseur Garrett T2
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes Type McPherson à déport négatif, barre anti-devers, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, barres de torsion transversales, barre anti-devers, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 413 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 138 cm
Pneus av : 175/65 HR 14
Pneus ar : 175/65 HR 14
Freins av : disques ventilé, assistés
Freins ar : tambours, assistés
Vitesse maximale : 193 km/h
Volume du coffre : 402 litres
Capacité du réservoir : 47 litres
Poids : 905 kg

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20 décembre 2013

Panhard-et-Levassor Dyna X Coupé (1950)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Cet exemplaire unique de Dyna X Coupé fait lui aussi partie de la collection de Joël Brunel. Carrossé en 1950 à partir d'une Dyna X cabriolet, il est motorisé par le moteur X86 de 745 cm3 en version print de la Dyna X120, ce qui lui vaut 35 ch et une vitesse de pointe de 120 km/h.

19 décembre 2013

Saab 96 (1960-1980)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Saab est une entreprise spécialisée dans l'aéronautique. La "Svenska Aeroplan Aktiebolaget", acronyme pour Société Suédoise d'Aéroplanes, est née d'une initiative du gouvernement suédois en 1937 pour doter le pays d'une unité aéronautique capable de préserver sa neutralité. Dans un premier temps l'entreprise construit des avions sous licence avant d'en venir à ses propres productions.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l'idée s'impose de reconvertir l'appareil industriel militaire dont les capacités vont de loin dépasser les besoins. Après avoir envisagé de fabriquer des motos, des camions, des véhicules commerciaux et même des cuisines équipées - des créneaux déjà occupés par de solides entreprises nationales - c'est vers l'automobile que la production sera orientée, en prenant soin de se démarquer de Volvo. Les voitures Saab devront être plus populaires que les Volvo. La tâche est confiée à deux ingénieurs qui n'ont aucune connaissance de l'automobile : l'ingénieur Günnar Ljungström et le designer Karl-Erik Sixten Andersson dit Sixten Sason. Ils s'entourent d'une équipe d'une vingtaine de personnes et conçoivent une maquette au 1/10è en quelques mois. Le projet UrSaab ou Saab 92 aboutit à une voiture au look étrange pour l'époque, en forme de goutte d'eau. Testée dans les souffleries maison, la voiture présente un Cx impressionnant de 0,32, fruit de leur savoir-faire aéronautique et de leur ignorance en matière de design automobile. Fraîchement accueillie par la direction de l'entreprise, Ljungström la défend en vantant les économies de carburant qu'elle peut générer, même si "elle ressemble à une grenouille". Sans outillage adapté pour fabriquer une structure monocoque, le premier prototype est carrossée à la main, au marteau arrondi et sur des mannequins en chêne. Le moteur est un deux cylindres 2 temps de 18 ch couplé à une boite 2 rapport empruntés à DKW qui lui autorise une vitesse de pointe de 105 km/h. D'autres pièces ont été récupérées dans une casse voisine pour achever la construction.

Après la suppression des ailes fermées qui tendaient à amasser la neige sous la voiture, l'allégement des portières bien trop lourdes, la Saab 92 est lancée en juin 1949. Avant celà, deux autres prototypes ont été conçus, réalisant l'équivalent de 13 tours du monde d'essais dans les conditions les plus variées. Le soin accordé à la qualité de la construction relève encore une fois des méthodes de l'entreprise aéronautique et resteront la marque de fabrique de Saab.

Dès 1948, le distributeur Philippsons obtient l'exclusivité de la vente des Saab. Avant la commercialisation de la voiture, 15 000 commandes sont enregistrées. Payant d'avance 8000 voitures, Philippsons permet à Saab d'anticiper ses investissements en capacité de production et les objectifs sont amplement dépassés dès 1950 même s'ils ne couvrent pas - et de loin - la demande. Le modèle unique n'est disponible qu'en vert, façon d'écouler les stocks de peinture au départ destinés aux avions. En 1953, la 92B voit ses vitres aggrandies, la trappe d'essence déplacée pour enfin permettre l'accès au coffre depuis l'extérieur et qui gagne un tiers de volume en déplaçant la batterie et la roue de secours sous le capot. Le moteur 2 cylindres 2 temps fourni par DKW passe de 25 à 28 ch. Elle est remplacée en 1955 par la Saab 93.

Après la Saab 93, la Saab 96 est présentée le 17 février 1960. Si l'avant reste presque identique, l'arrière est revu. Avec un coffre plus vaste, la lunette arrière encore agrandie, la banquette arrière élargie elle s'autorise l'accès à la catégorie des berlines 5 places. Elle obtient un nouveau moteur 3 cylindres deux temps de 841 cm3 qui rend 38 ch. La boite reste à trois rapports pendant les premières années de production. Les premiers modèles à conduite à gauche sont produits et paradoxalement présentés au salon automobile de Londres. Ils ouvrent alors de nouvelles perspetives à Saab.

La 96 évolue peu jusqu'en 1964. Cette année là survient une originalité : pour retirer la clef de contact, il faut enclencher la marche arrière. Ce système est encore en vigueur sur la 900 NG. Mais le moteur 2 temps montre ses limites et le projet d'une conversion au moteur 4 temps se fait doucement pressante. Le choix est compliqué, car il faut réussir à remplacer un petit moteur compact sans dérouter la clientèle. Le V4 s'avère la solution la plus simple, et c'est le moteur de la Lancia Appia qui est envisagé dans un premier temps. Mais en définitive, c'est le V4 de la Ford Taunus 12m qui est retenu. 20 moteurs sont importés et confiés à des ingénieurs Volvo chargés de l'adaptation, tant le savoir-faire de Saab en la matière est inexistant. Bien que plus lourd, il apporte 50 % de puissance supplémentaire.

En août 1966, la Saab 96 à moteur V4 est présentée. A cette fin, 600 voitures ont été fabriquées en un mois. Et cette présentation arrive à point, les ventes du modèle à moteur deux temps s'effondrant. Jusqu'à la fin de leur commercialisation en 1968 (notre modèle) Saab offrira une garantie " vie" à la version deux temps, du moins tant que la voiture ne change pas de propriétaire. Pour la version V4 bien d'autres innovations entrent en jeu : freins à disques à l'avant, ceintures de sécurité trois points, essuie-glace à deux vitesses et un double circuit de freinage croisé. L'accent est mis sur la sécurité, un leitmotiv chez Saab. L'intérieur est également renové, si bien que les ventes sont relancées à plus de 40 000 exemplaires par an.

Pour le modèle 1968 (notre modèle),l'avant est modifié avec une calandre chromée. Le modèle 1969 est encore changé avec de phares rectangulaires qui initient la lente métamorphose de la voiture vers la Saab 99 et la 900. La colonne de direction rétractable fait son apparition, ainsi que les pare-chocs caoutchoutés, les appuie-tête. Saab fusionne alors avec Scania pour devenir Saab-Scania. Alors que la Saab 99 est lancée, la production de la 96 est maintenue tant que la production est rentable. Les évolutions ne sont alors plus que des adaptations des nouveautés de la Saab 99 ; essui-phares en 1971, sièges chauffants en 1972, puis des évolutions esthétiques : roues agrandies, nouveau logo, essuie-glace peints en noir, etc.

La dernière Saab 96 est produite le 7 janvier 1980 après plus d'un demi-million de voitures produites en vingt ans. Sans descendance conçue en interne, elle est remplacée par une Saab 600, une Lancia Delta rebadgée.

Pour en savoir plus :
- le SAAB sport Club
- le Saabiste

Fiche technique :

Moteur : 3 cylindres en ligne, deux temps
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 841 cm3
Alésage x course : 70 x 72,9 mm
Taux de compression : 7,3:1
Puissance maximale : 38 ch à 5000 tr/min
Couple maximal : 8,2 mkg à 3000 tr/min
Distribution : néant
Nombre de soupapes : néant
Alimentation : carburateur Solex inversé
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 412 cm (416,5 cm après 1965)
Largeur : 157 cm
Hauteur : 147 cm
Empattement : 248,8 cm
Voie av : 122 cm
Voie ar : 122 cm
Garde au sol : 19 cm
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 127 km/h
1000 m. D.A. : 39,7 s 
Capacité du réservoir : 43 litres
Poids : 900 kg

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15 décembre 2013

BMW 518 E12 (1976-1981)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Avec le restylage de la E12 en 1976, la 518 est reconduite. Elle adopte la face avant très discrètement revue (bossage sur le capot dans le prolongement du double haricot) et du tablier arrière (feux agrandis dans le style E23 ce qui implique le déplacement de la trappe d'essence sur le côté).

Sous le capot, le 1800 qui a fait les beaux jours de la Neue Klasse n'est plus vraiment le même. L'alésage et la course ont été revus, même si la puissance reste de 90 ch, trop peu sportif pour les 1240 kg de la berline. Aussi les performances de la 518 sont assez peu élogieuses, loin des standards de la marque à hélice. Avec 160 km/h en pointe, un 0 à 100 km/h en 13,9 s, l'allemande est malmenée par ses consoeurs italiennes de cylindrée équivalente. Toutefois, elle reste concurrentielle face à sa principale rivale, la Mercedes 200.

Bien moins prisée que la 520 dôtée au choix d'un quatre ou six cylindres mélodieux, ou de l'injection, la 518 a surtout servi d'entrée de gamme. Elle est reprise encore dans la série E28, améliorée avec l'apport de l'injection dans la 518i à partir de 1984.

Fiche technique :

Type de moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1766 cm³
Alésage X course : 88,9 x 71,12 mm
Taux de compression : 8,6:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 90 ch à 5800 tr/min
Couple maximal : 14,3 mkg à 3700 tr/min
Nombre de soupapes : 8 soupapes
Distribution : arbre à cames en tête
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : propulsion
Boîte de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangles inférieurs, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 462 cm
Largeur : 169 cm
Hauteur : 142 cm
Empattement : 263,6 vm
Voie av : 140,6 cm
Voie ar : 144,2 cm
Pneus av : 175 SR 14
Pneus ar : 175 SR 14
Freins av : disques (280 mm)
Freins ar : tambours (250 mm)
Vitesse maximale : 160 km/h
0 à 100 km/h : 13,9 s
Poids : 1240 kg
Capacité du réservoir : 70 litres

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13 décembre 2013

Renault 20 LS (1980-1983)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Pour le millésime 1981 (soit en juillet 1980), la Renault 20 suit une très légère cure de rajeunissement de son habitacle ainsi que des modifications de sa suspension avant. Au passage, la Renault 20 GTL à moteur de 1,6 litres est retirée du catalogue au profit d'une Renault 20  LS (notre modèle) qui allie le 2 litres de la Renault 20 TS et l'équipement plus sommaire de la Renault 20 TL. La LS ne dispose en 1981 que de la boîte quatre rapports, ce qui nuit à son lancement.

La planche de bord et la console centrale sont revues et mises au goût du jour. Les quatre cadrans ronds de la version précédente sont remplacés par une console classique avec casquette qui intègre l'ensemble des jauges, compteurs et témoins. Au centre, une console centrale regroupe les commandes de chauffage, vitres électriques et radio, et permet quelques rangements.  Entre les sièges avant sur le tunnel central, une autre console rehausse le levier de vitesses et accueille le cendrier. Le volant quatre branches de la TS est abandonné pour un nouveau volant bien plus fade, à deux branches orientées vers le bas. Face au passager, sur la boite à gants, un évidement autorise à loger quelques pièces de monnaie et autres petits effets.

Côté suspension, le train avant de la génération précédente est modifié pour supprimer l'effet de plongée en cas de freinage. Ce train à déport négatif entraîne le passage à des roues à quatres trous, tout comme sur la Renault 18, pour les mêmes raisons.

En 1982, la Renault 20 LS reçoit en option une boite à cinq rapports, au profit d'une meilleure exploitation du 2 litres descendu à de 109 à 104 ch, tandis que la boite 5 rapports entre en série sur la Renault 20 TS. La Renault 20 TL à moteur 1.6 litres disparaît à son tour. Pour le millésime 1983, une boite 5 rapports longue réduit la puissance fiscale de 10 à 7 CV, ce qui rend enfin la Renault 20 LS attractive, d'autant que la 20 GTD a attiré bon nombre de clients soucieux de faire des économies, à condition de parcourir un kilométrage suffisant. Une autre option permet d'habiller la Renault 20 LS avec les chromes, les jantes et la calandre de la Renault 30 TX.

Intercallée entre une Renault 18 populaire et une Renault 20 TS plus performante, handicapée par une fiscalité de 10 CV, la Renault 20 LS est restée rare sur les routes. Sa côte reste très faible, de 200 € pour une voiture en état d'usage à guère plus de 1500 € pour une autre en parfait état. Le 16 octobre 1983, les dernières Renault 20 tombent des chaînes de montage pour laisser leur place à la nouvelle Renault 25.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1995 cm3
Alésage x course : 88 x 82 mm
Taux de compression : 9,2:1
Puissance maximale : 104 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 17,1 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle 4 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Diamètre de braquage : 11,2 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés
, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 452,1 cm
Largeur : 172,7 cm
Hauteur : 143,5 cm
Empattement : 267 cm
Voie av : 144,5 cm
Voie ar : 143,5 cm
Garde au sol : 19 cm
Pneus av : 165 SR 14

Pneus av : 165 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 170 km/h
1000 m D.A. : 35 s
Capacité du réservoir : 67 litres
Poids : 1280 kg

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12 décembre 2013

Panhard-et-Levassor 24 CT Bermuda (1966)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Avec sa silhouette fluide, la Panhard 24 CT se serait bien prêtée au cabriolet. Mais aucun projet n'a été validé. Aussi seuls quelques carrossiers indépendants se sont lancés dans la conversion de coupé en cabriolet avec des résultats plus ou moins heureux et des soucis quasi-systématiques de rigidité du châssis.

Parmi les quelques réalisations, on remarque cet élégant cabrolet "Bermudaé réalisé par la carrosserie B. Bossy. Ce modèle unique a été fabriqué en 1966. Il est animé par la version 848 cm3 de 60 ch du célèbre moteur Tigre. C'est une autre pièce de la collection de Joël Brunel (voir le coupé Dyna Ghia Aigle, la Dyna Junior coupé, la Rafale, la Dolomites, la Pichon-Parat Tigre, entre autres).