25 février 2016

Fiat 850 Sport Spider (1968-1972)

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(Duclair, Fête du Canard, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2008)

En 1968, une nouvelle mouture de la Fiat 850 Spider de 1965 est mise sur le marché. Pour l'occasiion, elle devient "850 Sport Spider". Elle se distingue par des phares verticaux dont la bulle a disparu, afin de pouvoir enfin satisfaire aux normes américaines qui prohibent cet équipement. Les clignotants passent sous le pare-choc et leur ligne est revue pour l'occasion.

Le moteur est porté à 903 cm3 (celui qu'on retrouve dans la Fiat 127 ou l'Autobianchi A112) et offre alors 52 chevaux grâce à un caburateur double corps, sans que ça transforme fondamentalement le comportement ou les performances de la voiture.

La voiture sera reconnue pour cette agilité qu'un prix très accessible met à la portée de bien des bourses. Ainsi, il se vendra 132 000 unités sous le logo Fiat et près de 2000 sous le logo Seat en Espagne. 87 000 de ces voitures sont exportées vers les Etats-Unis et à peine 11 000 restent en Italie. Mais déjà dans les cartons se trame un nouveau concept chez Fiat : la X1/9.

A noter que le modèle bleu est dôté d'un hard-top.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindre en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 903 cm3
Alésage x course : 65 x 68 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 52 ch à 6500 tr/min
Couple maximal : 6,6 mkg à 4000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : caburateur double corps Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à vis et secteur (3,8 tours)
Diamètre de braquage : 10,2 m
Suspension av : roues indépendantes, triangles, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, essieu semi-rigide, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 378,2 cm
Largeur : 150 cm
Hauteur : 121,9 cm
Empattement : 202,7 cm
Voie av : 117 cm
Voie ar : 122,2 cm
Garde au sol : 13 cm
Pneus av : 150 x 13
Pneus ar : 150 x 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 145 km/h
Capacité du réservoir : 30 litres
Poids : 735 kg

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22 février 2016

Porsche 944 S2 cabriolet (1989-1991)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2009)

En septembre 1989, soit six mois après l'apparition de l'ultime évolution de la Porsche 944, la S2, un cabriolet est enfin disponible dans la gamme 944, et quatre ans après le projet présenté au salon de Francfort de 1985. La transformation a coûté 100 kg de sur-poids en raison de renforts rendus nécessaires par la suppression des montants du toit qui participent à la rigidité de l'ensemble.

Fort heureusement, la dernière version 16 soupapes du moteur (toujours le plus gros 4 cylindres de la production mondiale, si l'on excepte les Diesel japonais non importés), à 211 chevaux, permet de ne pas sentir cet accroissement, et les performances restent à la hauteur de la réputation de la voiture avec un 237 km/h en pointe tout à fait convaincant, mais aussi 7,6 secondes pour atteindre 100 km/h, 14,9 secondes pour franchir la ligne des 400 mètres et  27,3 secondes pour celle des 1000 mètres. Le comportement reste identique au coupé avec un bon équilibre des masses, une stabilité procurée par le système Transaxle, et une rigidité inchangée grâce aux renforts de structure.

Les modifications sont plus importantes qu'il n'y paraît. Evidemment, la bulle qui constitue le hayon arrière a disparu et une longue malle plate vient en prendre la place, dans le prolongement du capot. Du coup, elle en paraît plus basse. Si l'on a l'impression de pouvoir disposer d'un grand coffre, une partie sert à escamoter la capote qui se manoeuvre électriquement et sans devoir quitter son siège, à condition de déverrouiller manuellement les attaches du pare-brise. Le plancher du coffre est également plutôt haut en raison de la présence sur le train arrière de la boite de vitesse. En fin de compte, le volume du coffre n'est pas énorme, mais les sièges arrière peuvent être rabattus. De profil, on note la disparition des vitres latérales, ce qui contraint les passagers arrière à voyager sans visibilité sur les côtés. Plus discrètement, le pare-brise est écourté de 6 cm, ce qui abaisse également la ligne de toit et ce sont ses montants qui font office d'arceau de sécurité. Il est alors possible de rouler jusqu'à 120 km/h sans subir les remous du vent.

En deux ans, Porsche vendra près de 7000 exemplaires du cabriolet, preuve s'il en est qu'un marché était disponible et que la marque allemande a sans doute tardé à le commercialiser. En 1990, le cabriolet obtient également la possibilité d'opter pour le moteur 2.5 Turbo. Elle est remplacée en 1991 par la Porsche 968 qui n'est en fait qu'une profonde évolution esthétique.

Pour en savoir plus : Club Porsche

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 17 CV
Cylindrée : 2990 cm3
Alésage c course : 104 x 88 mm
Taux de compression : 10,9:1
Puissance maximale : 211 chevaux à 5800 tr/min
Couple maximal : 28,6 mkg à 4000 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection électronique Bosch L-Jetronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangle inférieur, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, bras tirés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 420 cm
Largeur : 173,5 cm
Hauteur : 127,5 cm
Empattement : 240 cm
Voie av : 147,7 cm
Voie ar : 145,1 cm
Pneus av : 205/55 ZR 16
Pneus ar : 225/50 ZR 16
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques ventilés
Vitesse maximale : 237 km/h
0 à 100 km/h : 7,1 s
400 m.D.A. : 14,9 s
1000 m.D.A. : 27,3 s
Capacité du réservoir : 80 litres
Cx : 0,33
Poids : 1340 kg

21 février 2016

Morris Minor 1000 Traveller (1956-1971)

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(Duclair, Fête du Canard, Seine-Maritime, septembre 2012)

Alex Issigonis, le père de la future Mini, a été chargé par Lord Nuffield, né William Morris, propriétaire et fondateur de Morris, de concevoir une voiture qui serait à la fois populaire et accessible aux classes ouvrières.

Très largement inspirée par la Morris Oxford avec laquelle elle partage bien des traits et pour ainsi dire le même arrière, la Minor a d'abord été voulue étroite. Mais Issigonis s'est aperçu qu'elle était trop étroite (145 cm) et a demandé à ce qu'un modèle soit coupé en deux dans la longueur et élargi de 4 pouces, soit environ 10 cm. Le résultat est plus équilibré avec pour conséquence une nette amélioration de l'habitabilité et de la tenue de route. Lord Nuffield comparera la voiture à un œuf poché, tant elle lui semble disgracieuse. De fait, la première génération, dite Minor MM, avec ses phares en bas des ailes autour une calandre très droite, n'est pas très réussie. Elle typiquement dans un style baroque dont seuls les anglais sont capables. Le premier lifiting de 1952 rehaussera les phares ce qui lui donnera une bouille plus sympathique (Minor Série II). Elle adopte alors un nouveau moteur à soupapes en tête de 803 cm3 obtenu grâce au rachat d'Austin. Puis en 1956, la Minor 1000 apporte un moteur de 948 cm3, une nouvelle calandre et un pare-brise d'un seul tenant. Baptisée Mosquito au départ par Issigonis, le nom est rejeté par Lord Nuffield et c'est le nom Minor qui est exhumé, en référence à la Morris Minor des années 30.

A l'origine, Issignois avait imaginé des solutions pour le moins originales. Le moteur envisagé était un 4-cylindres à plat, installé de façon transversale et qui devait entraîner les roues indépendants à l'avant. Finalement, et pour des raisons économiques, c'est un vieux moteur 4 cylindres en ligne avec des soupapes latérales et dont la conception remonte à la Morris Eight de 1934 qui est installé longitudinalement, et qui entraîne un pont arrière rigide. L'espace moteur est alors tellement grand que les mécaniciens, professionnels ou amateurs, louent l'accessibilité des pièces.

A l'origine, la Minor n'est disponible qu'en deux portes ou en cabriolet Tourer (en fait une découvrable, dans la mesure où les montants de porte restent en place). La version quatre portes n'est proposée qu'en 1950 et le fourgon n'est proposé qu'à partir de juillet 1953. Enfin, en octobre 1953, le break est enfin proposé, comme si sa production était arrivée par hasard. Le nom pris n'est pas Estate, comme les breaks anglais, mais Traveller, comme le break de la Morris Oxford, et plus tard, de la Mini.

Comme pour le fourgon, ses portes s'ouvrent verticalement à l'arrière, ce qui facilite les chargements et l'accessibilité. Pourtant, la fourgonnette est fabriquée sur un châssis séparé alors que le break Traveller est dérivé de la structure monocoque de la berline. Mais afin de ne pas alourdit la voiture outre mesure, la rigidification se fait par un renfort de structure en bois à la façon des "woodies" américains. Par ailleurs, les ouvrants (porte, capot) sont en aluminium, à la fois pour alléger la voiture et aussi pour contourner les restrictions sur le fer qui est principalement retenu dans l'effort de reconstruction d'après-guerre.

Dans la communication de l'entreprise, l'accent est mis sur l'aspect fonctionnel de la voiture, mais tout en faisant en sorte de l'éloigner de la fourgonnette. Il ne faut pas donner l'impression que la Traveller n'est qu'une fourgonnette améliorée. Les dimensions intérieures sont bien mises en avant, ainsi que le volume utile. Il est bien noté que les portes arrière disposent d'un système de bloquage automatique pour les maintenir ouvertes, que le passage des roues est escamoté au plus qu'il n'a été possible de faire pour rendre le plancher plat, que la roue de secours est bien sous l'habitacle ce qui évite de tout devoir décharger en cas de crevaison. Mais afin de ne pas la confondre avec un véritable utilitaire, il est rappelé que les vitres arrière sont coulissates, que les sièges sont rembourrés et non pas en toile tendue, que le chauffage est de série, que les indicateurs de direction (flèches, jusqu'en 1961) sont à retour automatique, que le passager avant à droit, lui aussi, à son pare-soleil.

La Minor Traveller est équipée en 1952 du moteur 803 cm3 d'origine Austin. Il est réalésé en 1956 à 948 cm3 (d'où le nom Minor 1000) et passe alors de 30 à 37 ch, le couple progressant lui aussi de 25 %. Les performances sont en hausse et des 103 km/h en pointe (et vent dans le dos), la vitesse de pointe grimpe à 117 km/h ! En 1962, le moteur est encore réalésé en passe à 1098 cm3 et 48 ch, sans que le nom ne change. La boite et l'embrayage sont alors changés pour pouvoir supporter cette débauche de puissance qui permet d'atteindre 124 km/h !

Au cours de sa carrière, la Morris Minor a connu un immense succès. Le million d'exemplaire est franchi en décembre 1960 et pour la première fois par une voiture anglaise. A cette occasion, une série spéciale de 350 Morris Million est mise en vente avec la particularité d'être de couleur lilas. Evidemment, les ventes de la Minor se sont doucemet effondrées au cours de sa carrière, l'arrivée de la Morris 1100 et 1300 (ici en MG 1300) lui étant assez préjudiciable. La cabriolet Tourer est stoppé en 1969 et la berline en 1970 après 1 600 000 exemplaires écoulés. Seule le break Traveller subsiste avec une constance étonnante dans les ventes (environ 17000 par an). Paradoxalement d'ailleurs, puisque Morris a choisi de le maintenir alors qu'il n'était absolument pas rentable financièrement. Pire même, alors qu'il coûtaît environ 18 % de plus à produire alors que son prix de vente n'était que 12 % supérieur à celui de la berline. Ainsi, selon Eric Lord, manager de l'usine de Cowley où était produite la Minor, le break Traveller est la seule Minor qui aurait fait perdre de l'argent à Morris. Il disparaît en avril 1971, remplacée par la Morris Marina break.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindre en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale :  NC
Cylindrée : 948 cm3
Alésage x course : 63 x 76 mm
Taux de compression : 8,31
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 37 ch à 4750 tr/min
Couple maximal : 6,7 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : caburateur SU
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : roues indépendantes
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 378 cm
Largeur : 155 cm
Hauteur : 154 cm
Empattement : 218 cm
Pneus av : 5.00 x 14
Pneus ar : 5.00 x 14
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 117 km/h
Capacité du réservoir : 29,5 litres
Consommation moyenne : 7 l/100km
Volume du coffre : 500 litres (930 litres banquette rabattue)
Poids : 856 kg

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20 février 2016

Alfa Romeo Giulia Nuova Super 1600 (1974-1977)

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(Duclair, Fête du Canard, Seine-Maritime, septembre 2012)

En 1974, la Giulia a dejà 12 ans. Cependant, en dépit de son âge, elle s'écoule encore bien, car elle allie à la merveille une voiture familiale, un gabarit modéré et des performances de sportive, surtout en version 1.6. C'est un agréable compromis, d'autant plus que la version à 1300 cm3, à peine moins puissante, donne un allant supplémentaire à la carrière de la berline.

Déjà en 1972, la Giulia ne comportait plus que deux modèles, nommés Giulia Super, 1.3 ou 1.6. Par rapport aux versions antérieures, les évolutions sont assez discrètes. La calandre évolue discrètement, les chromes disparaissent lentement.  Les deux voitures sont identiques et ne diffèrent que par leur cylindrée et leur puissance. C'est qu'il s'agit de laisser le champ libre à l'Alfetta qui, avec son brillant 1800, fait désormais office de figure de proue de la marque.

En 1974, une ultime évolution est accordée à la Giulia, comme un délai de grâce. Elle est simplifiée et c'est finalement assaez heureux. Elle gagne des phares hérités de ceux de l'Alfetta et elle obtient enfin la face avant qu'elle aurait toujours dû avoir. Elle perd sa nervure centrale sur le capot et le coffre qui comportait large échancrure en creux devient parfaitement lisse. Les pare-chocs sont un peu plus enveloppants et dotés de butoirs en caoutchouc. L'intérieur est enrichi, si bien que la planche de bord est intégralement recouverte de bois. Deux petits cadrans ont fait leur apparition sur la nouvelle planche : températere d'eau et température d'huile. Deux nouvelles ouïes d'aération ont été également installées.

Pour le moteur, la 1600 dispose du quatre cylindre double arbre à cames en tête qui est aussi souple que fougeux et, arrosé par deux carburateurs double corps, ses 102 chevaux font merveille, d'autant que la berline ne pèse que 1040 kg. Avec 175 km/h en pointe, qu'elle atteint très volontiers, elle offre des performances de sportive, que bien de ses rivales peinent à offrir.

En 1977, la Giulia tire enfin sa révérence. La nouvelle Giuletta vient la remplacer, sans parvenir à la faire réellement oublier.

Pour en savoir plus : Les Chevaux de Feu by Broyax

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale :  NC
Bloc en aluminium
Culasse en aluminium
Cylindrée : 1570 cm3
Alésage x course : 78 x 82 mm
Taux de compression : 9:1
Vilebrequin : 5 paliers 
Puissance maximale : 102 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 14,3 mkg à 2900 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : deux carburateurs double corps Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction : NC (4 tours)
Suspension av : roues indépendantes, triangles supeposés, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, jambes de poussée, bras de réaction tubulaire, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux,
Longueur : 418,5 cm
Largeur : 156 cm
Hauteur : 143 cm
Empattement : 251 cm
Voie av : 132,4 cm
Voie ar : 137,4 cm
Pneus av : 165 SR 14
Pneus ar : 165 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 175 km/h
Capacité du réservoir : 46 litres
Volume du coffre : 480 litres
Cx : 0.36
Poids : 1040 kg

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19 février 2016

Autobianchi A112 Abarth 70 hp (1979-1982)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Conçue pour rivaliser avec la Mini, l'Autobianchi A112 ne s'en sort pas si mal. Partant du même principe de conception, elle utilise elle aussi le moteur transversal avant et dispose d'un volume total supérieur à la Mini, ce qui lui pemet de revendiquer d'être la première voiture dont 80 % du volume est dédié aux passagers. Avec une suspension plus classique que celle de la Mini, elle est un peu moins agile, mais son petit moteur de 903 cm3 partagé avec la Fiat 127 lui donne un petit caractère sympathique grâce à son poids de seulement 700 kg. Mieux que la Mini, elle dispose d'un vrai hayon, au seuil de chargement un peu haut et au volume assez réduit, certes.

Au cours des années, et depuis 1969, la voiture a évolué de série en série. Les trois premières sont des variantes d'équipement et de finition intérieure, si ce n'est la puissance qui monte de 42 à 47 ch dans la seconde série et tombe à 42 ch dans la troisième. La quatrième mouture présente de nets changements sur l'accastillage, mais reste très proche du modèle initial. Elle obtient un moteur 965 cm3 de 48 et une boite 5 rapports en finition E. C'est qu'il faut lutter contre la Mini qui est commercialisée en Italie par le biais d'Innocenti qui s'est procuré la licence. Pire, la Mini Innocenti réinterprétée par Bertone fait un carton dans la même cible. Il faut donc continuer de faire progresser l'A112.

En 1979, la cinquième série entre en scène. Le noir se répand sur les accessoires extérieurs (bas de caisse, extension d'ailes), les pare-chocs sont un peu plus enveloppants et c'est surtout la modification des feux arrière qui donne à cette série sa singularité. Il y a désormais quatre finitions : Junior, Elegant, Elite, et Abarth. C'est cette dernière qui nous intéresse au regard du modèle présenté ici.

Carlo Abarth a été renommé pour avoir conçu des modèles sportifs, et notamment à partir des Fiat 500 et surtout la 600, devenue entre ses mains la 850 TC. Un peu à la façon d'Amédée Gordini pour Renault, il améliore les moteurs Fiat à peu de frais. Depuis la première série, les A112 Abarth disposent d'une mécanique plus évoluée. C'est toujours le moteur de la Fiat 127 qui est à l'oeuvre, mais de nombreux accessoires ont été changé. D'abord la cylindrée est augmentée de 903 à 982 cm3. Le taux de compression est augmenté à 10,1:1, l'arbre à cames est revu tout comme l'échappement, et un carburateur double corps Weber de 32 mm alimente tout ça. Nouvel embrayage, nouveau radiateur d'huile pour réprimer les ardeurs, et voilà la vaillante A112 armée de 58 ch qui rendent la petite citadine de 660 kg très vive et agile et peut donc rivaliser avec la Mini Cooper en termes de performances. La petite Autobianchi tourne court, réagit vite avec une direction assez précise. Elle ne vire pas à plat comme sa rivale anglaise, mais elle est tout aussi amusante, dans un autre registre. Si l'anglaise se conduit au couple et tout en trajectoires tendues, l'italienne se laisse volontiers cravacher et se tordre dans les virages, le tout dans le bruit d'un moteur omniprésent, et même fatiguant à la longue.

De série en série, le moteur Abarth évolue lui aussi. Réalésé en 1974, il parvient à 1050 cm3. Nouvelle culasse (taux de compression de 10,4:1), arbres à cames plus pointu, échappement encore une fois modifié, c'est alors 70 ch qui sont extirpés du petit 4 cylindres, au régime moteur de 6600 tours/minute, une vitesse de rotation importante au regard de la distribution à culbuteurs. Au passage les bielles et les pistons sont renforcées, le vilbrequin forgé. Le rapport de pont est un poil allongé et, tout en continuant de tirer court, la bombinette s'approche des 160 km/h, à fond de quatrième. Ce moteur est alors conservé presque à l'identique jusqu'à la fin de 1985, année de la disparition de la version Abarth.

L'A112 évolue en 1982 en une sixième série qui voit l'apparition de l'A112 LX, puis une septième en 1984 qui sera la dernière pour l'Abarth. En 1986, l'A112 subsiste encore pour une dernière série dite "Unifiée" qui n'est rien d'autre que la Junior de la version précédente, et qui ne comporte pas d'autre version. Elle est remplacée par la très réussie Y10 de Lancia qui, sous les ordres de Fiat, aura enterré Autobianchi.

En définitive, l'A112 a été fabriquée à 1 254 000 exemplaires dont 117 351 exemplaires en version Abarth. A l'heure actuelle, elle est peu connue mais finalement assez côtée. La rouille, principal défaut des voitures italiennes de l'époque, a ruiné bon nombre d'exemplaires, et les primes à la casse, version Balladur, Juppé ou Borloo, ont fin d'achever les stocks. Si bien que les exemplaires encore en état de circuler sont rares et donc, chers. Un modèle de cette série se négocie près de 8000 € et les versions antérieures peuvent grimper à plus de 10 000 € !!

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence d'origine Fiat
Emplacement : transversal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1050 cm3
Alésage x course : 67,2 x 74 mm
Taux de compression : 10,4:1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 70 ch à 6600 tr/min
Couple maximal : 8,7 mkg à 4200 tr/min
Distribution : arbres à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : caburateur double corps Weber 32
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère (3,4 tours)
Diamètre de braquage : 8,90 mètres
Suspension av : roues indépendantes type McPherson, triangle inférieur, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, triangles, ressort à lames transversal
Longueur : 323 cm
Largeur : 148 cm
Hauteur :  136 cm
Empattement : 203,8 cm
Voie av : 125 cm
Voie ar : 122 cm
Garde au sol : 14,2
Pneus av : 155/70 SR 13
Pneus ar : 155/70 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 160 km/h
400 m D.A. : 17,3
1000 m.D.A. : 33,2 s
Capacité du réservoir : 30 litres
Consommation moyenne : 8 l/100km
Poids : 700 kg

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08 février 2016

Mercury Grand Marquis Colony Park 1989

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

La finition "Colony Park" correspond, chez Mercury, au grand break luxueux de haut de gamme. Il n'est pas associé nécessairement à la même voiture de génération en génération. Apparu en 1957 sur la base de la Mercury Monterey, le break "Colony Park" est associé, pour sa sixième génération, à la Mercury Grand Marquis. Curieusement d'ailleurs, la Mercury Grand Marquis succède à la Mercury Marquis alors que le mouvement est à la réduction des tailles. Et de fait la "Grand Marquis" est plus petite que la "Marquis", et la "Colony Park" ne fait pas exception à la règle, perdant 27 cm d'empattement d'une génération à l'autre.

A l'intérieur, il y a pourtant toujours assez de place pour accueillir huit personnes, au moyen de deux banquettes de trois places à l'avant et à l'arrière, et d'une banquette latérale amovible dans le coffre, côté gauche. C'est pour cela que l'ouvrant est une véritable porte.

Elle est la déclinaison de Mercury de la Ford LTD. Esthétiquement, la voiture correspond au canon américain en vogue depuis le début des années 70 avec des voitures très géométriques, plus axées sur le confort que sur la ligne ou l'aérodynamique. Apparue en 1979, elle n'a subi que très peu de changements, si ce n'est en 1988 la calandre qui est devenue presque affleurante, en comparaison des phares encastrés et en retrait de ligne précédente.

Pour les moteurs aussi la mode est à la diminution. Les moteurs de 400 ci (6,6 litres) et 460 ci (4,5 litres) ne sont plus disponibles, et seuls deux moteurs restent au catalogue en 1979 : le V8 Windsor de 5 litres (302 ci) ou sa version de 5,8 litres (351 ci). Mais très vite, le 351 est également abandonné pour ne plus garder que le 302. Ce moteur particulièrement onctueux offre la modeste puissance de 150 chevaux à  3200 tr/mn seulement, le tout accouplé à une boite automatique 3 rapports, ou 4 rapports en option.

Avec la nouvelle génération de Mercury Grand Marquis née en 1992, la Colony Park n'a pas été reconduite, la faute à l'émergence des SUV et surtout des monospaces, tels que le Chrysler Voyager ou le Pontiac Transport.

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07 février 2016

MG TF (2002-2011)

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MG-TFint
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Avec l'arrêt de la MG B en 1980, la célèbre marque MG avait été enterrée. Incorporée à la British Motor Company, devenue British Leyand par la suite, la marque MG est conservée par Rover qui s'en sert épisodiquement pour promouvoir une version sportive. Ainsi, la MG Metro est la version sportive de l'Austin Metro, et les Austin Montego et Maestro ont également leur version MG. Elles sont toutes réintégrées après lifting sous le blason Rover en 1991. On pense alors que MG est aussi mort qu'Austin et en 1992, la MG RV8 suscite quelques espoirs très vite douchés. La RV8 n'est jamais qu'une MG B grossièrement remise au goût du jour et affublée d'un V8 de 4.0 litres de 190 ch quand le même bloc sur la TVR Griffith en offre plus de 240. Les 2000 exemplaires ne sont même pas atteints quand la production cesse fin 1995. Entre temps, BMW a pris les rênes de Rover et s'emploie à exploiter au mieux le potentiel de l'entreprise.

La MG F est lancée en octobre 1995 et force est de reconnaître qu'elle est attrayante. Strict cabriolet deux places à moteur central arrière à la ligne séduisante, la clientèle devrait s'y jeter dessus. Commercialisée à partir d'avril 1996, la MG F déçoit par d'autres aspects : rigidité du châssis amplement perfectible, moteur qui manque d'ambition, équipements insuffisants pour un prix assez élevé par rapport à la concurrence, et fiabilité discutable du moteur 1.8 (120 ch ou 145 ch en version à distribution variable VVC). La MG F se vend peu et la clientèle lui préfère généralement le roadster Mazda MX-5, moins cher, mieux fini, mieux motorisé et plus fiable. En 2000, BMW  jette l'éponge et laisse le soin à Rover de présider à sa destinée en cédant pour une somme dérisoire (£10 !) ses parts à un groupe d'investisseurs connu sous le nom de Phoenix Consortium. Le consortium hérite d'une entreprise en difficulté financière mais dôté d'une gamme rénovée. Le groupe prend le nom de Rover-MG.

C'est alors Peter Stevens qui est chargé de redonner un coup de jeune à la MG F. Celui qui a déjà rejeuni la Lotus Esprit conserve le plupart des éléments de la version précédente et se contente de modifier le bouclier avec deux doubles ouies entre les phares qui, eux-aussi, sont modernisés. Les entrès d'air latérales sont un peu plus grandes, la forme de bouclier arrière très légèrement retouchée ainsi que le rebord du coffre.

Mais c'est surtout sous la carrosserie que le travail le plus important est réalisé. Le châssis est rigidifié et la suspension hydragas est éliminée pour une traditionnelle suspension mécanique, et même un essieu multibras à l'arrière. En entrée de gamme, la nouvelle MG profite d'un 1.6 de 115 ch, puis un 1.8 offre trois niveaux de puissance et de finition : 120 ch avec une boite séquentielle un peu lente, 135 ou 160 ch dans la version VVC (distribution variable).

L'équipement est également en hausse, tout en progressant en fonction du moteur choisi. Mais les vitres électriques sont ette fois au rendez-vous, ainsi que le verouillage centralisé, l'ABS, les airbags, les rétroviseurs chauffants. La capote reste manuelle et la climatisation ou le hard-top sont des options assez onéreuses. La sellerie cuir n'est proposée qu'à partir du moteur 135 ch, et pour la version ultime, la suspension est rabaissée et le diamètre des freins augmenté. Cette dernière s'avère en définitive assez inconfortable en raison justement de la dureté de sa suspension. Inconvénient de taille : le coffre est assez petit (210 litres) et son contenu à tendance à chauffer en raison de la proximité du moteur. Si c'est agréable pour un manteau, c'est assez ennuyeux pour rapporter les surgelés de son magasin préféré.

Avec son moteur central arrière, la MG-TF, ainsi nommée pour l'inscrire dans la lignée des célèbres Midget TA à Midget TF 1500, est assez vive. La direction est précise, le freinage puissant et le train arrière ne connait pas de dérive importante en sortie de virage. Elle pêche cependant par une tendance à décrocher sans prevenir lorsqu'elle est poussée à la limite. Sur sol humide, le phénomène est encore plus prononcé. Mais avec son centre de gravité très bas, ses sièges installés presque sur la route, elle procure de belles sensations sans devoir aller la pousser dans ses derniers retranchements.

La MG-TF se vend alors plutôt bien, surtout en Angleterre. Elle reçoit même un certain nombre de récompenses comme le titre de plus beau cabriolet européen en 2002 et celui de plus beau cabriolet du monde en 2003. Toutefois, pendant ce temps là, les Rover peinent à s'écouler et le chiffre d'affaires s'écroule inexorablement. Le consortium perd plusieurs millions de livres sterling par mois et se résout à vendre Rover-MG à une entreprise chinoise, SAIC (Shangai Automotive Industry Corporation). En juin 2004, SAIC promet monts et merveilles et un milliard de livres pour augmenter la production de Rover à 1 million d'exemplaires par an, soit sept fois plus que l'année précédente. Mais les choses se précipitent. SAIC tarde à acheter l'entreprise en dépit des millions annoncés. Différents repreneurs sont annoncés, au rang desquels Richard Brandson, Ford ou General Motors, mais finalement, Rover-MG est liquidée en juillet 2005.

Il faut attendre mars 2007 pour voir resurgir la MG-TF. Rover-MG a été cédée par appartements, et Land Rover a été reprise par Ford puis revendue à l'indien Tata. Quant à Rover, elle a été récupérée pour à peine 47 millions de livre par un le groupe automobile chinois Nanjing. La production devait être délocalisée en Chine, à l'exception de celle de MG qui devait demeurer à Longbridge, tout comme la partie recherche et développement. Finalement, en septembre, la production de la MG-TF reprend alors en août 2007, en Chine ! Mais avec l'aide de SAIC, Nanjing parvient à reprendre la production en Angleterre et la MG-TF est alors de nouveau fabriquée à Longbridge en aout 2008. La production a continué ainsi jusqu'en 2011 et 39249 avaient été fabriqués avant 2005.

L'histoire se perpétue pour Rover à partir de versions revisitées par Nanjing. Elle sont commercialisée sous la marque Roewe. Et pour les MG, de nouveaux modèles sont apparus, comme la MG6 en 2010.

La côte actuelle d'une MG-TF est d'environ 6000 € pour une version 135 ch en bon état. Mais on trouve beaucoup d'offres à 8 500 €.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : transversal, central arrière
Puissance fiscale : 9 CV
Bloc en aluminium
Culasse en aluminium
Cylindrée : 1796 cm3
Alésage x course : 80 x 89,3 mm
Taux de compression : 10,5
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 136 ch à 6750 tr/min
Régime maximal : 6800 tr/min
Couple maximal : 16,8 mkg à 5000 tr/min
Distribution : double arbre à cames en têe
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : injection
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère (2,8 tours)
Diamètre de braquage : 10,6 m
Suspension av : roues indépendantes, double triangles, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide type multibras, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 394,3 cm
Largeur : 162,8 cm
Hauteur : 126,1 cm
Empattement : 237,5 cm
Voie av : 140,4 cm
Voie ar : 141 cm
Pneus av : 195/45 VR 16
Pneus ar : 215/40 VR 16
Freins av : disques ventilés (240 mm)
Freins ar : disques (240 mm)
Vitesse maximale : 204 km/h
0 à 100 km/h : 8,6 s
400 m. D.A. : 16,7 s
1000 m.D.A. : 30,3 s
Capacité du réservoir : 50 litres
Consommation moyenne en cycle urbain : 10,6 l/100km
Consommation moyenne en cycle extra-urbain : 6 l/100km
Consommation moyenne en cycle mixte : 7,7 l/100km
Volume du coffre : 210 litres
Cx : 0.36
Poids : 1105 kg

06 février 2016

Chevrolet Corvette C5 convertible (1998-2004)

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ChevroletCorvetteC5ar(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Etre une icône n'est pas une mince affaire. Etre l'incarnation de l'automobile sportive américaine, c'est encore un autre défi. Et pour perpétuer une lignée, il fallait bien remarquer que la concurrence n'avait pas traîné. Car, depuis la Corvette de 1953 (ici la C1 de 1959) qui avait beaucoup innové, les générations suivantes sont restées plutôt conventionnelles d'une point de vue technique en se contentant d'un style flamboyant, C2 en tête, et de gros V8 tout aussi puissants et gloutons que rudimentaires. Et quant à la C4, même si elle était entièrement nouvelle par rapport à la C3, elle n'a pas semblé innover particulièrement tant son style découlait directement de la génération précédente en y perdant tout le charme des galbes pour une conception assistée par des ordinateurs pour lesquels l'arrondi était encore trop complexe. En attendant, la Porsche 911 avait fini par la remplacer dans le coeur des férus de sportivité, et la NSX avait mis un sacré coup de vieux à la C4.

Pour la cinquième génération de la Corvette, les bureaux de style sont certainement allés s'inspirer de l'autre côté du Pacifique. On trouve quelques allures des grandes sportives nippones comme la Mitsubishi 3000 GT ou la Mazda RX-7 FD. Les arrondis sont de retour et l'on retrouve les ouïes dans le pare-choc avant qui ont été une sorte de signature depuis la C3, et surtout après 1978. Les phares escamotables sont encore au programme (c'est la dernière génération à en disposer) et le long capot encore légèrement bosselé abrite encore un V8. L'habitacle est assez reculé vers le train arrière qui se termine par un double échappement qui fait écho aux quatre feux arrière. Ils sont hélas soulignés en Europe par deux gros et inesthétiques anti-brouillards. Les dimensions sont en hausse et l'élargissement des voies suggère une amélioration significative du comportement.

D'ailleurs, la voiture a été pensée pour être plus sportive que ses aînées. La carrosserie en fibre de verre est associée à une conception de l'habitacle en aluminium. A ceci deux avantages : une hausse de la rigidité et un net gain de poids. Le châssis est constitué de deux longerons dont les traverses sont soudées et non plus boulonnées. L'empattement a été augmenté de 21 cm et les voies élargies de 6 cm. Si l'habitacle est aussi reculé, ce n'est pas par hasard. En effet, le V8 est posé en arrière du train avant (moteur central avant) mais la boite se situe sur le train arrière, ce qui équilibre les masses grâce à la conception Transaxle. En revanche, les suspensions indépendantes sont toujours à ressorts à lames, même si les lames sont en matériau composite. Chaussée de roues de 18", et assistée d'un pont autobloquant, la nouvelle C5 est solide sur ses appuis. Elle enroule les grandes courbes, tient le cap avec autorité. Mais ses ressorts à lames et une suspension orientée vers le confort pour les versions ordinaires lui causent du tort sur les routes dégradées et bosselées. Elle est faite pour la grands rouleaux de bitume made in USA.

A l'intérieur, la Corvette C5 est en hausse d'un point de vue qualité de finition, mais encore en retrait par rapport à ce qui se fait dans la concurrence. Toutefois, elle offre en retour un équipement complet sans avoir à cocher un nombre important d'options couteuses dont ses concurrentes allemandes sont friandes. Seul le GPS n'est pas en série et l'affichage tête-haute interviendra en 1999.

La véritable nouveauté est logée sous le capot. Certes, il s'agit toujours d'un V8 de 5,7 litres, mais c'est de fait un moteur entièrement nouveau avec des solutions qui mélangent l'innovation et le conservatisme. Premièrement, le bloc nommé LS1 est entièrement en aluminium, une première chez Chevrolet, si l'on excepte le ZR-1 de la C4 qui avait été conçu avec Lotus. Deuxièmement, la course a été diminuée sans retoucher à l'alésage, ce qui implique une très légère diminution de la cylindrée. Toutefois, cette réduction de la course se traduit par une hausse de vitesse de rotation et une élévation du point de couple maximal. Car ce V8 est toujours animé par une distribution à arbre à cames central et culbuteurs qui limitent la vitesse de rotation et seulement deux soupapes par cylindre. Les pipes d'admission sont en matériau synthétique et le collecteur d'échappement en acier. Ainsi configuré, le moteur développe 345 ch à 5600 tr/min. Il se fait remarquer par ses envolées desservies par un couple énorme de 48,4 mkg à 4400 tr/min. Il suffit de presser légèrement l'accélérateur qui, heureusement, est électronique pour que la puissance déferle et emmène la voiture en très peu de temps à des vitesses prohibées. Très souple, la C5 se conduit moins sur le couple que ses soeurs aînées et accepte plus volontiers de faire hurler la mécanique. L'électronique permet d'éviter les faux-pas et de brider la cavalerie contre les rebuffades. Car la C5 abat le 0 à 100 km/h en 5,6 secondes, effectue 400 mètres en moins de 14 secondes et exécute le kilomètre en à peine plus de 25 secondes. Avec 272 km/h en pointe, ce n'est pas une auto à mettre entre toutes les mains.

La C5 est livrée d'origine avec une boite automatique Hydramatic à quatre rapports, elle est ensuite proposée avec une boite manuelle Borg-Warner à 6 rapports. Mais cette dernière a rarement été retenue par la clientèle, y compris en Europe. Sans doute que les deux derniers rapports immensément longs pour réduire le score aux tests de consommation y sont pour quelque chose.

Sortie en 1997 en version Targa, la C5 cabriolet n'est proposée qu'en 1998. Il n'y a alors qu'une seule version, et un seul niveau de finition. Seule l'option Z51 aux suspensions plus rigides est possible pour accentuer les performances. Elle peut être secondée par des suspensions pilotées (option F45). Ce n'est qu'en 2001 que le coupé est disponible au travers de la version Z06, forte de 385 ch (moteur LS6). Mais la puissance du moteur LS1 grimpe à 350 ch et le couple franchit la barre symblique des 50 mkg. La Z06 passe à 405 ch en 2002. Outre des séries  commémoratives (50è anniversaire, et "24 Hours of Le Mans Commemorative Edition" suite à la victoire des C5-R en catégorie GTS, il n'y a pas d'autre version.

A noter que depuis la C5 les Corvette ne sont plus officiellement des Chevrolet. Elles disposent de leur propre logo.

Produite à 248 715 exemplaires jusqu'en 2004, elle est remplacée par la C6.

Fiche technique :

Type du moteur : V8 ouvert à 90°, essence
Emplacement : moteur central avant, longitudinal
Puissance fiscale : 26 CV
Bloc en aluminium
Cylindrée : 5666 cm3
Alésage x course : 99 x 92 mm
Taux de compression : 10:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 345 ch à 5600 tr/min
Couple maximal : 48,4 mkg à 4400 tr/min
Distribution : arbre à cames central, culbuteurs
Nombre de soupapes : 16
Alimentation : gestion intégrale General Motors
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 4 rapports
Direction à crémaillère (2,7 tours)
Suspension av : roues indépendantes, double triangles superposés, barre antiroulis, ressorts à lames
Suspension ar : roues indépendantes, double triangles superposés, barre antiroulis, ressort à lames transversal
Longueur : 454,4 cm
Largeur : 186,9 cm
Hauteur : 121,2 cm
Empattement : 265,4 cm
Voie av : 157,5 cm
Voie ar : 157,7 cm
Pneus av : 245/45 ZR 17
Pneus ar : 175/40 ZR 18
Freins av : disques ventilés (302 mm)
Freins ar : disques ventilés (302 mm)
Vitesse maximale : 272 km/h
0 à 100 km/h : 5,6 s
400 m D.A. : 13,6
1000 m.D.A. : 25,1 s
Capacité du réservoir : 72 litres
Consommation moyenne sur route : 10,2 l/100km
Consommation moyenne sur autoroute : 10,5 l/100km
Consommation moyenne en cycle urbain : 17,7 l/100km
Consommation moyenne : 13 l/100km
Volume du coffre : 566 litres
Cx : 0.29
Poids : 1482 kg

 

02 février 2016

Mercedes 280 SE cabriolet W111 E28 (1967-1971)

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Mercedes280SEcabW111E28ar

Mercedes280SEcabW111E28int(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Le cabriolet 280 SE W111 E28 est le jumeau du coupé présenté ici. On note toutefois une différence dans la taille de la calandre qui est plus haute. La raison est que ce modèle est antérieur à août 1969, soit après la sortie de la 280 SE 3.5. Cette dernière, équipée d'un V8 a contraint l'équipe de Paul Bracq à redessiner le capot et par incidence la calandre.

On note que le tableau de bord est entouré de cuir autour des compteurs, ce qui permet de dater ce modèle après 1968.

 

31 janvier 2016

Ford LTD Wagon (1979-1982)

FordLTDWagon1980av

FordLTDWagon1980ar
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

Les Ford LTD sont une gamme créée par Ford en 1965. En réalité, elle est d'abord un niveau de finition pour la Galaxie 500 de 1964 avant de devenir un modèle à part entière. Elle incarne la voiture familiale, longue et large, spacieuse, pouvant accueillir une famille nombreuse avec ses bagages. Comme tout véhicule américain qui se respecte, elle est proposée en d'inombrables carrosseries qui vont du coupé à la limousine en passant par le break nommé Wagon outre-Atlantique. Pour le break, là encore, l'idée est toute américaine, avec des dimensions qui tiennent des utilitaires chez nous. Le break, outre la famille et les bagages doit encore accueillir le chien, le matériel de pêche, les vivres pour les vacances, un ami de passage, et tout ce qui peut être superflu pourvu que ça rentre dans la voiture. Le break est chargé de concurrencer la Chevrolet Caprice Classic. On note d'ailleurs une très forte ressemblance entre les deux modèles.

Au fil des années, la Ford LTD est restée dans la catégorie des "full-size", c'est à dire ce que nous appelons "familiales", et plusieurs générations se sont succédées. On retrouve la LTD en 1979 à sa troisième mouture et, tandis que General Motors anticipe en 1977 la diminution des dimensions des "full size" en qui frôlent les 5,75 mètres de long, Ford choisit de ne pas suivre le mouvement, sur de faire fuir une clientèle trop habituée à ces dimensions. La preuve arrive vite, et contraint Ford à faire fondre ses voitures, y compris la LTD qui se rapproche des "mid-size". Toutefois, il reste une LTD-II pour ceux qui souhaitent conserver les dimensions d'autrefois. En 1979 donc, la LTD utilise la plateforme inférieure dite "Ford Panther". La LTD perd 30 cm et près de 200 kg, mais ses dimensions sont toujours généreuses. L'agencement intérieur lui permet de conserver autant de place que dans le modèle 1969.

Le break peut accueillir 6 passagers, et en cas de besoin une banquette amovible latérale peut se déplier dans le coffre (en option). La LTD wagon se transforme d'un coup de main en 8 places. C'est pourquoi il n'y a pas un hayon mais une vraie porte avec une vitre électrique à l'arrière. Cependant, cette porte peut aussi s'ouvrir en tablier afin d'augmenter la longueur de chargement (nommée Magic Doorgate). Banquette arrière rabattue, la LTD wagon offre 2,43 m de longueur de chargement !! Il y a trois break : la LTD Wagon (notre modèle) et la LTD Country Squire à la finition plus luxueuse (moquette, peinture, etc) et la LTD S.

Pour la motorisation, le standard américain est le V8 qui a fini par s'imposer. Le 6-cylindres a peu à peu disparu des gammes, et s'il est proposé, il est rarement retenu par la clientèle. Ainsi sur la LTD 1979 le moteur standard est le V8 302 ci (4,9 litres), sauf pour le break qui profite immédiatement du 351 ci (5.8 litres). Le 6 cylindres n'est pas au menu, et en 1982 Ford propose un petit V8 255 ci (4.2 litres) dont les 115 maigres chevaux ont du mal à déplacer les deux tonnes de l'engin. Le V8 est associé à une boite automatique à trois rapports aidée par un overdrive automatique (en option) qui se déclenche à 40 mph (65 km/h). Le pont arrière est autobloquant.

Les modifications d'une année à l'autre sont très minimes. C'est en 1983 que la LTD est séparée en deux lignes : La LTD descend d'un cran pour remplacer la Granada (version US) et la LTD Crown Victoria reste dans les "full-size". La LTD Crown Victoria sera produite jusqu'en 1991 pour perdre les trois lettres LTD à partir de 1992. La dernière LTD a été assemblée le 3 janvier 1986 à Chicago alors même qu'elle a reçu un accueil du public bien meilleur que la Granada.  Elle est remplacée par la Ford Taurus.

La Ford LTD a pour cousine la Mercury Grand Marquis.

Posté par Zorglub34 à 12:19 - - Commentaires [0]
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