07 juillet 2017

Mercury Eight 69M convertible 1946

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

Modèle unique de la gamme Mercury, la Mercury 8 est redessinée pour 1941. Elle partage désormais son châssis avec la Ford V8, même s'il est étiré de 2 pouces pour atteindre un empattement de 118 pouces (3 mètres).

Du point de vue du style, la nouveauté provient de la calandre qui n'est plus en deux parties, mais trois. Les geux grilles sont maintenant sépérées par un montant central. L'habitacle a été étiré également au profit de l'espace pour les passagers. Le confort n'a pas été oublié avec des suspensions étudiées pour un confort optimal. Si la version décapotable à quatre portes disparaît, c'est au tour du breal "Station Wagon" de faire son entrée en scène. 90 556 Eight son vendues en 1941.

Pour 1942, les changements sont cosmétiques. Le châssis reste le même, et l'on voit apparaître des éléments en plastique. La raison est fort prosaïque : le fer est réservé à l'effort de guerre. D'ailleurs seulement 1902 voitures seront produites en 1942, la production cessant en février.

La Mercury Eight est de retour le 8 février 1946, identique à la version 1942. Seule la grille de calandre n'est plus horizontale, mais verticale. Dans la partie centrale les lettres "EIGHT" nt fait leur apparition. Le moteur V8 de 3.9 litres franchit la puissance symbolique de 100 ch à 3800 tr/min.

Disponible en cabriolet, coupé, sedan, avec ou sans montant, ou en break, 90 556 Mercury Eight sont fabriqués en 1946, renouant avec les chiffres d'avant le conflit. Le cabriolet, lui a été fabriqué à 6044 exemplaires.

Renouvelée régulièrement, elle est remplacée en 1952 par la Mercury Monterey.

Posté par Zorglub34 à 15:15 - - Commentaires [0]
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08 février 2016

Mercury Grand Marquis Colony Park 1989

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

La finition "Colony Park" correspond, chez Mercury, au grand break luxueux de haut de gamme. Il n'est pas associé nécessairement à la même voiture de génération en génération. Apparu en 1957 sur la base de la Mercury Monterey, le break "Colony Park" est associé, pour sa sixième génération, à la Mercury Grand Marquis. Curieusement d'ailleurs, la Mercury Grand Marquis succède à la Mercury Marquis alors que le mouvement est à la réduction des tailles. Et de fait la "Grand Marquis" est plus petite que la "Marquis", et la "Colony Park" ne fait pas exception à la règle, perdant 27 cm d'empattement d'une génération à l'autre.

A l'intérieur, il y a pourtant toujours assez de place pour accueillir huit personnes, au moyen de deux banquettes de trois places à l'avant et à l'arrière, et d'une banquette latérale amovible dans le coffre, côté gauche. C'est pour cela que l'ouvrant est une véritable porte.

Elle est la déclinaison de Mercury de la Ford LTD. Esthétiquement, la voiture correspond au canon américain en vogue depuis le début des années 70 avec des voitures très géométriques, plus axées sur le confort que sur la ligne ou l'aérodynamique. Apparue en 1979, elle n'a subi que très peu de changements, si ce n'est en 1988 la calandre qui est devenue presque affleurante, en comparaison des phares encastrés et en retrait de ligne précédente.

Pour les moteurs aussi la mode est à la diminution. Les moteurs de 400 ci (6,6 litres) et 460 ci (4,5 litres) ne sont plus disponibles, et seuls deux moteurs restent au catalogue en 1979 : le V8 Windsor de 5 litres (302 ci) ou sa version de 5,8 litres (351 ci). Mais très vite, le 351 est également abandonné pour ne plus garder que le 302. Ce moteur particulièrement onctueux offre la modeste puissance de 150 chevaux à  3200 tr/mn seulement, le tout accouplé à une boite automatique 3 rapports, ou 4 rapports en option.

Avec la nouvelle génération de Mercury Grand Marquis née en 1992, la Colony Park n'a pas été reconduite, la faute à l'émergence des SUV et surtout des monospaces, tels que le Chrysler Voyager ou le Pontiac Transport.

18 octobre 2015

Mercury Park Lane 1958 convertible

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, avril 2011)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

La Mercury Park Lane est l'arme dégainée par Ford pour contrer la Buick Roadmaster. C'est un haut de gamme calqué sur la Mercury Monterey, mais équipé de toutes les options possibles et imaginables à l'époque. Elle dispose du plus grand châssis jamais utilisé dans la marque, avec un empattement de 125 pouces soit 317,5 cm ! Sous le capot une seule motorisation, un V8 Lincoln de 430 ci (7 litres) qui developpe de 310 à 360 ch selon les sources, accouplé à une boite automatique Ford à deux rapports.

La voiture est produite en hardtop sedan (berline dans montant central), hardtop coupé, et convertible (notre modèle). Pour son année de mise en circulation, la Park Lane est produite à 9000 exemplaires seulement, dont 853 seulement en cabriolet. Doté d'un kit continental, l'exemplaire présenté est sans doute unique en France.

Le voiture est modifiée en 1959 et totalement refondue en 1960. Elle disparaît cette année là, pour ressurgir en 1964, avec une autre mission : celle d'intermédiaire dans la gamme, coincée entre Ford et Lincoln. Elle restera alors au catalogue jusqu'en 1968.

03 août 2012

Mercury 8 convertible (1939-1940)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

C'est Edsel Ford, le fils d'Henry, qui a indirectement l'idée de créer la gamme Mercury. En fait, il avait proposé à son père de fabriquer une "Super Deluxe Ford". Mais le segment est pris par la marque Lincoln et sa Zephyr à moteur V12. L'intérêt de créer Mercury est alors de placer une concurrente en milieu de gamme, ce qui permet de contrer Oldsmobile ou Dodge qui occupent ce créneau chez General Motors et Chrysler, respectivement. La Mercury sera commercialisée sous la barre des $1000 quand la Zephyr culmine à $1700 et la Ford comparable est vendue à $700. Quant aux concurrentes, selon leur standing, elles oscillent entre $800 et $1000.

Si elle semble très proche esthétiquement de la Ford 1939, elle est de fait totalement différente. A commencer par l'empattement plus long de 4 pouces ce qui induit également une longueur supérieure. Elle reste cependant moins longue que la Lincoln Zephyr avec laquelle elle a des traits communs, esthétiquement parlant. Ainsi la Mercury se positionne bien en milieu de gamme. Il faut bien considérer qu'à l'époque les constructeurs américains ne produisent qu'une voiture par marque, déclinée en carrosseries différentes et ces différentes marques finissent par constituer une gamme au sein d'un groupe.

Outre une finition plus élaborée que celle de la Ford, la Mercury se distingue par un moteur V8 qui n'est pas encore le standard aux USA. En effet, la plupart des concurrentes sont animées par des moteurs à 6 cylindres en ligne, et c'est Oldsmobile en 1932 avec l'Oldsmobile 8 qui lance la mode du 8 cylindres, mais en ligne. Ford répliqua aussitôt avec un V8 disponible dans la Ford B. Ce V8 de 3,6 litres à soupapes latérales lancé en 1932 a le mérite de fournir 95 chevaux à la Mercury qui prend, comme l'Oldsmobile, le nom de Mercury 8. On le retrouve dans la MatFord Alsace dès 1935. Elle dispose au surplus d'un freinage à commande hydraulique qui agit sur des freins à tambours.

Disponible en coupé et cabriolet deux portes (notre modèle) et en berline, mais également en cabriolet quatre portes à partir de 1940, elle s'écoule à plus de 70 000 unités dès la première année en 1939. Fidèle à l'habitude américaine, le millésime de 1940 offre quelques nouveautés : feux arrière modifiés devenant longs et verticaux et nouvel entourage de phares à l'avant. 80 000 nouveaux modèles seront alors vendus, ce qui confirme le bien-fondé de l'idée d'Edsel. Une seconde génération vient alors prendre la suite jusqu'en 1948.

La côte actuelle se situe autour de 50 000 € pour un exemplaire en état de collection.