26 juin 2015

Bugatti Type 30 Brescia (1922-1926)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

A l'origine, la Bugatti Type 30 est une voiture de course, une vraie. Elle succède à la Type 13 qui n'avait existé que pour les besoins de la compétition et n'avait été fabriquée qu'en quantités infinitésimales et dont les Type 22 et Type 23 sont les dérivés. Ces voitures ont remporté bon nombre de courses au cours de leur carrière avant guerre.

En 1921, Bugatti met au point la Type 28. Ce modèle unique, reçoit un moteur 8 cylindres en ligne de 3 litres, en deux blocs de quatre cylindres. Les deux blocs sont reliés par un vilebrequin à 9 paliers. L'arbre à cames est actionné par arbre vertical relié directement au vilebrequin. Avec deux carburateurs de conception maison, deux soupapes à l'admission et une pour l'échappement, ce moteur développe 80 ch ce qui le rend extrêmement performant. L'idée de le transposer à la compétition se fait rapidement.

Sauf que la réglementation a changé et que les cylindrées sont réduites de 3 à 2 litres. Bugatti adapte alors son moteur sur un châssis du Type 23. Les 8 huit cylindres sont toujours constitués de deux blocs assemblés sur un carter commun en aluminium. Le vilebrequin ne comporte plus que 5 paliers, l'allumage est double et commandé par Delco et non plus une magnéto. En définitive, Bugatti extirpe 86 ch (SAE) au "petit" moteur 8 cylindres au régime de 4000 tr/min. Selon le rapport de pont, elle peut atteindre entre 130 et 145 km/h. Elle est heureusement freinée par des freins hydrauliques, mais les premiers modèles disposaient encore d'une commande à câble. La suspension est assurée par des ressorts à lames quart-elliptiques. La Type 30 est alignée sur des courses célèbres comme les Grand Prix de l'ACF (Automobile Club de France) à Strasbourg, au Grand Prix de Monza ou aux 500 miles d'Indianapolis, avec des résultats en demi-teinte.

La Type 30 est aussi présentée au salon de l'automobile qui se déroule sous la verrière du Grand Palais à l'époque. Elle prend la forme d'une version d'un "coupé de ville" qui côtoie la voiture victorieuse à Monza. Les clients pouvait donc opter pour plusieurs types de carrosseries, parfois effectuées par des carrossiers indépendants. On note quelques torpédos, des coupés profilés, et des profils plus orientés vers la compétition comme ce coupé Brescia 3 places. Selon les cas, les moteurs étaient bridés entre 60 et 75 ch, ce qui en faisait des voitures des plus performantes de l'époque.

Construite entre 1922 et 1926 à environ 600 exemplaires (585 pour certaines sources), la Type 30 va servir de tremplin a la conception de l'un des chefs d'oeuvre de l'histoire de Bugatti : la Type 35.


30 septembre 2013

Bugatti Type 57 Ventoux (1936-1939)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Dans les légendes de l'automobile, la Bugatti Type 57 a assurément une place de choix. Elle témoigne du génie de Jean Bugatti, fils d'Ettore, qui s'était vu confier le design et qui s'est révélé également ingénieur de talent. Après avoir réalisé un coup de maître avec Sa majesté Bugatti Royale (Type 41), il réédite l'exploit avec les traits magiques de la Type 57. Celle-ci est présentée au Salon de l'Auto 1933 et les premières voitures produites en 1934. La première est une berline dite Galibier. Elle utilise le chassis de la Type 49 qu'elle remplace, mais son long museau abrite un moteur 8 cylindres en ligne de 3,3 litres à double arbre à cames en tête. La "Galibier" et ses 135 chevaux font alors figure de monstre de puissance, et ses 155 km/h en pointe donnent le tournis.

Jusque là, Bugatti livrait les châssis nus et chacun pouvait les faire habiller par les carrossiers de son choix. Avec la 57, Bugatti livre ses propres créations, avec la patte de Jean. Le salon de l'Automobile de Paris au Grand Palais en 1934 verra apparaître trois autres créations : le coach Ventoux (notre modèle), le coupé Atalante (voiture personnelle de Jean), et cabriolet Stelvio. Ce dernièr est toutefois carrossé par le célèbre Gangloff de Colmar, tandis que la "Galibier", la "Ventoux" et l'"Atalante" restent carrossés à Molsheim. Toutefois, peu à peu, les fabrications seront transférées à Gangloff, Bugatti ne conservant que la "Galibier".

En 1936, elle reçoivent un moteur à compresseur qui fait grimper la puissance à 170 ch et la vitesse à 180 km/h (57 C). La même année, la 57 S est proposée : surbaissée et raccourcie (empattement réduit à 320 cm) elle permet de mieux exploiter la sportivité du moteur 8 cylindres. Mieux, la 57 SC avec moteur à compresseur (SuperCharged) et ses 200 ch parviennent à propulser l'engin à plus de 200 km/h. Pour l'anecdote, le freinage s'opérait par des tambours actionnés par des commandes à cable. Mais Ettore lui-même concédait que ses voitures étaient conçues pour aller vite, pas pour freiner.

Un autre exemplaire célèbre, "Aerolythe", reconnaissable à sa nervure centrale sera la voiture personnelle de Jean Bugatti, construite en alliage de magnesium. Avec 963 kg seulement (contre 1550 à une 57S) et son moteur de 210 ch, elle sera la plus rapide de la série. Elle donnera naissance à trois "Atlantic", qui conserveront l'arête dorsale mais seront fabriquées en aluminium sur base de 57 S. On retrouve l'Atalante (17 exemplaires, l'Aravis (19 exemplaires) en plus des trois Atlantic. Trois autres voitures ont reçu en plus le moteur à compresseur pour devenir 57 SC (pour SuperCharged) : une Atalante, une Atlantic, un roadster Gangloff. Cependant, bon nombre de S on été ensuite équipée d'un compresseur.

De nombreuses versions seront ainsi développées sur les 685 voitures construites (les chiffres varient de 685 à 830 selon les sources) entre 1934 et 1939. Bien des voitures sont des exemplaires uniques car carrossées par des spécialistes ( notament Letourneur et Marchand ou Vanvooren). Ainsi les 57 T (Tourer) et les 57G qui ont couru entre autres aux 24 du Mans et apporté la dernière victoire mancelle à Bugatti en 1939. En août, quinze jours avant la déclaration de guerre, Jean trouvait la mort dans la voiture victorieuse en tentant d'éviter un cycliste. Bugatti perdait son âme, et Ettore ne s'en remettra jamais, la firme non plus.

A noter que Bernard Marreyt, un carrossier belge, a reconstruit une Type 57 à partir d'un châssis existant retrouvé en Angleterre et lui a fabriqué une carrosserie qui était prévue par Gangloff mais qui n'avait jamais vu le jour (voir ici).

Pour en savoir plus : l'histoire de la première Ventoux construite en 1936.

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27 mai 2012

Bugatti Type 35 TC (1926-1931)

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(Rétromobile, février 2006)

Le Bugatti Type 35 est certainement la plus emblématique de la marque. C'est celle qui fit la gloire sportive de Bugatti tant sont nombreuses ses victoires de 1924 à 1933, et même après l'arrêt de sa production lorsqu'un certain Maurice Trintignant se fit connaître au volant du bolide.

Technologiquement très élaborée, cette biplace (le règlement imposait la présence d'un mécanicien à bord) offre une ligne très fluide, des jantes en aluminium fondu d'un seul bloc et qui intègrent les freins à tambour. Le 8 cylindres en ligne de deux litres comporte un arbre à cames en tête et trois soupapes par cylindre, un vilebrequin cinq paliers démontables équipé d'un embiellage monté sur roulement à billes ce qui lui permet d'atteindre le régime élevé pour l'époque de 6000 tr/min pour une puissance de 110 ch.

En 1926, il est ajouté un compresseur à la T35 qui devient alors T35 C. Bugatti aligne sur la Targa Florio (Course en Sicile créée par Vicenzo Florio dont le trophée est une plaque (Targa en italien) créée par René Lalique) une variante 2,3 litrs de la T35, qui sera baptisée T35 TC (T pour Targa et C pour Compresseur). La T35 TC est née. Elle sera appelée aussi T35 B. La puissance est alors portée à 150 ch. Bugatti remporte alors la Targa Florio de 1925 à 1929.

Fiche technique : Type 35 TC - B (1926-1931)

Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 2260 cm3
Alésage X Course : 60 x 100 mm
Nombre de soupapes : 24 (3 par cylindre)
Suralimentation : compresseur Roots
Distribution : arbre à cames en tête
Puissance maximale : 150 ch à 6000 tr/min
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Type de transmission : propulsion
Direction à vis et galet
Suspension av : essieu rigide, lames
Suspension ar : essieu rigide, lames
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Pneus av : 4,75 x 19
Pneus ar : 4,75 x 19
Longueur : 365 cm
Largeur : 140 cm
Hauteur : 105 cm
Poids : 750 kg
Vitesse maximale : 210 km/h
0 à 100 km/h : 11,1 s
400 m.D.A. : 17,5 s
1000 m.D.A. : 31,4 s

Bonus : une Bugatti en restauration :

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(Retromobile, février 2006)

28 février 2012

Bugatti Type 37 R Sport (1926-1930)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

Il semble difficile de distinguer une Type 35 d'une Type 37. Elles partagent le même châssis et c'est sans doute le nez un peu plus effilé de la 37 qui permet de la distinguer, outre ses roues spécifiques. En effet, sous le capot ne se loge pas un long moteur 8-cylindres en ligne mais un simple 4 cylindres, dérivé d'ailleurs du premier. Elle utilise en fait un demi-moteur de l'antique type 28 et conserve également la distribution de la Type 35, à savoir cet arbre à cames en tête qui entraîne deux soupapes d'admission et une soupape d'échappement. Ce moteur à course longue procure 60 chevaux à la voiture et même 90 s'il est doté d'un compresseur volumétrique (Type 37A à partir de 1928). On retrouve également ce moteur dans une version dégonflée dans la Type 40. L'alimentation est faite par un seul caburateur Solex contre deux habituellement chez Bugatti.

La Type 37 est engagée dès 1926 dans de nombreuses compétitions dans la catégorie des moins d'un litre et demi de cylindrée. Elle remporte bon nombre d'épreuves en raison de son poids très contenu et des qualités de son châssis ainsi que de sa vitesse de pointe de 150 km/h ! Tant et si bien que la version à compresseur est engagée dès 1928 pour attaquer des catégories plus importantes. Avec compresseur, la 37A atteint 180 km/h, une pure folie sur les routes cahoteuses de l'entre-deux guerres.

Fabriquée à 270 exemplaires jusqu'en 1931, la Type 37 présentée ici est sans doute une réplique.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1496 cm3
Alésage X course : 69 X 100 mm
Puissance maximale : 60 ch à 4700 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à vis
Suspension av : essieu rigide, ressort semi-elliptique, amortisseurs à friction
Suspension ar : essieu rigide, ressorts quart-elliptiques inversés, amortisseurs à friction
Voie av : 121 cm
Voie ar : 121 cm
Empattement : 240 cm
Longueur : 368 cm
Largeur : 145 cm
Hauteur : 106 cm
Freins à tambours commandés par cable
Pneus : 27 X 4,40
Vitesse maximale : 150 km/h
Poids :  787 kg

Merci à Philou pour son aide précieuse et pour l'identification de ce modèle qui a permis la rédaction (rapide) de cet article.

25 février 2012

Bugatti Type 40 Grand Sport (1926-1930)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

La Type 40 succède à la "Brescia" ou "Type 22" et dérive de la "Type 13" conçue avant-guerre. Elle est conçue en de très nombreuses carrosseries, du torpédo à quatre places au coupé Grand Sport (notre modèle).

Elle est équipée du moteur de la Type 37 à savoir un robuste moteur de 4 cylindres mais déjà mutli-soupapes. Muni d'un arbre à cames en tête, il offre deux soupapes d'admission et une d'échappement. Mais la "37" étant une voiture de course, le moteur est dégonflé. Affichant seulement 45 chevaux, c'est sans doute le plus faible de l'histoire de la marque. Ce moteur se montrera en revanche d'une fiabilité à toute épreuve !

Empruntant son train arrière à la Bugatti 38, la "40" file à 115 km/h, un valeur très importante quand on songe à l'état des routes d'alors.

Elle a été produite à environ 800 exemplaires, toutes carrosseries confondues et la diversité est telle qu'il est difficile de trouver deux voitures identiques.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1496 cm3
Alésage X course : 69 X 100 mm
Puissance maximale : 45 ch à NC tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : carburateur Zenith
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : essieu rigide, ressort semi-elliptique
Suspension ar : essieu rigide, ressorts quart-elliptiques inversés
Freins à tambours commandés par cable
Pneus : 27 X 4,4
Vitesse maximale : 115 km/h
Poids : environ 900 kg

 

Un très grand merci à Philou qui a identifié la voiture est a permis la rédaction (rapide) de cet article.


19 juillet 2011

Bugatti Type 44 (1927-1931)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

La Bugatti Type 44 est une évolution de la Type 38. Produite à partir de 1927, elle a été déclinée en maintes carrosseries dont ce coupé sport de 1929 aux allures clairement sportives.

La 44 est le premier essai de Bugatti de créer une voiture qu'on qualifierait de "Grand Tourisme". A la différence de la "Type 38", elle utilise châssis de conception nouvelle, sans toutefois renoncer à l'essieu arrière rigide et aux ressorts à lames semi-elliptiques. Mais c'est sur la motorisation que l'accent est mis. Du huit cylindres en ligne de deux litres, Bugatti passe à 3 litres par la mise en série de deux blocs moteurs de 4 cylindres. Il en résulte un moteur avec vilebrequin à 9 paliers, un record en la matière. Un arbre à cames en tête agit sur deux soupapes à l'admission et une soupape à l'échappement. Ainsi conçu, il développe 80 chevaux, de quoi dépasser 130 km/h en pointe et maintenir une allure constante de 110 km/h sans difficulté, en quatrième.

La 44 est sans doute la Bugatti qui a été la plus diffusée avec 1095 exemplaires. En 2008, un phaeton basé sur la 44 a été vendu aux enchères plus de $264.000, soit près de 190 000 €.

29 juin 2010

Bugatti Type 57 coupé Gangloff

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(Retromobile, Février 2006)

Ce modèle unique de Bugatti Type 57 coupé est une création effectuée par un carrossier belge, Bernard Marreyt, à partir de dessins datant de 1935 de Gangloff, un des carrossiers de Bugatti. De fait, ce modèle n'avait jamais existé autrement que sur plan.

Ce coupé au style très épuré a une ligne très moderne sur le thème de la Bugatti Atalante. Surbaissée, arrondie, racée, cette Type 57 traduit une impression de sportivité et de vitesse impressionnante à l'instar de la déclinaison Aérolithe. Elle a été conçue sur les bases d'un vrai chassis de Type 57 (57132) que Bernanrd Marreyt a déniché en Grande-Bretragne dans un grenier de bâtiment industriel. Ne retrouvant pas la carrosserie à quatre places qui devait recouvrir ce châssis il se lance dans la restauration de cette voiture. Et c'est ainsi que lui vient l'idée de construire la voiture dessinée par Gangloff qui n'a jamais dépassé le stade de plan.

le travail a nécessité plus de 5000 heures de travail réparties sur 5 ans. Afin de tenir compte de la taille supérieure des conducteurs actuels pa rapports à ceux des années trente, la caisse n'est pas boulonée sur le châssis, mais sur les côtés du châssis. Par cette astuce, le seuil est rabaissé et les lignes initiales peuvent être conservées tout en gagnant plus de 5 cm en garde au toit. Petite entorse au clacissime, des vitres électriques ont été installées, un casse-tête pour trouver un mécanisme qui s'adapte au dessin des portes.

Fiche technique : (Bugatti Type 57 S)

Moteur : 8 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Cylindrée : 3257 cm3
Alésage x course : 72 x 100 mm
Puissance maximale : 180 ch à 5500 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 16
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Type de transmission : propulsion
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Pneus av : 6.00 x 18
Pneus ar : 6.00 x 18
Vitesse maximale : 200 km/h

02 avril 2008

Bugatti EB 110 S

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(Retromobile, Février 2006)

Après plus de 50 ans d'arrêt des ateliers de Molsheim, à l'initiative de quelques personnes fortunées et d'autres ingénieurs du monde de l'automobile, avec le concours financier de la Snecma, Elf, Michelin et Aerospatiale, nait le projet de refondation de Bugatti. Les ambitions ne manquent pas, et le projet est de créer une voiture exceptionnelle, à l'instar de la réputation de la marque avant-guerre. Mais ce cumul d'ambitions qui se confrontent parmi les créateurs sera un frein au succès.
Chacun des ingénieurs, Marcello Gandini, Paolo Stanzani, Nicola Materrazzi, Giampaolo Bendini, Jean-Philippe Vittecocq, possède suffisamment d'expérience et de succès pour avoir une idée très précise sur la question. Stanzani s'occupe du moteur et du châssis, Gandini du style, et Materazzi reprend la direction technique, après que les deux précédents se sont bien confrontés. Enfin Vittecocq reprend les rennes pour la mise au point finale, et les trains roulants. C'est dans ce tumulte de cerveaux ambitieux qu'est née la Bugatti EB110 (EB pour Ettore Bugatti).
Cependant, ses concepteurs n'ont pas été avares et l'ont dotée de ce qui se fait de mieux à l'époque en terme de technologie : un V12 à 60°C et 5 soupapes par cylindre (3 d'admission et 2 d'échappement), une structure en matériaux composites, une transmission intégrale à glissement limité, l'utilisation du carbone pour autant qu'il est possible pour limiter le poids, et 4 turbo-compresseurs pour gaver l'animal, une culasse en aluminium, un boite 6.
Le résultat est là, un véhicule d'exception, mais une esthétique discutable, une Lamborghini en fade (normal, Gandini a dessiné le Muira et la Countach). Mais les 560 chevaux de la version de base, ou les 611 de la version S font oublier toute idée de fadeur. Vittecocq a voulu une voiture qui soit conduisible en ville, et accessible à quiconque. Le V12 se montre très souple, reprend dès les bas régimes. La transmission intégrale permet de compenser la répartition du poids à l'arrière, et, pour les plus téméraires, la Bugatti EB 110 se montre tolérante aux écarts de conduite sur circuit. En définitive, aujourd'hui encore peu nombreux sont les véhicules d'exception capables d'abattre le kilomètre départ arrêté en moins de 20 secondes et d'atteindre le 100 km/h en 3,3 secondes ! Et celui-ci est homologué sur la route.

Fiche technique :

Année  1994 / 1995 (30 ex.)
Prix ou côte (€) 282 000 (01/2002)
Moteur Type 12 cylindres en V à 60°
Soupapes par cylindre 5
Matériaux (culasse/bloc) Alliage léger / Fonte
Position Centrale, longitudinale
Distribution 2 x 2 ACT (courroie crantée)
Alimentation Gestion électronique intégrale Bugatti
Suralimentation 4 Turbocompresseurs IHI (1,15 bars)
Cylindrée (cm3) 3 498
Alésage x course (mm) 81 x 56,6
Rapport volumétrique 7,5
Régime maxi (tr/min) 8 500
Puissance maxi (ch à tr/min) 611 à 8 250
Couple maxi (mkg à tr/min) 62,3 à 4 200
Puissance spécifique (ch/l) 174,5
Couple spécifique (mkg/l) 17,8
Transmission Type Intégrale (27% - 73%)
Rapports 6, mécaniques
Autobloquants En série
Rapports de démultiplication 3,76 / 2,52 / 1,83 / 1,42 / 1,15 / 0,95
Vitesses théoriques (km/h) 90 / 134 / 185 / 238 / 294 / 35
Suspensions avants Doubles triangles superposés, barre stabilisatrice
Suspensions arrières Doubles triangles superposés, barre stabilisatrice
Freins avants (mm) Disques ventilés percés (332)
Freins arrières (mm) Disques ventilés percés (332)
Direction Crémaillère, non assistée
Dimensions Longueur x Largeur x Hauteur (mm) 4 400 x 1 940 x 1 125
Empattement (mm) 2 550
Voies avants (mm) 1 550
Voies arrières (mm) 1 618
Jantes avants 9" x 18"
Jantes arrières 11,5" x 18
Pneumatiques avants 245/40 ZR 18
Pneumatiques arrières 325/30 ZR 18
Capacité réservoir (l) 120
Capacité coffre (l) 70
Poids 1 570 kg
Vitesse maxi (km/h) 352
De 0 à 100 km/h (s) 3,3
De 0 à 400 m (s) 10,9
De 0 à 1000 m (s) 19,8

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01 avril 2008

Bugatti Type 57 Atalante

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(Retromobile, Février 2006)

Version coupé de la Type 57, cette Atalante a fait les beaux jours de la marque. Hormis la mythique Royale, ce modèle était la figure de proue de Bugatti de 1934 à 1940.
Toujours équipée du 3,3l de 8 cylindres en ligne, variant de 140 à 200 chevaux, l'engin pouvait atteindre les 200 km/h, et ce dès avant-guerre. Pour freiner les 1700 kg, les freins hydrauliques ont été adoptés.

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13 juin 2007

Bugatti Type 37

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

Posté par Zorglub34 à 07:23 - - Commentaires [0]